Étiquette : Environnement

  • Séna Alouka : une voix pour la Terre s’est éteinte, un combat demeure

    Séna Alouka : une voix pour la Terre s’est éteinte, un combat demeure

    La disparition du Dr Séna Alouka laisse un grand vide dans la lutte environnementale au Togo et en Afrique, où son engagement en faveur de la jeunesse et de la planète aura profondément marqué les esprits.

    Le Togo et le mouvement environnemental africain sont en deuil. Séna Alouka, figure emblématique de la défense de l’environnement et fondateur des Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE), est décédé le 31 août 2026 à Créteil, en France, après plusieurs années marquées par la maladie. L’annonce de sa disparition, rendue publique ce 3 septembre, a suscité une profonde émotion dans les milieux associatifs et environnementaux.

    Pendant plus de deux décennies, Séna Alouka aura consacré son énergie à une cause qui dépassait largement les frontières du Togo : protéger la planète et donner à la jeunesse africaine les moyens de prendre part aux décisions qui engagent son avenir.

    Avec JVE, créée en 2001, il a contribué à faire émerger un vaste mouvement de jeunes engagés dans la protection des écosystèmes, l’agroécologie, la lutte contre le changement climatique et la justice climatique. Sous son impulsion, l’organisation s’est progressivement étendue à plusieurs pays africains et s’est imposée comme une voix de la société civile dans les débats environnementaux.

    Mais au-delà des organisations et des chiffres, c’est surtout un homme de conviction que beaucoup retiendront. Un homme qui croyait profondément à la jeunesse, à l’engagement citoyen et à la nécessité de faire de la défense de l’environnement une responsabilité collective.

    Des communautés locales aux grandes rencontres internationales sur le climat, Séna Alouka n’a cessé d’alerter sur l’urgence écologique et climatique qui frappe particulièrement l’Afrique. Son combat l’a conduit à porter la voix des jeunes et des populations vulnérables dans de nombreux espaces de plaidoyer.

    Aujourd’hui, sa voix s’est tue. Mais ses idées demeurent. À travers JVE, les jeunes qu’il a formés et les causes qu’il a défendues, Séna Alouka laisse un héritage qui continuera de vivre.

    Repose en paix, Dr Séna Alouka. La Terre que tu as tant défendue se souviendra de toi.

  • Togo : le « Budget vert » 2027, entre virage écologique et exigence de redevabilité

    Togo : le « Budget vert » 2027, entre virage écologique et exigence de redevabilité

    En formant ses cadres à la budgétisation verte, le ministère de l’Économie et de la Veille stratégique veut faire du budget 2027 un instrument davantage aligné sur les impératifs climatiques et environnementaux.

    Du 3 au 7 août 2026 à Lomé, le ministère de l’Économie et de la Veille stratégique (MEVS) a consacré cinq jours au renforcement des capacités de ses cadres sur la budgétisation verte. Derrière l’apparente technicité de cet exercice se joue une évolution plus profonde de la gestion publique : celle du passage d’un budget principalement centré sur les allocations financières à un budget qui cherche également à mesurer les conséquences environnementales des choix de l’État.

    L’objectif affiché de l’atelier est double : permettre aux cadres de s’approprier la méthodologie de la budgétisation verte et contribuer à l’élaboration du document « Budget Vert » du ministère pour l’exercice 2027. Cette démarche intervient alors que le Togo a déjà institutionnalisé progressivement cet outil dans son processus budgétaire. Le ministère des Finances présente d’ailleurs le pays comme un pionnier de la budgétisation verte dans l’espace UEMOA.

    Du discours climatique aux lignes budgétaires

    Le principe est relativement simple : identifier, au sein des programmes et dépenses publiques, celles qui ont un impact favorable, défavorable ou neutre sur le climat et l’environnement. Mais sa mise en œuvre est autrement plus complexe. Elle suppose des critères de classement précis, des compétences techniques et surtout une capacité à suivre les dépenses au-delà de leur inscription dans la loi de finances.

    Le Togo a déjà franchi plusieurs étapes. Le Budget Vert 2026, par exemple, repose sur une architecture institutionnelle dans laquelle le ministère chargé des finances assure le pilotage du processus, tandis que la Direction générale du Budget et des Finances en assure la mise en œuvre technique.

    L’enjeu du Budget Vert 2027 est donc moins de créer un nouvel outil que de consolider une pratique appelée à devenir un élément normal de la préparation budgétaire.

    Une réforme qui dépasse le seul ministère de l’Économie

    La formation des cadres du MEVS prend tout son sens dans cette dynamique interministérielle. En avril 2026, le ministère des Transports avait déjà organisé une formation destinée à ses points focaux et cadres afin de les familiariser avec le marquage climatique et environnemental des activités et projets, avec l’objectif d’élaborer un projet de Budget Vert 2027.

    Cette multiplication des formations traduit une volonté d’élargir progressivement la démarche à l’ensemble de l’administration. En 2025, le gouvernement avait justement indiqué que le champ du Budget Vert devait être étendu à tous les ministères et institutions.

    La logique est importante : les politiques environnementales ne peuvent plus être confinées au seul ministère chargé de l’environnement. Agriculture, transports, énergie, infrastructures, urbanisme, économie ou encore finances produisent, chacun à leur niveau, des effets sur les émissions, les ressources naturelles et la résilience du pays face aux changements climatiques.

    Le véritable test : l’exécution

    Mais c’est ici que commence le principal défi. Un budget peut être « vert » sur le papier sans produire automatiquement des résultats environnementaux.

    La question déterminante sera donc celle de l’exécution. Les crédits identifiés comme favorables au climat sont-ils effectivement dépensés conformément à leur destination ? Les projets annoncés comme environnementalement vertueux produisent-ils les résultats attendus ? Les dépenses ayant des effets négatifs sont-elles réorientées ou simplement recensées ?

    Le Togo semble avoir compris cette nécessité de dépasser le stade de la programmation. En juin-juillet 2026, la Direction générale du Budget et des Finances a réuni 64 experts pour travailler sur les rapports d’exécution des Budgets Verts 2024 et 2025. Cette démarche marque un passage significatif vers la redevabilité et l’évaluation des résultats.

    Une nouvelle culture de la dépense publique

    Le Budget Vert 2027 pourrait ainsi constituer davantage qu’un document technique annexé au budget de l’État. Il peut devenir un outil d’arbitrage permettant de mieux apprécier la cohérence entre les ambitions climatiques du pays et les ressources effectivement mobilisées.

    Cette évolution intervient d’ailleurs dans un contexte où le Togo cherche à intégrer plusieurs dimensions transversales dans son budget 2027. En juillet 2026, un appui technique de la Commission économique pour l’Afrique et de l’UNFPA a également porté sur l’intégration des dépenses sensibles au dividende démographique dans le budget 2027.

    La tendance est donc claire : le budget public tend à devenir un instrument multidimensionnel, prenant en compte non seulement les montants dépensés, mais aussi leur impact sur le développement humain, l’environnement et la résilience économique.

    L’heure de la preuve

    Pour le MEVS, la formation organisée à Lomé constitue une étape nécessaire. Mais elle ne saurait être une fin en soi. Le véritable succès du Budget Vert 2027 se mesurera à sa capacité à influencer les décisions, à améliorer la qualité des investissements publics et à rendre plus lisible l’impact environnemental de la dépense publique.

    Le défi est désormais de passer de la budgétisation verte à une véritable gestion publique verte. Autrement dit, ne plus seulement identifier les crédits qui contribuent à la protection de l’environnement, mais faire de cette exigence un critère réel dans les choix de l’État.

    À l’heure où les effets du changement climatique imposent des coûts croissants aux économies africaines, la question n’est plus de savoir si les finances publiques doivent intégrer l’environnement. Elle est de savoir si cette intégration modifiera réellement la manière dont l’argent public est priorisé, dépensé et contrôlé.

  • Transition énergétique : les journalistes togolais appelés à devenir les ambassadeurs de l’énergie solaire

    Transition énergétique : les journalistes togolais appelés à devenir les ambassadeurs de l’énergie solaire

    Une formation de l’ATJ2E, avec le soutien d’EGENT Togo, veut renforcer le rôle des médias dans la promotion des énergies renouvelables.

    Face aux défis climatiques et aux besoins croissants en énergie, les journalistes togolais sont invités à jouer un rôle de premier plan dans la sensibilisation du public. C’est dans cette dynamique que l’Association Togolaise des Journalistes Engagés pour l’Environnement (ATJ2E) a organisé, jeudi à Lomé, une session de formation consacrée à la transition énergétique, avec l’appui d’EGENT Togo.

    À l’ouverture des travaux, le président de l’ATJ2E, Hector Sann’do Nammangue, a dressé un constat préoccupant. S’appuyant sur une étude menée dans cinq pays ouest-africains, il a indiqué que moins de 1 % des contenus médiatiques traitent des énergies renouvelables. Une situation qu’il attribue au manque de formation spécialisée, à l’accès limité aux données scientifiques et aux difficultés économiques auxquelles sont confrontées les rédactions.

    « Face à cette réalité, la transition énergétique n’est plus une option. Elle est devenue une nécessité », a-t-il déclaré, invitant les professionnels des médias à considérer cette thématique comme « un enjeu vital et accessible à tous les citoyens ». Il les a exhortés à multiplier les reportages, enquêtes et interviews sur les solutions locales, en donnant davantage de visibilité aux innovateurs, chercheurs, entrepreneurs, femmes et jeunes engagés dans ce secteur.

    EGENT Togo mise sur l’information pour démocratiser le solaire

    Partenaire de cette initiative, EGENT Togo entend faire des médias des relais d’information sur les avantages de l’énergie solaire. Son directeur général, Awuté Komla, estime que le principal obstacle au développement de cette énergie reste « un défi d’information ».

    Il a rappelé que le solaire permet aux ménages de devenir progressivement « propriétaires énergétiques », tout en réduisant leur dépendance aux coupures d’électricité. Contrairement aux idées reçues, a-t-il souligné, les installations sont adaptables à tous les budgets et peuvent fonctionner en complément du réseau électrique grâce à des systèmes hybrides.

    À travers cette collaboration, l’ATJ2E et EGENT Togo espèrent renforcer la qualité du traitement médiatique des questions énergétiques et accélérer l’adoption des énergies renouvelables au Togo.

  • Camp Climat Jeunes Afrique 2026 : le rendez-vous où la jeunesse africaine transforme l’urgence climatique en actions concrètes

    Camp Climat Jeunes Afrique 2026 : le rendez-vous où la jeunesse africaine transforme l’urgence climatique en actions concrètes

    Du 10 au 16 août 2026, le Togo accueillera une nouvelle génération de leaders environnementaux.

    Face aux défis grandissants du changement climatique, une jeunesse africaine engagée refuse de rester spectatrice. C’est dans cet esprit que se tiendra, du 10 au 16 août 2026, la 5ᵉ édition du Camp Climat Jeunes Afrique (CCJA), un événement international qui réunira au Togo des participants venus d’Afrique et d’ailleurs autour d’un objectif commun : agir concrètement pour un avenir plus vert.

    Portée par VIVAS-FM Togo en partenariat avec plusieurs organisations nationales et internationales, cette initiative s’inscrit dans la dynamique du programme national « Togo Vert » et vise à sensibiliser, former et accompagner les jeunes dans la conception de projets innovants en faveur de la protection de l’environnement.

    Bien plus qu’un simple camp, le CCJA est une véritable école du leadership climatique. Pendant une semaine, les participants bénéficieront d’ateliers pratiques sur la gestion durable des terres, la régénération des forêts, les risques climatiques, le développement de projets écologiques et la restauration des écosystèmes. Ils participeront également à des opérations de reboisement, à des actions « zéro déchet » ainsi qu’à des formations en fabrication de pavés écologiques, de biocharbon et de fourneaux améliorés, autant de solutions innovantes conciliant protection de l’environnement et entrepreneuriat vert.

    Le Camp Climat Jeunes Afrique constitue aussi une plateforme de rencontres, d’échanges interculturels et de partage d’expériences entre jeunes, experts, collectivités locales et partenaires du développement. Chaque participant repartira avec des compétences pratiques, une attestation officielle et surtout une feuille de route pour mettre en œuvre des initiatives écologiques dans sa communauté.
    Ouvert aux ressortissants des pays africains et d’autres régions du monde, le camp offre également un programme de découvertes touristiques et culturelles, renforçant ainsi les liens entre les peuples tout en promouvant la solidarité autour des enjeux climatiques.

    Dans un contexte où les effets du réchauffement climatique se font de plus en plus sentir sur le continent, le Camp Climat Jeunes Afrique 2026 apparaît comme un rendez-vous incontournable pour tous ceux qui souhaitent passer des discours aux actions. Une opportunité unique de devenir acteur du changement et de contribuer à bâtir une Afrique plus résiliente, plus verte et plus durable.

  • Séna Alipui inspecte les ouvrages anti-inondation de Lomé

    Séna Alipui inspecte les ouvrages anti-inondation de Lomé

    Le gouvernement intensifie la surveillance des travaux d’assainissement pour prévenir de nouvelles inondations à Lomé.

    Face aux conséquences des pluies diluviennes qui ont frappé Lomé à la fin du mois de juin, le gouvernement poursuit ses actions de prévention et d’assainissement. Ce samedi 18 juillet 2026, le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, a effectué une nouvelle tournée de supervision sur plusieurs sites stratégiques de la capitale afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux engagés après les inondations.

    Des chantiers sous surveillance permanente

    Accompagné de représentants du ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, du ministère de la Sécurité ainsi que de l’Agence nationale de la protection civile (ANPC), le ministre s’est rendu sur plusieurs dépotoirs, notamment à Boka, au Triangle des Rails à Gbossimé et au marché de Zongo. Sur ces différents sites, les opérations d’enlèvement des déchets se poursuivent dans des conditions jugées satisfaisantes.

    La délégation a également inspecté plusieurs bassins d’orage, notamment ceux de Tokoin Tamé, Agbalépédo, Deux Lions, Caméléon, Awatamé et Babakopé. Ces ouvrages avaient débordé lors des pluies exceptionnelles des 28 et 29 juin derniers. Les autorités ont toutefois constaté avec satisfaction une baisse significative du niveau des eaux, signe que les mesures engagées commencent à produire leurs effets.

    La visite s’est poursuivie à la retenue d’eau de Togo 2000, aux exutoires du lac Ouest vers la plage, qui facilitent l’évacuation des eaux de la lagune de Boka vers la mer, ainsi qu’au site de Winners Chapel où les opérations de pompage se poursuivent afin d’assainir durablement le quartier.

    Pour Séna Alipui, cette présence régulière sur le terrain répond à une exigence de vigilance. « Il est question d’occuper le terrain de façon continue pour superviser les travaux déjà réalisés, ceux qui sont en cours et envisager d’autres actions afin de prévenir d’éventuelles situations d’inondations », a-t-il déclaré, réaffirmant la volonté du gouvernement de renforcer la résilience de Lomé face aux aléas climatiques.

  • Lomé après les eaux : la riposte contre l’insalubrité est lancée

    Lomé après les eaux : la riposte contre l’insalubrité est lancée

    Entre pompage des eaux et évacuation massive des déchets, le gouvernement accélère les opérations pour prévenir une crise sanitaire après les récentes inondations à Lomé.

    Les pluies diluviennes qui se sont abattues ces derniers jours sur Lomé et sa périphérie ont laissé derrière elles un lourd tribut : quartiers submergés, routes impraticables, eaux stagnantes et montagnes de déchets charriés par les intempéries. Si les inondations ont progressivement commencé à se résorber, un autre défi, tout aussi préoccupant, s’impose désormais : éviter qu’une catastrophe sanitaire ne succède à la catastrophe naturelle.

    C’est dans ce contexte que le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna ALIPUI, a effectué les 4 et 5 juillet une tournée de terrain sur plusieurs sites stratégiques de la capitale. L’objectif est clair : vérifier l’état d’avancement des travaux d’assainissement engagés dans le cadre de la gestion post-inondation et accélérer la remise en état des quartiers les plus durement touchés.

    Mobilisation d’urgence sur les zones inondées

    Quelques jours seulement après les fortes précipitations, les équipes techniques sont déjà à pied d’œuvre sur plusieurs fronts. Priorité absolue : évacuer les importantes quantités d’eau stagnante qui continuent d’envahir certains bassins et axes routiers.

    Le ministre et sa délégation ont visité les sites de Caméléon, Tokoin Tamé, Togo 2000, Awatamé et Accordéon, où les opérations de pompage se poursuivent sans interruption. À Avédji, une nouvelle motopompe est venue renforcer le dispositif existant afin d’accélérer l’écoulement des eaux.

    À Babakopé, un système de refoulement sur près de 800 mètres est désormais opérationnel, tandis qu’à Tokoin Tamé, l’entreprise BESSAC procède à l’installation de trois pompes pilotées par cabine et à la pose de 400 mètres de conduites DN 200 pour améliorer durablement les capacités d’évacuation.

    De nouvelles installations sont également en cours dans plusieurs points critiques, notamment dans la dépression située à proximité de l’école primaire de Kotokoli Zongo, où les eaux sont dirigées vers un exutoire sécurisé afin de limiter les risques de nouvelles accumulations.

    Pour Séna ALIPUI, l’urgence ne se limite pas au retrait des eaux. « Nous avons constaté un problème d’insalubrité général et il faut rapidement y remédier puisqu’il va continuer à pleuvoir », a-t-il déclaré, rappelant que les eaux de ruissellement contaminées constituent un terrain propice au développement des maladies hydriques.

    Offensive contre les dépotoirs

    Une fois les eaux évacuées, un autre chantier s’impose : celui des déchets. Les inondations ont mis en évidence la prolifération de dépotoirs intermédiaires et sauvages qui entravent l’écoulement des eaux et aggravent les risques environnementaux.

    Le ministère a ainsi lancé une vaste opération d’enlèvement des ordures dans plusieurs quartiers de Lomé. L’entreprise Sara Group a été mobilisée avec un important dispositif logistique comprenant une cinquantaine de camions-bennes chargés d’acheminer les déchets vers le Centre d’enfouissement technique (CET) d’Aképé.

    Les opérations concernent notamment les dépotoirs de Boka, du Triangle des Rails, du marché d’Agoè-Zongo et d’Akato. Au-delà de l’amélioration du cadre de vie, cette intervention vise également à empêcher que les déchets ne soient entraînés vers les bassins de rétention, où ils risqueraient de bloquer ou d’endommager les équipements de pompage.

    Au cours de sa visite, le ministre n’a pas caché son exigence quant au rythme des travaux. « Vous devez faire le maximum pour aller très vite de sorte que toutes ces ordures soient dégagées au bout d’une semaine », a-t-il lancé aux équipes de Sara Group.

    Prévenir plutôt que subir

    Pour les autorités, cette opération ne saurait être une réponse ponctuelle. Une fois les dépotoirs nettoyés, les communes concernées seront appelées à assurer une surveillance permanente des sites afin d’empêcher leur réoccupation par des dépôts anarchiques d’ordures.

    Les dépotoirs sauvages identifiés feront également l’objet d’un programme d’évacuation, tandis que les mairies devront renforcer leurs dispositifs locaux de collecte et de gestion des déchets.

    Au-delà de l’urgence, cette mobilisation traduit une volonté d’améliorer durablement la résilience de Lomé face aux épisodes de pluies extrêmes, dont la fréquence s’accroît sous l’effet des changements climatiques. Les autorités misent ainsi sur une combinaison d’interventions techniques, d’assainissement urbain et de responsabilisation des collectivités locales pour réduire les impacts des inondations et préserver la santé des populations.

    Dans une capitale régulièrement confrontée aux aléas climatiques, le succès de cette stratégie dépendra autant de la rapidité des interventions actuelles que de la capacité des acteurs publics et des citoyens à inscrire l’assainissement dans la durée.

  • Écocitoyenneté : un manuel pour changer les comportements au Togo

    Écocitoyenneté : un manuel pour changer les comportements au Togo

    À travers un nouveau manuel d’éducation à la citoyenneté environnementale, les autorités togolaises intensifient la sensibilisation afin d’encourager chaque citoyen à adopter des comportements responsables pour préserver les ressources naturelles.

    La Direction de la Formation civique a franchi une nouvelle étape dans la promotion de la citoyenneté environnementale en présentant officiellement, mardi 30 juin 2026, son Manuel d’éducation à la citoyenneté environnementale. Dévoilé au cours d’un webinaire réunissant médias et partenaires, cet ouvrage pédagogique de 53 pages, publié aux Éditions Awoudy, ambitionne de renforcer la culture écologique des Togolais et de susciter un engagement collectif en faveur de la protection de l’environnement.

    Présentant le document, Tchakpala Olivier, chef de division Conférences et Séminaires à la Direction de la Formation civique, a rappelé que cet outil répond aux défis environnementaux grandissants. « Ce manuel d’éducation à la citoyenneté environnementale a pour objectif de sensibiliser les citoyens sur les menaces qui pèsent sur notre environnement et de les encourager à adopter des comportements responsables », a-t-il expliqué.

    Le manuel passe en revue les principales menaces écologiques telles que la pollution, la déforestation, la dégradation des sols ou encore les inondations. Il en expose les causes et les conséquences tout en proposant des gestes simples et des solutions concrètes permettant à chaque citoyen de contribuer à la préservation de son cadre de vie. L’ouvrage met également en avant les principes de l’écocitoyenneté et présente plusieurs bonnes pratiques accessibles à tous.

    Selon Tchakpala Olivier, la vulgarisation du document est déjà bien engagée. Une campagne nationale menée en 2025 a permis de parcourir toutes les préfectures du pays afin de remettre des exemplaires aux leaders communautaires chargés de relayer les messages auprès des populations. Le webinaire s’inscrit ainsi dans la continuité de cette stratégie de sensibilisation. « Nous entendons poursuivre cette campagne et comptons sur les professionnels des médias pour relayer davantage les messages contenus dans ce manuel », a-t-il insisté.

    Représentant le ministre chargé des Droits de l’Homme, Anathère Talim, secrétaire général chargé des Droits humains, a réaffirmé la détermination du gouvernement à poursuivre cette dynamique. « Nous n’allons pas baisser les bras. Nous devons nous encourager mutuellement à poursuivre cette bataille afin d’obtenir des résultats concrets », a-t-il déclaré, annonçant une future campagne digitale dès la mise en ligne de la version numérique du manuel.

    Destiné aux élèves, enseignants, étudiants, décideurs, organisations de la société civile et leaders communautaires, cet ouvrage se veut un véritable levier pour faire de la citoyenneté environnementale un pilier du développement durable et de la résilience écologique du Togo.

  • Lomé : la chute d’un arbre paralyse le boulevard Eyadéma sous les intempéries

    Lomé : la chute d’un arbre paralyse le boulevard Eyadéma sous les intempéries

    Les fortes pluies qui s’abattent sur Lomé ont provoqué la chute d’un arbre sur le boulevard Eyadéma, perturbant fortement la circulation sur cet axe stratégique de la capitale.

    La circulation a connu d’importantes perturbations ce lundi 29 juin 2026 sur le boulevard Eyadéma, l’un des principaux axes routiers de Lomé, après la chute d’un arbre à hauteur de l’ambassade des États-Unis d’Amérique. L’incident, survenu en pleine période de fortes pluies, a provoqué un ralentissement considérable du trafic sur cette artère stratégique, régulièrement empruntée par le cortège du président du Conseil.

    Les automobilistes et autres usagers de la route ont dû faire preuve de patience face à l’obstruction de la chaussée. Plusieurs véhicules sont restés immobilisés pendant de longues minutes, entraînant des embouteillages dans les environs.

    Face à cette situation, les autorités ont rapidement déployé un important dispositif d’intervention. L’Agence nationale de la protection civile (ANPC), les sapeurs-pompiers, la Direction des services routiers (DSR), la Police nationale ainsi que les équipes techniques de la commune du Golfe 3 se sont mobilisés pour découper et évacuer l’arbre afin de rétablir la circulation dans les meilleurs délais.

    En attendant le retour à la normale, les autorités ont appelé les usagers à faire preuve de prudence, à ralentir à l’approche de la zone concernée, à respecter les consignes des agents déployés sur le terrain et, si possible, à emprunter des itinéraires alternatifs.

    Cet incident intervient dans un contexte de fortes précipitations et d’orages qui frappent la capitale togolaise depuis plusieurs heures. Ces intempéries augmentent les risques de chutes d’arbres, d’inondations et de perturbations de la circulation dans plusieurs quartiers de Lomé.

    Les services de protection civile invitent ainsi la population à redoubler de vigilance durant cette saison des pluies, où les phénomènes météorologiques peuvent rapidement compromettre la sécurité des personnes et la fluidité du trafic routier.

  • Savanes : le climat passe à l’action

    Savanes : le climat passe à l’action

    La région des Savanes accélère sa riposte face au changement climatique en se dotant d’outils et de mécanismes pour protéger durablement les populations les plus vulnérables.

    La région des Savanes franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de résilience climatique. Les 22 et 23 juin 2026, la ville de Dapaong a accueilli un atelier régional consacré à la diffusion du Plan régional d’adaptation (PRA) et au renforcement des capacités des acteurs chargés de sa mise en œuvre.

    Cette rencontre a réuni les membres du Comité régional du PRA et du Comité de coordination autour des enjeux liés à la gouvernance climatique, au suivi-évaluation et à la formulation des projets d’adaptation.

    L’initiative est portée par le ministère de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la femme, en collaboration avec le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Elle s’inscrit dans le cadre du projet NAP Readiness, financé par le Fonds vert pour le climat.

    L’ambition est désormais de passer de la planification à l’action à travers la mise en œuvre des 41 mesures prévues dans le Plan régional d’adaptation des Savanes pour la période 2026-2030. Ces mesures visent notamment à lutter contre la dégradation des terres, les sécheresses répétitives, les inondations, la raréfaction des ressources en eau et les perturbations agricoles.

    Représentant le gouverneur de la région, Kegbero Latifou Seigneur a rappelé l’urgence de renforcer les capacités des communautés locales. « Face à ces défis, il est indispensable de doter les communautés à la base des outils et des moyens nécessaires pour s’adapter durablement aux nouvelles réalités climatiques », a-t-il déclaré.

    À travers cette nouvelle feuille de route, les Savanes entendent mieux anticiper les risques climatiques et construire un modèle de développement plus résilient.

Radio Renouveau228

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