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  • Trafic de voitures de luxe : Lomé, nouveau front du FBI

    Trafic de voitures de luxe : Lomé, nouveau front du FBI

    Dans une opération conjointe dévoilée le 18 février 2026 par l’ambassade des États-Unis au Togo, plusieurs véhicules de prestige volés aux États-Unis ont été retrouvés à Lomé, saisis avec la coopération des forces de sécurité togolaises et du Federal Bureau of Investigation (FBI). Parmi les modèles identifiés figuraient une Ferrari Portofino, une Cadillac Escalade et une Jeep Wrangler, estimées à plusieurs centaines de milliers de dollars au total.

    Ces saisies ne sont pas des incidents isolés mais s’inscrivent dans une dynamique criminelle internationale bien établie. Des enquêtes d’organismes comme INTERPOL et des douanes américaines ont révélé que des réseaux sophistiqués organisent le vol, la falsification de documents et l’exportation de véhicules de luxe volés vers l’Afrique de l’Ouest. Les ports d’Afrique de l’Ouest — y compris Lomé au Togo, Cotonou au Bénin et Tema au Ghana — sont régulièrement identifiés comme des plaques tournantes de ce trafic transfrontalier.

    Les failles

    Les structures criminelles à l’origine de ces vols profitent de plusieurs vulnérabilités majeures. Premièrement, la fraude documentaire est omniprésente : des plaques d’immatriculation falsifiées et des numéros de série manipulés rendent ces véhicules presque indétectables pour les inspecteurs non spécialisés. Deuxièmement, le transport illégal via des conteneurs maritimes complique le suivi.

    Les voleurs utilisent des itinéraires bavés entre plusieurs ports pour brouiller les pistes et fragmenter la traçabilité. Enfin, l’absence d’une coordination efficace entre les bases de données nationales et internationales facilite l’évasion des biens volés jusqu’à ce qu’une coopération transnationale — comme celle entre le FBI et les autorités togolaises — intervienne.

    Conséquences

    Pour les victimes américaines, la remise des véhicules signifie une victoire symbolique mais aussi un rappel brutal des dangers liés à un marché globalisé sans contrôle suffisant. Au plan économique, ce type de trafic alimente un marché noir transcontinental évalué à des millions de dollars, enrichissant des réseaux criminels organisés qui exploitent la demande internationale pour des voitures de luxe. Les pertes comprennent non seulement la valeur des véhicules, mais aussi les coûts associés aux enquêtes et à la prévention.

    Sur le plan juridique, ces affaires intensifient le besoin d’une coopération renforcée entre les États. La saisie à Lomé souligne l’importance des partenariats entre agences locales et internationales, mais elle met également en lumière l’ampleur des efforts encore nécessaires pour démanteler des réseaux transnationaux qui exploitent chaque maillon faible du système de sécurité global.

  • Eperviers : Patrice Neveu, un choix assumé mais une méthode qui interroge

    Eperviers : Patrice Neveu, un choix assumé mais une méthode qui interroge

    Si Patrice Neveu était le choix privilégié, voire arrêté, pourquoi ne pas l’assumer clairement et le faire savoir plus tôt ? Pourquoi laisser prospérer des noms alternatifs, au risque de brouiller le message et d’entretenir un climat d’incertitude autour de la sélection nationale ?

    La Fédération Togolaise de Football (FTF) a officiellement annoncé, ce jeudi 19 février 2026, la nomination du technicien français Patrice Neveu au poste de sélectionneur de l’équipe nationale A du Togo. Il succède ainsi à Nibombé Daré, limogé depuis décembre 2025, ouvrant une nouvelle page pour les Éperviers du Togo.

    Malaise

    Si le choix de l’homme ne surprend guère au regard de son expérience et de sa connaissance du football africain, la méthode qui a conduit à sa désignation soulève, elle, de nombreuses interrogations.

    Selon la version officielle, Patrice Neveu a été retenu à l’issue d’un processus de sélection « rigoureux », fondé sur la compétence, l’expérience du haut niveau et une vision stratégique adaptée aux ambitions du Togo. La procédure a été conduite conjointement par la FTF et le ministère en charge des Sports, traduisant une volonté politique de relancer une sélection nationale en perte de repères. Sur le papier, l’argumentaire est solide. Dans les faits, le chemin emprunté laisse planer un certain malaise.

    En effet, aucun appel à candidatures public n’a été lancé, contrairement aux pratiques de plus en plus recommandées en matière de gouvernance sportive. Dans l’intervalle, l’entourage de la Fédération togolaise aurait laissé filtrer plusieurs noms dans la presse et les cercles footballistiques, alimentant rumeurs et spéculations. Parmi eux, ceux du Congolais Florent Ibengue et du Français Jean-Michel Cavalli, notamment, ont circulé avec insistance. Cette communication officieuse, faite de fuites savamment entretenues, a donné l’impression d’un processus flou, voire d’une stratégie de diversion.

    Pression

    Dès lors, une question s’impose : si Patrice Neveu était le choix privilégié, voire arrêté,  pourquoi ne pas l’assumer clairement et le faire savoir plus tôt ? Pourquoi laisser prospérer des noms alternatifs, au risque de brouiller le message et d’entretenir un climat d’incertitude autour de la sélection nationale ? Cette gestion du temps est d’autant plus critiquable que Nibombé Daré a été écarté depuis décembre 2025, laissant les Éperviers sans véritable pilote à l’approche d’échéances cruciales.

    La date FIFA de mars 2026 se profile en effet dangereusement, avec des matches décisifs pour la suite du calendrier international. En attendant, l’équipe nationale est restée en suspens, sans projet sportif clairement incarné, ni feuille de route lisible. Le retard accumulé dans la nomination du sélectionneur fait peser une pression supplémentaire sur les épaules de Patrice Neveu, attendu à Lomé dans les prochains jours pour finaliser son contrat.

    Car le nouveau sélectionneur a du pain sur la planche. En un temps record, il devra bâtir une sélection compétitive, redonner une identité de jeu aux Éperviers et surtout restaurer la confiance d’un groupe fragilisé par les changements répétés d’encadrement technique. Le chantier est immense : évaluation des joueurs locaux et expatriés, choix tactiques, gestion des egos et adaptation à un environnement souvent décrit comme instable.

    Togolaiseries (sic)

    Au-delà de l’homme, c’est le contexte togolais qui interroge. Patrice Neveu arrive dans un football marqué par des tensions récurrentes entre acteurs, des attentes populaires fortes et une pression politique omniprésente. La question centrale demeure donc : le cadre institutionnel et organisationnel actuel permet-il réellement à un sélectionneur, aussi expérimenté soit-il, de réussir sur la durée ? Sans stabilité, sans vision partagée et sans transparence dans les décisions, même les meilleurs techniciens peuvent se heurter à des limites structurelles.

    La FTF, en remerciant le public sportif pour sa patience, semble consciente des attentes et des frustrations accumulées. Mais la patience des supporters a ses limites. La nomination de Patrice Neveu ouvre certes une nouvelle ère, porteuse d’espoirs sportifs. Elle met aussi en lumière la nécessité d’améliorer les pratiques de gouvernance, afin que les décisions stratégiques majeures soient prises dans la clarté, la cohérence et le respect des délais.

    À Patrice Neveu désormais de relever le défi sportif. À la Fédération togolaise, celui de créer les conditions de sa réussite. Sans cela, le risque est grand de voir se répéter un cycle bien connu, celui des espoirs vite dissipés sur les pelouses africaines.

  • Au Gabon, un Togolais arrêté pour vente illégale d’électricité

    Au Gabon, un Togolais arrêté pour vente illégale d’électricité

    Un homme de nationalité togolaise a été arrêté en flagrant délit pour avoir vendu illégalement de l’électricité fournie par la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) dans la commune de Ntoum, à environ 40 km de Libreville.

    Selon les autorités gabonaises, le suspect, identifié comme Kokou Anassi, exploitait un réseau clandestin de distribution d’énergie électrique, connecté sans autorisation au réseau officiel de la SEEG. Il fournissait cette électricité à une vingtaine de ménages en échange d’un forfait mensuel compris entre 5 000 et 15 000 FCFA versé par chaque client.

    L’homme a été mis en garde à vue par la gendarmerie de Ntoum après avoir admis les faits lors de son interrogatoire. Il est le père de trois enfants et vivait avec une compagne gabonaise dans la zone où il opérait.

    Conséquences économiques et judiciaires

    La SEEG a rappelé que les branchement frauduleux et la revente illégale de courant causent de lourdes pertes financières à l’entreprise, fragilisent le réseau électrique et peuvent compromettre la sécurité des installations ainsi que des populations. Ces pratiques constituent une violation de la législation gabonaise sur l’énergie et peuvent entraîner des poursuites pénales.

    Ce type d’affaire s’inscrit dans un contexte où les pertes pour la SEEG dues à la fraude au réseau sont estimées à plusieurs milliards de francs CFA, avec de nombreux branchements non autorisés ou modifications illégales du système officiel de facturation.

    L’arrestation récente d’un ressortissant togolais impliqué dans la revente illégale d’électricité a remis sur le devant de la scène un phénomène bien plus vaste : la fraude énergétique au Gabon. Derrière ce fait divers se cache une réalité structurelle qui pèse lourdement sur l’économie nationale, fragilise le réseau électrique et pénalise, paradoxalement, les consommateurs réguliers.

  • RDC- Michel Kuka, du stade au marché de l’attention

    RDC- Michel Kuka, du stade au marché de l’attention

    Il était d’abord un visage, une énergie brute captée par les caméras de la Coupe d’Afrique des Nations. Aujourd’hui, Michel Kuka devient un cas d’école. Celui qui s’est illustré dans les tribunes lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations franchit un cap décisif : il transforme la ferveur populaire en valeur économique.

    Après avoir reçu les honneurs et la reconnaissance symbolique des autorités congolaises, Michel Kuka vient de signer un contrat de partenariat avec Tecno, d’un montant annoncé de 50 000 dollars. Un chiffre qui marque un tournant. On n’est plus dans le simple supporterisme, ni même dans la notoriété éphémère née d’un buzz. On entre de plain-pied dans l’économie de l’attention, ce système où la visibilité, l’émotion et l’authenticité deviennent des actifs monétisables.

    Ce mouvement n’est pas isolé. Les marques cherchent désormais à s’adosser à des figures capables de capter l’attention collective, surtout en Afrique, où le football reste l’un des rares langages véritablement transnationaux. Michel Kuka incarne une narration : celle du fan passionné, spontané, enraciné dans la culture populaire. Pour Tecno, l’association est stratégique : elle permet de parler à la jeunesse, aux classes populaires et à l’écosystème numérique, sans passer par les canaux publicitaires traditionnels.

    Mais cette dynamique soulève une question centrale : les marques récupèrent-elles nos symboles ou offrent-elles une chance réelle à nos ambassadeurs ? D’un côté, le risque de folklorisation existe. Le supporter devient une image, parfois vidée de sa profondeur, utilisée pour vendre. De l’autre, ces partenariats ouvrent des opportunités inédites : reconnaissance financière, structuration de carrières hors des sentiers classiques, et affirmation d’une économie culturelle africaine qui se professionnalise.

    Dans le cas de Michel Kuka, la frontière semble pour l’instant maîtrisée. Il ne s’efface pas derrière la marque ; il capitalise sur ce qu’il est déjà. Son contrat n’achète pas une performance sportive, mais une présence, une histoire, une capacité à fédérer.

    Ce débat, au cœur des mutations médiatiques et culturelles du continent, est au menu du nouvel épisode de Hors Champ. Entre récupération commerciale et empowerment symbolique, une chose est sûre : le football africain ne se joue plus seulement sur la pelouse, mais aussi dans l’arène stratégique de l’attention.

  • Au Gabon, coupure des réseaux sociaux, Oligui Nguema sous pression

    Au Gabon, coupure des réseaux sociaux, Oligui Nguema sous pression

    Les autorités ont décidé de suspendre l’accès aux réseaux sociaux dans tout le pays, une mesure brutale qui illustre l’ampleur de la pression politique et sociale que connaît actuellement le président Brice Clotaire Oligui Nguema.

    Cette décision, annoncée par la Haute Autorité de la Communication (HAC), intervient dans un contexte de mécontentement populaire croissant et de contestation sociale.

    Dans un communiqué lu à la télévision publique, la HAC a justifié cette suspension « jusqu’à nouvel ordre » en affirmant que certains contenus diffusés sur les plateformes numériques étaient susceptibles de provoquer des « dérives conflictogènes », de porter atteinte à la stabilité des institutions et de menacer la cohésion nationale. L’autorité de régulation a pointé du doigt la circulation de messages jugés diffamatoires, haineux ou insultants, ainsi que des informations considérées comme fausses ou non modérées.

    Cette coupure des réseaux sociaux intervient au moment où le pays est secoué par une vague de grèves et de mouvements sociaux, notamment chez les enseignants et certains employés publics, qui dénoncent des conditions de travail difficiles, des salaires jugés insuffisants et un manque de dialogue avec le gouvernement. Selon plusieurs sources, ces mouvements de protestation se sont étendus depuis janvier et février 2026, reflétant une montée du mécontentement populaire envers la gouvernance du chef de l’État.

    La décision de restreindre l’accès à ces plateformes numériques suscite de fortes critiques, surtout de la part des défenseurs de la liberté d’expression. Ces réseaux sont depuis longtemps l’un des principaux moyens pour les citoyens et les opposants de partager des informations, de s’organiser et de critiquer les politiques du gouvernement. Leur suspension risque d’isoler davantage la population et d’alimenter la colère contre l’exécutif gabonais.

    Si les autorités affirment vouloir préserver la paix sociale, beaucoup y voient une tentative de museler la contestation et de limiter l’accès à l’information en période de tensions. Cette mesure intervient à peine quelques mois après une année marquée par la fin de la période de transition et l’élection de Brice Clotaire Oligui Nguema à la présidence, avec des résultats largement contestés par certains partis et observateurs, malgré des chiffres officiels très favorables à l’actuel chef de l’État.

    Dans un climat où la liberté d’expression est déjà sous pression, cette suspension des réseaux sociaux est perçue par de nombreux analystes comme un signe supplémentaire des difficultés politiques et sociales auxquelles fait face le pouvoir gabonais. Elle pose également de sérieuses questions sur l’avenir de l’espace public numérique et sur la capacité du gouvernement à gérer les frustrations croissantes sans recourir à des restrictions drastiques.

  • Jesse Jackson, une conscience morale des Etats-Unis s’éteint

    Jesse Jackson, une conscience morale des Etats-Unis s’éteint

    Le révérend Jesse Jackson, figure emblématique de la lutte pour les droits civiques aux États-Unis, est décédé mardi à l’âge de 84 ans, a annoncé sa famille. Atteint de paralysie supranucléaire progressive, il s’est éteint « paisiblement, entouré des siens », mettant un point final à une vie entièrement consacrée à la justice sociale, à la dignité humaine et à la défense des opprimés.

    Compagnon de route du pasteur Martin Luther King Jr., Jesse Jackson fut de ceux qui ont porté haut la voix du mouvement des droits civiques au-delà des années 1960. Pasteur baptiste, orateur charismatique et stratège politique, il a su transformer l’héritage de King en une action durable, mêlant militantisme de terrain, plaidoyer politique et médiation internationale.

    Fondateur de la Rainbow/PUSH Coalition, Jesse Jackson a œuvré pour l’égalité économique, l’accès à l’éducation, le droit de vote et la lutte contre les discriminations raciales. Son organisation est devenue, au fil des décennies, un pilier du combat pour les droits civiques, capable de fédérer communautés, syndicats et leaders politiques autour d’un agenda commun de justice sociale.

    Sur la scène politique, Jesse Jackson a marqué l’histoire en se portant candidat à l’élection présidentielle à deux reprises, en 1984 et 1988. Bien qu’il n’ait jamais accédé à la Maison-Blanche, ses campagnes ont contribué à élargir la base électorale afro-américaine et à imposer dans le débat national des thèmes alors marginalisés, comme la pauvreté, les inégalités raciales et la politique étrangère éthique.

    Au-delà des frontières américaines, Jesse Jackson s’est illustré par ses missions diplomatiques non officielles. Il a notamment négocié la libération d’Américains détenus à l’étranger, renforçant son image de médiateur infatigable, capable de dialoguer avec des régimes hostiles au nom de l’humanitaire et de la paix.

    En reconnaissance de son engagement, il avait reçu en 2000 la Médaille présidentielle de la liberté, la plus haute distinction civile des États-Unis. Cette récompense venait saluer des décennies de combat, de sacrifices personnels et de leadership moral dans une Amérique souvent divisée.

    La disparition de Jesse Jackson laisse un vide immense dans le paysage politique et social américain. Pour beaucoup, il restera la voix des sans-voix, un homme de foi et d’action qui a consacré son existence à rappeler que la justice, la dignité et l’égalité ne sont jamais acquises, mais doivent être défendues sans relâche.

  • UNATROT : Progrès Transport brise le silence et exige des réformes urgentes

    UNATROT : Progrès Transport brise le silence et exige des réformes urgentes

    Les responsables de l’association Progrès Transport, membre de l’Union nationale des transporteurs routiers du Togo (UNATROT) livrent une déclaration sans concession sur la crise persistante qui secoue le principal syndicat des transporteurs routiers du pays.

    Réunis face à la presse ce mardi 17 février 2026 à Lomé, les responsables de l’association Progrès Transport, membre de l’Union nationale des transporteurs routiers du Togo (UNATROT), livrent une déclaration sans concession sur la crise persistante qui secoue le principal syndicat des transporteurs routiers du pays. Une sortie médiatique qui met en lumière les blocages institutionnels, dénonce un statu quo jugé préjudiciable et appelle à une implication forte des autorités pour sauver le secteur.

    D’entrée de jeu, les transporteurs ont salué la vision du Président du Conseil, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, notamment la création d’un ministère spécifiquement dédié aux Transports. Une décision qualifiée de « salutaire » pour un secteur stratégique, longtemps en quête d’un cadre institutionnel fort. Les responsables de Progrès Transport ont également adressé leurs félicitations au ministre des Transports récemment nommé, tout en l’invitant à jouer pleinement son rôle d’arbitre.

    Une crise syndicale jamais résolue

    Au cœur de la déclaration, la crise à l’UNATROT, que les transporteurs estiment toujours d’actualité malgré une apparente accalmie. Selon eux, les difficultés remontent à la présidence de Amah Marcelin Aklesso, marquée, affirment-ils, par une gestion opaque et unilatérale. Cette situation avait conduit plusieurs membres à saisir la justice pour dénoncer des violations des textes fondamentaux du syndicat, notamment une tentative d’organisation d’élections sur des bases régionalistes avec des délégués au mandat expiré depuis plus de dix ans.

    Grâce aux décisions de justice, les congrès électifs annoncés avaient été suspendus à deux reprises. Par la suite, une médiation du ministère des Transports, sous l’autorité du gouverneur Affoh Atcha-Dedji, avait permis un accord à l’amiable entre le bureau sortant et Progrès Transport. Cet accord prévoyait la mise en place progressive d’un bureau consensuel et accordait un délai de six mois pour engager des réformes profondes, notamment le renouvellement des instances préfectorales et régionales.

    Le poids du statu quo

    Mais trois ans après la désignation de Séna Fombo à la tête de l’UNATROT, Progrès Transport dresse un constat amer. Les réformes promises n’ont pas abouti et de nombreux délégués continuent d’exercer avec des mandats largement expirés. Le consensus annoncé, pilier de l’accord, reste selon eux inexistant.

    Plus grave encore, les responsables dénoncent un déficit criant de transparence dans la gestion actuelle, pourtant dirigée par un député de la 5ᵉ République. Des décisions seraient prises sans communication claire, à l’image de l’acquisition récente de grues dont les conditions et l’utilisation demeurent floues pour la base syndicale.

    Appel à l’État et à la solidarité

    Face à cette situation, Progrès Transport appelle solennellement le président de l’UNATROT à revenir à l’esprit et à la lettre de l’accord qui a permis son accession à la tête du syndicat. L’association exhorte également le ministre des Transports à s’impliquer personnellement pour une résolution définitive de la crise.

    Dans un ultime appel, les transporteurs plaident pour la cohésion et la solidarité au sein de la corporation, estimant que le secteur des transports peut et doit devenir un véritable moteur de développement pour le Togo.

    Une déclaration forte, qui remet la crise de l’UNATROT au centre du débat public et interpelle directement les autorités sur l’urgence d’agir.

  • Quadruple bonheur pour Precious Dede

    Quadruple bonheur pour Precious Dede

    Precious Dede, ancienne gardienne de but emblématique des Super Falcons du Nigeria, a donné naissance à des quadruplés,

    C’est une nouvelle qui a ému bien au-delà des terrains de football. Precious Dede, ancienne gardienne de but emblématique des Super Falcons, a donné naissance à des quadruplés, deux filles et deux garçons, après de longues années d’attente marquées par l’espoir, la patience et parfois le silence.

    Connue pour son sang-froid dans les cages et son mental d’acier lors des grandes compétitions africaines et internationales, Precious Dede a longtemps incarné la résilience sur le terrain. Aujourd’hui, c’est une autre forme de victoire qu’elle célèbre, bien plus intime et profondément humaine. Pour l’ancienne internationale nigériane, cette naissance multiple représente l’aboutissement d’un combat personnel que beaucoup de femmes connaissent, mais que peu osent raconter publiquement.

    Dans un pays où le football féminin progresse malgré de nombreux défis, l’histoire de Precious Dede résonne comme un message d’espoir. Elle rappelle que derrière les maillots, les trophées et les performances sportives se cachent des vies faites de joies, de doutes et d’épreuves. Les années d’attente avant cette maternité n’ont pas entamé sa foi ni sa détermination. Au contraire, elles ont donné encore plus de sens à ce moment exceptionnel.

    Sur les réseaux sociaux, les messages de félicitations affluent, venant d’anciens coéquipiers, de supporters et de figures du sport africain. Beaucoup saluent non seulement la mère comblée, mais aussi la femme courageuse qui a su traverser l’épreuve avec dignité. La naissance de ces quatre enfants est perçue comme une bénédiction, mais aussi comme un symbole : celui de la persévérance récompensée.

    Après avoir défendu avec fierté les couleurs du Nigeria, Precious Dede entame désormais un nouveau chapitre de sa vie, loin des stades mais tout aussi intense. Une aventure où les cris de victoire ont laissé place aux premiers pleurs, et où la plus belle des coupes se trouve désormais dans le berceau.

  • Le SYNJIT “met en garde” ceux qui menacent “de mort” le journaliste Roger Amemavoh

    Le SYNJIT “met en garde” ceux qui menacent “de mort” le journaliste Roger Amemavoh

    Après qu’il a fait un reportage sur le conflit foncier à Latékopé, le journaliste Roger Amemavoh fait l’objet de “menaces de mort et intimidations”, alerte le Syndicat des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) et “met en garde”.

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    (Menaces de mort et intimidations contre le journaliste Roger Amemavoh : Le SYNJIT met en garde)

    LOMÉ, le 15 février 2026 – Depuis la publication par « Capture MEDIA » d’un reportage consacré au conflit foncier et à la détresse des femmes à Latékopé, le Syndicat des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) a appris avec une vive inquiétude que l’auteur de l’enquête, Roger Amemavoh, est la cible de violentes hostilités de la part de certains acteurs de cette crise.

    Fidèle à sa mission de protection des professionnels des médias, le SYNJIT a recueilli le témoignage du journaliste. Roger Amemavoh, faisant l’objet d’intimidations constantes et de menaces de mort, affirme avoir rarement été confronté à un tel déchaînement de violence.

    Le SYNJIT condamne avec la plus grande fermeté ces agissements.

    Le journaliste Roger Amemavoh

    Bien que le Togo se présente comme une démocratie jouissant d’une presse diversifiée, nous observons malheureusement, depuis quelques années, une escalade insidieuse des atteintes à la liberté d’informer. Le journalisme togolais traverse une période sombre, fragilisant les derniers piliers d’une presse privée libre et indépendante.

    Le SYNJIT dénonce vigoureusement la multiplication des tentatives de bâillonnement visant les journalistes sur le territoire national. Il rappelle que la liberté de la presse est un pilier fondamental de l’État de droit, garant du droit à l’information et du pluralisme des opinions.

    Le SYNJIT exprime sa totale solidarité à Roger Amemavoh. Il prend publiquement à témoin les autorités sécuritaires du pays, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), ainsi que l’opinion nationale et internationale face à ces graves menaces.

    Fait à Lomé, le 16 février 2026

    Pour le Secrétaire Général

  • Séwé Sport de San-Pédro : en Ligue 2 mais jamais seul face à l’adversité

    Séwé Sport de San-Pédro : en Ligue 2 mais jamais seul face à l’adversité

    Relégué en deuxième division du championnat ivoirien, Séwé Sport de San-Pédro traverse une période charnière de son histoire sportive. Malgré ce contexte compétitif moins favorable que par le passé, les supporters demeurent solidement attachés à leur club, incarnant une passion intacte pour ce symbole du football portuaire.

    Le club, qui a longtemps marqué l’élite du football ivoirien et brillé sur la scène continentale, a vu ses performances décliner au fil des dernières saisons après avoir connu de beaux succès au début de la décennie 2010. Autrefois multiple champion de Côte d’Ivoire et finaliste de la CAF Confederation Cup, Séwé Sport ne dispute plus actuellement l’élite.

    Pour la saison 2024-2025, le Séwé Sport évolue en Ligue 2, la deuxième division nationale, où il s’efforce de retrouver son lustre d’antan et une place de choix pour décrocher à nouveau la promotion en Ligue 1.

    Des supporters toujours au rendez-vous

    Ce qui distingue particulièrement le club ces dernières années, ce n’est pas seulement ses résultats ou ses ambitions sportives, mais surtout la fidélité inébranlable de ses supporters. Chaque sortie à domicile ou à l’extérieur rappelle l’attachement profond de la communauté portuaire au Séwé Sport : chants, drapeaux et encouragements rythment encore les stades, même dans l’antichambre du football ivoirien.

    Pour beaucoup de fans, la couleur du maillot reste un symbole d’identité locale, bien au-delà des aléas des classements. Cette loyauté populaire est souvent citée par les dirigeants comme l’un des principaux moteurs du club vers une remontée future.

    « Même si l’équipe n’est plus en Ligue 1, nous continuons à la soutenir avec la même ferveur. Le maillot représente notre ville, notre histoire », confiait récemment un supporter présent lors d’un match à Ebimpé en mai dernier.

    Un cap à franchir pour le futur

    Sur le plan institutionnel, le club connaît aussi des évolutions importantes. En août 2025, une nouvelle direction a été élue, avec pour priorités affichées la reconstruction sportive, une gestion transparente et la mobilisation accrue des fans dans le projet de retour en Ligue 1.

    Si le chemin vers l’élite est encore long et semé d’embûches, l’esprit de San-Pédro reste intact : un club historique qui, malgré les divisions sur le terrain, ne divise pas dans les cœurs.

    Dans un football ivoirien toujours plus compétitif, c’est peut-être cette passion populaire qui fera, à terme, la différence pour un retour triomphant du Séwé Sport de San-Pédro au sommet.

Radio Renouveau228

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