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  • Kokou Ekouagou à Paris : l’art togolais s’invite aux Journées nationales des artistes

    Kokou Ekouagou à Paris : l’art togolais s’invite aux Journées nationales des artistes

    L’artiste peintre togolais Kokou Ekouagou est actuellement à Paris où il prend part aux Journées nationales des artistes (JNA), prévues du 2 au 4 octobre 2026. À travers cette participation, le créateur poursuit son ouverture sur la scène artistique internationale et contribue à faire dialoguer les univers artistiques de Lomé et de Paris.

    Kokou Ekouagou représente le Togo dans le cadre des Journées nationales des artistes (JNA), un rendez-vous culturel français qui invite le public à découvrir la création artistique au plus près des créateurs. Organisé dans différents ateliers, lieux culturels, associations et tiers-lieux à travers la France, l’événement met particulièrement l’accent sur la rencontre entre artistes et citoyens.

    À Paris, Kokou Ekouagou présente notamment ses toiles et ses collages et explique au public son processus de création. Une occasion pour l’artiste togolais de partager son univers, ses techniques et les inspirations qui nourrissent son travail.

    Un dialogue artistique entre Lomé et Paris

    Cette présence parisienne s’inscrit également dans la dynamique du collectif Fragments Nomades, porté par Lielie Sellier et Kokou Ekouagou. Né de la rencontre entre différentes géographies, sensibilités et mémoires, le collectif développe une démarche artistique nourrie par les circulations entre Lomé et Paris.

    Collages, arts plastiques, écriture, textures et assemblages constituent les principaux langages de cette démarche qui explore notamment l’identité, la mémoire, la transmission et les frontières visibles ou invisibles qui traversent les individus et les territoires.

    Le collectif défend ainsi une pratique artistique ouverte, expérimentale et transdisciplinaire. La matière y occupe une place particulière, qu’il s’agisse du papier, du textile, des pigments, des archives, des objets récupérés ou encore des surfaces altérées.

    Une programmation au-delà des JNA

    Aux côtés de Lielie Sellier, Kokou Ekouagou participe à une programmation comprenant également des expositions, des échanges avec le public et des ventes d’œuvres. Lielie Sellier présente notamment ses collages et propose une lecture de poèmes issus de son recueil Le Grain du Temps.

    Pour Kokou Ekouagou, cette étape parisienne ne constitue toutefois pas une fin en soi. L’artiste doit également prendre part à d’autres événements artistiques en France, prolongeant ainsi sa présence et ses rencontres sur la scène culturelle française.

    Les JNA, initiées par La Maison des Artistes, sous le parrainage du ministère français de la Culture et en partenariat avec l’Association des maires de France, entendent également promouvoir la reconnaissance du travail artistique, la contractualisation et la juste rémunération des créateurs.

    La participation de Kokou Ekouagou apparaît ainsi comme une nouvelle étape dans le parcours d’un artiste togolais qui inscrit progressivement son travail dans des espaces de création et d’échanges dépassant les frontières nationales.

  • Clarisse Agbegnenou, le retour en force cinq mois après son accouchement

    Clarisse Agbegnenou, le retour en force cinq mois après son accouchement

    Cinq mois après la naissance de son deuxième enfant, Clarisse Agbegnenou a réussi son retour à la compétition en décrochant, samedi 29 août, la médaille de bronze au Grand Slam de Lausanne.

    La Française, d’origine togolaise, n’a pas retrouvé directement l’or, mais elle a confirmé qu’elle reste une sérieuse prétendante au plus haut niveau. Engagée dans sa catégorie des -63 kg, la sextuple championne du monde a remporté quatre de ses cinq combats disputés sur les tatamis suisses.

    Son parcours s’est arrêté en demi-finale face à la Polonaise Angelika Szymanska, vice-championne du monde 2024. Battue sur un simple yuko à dix secondes de la fin, Agbegnenou a reconnu une « grosse » frustration, tout en préférant retenir les enseignements de cette première sortie.

    La médaillée olympique a notamment marqué les esprits en quarts de finale en dominant la Néerlandaise Joanne van Lieshout, championne d’Europe en titre et championne du monde 2024. En petite finale, elle a pris sa revanche sur la Tchèque Renata Zachová.

    À 33 ans, Agbegnenou regarde déjà vers ses prochains défis. Elle vise une septième couronne mondiale à Bakou, en octobre, avant de rêver d’un nouveau titre olympique à Los Angeles en 2028.

    Déjà mère d’un premier enfant après les Jeux de Tokyo, la judoka avait effectué un retour similaire cinq mois après son accouchement, avant de décrocher un sixième titre mondial onze mois plus tard. À Lausanne, elle démontre une nouvelle fois que maternité et sport de très haut niveau peuvent se conjuguer.

  • Togo : des « indices graves » contre deux réalisateurs français

    Togo : des « indices graves » contre deux réalisateurs français

    Le gouvernement togolais affirme que la justice dispose d’« indices graves et concordants » contre deux réalisateurs français détenus depuis fin juillet avec leur collaborateur togolais.

    Les autorités togolaises ont apporté, samedi 22 août, leurs premières explications officielles sur la détention de Gaël Mocaër, Sebastian Perez Pezzani et de leur collaborateur togolais Fred Vedomey. Dans un communiqué conjoint, les ministères de la Sécurité et de la Justice affirment que la justice dispose d’« indices graves et concordants » à l’encontre des deux réalisateurs français.

    Les trois hommes ont été interpellés le 27 juillet dans la région de Kara, alors qu’ils réalisaient un épisode de l’émission documentaire « Les Routes de l’impossible », diffusée par France Télévisions. Ils ont ensuite été placés en détention provisoire à Lomé le 17 août et poursuivis notamment pour « fausses déclarations ».

    Un tournage dans des zones sensibles

    Selon le gouvernement, l’équipe de tournage aurait utilisé un drone dans des secteurs soumis à un « régime de sensibilité sécuritaire particulier », notamment dans la région des Savanes, au nord du pays. Cette zone est placée sous état d’urgence depuis 2022 en raison des menaces liées aux groupes jihadistes. Les autorités précisent que l’autorisation de tournage dont disposait l’équipe était limitée à certaines localités et ne couvrait pas l’ensemble des zones survolées.

    Le gouvernement assure toutefois que la procédure judiciaire ne porte ni sur le contenu du documentaire ni sur l’exercice de la liberté de la presse. Il rappelle également la présomption d’innocence et le respect des droits de la défense.

    Des versions qui divergent

    L’affaire suscite des réactions dans le milieu de la presse. Reporters sans frontières affirme que les trois hommes disposaient d’une autorisation de tournage délivrée par le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts et réclame leur libération.

    La HARC indique, de son côté, n’avoir reçu aucune demande d’accréditation concernant les deux professionnels, ni de France Télévisions ni des intéressés.

    L’état de santé de Sebastian Perez Pezzani constitue par ailleurs un sujet de préoccupation. Les autorités togolaises indiquent que les détenus bénéficient d’un avocat, de l’assistance consulaire française et peuvent communiquer avec leurs familles. Elles invitent à laisser la justice poursuivre son travail en toute indépendance.

  • Affaire des « biens mal acquis » : le clan Bongo plus que jamais dans le viseur de la justice française

    Affaire des « biens mal acquis » : le clan Bongo plus que jamais dans le viseur de la justice française

    Le Parquet national financier français franchit une nouvelle étape dans le volet gabonais de l’affaire des « biens mal acquis » en réclamant un procès contre 18 personnes, dont neuf enfants de l’ancien président Omar Bongo, ainsi que cinq sociétés.

    L’affaire des « biens mal acquis » connaît un nouveau rebondissement. Le Parquet national financier (PNF) a requis le renvoi devant le tribunal correctionnel de 18 personnes physiques et de cinq sociétés dans le cadre de l’enquête portant sur un patrimoine immobilier estimé à près de 85 millions d’euros, que la justice française soupçonne d’avoir été constitué grâce à des fonds publics détournés. Parmi les personnes visées figurent plusieurs membres de la famille de l’ancien président gabonais Omar Bongo, dont le régime a dirigé le Gabon de 1967 à 2023. Le juge d’instruction doit désormais décider s’il suit ou non ces réquisitions et ouvre un procès.

    Une affaire emblématique de la lutte contre la corruption

    Cette procédure, ouverte à la suite de plaintes déposées par des organisations de lutte contre la corruption, est devenue l’un des dossiers les plus emblématiques des poursuites engagées en France contre des patrimoines soupçonnés d’avoir été financés par des détournements de fonds publics. Les personnes mises en cause contestent les accusations et dénoncent une procédure à caractère politique, tandis que la justice poursuit ses investigations dans le respect de la présomption d’innocence.

    Au-delà du cas gabonais, cette affaire relance un débat récurrent sur la gouvernance en Afrique. Depuis plusieurs décennies, des enquêtes judiciaires, des rapports d’organisations internationales et des investigations journalistiques ont mis en lumière, dans différents pays, des situations où des dirigeants ou leurs entourages ont été accusés d’avoir confondu les ressources de l’État avec leurs intérêts privés. Lorsque de telles pratiques sont établies par la justice, elles se traduisent par un enrichissement personnel au détriment des finances publiques, privant les populations de ressources essentielles pour l’éducation, la santé, les infrastructures ou encore l’emploi.

    Un enjeu de crédibilité pour les États africains

    L’affaire Bongo rappelle que la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics demeure un défi majeur pour de nombreux États. Si les poursuites engagées à l’étranger constituent un signal fort, elles soulignent également l’importance de renforcer les mécanismes nationaux de contrôle, de transparence et de reddition des comptes.

    Pour de nombreux observateurs, la crédibilité des institutions repose sur une gestion rigoureuse des ressources publiques. Les deniers de l’État ne sauraient être assimilés à un patrimoine familial ou personnel. Leur vocation est de financer les politiques publiques et d’améliorer les conditions de vie des citoyens. L’issue de cette procédure sera donc suivie de près, tant au Gabon qu’au-delà, comme un nouveau test de la capacité de la justice à lutter contre l’impunité financière.

  • Équipe de France : Zinédine Zidane prend enfin les commandes des Bleus

    Équipe de France : Zinédine Zidane prend enfin les commandes des Bleus

    Une page se tourne pour les Bleus avec la nomination officielle de Zinédine Zidane au poste de sélectionneur.

    C’est désormais officiel. Zinédine Zidane est le nouveau sélectionneur de l’équipe de France. L’annonce met fin à des années de spéculations autour de celui qui était régulièrement présenté comme le successeur naturel à la tête des Bleus. Champion du monde en 1998 et vainqueur de l’Euro 2000 sous le maillot tricolore, « Zizou » ouvre un nouveau chapitre de l’histoire de la sélection française.

    L’ancien meneur de jeu arrive avec un palmarès exceptionnel sur le banc de touche. Après avoir marqué l’histoire du football comme joueur, il s’est imposé parmi les entraîneurs les plus titrés en remportant notamment trois Ligues des champions consécutives avec le Real Madrid, un exploit inédit dans l’ère moderne.

    Sa nomination suscite un immense enthousiasme chez les supporters français, qui voient en lui l’homme capable de relancer une équipe en quête d’un nouveau souffle après la fin d’un cycle. Son charisme, son expérience du très haut niveau et sa connaissance du football international constituent autant d’atouts pour relever ce défi.

    À quelques mois des prochaines grandes échéances, Zinédine Zidane aura la lourde responsabilité de bâtir un groupe compétitif et de redonner aux Bleus l’ambition de conquérir de nouveaux titres. Une mission à la hauteur de la légende du numéro 10 français, dont l’histoire avec l’équipe de France s’écrit désormais sur le banc de touche.

  • Mondial 2038 : le délicat calcul de Philippe Diallo

    Mondial 2038 : le délicat calcul de Philippe Diallo

    Entre convictions et intérêts stratégiques, Philippe Diallo, le patron de la Fédération française de football (FFF), se retrouve face à un choix hautement politique.

    À quelques mois de l’élection à la présidence de la FIFA, prévue le 18 mars 2027, à Rabat (Maroc), à l’occasion du 77è Congrès de la FIFA, Philippe Diallo est confronté à un véritable dilemme. Le président de la Fédération française de football (FFF) devrait apporter son soutien à Gianni Infantino, candidat à sa propre succession, alors même qu’il ne figure pas parmi les plus fervents admirateurs du dirigeant suisse.

    Selon L’Équipe, cette position relève avant tout d’un calcul stratégique. Conscient que Gianni Infantino ne fait face à aucun adversaire crédible et qu’il a de fortes chances d’être reconduit, Philippe Diallo préfère éviter toute confrontation avec l’homme fort du football mondial.

    L’objectif : le Mondial 2038

    Derrière cette prudence se cache un enjeu majeur : la France nourrit l’ambition de déposer sa candidature pour accueillir la Coupe du monde 2038. Dans cette perspective, préserver de bonnes relations avec le président de la FIFA apparaît comme un atout diplomatique de premier ordre.

    Le patron du football français doit ainsi composer avec une équation délicate : soutenir un dirigeant qu’il n’apprécie pas particulièrement ou risquer de fragiliser les chances françaises dans la course à l’organisation du plus grand événement du football mondial.

    Ce choix illustre les réalités de la gouvernance sportive internationale, où les considérations politiques et stratégiques pèsent souvent autant que les affinités personnelles. Pour Philippe Diallo, l’intérêt supérieur du football français semble, pour l’heure, l’emporter sur les réserves qu’il pourrait nourrir à l’égard de Gianni Infantino.

  • Interview – Kokou Ekouagou, président du Collectif Fragments Nomades : « Nous voulons faire de l’art un pont entre les cultures »

    Interview – Kokou Ekouagou, président du Collectif Fragments Nomades : « Nous voulons faire de l’art un pont entre les cultures »

    Née à Paris de la rencontre entre un artiste togolais et une historienne de l’art française, l’association Collectif Fragments Nomades ambitionne de faire de la création contemporaine un puissant levier de dialogue entre les cultures. Son président, Kokou Ekouagou, dévoile les ambitions de cette aventure artistique.

    Le Collectif Fragments Nomades vient d’être officiellement créé en France. Que représente cette naissance pour vous ?

    C’est l’aboutissement d’un projet que nous mûrissions depuis plusieurs années avec Lielie Sellier. La création officielle de l’association, enregistrée à la Préfecture de police de Paris et publiée au Journal officiel de la République française, donne un cadre légal à une vision que nous partageons : faire de l’art un espace de dialogue, de création et de rencontre entre les cultures. C’est le début d’une aventure humaine et artistique que nous souhaitons ouverte sur le monde.

    Pourquoi avoir choisi le nom « Collectif Fragments Nomades » ?

    Ce nom traduit parfaitement notre philosophie. Les « fragments » évoquent les histoires, les mémoires, les identités et les expériences que chacun porte en lui. Quant au terme « nomades », il symbolise le mouvement, les échanges et la circulation des idées. Nous voulons montrer que les cultures ne sont pas figées ; elles se nourrissent des rencontres et des voyages, qu’ils soient physiques, artistiques ou intellectuels.

    Quelles sont les principales missions que s’est fixées votre association ?

    Notre ambition est de promouvoir la création artistique contemporaine sous toutes ses formes. Nous souhaitons organiser des expositions, des résidences d’artistes, des ateliers, des performances, des rencontres et des publications. Nous voulons également accompagner les démarches collaboratives et développer des partenariats culturels en France, au Togo et dans d’autres pays. Notre objectif est de permettre aux artistes de différents horizons de créer ensemble et de partager leurs univers avec les publics.

    Vous formez un tandem avec Lielie Sellier. Qu’apporte cette collaboration franco-togolaise au projet ?

    Notre complémentarité constitue l’une des forces du collectif. Lielie Sellier est historienne de l’art, artiste collagiste et auteure. Elle apporte une approche analytique, une grande connaissance de l’histoire de l’art ainsi qu’une sensibilité créative remarquable. De mon côté, je viens de la pratique artistique et de mon expérience de plasticien. Ensemble, nous partageons la conviction que l’art peut rapprocher les peuples et créer des passerelles durables entre les cultures.

    Votre travail artistique est souvent présenté comme une réflexion sur la mémoire et l’identité. Comment cela se traduit-il dans vos œuvres ?

    Mes œuvres cherchent moins à représenter des paysages qu’à révéler des territoires intérieurs. J’explore les thèmes de la mémoire, des déplacements, des racines et de l’identité. Les couleurs, les matières et les formes deviennent un langage qui raconte les émotions, les souvenirs et les héritages culturels. Je pars de mon expérience togolaise, mais je souhaite que chacun puisse y retrouver une part de sa propre histoire.

    Quel impact espérez-vous pour les artistes togolais grâce à ce collectif ?

    Nous souhaitons offrir davantage d’opportunités aux artistes émergents. Le collectif pourra faciliter leur participation à des résidences, des expositions ou des projets collaboratifs avec des partenaires européens. Il s’agit aussi de renforcer la visibilité internationale de la création contemporaine togolaise et de favoriser des échanges où chacun apprend de l’autre, dans un esprit d’égalité et de respect mutuel.

    Lielie Sellier a écrit que vos œuvres révèlent « des territoires invisibles ». Comment recevez-vous ce regard porté sur votre travail ?

    J’ai été profondément touché par cette lecture de mon univers artistique. Lielie a su exprimer avec beaucoup de justesse ce que j’essaie de transmettre. Effectivement, je m’intéresse aux présences invisibles, aux traces que les individus et les cultures laissent en nous. Son regard d’historienne de l’art enrichit notre dialogue et nourrit notre collaboration au sein du collectif.

    Au-delà des expositions, quelle vision souhaitez-vous défendre avec Fragments Nomades ?

    Kokou Ekouagou : Nous voulons défendre une vision profondément humaniste de la création artistique. L’art ne doit pas seulement être contemplé ; il doit aussi favoriser la rencontre, la réflexion et le dialogue. À travers nos ateliers, nos publications, nos performances et nos résidences, nous souhaitons créer des espaces où les différences deviennent une richesse plutôt qu’une frontière. Dans un monde souvent marqué par les divisions, nous croyons que la culture peut contribuer à construire un horizon commun.

    Quel message adressez-vous aux artistes et aux partenaires qui souhaitent rejoindre cette aventure ?

    Je voudrais leur dire que Fragments Nomades est une maison ouverte. Nous invitons les artistes, les institutions culturelles, les chercheurs et tous les amoureux de la création à nous rejoindre pour imaginer ensemble de nouveaux projets. Notre ambition est simple : faire circuler les œuvres, les idées et les sensibilités entre le Togo, la France et, demain, bien au-delà. Chaque rencontre peut devenir une source d’inspiration et chaque collaboration une nouvelle passerelle entre les peuples.

  • Collectif Fragments Nomades : une passerelle artistique entre le Togo et la France voit le jour

    Collectif Fragments Nomades : une passerelle artistique entre le Togo et la France voit le jour

    Créée à Paris et portée par le Togolais Kokou Ekouagou et la Française Lielie Sellier, l’association Collectif Fragments Nomades ambitionne de faire de l’art un véritable langage de dialogue entre les cultures. Plus qu’une simple structure, elle se présente comme un laboratoire de création où se rencontrent les regards, les mémoires et les imaginaires des deux pays.

    Le paysage culturel franco-togolais s’enrichit d’un nouvel acteur. Le Collectif Fragments Nomades a été officiellement créé le 3 juin 2026, avant d’être enregistré à la Préfecture de police de Paris et publié au Journal officiel de la République française le 9 juin 2026, sous le numéro RNA W751284585. Une reconnaissance administrative qui donne une existence légale à un projet artistique mûri depuis plusieurs années.

    À la tête de cette association se trouvent deux personnalités aux parcours complémentaires : le plasticien togolais Kokou Ekouagou, président du collectif, et la Française Lielie Sellier, historienne de l’art, artiste collagiste, auteure et secrétaire générale. Ensemble, ils défendent une vision de l’art qui dépasse les frontières géographiques et culturelles.

    Une ambition : faire voyager les œuvres, les idées et les cultures

    Le Collectif Fragments Nomades affiche une mission ambitieuse : promouvoir la création artistique contemporaine sous toutes ses formes tout en favorisant les échanges entre les territoires et les cultures.

    Son champ d’action couvre les arts plastiques, le collage, l’écriture, les pratiques mixtes ainsi que toutes les formes d’expérimentation visuelle. L’association entend organiser des expositions, des résidences d’artistes, des ateliers, des performances, des rencontres, des publications et divers événements culturels destinés à rapprocher les créateurs et les publics.

    L’association souhaite également encourager la transmission artistique, soutenir les démarches collaboratives et développer des partenariats culturels aussi bien en France qu’à l’international.

    Cette philosophie repose sur une conviction forte : l’art constitue un langage universel capable de créer des ponts là où les différences pourraient dresser des murs.

    Kokou Ekouagou, un artiste qui fait dialoguer mémoire et identité

    Au cœur de cette aventure figure Kokou Ekouagou, figure montante de la scène artistique togolaise.

    Reconnu pour son univers pictural singulier, l’artiste développe une œuvre qui interroge la mémoire, les déplacements, l’identité et les multiples territoires que chacun porte en soi. Ses tableaux ne cherchent pas uniquement à représenter un paysage ; ils invitent à explorer des espaces intérieurs où dialoguent souvenirs, émotions et héritages culturels.

    Son travail s’appuie sur ses racines togolaises tout en s’ouvrant à une lecture universelle. Les couleurs, les matières et les formes deviennent les éléments d’une géographie sensible qui parle aussi bien aux publics africains qu’européens.

    Au fil des expositions et des rencontres artistiques, Kokou Ekouagou s’est imposé comme un créateur attaché au dialogue interculturel. Son engagement dépasse désormais la production artistique : avec le Collectif Fragments Nomades, il souhaite contribuer à construire des espaces où les artistes de différents horizons peuvent créer ensemble, confronter leurs pratiques et enrichir mutuellement leurs inspirations.

    Lielie Sellier, une historienne de l’art au service des passerelles culturelles

    Aux côtés de Kokou Ekouagou, Lielie Sellier apporte une expertise qui conjugue recherche, création et écriture.

    Historienne de l’art, artiste collagiste et auteure, elle place depuis plusieurs années la question de la mémoire, de la transmission et du dialogue entre les œuvres au cœur de son travail.

    Dans un texte consacré à Kokou Ekouagou, elle résume l’esprit qui anime leur collaboration :

    « Il existe des artistes qui peignent des paysages. D’autres révèlent des territoires invisibles. C’est dans cette seconde famille que s’inscrit Kokou Ekouagou. »

    Elle explique que leurs échanges artistiques et humains ont progressivement donné naissance au Collectif Fragments Nomades, fondé sur une conviction commune : l’art crée des passerelles entre les cultures, les mémoires et les expériences de vie.

    Pour Lielie Sellier, les œuvres de Kokou Ekouagou racontent davantage que des lieux. Elles révèlent « des présences, des traces, des circulations invisibles où se croisent l’histoire personnelle, l’identité et l’espoir ».

    Elle voit dans cette démarche une illustration de la fonction première de la création artistique : « offrir un espace de rencontre, de réflexion et de dialogue entre les individus. »

    Une association capable de renforcer les échanges entre le Togo et la France

    La création de Fragments Nomades intervient dans un contexte où les coopérations culturelles occupent une place croissante dans les relations internationales.

    En réunissant un artiste togolais et une historienne de l’art française autour d’un projet commun, le collectif illustre une nouvelle manière de concevoir la coopération : non plus uniquement par les institutions, mais aussi grâce aux initiatives portées directement par les créateurs.

    Pour le Togo, cette association pourrait ouvrir davantage de perspectives aux artistes émergents grâce à l’organisation de résidences, d’expositions ou de projets collaboratifs avec des partenaires européens. Elle peut également favoriser une meilleure visibilité internationale des talents togolais.

    Du côté français, Fragments Nomades offre l’occasion de mieux faire connaître la richesse de la création contemporaine africaine et de développer des projets où les influences se croisent sans hiérarchie, dans un dialogue équilibré.

    Cette dynamique pourrait également contribuer à faire émerger de nouvelles formes artistiques issues des rencontres entre les traditions, les techniques et les sensibilités des deux pays.

    Faire de l’art un espace de rencontre

    Au-delà des expositions ou des événements culturels, le Collectif Fragments Nomades porte une vision profondément humaniste de la création.

    À travers les ateliers, les publications, les performances ou les résidences d’artistes, il entend créer des espaces où les différences deviennent une richesse plutôt qu’une frontière.

    Son inscription officielle au Journal officiel français marque ainsi le début d’une aventure qui dépasse largement le cadre administratif. Elle donne naissance à une plateforme appelée à faire dialoguer les imaginaires du Togo, de la France et, à terme, d’autres territoires.

    En réunissant l’expérience artistique de Kokou Ekouagou et le regard analytique et créatif de Lielie Sellier, le Collectif Fragments Nomades affiche une ambition claire : faire circuler les œuvres, les idées et les sensibilités entre les peuples. Dans un monde où les identités sont souvent enfermées dans des frontières, cette jeune association rappelle que l’art demeure l’un des rares langages capables de relier les fragments de nos histoires pour construire un horizon commun.

  • Entretien avec Kolani Baba Nazir, auteur de l’essai ”Le deal”: « Ce livre est destiné aux futurs étudiants désireux de poursuivre leurs cursus en France »

    Entretien avec Kolani Baba Nazir, auteur de l’essai ”Le deal”: « Ce livre est destiné aux futurs étudiants désireux de poursuivre leurs cursus en France »

    Etudiant en dernière année de Licence en droit et en économie à l’Université de Lille, le jeune togolais a publié en mars dernier l’ouvrage « Le Deal » dans lequel, il propose des solutions pour une meilleure intégration universitaire en France. Nous l’avons rencontré.

    Comment se passe le séjour à Lomé et qu’est-ce qui motive votre visite ?

    Je suis à Lomé pour présenter et promouvoir « Le Deal », un livre que j’ai récemment publié, le 18 mars dernier. Il est d’ailleurs disponible sur Amazon. Le Togo reste avant tout mon pays.

    De quoi parle concrètement le livre ?

    Je l’appelle déjà un essai. Un essai parce que, dans un premier temps, j’y expose une idée.

    Laquelle ?

    À travers mes observations, je constate — et je ne suis pas le seul à le dire — que les étudiants étrangers en France sont confrontés à de nombreuses difficultés, aussi bien administratives que financières.

    À la Faculté de Lille, qui est une université de province, il y a plusieurs milliers d’étudiants venus d’Afrique, d’Asie et d’ailleurs. Je suis quelqu’un qui observe beaucoup. J’ai beaucoup d’amis et de camarades, et leurs discours se ressemblent : difficultés administratives, problèmes financiers, solitude…

    Je me suis dit qu’on ne pouvait pas laisser la situation continuer ainsi, sinon les générations à venir souffriront aussi. J’ai fait des recherches, discuté avec des associations et observé les groupes d’étudiants. Personne n’avait réellement abordé ce problème de fond. C’est pourquoi j’ai écrit « Le Deal », afin de proposer une idée aux pouvoirs publics, en exposant clairement le problème.

    Vous parlez de « Le deal ». Comment faut-il l’interpréter ?

    « Le deal », c’est un accord, un partenariat entre les pouvoirs publics et les étudiants étrangers. C’est le principe du donnant-donnant, un accord gagnant-gagnant.

    Aujourd’hui, beaucoup veulent redéfinir les relations internationales sur une base plus équilibrée, du « 50-50 ». « Le Deal » s’inscrit aussi dans cette logique. Et cela ne concerne pas seulement les étudiants ; le concept a une portée beaucoup plus large.

    Je me suis notamment inspiré du modèle anglo-saxon. En Angleterre, par exemple, le gouvernement peut financer les études des étudiants. Si un Bachelor coûte 10 000 euros par an pendant trois ans, les frais sont avancés. Une fois inséré dans la vie professionnelle, l’étudiant rembourse progressivement.

    Je me suis demandé : pourquoi ne pas envisager cela pour les étudiants étrangers en France, avec des modalités claires que je développe dans le livre.

    Peut-on avoir une idée plus claire des difficultés financières et des solutions que vous proposez ?

    La première solution concerne les délais de traitement des titres de séjour. Lorsqu’un étudiant étranger n’a pas son titre de séjour, il devient pratiquement inexistant administrativement en France, voire en Europe. Son assurance maladie peut être suspendue, il ne peut pas travailler, et la vie devient très compliquée.

    J’adresse donc un message clair à l’administration : il faut revoir les délais de traitement des titres de séjour. A l’endroit des étudiants, il faut bien se préparer et réunir les documents nécessaires à l’avance. Nous savons que l’administration est saturée, mais un étudiant ne doit pas être pénalisé pour des lenteurs administratives.

    Ensuite, je parle dans le livre de la « bourse-deal ». Cette aide serait attribuée selon plusieurs critères : le mérite, les difficultés financières ou encore le pays d’origine. Par exemple, un étudiant pourrait recevoir une aide de 300 euros. Une fois inséré professionnellement, il participerait à la vie économique française et rembourserait progressivement cette aide, avec un faible taux d’intérêt. J’ai même fait un clin d’œil aux économistes afin qu’ils étudient les modalités de ce système. J’ai aussi échangé avec des assistantes sociales qui estiment que ce modèle reste réaliste.

    On entend parler d’une augmentation des frais de scolarité pour les étudiants étrangers en France. Quel est votre point de vue sur le sujet ?

    Je voudrais rassurer les étudiants déjà engagés dans leur cursus et bénéficiant d’exonérations : ils ne sont pas concernés par cette mesure. Si vous avez commencé avec une exonération, vous continuerez normalement dans ce cadre. Concernant les nouveaux étudiants, je pense sincèrement que la France comprend la situation de nombreux jeunes africains, asiatiques et d’ailleurs. Elle sait que lorsqu’on n’a pas les moyens, il est difficile de payer plusieurs milliers d’euros de frais de scolarité.

    Je crois donc que cette mesure ne touchera pas tout le monde et que les dispositifs d’exonération continueront d’exister.

    Dans votre essai, vous parlez de « rapprochement spirituel ». Que voulez-vous dire par là ?

    J’évoque ce rapprochement spirituel parce qu’en discutant avec beaucoup d’étudiants, la question de la solitude revenait souvent.

    Ce livre est aussi destiné à aider mes jeunes frères qui viendront étudier à l’étranger. Beaucoup d’étudiants disent qu’ils se confient à Dieu, chacun selon ses croyances. Quand votre famille est à l’autre bout du monde, elle vous manque énormément. Cette solitude peut parfois devenir difficile à vivre.

    Quels conseils donnez-vous à un bachelier qui fera sa rentrée prochaine en France ?

    Je lui dirais d’abord qu’en arrivant dans un pays étranger, il faut respecter les règles du pays d’accueil. C’est essentiel pour avoir une vie paisible. Il faut aussi que les parents comprennent qu’au cours des premiers mois, un véritable accompagnement financier est nécessaire afin que les étudiants puissent s’épanouir et se concentrer sur leurs études.

    Au début, il y a beaucoup de démarches administratives qui demandent des moyens. On ne peut pas immédiatement commencer à travailler. Durant le premier semestre, voire la première année, il faut un soutien solide.

    Je conseille également aux étudiants de ne pas être trop pressés d’aller travailler. Chercher de l’argent est normal, mais il faut rester concentré sur l’objectif principal : la réussite académique. On arrive avec un visa étudiant, pas un visa de travailleur. Il faut d’abord réussir ses études avant de penser au reste.

    Votre livre aborde aussi la question de la bourse. Expliquez-nous un peu.

    Oui. Une partie importante du livre porte sur la responsabilité des pays d’origine. Je suis Togolais. Je réclame une forme de soutien à la France, mais quelle est aussi la responsabilité de mon propre pays ?

    Le Togo octroie pourtant des bourses d’excellence…

    Oui, mais cela reste insuffisant. Beaucoup d’étudiants togolais en France souffrent de difficultés, et ils le disent ouvertement.

    A combien se vend votre essai ?

    Le livre est vendu à 10,34 euros. Ce qui équivaut à 6500 FCFA. Il est disponible sur Amazon et, je l’espère bientôt, à la FNAC et dans d’autres librairies et au Togo aussi.

    Pour clôturer

    Je vous remercie pour l’opportunité que vous m’avez offerte pour parler de mon livre.

    Propos recueillis par la rédaction

  • La France à l’offensive dans un Togo courtisé par la Russie

    La France à l’offensive dans un Togo courtisé par la Russie

    Paris a dépêché à Lomé son chef de la diplomatie fin avril après deux décennies d’absence d’une visite à un tel niveau. Un signal fort, alors que la Russie s’emploie à faire du Togo un nouveau point d’ancrage.

    Une première depuis 24 ans : en dépêchant fin avril son chef de la diplomatie à Lomé, Paris cherche à réaffirmer son partenariat avec le Togo, au moment où la Russie intensifie son rapprochement avec Lomé pour étendre son influence régionale.

    Si le Togo n’a jamais cessé d’entretenir de bonnes relations avec Paris, il est devenu ces dernières années un terrain fertile pour l’expansion de Moscou, qui ambitionne d’en faire son point d’ancrage dans le golfe de Guinée après le Sahel. Car Lomé est resté très proche du Mali, du Niger et du Burkina Faso voisin, qui ont rompu leurs relations historiques avec la France pour se rapprocher notamment de la Russie.

    Une « anomalie » que Paris veut corriger

    L’absence d’une visite d’un tel niveau pendant deux décennies constituait une « anomalie » que Paris entendait corriger « au regard de la densité et l’ancienneté de la relation entre la France et le Togo », déclarait Jean-Noël Barrot lors de sa visite à Lomé les 23 et 24 avril. « Faure [Gnassingbé] et le président Macron ont souhaité donner encore plus d’impulsion à la relation entre nos deux pays qu’elle n’en avait déjà », a-t-il expliqué.

    « L’enjeu pour la France n’est pas tant un “retour” au Togo qu’une tentative de contenir l’érosion continue de son influence régionale », explique le politologue et essayiste togolais Madi Djabakate.

    En 2025, Moscou a signé un accord de coopération militaire avec Lomé, qui lui permet d’envoyer des « instructeurs », des navires et des aéronefs militaires au Togo, confronté aux violences jihadistes meurtrières dans sa partie nord.

    Avec cet accord, le Togo est cité parmi les pays où le groupe paramilitaire russe Africa Corps « pourrait s’étendre [ou se serait déjà étendu] », pour lutter contre les jihadistes qui frappent le nord du pays, selon un rapport d’avril du Congressional Research Service (CRS), organe d’expertise du Congrès américain.

    « Notre offre est la meilleure »

    Moscou s’intéresse également au stratégique port de Lomé, « le plus profond d’Afrique de l’Ouest avec ses 17 mètres  », qu’elle envisage comme un hub logistique pour écouler ses marchandises vers le Togo mais aussi les pays enclavés du Sahel, expliquait l’ambassadeur russe au Togo et au Bénin, Igor Evdokimov, dans une interview en mars.

    Pour accompagner cette stratégie, la Russie veut construire une ligne ferroviaire reliant le port de Lomé à l’intérieur du pays, voire jusqu’à la frontière burkinabè, ainsi qu’un projet d’oléoduc sur le même axe, détaillait le diplomate russe.

    Moscou mise également sur le soft power pour asseoir son influence au Togo : nomination prochaine d’un ambassadeur résident, plus de bourses d’études, bientôt un centre d’enseignement du russe et des concerts d’artistes du conservatoire de Moscou à Lomé.

     « On voit bien que la Russie étend sa coopération et sa présence. Mais de notre côté, ce qu’on propose, c’est du concret », assurait un conseiller de Jean‑Noël Barrot en marge de sa visite à Lomé. « On n’a pas de soucis pour la diversification des partenariats. C’est à nous de démontrer que notre offre est la meilleure », ajoute une diplomate de la délégation.

    Un message que la visite de Jean-Noël Barrot à Lomé visait précisément à illustrer, avec à la clé des projets tangibles sur des financements français, comme la rénovation d’un CHU doté d’équipements de pointe ou le lancement d’une école d’excellence en programmation et intelligence artificielle.

    « Efficacité narrative » russe

    Pour le politologue Madi Djabakate, « dans cette compétition d’influence, Moscou progresse moins par sa puissance économique que par son efficacité narrative et psychologique : discours anti-occidental, défense de la souveraineté étatique, rejet des injonctions démocratiques et offre de coopération sécuritaire rapide. » « De notre côté nous sommes fiables et on s’inscrit dans la durée », assure la diplomate française.

    Selon plusieurs spécialistes du Sahel, la présence russe n’empêche pas les jihadistes de progresser dans la région, notamment au Mali où les Russes n’ont pu défendre la ville symbole de Kidal face aux attaques menées fin avril. Toutefois, Paris ne doit pas ignorer « une opinion publique togolaise de plus en plus sensible aux discours critiques de la “Françafrique” », prévient Madi Djabakate.

    Représenté par le président de l’Assemblée nationale au sommet franco-africain Africa Forward de Nairobi début mai, Faure Gnassingbé, est en revanche attendu fin octobre à Moscou pour un sommet Russie-Afrique.

    (Avec AFP)

Radio Renouveau228

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