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  • Mafille Woedikou : de l’étoile togolaise à l’AS Cannes, un nouveau défi en France

    Mafille Woedikou : de l’étoile togolaise à l’AS Cannes, un nouveau défi en France

    Malgré son talent indéniable et ses nombreuses sélections avec l’équipe nationale féminine du Togo, les Éperviers dames, Woedikou n’a pas encore réussi à franchir le fameux “cap” qui lui permettrait de s’imposer durablement dans un club de très haut niveau en Europe.

    Dans le paysage du football féminin togolais, Mafille Woedikou s’est imposée comme l’une des figures les plus emblématiques de sa génération. Née à Lomé, Togo, Woedikou s’est d’abord forgée une réputation solide sur les pelouses de son pays natal où elle a été élue meilleure joueuse du championnat national avant de tenter l’aventure européenne.

    Depuis son arrivée en France en 2019, Woedikou a multiplié les clubs et les expériences, passant par l’ES Trois Cités Poitiers, l’AJ Auxerre, le FF Yzeure Allier Auvergne, puis le RC Strasbourg et le FC Nantes en Division 2 féminine. Ces années en France ont été marquées par des hauts et des bas, mais surtout par une persévérance hors du commun et une volonté de toujours progresser.

    Cette semaine, l’internationale togolaise a signé un nouveau contrat avec l’AS Cannes Football, club évoluant en Division 3 féminine française. La transaction a été officialisée par plusieurs sources sportives et sur les réseaux sociaux du club et de la joueuse elle-même, confirmant son arrivée dans l’équipe azuréenne pour la saison 2026.

    Pour Woedikou, ce transfert représente une nouvelle étape dans une carrière déjà bien remplie. À 31 ans, la Togolaise apporte non seulement son expérience, mais aussi sa capacité à faire la différence offensivement au sein d’un collectif en quête d’ambitions. L’AS Cannes, qui figure parmi les équipes leaders de son championnat, voit en elle une joueuse capable d’apporter de la profondeur au secteur offensif.

    Pourtant, malgré son talent indéniable et ses nombreuses sélections avec l’équipe nationale féminine du Togo, les Éperviers dames, Woedikou n’a pas encore réussi à franchir le fameux “cap” qui lui permettrait de s’imposer durablement dans un club de très haut niveau en Europe. En France, la majorité de ses expériences l’ont vue évoluer dans les divisions inférieures – D2 et désormais D3 – plutôt que dans l’élite du football féminin hexagonal. Ce constat soulève de nombreuses interrogations quant aux obstacles structurels et personnels auxquels les joueuses africaines doivent faire face pour intégrer les niveaux supérieurs du football européen.

    Le parcours de Woedikou illustre parfaitement cette réalité : une joueuse dotée d’un talent reconnu, régulièrement décisive avec son équipe nationale (elle compte plus de 14 buts en sélection), mais qui se heurte à un plafond de verre lorsqu’il s’agit de franchir un pas décisif vers les clubs les plus prestigieux.

    Les raisons de cette situation sont multiples. D’une part, la transition entre le football africain et européen exige une adaptation tactique et physique qui n’est pas toujours évidente. D’autre part, la visibilité moindre des joueuses évoluant en divisions inférieures rend plus ardues les opportunités de recrutement par les clubs de haut niveau. Enfin, les joueuses féminines africaines font souvent face à des défis culturels, linguistiques et logistiques qui peuvent freiner leur progression.

    Pour Mafille Woedikou, la signature à l’AS Cannes est l’occasion de relancer sa carrière et de démontrer que son talent ne se limite pas aux succès nationaux ou à l’échelon amateur/semiprofessionnel. En rejoignant un club ambitieux en D3 française, elle espère non seulement aider son équipe à atteindre ses objectifs de promotion, mais aussi attirer à nouveau l’attention de clubs plus importants.

    Alors que la saison bat son plein, tous les regards seront tournés vers cette joueuse togolaise qui, malgré les obstacles, continue de poursuivre son rêve, celui de briller au plus haut niveau du football féminin européen.

  • Gestion concertée de l’eau : Séna Alipui prend les rênes du Conseil des ministres de l’ABM

    Gestion concertée de l’eau : Séna Alipui prend les rênes du Conseil des ministres de l’ABM

    La gestion concertée des ressources en eau transfrontalières s’impose aujourd’hui comme un levier majeur de stabilité, de développement et de paix. Ce message fort a marqué l’ouverture, à Lomé, de la 8ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres de l’Autorité du Bassin du Mono (ABM). À cette occasion, le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, a rappelé l’enjeu stratégique que représentent le fleuve Mono et les aquifères partagés pour le Togo et le Bénin.

    Dans son intervention, nourrie par un diagnostic lucide et des perspectives d’action, le ministre a insisté sur la nécessité d’une gouvernance intégrée, équitable et durable. L’ABM, créée conjointement par Lomé et Cotonou, a précisément pour mission de prévenir les conflits liés à l’eau, d’harmoniser les usages, eau potable, agriculture, industrie et énergie, et de préserver les écosystèmes.

    Défis

    Le bassin du Mono couvre environ 24 300 km², dont près de 88 % se situent sur le territoire togolais, ce qui confère au Togo une responsabilité particulière dans la préservation de cette ressource vitale.

    Au terme des travaux, Séna Alipui a été porté à la présidence du Conseil des ministres de l’ABM, un mandat stratégique qui vient consacrer l’engagement du Togo en faveur de la coopération hydrique régionale. Cette nouvelle responsabilité l’expose toutefois à des défis majeurs. La pression démographique accrue sur les rives du Mono, les effets déjà perceptibles du changement climatique, alternance de crues et d’étiages sévères, ainsi que la concurrence entre usages productifs exigent des arbitrages éclairés et une coordination renforcée entre États et acteurs locaux.

    Parmi les acquis de cette coopération figure le barrage hydroélectrique de Nangbéto, mis en service en 1987 et géré par la Communauté électrique du Bénin (CEB). Symbole d’un partenariat gagnant-gagnant, l’ouvrage fournit de l’électricité aux deux pays tout en illustrant les bénéfices d’une gestion partagée des infrastructures hydrauliques.

    Urgence

    Pour le nouveau président du Conseil des ministres de l’ABM, l’urgence est désormais de consolider les mécanismes de financement, d’améliorer le partage des données hydrologiques et de renforcer la résilience des communautés riveraines. « Seule une gestion solidaire et coordonnée garantira la sécurité hydrique et un développement durable », a-t-il martelé en conclusion.

    À Lomé, la session de l’ABM aura ainsi consacré un leadership et tracé une feuille de route : faire de l’eau non pas un facteur de tension, mais un moteur de paix et de prospérité partagée dans le bassin du Mono.

  • FTF : et si l’option Samuel Ekoé Galé devenait une évidence ?

    FTF : et si l’option Samuel Ekoé Galé devenait une évidence ?

    La question revient avec insistance dans les débats autour de l’avenir de la sélection nationale togolaise : et si, pour une nouvelle fois, la Fédération togolaise de football (FTF) faisait le choix audacieux mais assumé d’un sélectionneur local pour diriger les Éperviers ? Alors que plusieurs noms sont cités pour succéder à Nibombé Daré, une autre option, plus discrète mais non moins crédible, mérite aujourd’hui une attention particulière : celle de Samuel Ekoé Galé.

    Ce débat n’est pas nouveau, mais il prend une résonance particulière dans un contexte où les résultats sportifs tardent à convaincre et où la construction d’un projet durable pour les Éperviers du Togo demeure un chantier inachevé. À travers le profil de Samuel Ekoé Galé, c’est toute la problématique de la confiance accordée – ou non – aux compétences locales qui se trouve posée de nouveau.

    Un technicien formé, diplômé et ancré dans les réalités locales

    Samuel Ekoé Galé n’est pas un inconnu du paysage footballistique togolais. Ancien joueur professionnel, il a progressivement construit sa reconversion dans le métier d’entraîneur, en misant sur la formation et la rigueur. Titulaire de la prestigieuse Licence UEFA Pro, le plus haut diplôme d’entraîneur reconnu au niveau international, il répond d’emblée à l’un des arguments souvent opposés aux techniciens locaux : celui du manque de qualification.

    Au-delà du diplôme, M. Galé a dirigé plusieurs clubs emblématiques du championnat national, dont AS OTR et Étoile Filante de Lomé. Il a également marqué les esprits lors de son passage à Kotoko de Lavié, où son travail méthodique et son approche pédagogique ont été salués. Autant d’expériences qui lui confèrent une connaissance intime des réalités du football togolais : contraintes financières, infrastructures limitées, gestion des jeunes talents, pression populaire et exigences institutionnelles.

    L’argument de l’inexpérience : un faux débat ?

    Les détracteurs de l’option Samuel Ekoé Galé vont avancer un argument récurrent : son manque d’expérience au plus haut niveau international. Un reproche qui, à bien y regarder, interroge davantage le système que l’homme lui-même. Comment acquérir de l’expérience si aucune opportunité n’est offerte ? Tous les entraîneurs aujourd’hui cités comme références, qu’ils soient africains ou européens, ont commencé quelque part. Aucun n’est né sélectionneur national.

    D’ailleurs, plusieurs techniciens étrangers passés par le banc des Éperviers découvraient eux aussi, parfois, le football africain ou les réalités spécifiques du Togo. Pourtant, la FTF n’a pas hésité à leur confier les rênes de la sélection. Pourquoi ce qui est toléré, voire encouragé, chez un expatrié devient-il rédhibitoire lorsqu’il s’agit d’un Togolais formé, diplômé et expérimenté localement ?

    Une opportunité provisoire, mais stratégique

    Certains observateurs avancent une proposition intermédiaire, empreinte de pragmatisme : accorder à Samuel Ekoé Galé une chance à titre provisoire, au moins jusqu’à l’issue de la prochaine fenêtre FIFA, prévue les 23 et 31 mars 2026. Cette période pourrait servir de test grandeur nature, permettant à la FTF d’évaluer concrètement ses capacités à gérer un groupe international, à préparer des matches officiels et à imposer une identité de jeu.

    Une telle démarche aurait le mérite de limiter les risques tout en envoyant un nouveau signal fort aux techniciens locaux : le mérite et la compétence peuvent ouvrir des portes. Dans un football togolais en quête de repères et de stabilité, ce pari mesuré pourrait aussi renforcer le sentiment d’appropriation nationale autour de la sélection.

    Et si le salut passait par un staff hybride ?

    À défaut de lui confier immédiatement les clés des Éperviers, d’autres voix plaident pour une solution tout aussi constructive : intégrer Samuel Ekoé Galé dans le staff technique du futur sélectionneur, quel qu’il soit. Cette approche permettrait à l’ancien entraîneur de Kotoko de Lavié de s’imprégner du fonctionnement d’une sélection nationale A, d’apprendre aux côtés d’un technicien plus expérimenté et de se préparer, à moyen terme, à prendre la relève.

    Une telle vision s’inscrirait dans une logique de continuité et de transmission, souvent absente dans la gestion des équipes nationales africaines. Former aujourd’hui le sélectionneur de demain, plutôt que de repartir à zéro à chaque changement, serait un signe de maturité institutionnelle pour la FTF.

    Au-delà d’un homme, une philosophie à assumer

    Le débat autour de Samuel Ekoé Galé dépasse largement sa personne. Il pose une question fondamentale : quelle place la FTF souhaite-t-elle accorder à l’expertise locale dans son projet sportif ? C’est vrai que le passage de Nibombé Daré, un local,  à la tête des Eperviers n’a pas donné les résultats escomptés. Mais miser sur un entraîneur togolais, c’est aussi parier sur une meilleure compréhension du championnat national, une relation plus naturelle avec les joueurs locaux et une communication plus fluide avec les acteurs du football national.

    Certes, le risque existe. Mais le risque n’est-il pas inhérent à toute décision sportive ? Continuer à chercher systématiquement la solution à l’extérieur n’a pas toujours garanti le succès. Peut-être est-il temps d’oser une autre voie

    Une chance à saisir, ou à regretter plus tard

    En définitive, la question mérite d’être posée sans passion mais avec lucidité : et si la Fédération togolaise de football faisait enfin de nouveau confiance à un sélectionneur local comme Samuel Ekoé Galé ? Qu’il s’agisse d’un intérim, d’une intégration dans le staff ou d’une nomination pleine et entière, les options existent.

    Ne pas tenter l’expérience, c’est aussi prendre le risque de freiner l’émergence d’une génération d’entraîneurs togolais pourtant formés, compétents et ambitieux. Donner une chance, en revanche, pourrait ouvrir une nouvelle page du football togolais, fondée sur la confiance, la transmission et la responsabilité. Et si le véritable tournant des Éperviers commençait justement par ce choix-là ?

  • SIAT 2026 : le Togo accélère vers l’avenir de la mobilité

    SIAT 2026 : le Togo accélère vers l’avenir de la mobilité

    Le Salon international de l’automobile du Togo (SIAT), un événement inédit qui ambitionne de structurer, dynamiser et projeter le secteur automobile togolais dans une nouvelle dimension régionale et internationale.

    Du 11 au 15 mars prochains, le Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF Togo 2000) accueillera la toute première édition du Salon International de l’Automobile du Togo (SIAT). Un événement inédit qui ambitionne de structurer, dynamiser et projeter le secteur automobile togolais dans une nouvelle dimension régionale et internationale.

    À l’origine de cette initiative, Steeven Amevor, un jeune promoteur à la vision claire et audacieuse. Partant d’un constat simple – l’absence d’un cadre fédérateur pour les acteurs de l’automobile au Togo – il a imaginé le SIAT comme une plateforme stratégique capable de réunir concessionnaires, institutions financières, assureurs, startups, investisseurs et grand public autour des enjeux de la mobilité moderne.

    Dans un contexte où le Togo renforce son positionnement logistique et économique en Afrique de l’Ouest, l’organisation d’un salon automobile international apparaît comme un levier pertinent. Le pays dispose d’atouts majeurs : une stabilité reconnue, un port autonome performant et une volonté politique affirmée de soutenir les secteurs porteurs. Le SIAT vient ainsi combler un vide, en offrant un espace professionnel de visibilité, de dialogue et de partenariats durables.

    Placée sous le thème évocateur « L’Afrique en mouvement, le Togo en pôle », cette première édition entend démontrer que la mobilité est au cœur du développement économique et technologique du continent. Concrètement, le salon ne se limitera pas à une exposition de véhicules. Il proposera des conférences de haut niveau sur la sécurité routière, l’innovation et les politiques de mobilité, des zones d’essais, un village dédié aux startups, ainsi qu’un espace emploi et formation, favorisant la montée en compétences des jeunes.

    Un accent particulier sera mis sur les véhicules électriques et hybrides. Espaces dédiés, démonstrations et panels thématiques permettront de sensibiliser le public et les professionnels aux enjeux de la transition énergétique, tout en explorant l’adaptabilité de ces technologies au contexte africain. Une démarche qui positionne le SIAT comme un salon résolument tourné vers l’avenir.

    Autre apport majeur : la présence annoncée de banques et de compagnies d’assurance. Des solutions de financement, de leasing et de crédit automobile seront proposées directement sur le site, facilitant l’acte d’achat et rapprochant l’offre des réalités du marché togolais.

    Au-delà des chiffres et des stands, le SIAT symbolise l’émergence d’une nouvelle génération d’initiatives portées par des jeunes leaders engagés. Avec ce projet novateur, AMEVOR Steeven démontre qu’il est possible de penser local tout en visant l’international. Le Salon International de l’Automobile du Togo s’annonce ainsi comme un rendez-vous structurant, appelé à devenir, au fil des éditions, un véritable pôle de référence pour la mobilité en Afrique de l’Ouest.

  • Éditions Continents, une référence née au Togo

    Éditions Continents, une référence née au Togo

    Dans un environnement où le secteur du livre reste confronté à de nombreux défis, Éditions Continents a fait le pari de la rigueur, de l’exigence éditoriale et de l’ouverture. Un pari audacieux qui, au fil des années, s’est transformé en succès tangible.

    Audace

    Créée en juillet 2011, reconnue officiellement en 2016, les Éditions Continents fait aujourd’hui figure d’exemple dans le paysage éditorial togolais et sous-régional. Fondée par Kodzo Adzewoda Vondoly, journaliste et écrivain, cette maison d’édition, bien que relativement jeune, a su rapidement trouver sa place dans le landerneau des éditions au Togo et au-delà.

    Dans un environnement où le secteur du livre reste confronté à de nombreux défis, faiblesse des circuits de distribution, accès limité aux financements, concurrence du numérique ou encore déficit de politiques publiques fortes, les Éditions Continents a fait le pari de la rigueur, de l’exigence éditoriale et de l’ouverture. Un pari audacieux qui, au fil des années, s’est transformé en succès tangible.

    Dès ses débuts, la maison s’est donné pour mission de promouvoir la littérature africaine sous toutes ses formes, sans se limiter à un genre ou à une nationalité. Romans, essais, poésie, ouvrages jeunesse, textes engagés ou réflexifs : le catalogue d’Éditions Continents se distingue par sa diversité et par la richesse des voix qu’il met en lumière. Des auteurs togolais bien sûr, mais aussi des écrivains venus d’autres pays de la sous-région et d’ailleurs, trouvent au sein de cette maison un espace d’expression crédible, professionnel et respectueux du travail intellectuel.

    Reconnaissance

    Cette ouverture éditoriale a permis aux Éditions Continents de s’inscrire rapidement dans une dynamique régionale. Ses ouvrages circulent, sont présentés dans des salons, des foires du livre et des rencontres littéraires en Afrique de l’ouest, contribuant ainsi au rayonnement de la littérature togolaise hors des frontières nationales. La maison ne se contente pas de publier : elle accompagne ses auteurs, valorise leurs œuvres et œuvre à leur visibilité, dans un écosystème où cela reste encore trop rare.

    La reconnaissance ne s’est pas fait attendre. Plusieurs publications issues d’Éditions Continents ont été saluées par des prix, distinctions et sélections littéraires, tant au niveau national que sous-régional. Ces récompenses, loin d’être anecdotiques, constituent une véritable preuve de la qualité du travail éditorial accompli. Elles témoignent de la pertinence des choix opérés, de la qualité des textes publiés, mais aussi du sérieux du processus éditorial mis en place par la maison.

    À travers ces distinctions, c’est toute une vision de l’édition qui est consacrée : celle d’un travail patient, exigeant, respectueux des auteurs et des lecteurs. Une vision qui tranche avec une certaine précipitation parfois observée dans le milieu, et qui confère à Éditions Continents une crédibilité durable.

    Perspectives

    Au cœur de cette réussite se trouve la figure de son fondateur et directeur. Kodzo Adzewoda VONDOLY, fort de son expérience de journaliste et d’écrivain, connaît les réalités du terrain, les exigences de l’écriture et les attentes du lectorat. Cette double casquette lui permet de porter un regard lucide et engagé sur le monde du livre en Afrique. Sous sa direction, la maison s’est dotée d’une ligne éditoriale claire, ambitieuse et cohérente, tout en restant attentive aux évolutions du secteur.

    Mais l’ambition de Kodzo Adzewoda VONDOLY ne s’arrête pas là. Conscient des enjeux culturels, éducatifs et symboliques du livre, il s’emploie activement à faire des Éditions Continents une maison incontournable dans la sous-région, voire à l’échelle du continent africain. Cela passe par le renforcement des partenariats, l’élargissement du réseau de distribution, l’amélioration constante de la qualité graphique et éditoriale des ouvrages, mais aussi par une présence accrue dans les grands rendez-vous littéraires africains.

    À travers Éditions Continents, c’est une certaine idée de la culture et de la transmission qui se dessine : celle d’une Afrique qui écrit, qui se raconte elle-même, qui pense son présent et son avenir à travers le livre. Une maison jeune, certes, mais déjà solidement installée, portée par une vision claire et un engagement constant.

    Aujourd’hui, les Éditions Continents n’est plus seulement une promesse. Elle est une réalité éditoriale respectée, un acteur crédible du monde du livre, et un symbole de ce que l’audace, le travail et la passion peuvent produire lorsqu’ils sont mis au service de la culture. Et tout indique que le meilleur reste à venir.

  • Le groupe culturel togolais ADEPOMA séduit à la 39ᵉ Surajkund International Crafts Mela à New Delhi

    Le groupe culturel togolais ADEPOMA séduit à la 39ᵉ Surajkund International Crafts Mela à New Delhi

    Le groupe culturel togolais ADEPOMA a brillé sur la scène internationale à l’occasion de la 39ᵉ édition du Surajkund International Crafts Mela, l’un des festivals les plus réputés au monde pour la promotion de l’artisanat et des traditions culturelles.

    Organisé du 31 janvier au 15 février 2026 près de New Delhi (Inde), cet événement annuel attire des délégations et artistes de nombreux pays, désireux de valoriser leur patrimoine culturel à une échelle planétaire.

    Invité d’honneur cette année, ADEPOMA a présenté une série de performances traditionnelles captivantes, mêlant danses, chants et rythmes enracinés dans la culture togolaise. Les prestations ont mis en lumière la richesse artistique et identitaire du Togo, soulignant l’importance de la transmission des savoirs ancestraux dans un contexte de mondialisation culturelle.

    Dans le cadre de cette participation, l’ambassadeur indien au Togo, S.R.H. Fahmi, a rencontré la troupe avant son départ pour l’Inde afin de leur adresser ses encouragements et de souligner l’impact positif de telles initiatives pour renforcer les liens culturels bilatéraux.

    Surajkund Mela offre une plateforme d’échanges privilégiée entre artisans, artistes et visiteurs du monde entier. En plus des spectacles vivants, le festival présente des métiers d’art traditionnels, des expositions artisanales, des ateliers et des échanges interculturels riches. Il s’agit d’une vitrine unique pour les expressions artistiques authentiques et la diplomatie culturelle.

    La participation de ADEPOMA à cet événement renforce non seulement la visibilité du patrimoine togolais, mais encourage aussi une nouvelle génération d’artistes à valoriser et préserver les traditions locales tout en dialoguant avec le monde

  • Avec HopeMax, l’art devient langage de l’âme

    Avec HopeMax, l’art devient langage de l’âme

    Maximilienne Misiratou Salawou alias HopeMax ne partage pas simplement des œuvres : elle livre des fragments de son monde intérieur. Artiste habitée par une profonde sensibilité, elle inscrit sa démarche dans une quête sincère où chaque création devient un espace de dialogue entre l’âme et la matière.

    À travers ses tableaux, elle dévoile une vision singulière de l’art, pensée comme un puissant moyen d’expression, de transmission et d’inspiration.

    Chez Maximilienne Misiratou Salawou, la création artistique naît d’une énergie intérieure intense. Formes, textures et couleurs s’entrelacent pour traduire des émotions profondes, parfois silencieuses, mais toujours vibrantes. Chaque œuvre est le reflet d’une recherche personnelle, d’un cheminement intime nourri par l’amour, la résilience et l’espoir. L’artiste ne peint pas seulement ce qu’il voit : il peint ce qu’il ressent, ce qui l’habite et ce qui le pousse à avancer.

    Présentée lors de HOPEMAX EXPO 2025, l’une de ses créations a marqué les esprits par la force de son message et la sincérité de sa démarche. Dans cet espace dédié à la créativité et à l’expression artistique, l’œuvre de HopeMax s’est imposée comme un langage universel, capable de connecter les âmes et de susciter une réflexion profonde chez le public. Loin d’une simple exposition, il s’agissait d’un véritable moment de partage, où l’émotion devenait le fil conducteur de la rencontre entre l’artiste et les visiteurs.

    « À travers mes tableaux, je révèle ce qui habite mon âme », confie l’artiste. Il explique puiser au plus profond de lui-même des énergies et des émotions pour créer des œuvres porteuses de sens, d’amour et de force. Son art se veut une invitation à l’évolution personnelle, à la résilience face aux épreuves et à l’avancée dans la vie. Chaque tableau transmet une énergie positive, un message d’espoir et de partage, permettant à chacun de s’y reconnaître et d’y trouver une source d’inspiration pour poursuivre sa propre lutte.

    Cette prise de parole artistique met en lumière l’importance de l’art comme outil de communion humaine. HopeMax invite le public à regarder autrement, à ressentir pleinement et à s’approprier le message porté par ses œuvres. Plus qu’une exposition, c’est une rencontre sincère, un moment d’échange authentique où l’émotion devient un langage commun.

    À travers son univers, HopeMax rappelle que l’art n’est pas seulement esthétique : il est une force vivante, un miroir de l’âme et un chemin vers la lumière. Une expérience artistique forte, appelée à marquer durablement celles et ceux qui s’y laissent toucher.

  • « Lettre d’une Africaine » : Kezita, quand le reggae devient prière et révolte

    « Lettre d’une Africaine » : Kezita, quand le reggae devient prière et révolte

    Avec « Lettre d’une Africaine », l’artiste togolaise de reggae Kezita signe l’un de ses titres les plus intimes et les plus bouleversants. Loin d’un simple morceau musical, cette nouvelle œuvre se présente comme une confession à cœur ouvert, née de la douleur, de la foi et d’un profond besoin de vérité.

    À travers cette chanson, la « Reggae Woman » du Togo, née Sandrine Ketoglo, transforme une épreuve personnelle en un cri universel, porté par la conscience et la spiritualité.

    Écrit dans la souffrance, « Lettre d’une Africaine » évoque la perte d’un être cher qui aurait pu être sauvé, les défaillances du système de santé, et plus largement les injustices qui frappent les plus vulnérables. Kezita y aborde, sans détour mais avec pudeur, la question des droits humains dans le milieu médical et les conditions de vie dans les hôpitaux africains. Le reggae, fidèle à sa tradition contestataire, devient ici un espace de dénonciation, mais aussi de guérison.

    Musicalement, le titre s’inscrit dans un reggae roots sobre et habité, laissant toute la place à la voix, aux mots et à l’émotion. Chaque phrase semble pesée, vécue, presque priée. Kezita ne cherche pas à séduire : elle témoigne. Elle écrit comme on survit, comme on se relève. Derrière la mélodie, on devine les brouillons, les silences, les larmes, mais aussi le lâcher-prise et la foi assumée en une force supérieure. « Le Saint-Esprit est puissant », confie-t-elle, rappelant que cette chanson est autant une offrande qu’un exutoire.

    Connue pour son engagement social et sa fidélité aux valeurs du reggae conscient, Kezita confirme avec ce nouveau titre son statut de voix singulière dans la musique togolaise. Depuis ses débuts, elle fait du reggae un outil d’éveil, de résistance et d’espérance, fidèle à la philosophie rastafari et aux idéaux de justice, de paix et de dignité humaine.

    « Lettre d’une Africaine » est dédiée à Dodo Adogli et à tous ceux qui sont partis trop tôt, injustement. En invitant le public à l’écouter « au calme », Kezita rappelle que certaines chansons ne s’entendent pas seulement avec les oreilles, mais avec l’âme. Une œuvre forte, nécessaire, qui confirme que lorsque la musique est sincère, elle devient mémoire, combat et prière.

    Kezita commence sa carrière très jeune, d’abord dans un groupe de danse à l’école, puis comme choriste au sein du collectif South Coast. Elle participe notamment au succès de « Une histoire banale », un titre populaire au Togo et dans la sous-région, avant de trouver sa voie en solo.

    Son premier album, So Real , sorti en 2010, est une déclaration d’intention. Composé de quatorze titres, il aborde les réalités sociales, politiques et économiques du Togo et de l’Afrique à travers un reggae ancré dans la conscience collective. Des chansons comme « Au carrefour », « Ghetto Girl » ou « Reggae Time » font écho aux défis quotidiens de la jeunesse togolaise- chômage, marginalisation, quête de sens- tout en les invitant à espérer et à persévérer.

  • Togo-Helly Gbene, entrepreneur engagé et stratège du développement

    Togo-Helly Gbene, entrepreneur engagé et stratège du développement

    Helly Gbene est une figure montante du paysage entrepreneurial togolais, reconnu pour son dynamisme, son expertise en développement des entreprises et son rôle de CEO du Cabinet d’Ingénierie de Formation & Consulting – IF&C Togo (IF&C), une structure qu’il a positionnée comme un acteur majeur de la formation professionnelle, du consulting stratégique et de l’accompagnement des entreprises au Togo et en Afrique.

    Jeune leader, Helly Gbene s’est forgé une réputation non seulement dans le conseil aux organisations mais aussi comme promoteur de l’entrepreneuriat et du développement durable. Par sa vision, il cherche à impulser un nouveau paradigme d’action économique au Togo, où l’innovation, la compétitivité et la transformation sociale se conjuguent pour répondre aux défis structurels du pays.

    Une vision stratégique pour les entreprises et la jeunesse

    À la tête d’IF&C, Helly GBENE agit comme un éclaireur stratégique pour les dirigeants d’entreprises, les jeunes porteurs de projet, et les dirigeants institutionnels. Il encourage notamment les PME/PMI à adopter des pratiques de gouvernance modernes, à utiliser les nouvelles technologies,, comme l’intelligence artificielle, et à s’inscrire dans une dynamique de compétitivité durable.

    Son approche transcende le simple accompagnement business : elle intègre des enjeux sociaux, culturels et technologiques. Sous sa direction, IF&C a organisé à Lomé, entre autres initiatives, une formation internationale sur l’intelligence artificielle appliquée à l’entreprise, en collaboration avec des experts suisses. Cette formation vise à équiper les cadres, dirigeants et entrepreneurs africains des outils pour intégrer efficacement l’IA dans leurs organisations, en tenant compte des réalités économiques locales.

    Plaidoyer pour une économie inclusive et territoriale

    Helly GBENE ne se limite pas à la sphère privée : il s’exprime également sur les grands enjeux économiques nationaux et africains. Dans plusieurs tribunes et prises de position, il met en avant l’importance de repenser les modèles de gouvernance, de renforcer l’autonomie des territoires ruraux et de promouvoir un développement inclusif. Il souligne que l’avenir économique passera par la valorisation des communes rurales comme moteurs de croissance — une approche qui, selon lui, peut réduire les déséquilibres et stimuler l’innovation locale.

    Le jeune togolais défend également l’idée d’une souveraineté économique lucide, invitant les décideurs publics et les acteurs privés à se baser sur des données fiables et une stratégie claire pour renforcer la résilience économique du Togo : numérisation de la fiscalité, réforme des subventions, investissements dans l’agro-industrie et mobilisation des recettes sont ainsi au cœur de ses propositions.

    Entrepreneuriat chrétien et leadership éthique

    Engagé dans la promotion de valeurs sociales et éthiques, Helly GBENE est également à l’origine de rencontres qui réunissent jeunes entrepreneurs et décideurs chrétiens. À travers des événements comme la Rencontre des Jeunes Entrepreneurs & Décideurs Chrétiens (RJEDC), il vise à créer des espaces de réflexion stratégique et d’action pour l’autonomisation des jeunes et la redynamisation de l’église dans l’économie.

    Ces plateformes visent à encourager une culture entrepreneuriale chrétienne forte, où l’innovation, l’éthique professionnelle et l’impact social sont des moteurs de développement. Elles favorisent également le réseautage, le partage d’expériences et l’accès aux opportunités pour les jeunes entrepreneurs.

    Helly GBENE incarne une nouvelle génération de leaders africains qui conjuguent vision stratégique, innovation et engagement social. À la tête d’IF&C Togo, il œuvre pour l’autonomisation des jeunes, la transformation des entreprises locales et l’intégration des nouvelles technologies dans l’économie africaine. Son travail s’étend de la formation à la réflexion politique, faisant de lui un acteur influent dans le débat sur l’avenir économique du Togo et du continent.

  • Opus Academy offre à Lomé un grand concert classique gratuit

    Opus Academy offre à Lomé un grand concert classique gratuit

    La scène culturelle togolaise s’apprête à vibrer au rythme de la musique classique. L’École de musique Opus Academy annonce l’organisation d’un événement musical 100 % gratuit à Lomé, dans le cadre du Festival International MasterPiano. Un rendez-vous d’exception qui se tiendra le mercredi 25 février 2026 au Palais des Congrès de Lomé, avec la participation annoncée de la Philharmonia de Lomé pour un concert d’une heure promettant intensité et raffinement artistique.

    Pensé comme une célébration de l’excellence musicale et de l’ouverture culturelle, ce concert réunira trois formations majeures : l’Orchestre philharmonique de l’École de musique Opus Academy, le chœur Amazing Voice et le chœur Émeraude. Ensemble, ces ensembles porteront une vision commune de la musique : exigeante dans sa technique, collective dans son esprit et profondément émotive dans son rendu. Le public est ainsi invité à vivre une expérience sonore rare, où la rigueur de l’interprétation se mêlera à la puissance des voix et à la richesse orchestrale.

    Placée sous le parrainage du Ministère de la Culture, du Tourisme et des Arts, cette initiative bénéficie également du soutien de l’Ambassade de France et de la collaboration du Conservatoire de Caen. Ces partenariats confèrent au projet une dimension internationale affirmée, tout en garantissant un haut niveau de qualité artistique et pédagogique. À travers ce festival, Opus Academy confirme son rôle moteur dans la promotion de la musique savante au Togo et son engagement en faveur de l’accès du plus grand nombre à la culture.

    Un programme musical de prestige

    Au cœur de ce concert figure une œuvre majeure du répertoire romantique : la Messe en Sol majeur de Franz Schubert. Cette composition emblématique, reconnue pour sa profondeur spirituelle et son équilibre subtil entre orchestre et chœurs, promet un moment d’une grande intensité émotionnelle. L’interprétation de cette pièce par des musiciens et choristes réunis pour l’occasion s’annonce comme un temps fort du calendrier culturel togolais.

    Informations pratiques

    • Date : Mercredi 25 février 2026
    • Lieu : Palais des Congrès de Lomé
    • Mise en place du public : 18h30
    • Début du concert : 19h00 précises

    Les organisateurs insistent sur le respect strict des horaires, condition essentielle pour préserver la qualité acoustique et la magie du spectacle. Une fois le rideau levé, l’expérience musicale commence. Opus Academy donne ainsi rendez-vous au public pour une soirée où la musique classique se fera accessible, vivante et profondément partagée.

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