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Affaire Bitala Madjoulba : la Cour d’appel militaire alourdit les peines

La Cour d’appel militaire du Togo a rendu son verdict, vendredi 27 février, dans le procès en appel relatif à la mort du colonel Bitala Madjoulba. La juridiction a confirmé la décision de première instance, tout en alourdissant les peines infligées aux accusés, avec une augmentation moyenne de cinq ans d’emprisonnement.

Ce nouveau jugement vient clore un épisode judiciaire particulièrement suivi au Togo. En première instance, plusieurs accusés avaient été reconnus coupables dans cette affaire qui avait profondément marqué l’opinion publique et les rangs des forces armées. La Cour d’appel militaire, après réexamen des faits et des arguments développés par la défense et le ministère public, a estimé que les peines initiales devaient être revues à la hausse.

Des peines confirmées et aggravées

Dans sa décision, la juridiction a validé les déclarations de culpabilité prononcées en première instance. Toutefois, considérant la gravité des faits et les circonstances entourant la disparition du haut gradé, elle a jugé nécessaire de renforcer le caractère dissuasif des sanctions.

Selon des sources judiciaires, l’alourdissement des peines vise à tenir compte de nouveaux éléments d’appréciation et à affirmer l’autorité de la justice militaire. Les accusés voient ainsi leurs condamnations augmentées de cinq ans en moyenne, un signal fort envoyé par la Cour.

Une affaire sensible

La mort du colonel Bitala Madjoulba, officier supérieur respecté, avait suscité une vive émotion au sein de l’armée et dans la population. Les circonstances de son décès avaient conduit à l’ouverture d’une enquête approfondie, débouchant sur un procès en première instance, puis sur cet appel.

Tout au long de la procédure, les débats ont été nourris, les avocats de la défense plaidant tantôt l’innocence, tantôt l’atténuation des responsabilités. De son côté, le ministère public a soutenu la nécessité de sanctions exemplaires, au regard de la portée symbolique de l’affaire.

Un tournant judiciaire

Avec ce verdict du 27 février, la Cour d’appel militaire tourne une page importante du dossier. En confirmant la culpabilité des accusés tout en aggravant leurs peines, elle affirme sa volonté de garantir la discipline et la cohésion au sein des forces armées.

Reste désormais la possibilité, pour les condamnés, d’exercer d’éventuels recours prévus par la loi. En attendant, cette décision marque une étape décisive dans une affaire qui aura durablement marqué la justice militaire togolaise.

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