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  • ’’Togolais, ne laissons pas la colère détruire notre avenir’’

    ’’Togolais, ne laissons pas la colère détruire notre avenir’’

    La jeunesse ressent chaque jour le poids d’une vie de plus en plus chère, le vertige du chômage, les frustrations liées au manque d’infrastructures et de perspectives réelles.

    La jeunesse togolaise a mal.

    Elle regarde l’avenir avec inquiétude.

    Elle ressent chaque jour le poids d’une vie de plus en plus chère, le vertige du chômage, les frustrations liées au manque d’infrastructures et de perspectives réelles.

    Et elle a raison de s’indigner.

    Oui, la situation économique est difficile.

    Oui, l’État doit faire davantage.

    Oui, les réformes sont trop lentes pour répondre à l’urgence sociale.

    Mais dans cette légitime révolte, ne perdons pas la lucidité.

    Le chaos n’est pas une solution.

    Casser, brûler, diviser n’améliorera ni les prix des denrées, ni le taux d’emploi, ni l’accès à l’eau, à la santé ou à l’éducation.

    Le Togo a besoin d’un sursaut collectif.

    Il ne s’agit pas de minimiser les souffrances, ni d’ignorer les limites de l’action gouvernementale. Le gouvernement a amorcé des efforts  insuffisants, certes  mais existants.

    Des chantiers sont ouverts. Des erreurs aussi.

    Mais ce n’est qu’ensemble, dans un climat de stabilité, que nous pourrons aller plus loin.

    – Appelons à un dialogue plus franc, plus ouvert, plus inclusif.

    – Appelons à une jeunesse exigeante, mais constructive.

    – Appelons à une opposition vigilante, mais responsable.

    – Appelons à un gouvernement qui écoute, ajuste, corrige et agit avec courage.

    Il est temps de prendre de la hauteur.

    Notre avenir ne se bâtira pas sur les ruines d’une société fracturée par la violence.

    Le Togo n’a pas besoin de devenir le théâtre d’une déchirure nationale.

    Il a besoin de solidarité, de justice, de réformes courageuses mais surtout *”d’une JEUNESSE qui reste porteuse d’espoir, non d’embrasement.”

    – À ceux qui souffrent, nous devons une écoute vraie.

    – À ceux qui dirigent, nous devons exiger des réponses concrètes.

    Mais à nous tous, nous devons le devoir sacré de protéger la paix.

    – Car sans paix, pas d’avenir.

    – Sans stabilité, pas de progrès.

    Et sans union, pas de nation.

    Le Togo est notre bien commun. Ne le sacrifions pas.

     AZOUMAH Mohamed (Délégué National de la Jeunesse de l’UFC)

  • Togo: vingt ans, et après ?

    Togo: vingt ans, et après ?

    En Afrique de l’Ouest, hormis les régimes putschistes, il était un des rares à refuser la limitation (à deux) des mandats présidentiels. Pour continuer à diriger indéfiniment, sans passer pour le mouton noir du groupe, il a opéré un réaménagement cosmétique de la Constitution. À présent, ses adversaires attaquent ses résultats.

    Sous prétexte qu’il a échoué sur tous les plans, Faure Gnassingbé a été, ce 12 juin, sommé de démissionner, par l’opposition et la société civile. Cette injonction a-t-elle quelque chance d’être entendue par le dirigeant togolais ?

    Ce serait un miracle. Mais, comment reprocher à un peuple qui ne croit plus au pouvoir du bulletin de vote d’espérer un signe du ciel ? De la possibilité d’éconduire Faure Gnassingbé par les urnes, les Togolais, depuis longtemps, ont fait leur deuil. Il ne sait pas perdre ! Après tout, la réforme constitutionnelle contre laquelle protestaient les jeunes arrêtés la semaine dernière visait à perpétuer son bail aux commandes du Togo, en s’épargnant les accusations de mandats sans nombre. Ce serait véritablement un miracle, si, après toutes ces contorsions, il démissionnait, à la suite d’une simple injonction d’opposant. Tout comme il serait illusoire d’espérer le voir abandonner, par fierté, à cause de l’allusion à son bilan peu glorieux.

    Manque de légitimité, carences de la gouvernance, échec sur le plan économique, incapacité à offrir un modèle exemplaire aux jeunes générations… Le tableau dépeint par le professeur David Dosseh pour exiger sa démission est accablant. S’accrocher au pouvoir avec un tel bilan, corroboré, en plus, par certains membres de son propre camp, relève des motivations impénétrables. Il faut du courage, beaucoup de courage, pour renoncer au pouvoir.

    Peut-être croit-il que les opposants sont juste de mauvaise foi, et que ses anciens partisans sont aigris…

    Au-delà des opposants et des déçus de son propre camp, Faure Gnassingbé a un problème plus grave, qui est sous les yeux de tous : les performances plutôt étincelantes des pays voisins. Oublions le Burkina Faso, qui a ses problèmes, en plus d’être un pays enclavé, tributaire des États côtiers pour ses exportations et importations. À l’est, le Bénin, sur qui le Togo avait, dans les années 70 et 80, une avance certaine, accrue par les ravages de la Révolution marxiste, sous Mathieu Kérékou. Même les lycéens et collégiens béninois préféraient, à l’époque, aller terminer leurs études secondaires au Togo ou même plus loin. Après la Conférence nationale de 1990, le pays s’est relevé, progressivement. Mais, ces neuf dernières années, le Bénin s’est construit avec méthode, dans une modernité qui s’étend à tout le territoire national, pas seulement à  Cotonou et à Porto-Novo.

    D’aucuns évaluent, aujourd’hui, à un bon quart de siècle le retard qu’accuse le Togo par rapport au Bénin. Qui a, lui aussi, ses problèmes politiques. Mais, même ses plus féroces détracteurs reconnaissent à Patrice Talon d’œuvrer au mieux-être du Bénin et des Béninois. Rien à voir avec ce qu’une ancienne ministre des Armées, membre du clan au pouvoir à Lomé, qualifie de petits projets aux objectifs inavouables, vantés par une propagande dont l’unique finalité est la conservation de pouvoir.

    À l’ouest du Togo, le Ghana, on l’a souvent dit ici, rayonne plutôt. Est-ce bien cela ?

    Plus que jamais ! Un diplomate angolais, devenu ensuite ministre, raconte que dans les années 80, en poste à Accra, ils allaient, en fin de semaine, faire leurs courses et se détendre à Lomé. Aujourd’hui, lorsqu’ils ont besoin de détente, les Togolais qui en ont les moyens vont en villégiature au Ghana. Qui a, lui aussi, ses problèmes, mais avance de manière irréversible. On pourrait même poursuivre le voyage un peu plus loin, à l’ouest du Ghana, avec la Côte d’Ivoire, qui continue de se construire et d’impressionner.

    Il se trouve que les Togolais visitent ces États voisins, et n’ont donc nullement besoin de mauvaise foi pour constater que leur Togo, dans ce voisinage, est d’une anormalité d’autant plus triste que Faure Gnassingbé, arrivé au pouvoir à moins de 40 ans, aurait dû brûler, plus que tous, d’envie de très bien faire. S’accrocher au pouvoir n’est tolérable que si on s’applique, au moins, à faire le bonheur de son peuple. Mais toute boulimie de longévité au pouvoir qui se nourrit du mépris de ceux dont on accapare ainsi le destin est, au regard de l’Histoire, doublement coupable.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 15 juillet 2025 sur RFI

  • Togo : quelles sont les causes de la contestation citoyenne ?

    Togo : quelles sont les causes de la contestation citoyenne ?

    Le 6 juin, jour d’anniversaire du président Faure Gnassingbé, des Togolais ont bravé l’interdiction de manifester pour se retrouver dans les rues de Lomé. D’où vient la contestation ? Entretien avec Mohamed Madi Djabakaté, politologue et essayiste. 

    Mohamed Madi Djabakaté, vous êtes politologue et essayiste au Togo. Quelle est la situation sur place ? 

    Mohamed Madi Djabakaté,  politologue et essayiste : Il y a eu une montée d’adrénaline dans la nuit du 5 au 6 juin, les gens ont cru qu’ils allaient pouvoir manifester sans répression. Malheureusement ça n’a pas été le cas, mais ce 6 juin est un premier acte, il marque une rupture avec la peur. 

    Dans la rue, ce n’étaient pas que des leaders politiques classiques, mais aussi des Togolais ordinaires qui se sont retrouvés face à un système qui fait tout pour imposer le silence. Cette répression amène les gens à se dire : il faut parler, il faut agir, mais comment ? 

    Pourquoi parler de rupture ? 

    Mohamed Madi Djabakaté,  politologue et essayiste : Parce que la contestation a toujours été faite par la classe politique de l’opposition. Alors que cette fois, ce sont des gens issus de la société civile qui ont le courage de parler et de dénoncer. Que ce soit à Lomé, à l’intérieur du pays, ou dans la diaspora.  Et ils ont un canal via les réseaux sociaux surtout Tiktok. Les Togolais peuvent ainsi se partager leur vécu mais aussi se retrouver en ligne et partager ce qui ne va pas. Comme le social, le sanitaire, l’éducation, et la vie chère.

    Justement, quelles sont les revendications des Togolais ? 

    Ces derniers jours, il y a eu +12,5% d’augmentation des frais d’électricité, et les togolais ne l’ont pas digéré. Ils sont obligés de payer cher pour un service dont ils ne bénéficient pas en termes de qualité. Parce qu’il y a beaucoup de perte d’énergie, elle n’arrive pas à destination, et ce sont des pratiques qui permettent de pouvoir détourner des fonds. 

    Résultat : beaucoup de services en rapport avec l’électricité ont subi des augmentations. Les Togolais ont donc compris que la politique menée a un impact concret sur leur quotidien. Selon des analyses économiques, l’augmentation du prix de l’électricité pourrait entraîner une inflation de 10 à 15% dans les mois à venir.  

    Est-ce que la mobilisation vient surtout des jeunes ? 

    Pas que, mais ce sont eux qui sont sur le devant de la scène, c’est leur moment. Beaucoup n’ont pas eu de cadre approprié au Togo, ils ont dû s’enfuir et aujourd’hui ils osent donc dénoncer. D’autres jeunes n’ont plus de perspectives mais ne savent même plus où immigrer. Et la politique actuelle aux Etats-Unis est loin d’offrir des perspectives. 

    Le rappeur Aamron, très critique envers le pouvoir, a été arrêté il y a deux semaines. Il a présenté ses excuses sur Tiktok, mais selon son avocat, cela aurait été fait sous la contrainte. Qu’en pensez-vous ? 

    Aamron a contribué à accélérer l’indignation, c’est lui qui a suggéré la date du 6 juin. Il a proposé ironiquement aux jeunes de sortir dans la rue le jour de l’anniversaire du président Faure Gnassingbé. En ce qui concerne sa vidéo d’excuses, il suffit de la décoder pour comprendre. On voit son état physique, et qu’il fait ça sous la contrainte. 

    De toute façon, on connaît le système togolais et sa façon de faire. Ils ont cru que le fait qu’Aamron plie allait démobiliser les gens mais au contraire, ça a contribué à les exaspérer parce qu’ils ont vu que le régime garde les mêmes pratiques. L’indignation ne fait que monter, même si ça continue à aggraver la peur chez certains.   

    Malgré la peur, les Togolais ont quand même laissé exploser leur colère alors qu’ils n’avaient pas le droit de se rassembler ? 

    Beaucoup de Togolais ont ce dilemme : réagir aux violences. Ou continuer de maintenir une approche pacifique et restez soumis. Le terrain de prédilection du régime lui, reste le même : la violence. 

    Pensez-vous qu’on se rapproche d’une insurrection populaire comme en 2014 au Burkina Faso ? 

    Ce qui est sûr, c’est qu’un processus est enclenché et pas dirigé par une seule personne. C’est un conglomérat d’acteurs : certains dans le pays, mais aussi aux Etats-Unis ou en Europe et tous convergent à défier l’autorité en place. Les gens veulent voir Faure Gnassingbé dégager après 20 ans au pouvoir, et ils sont déterminés. 

    Source: TV5Monde/Afrique

  • Togo: important déploiement des forces de l’ordre à Lomé lors de manifestants contre le pouvoir

    Togo: important déploiement des forces de l’ordre à Lomé lors de manifestants contre le pouvoir

    À Lomé, au Togo, un important dispositif de sécurité a été déployé ce vendredi 6 juin lors de manifestations contre le pouvoir. Plusieurs journalistes ont été brièvement interpellés et obligés d’effacer les images tournées. Ces rassemblements, rares ces dernières années, dénoncent des arrestations ciblées, la hausse du prix du carburant et une récente réforme constitutionnelle renforçant le pouvoir du président Faure Gnassingbé.

    Nous y reviendrons plus en détails…

  • Au Togo, les municipales différées d’une semaine en juillet

    Au Togo, les municipales différées d’une semaine en juillet

    Initialement prévues le 10 juillet, les élections municipales au Togo ont été repoussées au 17 juillet à la demande de plusieurs acteurs politiques.

    Les élections municipales au Togo, initialement prévues le 10 juillet, ont été repoussées au 17 juillet sur demande de plusieurs acteurs politiques, a déclaré le gouvernement dans un décret consulté jeudi 29 mai au soir.

    « La date du scrutin est fixée au jeudi 17 juillet sur toute l’étendue du territoire national. Le corps électoral est convoqué pour cette même date », précise le ministère de l’Administration territoriale dans ce décret.

    Les acteurs politiques, réunis au sein du Cadre permanent de concertation (CPC) – une plateforme de discussion qui regroupe le parti au pouvoir et plusieurs partis de l’opposition – avaient demandé, lundi 26 mai, ce report, notamment, pour avoir plus de temps pour déposer leurs dossiers.

    Participation annoncée de partis d’opposition

    Ces municipales se tiendront avec la participation annoncée de plusieurs partis d’opposition dont l’Alliance nationale pour le changement (ANC, l’une des grandes formations politiques de l’opposition).

    Trois grands partis de l’opposition, l’Alliance nationale pour le changement (ANC), les Forces démocratiques pour la République (FDR) et la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) ont d’ores et déjà annoncé qu’elles boycotteraient le scrutin sénatorial. Dans un courrier adressé à la Commission électorale, l’ANC a justifié cette décision en maintenant « son ferme rejet de ce processus antidémocratique qui vise à installer une République illégale et illégitime ».

    « Les élections sénatoriales sont pipées d’avance parce que le régime […] a réussi, grâce à des fraudes électorales massives lors des élections communales de 2019 et régionales de 2024, à s’attribuer la quasi-totalité des conseillers municipaux et régionaux qui constituent le corps électoral », a quant à lui affirmé le FDR, lundi 10 février, dans un communiqué.

    Reste que quelques petits partis d’opposition, ainsi que le parti Alliance des démocrates pour le développement intégral (Addi) prendront, eux, part au scrutin.

    Le camp présidentiel se défend

    Mais pour le parti au pouvoir, ce nouveau système va permettre de réduire le poids du président de la République, d’offrir une plus grande stabilité politique au Togo, et une meilleure représentativité.

    « Le Sénat va contribuer à décentraliser le pouvoir public, en renforçant la participation des citoyens des collectivités à l’exercice du pouvoir politique », assurait par exemple Mazamesso Wella, chercheur en droit public à l’université de Lomé, dans un entretien à la chaîne de télévision nationale.

    Une fois le Sénat installé, Faure Gnassingbé pourra être officiellement désigné président du Conseil, et les députés et sénateurs éliront un président de la République sans réelle prérogative, pour un mandat de six ans.

    AFP

  • Drépanocytose, causes, traitement… Pr Magnang à cœur ouvert avec des membres du REMAPSEN-Togo

    Drépanocytose, causes, traitement… Pr Magnang à cœur ouvert avec des membres du REMAPSEN-Togo

    Une délégation du bureau national du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMASPEN) s’est rendue ce mercredi 21 mai  au Centre national de recherche et de soins aux drépanocytaires (CNRSD). Objectif, échanger sur les contours de de cette maladie qui tue beaucoup de Togolais en silence.

    Conduite par, Ambroisine Mêmèdé, la coordonnatrice du Remapsen-Togo, cette équipe a été reçue par le Professeur Hèzouwè Magnang, le Directeur du CNRSD.

    En effet, cette démarche  s’inscrit dans le cadre du programme  du réseau baptisé “Les Rendez-vous du Remapsen”. Elle est intervenue en prélude à la célébration de la journée mondiale de la drépanocytose, programmée sur chaque 19 juin, résume Mme Mêmèdé.

    Les visiteurs ont  abordé la thématique sous plusieurs angles, notamment, la définition de la drépanocytose, ses causes, ses symptômes, la prise en charge, les besoins en communication, entre autres.

    Pr Magnang a saisi cette occasion pour faire une brève présentation du Centre et ses actions. Les membres du réseau ont également pu en savoir plus,  sur la Journée mondiale de la drépanocytose.

    « Le professeur a salué l’initiative du réseau. Il a félicité les membres et les a encouragés dans leur  initiative de promotion de la santé », complète la coordinatrice du REMAPSEN-Togo.

  • Edem KODJO nous avait dit un matin de 3 août 2017 que l’Étoile Filante de Lomé, était…

    Edem KODJO nous avait dit un matin de 3 août 2017 que l’Étoile Filante de Lomé, était…

    Avant notre préambule le Chroniqueur aimerait sagement prévenir les dirigeants des Shooting Stars, leur entraîneur principal Samuel Ekoé Gale, l’ensemble du staff technique qu’il suffirait de deux contreperformances, et ils se dirigeraient dans l’abîme. D’où ils sont sortis la saison dernière. C’est juste une sérieuse mise en garde. Les Vivas Filantés sont actuellement classés 12e sur 14 protagonistes…

    PRÉAMBULE : Ceci est un important devoir d’un fervent Étoiliste !!! Avant de faire décortiquer aux lecteurs, ce que son excellence le Premier ministre a dit un matin de brise du 03 août 2017, au Comité Directeur de l’Étoile Filante de Lomé.

    Il faudrait d’abord savoir qu’à la réforme politique de l’an 1974, déguisée en réforme sportive, tous les clubs de Lomé, ont été bannis. Dyto, Étoile Filante, Modèle, Racing, Unisport et autre… Jusqu’à la fin de la Conférence nationale souveraine. Où le Shooting Star ressuscité, ne tarde pas à réitérer son habitude d’antan. Les Bleus de la capitale, à l’issue de leur première saison (1991-92), sont sacrés champions du Togo. Et doivent prendre part à la Coupe d’Afrique des clubs champions (actuelle Ligue des champions d’Afrique). Mais faute de finances et de ressources humaines de cette équipe et de l’organisation et de la préparation de cette compétition continentale, le fier aura, en plus de la belle allure des Bleus de la capitale s’en trouvent émiettés.

    Quand l’Étoile Filante d’antan, met en poche tout le Togo mais rate de peu d’être couronnée sur le continent

    Puis, le temps a passé. Les choses ont changé. Les périodes aussi… Puis un premier drame : cette finale perdue à l’aller de la Coupe d’Afrique des clubs champions, en mars 1969… Les poulains du coach togolais Oscar Anthony privé de son meilleur attaquant, Arisco Folly KUASSI (envoyé en France pour raison d’études par ses parents), et et surtout, d’un certain Dr Kaolo Edmond APETI en méforme (souffrant) et tombé en syncope la veille à Cotonou. Puisque la délégation du club champion togolais, devait transiter par la capitale de l’ancien Dahomey (actuel Bénin) le soir, avant de rallier Kinshasa la nuit. (Un témoignage du gardien Tommy Gelardo SYLVESTRE, dont l’un des deux latéraux somnolait en…pleine rencontre). Ce dernier rempart international, reçu à Radio Metropolys, le matin de la célébration officielle de la fin de sa carrière professionnelle de footballeur, organisée par son excellence le ministre Horatio FREITAS et quelques amis…

    L’autre drame plus grave, c’est celui intervenu au cours du début de l’année 2000 où le bus de l’équipe, se rendant à Sokodé, pour y disputer un match (5e journée) du championnat national de football de D1, n’ait pu aller au terme de sa mission d’affronter Sémassi FC. À une douzaine de kilomètres de la ville d’Atakpamé, précisément à Gléi, le véhicule fait un tonneau…réalisant un affreux accident. Dont le bilan fait 6 morts et 25 blessés graves. La mythique formation de la zone commerciale de la capitale ne s’en est pas remise. Et se retrouvera en deuxième division la saison suivante. Et pour pouvoir accéder encore à l’élite, il a fallu presqu’une éternité… Quitte aux dirigeants de faire en sorte de “bannir” définitivement ce retour en deuxième division.

    Une rencontre avec le Premier ministre en 2017

    Suite à sa promesse de rencontrer le CODINEF (Comité Directeur de l’Étoile Filante de Lomé), le Premier ministre Edem KODJO, en tant que Président d’honneur de ce club, a accordé une audience aux membres nouvellement élus de ce Comité. Une rencontre tenue à la Primature dans un temps de brise, le jeudi 03 août 2017. Le club de la zone commerciale de Lomé, faisait déjà près de 4 saisons en D2.

    C’est carrément, tout détendu et bien souriant que son excellence M. Edem Kodjovi KODJO, ouvre son bureau au président national Bouraima Yèkinou et sa suite… Et à part le Secrétaire général de la section football, Maître Adokoè AKUESSON et Dr Léontine NUTSIGBE, patronne du basketball empêchée aussi, les 10 autres membres du CODINEF ont répondu à l’appel du Premier ministre. Les salutations d’usage effectuées, le Conseiller chargé des affaires extérieures, M. David Kossi Reinhardt, prend la parole pour exprimer au nom des membres élus du Bureau directeur national de l’Étoile Filante de Lomé, “leur profonde gratitude” à M. Edem Kodjovi KODJO, “pour la promptitude, la chaleur de son accueil et sa disponibilité”.

    S’en suit une présentation de ses visiteurs, un à un, avant que le Premier ministre ne revienne sur certains moments forts du Shooting Star. “Plus qu’un club, l’Étoile Filante était plutôt un couvent. On y rentrait, et on n’en sortait plus. Même la simple idée d’en sortir n’effleurait personne, parce que, c’est un club qui savait procurer de la joie et du bonheur”. C’est ainsi que le président d’honneur a défini son club. Tout content du passé de cette formation et quelque peu nostalgique à un moment (silencieux durant deux minutes). Le Premier ministre ne s’est pas empêché de lancer ces phrases : “Je pense que la situation actuelle de notre club, et même du football togolais dans son ensemble, est due surtout, à cette réforme absurde de 1974. Les résultats obtenus ont été tout simplement négatifs”. Une thèse soutenue par le fait, dit-il a-t-il, qu’il regrette. Son souhait est que l’Étoile Filante redevienne très vite le club redoutable et redouté, qu’il était.

    Au Shooting Star, la discipline prévalait, et des prières sont répétitives

    C’est donc, dans cette lancée qu’avant de prendre congé du Premier ministre, le CODINEF a pu bénéficier d’une tranche de l’histoire de l’Étoile Filante : son incroyable organisation, les grandes rencontres bien négociées contre les clubs ghanéens réputés comme Asante Kotoko de Kumasi, Hearts of Oak d’Accra, et même congolais du… Tout-puissant Engelbert de Lubumbashi. Ce champion d’Afrique, humilié au stade omnisport Eyadema GNASSINGBÉ (4-1) en finale retour de la Coupe d’Afrique des clubs champions…

    M. Edem Kodjovi KODJO, pour clore la visite des membres du Comité Directeur des membres de l’Étoile Filante de Lomé née en 1932, a pensé envoyer ses félicitations à la présidente de la section Basketball du Shooting Star Dr Léontine NUTSIGBE, pour ses bons résultats ces dernières années… Le président d’honneur de ce vaste club, a en outre promis d’apporter son soutien au CODINEF, du moins sur certains plans : “Nous ne sommes pas aussi vieux que ça, et tant que nous tiendrons sur nos deux pieds, vous pouvez compter sur nous”, a-t-il affirmé aux élus bleus, en guise d’au revoir.

    Chronique de Yves de Fréau consultable sur sa page Facebook

  • Togo: premiers cas de Mpox détectés à Lomé, les autorités sanitaires en alerte

    Togo: premiers cas de Mpox détectés à Lomé, les autorités sanitaires en alerte

    Le Togo fait face à ses premiers cas confirmés de Mpox, une maladie virale également connue sous le nom de variole du singe. Trois cas, deux femmes et un homme, ont été confirmés dans la capitale, Lomé. Les autorités sanitaires togolaises ont rapidement pris des mesures pour limiter la propagation de cette maladie contagieuse.

    Le 16 mai 2025, le gouvernement togolais a officiellement annoncé la détection d’un premier cas de Mpox. Selon le communiqué, il s’agit d’une femme de 22 ans, résidant dans la région du Grand Lomé et actuellement hospitalisée dans un service spécialisé en maladies infectieuses.

    55 cas contacts

    Face à cette première alerte, le ministère togolais de la Santé a mis en place un dispositif d’isolement des patients afin de prévenir la transmission. Deux nouveaux cas ont été confirmés depuis. Au total, ils ont été en contact avec plus de 55 personnes, précise le professeur Anoumou Dagnran, coordonnateur du comité de riposte. Selon lui, trois quarts des malades ont présenté des lésions cutanées, notamment sur les paumes des mains.

    « Il faut isoler ces patients et c’est ce que nous avons fait depuis la découverte des premiers cas. C’est fondamental pour couper la chaîne de transmission », explique le professeur Dagnran au micro de notre correspondant à Lomé, Peter Sassou Dogbé.

    Le 16 mai 2025, le gouvernement togolais  a officiellement annoncé la détection d’un premier cas de Mpox. Selon le communiqué, il s’agit d’une femme de 22 ans, résidant dans la région du Grand Lomé et actuellement hospitalisée dans un service spécialisé en maladies infectieuses.

    55 cas contacts

    Face à cette première alerte, le ministère togolais de la Santé a mis en place un dispositif d’isolement des patients afin de prévenir la transmission. Deux nouveaux cas ont été confirmés depuis. Au total, ils ont été en contact avec plus de 55 personnes, précise le professeur Anoumou Dagnran, coordonnateur du comité de riposte. Selon lui, trois quarts des malades ont présenté des lésions cutanées, notamment sur les paumes des mains.

    « Il faut isoler ces patients et c’est ce que nous avons fait depuis la découverte des premiers cas. C’est fondamental pour couper la chaîne de transmission », explique le professeur Dagnran au micro de notre correspondant à Lomé, Peter Sassou Dogbé.

    Source: rfi.fr/fr

  • Togo-RA’ANA 2 ou l’exposition de la « Bonne cause » à Lomé

    Togo-RA’ANA 2 ou l’exposition de la « Bonne cause » à Lomé

    Sept (7) artistes plasticiens togolais sortent leurs pinceaux pour la « Bonne cause » dans le cadre d’une exposition collective dénommée RA’ANA (Nous voici).

    Les amateurs de l’art plastique ont encore une nouvelle occasion pour admirer les chefs-d’œuvre des artistes confirmés tels que  Kokou Ekouagou, Kenzo Afezuke, Markusspaness Pakai, Christelle Flagbo, Toikel T. Amah, Soussadema Tagba et Petit Picasso Tagba au Centre togolais des expositions et Foire (CETEF Togo 2000) à Lomé. Plus précisément à l’étage du pavillon Oti.

    Les œuvres présentées, comme le souligne le thème « Bonne cause », prônent la paix, le vivre-ensemble, le développement dans la quiétude.

    « Nous vivons dans un monde qui brûle et nous avons demandé à chaque artiste de créer des œuvres d’art qui sensibilisent le public à la paix ». Pour elle, la paix n’est pas l’absence de guerre ; elle vient de l’intérieur », résume Atafèinam Belei, la présidente de l’Association ART HERITAGE CULTURE, structure organisatrice de l’évènement.

    L’exposition,  dont le vernissage s’est déroulé le vendredi dernier, ne fait « que nous rappeler que rien de durable ne peut se construire sans la paix», rappelle Alexandre de Souza, le directeur général du CETEF. C’est cette paix que chacun des artistes véhicule à travers des œuvres exposées, enchaîne-t-il.

  • Municipales 2025 : la validation de tout format du certificat de nationalité porte (aussi) les griffes de la CNDH

    Municipales 2025 : la validation de tout format du certificat de nationalité porte (aussi) les griffes de la CNDH

    La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a obtenu, grâce au plaidoyer auprès des autorités compétentes, que les élections municipales du 10 juillet prochain ne soient pas réservées seulement aux candidats disposant de l’ancien format du certificat de nationalité togolaise, selon nos sources.

    Discrimination ?

    Alors qu’au départ la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a décidé que les candidats aux prochaines municipales composent leur dossier avec uniquement le nouveau format de la nationalité, certaines démarches ont permis à ce qu’elle revienne sur cette décision frisant l’exclusion.

    En effet, dans les conditions d’éligibilité telles que fixées par la CENI, figure la composition du dossier de candidature avec le nouveau format du certificat de nationalité togolaise. Ce qui, de fait, exclut un bon nombre de prétendants d’autant plus que plusieurs personnes dans le pays n’ont que l’ancien format.

    Des voix se sont levées contre cette mesure que d’aucuns qualifient de discrimination, empêchant le prochain scrutin d’être inclusif, selon eux.

    Plaidoyer

    Le tollé suscité par cette mesure pousse la CNDH, mécanisme national de promotion, de protection et de défense des droits de l’homme sur toute l’étendue du territoire national, à s’auto-saisir.

    Selon nos informations, elle s’est employée pour que les municipales de juillet respectent les règles standard, souhaitant qu’elles soient inclusives, apaisées et participent à l’enracinement de la démocratie dans le pays.

    C’est ainsi que l’institution incarnée aujourd’hui par Me Sanvee Kwao Ohini a fait des démarches auprès des pouvoirs publics dans ce sens. Un plaidoyer qui aboutit à la validation de tout format (ancien comme nouveau) du certificat de nationalité à mettre dans le dossier de candidature.

    Néanmoins,  « les candidats détenteurs de l’ancien format du certificat de nationalité togolaise doivent faire légaliser une copie dudit certificat pour le dossier de candidature », indique la CENI dans un communiqué en date du 16 mai 2025 et signée par son président Dago Yabré.

    La Commission nationale des droits de l’homme, souvent, fait des actions ou démarches qui restent discrètes pour une meilleure réussite de sa mission, celle de la défense et de la promotion des droits de l’homme sans distinction de sexe, de race, de religion, d’appartenance politique, etc.

    En rappel, la commission a pour missions, de promouvoir et protéger les droits de l’homme, protéger les défenseurs des droits de l’homme, prévenir la torture ou autres formes de traitements cruels, inhumains ou dégradants dans les lieux de privation de liberté ou tout autre lieu qu’elle aura identifié.

Radio Renouveau228

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