Étiquette : France

  • Darmanin tend la main à Lomé

    Darmanin tend la main à Lomé

    Face à la montée des menaces sécuritaires en Afrique de l’Ouest, Paris et Lomé affichent une volonté commune de renforcer leur coopération judiciaire et stratégique.

    La coopération entre le Togo et la France dans les domaines judiciaire et sécuritaire connaît un nouveau coup d’accélérateur. En visite de travail, le ministre togolais de la Justice, Pacôme Yaovi Adjourouvi, a été reçu par son homologue français, Gérald Darmanin, pour des échanges centrés sur les défis sécuritaires et la consolidation des relations entre les deux pays.

    La rencontre, marquée par une poignée de main chaleureuse devant les drapeaux togolais, français et européen, a été rendue publique par Gérald Darmanin sur son compte X (anciennement Twitter). Le garde des Sceaux français a salué « un échange » avec le ministre togolais autour de « la coopération judiciaire entre nos deux pays », avant d’insister sur les enjeux liés « au terrorisme et aux ingérences ».

    À travers cette déclaration, Paris affiche clairement sa volonté de renforcer son partenariat avec Lomé dans un contexte régional particulièrement sensible. Depuis plusieurs années, le Togo fait face à une pression sécuritaire croissante dans sa région septentrionale, confrontée à la menace des groupes armés actifs au Sahel. Les autorités togolaises ont multiplié les initiatives pour renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité, tout en consolidant les dispositifs judiciaires de lutte contre le terrorisme.

    La France, de son côté, cherche à maintenir une coopération stratégique avec plusieurs États ouest-africains malgré les bouleversements géopolitiques observés dans la sous-région. Dans plusieurs pays du Sahel, les relations avec Paris se sont fortement dégradées ces dernières années, ouvrant une période de recomposition diplomatique. Dans ce contexte, le Togo apparaît de plus en plus comme un partenaire stable et pragmatique aux yeux des autorités françaises.

    Au-delà des questions sécuritaires, cette rencontre traduit également une volonté de renforcer les échanges techniques entre les systèmes judiciaires des deux pays. La coopération pourrait concerner plusieurs domaines, notamment la formation des magistrats, la lutte contre la criminalité transnationale, la cybercriminalité ou encore le partage d’expertise judiciaire.

    La présence des drapeaux européens lors de cette rencontre n’est pas anodine. Elle illustre aussi l’intérêt croissant des partenaires européens pour la stabilité du golfe de Guinée, devenu un espace stratégique dans la lutte contre l’expansion des menaces terroristes vers les pays côtiers.

    En affichant publiquement son soutien au Togo, Gérald Darmanin envoie ainsi un signal politique fort : face aux défis sécuritaires et aux tentatives de déstabilisation, Paris entend maintenir une coopération étroite avec Lomé.

  • Mali : Paris appelle au départ

    Mali : Paris appelle au départ

    La France a officiellement recommandé à ses ressortissants de quitter le Mali, dans un contexte sécuritaire jugé de plus en plus préoccupant.

    Cette décision, annoncée par les autorités françaises, s’inscrit dans une dynamique de dégradation continue de la situation dans le pays sahélien, marquée par des tensions politiques persistantes et une recrudescence des violences.

    Le ministère des Affaires étrangères de France invite ainsi les citoyens français encore présents sur le territoire malien à organiser leur départ « dans les meilleurs délais ». Les déplacements non essentiels vers le Mali sont également fortement déconseillés. Cette mise en garde reflète les inquiétudes de Paris face aux risques sécuritaires accrus, notamment dans certaines régions où les groupes armés restent actifs.

    Depuis plusieurs mois, les relations entre Bamako et Paris se sont fortement détériorées, entraînant une réduction progressive de la présence française. Le retrait des forces militaires françaises, autrefois engagées dans la lutte contre le terrorisme, a contribué à redessiner l’équilibre sécuritaire dans le pays.

    Par ailleurs, les autorités françaises soulignent que les capacités d’assistance consulaire sur place pourraient être limitées en cas de crise majeure. Cette situation renforce l’urgence pour les ressortissants de prendre les dispositions nécessaires afin de garantir leur sécurité.

    Cet appel au départ s’ajoute à une série de mesures similaires prises par d’autres pays occidentaux, témoignant d’une inquiétude partagée quant à l’évolution de la situation au Mali.

  • Barrot à Lomé : le retour stratégique de Paris ?

    Barrot à Lomé : le retour stratégique de Paris ?

    Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a entamé jeudi soir une visite officielle au Togo, marquant un moment diplomatique rare. À Lomé, il a rencontré le président Faure Essozimna Gnassingbé ainsi que son homologue Robert Dussey. Cette visite constitue la première d’un ministre français des Affaires étrangères depuis une décennie, dans un contexte géopolitique en pleine recomposition.

    Dès son arrivée, Jean-Noël Barrot s’est entretenu avec le chef de l’État togolais. À l’issue de cette rencontre, il a souligné l’importance de renouer un dialogue au plus haut niveau. Selon lui, l’absence prolongée d’une telle visite relevait d’une « anomalie », au regard de l’histoire et de la profondeur des relations entre Paris et Lomé. Le président Faure Gnassingbé, pour sa part, n’a pas fait de déclaration publique.

    Cette visite intervient alors que les relations entre les deux pays ont connu des tensions récentes. En juin 2025, les autorités togolaises avaient suspendu pendant trois mois la diffusion de France 24 et de Radio France Internationale, accusées de diffuser des informations jugées inexactes au sujet de manifestations dans la capitale. Cet épisode avait illustré un refroidissement notable entre les deux partenaires.

    Au-delà du bilatéral, les échanges portent sur des enjeux régionaux majeurs. Le rôle du Togo dans la médiation en Afrique centrale, notamment dans la région des Grands Lacs, a été au cœur des discussions. Lomé a en effet été désignée par Union africaine pour faciliter le dialogue autour du conflit en République démocratique du Congo et dans les pays voisins. Une mission diplomatique de premier plan qui confère au Togo une visibilité accrue sur la scène continentale.

    La situation au Sahel constitue également un axe central des discussions. Le Togo, confronté à des incursions jihadistes dans sa partie nord, suit avec attention l’évolution sécuritaire dans cette zone instable. Par ailleurs, Lomé a récemment affiché son ambition de jouer un rôle de passerelle entre la communauté internationale et les régimes militaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger, réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), dont les orientations diplomatiques se rapprochent de la Russie.

    Enfin, les discussions ont débordé le cadre africain. Jean-Noël Barrot a évoqué les crises internationales, notamment en Iran, ainsi que les tensions persistantes au Proche et au Moyen-Orient. Autant de dossiers qui illustrent la volonté de Paris et Lomé de maintenir un dialogue stratégique élargi.

    Cette visite pourrait ainsi marquer un tournant dans les relations franco-togolaises, à un moment où les équilibres diplomatiques se redessinent en Afrique de l’Ouest.

  • Jean-Noël Barrot au Togo : Lomé au centre des enjeux diplomatiques

    Jean-Noël Barrot au Togo : Lomé au centre des enjeux diplomatiques

    À quelques jours de l’arrivée de Jean-Noël Barrot à Lomé, les enjeux dépassent largement le cadre d’une simple visite officielle. Entre rivalités d’influence, repositionnement stratégique de la France et montée en puissance diplomatique du Togo de Faure Gnassingbé, ce déplacement s’annonce comme un moment clé dans un contexte régional sous haute tension.

    Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’apprête à effectuer ces 23 et 24 avril une visite très attendue à Lomé. Un déplacement qui, au-delà de son caractère protocolaire, révèle les recompositions en cours sur l’échiquier diplomatique ouest-africain, où le Togo s’impose de plus en plus comme un acteur pivot.

    Ce premier séjour du chef de la diplomatie française intervient dans un contexte géopolitique particulièrement sensible. Il survient notamment quelques semaines après une série d’initiatives diplomatiques menées depuis Lomé autour de la crise dans la région des Grands Lacs, où Faure Gnassingbé joue un rôle de médiateur au nom de l’Union africaine. La France a d’ailleurs affiché son soutien à ces efforts, soulignant l’importance d’une solution politique et coordonnée à cette crise régionale .

    Mais cette visite ne peut être dissociée d’un autre élément clé : la concurrence d’influence entre puissances étrangères sur le continent africain. La récente présence à Lomé de responsables russes, dont le ministre de la Défense Andreï Belousov, illustre cette dynamique. Comme Paris, Moscou cherche à maintenir des relations solides avec les autorités togolaises, dans un contexte où plusieurs pays du Sahel ont déjà réorienté leurs alliances stratégiques.

    Face à cette nouvelle donne, la diplomatie française tente de réaffirmer ses positions sans rompre les équilibres. Les échanges récents entre Jean-Noël Barrot et son homologue togolais Robert Dussey témoignent d’une volonté de maintenir un dialogue constant, notamment sur les questions sécuritaires et régionales . Au cœur des discussions : la stabilité en Afrique de l’Ouest, la crise dans l’Est de la RDC, mais aussi les enjeux globaux comme le climat ou la gouvernance internationale .

    Cette visite intervient également dans un climat plus nuancé sur le plan bilatéral. La coopération sécuritaire entre Paris et Lomé, bien qu’ancienne, connaît un certain ralentissement, sur fond de critiques et d’interrogations en France comme au Togo . Dans ce contexte, le déplacement du chef de la diplomatie française pourrait servir à redéfinir les contours de cette relation, en l’adaptant aux réalités actuelles.

    Pour Lomé, l’enjeu est clair : consolider son statut de plateforme diplomatique crédible et incontournable. En accueillant des initiatives internationales et en multipliant les partenariats, le Togo confirme sa stratégie d’ouverture et de diversification. Pour Paris, il s’agit de rester un partenaire influent dans un pays qui, sans rompre avec ses alliés traditionnels, élargit progressivement son champ de coopération.

    In fine, cette visite de Jean-Noël Barrot pourrait bien marquer une étape importante dans la redéfinition des relations franco-togolaises. Entre coopération, concurrence et diplomatie d’équilibre, Lomé s’affirme plus que jamais comme un carrefour stratégique où se croisent les intérêts des grandes puissances.

  • Entre vie et deuil : le témoignage poignant de Clarisse Agbégnénou

    Entre vie et deuil : le témoignage poignant de Clarisse Agbégnénou

    La judokate franco-togolaise Clarisse Agbégnénou traverse l’une des périodes les plus bouleversantes de sa vie. Entre la naissance récente de son deuxième enfant et la disparition brutale de son père, la championne olympique s’est confiée avec une rare émotion sur cette succession d’événements aussi intenses que contrastés.

    Quelques semaines seulement après avoir donné naissance à son second enfant, la sportive de haut niveau a été frappée par un drame familial. Son père, Victor Agbégnénou, qu’elle décrivait comme un soutien indéfectible, est décédé début avril 2026. Une perte d’autant plus difficile qu’elle intervient dans un moment censé être synonyme de joie et de renouveau.

    Dans ses confidences, l’athlète évoque un choc profond. Très attachée à son père, elle souligne le rôle essentiel qu’il a joué dans sa carrière et dans sa vie personnelle. Elle le qualifiait notamment de « plus grand fan caché », toujours présent dans l’ombre mais déterminant dans ses succès.

    Ce contraste saisissant entre bonheur et douleur marque un tournant dans son parcours. D’un côté, la naissance de son enfant, qu’elle a accueillie avec émotion après avoir choisi de ne pas connaître son sexe avant l’accouchement ; de l’autre, le deuil soudain d’un proche aimé. Une dualité qui illustre la fragilité des équilibres personnels, même pour les figures publiques les plus accomplies.

    Malgré cette épreuve, Clarisse Agbégnénou fait preuve d’une résilience remarquable. La sextuple championne du monde de judo affirme vouloir poursuivre sa carrière au plus haut niveau, notamment en visant les Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Elle envisage même de combattre en hommage à son père, transformant ainsi sa douleur en moteur.

    Habituée aux défis sur les tatamis, la judokate démontre une nouvelle fois sa force mentale hors compétition. Entre maternité et deuil, elle incarne une femme debout, confrontée aux réalités de la vie, mais déterminée à continuer d’avancer.

    Ce témoignage, à la fois intime et universel, rappelle que derrière les médailles et les performances se cachent des trajectoires humaines, faites de joies intenses et de pertes irréparables.

  • France : Kwami Agbegna, l’homme fort de Provin

    France : Kwami Agbegna, l’homme fort de Provin

    La commune française de Provin a renouvelé sa confiance à un élu pas comme les autres. Kwami Agbegna, togolaise d’origine,  a été réélu dès le premier tour des municipales de 2026 avec plus de 61 % des suffrages, confirmant son ancrage solide dans cette ville du nord de la France. Une victoire nette qui consacre à la fois un parcours personnel exemplaire et une gestion municipale jugée efficace.

    Un parcours forgé entre le Togo et la France

    Né au Togo, Kwami Agbegna incarne l’une des réussites emblématiques de la diaspora africaine en Europe. Arrivé en France à seulement 9 ans, il grandit dans l’Hexagone, où il construit progressivement sa vie personnelle et professionnelle.

    Originaire notamment de Mission Tové, dans la commune de Zio 2, il reste profondément attaché à ses racines togolaises, une identité qu’il assume pleinement tout en étant un acteur engagé de la vie publique française.

    Son parcours est souvent cité comme un exemple d’intégration réussie : celui d’un enfant immigré devenu maire d’une commune européenne. À travers lui, c’est aussi l’image d’un Togo dynamique et présent dans la diaspora qui s’illustre.

    Chef d’entreprise et élu local

    Dans la vie civile, Kwami Agbegna est chef d’entreprise, un statut qui renforce son image de gestionnaire pragmatique et proche des réalités économiques.

    S’il n’existe pas de détails publics très précis sur son cursus universitaire, son profil laisse apparaître un niveau d’études solide, adossé à une expérience professionnelle concrète. Cette double compétence – économique et politique – a largement contribué à bâtir sa crédibilité auprès des habitants.

    Avant de devenir maire, il a également occupé des fonctions locales, notamment comme adjoint, ce qui lui a permis de maîtriser les rouages de la gestion municipale et de gagner progressivement la confiance de la population.

    Une victoire écrasante dès le premier tour

    Le scrutin municipal de 2026 à Provin n’a laissé place à aucun suspense. À la tête de la liste « Continuons ensemble, plus forts », Kwami Agbegna a obtenu 61,25 % des voix dès le premier tour, contre 38,75 % pour son principal adversaire.

    Ce score lui a permis de décrocher la majorité des sièges au conseil municipal (22 sur 27), assurant ainsi une gouvernance stable pour son nouveau mandat.

    Cette réélection dès le premier tour est d’autant plus significative qu’elle traduit une adhésion massive des électeurs à son action.

    Pourquoi une telle confiance des électeurs ?

    Plusieurs facteurs expliquent ce succès électoral :

    Une gestion jugée efficace

    Les habitants de Provin semblent avoir apprécié la continuité et la stabilité dans la gestion municipale. La reconduction du maire sortant traduit une satisfaction globale vis-à-vis des politiques menées.

    Un ancrage local fort

    Bien que d’origine togolaise, Kwami Agbegna est profondément enraciné dans sa commune. Ayant grandi à Provin, il en connaît les réalités sociales et économiques, ce qui renforce sa proximité avec les citoyens.

    Une image de rassembleur

    Sa liste, intitulée « Continuons ensemble, plus forts », met en avant une vision collective et inclusive. Cette approche semble avoir séduit un électorat en quête d’unité plutôt que de confrontation.

    Une crédibilité personnelle

    Son parcours, mêlant réussite professionnelle et engagement politique, lui confère une légitimité particulière. Il apparaît comme un homme d’expérience, capable de gérer efficacement les affaires locales.

    Une figure de la diaspora togolaise

    La réélection de Kwami Agbegna dépasse le cadre local. Elle résonne jusqu’au Togo, où elle est perçue comme une source de fierté nationale.

    Dans la lignée d’autres figures comme Kofi Yamgnane, il incarne une génération d’élus d’origine africaine qui s’imposent dans les institutions européennes par leur travail et leur engagement.

    Un mandat sous le signe de la continuité

    Fort de cette victoire dès le premier tour, Kwami Agbegna entame un nouveau mandat avec une légitimité renforcée. Dans une commune de près de 4 400 habitants, les attentes restent élevées, mais la confiance accordée par les électeurs constitue un socle solide.

    Entre enracinement local et héritage togolais, le maire de Provin s’impose désormais comme une figure politique durable, symbole d’une double appartenance réussie et d’un leadership fondé sur la proximité et l’efficacité.

  • Lionel Jospin s’éteint, la gauche en deuil

    Lionel Jospin s’éteint, la gauche en deuil

    La disparition de Lionel Jospin marque la fin d’une époque pour la vie politique française. Figure majeure de la gauche républicaine, il s’est éteint à l’âge de 88 ans, laissant derrière lui un héritage dense, fait de convictions, de réformes et d’un sens aigu de l’État.

    Né le 12 juillet 1937 à Meudon, Lionel Jospin s’impose très tôt comme un intellectuel engagé. Membre du Parti socialiste, il gravit les échelons jusqu’à en devenir l’un des piliers. Mais c’est surtout à Matignon, entre 1997 et 2002, qu’il imprime durablement sa marque. À la tête d’un gouvernement de cohabitation, il conduit des réformes emblématiques, dont la mise en place des 35 heures, la couverture maladie universelle ou encore le pacte civil de solidarité (PACS).

    Homme de rigueur et de discrétion, Jospin cultivait une certaine idée de la politique, fondée sur la probité et le refus du spectacle. Son style, parfois jugé austère, contrastait avec une époque déjà en quête de communication et de mise en scène. Pourtant, ses partisans saluent aujourd’hui sa cohérence et son attachement aux valeurs républicaines.

    Sa défaite au premier tour de l’élection présidentielle de 2002, face à une montée inattendue de l’extrême droite, reste un tournant majeur. Cet épisode l’avait conduit à se retirer brutalement de la vie politique active, dans un geste qui avait surpris autant qu’il avait marqué les esprits.

    Avec sa disparition, c’est une certaine conception de la gauche et du pouvoir qui s’éloigne. Lionel Jospin laisse le souvenir d’un homme droit, profondément attaché à la justice sociale et à l’intérêt général. Une page de l’histoire politique française se referme.

  • France : mort tragique d’un étudiant togolais de 23 ans

    France : mort tragique d’un étudiant togolais de 23 ans

    La nouvelle s’est répandue comme une onde de choc au sein de la diaspora togolaise en France. Gnintou Job Akpelie-Appotou, étudiant togolais de 23 ans, est décédé le mardi 10 mars 2026, laissant derrière lui une communauté étudiante profondément bouleversée.

    Selon plusieurs sources concordantes, le jeune homme poursuivait ses études à l’Université d’Isara à Lyon, où il était inscrit en troisième année. Arrivé en France au début de l’année académique dans l’espoir de bâtir un avenir prometteur, il n’aura malheureusement pas eu le temps d’achever son parcours universitaire.

    Un rêve interrompu brutalement

    Pour sa famille et ses proches, la disparition de Gnintou Job Akpelie-Appotou est vécue comme un véritable drame. Comme de nombreux jeunes Africains partis étudier à l’étranger, il portait l’espoir d’une réussite académique et professionnelle capable de changer le destin de toute une famille.

    Son décès, survenu dans la ville de Lyon, reste entouré d’interrogations. À ce stade, les circonstances exactes de sa mort n’ont pas encore été officiellement précisées, laissant place à la stupeur et à la tristesse au sein de la communauté togolaise en France.

    Sur les réseaux sociaux, de nombreux compatriotes, amis et camarades d’études ont exprimé leur émotion, rendant hommage à un jeune homme décrit comme discret, travailleur et plein d’avenir.

    La solidarité s’organise

    Face à ce drame, la solidarité s’organise rapidement. L’association des étudiants togolais en France a lancé une cagnotte solidaire afin de soutenir la famille du défunt. L’objectif est de collecter les fonds nécessaires pour rapatrier le corps au Togo et couvrir les frais liés aux obsèques.

    Pour les initiateurs de cette mobilisation, il s’agit d’un geste de fraternité mais aussi d’un devoir moral envers un compatriote parti à l’étranger avec des rêves et des ambitions.

    Une communauté sous le choc

    La disparition de Gnintou Job Akpelie-Appotou rappelle la fragilité des parcours de nombreux étudiants africains à l’étranger. Loin de leurs familles et parfois confrontés à des réalités difficiles, ces jeunes portent pourtant les espoirs de toute une génération.

    Aujourd’hui, la diaspora togolaise en France pleure l’un des siens. Entre tristesse, solidarité et recueillement, chacun espère désormais que la lumière sera faite sur les circonstances de cette disparition et que la famille du jeune étudiant pourra faire son deuil dans la dignité.

    Pour beaucoup, Gnintou Job Akpelie-Appotou restera le symbole d’un rêve interrompu trop tôt, celui d’un jeune Togolais parti chercher savoir et avenir, mais que le destin aura brutalement rappelé avant l’heure.

  • Extradition : décision mitigée pour Madiambal Diagne

    Extradition : décision mitigée pour Madiambal Diagne

    La cour d’appel de Versailles a rendu, mardi matin, un avis « partiellement favorable » à la demande d’extradition visant le patron de presse sénégalais Madiambal Diagne. Une décision nuancée qui ouvre la voie à une nouvelle bataille judiciaire entre Paris et Dakar.

    Une décision en demi-teinte

    Dans un communiqué, la juridiction française a précisé avoir émis un avis « partiellement favorable sur la demande d’extradition, compte tenu de la prescription partielle d’une partie des faits visés ». En clair, certains faits reprochés au journaliste seraient prescrits, réduisant ainsi le champ des poursuites susceptibles de justifier son renvoi vers le Sénégal.

    Les autorités sénégalaises avaient lancé en septembre un mandat d’arrêt international contre le patron de presse, critique assumé du pouvoir en place. Convoqué dans le cadre d’une enquête portant sur de présumées transactions financières suspectes, Madiambal Diagne avait quitté le Sénégal pour la France à la fin du même mois.

    La justice sénégalaise lui reproche des infractions à caractère financier, notamment escroquerie et blanchiment, liées à des contrats passés entre deux sociétés et l’État sénégalais.

    Une « demi-victoire » pour la défense

    À la sortie de l’audience, l’intéressé s’est dit « serein » et « confiant », entouré de ses soutiens. Son avocat, Me Vincent Brengarth, a évoqué une « demi-victoire », regrettant que la cour n’ait pas entièrement suivi l’argumentation de la défense.

    Le conseil a annoncé son intention de se pourvoir en cassation. Si ce recours n’est pas suspensif de plein droit, l’avocat estime qu’au regard de la portée nationale et internationale de l’affaire, un éventuel décret d’extradition serait difficilement envisageable dans l’immédiat. Il a également rappelé qu’un tel décret pourrait être contesté devant le Conseil d’État.

    Madiambal Diagne, de son côté, a réitéré sa confiance en la justice française, estimant ne pas pouvoir bénéficier d’un traitement équivalent dans son pays d’origine. Toutefois, il considère que cette décision « qui coupe la poire en deux » pose un problème juridique et laisse présager « une nouvelle bataille judiciaire ».

    Un contentieux diplomatique sensible

    L’affaire a déjà pris une dimension diplomatique. Mi-décembre, la ministre sénégalaise de la Justice, Yassine Fall, avait annoncé la suspension de toute extradition vers la France, en attendant une réponse à la demande d’extradition de M. Diagne.

    Quelques jours plus tard, l’ambassadrice de France au Sénégal, Christine Fages, avait souligné que les poursuites visant le patron de presse concernaient des faits délictuels et non criminels, contrairement aux demandes françaises portant majoritairement sur des crimes graves. Des propos qualifiés « d’ingérence » par le ministère sénégalais de la Justice.

    Entre considérations juridiques et tensions diplomatiques, le dossier Madiambal Diagne reste suspendu aux prochaines étapes procédurales, dans un climat déjà chargé entre les deux capitales.

  • Elyaz Zidane, l’Algérie devra patienter

    Elyaz Zidane, l’Algérie devra patienter

    L’avenir international d’Elyaz Zidane continue d’alimenter les débats des deux côtés de la Méditerranée. International français U20, le fils cadet de Zinédine Zidane est bel et bien dans le viseur de la Fédération algérienne de football. Mais pour l’heure, aucun changement officiel n’est acté.

    La situation rappelle celle de son grand frère, Luca Zidane. En octobre dernier, le gardien, aujourd’hui à Granada CF, en deuxième division espagnole, a choisi de représenter l’Algérie après avoir pourtant évolué dans les sélections de jeunes françaises. Un choix fort, symbolique, qui a naturellement ravivé les espoirs de voir un autre Zidane suivre le même chemin.

    Elyaz, défenseur central de 20 ans, poursuit quant à lui sa progression avec l’équipe réserve du Real Betis. Du haut de son mètre 96, il s’est déjà illustré avec les Bleuets, notamment lors de la Coupe du monde U20 disputée l’an dernier. Comme son frère avant lui, il a porté le maillot tricolore dans les catégories de jeunes, ce qui implique aujourd’hui une procédure administrative précise s’il souhaite changer de nationalité sportive.

    Selon les informations de La Gazette du Fennec, aucune démarche officielle n’a encore été engagée par le joueur. Pour pouvoir défendre les couleurs algériennes, Elyaz devra obtenir un changement validé par la Fédération française de football. Sans ce feu vert, toute convocation resterait impossible.

    Pas de convocation en mars

    À court terme, la tendance est claire : Elyaz Zidane ne rejoindra pas la sélection algérienne lors du prochain rassemblement. À moins d’un revirement administratif immédiat, les délais apparaissent trop serrés pour envisager une présence lors des matchs amicaux de mars. La sélection dirigée par Vladimir Petković doit affronter le Guatemala et l’Uruguay en Italie, mais le nom du jeune défenseur ne figure pas dans les plans immédiats.

    Cette hésitation refroidit temporairement les ardeurs des supporters des Fennecs, qui rêvent de voir un nouveau Zidane enfiler le maillot vert. L’attente pourrait toutefois n’être que provisoire. À 20 ans, Elyaz dispose encore de temps pour trancher une décision aussi structurante pour sa carrière internationale.

    Entre attachement à la France, où il a été formé, et héritage familial lié à l’Algérie, le choix n’est pas anodin. Une chose est sûre : le dossier reste ouvert. Et tant qu’aucune décision officielle n’est prise, l’espoir demeure du côté d’Alger. Les prochaines semaines seront déterminantes pour savoir si l’histoire des Zidane avec l’Algérie s’écrira à deux chapitres… ou restera une affaire de frère aîné.

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