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  • Gestion concertée de l’eau : Séna Alipui prend les rênes du Conseil des ministres de l’ABM

    Gestion concertée de l’eau : Séna Alipui prend les rênes du Conseil des ministres de l’ABM

    La gestion concertée des ressources en eau transfrontalières s’impose aujourd’hui comme un levier majeur de stabilité, de développement et de paix. Ce message fort a marqué l’ouverture, à Lomé, de la 8ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres de l’Autorité du Bassin du Mono (ABM). À cette occasion, le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, a rappelé l’enjeu stratégique que représentent le fleuve Mono et les aquifères partagés pour le Togo et le Bénin.

    Dans son intervention, nourrie par un diagnostic lucide et des perspectives d’action, le ministre a insisté sur la nécessité d’une gouvernance intégrée, équitable et durable. L’ABM, créée conjointement par Lomé et Cotonou, a précisément pour mission de prévenir les conflits liés à l’eau, d’harmoniser les usages, eau potable, agriculture, industrie et énergie, et de préserver les écosystèmes.

    Défis

    Le bassin du Mono couvre environ 24 300 km², dont près de 88 % se situent sur le territoire togolais, ce qui confère au Togo une responsabilité particulière dans la préservation de cette ressource vitale.

    Au terme des travaux, Séna Alipui a été porté à la présidence du Conseil des ministres de l’ABM, un mandat stratégique qui vient consacrer l’engagement du Togo en faveur de la coopération hydrique régionale. Cette nouvelle responsabilité l’expose toutefois à des défis majeurs. La pression démographique accrue sur les rives du Mono, les effets déjà perceptibles du changement climatique, alternance de crues et d’étiages sévères, ainsi que la concurrence entre usages productifs exigent des arbitrages éclairés et une coordination renforcée entre États et acteurs locaux.

    Parmi les acquis de cette coopération figure le barrage hydroélectrique de Nangbéto, mis en service en 1987 et géré par la Communauté électrique du Bénin (CEB). Symbole d’un partenariat gagnant-gagnant, l’ouvrage fournit de l’électricité aux deux pays tout en illustrant les bénéfices d’une gestion partagée des infrastructures hydrauliques.

    Urgence

    Pour le nouveau président du Conseil des ministres de l’ABM, l’urgence est désormais de consolider les mécanismes de financement, d’améliorer le partage des données hydrologiques et de renforcer la résilience des communautés riveraines. « Seule une gestion solidaire et coordonnée garantira la sécurité hydrique et un développement durable », a-t-il martelé en conclusion.

    À Lomé, la session de l’ABM aura ainsi consacré un leadership et tracé une feuille de route : faire de l’eau non pas un facteur de tension, mais un moteur de paix et de prospérité partagée dans le bassin du Mono.

  • Lomé décroche la direction future de l’Organisation ouest-africaine de la santé

    Lomé décroche la direction future de l’Organisation ouest-africaine de la santé

    La capitale togolaise a été désignée pour accueillir la future direction de l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS), a annoncé ce vendredi la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à l’issue de longues discussions entre États membres.

    Cet aboutissement intervient après des années de lobbying de la part des autorités togolaises, qui souhaitaient voir Lomé jouer un rôle central dans la coordination des politiques sanitaires en Afrique de l’Ouest. Le Togo avait déjà montré son engagement sur ces questions, en accueillant en 2025 des réunions régionales clés sur la santé publique, notamment une session de formation et d’harmonisation en épidémiologie organisée par l’OOAS.

    Le choix de Lomé s’inscrit dans un contexte où les États ouest-africains cherchent à renforcer leur coopération face à des défis sanitaires multiples, allant de la menace persistante de maladies endémiques comme la fièvre de Lassa à la nécessité d’une réponse coordonnée aux futures pandémies. Selon des diplomates impliqués dans les négociations, le Togo a convaincu ses pairs par sa politique proactive en matière de santé publique et par son rôle actif au sein des structures communautaires.

    Pour les autorités togolaises, cette victoire diplomatique est aussi un symbole de reconnaissance de l’investissement national dans le secteur. « Nous avons toujours soutenu l’intégration régionale dans tous ses aspects, et notamment dans celui de la santé, parce que la santé des citoyens est un capital pour le développement », a déclaré une source gouvernementale sous couvert d’anonymat. Lomé avait déjà été le théâtre de plusieurs initiatives sous-régionales visant à harmoniser les pratiques sanitaires et améliorer la surveillance des maladies transfrontalières.

    La future implantation de la direction de l’OOAS à Lomé devrait s’accompagner d’un renforcement des infrastructures et d’un accroissement des effectifs dédiés à la santé publique. Les autorités envisagent de mettre à niveau les installations existantes pour répondre aux exigences logistiques d’une agence régionale en pleine croissance. Elles ont également promis des cadres opérationnels robustes, en s’appuyant sur l’approche « Une seule santé » – favorisant une coopération multisectorielle entre santé humaine, animale et environnementale – déjà adoptée dans plusieurs pays de la région.

    Cette décision de la CEDEAO est perçue par plusieurs experts comme un signal fort pour le renforcement des mécanismes de santé collective en Afrique de l’Ouest, marquant un tournant dans la gouvernance régionale de la santé publique

  • FTF : et si l’option Samuel Ekoé Galé devenait une évidence ?

    FTF : et si l’option Samuel Ekoé Galé devenait une évidence ?

    La question revient avec insistance dans les débats autour de l’avenir de la sélection nationale togolaise : et si, pour une nouvelle fois, la Fédération togolaise de football (FTF) faisait le choix audacieux mais assumé d’un sélectionneur local pour diriger les Éperviers ? Alors que plusieurs noms sont cités pour succéder à Nibombé Daré, une autre option, plus discrète mais non moins crédible, mérite aujourd’hui une attention particulière : celle de Samuel Ekoé Galé.

    Ce débat n’est pas nouveau, mais il prend une résonance particulière dans un contexte où les résultats sportifs tardent à convaincre et où la construction d’un projet durable pour les Éperviers du Togo demeure un chantier inachevé. À travers le profil de Samuel Ekoé Galé, c’est toute la problématique de la confiance accordée – ou non – aux compétences locales qui se trouve posée de nouveau.

    Un technicien formé, diplômé et ancré dans les réalités locales

    Samuel Ekoé Galé n’est pas un inconnu du paysage footballistique togolais. Ancien joueur professionnel, il a progressivement construit sa reconversion dans le métier d’entraîneur, en misant sur la formation et la rigueur. Titulaire de la prestigieuse Licence UEFA Pro, le plus haut diplôme d’entraîneur reconnu au niveau international, il répond d’emblée à l’un des arguments souvent opposés aux techniciens locaux : celui du manque de qualification.

    Au-delà du diplôme, M. Galé a dirigé plusieurs clubs emblématiques du championnat national, dont AS OTR et Étoile Filante de Lomé. Il a également marqué les esprits lors de son passage à Kotoko de Lavié, où son travail méthodique et son approche pédagogique ont été salués. Autant d’expériences qui lui confèrent une connaissance intime des réalités du football togolais : contraintes financières, infrastructures limitées, gestion des jeunes talents, pression populaire et exigences institutionnelles.

    L’argument de l’inexpérience : un faux débat ?

    Les détracteurs de l’option Samuel Ekoé Galé vont avancer un argument récurrent : son manque d’expérience au plus haut niveau international. Un reproche qui, à bien y regarder, interroge davantage le système que l’homme lui-même. Comment acquérir de l’expérience si aucune opportunité n’est offerte ? Tous les entraîneurs aujourd’hui cités comme références, qu’ils soient africains ou européens, ont commencé quelque part. Aucun n’est né sélectionneur national.

    D’ailleurs, plusieurs techniciens étrangers passés par le banc des Éperviers découvraient eux aussi, parfois, le football africain ou les réalités spécifiques du Togo. Pourtant, la FTF n’a pas hésité à leur confier les rênes de la sélection. Pourquoi ce qui est toléré, voire encouragé, chez un expatrié devient-il rédhibitoire lorsqu’il s’agit d’un Togolais formé, diplômé et expérimenté localement ?

    Une opportunité provisoire, mais stratégique

    Certains observateurs avancent une proposition intermédiaire, empreinte de pragmatisme : accorder à Samuel Ekoé Galé une chance à titre provisoire, au moins jusqu’à l’issue de la prochaine fenêtre FIFA, prévue les 23 et 31 mars 2026. Cette période pourrait servir de test grandeur nature, permettant à la FTF d’évaluer concrètement ses capacités à gérer un groupe international, à préparer des matches officiels et à imposer une identité de jeu.

    Une telle démarche aurait le mérite de limiter les risques tout en envoyant un nouveau signal fort aux techniciens locaux : le mérite et la compétence peuvent ouvrir des portes. Dans un football togolais en quête de repères et de stabilité, ce pari mesuré pourrait aussi renforcer le sentiment d’appropriation nationale autour de la sélection.

    Et si le salut passait par un staff hybride ?

    À défaut de lui confier immédiatement les clés des Éperviers, d’autres voix plaident pour une solution tout aussi constructive : intégrer Samuel Ekoé Galé dans le staff technique du futur sélectionneur, quel qu’il soit. Cette approche permettrait à l’ancien entraîneur de Kotoko de Lavié de s’imprégner du fonctionnement d’une sélection nationale A, d’apprendre aux côtés d’un technicien plus expérimenté et de se préparer, à moyen terme, à prendre la relève.

    Une telle vision s’inscrirait dans une logique de continuité et de transmission, souvent absente dans la gestion des équipes nationales africaines. Former aujourd’hui le sélectionneur de demain, plutôt que de repartir à zéro à chaque changement, serait un signe de maturité institutionnelle pour la FTF.

    Au-delà d’un homme, une philosophie à assumer

    Le débat autour de Samuel Ekoé Galé dépasse largement sa personne. Il pose une question fondamentale : quelle place la FTF souhaite-t-elle accorder à l’expertise locale dans son projet sportif ? C’est vrai que le passage de Nibombé Daré, un local,  à la tête des Eperviers n’a pas donné les résultats escomptés. Mais miser sur un entraîneur togolais, c’est aussi parier sur une meilleure compréhension du championnat national, une relation plus naturelle avec les joueurs locaux et une communication plus fluide avec les acteurs du football national.

    Certes, le risque existe. Mais le risque n’est-il pas inhérent à toute décision sportive ? Continuer à chercher systématiquement la solution à l’extérieur n’a pas toujours garanti le succès. Peut-être est-il temps d’oser une autre voie

    Une chance à saisir, ou à regretter plus tard

    En définitive, la question mérite d’être posée sans passion mais avec lucidité : et si la Fédération togolaise de football faisait enfin de nouveau confiance à un sélectionneur local comme Samuel Ekoé Galé ? Qu’il s’agisse d’un intérim, d’une intégration dans le staff ou d’une nomination pleine et entière, les options existent.

    Ne pas tenter l’expérience, c’est aussi prendre le risque de freiner l’émergence d’une génération d’entraîneurs togolais pourtant formés, compétents et ambitieux. Donner une chance, en revanche, pourrait ouvrir une nouvelle page du football togolais, fondée sur la confiance, la transmission et la responsabilité. Et si le véritable tournant des Éperviers commençait justement par ce choix-là ?

  • Gabon : Bilie-By-Nze, l’inlassable critique d’Oligui Nguema

    Gabon : Bilie-By-Nze, l’inlassable critique d’Oligui Nguema

    Alain-Claude Bilie-By-Nze, président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG), est aujourd’hui l’un des rares hommes politiques du pays à défier ouvertement Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la République.

    La position de l’ancien Premier ministre d’Ali Bongo, loin d’être conciliatrice, s’est affirmée au fil des mois en critique frontale (politique, juridique et morale) de la gestion du pouvoir, au point de faire de lui l’opposant numéro 1 au Gabon depuis l’élection de Brice Clotaire Oligui Nguema.

    De candidat présidentiel à principal opposant

    Lors de l’élection présidentielle du 12 avril 2025, organisée pour clore près de deux ans de transition après le coup d’État d’août 2023, Brice Clotaire Oligui Nguema a obtenu plus de 90 % des voix, selon les résultats officiels.

    Face à cette victoire écrasante, Bilie-By-Nze n’a pas reconnu le résultat. Il a refusé de le féliciter publiquement. Pour lui, ce large score n’était pas la preuve d’une adhésion populaire réelle, mais plutôt le symptôme d’un processus électoral qu’il qualifie d’opaque et entaché de pratiques contestables.

    Dans une interview à RFI, l’ancien Premier ministre a même déclaré qu’il représentait aujourd’hui « l’alternative unique qu’il reste aux Gabonais face aux militaires », soulignant sa volonté de tenir tête à la nouvelle élite politique qui se construit autour d’Oligui Nguema.

    Une critique constante du pouvoir en place

    Contrairement à certains leaders politiques qui adoptent une posture plus modérée après une défaite électorale, Bilie-By-Nze a multiplié les critiques contre le gouvernement d’Oligui Nguema.

    Dans un entretien accordé à Jeune Afrique en août 2025, il a affirmé que l’exécutif avançait « sans cap ni boussole », et que la gouvernance actuelle ressemblait, selon lui, à une continuité du système Bongo, malgré les promesses de rupture faites après le coup d’État.

    Son attaque ne s’est pas limitée à des critiques générales. En effet, il a dénoncé la gouvernance concentrée entre les mains du président, la faible crédibilité du nouveau cadre constitutionnel et reproché au gouvernement de négliger les défis sociaux et économiques du pays, tels que la crise du système de santé, le manque d’enseignants ou encore la vie chère persistante.

    Plus récemment, dans une déclaration retentissante en octobre 2025, Bilie-By-Nze est allé jusqu’à qualifier les élections législatives de « fraude d’État » et de « défaite morale », prophétisant « l’orage politique » si la situation ne changeait pas.

    Une offensive médiatique sur la scène internationale

    Il y a quelques jours encore, Alain-Claude Bilie-By-Nze a rappelé qu’il n’entendait ni se taire ni se retirer du débat public. Sur plusieurs médias internationaux, l’ancien Premier ministre est monté au créneau pour livrer une charge sévère contre le régime de transition devenu pouvoir constitutionnel, dirigé par Brice Clotaire Oligui Nguema.

    Invité sur des antennes étrangères suivies bien au-delà des frontières gabonaises, Bilie-By-Nze a dénoncé ce qu’il qualifie de “confiscation du pouvoir par une minorité militaro-politique”, estimant que la transition promise comme une rupture s’est progressivement transformée en recomposition du système, sans réforme de fond. Selon lui, les promesses de gouvernance vertueuse, de justice sociale et de transparence électorale peinent à se traduire dans les faits.

    L’ancien chef du gouvernement a également mis en cause la concentration excessive du pouvoir exécutif, l’absence de contre-pouvoirs effectifs et le climat politique qu’il juge peu favorable à une opposition libre et équitable. Des propos qui, une fois encore, ont trouvé un écho particulier à l’international, où la situation gabonaise reste observée avec attention depuis le coup d’État d’août 2023.

    En choisissant de s’exprimer hors des médias nationaux, Bilie-By-Nze assume une stratégie claire, celle d’internationaliser le débat gabonais. Une démarche qui vise autant à alerter les partenaires étrangers du Gabon qu’à renforcer son statut de principal contradicteur du pouvoir en place. Cette exposition médiatique renforce son image d’homme politique qui refuse toute compromission et confirme qu’il ne compte pas laisser au régime le monopole du récit politique.

    Pour le camp présidentiel, ces sorties répétées sont perçues comme une tentative de fragilisation de l’image du pays à l’extérieur. Pour ses partisans, elles constituent au contraire un acte de résistance politique, dans un contexte où l’espace d’expression interne serait, selon eux, de plus en plus restreint.

    Controverses institutionnelles et confrontation juridique

    Au-delà des critiques politiques, Bilie-By-Nze a également contesté la légalité même de certaines décisions de l’État.

    Avant l’élection présidentielle, il avait dénoncé un vice de procédure concernant la mise à disposition du général Oligui Nguema, estimant que la nomination du chef de la Transition ne respectait pas le cadre juridique prévu, ce qui illustrait, selon lui, un « coup d’État permanent ».

    Par la suite, lors des contestations préélectorales de 2025, il a renvoyé Oligui Nguema à ses responsabilités constitutionnelles, notamment sur la gestion des listes électorales, qu’il jugeait entachées d’irrégularités.

    Ces confrontations montrent que son opposition n’est pas seulement politique, mais aussi institutionnelle – visant à remettre en cause, pas à pas, la légitimité et la conformité des actions du pouvoir en place.

    Malgré son franc-parler, Bilie-By-Nze a aussi tenté à plusieurs reprises de nuancer son positionnement. Après les critiques sévères sur l’organisation des élections locales et législatives de septembre-octobre 2025, il s’est entretenu avec Oligui Nguema au palais présidentiel, insistant sur le besoin d’un climat électoral « équitable et transparent ».

    Ce geste pourrait être interprété comme une tentative de dialogue, mais il n’a pas entamé sa ligne de critique la plus dure : pour l’instant, aucun signe concret ne laisse penser qu’il renonce à son rôle de contre-poids politique.

    Une réconciliation possible ?

    La question est sur toutes les lèvres : ces deux hommes pourront-ils un jour enterrer la hache de guerre ? À court terme, la réponse semble peu probable. Les critiques de Bilie-By-Nze sont trop profondes et ciblent non seulement des choix politiques, mais aussi la question de la légitimité et de l’État de droit dans le Gabon post-transition. À ce jour, il continue à se présenter comme la principale voix contestataire face à un pouvoir qu’il juge autoritaire dans son fonctionnement, même si celui-ci prétend avoir démocratiquement remporté les suffrages.

    Pour une réconciliation, il faudrait, au minimum, une reconnaissance mutuelle d’un cadre institutionnel partagé et respecté, une condition qui reste aujourd’hui lointaine.

    Aujourd’hui, Alain-Claude Bilie-By-Nze s’est imposé comme l’opposant numéro 1 à Brice Clotaire Oligui Nguema. Par ses critiques répétées du pouvoir en place il incarne une opposition résolue, refusant de cautionner ce qu’il qualifie de dérives institutionnelles. Si la réconciliation entre les deux hommes demeure un enjeu futur, elle n’est pour l’instant qu’un horizon lointain, tant leurs visions du Gabon divergent. Profondément.

  • SIAT 2026 : le Togo accélère vers l’avenir de la mobilité

    SIAT 2026 : le Togo accélère vers l’avenir de la mobilité

    Le Salon international de l’automobile du Togo (SIAT), un événement inédit qui ambitionne de structurer, dynamiser et projeter le secteur automobile togolais dans une nouvelle dimension régionale et internationale.

    Du 11 au 15 mars prochains, le Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF Togo 2000) accueillera la toute première édition du Salon International de l’Automobile du Togo (SIAT). Un événement inédit qui ambitionne de structurer, dynamiser et projeter le secteur automobile togolais dans une nouvelle dimension régionale et internationale.

    À l’origine de cette initiative, Steeven Amevor, un jeune promoteur à la vision claire et audacieuse. Partant d’un constat simple – l’absence d’un cadre fédérateur pour les acteurs de l’automobile au Togo – il a imaginé le SIAT comme une plateforme stratégique capable de réunir concessionnaires, institutions financières, assureurs, startups, investisseurs et grand public autour des enjeux de la mobilité moderne.

    Dans un contexte où le Togo renforce son positionnement logistique et économique en Afrique de l’Ouest, l’organisation d’un salon automobile international apparaît comme un levier pertinent. Le pays dispose d’atouts majeurs : une stabilité reconnue, un port autonome performant et une volonté politique affirmée de soutenir les secteurs porteurs. Le SIAT vient ainsi combler un vide, en offrant un espace professionnel de visibilité, de dialogue et de partenariats durables.

    Placée sous le thème évocateur « L’Afrique en mouvement, le Togo en pôle », cette première édition entend démontrer que la mobilité est au cœur du développement économique et technologique du continent. Concrètement, le salon ne se limitera pas à une exposition de véhicules. Il proposera des conférences de haut niveau sur la sécurité routière, l’innovation et les politiques de mobilité, des zones d’essais, un village dédié aux startups, ainsi qu’un espace emploi et formation, favorisant la montée en compétences des jeunes.

    Un accent particulier sera mis sur les véhicules électriques et hybrides. Espaces dédiés, démonstrations et panels thématiques permettront de sensibiliser le public et les professionnels aux enjeux de la transition énergétique, tout en explorant l’adaptabilité de ces technologies au contexte africain. Une démarche qui positionne le SIAT comme un salon résolument tourné vers l’avenir.

    Autre apport majeur : la présence annoncée de banques et de compagnies d’assurance. Des solutions de financement, de leasing et de crédit automobile seront proposées directement sur le site, facilitant l’acte d’achat et rapprochant l’offre des réalités du marché togolais.

    Au-delà des chiffres et des stands, le SIAT symbolise l’émergence d’une nouvelle génération d’initiatives portées par des jeunes leaders engagés. Avec ce projet novateur, AMEVOR Steeven démontre qu’il est possible de penser local tout en visant l’international. Le Salon International de l’Automobile du Togo s’annonce ainsi comme un rendez-vous structurant, appelé à devenir, au fil des éditions, un véritable pôle de référence pour la mobilité en Afrique de l’Ouest.

  • Éditions Continents, une référence née au Togo

    Éditions Continents, une référence née au Togo

    Dans un environnement où le secteur du livre reste confronté à de nombreux défis, Éditions Continents a fait le pari de la rigueur, de l’exigence éditoriale et de l’ouverture. Un pari audacieux qui, au fil des années, s’est transformé en succès tangible.

    Audace

    Créée en juillet 2011, reconnue officiellement en 2016, les Éditions Continents fait aujourd’hui figure d’exemple dans le paysage éditorial togolais et sous-régional. Fondée par Kodzo Adzewoda Vondoly, journaliste et écrivain, cette maison d’édition, bien que relativement jeune, a su rapidement trouver sa place dans le landerneau des éditions au Togo et au-delà.

    Dans un environnement où le secteur du livre reste confronté à de nombreux défis, faiblesse des circuits de distribution, accès limité aux financements, concurrence du numérique ou encore déficit de politiques publiques fortes, les Éditions Continents a fait le pari de la rigueur, de l’exigence éditoriale et de l’ouverture. Un pari audacieux qui, au fil des années, s’est transformé en succès tangible.

    Dès ses débuts, la maison s’est donné pour mission de promouvoir la littérature africaine sous toutes ses formes, sans se limiter à un genre ou à une nationalité. Romans, essais, poésie, ouvrages jeunesse, textes engagés ou réflexifs : le catalogue d’Éditions Continents se distingue par sa diversité et par la richesse des voix qu’il met en lumière. Des auteurs togolais bien sûr, mais aussi des écrivains venus d’autres pays de la sous-région et d’ailleurs, trouvent au sein de cette maison un espace d’expression crédible, professionnel et respectueux du travail intellectuel.

    Reconnaissance

    Cette ouverture éditoriale a permis aux Éditions Continents de s’inscrire rapidement dans une dynamique régionale. Ses ouvrages circulent, sont présentés dans des salons, des foires du livre et des rencontres littéraires en Afrique de l’ouest, contribuant ainsi au rayonnement de la littérature togolaise hors des frontières nationales. La maison ne se contente pas de publier : elle accompagne ses auteurs, valorise leurs œuvres et œuvre à leur visibilité, dans un écosystème où cela reste encore trop rare.

    La reconnaissance ne s’est pas fait attendre. Plusieurs publications issues d’Éditions Continents ont été saluées par des prix, distinctions et sélections littéraires, tant au niveau national que sous-régional. Ces récompenses, loin d’être anecdotiques, constituent une véritable preuve de la qualité du travail éditorial accompli. Elles témoignent de la pertinence des choix opérés, de la qualité des textes publiés, mais aussi du sérieux du processus éditorial mis en place par la maison.

    À travers ces distinctions, c’est toute une vision de l’édition qui est consacrée : celle d’un travail patient, exigeant, respectueux des auteurs et des lecteurs. Une vision qui tranche avec une certaine précipitation parfois observée dans le milieu, et qui confère à Éditions Continents une crédibilité durable.

    Perspectives

    Au cœur de cette réussite se trouve la figure de son fondateur et directeur. Kodzo Adzewoda VONDOLY, fort de son expérience de journaliste et d’écrivain, connaît les réalités du terrain, les exigences de l’écriture et les attentes du lectorat. Cette double casquette lui permet de porter un regard lucide et engagé sur le monde du livre en Afrique. Sous sa direction, la maison s’est dotée d’une ligne éditoriale claire, ambitieuse et cohérente, tout en restant attentive aux évolutions du secteur.

    Mais l’ambition de Kodzo Adzewoda VONDOLY ne s’arrête pas là. Conscient des enjeux culturels, éducatifs et symboliques du livre, il s’emploie activement à faire des Éditions Continents une maison incontournable dans la sous-région, voire à l’échelle du continent africain. Cela passe par le renforcement des partenariats, l’élargissement du réseau de distribution, l’amélioration constante de la qualité graphique et éditoriale des ouvrages, mais aussi par une présence accrue dans les grands rendez-vous littéraires africains.

    À travers Éditions Continents, c’est une certaine idée de la culture et de la transmission qui se dessine : celle d’une Afrique qui écrit, qui se raconte elle-même, qui pense son présent et son avenir à travers le livre. Une maison jeune, certes, mais déjà solidement installée, portée par une vision claire et un engagement constant.

    Aujourd’hui, les Éditions Continents n’est plus seulement une promesse. Elle est une réalité éditoriale respectée, un acteur crédible du monde du livre, et un symbole de ce que l’audace, le travail et la passion peuvent produire lorsqu’ils sont mis au service de la culture. Et tout indique que le meilleur reste à venir.

  • Bénin : un an à la tête de la SRTB, le choix de la reconnaissance

    Bénin : un an à la tête de la SRTB, le choix de la reconnaissance

    Un an après sa nomination à la tête de la Société de radiodiffusion et de Télévision du Bénin (SRTB), sa première responsable a choisi un mot simple, mais profondément symbolique : merci. Un message de gratitude adressé à celles et ceux qui, chaque jour, œuvrent souvent dans l’ombre pour faire vivre la télévision et la radio publiques du Bénin.

    Dans un contexte médiatique marqué par des mutations technologiques rapides, des exigences accrues de crédibilité et une concurrence permanente, la SRTB repose avant tout sur un capital humain engagé. Journalistes, techniciens, animateurs, réalisateurs, agents administratifs ou personnels de soutien : autant de femmes et d’hommes discrets, constants, sans lesquels le service public de l’information ne pourrait remplir sa mission.

    « Un média public ne tient jamais sur une seule personne », rappelle Angela Aquereburu Rabatel, la dirigeante de nationalité togolaise. Une affirmation qui traduit une vision du leadership fondée sur le collectif, la reconnaissance du travail invisible et le respect des compétences. Derrière chaque journal télévisé, chaque émission radio, chaque reportage de terrain, se cache un travail d’équipe rigoureux, parfois contraignant, mais toujours animé par le sens du devoir public.

    Ce message intervient comme un rappel fort : la réussite d’une institution publique ne se mesure pas uniquement à ses audiences ou à ses équipements, mais aussi à la capacité de ses dirigeants à valoriser l’engagement humain. En mettant en lumière les acteurs de l’ombre, la direction de la SRTB réaffirme l’essence même du service public : servir, informer et rassembler, avec humilité.

    Au-delà de la SRTB, cette prise de parole résonne comme une interpellation plus large dans le monde professionnel. Comment, dans nos administrations, nos entreprises ou nos organisations, prenons-nous le temps de dire merci à celles et ceux qui travaillent loin des projecteurs ?

    Un an après, le geste est fort, le message clair : la reconnaissance n’est pas un détail, elle est un moteur. Et parfois, un simple merci suffit à redonner tout son sens au travail collectif.

  • Le groupe culturel togolais ADEPOMA séduit à la 39ᵉ Surajkund International Crafts Mela à New Delhi

    Le groupe culturel togolais ADEPOMA séduit à la 39ᵉ Surajkund International Crafts Mela à New Delhi

    Le groupe culturel togolais ADEPOMA a brillé sur la scène internationale à l’occasion de la 39ᵉ édition du Surajkund International Crafts Mela, l’un des festivals les plus réputés au monde pour la promotion de l’artisanat et des traditions culturelles.

    Organisé du 31 janvier au 15 février 2026 près de New Delhi (Inde), cet événement annuel attire des délégations et artistes de nombreux pays, désireux de valoriser leur patrimoine culturel à une échelle planétaire.

    Invité d’honneur cette année, ADEPOMA a présenté une série de performances traditionnelles captivantes, mêlant danses, chants et rythmes enracinés dans la culture togolaise. Les prestations ont mis en lumière la richesse artistique et identitaire du Togo, soulignant l’importance de la transmission des savoirs ancestraux dans un contexte de mondialisation culturelle.

    Dans le cadre de cette participation, l’ambassadeur indien au Togo, S.R.H. Fahmi, a rencontré la troupe avant son départ pour l’Inde afin de leur adresser ses encouragements et de souligner l’impact positif de telles initiatives pour renforcer les liens culturels bilatéraux.

    Surajkund Mela offre une plateforme d’échanges privilégiée entre artisans, artistes et visiteurs du monde entier. En plus des spectacles vivants, le festival présente des métiers d’art traditionnels, des expositions artisanales, des ateliers et des échanges interculturels riches. Il s’agit d’une vitrine unique pour les expressions artistiques authentiques et la diplomatie culturelle.

    La participation de ADEPOMA à cet événement renforce non seulement la visibilité du patrimoine togolais, mais encourage aussi une nouvelle génération d’artistes à valoriser et préserver les traditions locales tout en dialoguant avec le monde

  • Avec HopeMax, l’art devient langage de l’âme

    Avec HopeMax, l’art devient langage de l’âme

    Maximilienne Misiratou Salawou alias HopeMax ne partage pas simplement des œuvres : elle livre des fragments de son monde intérieur. Artiste habitée par une profonde sensibilité, elle inscrit sa démarche dans une quête sincère où chaque création devient un espace de dialogue entre l’âme et la matière.

    À travers ses tableaux, elle dévoile une vision singulière de l’art, pensée comme un puissant moyen d’expression, de transmission et d’inspiration.

    Chez Maximilienne Misiratou Salawou, la création artistique naît d’une énergie intérieure intense. Formes, textures et couleurs s’entrelacent pour traduire des émotions profondes, parfois silencieuses, mais toujours vibrantes. Chaque œuvre est le reflet d’une recherche personnelle, d’un cheminement intime nourri par l’amour, la résilience et l’espoir. L’artiste ne peint pas seulement ce qu’il voit : il peint ce qu’il ressent, ce qui l’habite et ce qui le pousse à avancer.

    Présentée lors de HOPEMAX EXPO 2025, l’une de ses créations a marqué les esprits par la force de son message et la sincérité de sa démarche. Dans cet espace dédié à la créativité et à l’expression artistique, l’œuvre de HopeMax s’est imposée comme un langage universel, capable de connecter les âmes et de susciter une réflexion profonde chez le public. Loin d’une simple exposition, il s’agissait d’un véritable moment de partage, où l’émotion devenait le fil conducteur de la rencontre entre l’artiste et les visiteurs.

    « À travers mes tableaux, je révèle ce qui habite mon âme », confie l’artiste. Il explique puiser au plus profond de lui-même des énergies et des émotions pour créer des œuvres porteuses de sens, d’amour et de force. Son art se veut une invitation à l’évolution personnelle, à la résilience face aux épreuves et à l’avancée dans la vie. Chaque tableau transmet une énergie positive, un message d’espoir et de partage, permettant à chacun de s’y reconnaître et d’y trouver une source d’inspiration pour poursuivre sa propre lutte.

    Cette prise de parole artistique met en lumière l’importance de l’art comme outil de communion humaine. HopeMax invite le public à regarder autrement, à ressentir pleinement et à s’approprier le message porté par ses œuvres. Plus qu’une exposition, c’est une rencontre sincère, un moment d’échange authentique où l’émotion devient un langage commun.

    À travers son univers, HopeMax rappelle que l’art n’est pas seulement esthétique : il est une force vivante, un miroir de l’âme et un chemin vers la lumière. Une expérience artistique forte, appelée à marquer durablement celles et ceux qui s’y laissent toucher.

  • « Lettre d’une Africaine » : Kezita, quand le reggae devient prière et révolte

    « Lettre d’une Africaine » : Kezita, quand le reggae devient prière et révolte

    Avec « Lettre d’une Africaine », l’artiste togolaise de reggae Kezita signe l’un de ses titres les plus intimes et les plus bouleversants. Loin d’un simple morceau musical, cette nouvelle œuvre se présente comme une confession à cœur ouvert, née de la douleur, de la foi et d’un profond besoin de vérité.

    À travers cette chanson, la « Reggae Woman » du Togo, née Sandrine Ketoglo, transforme une épreuve personnelle en un cri universel, porté par la conscience et la spiritualité.

    Écrit dans la souffrance, « Lettre d’une Africaine » évoque la perte d’un être cher qui aurait pu être sauvé, les défaillances du système de santé, et plus largement les injustices qui frappent les plus vulnérables. Kezita y aborde, sans détour mais avec pudeur, la question des droits humains dans le milieu médical et les conditions de vie dans les hôpitaux africains. Le reggae, fidèle à sa tradition contestataire, devient ici un espace de dénonciation, mais aussi de guérison.

    Musicalement, le titre s’inscrit dans un reggae roots sobre et habité, laissant toute la place à la voix, aux mots et à l’émotion. Chaque phrase semble pesée, vécue, presque priée. Kezita ne cherche pas à séduire : elle témoigne. Elle écrit comme on survit, comme on se relève. Derrière la mélodie, on devine les brouillons, les silences, les larmes, mais aussi le lâcher-prise et la foi assumée en une force supérieure. « Le Saint-Esprit est puissant », confie-t-elle, rappelant que cette chanson est autant une offrande qu’un exutoire.

    Connue pour son engagement social et sa fidélité aux valeurs du reggae conscient, Kezita confirme avec ce nouveau titre son statut de voix singulière dans la musique togolaise. Depuis ses débuts, elle fait du reggae un outil d’éveil, de résistance et d’espérance, fidèle à la philosophie rastafari et aux idéaux de justice, de paix et de dignité humaine.

    « Lettre d’une Africaine » est dédiée à Dodo Adogli et à tous ceux qui sont partis trop tôt, injustement. En invitant le public à l’écouter « au calme », Kezita rappelle que certaines chansons ne s’entendent pas seulement avec les oreilles, mais avec l’âme. Une œuvre forte, nécessaire, qui confirme que lorsque la musique est sincère, elle devient mémoire, combat et prière.

    Kezita commence sa carrière très jeune, d’abord dans un groupe de danse à l’école, puis comme choriste au sein du collectif South Coast. Elle participe notamment au succès de « Une histoire banale », un titre populaire au Togo et dans la sous-région, avant de trouver sa voie en solo.

    Son premier album, So Real , sorti en 2010, est une déclaration d’intention. Composé de quatorze titres, il aborde les réalités sociales, politiques et économiques du Togo et de l’Afrique à travers un reggae ancré dans la conscience collective. Des chansons comme « Au carrefour », « Ghetto Girl » ou « Reggae Time » font écho aux défis quotidiens de la jeunesse togolaise- chômage, marginalisation, quête de sens- tout en les invitant à espérer et à persévérer.

Radio Renouveau228

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