Étiquette : Environnement

  • Ces jeunes qui passent à l’action pour sauver l’environnement

    Ces jeunes qui passent à l’action pour sauver l’environnement

    Dans la préfecture de Haho, quatre associations de jeunes viennent d’être distinguées pour la qualité de leurs projets environnementaux innovants, dans le cadre du programme YEWA II.

    Financé par le ministère des Affaires étrangères du Danemark à travers Danida, ce programme vise à renforcer la résilience des communautés face aux effets des changements climatiques. L’initiative BOOST, mise en œuvre par l’ONG Jourdain-Vie et Santé avec l’appui de Plan International Togo, a permis de stimuler l’émergence de micro-projets verts.

    Lancé du 2 mai au 5 juin 2026, l’appel à projets a mobilisé 17 associations locales parmi 23 bénéficiaires. Après une sélection rigoureuse conduite par un jury d’acteurs techniques et communautaires, quatre initiatives ont été retenues pour leur pertinence et leur impact potentiel. La cérémonie officielle de récompense s’est tenue le 12 juin à Notsè, en présence des autorités locales et des partenaires.

    Les projets primés concernent la production de biopesticides et d’engrais verts, la gestion des déchets plastiques, la fabrication d’engrais biologiques liquides et la promotion d’un maraîchage durable. Ces innovations s’inscrivent dans une dynamique de développement local respectueux de l’environnement.

    Le président du Comité Cantonal de Développement (CCD) de Notsè a salué l’engagement des jeunes et encouragé la mise en œuvre effective des projets financés, soulignant leur rôle dans le renforcement de la crédibilité communautaire.

    Du côté des bénéficiaires, la satisfaction est palpable. Pour Emmanuel, représentant des lauréats, cette distinction marque « un nouveau départ » et un engagement renforcé en faveur de la gestion durable des ressources.

    À travers cette initiative, YEWA II confirme son rôle de catalyseur de l’innovation verte et de l’autonomisation des jeunes dans la préfecture de Haho.

  • Délestages et inondations au Togo : le CAR ouvre le débat sur les solutions urgentes

    Délestages et inondations au Togo : le CAR ouvre le débat sur les solutions urgentes

    Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) veut placer les préoccupations quotidiennes des Togolais au cœur du débat public. À travers une nouvelle édition de son espace d’échanges « Je Dis Politique », le parti entend susciter une réflexion collective sur les délestages et les inondations qui affectent de nombreuses populations.

    Prévu pour le jeudi 25 juin 2026 à 16 heures GMT, ce rendez-vous sera diffusé sur le compte TikTok CAR-Togo. L’initiative s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation, d’information et de dialogue autour de deux problématiques majeures qui rythment le quotidien des citoyens.

    En choisissant le thème « Délestage et inondations au Togo, quelles solutions ? », le Comité d’Action pour le Renouveau met en lumière des défis qui touchent aussi bien les ménages que les entreprises, les établissements scolaires et les activités économiques.

    Les coupures récurrentes d’électricité perturbent en effet la vie des populations et freinent le développement des activités productives. Parallèlement, les inondations, de plus en plus fréquentes en période de pluies, provoquent d’importants dégâts matériels et exposent plusieurs quartiers à des risques sanitaires.

    À travers cette plateforme numérique, le CAR souhaite favoriser un débat ouvert, permettant aux citoyens, aux experts et aux acteurs politiques d’échanger sur des pistes de solutions durables.

  • Une usine verte pour contrer les inondations

    Une usine verte pour contrer les inondations

    À Adétikopé, le Togo accélère sa transition écologique en misant sur une industrie innovante au service de l’assainissement durable et de la lutte contre les inondations.

    Le Togo franchit une nouvelle étape dans sa politique de développement durable. Une usine de préfabrication de tuyaux à faible empreinte carbone a été inaugurée le 19 juin 2026 à Adétikopé, dans le cadre du projet de Réseau d’Assainissement par Intercepteurs pour la Non-inondation de nos Espaces (RAINE).

    Cette infrastructure, implantée dans la zone industrielle d’Adétikopé, illustre la volonté des autorités togolaises de conjuguer croissance économique, modernisation des infrastructures et préservation de l’environnement.

    La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, d’autorités administratives ainsi que des partenaires techniques et financiers impliqués dans la mise en œuvre du projet.

    Inscrit dans la stratégie nationale de résilience climatique, le projet RAINE vise à renforcer les capacités des villes togolaises à faire face aux inondations, devenues récurrentes sous l’effet des changements climatiques et de l’urbanisation croissante.

    Portée par le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, cette initiative bénéficie également de l’engagement du ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, qui en fait un levier important de transformation des infrastructures nationales.

    L’usine est spécialisée dans la fabrication de tuyaux destinés aux réseaux d’assainissement, à l’adduction d’eau potable et à divers ouvrages urbains. Sa particularité réside dans l’utilisation du béton bas carbone, une technologie innovante qui permet de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre associées au secteur de la construction.

    Au-delà de son impact environnemental, le projet répond également à des enjeux économiques. La production locale permettra de diminuer la dépendance du pays aux importations de matériaux de construction tout en réduisant les coûts et les émissions liées au transport international.

    Selon les prévisions annoncées par les autorités, l’usine produira dès sa première année d’exploitation plus de 2 200 tuyaux de fonçage de grand diamètre ainsi que plusieurs milliers de mètres cubes de béton bas carbone. Une capacité qui devrait contribuer à accélérer la réalisation des infrastructures d’assainissement sur l’ensemble du territoire.

    Le projet présente également un intérêt majeur en matière d’emploi et de transfert de compétences. De nombreux emplois directs et indirects devraient être générés, tandis que des compétences locales seront développées dans des domaines liés à l’industrie verte et aux infrastructures durables.

    Les entreprises PFO Construction et BESSAC Togo, partenaires de cette réalisation, ont été saluées pour leur contribution à ce projet stratégique.

    Avec cette nouvelle usine, Adétikopé consolide davantage sa position de pôle industriel émergent. Cette réalisation témoigne de l’ambition du Togo de bâtir une économie plus résiliente, compétitive et respectueuse de l’environnement, au service des générations actuelles et futures.

  • Agroforesterie : le Togo se positionne pour devenir un acteur majeur en Afrique

    Agroforesterie : le Togo se positionne pour devenir un acteur majeur en Afrique

    À l’Université de Lomé, chercheurs, chefs traditionnels et experts unissent leurs forces pour faire du Togo une référence continentale de l’agroforesterie.

    L’agroforesterie prend une nouvelle dimension au Togo. En dressant le bilan de sa participation aux cinq dernières éditions du Congrès mondial de l’agroforesterie, le pays affiche désormais des ambitions continentales avec la création officielle de l’Union africaine pour l’agroforesterie, branche togolaise (AFRU-Togo). Une initiative qui pourrait placer le Togo au cœur des stratégies africaines de lutte contre le changement climatique et de restauration des écosystèmes.

    Le 5 juin 2026, le Centre numérique francophone de l’Université de Lomé a servi de cadre à un important atelier de restitution réunissant enseignants-chercheurs, autorités traditionnelles, représentants de l’administration publique et acteurs de la société civile engagés dans la protection de l’environnement.

    Organisée par le Centre de Recherche et de Formation sur les Plantes Médicinales (CERFOPLAM), en collaboration avec GASD/SADDA-Togo, l’Union des chefs traditionnels de Yoto (UCTY) et la Fondation Messanvi GBAESSOR de Recherche-Action pour le Développement (FOMGRADA), la rencontre avait un double objectif : évaluer les acquis de la participation togolaise aux cinq derniers Congrès mondiaux de l’agroforesterie et mettre en place une structure nationale capable de porter les ambitions du pays à l’échelle continentale.

    Depuis 2009, le Togo a régulièrement pris part aux grands rendez-vous mondiaux du secteur, notamment à Nairobi, New Delhi, Montpellier, Québec et Kigali. Cette constance a permis aux experts togolais d’accumuler une expérience précieuse et de nouer des partenariats stratégiques.

    L’un des artisans de cette dynamique, le Dr Koudouvo Koffi, maître de conférences à l’Université de Lomé, a rappelé la philosophie qui guide son engagement : « Le bruit ne fait pas du bien et le bien ne fait pas de bruit ».

    À travers cette formule, il a voulu souligner la discrétion avec laquelle de nombreux acteurs togolais travaillent depuis plusieurs années à l’intégration des pratiques agroforestières dans les politiques de développement durable.

    Le chercheur a notamment salué l’accompagnement du ministère de l’Environnement et des Ressources forestières ainsi que le rôle déterminant des chefs traditionnels dans la préservation des forêts sacrées, véritables réservoirs de biodiversité.

    Les échanges ont permis de mettre en évidence les nombreux bénéfices tirés de la participation du Togo aux différentes rencontres internationales. Parmi eux figurent le partage des bonnes pratiques agricoles adaptées aux réalités locales, le renforcement des partenariats scientifiques, l’accès à de nouveaux appuis techniques et financiers ainsi que l’intégration progressive des mécanismes liés au crédit carbone.

    Ces avancées constituent aujourd’hui des leviers essentiels pour répondre aux défis environnementaux qui menacent le continent africain. Les participants ont particulièrement insisté sur la nécessité d’accélérer les actions de restauration des terres dégradées, de freiner la déforestation et de renforcer la résilience des systèmes agricoles face aux changements climatiques.

    Présidant la cérémonie d’ouverture, le Professeur Taïrou, premier vice-doyen de la Faculté des sciences, représentant le secrétaire général de l’Université de Lomé, a rappelé que la reconnaissance dont bénéficie désormais le Togo sur la scène africaine s’accompagne de nouvelles responsabilités.

    Selon lui, la création d’un cadre national de concertation apparaît indispensable pour permettre au pays de jouer pleinement son rôle dans la gouvernance continentale de l’agroforesterie.

    L’autre moment fort de cette journée a été la mise en place officielle de l’AFRU-Togo, avec l’élection de son premier bureau national.

    Le Dr Koudouvo Koffi a été porté à la présidence de la nouvelle organisation. Il sera épaulé par un bureau composé à la fois de chercheurs, de responsables communautaires et de chefs traditionnels, une configuration qui traduit la volonté d’associer savoir scientifique et connaissances ancestrales.

    Cette nouvelle équipe aura plusieurs missions stratégiques : structurer le réseau national des acteurs de l’agroforesterie, promouvoir les initiatives liées au crédit carbone et préparer la candidature du Togo à l’organisation du premier Congrès africain de l’agroforesterie envisagé en 2027.

    Une échéance qui servirait de tremplin au prochain Congrès mondial prévu en 2028 au Costa Rica.

    Au-delà d’une simple rencontre académique, cet atelier marque une étape importante dans la stratégie environnementale du Togo. En misant sur l’agroforesterie, le pays entend transformer ses défis climatiques en opportunités de développement durable et s’imposer comme l’un des laboratoires africains des solutions écologiques de demain.

  • Écovolon’Terre : JVE honore ses bâtisseurs

    Écovolon’Terre : JVE honore ses bâtisseurs

    À travers la journée « Écovolon’Terre », JVE a célébré ses volontaires tout en traçant les perspectives de son engagement pour l’environnement et le développement durable.

    L’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) a célébré, le 5 juin dernier à Lomé, l’engagement de celles et ceux qui constituent la cheville ouvrière de ses actions sur le terrain. Placée sous le thème « Écovolon’Terre », cette journée de réflexion stratégique et de reconnaissance a mis à l’honneur les volontaires qui contribuent depuis des années à la promotion de la justice environnementale et du développement durable au Togo.

    Moment fort de la cérémonie, dix-neuf volontaires ont été récompensés pour leur dévouement, leur professionnalisme et leur fidélité à l’organisation. Selon leur ancienneté et leur impact, ils ont reçu des attestations de reconnaissance, des attestations de mérite ou encore des certificats d’honneur pour les plus anciens. Une manière pour JVE de saluer des parcours marqués par un engagement constant au service des communautés et de l’environnement.

    L’événement a réuni plusieurs personnalités du monde du volontariat et du développement. Parmi les invités figuraient M. Telngar, représentant de France Volontaires, M. Marc Adama Levi de l’Agence Nationale du Volontariat au Togo (ANVT) ainsi que le Dr Komi Gligbé, consultant des Nations Unies chargé de l’analyse situationnelle du volontariat au Togo. Des organisations partenaires, notamment le ROSCCET et la SAER, ont également répondu présentes.

    Au-delà des distinctions, la journée s’est voulue un espace de réflexion sur l’avenir. Une communication consacrée à la gestion des transitions professionnelles a permis aux volontaires d’acquérir des outils pour valoriser leurs expériences et préparer leur évolution de carrière. Les témoignages d’anciens collaborateurs de JVE et du membre d’honneur Alouka Anani ont illustré le rôle du volontariat comme levier d’épanouissement personnel et professionnel.

    La Directrice des programmes, Luttah Aluora, a clôturé les échanges en présentant les dix principaux résultats enregistrés par l’organisation en 2025. Un bilan qui témoigne de l’impact croissant de JVE et nourrit de nouvelles ambitions pour les années à venir.

  • Croisade verte au Togo

    Croisade verte au Togo

    Le gouvernement togolais accélère sa politique environnementale avec le lancement officiel, prévu le 1er juin 2026, de la campagne nationale de reboisement au centre d’enfouissement technique d’Aképé, dans la préfecture de l’Avé. Cette initiative s’inscrit dans le vaste programme de plantation d’un milliard d’arbres d’ici 2030.

    Pour mobiliser les populations, le ministère de l’Environnement a lancé, depuis le 25 mai, une vaste campagne de sensibilisation à travers les radios et télévisions locales. L’objectif est de faire comprendre aux citoyens les enjeux du reboisement et de la lutte contre le changement climatique. Des responsables régionaux, acteurs du secteur forestier et pépiniéristes interviendront dans plusieurs langues locales afin d’expliquer les acquis enregistrés au cours des cinq premières années du programme, ainsi que les modalités de la nouvelle campagne sur toute l’étendue du territoire.

    Les autorités entendent aller au-delà de simples opérations de plantation. Elles insistent particulièrement sur l’entretien et le suivi des jeunes plants pour assurer leur survie et leur contribution effective à la restauration du couvert végétal national.

    Face à l’érosion des sols, à la pression démographique et aux conséquences grandissantes du changement climatique, le reboisement apparaît désormais comme une priorité stratégique pour le pays. Le gouvernement y voit un moyen de renforcer la résilience écologique, de restaurer durablement les paysages forestiers et de soutenir une transformation économique inclusive fondée sur les ressources naturelles.

    À travers cette campagne, les autorités lancent également un appel à la responsabilité collective. Pour elles, chaque arbre planté représente un geste concret de préservation de l’environnement, mais aussi un symbole d’espoir pour les générations futures du Togo.

  • Environnement : FAEA mise sur l’action collective

    Environnement : FAEA mise sur l’action collective

    Le secteur de l’environnement demeure une priorité majeure face aux défis croissants liés à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Dans ce contexte, l’organisation Femme en Action pour l’Eau et l’Assainissement (FAEA) réaffirme son engagement en faveur des populations, en mettant l’accent sur des actions concrètes et durables.

    Consciente de l’urgence d’agir, FAEA entend renforcer son rôle dans l’amélioration des conditions de vie, notamment en facilitant l’accès à des services essentiels et en promouvant un environnement sain. Cette démarche s’inscrit dans une vision collective, où la collaboration entre acteurs est considérée comme un levier indispensable pour relever les défis actuels.

    L’organisation mise ainsi sur la mobilisation de toutes les parties prenantes, des communautés locales aux partenaires institutionnels, afin de créer une dynamique inclusive et efficace. L’objectif est clair : mutualiser les efforts pour maximiser l’impact des initiatives et garantir leur pérennité.

    Dans cette optique, FAEA annonce son retour sur le terrain avec une volonté renouvelée d’intensifier ses actions. De nouvelles perspectives de collaboration sont également envisagées, ouvrant la voie à des projets innovants et structurants dans le domaine de l’eau et de l’assainissement.

    La présidente de FAEA-Togo, Carole Aghey, souligne l’importance de cette démarche participative et appelle à une mobilisation immédiate. Elle insiste sur la nécessité d’un engagement collectif pour générer des résultats tangibles et durables.

    Des informations complémentaires seront prochainement communiquées afin de préciser les contours des futures actions. En attendant, FAEA invite l’ensemble des acteurs concernés à se joindre à cet élan pour contribuer à un changement significatif au bénéfice des populations.

  • MAWUSE, symbole d’une nouvelle ère contre les inondations

    MAWUSE, symbole d’une nouvelle ère contre les inondations

    Sena Alipui, ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, a réaffirmé à Lomé, lors du baptême du micro-tunnelier « MAWUSE », la détermination du gouvernement à faire du projet RAINE un pilier majeur de la lutte durable contre les inondations.

    Le 24 avril 2026 à Lomé, le projet RAINE a franchi une étape décisive avec le baptême du micro-tunnelier « MAWUSE », un équipement stratégique au cœur de la lutte contre les inondations dans le Grand Lomé. À cette occasion, Sena Alipui, ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, a livré un message fort, mettant en avant l’ambition du gouvernement de transformer durablement le cadre de vie urbain.

    Dans son intervention, le ministre a d’abord insisté sur la portée historique de cette étape. Selon lui, le baptême de « MAWUSE » ne se résume pas à un simple acte symbolique, mais marque l’entrée du Togo dans une phase active et concrète d’un projet structurant. Il a souligné que cet outil de pointe incarne la modernité des solutions choisies pour répondre à un problème ancien : les inondations récurrentes qui affectent plusieurs quartiers de la capitale.

    Sena Alipui a rappelé que le projet RAINE (Réseau d’assainissement par intercepteurs pour la non-inondation de nos espaces) s’inscrit dans une vision globale du développement urbain. L’objectif est clair : collecter et canaliser efficacement les eaux pluviales vers des exutoires appropriés grâce à un réseau souterrain moderne. Ce dispositif repose notamment sur la technologie du micro-tunnelier, qui permet de creuser sans perturber la surface, un choix stratégique dans une ville dense comme Lomé.

    Le ministre a particulièrement insisté sur l’impact direct du projet sur les populations. À ses yeux, RAINE est avant tout une réponse concrète aux attentes des citoyens. « Il s’agit de protéger les vies, les biens et d’améliorer durablement le cadre de vie », a-t-il martelé en substance. Il a également évoqué les conséquences économiques des inondations, soulignant que ce projet contribuera à réduire les pertes et à renforcer la résilience de la capitale face aux changements climatiques.

    Dans un ton à la fois déterminé et mobilisateur, Sena Alipui a appelé à l’engagement de tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet. Il a salué la collaboration entre les partenaires techniques et les entreprises mobilisées, tout en insistant sur la nécessité de respecter les délais et les standards de qualité. Pour lui, la réussite de RAINE dépendra autant de la rigueur technique que de la coordination entre les différentes parties prenantes.

    Le ministre a également mis en avant la dimension innovante du projet, soulignant que le recours à des technologies modernes comme le micro-tunnelier témoigne de la volonté du Togo d’adopter des solutions durables et adaptées aux réalités urbaines. Ce choix technique permet non seulement de limiter les perturbations en surface, mais aussi de préserver les infrastructures existantes, un enjeu majeur dans une ville en pleine expansion.

    Enfin, Sena Alipui a conclu son intervention sur une note d’espoir et de responsabilité collective. Il a exprimé sa conviction que RAINE constituera un tournant dans la gestion des eaux pluviales à Lomé et servira de modèle pour d’autres initiatives similaires au Togo. Le baptême de « MAWUSE », a-t-il affirmé, symbolise ainsi une promesse : celle d’une capitale plus sûre, plus résiliente et mieux préparée aux défis climatiques de demain.

    À travers ce discours, le ministre a clairement positionné le projet RAINE comme un levier stratégique de transformation urbaine, où innovation, engagement politique et bien-être des populations se conjuguent pour bâtir l’avenir.

  • Hector Sann’do Nammangue, l’éveil d’une plume verte africaine

    Hector Sann’do Nammangue, l’éveil d’une plume verte africaine

    Dans le paysage médiatique africain en pleine mutation, certains noms émergent avec force, portés par une vision claire et un engagement sans compromis. Celui d’Hector Sann’do Nammangue s’impose aujourd’hui comme l’un des visages les plus prometteurs du journalisme environnemental en Afrique de l’Ouest. Sa récente sélection parmi les finalistes des Pan-African Re/Insurance Journalism Awards 2026 vient confirmer une trajectoire déjà remarquable.

    Voix togolaise qui résonne sur le continent

    Parmi 184 candidatures issues de tout le continent, il figure dans la catégorie de la meilleure production francophone en réassurance. Une reconnaissance qui dépasse le simple cadre individuel : elle symbolise l’entrée progressive du journalisme togolais dans les sphères d’excellence continentales, encore largement dominées par les pays anglophones.

    Parcours façonné par la rigueur et la passion

    Formé à l’Université de Lomé, au sein de l’Institut des Sciences de l’Information, de la Communication et des Arts (ISICA), Hector Sann’do Nammangue a très tôt orienté sa carrière vers des thématiques exigeantes. Là où beaucoup choisissent des terrains plus généralistes, lui opte pour des sujets complexes, souvent techniques, mais essentiels : le climat, les risques et le développement durable.

    Ce choix n’est pas anodin. Il traduit une conviction profonde : celle que l’information peut être un levier de transformation sociale. En fondant Vert-Togo, premier média numérique togolais dédié à l’environnement et à l’économie verte, il pose les bases d’un journalisme engagé, accessible et résolument tourné vers l’avenir.

    Innovation au cœur de sa démarche journalistique

    Ce qui distingue Hector Sann’do Nammangue, c’est sa capacité à croiser les disciplines. À la frontière entre journalisme environnemental et data journalisme, il développe une approche analytique qui éclaire des enjeux souvent mal compris.

    Ses productions ne se contentent pas de relater des faits : elles expliquent, contextualisent et anticipent. Il s’intéresse particulièrement aux liens entre changement climatique et systèmes assurantiels, un champ encore peu exploré en Afrique. À travers ses analyses, il met en lumière les défis de la résilience, de l’adaptation et de la gestion des risques dans des sociétés fortement exposées aux aléas climatiques.

    Acteur engagé au-delà

    Au-delà de son travail de journaliste, Hector Sann’do Nammangue joue un rôle structurant dans l’écosystème médiatique togolais. En tant que président de l’Association Togolaise des Journalistes Engagés pour l’Environnement (ATJ2E), il fédère une nouvelle génération de professionnels autour des enjeux écologiques.

    Son engagement est également pédagogique. Formé par la Cellule Norbert Zongo (CENOZO), il transmet ses compétences, notamment en data journalisme, et encourage des pratiques journalistiques plus rigoureuses et orientées vers l’impact.

    Présence affirmée sur les grandes scènes internationales

    Le journaliste togolais ne limite pas son action au cadre national. Sa participation à plusieurs rendez-vous majeurs, notamment la COP27 en Égypte, la COP28 aux Émirats arabes unis, le Sommet africain sur le climat à Nairobi et la COP30 au Brésil, témoigne de son ouverture et de sa capacité à inscrire les problématiques africaines dans un contexte global.

    À travers ces expériences, il développe une lecture africaine des enjeux climatiques, mettant en avant les réalités locales tout en dialoguant avec les grandes dynamiques internationales. Cette double approche renforce la pertinence de son travail et sa crédibilité auprès de ses pairs.

    Palmarès qui confirme une ascension

    Avant même sa reconnaissance aux awards panafricains, Hector Sann’do Nammangue s’était déjà illustré par plusieurs distinctions. Lauréat des Lauriers du Journalisme d’Impact en 2022 au Togo, il a ensuite été récompensé à Paris par le prix “Best African Solutions – Journaliste d’Espoirs” en 2023.

    Ces distinctions saluent non seulement la qualité de ses productions, mais aussi leur portée sociale. Elles confirment une chose : son journalisme ne se contente pas d’informer, il agit.

    Kigali 2026, un tournant décisif

    Les 16 et 17 avril 2026 à Kigali, les regards seront tournés vers les lauréats des Pan-African Re/Insurance Journalism Awards. Pour Hector Sann’do Nammangue, ce rendez-vous représente bien plus qu’une compétition. Il s’agit d’une opportunité de renforcer sa visibilité, de tisser des liens avec des acteurs clés et de porter plus loin encore la voix du journalisme environnemental africain.

    Symbole pour toute une génération

    À travers son parcours, Hector Sann’do Nammangue incarne une nouvelle génération de journalistes africains : spécialisés, engagés et connectés aux enjeux globaux. Sa trajectoire illustre également le potentiel du Togo dans la production de contenus de qualité sur des sujets stratégiques comme le climat et le développement durable.

    À l’heure où l’Afrique est en première ligne face aux impacts du changement climatique, son travail rappelle une évidence essentielle : une information pertinente, rigoureuse et accessible est indispensable pour comprendre, anticiper et agir.

    Plus qu’un journaliste, Hector Sann’do Nammangue est aujourd’hui un passeur de savoirs, un éclaireur dans un monde en mutation. Et sans doute, l’une des plumes les plus prometteuses du journalisme vert africain.

  • Félix Tagba : courir pour sauver la planète

    Félix Tagba : courir pour sauver la planète

    Félix Tagba est un journaliste et militant environnementaliste togolais qui a su transformer son engagement personnel en un mouvement citoyen concret et influent.

    Depuis la création de l’association Ecojogging en 2018, ce jeune togolais incarne le lien entre sport, écologie et responsabilité sociale. Sa vision est simple mais puissante : réunir les citoyens autour de l’idée que chaque geste compte pour protéger notre environnement.

    La naissance d’un concept innovant

    L’idée d’Ecojogging est née lors des joggings matinaux de Tagba dans les rues de Lomé, où il constatait l’abondance des déchets plastiques. Plutôt que de rester passif, il a décidé de créer un mouvement où les participants courent ou marchent tout en ramassant les déchets. Ce concept allie activité physique, sensibilisation à l’environnement et engagement citoyen. Rapidement, ce simple geste a trouvé un écho auprès des jeunes, des écoles, des associations et même des entreprises, permettant au mouvement de s’étendre au-delà de la capitale togolaise.

    Ecojogging : un impact concret sur l’environnement

    Sous la direction de Félix Tagba, Ecojogging a permis de collecter plusieurs tonnes de déchets plastiques dans les rues et espaces publics du Togo. Ces déchets sont ensuite triés et recyclés, créant une économie circulaire locale tout en réduisant la pollution et en améliorant le cadre de vie. Chaque séance d’Ecojogging transforme les participants en acteurs du changement, démontrant qu’un geste collectif, même simple, peut produire un impact environnemental tangible.

    Sensibilisation et inclusion sociale

    Ecojogging ne se limite pas au ramassage de déchets. L’association organise des événements régionaux et internationaux, comme la Coupe du monde d’Ecojogging, pour mobiliser plusieurs pays autour de la propreté et du recyclage. Elle collabore également avec des groupes variés, y compris des femmes commerçantes ou des étudiants, combinant protection de l’environnement et promotion du bien-être social. Cette approche inclusive permet de toucher toutes les générations et de créer une conscience écologique durable dans la société.

    Une vision tournée vers l’avenir

    Félix Tagba aspire à ce qu’Ecojogging devienne un mouvement global capable d’inspirer des citoyens partout dans le monde. Son objectif ultime est de voir une société où chacun adopte des comportements responsables, rendant un jour le mouvement superflu, car la protection de l’environnement serait alors intégrée dans la vie quotidienne.

    Un exemple de leadership citoyen

    À travers Ecojogging, Félix Tagba a démontré que le changement commence par l’action individuelle transformée en mouvement collectif. Il incarne la nouvelle génération de leaders africains capables de lier engagement écologique, santé et développement durable. Son action contribue directement aux Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment ceux liés à la santé, à l’assainissement, aux villes durables et à la lutte contre le changement climatique.

    Félix Tagba n’est pas seulement un président d’association : il est un acteur de changement qui transforme le quotidien des citoyens togolais, valorise les déchets plastiques et inspire la jeunesse à agir pour un avenir plus propre et plus durable. Grâce à son initiative, la course devient un outil de sensibilisation, un vecteur de citoyenneté et un moteur de développement durable au Togo et en Afrique.

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