Auteur/autrice : La Rédaction

  • Rentrée scolaire 2026-2027 : au « Creuset du Savoir », chaque élève construit son avenir

    Rentrée scolaire 2026-2027 : au « Creuset du Savoir », chaque élève construit son avenir

    À l’approche de la rentrée scolaire, prévue le 14 septembre 2026, le choix d’un établissement scolaire constitue une décision importante pour les parents. À Lomé, le Complexe Scolaire Creuset du Savoir se positionne comme une adresse de référence pour accompagner les enfants dans leur parcours éducatif, du primaire jusqu’au lycée.

    Situé à Nukafu, dans la rue ouest du lycée Tokoin-Est, non loin de l’église Sainte Rita et de l’hôtel La Paillote, le Complexe Scolaire Creuset du Savoir accueille les élèves dans plusieurs cycles d’enseignement.

    Au primaire, les inscriptions sont ouvertes du CP1 au CM2, offrant aux plus jeunes un cadre pour acquérir les fondamentaux nécessaires à la poursuite de leur scolarité. Au collège, l’établissement propose les classes de 6e à la 3e, tandis que le lycée accueille les élèves de 2nde à la Terminale, dans les séries A4 et D.

    Ce parcours scolaire complet permet aux parents de faire le choix d’un établissement capable d’accompagner leur enfant sur plusieurs étapes de sa formation.

    À quelques jours de la rentrée, le Complexe Scolaire Creuset du Savoir invite donc les parents à anticiper les inscriptions et à faire le choix d’un établissement où savoir, discipline et ambition peuvent contribuer à préparer l’avenir des jeunes.

    Pour la rentrée du 14 septembre 2026, faites confiance au Creuset du Savoir : l’avenir de votre enfant se construit dès aujourd’hui.

    Contact: +228 99 29 13 94 /+228 90 07 78 93

  • Au Togo, le trompe-l’œil de la nouvelle Constitution

    Au Togo, le trompe-l’œil de la nouvelle Constitution

    Analyse · Un an après son entrée en vigueur, la réforme constitutionnelle instaurant un régime parlementaire et créant le poste de président du Conseil, confié à Faure Gnassingbé, est toujours contestée par l’opposition et la société civile. Pour l’heure, elle n’a fait que conforter le régime dans sa toute-puissance.

    Dapaong, capitale de la région des Savanes, samedi 13 juin 2026. Des centaines de personnes convergent vers l’esplanade du gouvernorat, malgré l’état d’urgence sécuritaire en vigueur depuis quatre ans. À l’appel de Together, une association présentée comme proche du parti au pouvoir, l’Union pour la République (Unir), elles sont venues manifester leur soutien au président du Conseil et ancien président de la République, Faure Gnassingbé, et aux nouvelles institutions issues de la Ve République. Une démonstration de force qui contraste avec la mésaventure subie, quelques mois plus tôt, par une figure de l’opposition.

    Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson, députée de la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP), avait alors été escortée hors de la ville par des forces de sécurité, alors qu’elle se trouvait dans la région dans le cadre d’une tournée parlementaire destinée à rencontrer les populations et à visiter plusieurs chantiers d’infrastructures à l’abandon. Comme d’habitude, les autorités avaient justifié cette mesure par des raisons de sécurité, invoquant l’activisme des groupes armés djihadistes. Si cet épisode ne permet pas à lui seul de tirer des conclusions sur l’état de la démocratie au Togo, il s’inscrit dans un contexte qui alimente les critiques de l’opposition et de plusieurs organisations de la société civile sur les conditions d’exercice de l’activité politique, deux ans après l’adoption de la réforme constitutionnelle, et un an après son entrée en vigueur.

    Le 25 mars 2024, l’Assemblée nationale adopte une nouvelle Constitution qui marque le passage du Togo à la Ve République et instaure le régime parlementaire. Promulguée le 6 mai 2024, ce vote bouleverse l’architecture institutionnelle du pays. Désormais, le président de la République n’est plus élu au suffrage universel direct, mais par les députés réunis en congrès. Son mandat est fixé à quatre ans, non renouvelable. Il devient le garant de l’unité de l’État avec des prérogatives essentiellement honorifiques. L’essentiel du pouvoir exécutif est transféré au président du Conseil. Issu de la majorité parlementaire, ce dernier dirige l’action du gouvernement et détermine la politique de la nation. Son mandat n’est soumis à aucune limitation.

    Une « manœuvre » pour perpétuer la dynastie Gnassingbé

    Présentée par le pouvoir comme une réforme destinée à renforcer les institutions, à favoriser la participation citoyenne et à assurer la protection des droits, la nouvelle Constitution a rapidement suscité une controverse sur les modalités de son adoption et ses conséquences politiques. Pour ses promoteurs, la réforme doit rééquilibrer les rapports entre les pouvoirs législatif et exécutif et permettre une plus grande stabilité gouvernementale. Interrogé sur TV5 Monde le 17 avril 2024, Gilbert Bawara, membre du parti au pouvoir, s’était montré optimiste : « Nous avons la conviction que le nouveau régime politique va favoriser une gouvernance et une gestion beaucoup plus concertées. »

    À l’inverse, l’opposition y voyait une modification destinée à conforter le pouvoir en place. « Nous avons compris que c’est une manœuvre qui a été orchestrée pour permettre la perpétuation d’un système qui régente le Togo depuis cinquante-sept ans »1, avait rétorqué David Dosseh, porte-parole du Front citoyen Togo Debout, une organisation de la société civile. De fait, la nouvelle Constitution a permis à Faure Gnassingbé de s’éterniser au pouvoir : après avoir dirigé le pays en tant que président de la République pendant vingt ans (2005-2025), il a été désigné à la tête du Conseil en mai 2025.

    Deux jours après l’adoption de la nouvelle réforme par les députés, une trentaine de partis politiques de l’opposition et plusieurs organisations de la société civile avaient tenté d’organiser une conférence de presse au siège de l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), à Lomé, afin de dénoncer cette manœuvre. La rencontre avait été interrompue par les forces de sécurité, les autorités invoquant l’absence d’autorisation.

    Dans son rapport de 2024, l’ONG Amnesty International indique qu’au moins trois conférences de presse et réunions rassemblant des partis politiques et des organisations de la société civile opposées à la réforme ont été interdites à Lomé et à Tsévié cette année-là. Les personnes présentes avaient été dispersées par les forces de l’ordre. Amnesty ajoute que le ministère de l’Administration territoriale a en outre interdit trois manifestations prévues les 11, 12 et 13 avril pour protester contre les réformes. Encore une fois, les autorités avaient invoqué des considérations liées au maintien de l’ordre public.

    Un déséquilibre accru

    Pour Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, ces événements illustrent les conséquences politiques de la réforme. « Ce changement inconstitutionnel selon les juges de la Cour de justice de la Cedeao [Communauté économiques des États de l’Afrique de l’Ouest, NDLR]2 a abîmé l’embryon de la démocratie dont les bases avaient été jetées par la Constitution de 1992 », affirme-t-elle. Pour l’opposante, le changement de Constitution a encore davantage restreint l’espace politique et institutionnel.

    Le politologue El Hadj Madi Djabakaté, essayiste et président honoraire du Centre pour la gouvernance démocratique et la prévention des crises (CGDPC), un think tank, partage le constat d’un déséquilibre accru, tout en le replaçant dans une perspective institutionnelle. « La réforme n’a pas créé un nouveau rapport de force. Elle a constitutionnalisé la concentration du pouvoir en réduisant les mécanismes de contrôle démocratique et d’alternance », analyse-t-il.

    Depuis son boycott des élections législatives de décembre 2018, l’opposition a progressivement perdu du terrain. Aux municipales de juin 2019, l’Unir, de Faure Gnassingbé, a recueilli plus de 60 % des suffrages. Les législatives d’avril 2024 n’ont laissé qu’une représentation marginale aux principaux partis d’opposition (5 sièges sur 113). Les municipales de 2025 ont confirmé cette tendance : l’Unir a remporté 1 150 des 1 527 sièges de conseillers municipaux, soit environ 75 % des sièges. Ces scores ne sont toutefois pas le résultat de la réforme constitutionnelle. Ils prolongent une érosion électorale et des divisions internes amorcées plusieurs années auparavant.

    À cette faiblesse électorale s’ajoutent des divisions qui ont progressivement fragmenté l’opposition. La crise autour de la C14 (une coalition de 14 partis politiques de l’opposition créée en 2017) puis les divergences sur la participation aux élections ou le boycott ont profondément affecté sa capacité à présenter un front commun.

    « Ce n’est pas gai, c’est difficile »

    Le rétrécissement de l’espace politique ne concerne pas uniquement les partis d’opposition. Les organisations de la société civile sont elles aussi confrontées à des restrictions croissantes. En juillet et août 2025, Novation internationale, une organisation de défense des droits humains, a tenté à trois reprises d’organiser des activités destinées à « rendre hommage aux victimes de la manifestation du 6 juin 20253 et lancer un appel à la cohésion nationale et au respect de la vie humaine ». Toutes ont été empêchées.

    Le gouvernement a justifié ces interdictions par le contexte politique tendu, notamment le contentieux postélectoral des municipales de juillet. « Le climat actuel ne permet pas d’organiser en toute sécurité un rassemblement de cette nature », avait alors expliqué le ministre de l’Administration territoriale. Pour les organisations de la société civile, ces interdictions témoignent du rétrécissement de l’espace civique. Une situation que résume Rodrigue Ahégo, journaliste et coordinateur national du mouvement pro-démocratie Tournons La Page-Togo (TLP-Togo) : « J’ai plusieurs fois été menacé et intimidé. J’avais déjà été arrêté en septembre 2024. Craignant pour ma sécurité, j’ai été obligé de quitter le Togo. Ce n’est pas gai, c’est difficile », témoigne-t-il.

    Les médias ne sont pas non plus épargnés. Le 6 juin 2025, Flore Monteau, correspondante de TV5 Monde à Lomé, a été interpellée alors qu’elle couvrait une manifestation contre le régime. Son matériel a été confisqué et, selon son témoignage, elle a été conduite dans un commissariat où elle a été contrainte de supprimer ses images. Deux mois auparavant, le 8 avril, à Tsévié, le journaliste Albert Agbéko avait lui aussi été arrêté puis contraint par la police à supprimer les images prises alors qu’il couvrait le recensement électoral. L’un des journalistes les plus combatifs, Ferdinand Ayité, a été contraint à l’exil en 2023.

    Une asymétrie institutionnalisée

    Au-delà de la liberté de presse, c’est la capacité de la société civile à faire vivre la contradiction qui se trouve mise à rude épreuve. Avoir plusieurs partis suffit-il à prétendre au pluralisme politique ? Pour El Hadj Madi Djabakaté, « le pluralisme politique ne se mesure pas seulement au nombre de partis politiques, mais à leur capacité réelle à concourir au pouvoir dans des conditions équitables ». Or, poursuit-il, « l’asymétrie des ressources entre majorité et opposition, les restrictions des libertés publiques et l’accès inégal aux médias fragilisent cette compétition ».

    En l’absence d’institutions perçues comme impartiales et de garanties effectives des libertés, conclut-il, « le pluralisme demeure davantage formel que le socle d’une alternance politique crédible ».

    Un constat qui ramène au cœur de la question posée par la nouvelle Constitution : au- delà de l’architecture institutionnelle, la Ve République a-t-elle créé les conditions d’une compétition politique plus équitable ou a-t-elle au contraire institutionnalisé un rapport de force déjà largement favorable au pouvoir ? Une question rhétorique, un an après l’entrée en vigueur de la réforme.

    Source: https://afriquexxi.info

  • Droits de l’Homme : la CNDH ouvre ses portes à la jeunesse politique

    Droits de l’Homme : la CNDH ouvre ses portes à la jeunesse politique

    La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a accueilli, mercredi 2 septembre 2026, des étudiants de l’École des Jeunes Politiques (EJP), dans le cadre d’une visite d’études organisée par l’association Nouvelles Alternatives pour le Développement Durable en Afrique (NADDAF). Au-delà d’une simple rencontre institutionnelle, cette initiative pose la question de la place de la jeunesse dans la compréhension et la défense des droits fondamentaux.

    Présidée par le président de la CNDH, la rencontre a permis aux étudiants d’échanger sur le rôle, les missions et les actions de l’institution en matière de promotion et de protection des droits de l’Homme au Togo. Une démarche qui permet de dépasser l’enseignement théorique pour confronter les futurs acteurs de la vie publique aux mécanismes institutionnels chargés de défendre les droits fondamentaux.

    Comprendre les institutions pour mieux agir

    Pour les étudiants de l’EJP, cette immersion constitue d’abord une occasion de mieux comprendre le fonctionnement de la CNDH et les mécanismes qu’elle met en œuvre pour contribuer à la protection des citoyens. Elle offre également un espace de dialogue direct avec les responsables de l’institution, favorisant le partage d’expériences.

    L’enjeu est particulièrement important pour une école consacrée à la formation de jeunes politiques. La connaissance des droits de l’Homme, de la citoyenneté et de la gouvernance ne peut en effet se limiter aux textes et aux enseignements académiques. Elle suppose également une compréhension concrète du rôle des institutions et de leurs responsabilités.

    Une passerelle entre jeunesse et institutions

    Cette visite traduit ainsi une volonté de rapprocher les jeunes des institutions qui participent à la construction de la vie démocratique. Pour la CNDH, elle constitue aussi un moyen de sensibiliser une nouvelle génération aux questions liées aux droits humains et à la citoyenneté.

    À travers ce type d’initiative, le dialogue institutionnel avec la jeunesse apparaît comme un levier de formation citoyenne. Il permet aux étudiants de mieux appréhender les enjeux auxquels ils pourraient être confrontés demain en tant qu’acteurs de la vie publique et du développement du pays.

    La visite de l’EJP à la CNDH rappelle finalement qu’une jeunesse appelée à jouer un rôle dans la gouvernance doit aussi connaître les institutions, comprendre les droits fondamentaux et être capable de les intégrer dans sa réflexion sur le développement durable.

  • Africa Next Awards 2026 : Dr Serge Michel Kodom distingué pour son engagement en faveur de la santé en Afrique

    Africa Next Awards 2026 : Dr Serge Michel Kodom distingué pour son engagement en faveur de la santé en Afrique

    Le médecin et humanitaire togolais Dr Serge Michel Kodom a reçu, ce jeudi 3 septembre 2026, une distinction lors de la cérémonie internationale des Africa Next Awards 2026, organisée aux Folies Bergère à Paris. Cette reconnaissance vient saluer un parcours marqué par l’engagement humanitaire, l’innovation dans la sensibilisation sanitaire et la volonté de rapprocher la médecine des populations.

    La distinction s’inscrit dans la philosophie des Africa Next Awards, qui mettent à l’honneur des personnalités africaines dont les actions apportent des réponses concrètes aux défis du continent. Le Dr Kodom a été retenu pour la cohérence de son parcours et l’impact de ses initiatives dans le domaine de la santé et de l’éducation sanitaire.

    Médecin de formation et fondateur d’AIMES-AFRIQUE, il s’est particulièrement illustré par ses actions humanitaires et ses campagnes de sensibilisation. Son approche repose sur une conviction : l’amélioration de la santé passe aussi par la prévention, l’information et l’éducation des communautés.

    Cette vision a notamment conduit à la création de SOS DOCTEUR TV, présentée comme la première chaîne de télévision africaine consacrée à la vulgarisation et à l’éducation sanitaires. À travers ce média, le Dr Kodom entend rendre l’information médicale plus accessible au grand public.

    Autre initiative mise en avant : les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV implantés dans les établissements scolaires. Ces clubs font des élèves des relais de prévention au sein de leurs familles et communautés, notamment sur l’hygiène, la prévention des maladies et la protection de l’environnement. Ils encouragent également le leadership des jeunes, notamment celui des filles.

    À travers cette distinction, les Africa Next Awards consacrent ainsi un modèle qui associe médecine, action humanitaire, médias et éducation pour construire une culture durable de prévention en Afrique.

  • Feuille de route 2026-2031 : à Tsévié, le défi de passer des orientations aux résultats

    Feuille de route 2026-2031 : à Tsévié, le défi de passer des orientations aux résultats

    La Région Maritime veut transformer les nouvelles orientations gouvernementales en actions concrètes. Réunis à Tsévié, les acteurs du développement ont été appelés à s’approprier la Feuille de route gouvernementale 2026-2031, dans un contexte où l’efficacité de sa mise en œuvre constituera le véritable test.

    À Tsévié, il n’était pas seulement question de présenter un nouveau document de politique publique. La session régionale de restitution de la Feuille de route gouvernementale 2026-2031, tenue mardi 1er septembre 2026 à l’Hôtel Mélis-Opéra, sous la présidence du Gouverneur de la Région Maritime, Taïrou BAGBIEGUE, a surtout posé la question de la traduction des ambitions nationales en résultats tangibles sur le terrain.

    Pour les autorités, l’enjeu est désormais de faire en sorte que les orientations définies au niveau national soient comprises et portées par les différents acteurs locaux. Collectivités territoriales, services déconcentrés, secteur privé et société civile sont ainsi invités à travailler dans une même direction.

    Présentant les grandes lignes de la Feuille de route, le Conseiller à la Présidence du Conseil, Etsri HOMEVOR, a indiqué que le document repose sur « trois axes stratégiques, neuf ambitions et quinze programmes structurants ». Une architecture qui traduit la volonté d’inscrire l’action publique dans une programmation organisée autour de trois grandes orientations : « Protéger, Rassembler et Transformer ».

    Des priorités qui touchent directement les populations

    Au-delà de la terminologie institutionnelle, les priorités évoquées concernent plusieurs préoccupations quotidiennes des populations. Santé, éducation, accès à l’eau potable, énergie, digitalisation et emploi des jeunes figurent parmi les secteurs au cœur des échanges.

    Ce choix n’est pas anodin. Dans une région où les attentes sociales restent fortes, la réussite de la Feuille de route se mesurera moins au nombre de programmes annoncés qu’à leur capacité à améliorer concrètement les conditions de vie.

    La question de l’emploi des jeunes constitue notamment un enjeu majeur. Les orientations gouvernementales devront trouver leur traduction dans des opportunités économiques réelles, tandis que la digitalisation devra dépasser le cadre des discours pour produire des services accessibles et adaptés aux besoins des citoyens.

    Il en va de même pour l’accès à l’eau, l’énergie, la santé et l’éducation. Ces secteurs constituent des indicateurs particulièrement visibles de l’efficacité de l’action publique. Une politique ambitieuse ne pourra donc produire pleinement ses effets que si les mécanismes de financement, d’exécution et de suivi sont suffisamment solides.

    Le difficile passage de la stratégie à l’action

    C’est précisément sur ce terrain que se situe l’un des principaux défis de la nouvelle Feuille de route. L’appropriation par les acteurs locaux constitue une première étape, mais elle ne garantit pas à elle seule la réussite des programmes.

    Les échanges de Tsévié ont d’ailleurs porté sur les mécanismes de mise en œuvre et de suivi-évaluation. Une dimension essentielle, car elle doit permettre de mesurer les avancées, d’identifier les difficultés et, au besoin, de réorienter les actions engagées.

    L’implication des collectivités territoriales apparaît, à cet égard, déterminante. Ce sont elles qui se trouvent au plus près des réalités locales et qui peuvent contribuer à adapter les priorités nationales aux besoins spécifiques des populations.

    Le secteur privé et la société civile ont également un rôle à jouer. Leur participation peut permettre de renforcer la mobilisation des ressources, l’innovation et le contrôle citoyen, à condition que leur implication ne reste pas limitée aux rencontres institutionnelles.

    La Maritime face à l’épreuve des résultats

    La session de Tsévié marque donc une étape importante : celle de la diffusion et de l’appropriation de la Feuille de route. Mais le véritable rendez-vous sera celui de sa mise en œuvre.

    Entre les ambitions affichées et les résultats attendus, il faudra désormais franchir plusieurs obstacles : disponibilité des ressources, coordination des acteurs, efficacité administrative, suivi des projets et capacité à répondre aux besoins spécifiques des territoires.

    La Région Maritime est ainsi appelée à jouer pleinement sa partition dans la mise en œuvre de la Feuille de route 2026-2031. L’enjeu n’est plus seulement de savoir quelles sont les priorités du gouvernement, mais de déterminer comment celles-ci seront transformées en réalisations visibles dans les communes et au bénéfice direct des populations.

    À Tsévié, le message est donc clair : l’appropriation de la Feuille de route n’est que le début. Son véritable bilan se fera sur le terrain, à l’aune des résultats obtenus.

  • Séna Alouka : une voix pour la Terre s’est éteinte, un combat demeure

    Séna Alouka : une voix pour la Terre s’est éteinte, un combat demeure

    La disparition du Dr Séna Alouka laisse un grand vide dans la lutte environnementale au Togo et en Afrique, où son engagement en faveur de la jeunesse et de la planète aura profondément marqué les esprits.

    Le Togo et le mouvement environnemental africain sont en deuil. Séna Alouka, figure emblématique de la défense de l’environnement et fondateur des Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE), est décédé le 31 août 2026 à Créteil, en France, après plusieurs années marquées par la maladie. L’annonce de sa disparition, rendue publique ce 3 septembre, a suscité une profonde émotion dans les milieux associatifs et environnementaux.

    Pendant plus de deux décennies, Séna Alouka aura consacré son énergie à une cause qui dépassait largement les frontières du Togo : protéger la planète et donner à la jeunesse africaine les moyens de prendre part aux décisions qui engagent son avenir.

    Avec JVE, créée en 2001, il a contribué à faire émerger un vaste mouvement de jeunes engagés dans la protection des écosystèmes, l’agroécologie, la lutte contre le changement climatique et la justice climatique. Sous son impulsion, l’organisation s’est progressivement étendue à plusieurs pays africains et s’est imposée comme une voix de la société civile dans les débats environnementaux.

    Mais au-delà des organisations et des chiffres, c’est surtout un homme de conviction que beaucoup retiendront. Un homme qui croyait profondément à la jeunesse, à l’engagement citoyen et à la nécessité de faire de la défense de l’environnement une responsabilité collective.

    Des communautés locales aux grandes rencontres internationales sur le climat, Séna Alouka n’a cessé d’alerter sur l’urgence écologique et climatique qui frappe particulièrement l’Afrique. Son combat l’a conduit à porter la voix des jeunes et des populations vulnérables dans de nombreux espaces de plaidoyer.

    Aujourd’hui, sa voix s’est tue. Mais ses idées demeurent. À travers JVE, les jeunes qu’il a formés et les causes qu’il a défendues, Séna Alouka laisse un héritage qui continuera de vivre.

    Repose en paix, Dr Séna Alouka. La Terre que tu as tant défendue se souviendra de toi.

  • Komi Aziangbédé: « La jeunesse de Djagblé doit prendre toute sa place dans le développement local »

    Komi Aziangbédé: « La jeunesse de Djagblé doit prendre toute sa place dans le développement local »

    À l’occasion de la 44ᵉ édition de Djagblé Za, la jeunesse du canton a été appelée à prendre une part active au développement local. Pour Komi Aziangbédé, vice-président du comité d’organisation, cette implication passe par une prise de conscience, la responsabilité et la volonté de sortir de sa zone de confort. C’est ce qu’il résume dans l’interview ci-après.

     Monsieur le Président, pourquoi avoir organisé cette conférence à l’endroit de la jeunesse de Djagblé ?

     Cette conférence s’inscrit dans le cadre de la 44e édition de la fête traditionnelle Djagblé Za. Avec le comité d’organisation, nous avons voulu créer un espace d’échanges autour du rôle de la jeunesse dans le développement de notre localité. Notre objectif est d’amener les jeunes à prendre conscience de leur responsabilité et à devenir de véritables acteurs du développement local.

     Quels étaient les principaux sujets abordés au cours de cette rencontre ?

    Plusieurs questions importantes ont été abordées, notamment l’entrepreneuriat, le leadership, le développement local, la délinquance juvénile et le rôle de la mairie. Les échanges ont également permis aux participants de partager leurs expériences et de réfléchir aux solutions pouvant contribuer au progrès de Djagblé.

    Quelle place accordez-vous à la jeunesse dans le développement du canton ?

    La jeunesse représente une force essentielle. Aucun développement durable ne peut se faire sans sa participation. Les jeunes doivent donc sortir de leur zone de confort, prendre des initiatives et travailler avec les différentes forces vives de la localité.

    Des personnes ressources ont également participé à la rencontre. Quel a été leur apport ?

    Leur présence a été très enrichissante. Elles ont apporté leurs connaissances et leurs expériences dans différents domaines. Cela a permis aux jeunes de mieux comprendre les opportunités qui existent et les responsabilités qui sont les leurs.

    Quel message adressez-vous finalement à la jeunesse de Djagblé ?

    Je l’invite à une véritable prise de conscience. Nous devons être une jeunesse responsable, engagée et porteuse d’initiatives. Le développement de Djagblé est l’affaire de tous, mais la jeunesse doit en être l’un des principaux moteurs. Nous souhaitons également que ce type de conférence soit régulièrement organisé afin de contribuer au changement de mentalité.

  • Togo : deux réalisateurs français autorisés à quitter le territoire après leur détention

    Togo : deux réalisateurs français autorisés à quitter le territoire après leur détention

    Arrêtés le 27 juillet dernier au Togo, les réalisateurs français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani ont obtenu une mise en liberté provisoire, assortie d’une autorisation de quitter le pays. Une décision annoncée jeudi 3 septembre par le Quai d’Orsay.

    Le dossier connaît un dénouement qui apporte un « grand soulagement » aux proches des deux réalisateurs français détenus au Togo depuis fin juillet. Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani ont été placés en liberté provisoire le 1er septembre, avec l’autorisation de quitter le territoire togolais, a annoncé jeudi le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères.

    « Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, réalisateurs arrêtés au Togo le 27 juillet 2026, se sont vus signifier une décision de mise en liberté provisoire le 1er septembre, avec autorisation de quitter le territoire », a indiqué le Quai d’Orsay dans un communiqué. Une source diplomatique française a précisé qu’ils devaient regagner la France « dans les prochaines heures ».

    « C’est un grand soulagement pour leurs proches et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, qui s’est pleinement mobilisé pour ce dénouement », a ajouté cette même source.

    Une arrestation lors d’un tournage

    Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani avaient été arrêtés le 27 juillet dans le nord du Togo alors qu’ils réalisaient un épisode de Les routes de l’impossible, une série documentaire diffusée sur France Télévisions. Leur collaborateur togolais, Fred Vedomey, avait également été interpellé. Les trois hommes avaient ensuite été placés en détention à Lomé.

    En août, Sebastian Perez Pezzani avait bénéficié d’une remise en liberté sous contrôle judiciaire, notamment pour lui permettre de suivre des soins médicaux à Lomé. Son passeport avait toutefois été confisqué.

    Mardi soir, plusieurs médias togolais avaient rapporté que Gaël Mocaër et Fred Vedomey avaient également obtenu une liberté provisoire. Leur avocat, Me Martial Akakpo, avait confirmé cette information à l’AFP mercredi.

    Des accusations contestées

    Les trois hommes sont poursuivis par la justice togolaise pour « fausses déclarations », des accusations qu’ils contestent. Fin août, les autorités togolaises avaient indiqué que la justice disposait « d’indices graves » à leur encontre.

    Lomé leur reproche notamment « plusieurs irrégularités dans la préparation et l’exécution » de leur mission, ainsi que l’absence d’autorisations jugées nécessaires pour certaines activités. La société de production des réalisateurs affirme, de son côté, que l’équipe était en règle.

    L’utilisation d’un drone figure également parmi les éléments évoqués par les autorités togolaises, notamment dans le nord du pays, une zone confrontée depuis plusieurs années à une situation sécuritaire tendue.

    Depuis 2021, l’extrême nord du Togo est régulièrement confronté à des incursions de groupes jihadistes opérant depuis le Burkina Faso voisin. Ce contexte sécuritaire explique notamment la sensibilité particulière des activités de tournage et de prise de vues dans certaines zones du pays.

    La décision de mise en liberté provisoire permet désormais aux deux réalisateurs français de quitter le Togo, tandis que la procédure judiciaire engagée contre eux demeure distincte de cette mesure.

  • Togo : depuis la Chine, Dr Thon veut transformer la coopération économique en emplois pour les jeunes

    Togo : depuis la Chine, Dr Thon veut transformer la coopération économique en emplois pour les jeunes

    En séjour en Chine, le président de La Nouvelle Vision, Dr Kodjovi Atna Thon, a échangé avec le département économique de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Au cœur des discussions : l’investissement, les projets structurants et surtout la création d’emplois pour la jeunesse togolaise.

    La coopération internationale peut-elle véritablement changer le quotidien des populations ? Pour Dr Kodjovi Atna Thon, la réponse passe par une condition essentielle : faire déboucher les partenariats internationaux sur des projets économiques concrets. En Chine, le président du parti La Nouvelle Vision a porté cette vision lors d’une rencontre avec le département économique de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

    L’ancien candidat à la présidentielle togolaise entend ainsi inscrire la question de l’emploi des jeunes au cœur des stratégies de coopération. Pour lui, les relations internationales ne devraient pas se limiter aux échanges institutionnels ou aux déclarations d’intention. Elles doivent également permettre de mobiliser des investissements, des technologies, des compétences et des marchés au profit des économies locales.

    Des projets concrets plutôt que des promesses

    Au centre des échanges, une préoccupation : comment transformer les opportunités offertes par la coopération internationale en activités économiques capables de générer durablement des emplois ?

    Dr Thon mise notamment sur des secteurs considérés comme stratégiques pour le développement du Togo : agriculture et agro-industrie, transformation locale, industrie, énergie, infrastructures, numérique, logistique, formation professionnelle, services et commerce.

    Dans cette approche, la création d’emplois ne doit pas être considérée comme une politique isolée. Elle doit découler d’un environnement économique favorable à l’investissement et à l’entrepreneuriat.

    « Un projet bien conçu peut devenir une entreprise. Une entreprise peut créer une chaîne de valeur. Une chaîne de valeur peut créer des emplois », résume en substance l’approche défendue par le leader de La Nouvelle Vision.

    Faire de la jeunesse une force économique

    Pour Dr Thon, la jeunesse africaine ne devrait plus être uniquement perçue comme une catégorie bénéficiaire des politiques publiques. Elle doit devenir un acteur à part entière de la transformation économique.

    Cela suppose, selon cette vision, de faciliter son accès aux compétences, au financement, aux marchés, aux technologies et aux réseaux d’affaires. L’objectif est donc de passer de la simple « création d’emplois pour les jeunes » à la création d’un écosystème permettant aux jeunes de devenir eux-mêmes entrepreneurs, producteurs, innovateurs et créateurs d’emplois.

    Cette démarche rejoint une ambition plus large portée par La Nouvelle Vision : replacer l’économie au centre de l’action politique. Pour Dr Thon, la diplomatie et les partenariats internationaux doivent servir de leviers à l’investissement, au développement industriel, au transfert de technologies et à la formation.

    Vers un portefeuille de projets bancables

    L’un des principaux défis reste toutefois le passage des idées aux réalisations. La vision défendue en Chine appelle ainsi à identifier les secteurs prioritaires et à sélectionner des projets à fort impact susceptibles d’attirer les investisseurs.

    Études de faisabilité crédibles, plans d’affaires solides, gouvernance transparente et mécanismes de financement adaptés sont présentés comme des conditions indispensables.

    L’ambition affichée est de constituer progressivement un portefeuille de projets économiques « bancables », capables à la fois de répondre aux priorités nationales et d’intéresser les partenaires internationaux.

    À travers cette démarche, Dr Thon cherche à promouvoir une coopération internationale davantage tournée vers l’économie réelle. Pour La Nouvelle Vision, le véritable enjeu est désormais de transformer les partenariats en investissements, les investissements en entreprises et les entreprises en emplois, notamment pour la jeunesse togolaise.

  • Au Togo, le CAR dénonce deux « calvaires » : le sang manque, les diplômes se font attendre

    Au Togo, le CAR dénonce deux « calvaires » : le sang manque, les diplômes se font attendre

    À Ahépé, le Comité d’action pour le renouveau (CAR) a profité de sa rencontre politique du 29 août 2026 pour mettre en lumière deux difficultés qui touchent directement les populations : la pénurie de sang dans les hôpitaux et les lourdeurs dans la délivrance des diplômes et attestations.

    La situation des réserves de sang dans les formations sanitaires préoccupe le CAR. Dans un communiqué publié le 29 août à Ahépé, le parti appelle ses militants et l’ensemble de la population togolaise à faire don de leur sang. Il justifie cet appel par la pénurie constatée dans les hôpitaux et par le nombre croissant d’accidents de circulation, que le parti relie notamment à « l’état calamiteux » des routes.

    Pour le CAR, le sang constitue une ressource indispensable à la survie des accidentés et des personnes souffrant d’anémie. L’appel au don est ainsi présenté comme un geste de solidarité destiné à « sauver les vies » des personnes en détresse.

    Des poches de sang au cœur d’une vive dénonciation

    Au-delà de l’appel au don, le parti interpelle directement le gouvernement sur les conditions d’accès aux poches de sang. Il dénonce des pratiques de corruption dans les services concernés, estimant que certains usagers seraient contraints de soudoyer des agents avant d’obtenir satisfaction. Pour le CAR, « la vie humaine ne doit pas faire objet de marchandage ».

    L’éducation constitue l’autre dossier abordé lors du « Je dis politique » organisé à Ahépé. Sous le thème « La délivrance des diplômes et attestations au Togo : un calvaire ? », le CAR s’est intéressé aux difficultés rencontrées par les diplômés pour obtenir leurs documents officiels.

    Dapaong-Lomé, un parcours du combattant

    Le parti pointe particulièrement le cas des diplômes du CEPD et du BEPC, encore écrits à la main et délivrés uniquement au service des examens et concours. Pour un candidat résidant à Dapaong, cela implique plusieurs déplacements vers Lomé, avec les coûts de transport, les files d’attente et l’incertitude sur la disponibilité du document.

    Le CAR critique également les coûts et la centralisation des duplicatas et diplômes du BAC 2. Il propose notamment l’utilisation d’imprimantes adaptées, la décentralisation des demandes et retraits dans les régions et préfectures, ainsi que l’accélération de la digitalisation des services éducatifs.

    À travers ces deux sujets, le CAR met donc en avant une même préoccupation : faciliter l’accès des citoyens aux services essentiels, qu’il s’agisse de sauver une vie ou de permettre à un diplômé de faire valoir son parcours.

Radio Renouveau228

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