Étiquette : Médias

  • Le SYNJIT “met en garde” ceux qui menacent “de mort” le journaliste Roger Amemavoh

    Le SYNJIT “met en garde” ceux qui menacent “de mort” le journaliste Roger Amemavoh

    Après qu’il a fait un reportage sur le conflit foncier à Latékopé, le journaliste Roger Amemavoh fait l’objet de “menaces de mort et intimidations”, alerte le Syndicat des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) et “met en garde”.

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    (Menaces de mort et intimidations contre le journaliste Roger Amemavoh : Le SYNJIT met en garde)

    LOMÉ, le 15 février 2026 – Depuis la publication par « Capture MEDIA » d’un reportage consacré au conflit foncier et à la détresse des femmes à Latékopé, le Syndicat des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) a appris avec une vive inquiétude que l’auteur de l’enquête, Roger Amemavoh, est la cible de violentes hostilités de la part de certains acteurs de cette crise.

    Fidèle à sa mission de protection des professionnels des médias, le SYNJIT a recueilli le témoignage du journaliste. Roger Amemavoh, faisant l’objet d’intimidations constantes et de menaces de mort, affirme avoir rarement été confronté à un tel déchaînement de violence.

    Le SYNJIT condamne avec la plus grande fermeté ces agissements.

    Le journaliste Roger Amemavoh

    Bien que le Togo se présente comme une démocratie jouissant d’une presse diversifiée, nous observons malheureusement, depuis quelques années, une escalade insidieuse des atteintes à la liberté d’informer. Le journalisme togolais traverse une période sombre, fragilisant les derniers piliers d’une presse privée libre et indépendante.

    Le SYNJIT dénonce vigoureusement la multiplication des tentatives de bâillonnement visant les journalistes sur le territoire national. Il rappelle que la liberté de la presse est un pilier fondamental de l’État de droit, garant du droit à l’information et du pluralisme des opinions.

    Le SYNJIT exprime sa totale solidarité à Roger Amemavoh. Il prend publiquement à témoin les autorités sécuritaires du pays, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), ainsi que l’opinion nationale et internationale face à ces graves menaces.

    Fait à Lomé, le 16 février 2026

    Pour le Secrétaire Général

  • Si c’est un rêve…

    Si c’est un rêve…

    Merci ! Après dix-huit ans de présence sur cette antenne, cet édito est le dernier que vous proposez aux auditeurs de RFI. Alors, on va changer les habitudes. Plutôt que de vous poser la première question, je vous laisse ouvrir le bal…

    Dans la nuit du 26 au 27 octobre, ministres et dignitaires du régime se succèdent au Palais présidentiel, dans un incessant ballet de rutilantes berlines et de luxueux 4×4. Sur le visage des personnalités qui défilent se lit une certaine gravité, de la consternation, de l’inquiétude. On devine même, ici et là, une réelle angoisse. La capitale bruisse de folles rumeurs. La télévision nationale a positionné dans la cour du Palais son car-régie réservé aux grands événements. On attend une importante annonce présidentielle. Trois jours plus tôt, la proclamation annoncée des résultats avait été subitement reportée, à la demande, paraît-il, du chef de l’État, qui aurait exigé de son état-major la vérité des chiffres.

    À l’heure du journal télévisé du soir, un bandeau annonce aux téléspectateurs « un important événement ». 21 heures 20, le générique du JT démarre, répétitif, trois fois plus long que d’habitude. C’est alors qu’apparaît, pimpante et impassible, la présentatrice vedette.

    Et que dit-elle donc ?

    « Mesdames et messieurs, bonsoir. Un message solennel du président de la République ». Le drapeau au-dessus du Palais flotte au vent tout au long des soixante-huit secondes que dure l’hymne national. Debout derrière un pupitre, le visage à la fois grave et détendu, le chef de l’Etat démarre posément :

    « Chers concitoyens, vous avez voté le 12 octobre dans le calme et la sérénité, et je vous en félicite. Au regard des résultats de ce scrutin, j’ai le plaisir et l’honneur historique de vous annoncer que vous avez choisi pour conduire la destinée de notre chère patrie… ». La plupart croient alors rêver en entendant le président prononcer le nom de son ancien ministre et challenger, qu’il félicite avant de lui souhaiter plein succès dans la conduite de la nation. Alors qu’il invite le peuple à s’unir derrière l’heureux élu, on entend, dans le lointain, des clameurs, portées en écho par les sept collines qui enserrent la capitale. Les foules se déversent presque aussitôt dans les rues. Dans toutes les villes du pays, c’est la même liesse débordante. Comme les soirs de grande victoire de l’équipe nationale de football…

    Rassurez-nous ! C’est bien de la fiction, l’événement que vous évoquez là, n’est-ce pas ? Et cette équipe nationale, ne serait-ce pas Les Lions Indomptables ?

    Quelle perspicacité ! Pour le pire, l’Afrique est désespérément prévisible. Mais elle peut aussi surprendre, pour le meilleur. Il nous est souvent arrivé de dire ici que l’Afrique est le continent du pire et du meilleur. Le pire est toujours régulier, ponctuel. Quant au meilleur, il surgit à l’improviste, au moment où on l’attend le moins. Sur les faits que nous relatons, les Camerounais seront fixés dans les quarante-huit heures, et nous avec. Si c’est un rêve, il est assumé. Et si la réalité venait à nous contredire, nos certitudes d’espérance vaudront circonstance atténuante. Car, même lorsque sombre toute joie, nous avons le devoir de continuer à croire en ce continent. L’argent, la ruse et l’imposture n’auront pas le dernier mot !

    Il suffit de si peu, pour que le Cameroun renoue avec une dynamique positive. Paul Biya a beaucoup à se faire pardonner. Ce sera fait, s’il parvenait à s’extirper du guet-apens tendu par son propre entourage. Peut-être même retrouverait-il alors un peu de cette popularité immense qui a marqué son arrivée au pouvoir, il y a plus de quatre décennies.

    C’est, ici, le moment de dire merci aux auditeurs. Pour leur écoute vigilante. Pour leurs critiques, leur bienveillance. Je viens de vous, je vais vers vous. D’une manière ou d’une autre, nous nous retrouverons, pour continuer à penser cette Afrique qu’aucun de nous ne peut, seul, porter sur ses épaules.

    Dernière chronique de Jean-Baptiste Placca sur RFI du 25 octobre 2025

  • A Djagblé, REMAPSEN fait le suivi des plants mis en terre il y a un…

    A Djagblé, REMAPSEN fait le suivi des plants mis en terre il y a un…

    C’est à Djagblé, à 15 km au nord-est de Lomé, qu’une équipe de la section togolaise du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) a fait le suivi des plants qu’elle a mis en terre il y a an.

    Autour du marché de Djagblé et de la mosquée voisine change de couleurs avec les jeunes plants mis en terre en 2024. Hector Sann’do Nammangue, le patron de la commission Environnement du REMAPSEN, l’équipe a fait l’état des lieux ce samedi 10 mai dans un format d’engagement communautaire.

    Une occasion qui a, également, permis aux journalistes  présents  de faire passer des messages de sensibilisation. Il s’est agi, a insisté M. Nammangue, d’ « impliquer »  les populations locales dans la préservation de la nature, de sorte à «  la durabilité de nos initiatives ».

    Le REMAPSEN-Togo a aussi distingué ceux qui ont pris sur eux d’entretenir les plans. Une parmi eux, a été même nommée ambassadrice du réseau pour le marché de Djagblé. Objectif, les inciter à faire davantage.

  • Togo-Une délégation du REMAPSEN chez le ministre Foli-Bazi Katari

    Togo-Une délégation du REMAPSEN chez le ministre Foli-Bazi Katari

    Ambroisine Mêmèdé, la Coordonnatrice du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement au Togo (Remapsen-Togo) ,et son équipe ont été reçues par le Foli-Bazi Katari, le ministre de l’Environnement et des Ressources forestières.

    Le Rendez-vous de Remapsen Togo a été organisé ce mercredi 16 avril 2025 avec M. Foli-Bazi Katari, ministre de l’environnement et des ressources forestières.

    Mme Ambroisine Mêmèdé, la Coordonnatrice du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement au Togo (Remapsen Togo) et son équipe ont été reçues en audience pour aborder avec le ministre, la pertinente question de la protection de l’environnement.

    Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des actions que mène le réseau local pour renforcer sa visibilité, se rapprocher des sources d’information et solliciter le renforcement des capacités de ses membres et encourager la spécialisation.

    Plusieurs points ont fait l’objet de discussions : la campagne nationale de reboisement, l’importance des foyers améliorés, le changement climatique et la santé infantile, etc.

    M. Foli-Bazi a bien apprécié la démarche des membres du réseau et rassuré la coordonnatrice, de la disponibilité de toute son équipe pour pour une Fructueuse collaboration.

    “Nous sommes heureux de vous recevoir. L’affaire de l’environnement est une affaire de tous. C’est pour cela qu’il faut qu’on communique. Nous avons besoin de vous pour partager l’information avec la population… Nous avons envie de vous voir très active…”, a dit le ministre.

    REMAPSEN-Togo

  • Convention collective: SYNJIT en campagne d’information

    Convention collective: SYNJIT en campagne d’information

    Le Syndicat national des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) lance une grande campagne de vulgarisation du contenu de la convention collective, signée le 14 octobre 2022 après une décennie de lutte.

    Le SYNJIT lance une vaste campagne de vulgarisation du contenu de la Convention collective

    Le 14 octobre 2022 demeure désormais un jour marquant pour les professionnels des médias du privé au Togo. La corporation des journalistes et techniciens du privé a franchi un cap, celui de la signature de sa Convention collective (CC) après plus d’une décennie de lutte.

    Cette Convention collective applicable au secteur privé est entrée en vigueur depuis le début de l’année 2024. Cependant, dans le but de poursuivre la marche,  il urge de faire écho du contenu de cet important sésame, en vue de favoriser sa compréhension accrue auprès des journalistes indépendants et des employés. L’objectif est de garantir une mise en œuvre efficace et la défense des droits des professionnels des médias au Togo. 

    Dans cette veine, le SYNJIT lance une campagne de vulgarisation du contenu de la Convention collective afin de permettre aux hommes de la plume et du micro  de mieux s’en approprier.

    Pour amplifier l’impact et la portée de cette campagne, chaque trois jours, un article sur cette narration fera l’objet de publication sur la page Facebook du SYNJIT, également que sur les plateformes professionnelles des journalistes et sur les réseaux sociaux.

    « Cet exercice s’inscrit dans le prolongement des actions de l’ancien bureau de notre syndicat. Celui de veiller à ce que les journalistes puissent s’approprier le contenu de la Convention Collective et de se sentir véritablement concernés par ce qui s’y trouve. Nous avons entrevu et réussi à signer la Convention mais son application risque de longtemps être bercée par des promesses creuses. Nous avons besoin de toutes les forces vives pour que la lutte ne soit pas veine. Les journalistes togolais méritent de travailler dans les meilleures conditions et de bénéficier de toutes les commodités. Il faut déjà commencer par rappeler aux confrères que le contact entre eux et la Convention est inévitable pour une meilleure compréhension des enjeux liés à son application. Pour une corporation qui s’éveille, nous rejetons l’idée que la Convention collective obtenue après une décennie de lutte soit un mort née », a confié Narcisse Prince Agbodjan, SG du SYNJIT.

    En clair, trois fois par semaine, des articles y relatifs seront mis à la disposition des journalistes pour leur permettre d’une part, de s’y familiariser et d’autre part, d’exhorter les autres confrères à s’en procurer.

    Des interviews, publications d’articles et sorties médiatiques à la radio et sur les plateaux de télévision sont prévues pour expliquer aux journalistes, la nécessité de s’approprier le contenu cette parapluie et l’opportunité et de se mobiliser pour son application effective. Le SYNJIT souhaite surtout briser les préjugés autour de la Convention.

    Le bureau invite tous les journalistes indépendants à rejoindre cette dynamique pour un plein succès de cette campagne.

  • PARTENARIAT REMAPSEN-SPEAK UP AFRICA: des journalistes formés sur le rôle des médias dans la recherche, le développement et l’innovation en santé en Côte d’ivoire

    PARTENARIAT REMAPSEN-SPEAK UP AFRICA: des journalistes formés sur le rôle des médias dans la recherche, le développement et l’innovation en santé en Côte d’ivoire

    Du 30 janvier au 1er février derniers, une trentaine de journalistes ivoiriens ont participé à un atelier de formation à Abidjan sur le rôle des médias dans la Recherche-Développement et l’innovation en santé. Organisé par Speak Up Africa, en partenariat avec le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), cet événement avait pour objectif de fournir aux journalistes les outils nécessaires pour mieux comprendre l’importance de la recherche -développement et de l’innovation dans l’amélioration des systèmes de santé en Afrique.

    Animé par Mme Yaye Sophiétou Diop, Directrice du Partenariat et du Développement de Speak Up Africa, et Roxane Fian, Chargée de programmes, l’atelier a permis aux participants d’approfondir leurs connaissances sur les maladies tropicales négligées, des pathologies encore sous-estimées malgré leur impact considérable sur les populations vulnérables.

    Un plaidoyer pour un financement accumulé de la recherche en santé

    Lors de son intervention, Mme Yaye Sophiétou Diop a mis en avant l’importance d’un financement adapté pour la recherche médicale en Afrique. « Il est crucial que les pays africains disposent de solutions financières incitatives adaptées, afin de maintenir leurs experts sur place et de garantir un plateau technique approprié pour la santé de leurs populations », a-t-elle déclaré.

    Elle a également souligné que le financement de la recherche en santé en Côte d’Ivoire reste insuffisant, avec seulement 0,07 % du PIB alloué à la RD&I depuis 2016. En 2020, les dépenses publiques de santé représentaient 5,7 % du budget national, un chiffre bien inférieur aux 15 % recommandés par l’OMS dans la Déclaration d’Abuja. Malgré cette situation, la Côte d’Ivoire dispose d’atouts majeurs, notamment l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire (IPCI), l’Institut National de Santé Publique (INSP) et son implication dans des programmes régionaux et internationaux dédiés à la recherche et le développement en santé.

    Le rôle clé des médias dans la sensibilisation

    Les journalistes présents ont pris des engagements concrets pour produire du contenu médiatique visant à soutenir les efforts de plaidoyer pour un financement accumulé de la recherche et du développement. Bamba Youssouf, président du REMAPSEN, a insisté sur la nécessité pour les médias d’exercer pleinement leur rôle de sensibilisation : « Par vos productions et articles, vous devez tirer la sonnette d’alarme de manière collective pour attirer l’attention des gouvernants, du secteur privé et de la communauté. »

    Un engagement durable pour la santé en Afrique

    À l’issue de l’atelier, les participants ont reçu des certificats de participation, témoignant de leur engagement à promouvoir une couverture médiatique plus engagée et responsable sur les questions de santé en Afrique. Cette initiative marque une étape essentielle dans la mobilisation des médias en faveur d’un meilleur financement de la recherche et du développement en santé, contribuant ainsi à des politiques publiques plus efficaces et adaptées aux réalités du continent.

    Une cinquantaine de journalistes africains ont participé de façon virtuelle à cet atelier qui a aussi permis à Speak Up Africa de présenter ses domaines prioritaires.

    Une correspondance de Coulibaly Zié Oumar

  • Hélène Doubidji (EkinaMag): “Avec constance, pertinence et qualité de nos contenus, nous nous sommes imposés”

    Hélène Doubidji (EkinaMag): “Avec constance, pertinence et qualité de nos contenus, nous nous sommes imposés”

    Fondatrice d’EkinaMag www.ekinamag.com, le tout premier webmagazine féministe au Togo, Hélène Doubidji explique dans cette interview pourquoi elle a créé un média thématique dédié à la cause féminine, les défis auxquels ce journal en ligne fait face et surtout souligne sa particularité…

    Qu’est-ce qui vous a poussé à créer un média dédié uniquement à la gente féminine ?

    Depuis le début de ma carrière, je suis très intéressée par les questions qui touchent généralement la femme. Je faisais régulièrement des reportages sur les sujets relatifs à la femme pour TogoTopNews, le premier média dont je suis fondatrice, au point où mes collaborateurs disaient, en me taquinant que je féminisais le média.

    Pour rappel, avant même la mise en place d’EkinaMag, j’ai été sacrée lauréate du Grand prix régional du journalisme sensible au genre.

    En 2018, dans le cadre d’un projet de reportage sur les femmes portefaix du grand marché de Lomé, j’ai rencontré une fille de 14 ans qui a perdu tragiquement, lors d’un accident, ses deux parents. Confiée à une tante, elle a été abusée, violée, enceintée par le mari de cette dernière ; et s’est retrouvée ensuite dans la rue avec une grossesse puis son enfant, pour finalement devenir portefaix au Grand marché de Lomé.

    Très touchée par cette triste histoire, j’ai eu l’idée de mettre en place un media destiné exclusivement à parler de ces faits qui constituent un véritable crime passé sous silence et dont les survivantes sont méprisées et bannies. Mais il a fallu que je sois invitée en 2019 au Forum Media Développement à Paris, par CFI Medias, pour avoir le gros déclic de passer à l’action. Puisque, lors de cette rencontre internationale, nous avons discuté, entre autres, de la thématique « femme et médias ». Ce qui m’a permis d’avoir une orientation claire à donner à mon idée en gestation.

    Par ailleurs, il faut souligner que pendant l’élaboration du projet EkinaMag, nous avons fait une analyse du paysage médiatique local qui permet de dégager des constats suivants :

    • Les femmes ne s’expriment pas assez dans les médias au Togo
    • Elles apparaissent surtout en tant que victimes
    • Les femmes sont peu citées comme expertes, consultantes ou spécialistes dans les médias
    • Elles sont fortement impliquées plutôt dans les publicités et contenus à caractères sexistes
    • Leurs initiatives, réussites, réalisations, exploits, nomination aux postes de responsabilités s’arrêtent le plus souvent à un article ou une production factuelle
    • Les préoccupations féministes ne sont guère abordées par les médias dans une société caractérisée par les mœurs patriarcales et où les violences faites aux femmes sont dénoncées de façon récurrente par les organisations de femmes
    • Les sujets sur les femmes souvent traités dans les médias classiques concernent généralement : la commémoration des journées thématiques liées à la femme ; quelques comptes rendus d’activités des associations de femmes, du lancement des initiatives sur les femmes ; des articles à titre informatif comme par exemple les statistiques annuelles sur la grossesse en milieu scolaire, le pourcentage de filles passant les examens scolaires etc ; des sujets insolites et faits divers en lien avec la femme

    Ce tableau sombre nous a permis de nous rendre en compte une fois de plus de la nécessité de mettre en place ce média pour contribuer à rectifier le tir.

    Comment votre média a été accueilli au début de sa création ?

    Dès sa création, EkinaMag a été accueilli très favorablement. Nous avons officiellement démarré nos activités à l’époque par une série de portraits intitulée « Halte aux clichés, elles émergent dans un domaine dit masculin » et cette série a vraiment cartonné. Les différents portraits réalisés ont été massivement relayés sur les réseaux sociaux, ce qui nous avait permis de nous positionner en même temps. Au fil du temps, avec la constance, la pertinence des sujets traités et la qualité de nos contenus, nous nous sommes imposés rapidement.

     Qu’est-ce que vos articles apportent de plus dans la promotion des droits de la femme ?

    Faut-il le souligner, Ekinamag se veut un média 100% digital, engagé contre le sexisme et les violences basées sur le genre. Il s’agit d’un magazine qui met également en avant les avancées, réussites et initiatives des filles et femmes, tout en soulignant les défis et obstacles auxquels elles font face, et ce, dans toutes les sphères de la société. Nous traitons de pertinents sujets relatifs à la femme qui peinent à trouver échos dans les médias traditionnels. L’Objectif est de contribuer à l’égalité homme-femme, à l’émergence de la femme, à la promotion de ses droits, ainsi qu’à son plein épanouissement sur tous les plans, à travers la collecte, le traitement et la diffusion numérique de l’information.

    Les articles que nous publions apportent donc une perspective essentielle à la promotion des droits des femmes. Ils mettent en lumière des sujets souvent ignorés ou marginalisés par les médias généralistes, tels que les violences basées sur le genre, la santé sexuelle et reproductive, les discriminations etc. Ils permettent de déconstruire les stéréotypes et les normes sociales qui perpétuent les inégalités.

     Nos productions sont souvent axées sur l’éducation et le plaidoyer, incitant les lectrices et lecteurs à s’engager pour le changement. Ils proposent des outils, des ressources, et des exemples concrets pour comprendre et combattre les injustices. En somme, nos articles contribuent à sensibiliser, mobiliser et transformer les perceptions et les comportements, ce qui est important pour une avancée durable dans la lutte pour les droits des femmes et l’égalité des genres.

    Les difficultés sont-elles particulières parce qu’il s’agisse d’un média thématique dédié à la cause féminine ?

    Certes nous rencontrons des difficultés liées au secteur mais nous avons plusieurs autres défis spécifiques. On peut citer le cyber harcèlement et la violence en ligne, les défis de renforcement de capacité perpétuel de l’équipe de rédaction en raison de la complexité des thématiques abordées, les difficultés à attirer certains partenaires, car les thématiques abordées peuvent ne pas correspondre à leurs attentes etc.

    5Quelles sont vos perspectives dans un court, moyen et long termes ?

    Nos perspectives à court, moyen et long termes, c’est de nous développer davantage et devenir un acteur clé dans la transformation sociale en adoptant une stratégie cohérente, innovante et en phase avec nos valeurs.

  • Togo- Noël Kokou Tadegnon, célébré de son vivant

    Togo- Noël Kokou Tadegnon, célébré de son vivant

    Le journaliste reporter d’image (JRI) togolais Noël Kokou Tadegnon vient d’avoir son parcours, son expérience…gravés à jamais dans une biographie publiée aux Editions Continents.

    “JOYEUX JUBILÉ D’OR À NOËL KOKOU TADEGNON

    Dans tous les métiers, il y a toujours des exceptions.

    Au Togo, célébrer de leur vivant, les compatriotes talentueux qui sont des modèles et dont le travail suscite admiration et respect, c’est comme commettre un crime ou attendre une faveur de la part de ces derniers. D’où l’on attend qu’ils meurent avant de leur reconnaître le rôle qu’ils ont joué dans le processus de développement du pays, avec des éloges très souvent mensongers et des hommages hypocrites.

    Moi j’ai décidé de renverser l’ordre des choses pour dire à ces catégories de compatriotes dévoués dont les efforts restent louables, de leur vivant, l’impact de leurs sacrifices sur notre vie commune, en leur rendant hommage à travers ma modeste façon : écrire un livre pour les immortaliser. Et ceci, sans rien espérer d’eux.

    En ce jour spécial de la nativité, je rends un hommage vibrant à un aîné que j’ai vu à l’œuvre depuis mon entrée dans le paysage médiatique au Togo jusqu’à présent.

    À l’unanimité, presque tous les acteurs de la presse togolaise, notamment les journalistes, dont certains d’entre eux ont reconnu le travail de cet aîné respectueux, et se sont joints à moi pour lui rendre un hommage qu’il mérite bien.

    Et voici le moyen par lequel nous avons choisi de le lui démontrer.

    Noel Kokou Tadegnon est un modèle pour et de la presse togolaise et d’ailleurs qu’il a marqué et continue de marquer par son dynamisme et sa perspicacité légendaires.

    En ce jour où il compte les 50 bonnes années de son existence, j’annonce officiellement la sortie prochaine de l’ouvrage en son hommage, intitulé ”NOËL KOKOU TADEGNON, LE JOURNALISTE TOUT-TERRAIN, UN PARCOURS, UN EXEMPLE”, de 176 pages, consacrées à sa carrière d’homme de média de renom.

    Merci aux confrères, journalistes, Directeurs de Publication et acteurs de la presse, pour avoir accepté de se prêter à mon habituel jeu qui consiste à leur faire témoigner sur les sujets liés à cette noble corporation.

    Je veux bien citer et dire un sincère merci à ces confrères et consœurs qui ont contribué à cet ouvrage avec leurs témoignages poignants et vivants sur Noël Tadegnon : le doyen Docteur Amévi DABLA…”

    Sébastien Vondoly

  • Au Togo, la radio privée Victoire FM n’émet plus

    Au Togo, la radio privée Victoire FM n’émet plus

    Victoire FM, l’une des radios privées de Lomé la plus écoutée, a suspendu provisoirement ses programmes “en raison d’une panne technique imprévue”, indique sa direction dans un communiqué.

    Communiqué

    Chers auditeurs(trices) et partenaires,

    Nous vous informons que nos programmes sont temporairement suspendus en raison d’une panne technique imprévue. Nos équipes travaillent activement pour résoudre ce problème et rétablir nos émissions dans les plus brefs délais. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre fidélité.

    Nous vous tiendrons informés de l’évolution de la situation.

    La Direction

  • Au Togo, le SYNJIT en avant-garde des droits des journalistes

    Au Togo, le SYNJIT en avant-garde des droits des journalistes

    Le Syndicat national des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) a un nouveau patron: Narcisse Prince-Agbodjan. Il a été élu ce samedi 30 novembre lors d’un congrès électif ordinaire à Lomé.

    « Renforcer l’action syndicale et mobiliser pour l’application effective de la Convention collective d’octobre 2022 ». C’est le thème autour duquel s’est déroule le congrès électif ordinaire. Une rencontre qui permet de porter à la tête du SYNJIT le confrère Narcisse Prince-Agbodjan. Celui-ci et son équipe ont une feuille de route dont le contenu est ci-après.

Radio Renouveau228

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