Auteur/autrice : La Rédaction

  • « Girls Take Over 2026 » : 95 jeunes Togolais bientôt aux commandes

    « Girls Take Over 2026 » : 95 jeunes Togolais bientôt aux commandes

    Au Togo, 95 jeunes, dont 77 filles, se préparent à prendre les commandes d’institutions, d’entreprises et d’organisations partenaires dans le cadre de l’édition 2026 de l’initiative « Girls Take Over » de Plan International Togo.

    Depuis le 18 août 2026, Plan International Togo déploie une série de formations dans ses différentes zones d’intervention pour préparer les jeunes sélectionnés à cette expérience de leadership et de prise de responsabilité.

    En amont, des rencontres ont été organisées avec les parents et tuteurs afin de présenter le programme, son déroulement et les mesures de sauvegarde destinées à assurer la protection et la participation des jeunes. L’édition 2026 réunira au total 95 « championnes et champions », répartis entre les régions des Savanes, de la Kara, de la Centrale, des Plateaux, de la Maritime et le Bureau national.

    Leadership, droits et compétences

    Les sessions de formation abordent plusieurs thématiques, notamment le leadership, les droits des filles, le genre et l’inclusion, la sauvegarde, le mariage des enfants, les changements climatiques et les crises humanitaires.

    Les jeunes bénéficient également de modules pratiques consacrés à l’orientation professionnelle, à la rédaction de CV, au storytelling, à la communication responsable, à l’influence digitale, au personal branding et à la prise de parole en public. Un apprentissage destiné à leur donner davantage d’assurance avant leur immersion au sein des structures partenaires.

    Pour Viviane, l’une des championnes de l’édition 2026, cette expérience constitue l’aboutissement d’un rêve né l’année précédente. Après avoir été témoin de la prise de commandes d’une mairie par une jeune fille dans le cadre du programme, elle s’était promis de vivre un jour la même expérience.

    Alors que les formations se poursuivent encore dans certaines localités de la Centrale et de la Maritime, les jeunes sélectionnés se préparent désormais à franchir une nouvelle étape : passer de la formation à l’action et faire entendre leur voix dans les espaces de décision.

  • Trois ans après le putsch : le général est devenu président, mais la rupture est-elle réelle ?

    Trois ans après le putsch : le général est devenu président, mais la rupture est-elle réelle ?

    Trois ans après la chute d’Ali Bongo, le général Brice Clotaire Oligui Nguema célèbre un pouvoir né d’un coup d’État et désormais légitimé par les urnes. Entre promesses de rupture, réformes institutionnelles et défis économiques, l’heure du premier véritable bilan a sonné.

    Le 30 août 2023 devait être une rupture. Ce jour-là, au lendemain d’une élection présidentielle contestée, des militaires annonçaient la fin du régime d’Ali Bongo Ondimba et la dissolution des institutions. À la tête de cette prise de pouvoir, le général Brice Clotaire Oligui Nguema devenait quelques jours plus tard président de la Transition.

    Trois ans plus tard, le Gabon ne parle plus seulement de « coup d’État ». Le pouvoir préfère désormais évoquer une « libération ». Depuis 2024, le 30 août est ainsi célébré comme la Fête de la Libération. Pour cette troisième édition, les cérémonies officielles se tiennent à Makokou, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, avec notamment une parade militaire.

    Du putsch à la présidence

    La trajectoire d’Oligui Nguema est singulière. Chef de la Garde républicaine sous Ali Bongo et issu du sérail, il devient l’homme fort du pays après avoir participé au renversement d’un système politique dominé par la famille Bongo depuis plus d’un demi-siècle.

    Le pari du général était alors de transformer la rupture militaire en refondation politique. La Transition a notamment conduit à l’adoption d’une nouvelle Constitution et à la préparation d’un nouveau cadre électoral. En avril 2025, Oligui Nguema franchit une étape décisive en remportant l’élection présidentielle avec un score très largement majoritaire, avant d’être investi président de la République le 3 mai 2025.

    Le pouvoir militaire de 2023 est donc devenu un pouvoir constitutionnel. Mais cette transformation ne suffit pas à clore le débat sur la rupture du 30 août. Elle place surtout Oligui Nguema devant une nouvelle exigence : démontrer que le changement de régime a produit une amélioration durable de la gouvernance et des conditions de vie.

    Le temps du bilan

    Dans son discours du 29 août 2026, à la veille de la Fête de la Libération, le chef de l’État a défendu les réformes engagées depuis le putsch. Il a notamment mis en avant la nouvelle Constitution, le nouveau code électoral et la loi sur les partis politiques. Son message : le 30 août 2023 aurait ouvert au Gabon une nouvelle séquence politique.

    Sur le terrain, le gouvernement met également en avant les investissements dans les infrastructures, la santé, l’éducation et la modernisation de l’administration. Dans son bilan de première année de mandat, la présidence souligne notamment la réhabilitation de routes, la construction d’établissements scolaires et sanitaires ainsi que différents projets structurants.

    Mais les attentes restent considérables. Avant le renversement d’Ali Bongo, le Gabon disposait d’importantes ressources pétrolières, minières et forestières tout en étant confronté au chômage, aux insuffisances des services publics, aux difficultés d’accès à l’électricité et à l’état préoccupant de certaines infrastructures.

    Trois ans après le 30 août 2023, la question n’est donc plus seulement de savoir si Oligui Nguema a réussi à renverser l’ancien système. Il faut désormais mesurer ce qu’il a construit à sa place.

    Le général putschiste devenu président élu dispose encore d’un capital politique important. Mais le temps de la justification par la rupture est terminé. Celui des résultats commence véritablement.

    Le 30 août 2023 avait promis une « libération ». Le défi d’Oligui Nguema est désormais de convaincre que cette libération peut se traduire par davantage de démocratie, de prospérité et de justice sociale pour les Gabonais.

  • Au Zimbabwe, la « tolérance zéro » de Mnangagwa rattrapée par sa belle-fille

    Au Zimbabwe, la « tolérance zéro » de Mnangagwa rattrapée par sa belle-fille

    L’arrestation de la belle-fille du président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa pour des soupçons de trafic de drogue et de blanchiment d’argent met le pouvoir face à ses propres déclarations.

    Le pouvoir zimbabwéen se retrouve dans une situation embarrassante. La belle-fille du président Emmerson Mnangagwa a été arrêtée dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons de trafic de drogue et de blanchiment d’argent.

    Seconde épouse de Collins Mnangagwa, elle fait désormais l’objet de poursuites qui attirent l’attention dans un pays où la lutte contre les stupéfiants est devenue un sujet politique sensible. Ses avocats contestent cependant les accusations et dénoncent une opération destinée à nuire à la famille présidentielle.

    Selon la défense, cette arrestation serait le résultat d’une manœuvre orchestrée par des « adversaires politiques » cherchant à salir la réputation du chef de l’État. Une accusation qui place cette affaire au cœur des rivalités politiques zimbabwéennes.

    Le dossier prend une dimension particulière après les déclarations récentes du président Mnangagwa devant le congrès de la ZANU–PF. Il y avait affiché une position ferme, affirmant son attachement à une politique de « tolérance zéro » contre le trafic de drogue.

    Entre accusations, dénégations et soupçons de manipulation politique, l’affaire constitue désormais un test délicat pour le discours anticorruption et antidrogue du pouvoir zimbabwéen.

  • Clarisse Agbegnenou, le retour en force cinq mois après son accouchement

    Clarisse Agbegnenou, le retour en force cinq mois après son accouchement

    Cinq mois après la naissance de son deuxième enfant, Clarisse Agbegnenou a réussi son retour à la compétition en décrochant, samedi 29 août, la médaille de bronze au Grand Slam de Lausanne.

    La Française, d’origine togolaise, n’a pas retrouvé directement l’or, mais elle a confirmé qu’elle reste une sérieuse prétendante au plus haut niveau. Engagée dans sa catégorie des -63 kg, la sextuple championne du monde a remporté quatre de ses cinq combats disputés sur les tatamis suisses.

    Son parcours s’est arrêté en demi-finale face à la Polonaise Angelika Szymanska, vice-championne du monde 2024. Battue sur un simple yuko à dix secondes de la fin, Agbegnenou a reconnu une « grosse » frustration, tout en préférant retenir les enseignements de cette première sortie.

    La médaillée olympique a notamment marqué les esprits en quarts de finale en dominant la Néerlandaise Joanne van Lieshout, championne d’Europe en titre et championne du monde 2024. En petite finale, elle a pris sa revanche sur la Tchèque Renata Zachová.

    À 33 ans, Agbegnenou regarde déjà vers ses prochains défis. Elle vise une septième couronne mondiale à Bakou, en octobre, avant de rêver d’un nouveau titre olympique à Los Angeles en 2028.

    Déjà mère d’un premier enfant après les Jeux de Tokyo, la judoka avait effectué un retour similaire cinq mois après son accouchement, avant de décrocher un sixième titre mondial onze mois plus tard. À Lausanne, elle démontre une nouvelle fois que maternité et sport de très haut niveau peuvent se conjuguer.

  • Au Niger, la junte de Tiani vacille face à une mutinerie militaire

    Au Niger, la junte de Tiani vacille face à une mutinerie militaire

    Des tirs nourris et des explosions ont retenti samedi à Niamey, où des militaires insurgés ont attaqué plusieurs sites stratégiques. Le pouvoir affirme avoir contenu la mutinerie et repris progressivement le contrôle de la capitale.

    La capitale nigérienne s’est réveillée samedi 29 août 2026 dans un climat de forte tension. Des échanges de tirs et des explosions ont été signalés durant plusieurs heures autour de la base militaire 101, attenante à l’aéroport international Diori-Hamani, ainsi que dans le secteur du palais présidentiel. Des soldats insurgés auraient également tenté de prendre le contrôle de certains moyens stratégiques, notamment des installations aéroportuaires.

    Selon le ministère nigérien de la Défense, le mouvement a été déclenché par un groupe de militaires qui aurait pris en otage certains de leurs camarades avant d’ouvrir le feu sur plusieurs positions sensibles. Les forces loyalistes ont rapidement été mobilisées pour contenir les insurgés. En fin de matinée, les autorités affirmaient avoir repris le contrôle de plusieurs sites visés, même si la situation autour de l’aéroport demeurait encore suivie de près.

    Un pouvoir militaire confronté à sa propre contestation

    Cette nouvelle crise intervient trois ans après le coup d’État qui avait renversé le président Mohamed Bazoum. Le 26 juillet 2023, des éléments de la garde présidentielle avaient retenu le chef de l’État et sa famille au palais. Le général Abdourahamane Tiani, alors chef de cette unité, avait ensuite pris la tête de la junte.

    Le mouvement du 29 août prend ainsi une dimension particulière : le régime militaire se retrouve désormais confronté à une contestation provenant de l’intérieur même de l’appareil sécuritaire.

    Une nouvelle épreuve pour la junte

    Pour les autorités, l’objectif est désormais d’éviter une extension de la mutinerie et de préserver le fonctionnement de l’État. Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie a appelé la population à la vigilance et à l’unité, tandis que les autorités ont demandé aux habitants de Niamey de reprendre normalement leurs activités.

    Au-delà de la bataille pour le contrôle de la capitale, l’épisode soulève des interrogations sur la cohésion de l’armée nigérienne. Le pays reste confronté à une forte pression sécuritaire liée aux groupes jihadistes, tandis que le régime de Tiani a profondément réorienté ses alliances extérieures, notamment vers la Russie et ses partenaires de l’Alliance des États du Sahel.

    Si la mutinerie semble avoir été contenue, elle constitue néanmoins un sérieux avertissement pour la junte. Trois ans après son arrivée au pouvoir, celle-ci doit désormais démontrer qu’elle maîtrise non seulement les menaces venues de l’extérieur, mais aussi les fractures susceptibles de naître au sein de ses propres forces.

  • Kokou Ekouagou, un triple rendez-vous artistique en France sous la bannière du Collectif Fragments Nomades

    Kokou Ekouagou, un triple rendez-vous artistique en France sous la bannière du Collectif Fragments Nomades

    L’artiste plasticien togolais Kokou Ekouagou s’apprête à porter la voix de la création contemporaine africaine en France à travers trois rendez-vous artistiques majeurs prévus en octobre 2026.

    L’agenda s’annonce chargé pour Kokou Ekouagou. L’artiste togolais prendra part, en octobre prochain, à trois manifestations consacrées à la création artistique en France. Une présence qui revêt une dimension particulière puisqu’il y participera notamment sous la bannière du Collectif Fragments Nomades, qu’il préside. Une nouvelle étape dans le parcours de cet artiste engagé dans la promotion des expressions artistiques contemporaines.

    Le premier rendez-vous est prévu du 2 au 4 octobre 2026 à Paris, dans le cadre des Journées nationales des artistes (JNA) 2026. Kokou Ekouagou y exposera aux côtés de Lielie Sellier, également membre du Collectif Fragments Nomades. Les deux artistes présenteront leurs univers respectifs.

    Une première pour Fragments Nomades aux JNA

    Cette participation constitue une première pour Kokou Ekouagou dans le cadre des Journées nationales des artistes avec l’étiquette du Collectif Fragments Nomades. Une étape symbolique pour cette structure qui entend favoriser les échanges artistiques et offrir davantage de visibilité aux créateurs issus de différents horizons.

    À travers cette participation, le collectif présidé par l’artiste togolais entend ainsi inscrire son action dans une dynamique internationale, en mettant en avant la diversité des regards et des pratiques artistiques. La présence de Kokou Ekouagou et Lielie Sellier permettra notamment de confronter leurs approches et de faire découvrir leurs œuvres au public parisien.

    L’Art & lard, deuxième escale artistique

    Quelques jours plus tard, le plasticien togolais prendra la direction du Petit-Pressigny, dans la région de la Touraine, pour la 18ᵉ édition du festival L’Art & lard, programmée les 10 et 11 octobre 2026.

    Placée sous le thème « Les talents de nos artistes et créateurs – Les délices de la région », cette manifestation associera arts et découvertes culturelles. Kokou Ekouagou y poursuivra ainsi son exposition dans un autre cadre, offrant une nouvelle occasion de présenter son travail et celui du Collectif Fragments Nomades.

    Il sera présent également à l’exposition-vente d’art autonome 2026. Lui, est annoncé se dérouler du 17 au 31 octobre toujours en terre française.

    Ces trois rendez-vous successifs illustrent la volonté de l’artiste togolais de multiplier les passerelles entre les scènes artistiques africaines et européennes. Pour Kokou Ekouagou, octobre 2026 s’annonce donc comme un mois placé sous le signe de la création, du partage et de la visibilité internationale.

  • Excision des filles: Pourquoi la mutilation génitale féminine ne saurait plus faire débat?

    Excision des filles: Pourquoi la mutilation génitale féminine ne saurait plus faire débat?

    La question n’est donc pas de savoir si nous devons restaurer l’excision. La véritable question est : quelle société voulons-nous léguer à nos filles et à nos fils ?

    À vous, ma Communauté !

    Face à la résurgence récente de discours appelant au rétablissement des mutilations génitales féminines, suscitant en retour – et à juste titre – des contre-attaques virulentes, je veux exprimer une position ferme : il n’y a pas de nouveau débat de société à ouvrir sur l’excision.

    De ma modeste échelle, un rappel fondamental, d’ordre anthropologique et psychanalytique, s’impose à moi. Lorsque certains problèmes de société reviennent de manière cyclique avec une telle virulence, c’est souvent qu’ils n’ont jamais été véritablement résolus, faute d’avoir posé les bonnes questions de diagnostic.

    Un amalgame longtemps entretenu doit ainsi être évité : il ne s’agit pas d’une opposition binaire entre tradition et modernité, pas davantage d’un affrontement entre matriarcat et patriarcat.

    Il s’agit d’une question avant tout de bon sens, d’éthique et, plus profondément, de projet civilisationnel.

    Tout ce qui est traditionnel n’est pas nécessairement culturel, et tout ce qui est culturel n’est pas nécessairement intangible. Il faut donc distinguer la culture, les coutumes, les traditions et les pratiques sociales. Pour rappel, et pour faire simple, la culture est un univers de sens, de représentations, de valeurs, de langues, de créations et de manières d’habiter le monde. La coutume est une manière de faire héritée et reproduite par un groupe. La pratique sociale peut traverser les générations sans que sa seule ancienneté suffise à établir sa légitimité morale.

    Dès lors, la question qui mérite d’être posée est la suivante : pouvons-nous assumer fièrement notre culture, sauvegarder avec discernement certaines valeurs de nos héritages et, dans le même temps, rejeter certaines coutumes et certaines pratiques ?

    La réponse est évidemment oui. Car être fidèle à une culture ne signifie pas être prisonnier de toutes ses pratiques.

    La véritable interrogation est donc ailleurs. Elle touche à ce que nous voulons faire de notre société, à l’idée que nous nous faisons de la dignité humaine et au modèle de civilisation que nous voulons construire – ou restaurer.

    Quelle femme voulons-nous faire grandir ? Quel homme voulons-nous former ? Sur quelle conception du corps, de l’altérité, de la liberté et de la dignité humaine voulons-nous fonder nos rapports sociaux ?

    Ces questions ne peuvent être pensées séparément. Elles concernent les femmes et les hommes, mais aussi les rapports sociaux de sexe et de genre qui organisent nos sociétés.

    Une société ne se définit pas seulement par ce qu’elle conserve de son passé. Elle se définit aussi par sa capacité à interroger cet héritage, à distinguer ce qui mérite d’être transmis de ce qui doit être dépassé.

    Une société attachée à son héritage n’est donc pas celle qui reproduit mécaniquement toutes les pratiques d’antan. C’est celle qui sait faire le tri : préserver ce qui élève l’être humain et renoncer à ce qui détruit sa dignité.

    Nous devons pouvoir défendre nos cultures sans sacraliser toutes nos coutumes. Être fiers de nos héritages sans devenir prisonniers des pratiques sociales héritées. Penser nos sociétés avec suffisamment de liberté pour ne pas confondre la fidélité à nos racines avec la servilité aux habitudes de nos ancêtres.

    Sur l’excision, ma position est donc claire : 𝐋𝐞 𝐜𝐨𝐫𝐩𝐬 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞 𝐟𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 – 𝐞𝐭 𝐧𝐞 𝐬𝐚𝐮𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 – 𝐥’𝐚𝐮𝐭𝐞𝐥 𝐝’𝐞𝐱𝐩𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐨𝐮̀ 𝐮𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐞́𝐭𝐞́, 𝐟𝐫𝐚𝐩𝐩𝐞́𝐞 𝐝’𝐚𝐦𝐧𝐞́𝐬𝐢𝐞 𝐜𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐦𝐩𝐮𝐭𝐞́𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐚 𝐦𝐞́𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐦𝐚𝐭𝐫𝐢𝐚𝐫𝐜𝐚𝐥𝐞, 𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐫𝐞𝐣𝐨𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐝𝐨𝐦𝐢𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐡𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝’𝐮𝐧 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞́ 𝐦𝐚𝐥 𝐚𝐬𝐬𝐮𝐦𝐞́. 𝐋𝐞 𝐜𝐨𝐫𝐩𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐧’𝐚 𝐩𝐚𝐬 𝐚̀ 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐫 𝐝𝐞 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐫𝐬𝐨𝐢𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐬 𝐧𝐞́𝐯𝐫𝐨𝐬𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐭𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐞́𝐞𝐬 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐱𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐮 𝐠𝐞𝐧𝐫𝐞.

    Prenez le temps de relire cette pensée. C’est le condensé d’une thèse, c’est-à-dire d’une pensée documentée, méditée et profondément incarnée. On ne saurait prétendre restaurer une civilisation digne de ce nom en mutilant l’intégrité physique et psychologique de celles qui en constituent la moitié. La femme et l’homme que nous ambitionnons de former doivent pouvoir s’épanouir dans la liberté de leur être, et non dans la contrainte exercée sur leur corps.

    La question n’est donc pas de savoir si nous devons restaurer l’excision. La véritable question est : quelle société voulons-nous léguer à nos filles et à nos fils ?

    Et sur cette question, nous avons le devoir de penser. Mais nous avons aussi le devoir de choisir, et parfois avec intransigeance.

    Dr Kossigan Cyrille Kokou-Kpolou

  • Côte d’Ivoire : A’Salfo entre dans l’arène du football

    Côte d’Ivoire : A’Salfo entre dans l’arène du football

    Le leader de Magic System ajoute une nouvelle corde à son arc. A’Salfo vient de racheter un club de football basé à Abidjan, rejoignant ainsi le cercle grandissant des personnalités influentes qui investissent dans le ballon rond ivoirien.

    Le football ivoirien ne se joue plus uniquement sur les pelouses. Il se construit également dans les bureaux, les conseils d’administration et les réseaux d’influence. Dernière personnalité en date à franchir le pas : A’Salfo, leader emblématique du groupe Magic System, qui vient de s’offrir le Racing Club de Koumassi, une formation de D3 basée au sud d’Abidjan.

    Cette acquisition marque une nouvelle étape dans le parcours d’un artiste déjà très présent dans les initiatives sociales, culturelles et citoyennes. En prenant les commandes d’une formation sportive, A’Salfo investit un univers où se mêlent passion populaire, enjeux économiques et influence.

    Quand les personnalités investissent le football

    L’arrivée d’A’Salfo dans le football ivoirien n’est pas un cas isolé. Depuis plusieurs années, le championnat local attire des personnalités issues de différents milieux. Ministres, parlementaires, entrepreneurs et autres hommes d’affaires ont progressivement pris des participations ou assumé des responsabilités au sein de clubs.

    Pour ces acteurs, le football peut représenter à la fois un investissement économique, un outil de visibilité et un moyen de renforcer leur ancrage auprès du public. En Côte d’Ivoire, où le ballon rond occupe une place particulière dans l’imaginaire collectif, posséder ou diriger un club constitue également un important levier d’influence.

    A’Salfo, une nouvelle voix dans le paysage sportif

    Avec cette opération, A’Salfo devra désormais composer avec les réalités parfois complexes de la gestion d’un club : financement, recrutement, formation des jeunes, résultats sportifs et recherche de partenaires.

    Le défi sera donc de transformer la notoriété acquise dans la musique en un projet sportif solide et durable. Son arrivée pourrait aussi contribuer à attirer davantage l’attention du monde économique et médiatique sur son club.

    Reste à savoir quelle ambition l’artiste entend donner à cette nouvelle aventure. Car au-delà du prestige lié à la propriété d’un club, le véritable enjeu sera de parvenir à construire une équipe compétitive et un modèle capable de s’inscrire dans la durée. A’Salfo change de terrain, mais la quête de réussite, elle, reste la même.

  • Gazoduc ouest-africain : WAPCo décale ses travaux de maintenance au 7 septembre

    Gazoduc ouest-africain : WAPCo décale ses travaux de maintenance au 7 septembre

    Initialement prévus à partir du 28 août 2026, les travaux de maintenance et de modernisation du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (GAO) démarreront finalement le 7 septembre. WAPCo assure que ce report ne change ni la nature ni la durée des opérations.

    Le calendrier des travaux de maintenance du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (GAO) connaît un nouveau réaménagement. La West African Gas Pipeline Company Limited (WAPCo) a annoncé le report de quelques jours du lancement des opérations, initialement fixé au 28 août 2026. Elles débuteront finalement le 7 septembre prochain.

    L’annonce a été faite lors d’une rencontre avec la presse togolaise. Selon les responsables de WAPCo, ce décalage est principalement lié à la disponibilité des experts spécialisés requis pour les interventions en mer. Ces derniers étant mobilisés sur un autre projet, leur présence n’a pas pu être assurée dans le calendrier initial.

    La durée des travaux reste inchangée

    Pour WAPCo, il s’agit d’un simple ajustement du calendrier. La durée prévue pour les opérations demeure la même. « Ce qui a changé, c’est essentiellement la date de début de l’opération. La durée des travaux reste, quant à elle, inchangée », ont expliqué les responsables de la compagnie.

    La société affirme par ailleurs que le dispositif technique retenu reste identique. Les équipements mobilisés ainsi que la nature des interventions ne connaissent aucune modification. Les opérations portent notamment sur la maintenance corrective d’un actif existant.

    Le report vise donc à permettre la mobilisation, dans de bonnes conditions, des compétences spécialisées nécessaires à l’exécution des travaux, particulièrement pour les interventions en mer.

    WAPCo rassure sur les conséquences pour les clients

    La compagnie se veut également rassurante quant aux éventuelles conséquences de ce changement de calendrier. Selon ses explications, le décalage de la date de démarrage ne devrait pas entraîner de prolongation de la durée initialement prévue pour les travaux.

    Ainsi, une intervention programmée sur une période donnée conservera cette même durée, malgré son lancement reporté. Le changement porte donc essentiellement sur le point de départ des opérations.

    WAPCo entend, à travers ce réaménagement, privilégier la disponibilité des experts indispensables et garantir des conditions d’exécution conformes aux exigences techniques et de sécurité.

    Les travaux de maintenance et de modernisation du GAO sont ainsi attendus à partir du 7 septembre 2026, conformément au nouveau calendrier communiqué par la compagnie.

  • CAN 2027 : Patrice Neveu peut-il briser la malédiction des Éperviers ?

    CAN 2027 : Patrice Neveu peut-il briser la malédiction des Éperviers ?

    Les Éperviers connaissent désormais leurs deux premiers rendez-vous sur la route de la CAN 2027. Face au Burundi à Lomé, puis à la Zambie à Ndola, Patrice Neveu joue déjà une partie importante de son pari : ramener le Togo à une phase finale continentale après une décennie de disette.

    Le calendrier est connu, le décor est planté et la pression commence à monter. La Confédération africaine de football (CAF) a officialisé les deux premières rencontres du Togo dans les éliminatoires de la CAN 2027. Le vendredi 25 septembre, les Éperviers recevront le Burundi au stade de Kégué à 16h GMT. Quatre jours plus tard, ils seront attendus au Levy Mwanawasa Stadium de Ndola pour défier la Zambie, également à 16h GMT.

    Deux matches en quelques jours, deux adversaires directs et surtout deux occasions de mesurer la véritable valeur du nouveau Togo de Patrice Neveu.

    Un groupe difficile, mais pas impossible

    Le Togo évolue dans le groupe I avec l’Algérie, la Zambie et le Burundi. Sur le papier, les Fennecs partent avec les faveurs des pronostics. Mais derrière l’Algérie, la bataille s’annonce ouverte. La Zambie possède une solide expérience continentale, tandis que le Burundi a montré ces dernières années qu’il pouvait poser de sérieux problèmes à des sélections mieux cotées.

    Pour les Éperviers, le calcul est donc relativement simple : il faudra éviter de laisser filer des points à domicile et être capable de prendre des résultats à l’extérieur. Le premier rendez-vous contre le Burundi revêt, à ce titre, une importance particulière. Une victoire à Kégué permettrait non seulement de lancer la campagne sur une bonne dynamique, mais aussi d’installer une certaine confiance avant le déplacement en Zambie. À l’inverse, un faux pas à domicile placerait immédiatement Neveu et ses hommes sous pression.

    La difficulté supplémentaire réside dans l’enchaînement. Entre le Burundi et la Zambie, il n’y aura que quatre jours. La gestion de l’effectif, la récupération physique, les déplacements et la capacité du staff à adapter son approche tactique seront donc déterminants.

    Neveu a-t-il les armes pour réussir là où les autres ont échoué ?

    La question est désormais incontournable. Patrice Neveu réussira-t-il là où plusieurs de ses prédécesseurs se sont cassé les dents ? En effet, depuis la dernière participation du Togo à la CAN, en 2017, les Éperviers n’ont plus retrouvé la phase finale. Les campagnes 2019, 2021, 2023 et 2025 se sont toutes soldées par des éliminations.

    Claude Le Roy avait conduit le Togo à la CAN 2017, mais n’avait pas réussi à prolonger l’aventure lors de la campagne suivante. Paulo Duarte, arrivé en 2021, n’a pas davantage réussi à qualifier les Éperviers pour la CAN 2023. Son bilan à la tête de la sélection s’est arrêté à 23 matches, pour 7 victoires, 10 nuls et 6 défaites.

    Nibombé Daré, nommé en 2024 avec la mission de conduire le Togo à la CAN 2025, n’a pas non plus réussi à inverser la tendance. Le Togo a encore manqué le rendez-vous marocain.

    C’est dans ce contexte que Patrice Neveu a été nommé en février 2026. Le technicien français, qui connaît bien le football africain après ses passages notamment en Guinée, en Mauritanie, au Gabon et en RDC, a signé un contrat de trois ans avec la FTF.

    Et ses premiers résultats donnent quelques raisons d’espérer. Depuis son arrivée, le Togo reste invaincu en quatre rencontres : nul 2-2 contre la Guinée, victoire 1-0 face au Niger, nul 1-1 contre la République centrafricaine et spectaculaire succès 5-1 devant le Bénin.

    Ce dernier résultat est particulièrement encourageant. Au-delà du score, Neveu a montré sa volonté d’élargir son groupe en donnant leur chance à plusieurs joueurs locaux. Il dispose également d’un secteur offensif capable de faire la différence, avec notamment Kevin Denkey, auteur de quatre buts lors de ses quatre premiers matches sous les ordres du technicien français.

    Mais les matches amicaux ne garantissent rien. C’est précisément lorsque les points compteront que le véritable test commencera.

    Kégué doit redevenir une forteresse

    Le premier objectif de Neveu sera probablement de transformer le stade de Kégué en véritable avantage compétitif. Le Togo ne peut raisonnablement ambitionner de terminer devant la Zambie ou de résister à l’Algérie s’il abandonne des points à domicile face au Burundi.

    La victoire sera donc recherchée, mais elle devra être accompagnée de maîtrise. Les Éperviers devront éviter le piège d’une équipe qui pourrait venir à Lomé avec un bloc bas et miser sur les contres.

    Puis viendra la Zambie. Un déplacement qui pourrait déjà constituer un premier révélateur du caractère de cette sélection. Prendre un point à Ndola serait précieux. Gagner serait un énorme coup dans la course à la qualification.

    Patrice Neveu devra surtout réussir à construire une équipe capable de voyager. C’est peut-être là que se trouve l’une des clés de cette campagne. Les Éperviers ont souvent affiché de belles intentions à domicile avant de perdre de leur efficacité loin de leurs bases.

    Une pression qui dépasse Patrice Neveu

    L’enjeu ne concerne finalement pas uniquement le sélectionneur. Il touche toute la chaîne du football togolais. Après quatre CAN manquées consécutivement, le public n’attend plus de simples promesses. Il veut des résultats. La Fédération togolaise de football (FTF), les joueurs et le staff technique savent donc que cette campagne sera scrutée avec une attention particulière.

    Patrice Neveu, lui, avait demandé du temps, de la patience et de l’unité autour des Éperviers lors de sa prise de fonction. Il dispose désormais de plusieurs mois pour préparer son groupe, mais le compte à rebours vers le 25 septembre est lancé.

    La question n’est donc plus de savoir si le Togo possède des joueurs talentueux. Il en possède. Elle n’est plus non plus de savoir si cette équipe peut produire du beau football. Le 5-1 contre le Bénin a apporté un début de réponse. La véritable interrogation est ailleurs : les Éperviers ont-ils enfin acquis la régularité, la solidité mentale et l’efficacité nécessaires pour gagner les matches qui comptent ? Burundi à Kégué, Zambie à Ndola : les deux premières réponses seront données en septembre.

    Et si le technicien français réussit à transformer les promesses de ses premiers mois en résultats compétitifs, alors le rêve d’une CAN 2027 ne sera plus une simple ambition. Il pourrait devenir une perspective crédible.

    Après neuf ans d’attente, le Togo n’a plus droit à une nouvelle campagne sans lendemain.

    Fabrice KA

Radio Renouveau228

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