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  • Le Togo accélère l’intégration africaine

    Le Togo accélère l’intégration africaine

    Le gouvernement togolais a annoncé l’entrée en vigueur, à compter de ce lundi 18 mai 2026, d’une exemption de visa pour tous les ressortissants africains munis d’un passeport national valide.

    La décision, officialisée par le ministère de la Sécurité, a été prise sous l’impulsion du Président du Conseil, Faure Gnassingbé. Elle vise à renforcer l’intégration africaine et à faciliter la libre circulation des personnes à travers le continent.

    Désormais, les voyageurs concernés pourront entrer sur le territoire togolais sans visa préalable pour un séjour pouvant aller jusqu’à 30 jours. Les autorités précisent toutefois que cette mesure ne dispense pas du respect des règles en matière d’immigration, de sécurité et de santé publique.

    Le gouvernement maintient également l’obligation d’effectuer une déclaration préalable en ligne via la plateforme officielle voyage.gov.tg au moins 24 heures avant l’arrivée sur le territoire. Cette formalité permettra aux voyageurs d’obtenir un bordereau de voyage à présenter aux différents postes frontaliers.

    Selon les autorités, cette réforme s’inscrit dans une stratégie de modernisation et d’attractivité du pays. Le Togo ambitionne de consolider sa position de hub régional dans les domaines des services, des affaires et des échanges humains.

    Le ministère de la Sécurité assure par ailleurs que les dispositifs de contrôle aux frontières restent inchangés et que les sanctions liées aux séjours irréguliers demeurent applicables. Les services compétents ont été instruits afin de garantir l’application effective de cette mesure sur l’ensemble des frontières terrestres, aériennes et maritimes du pays.

  • Au Togo, le malaise des cotonculteurs

    Au Togo, le malaise des cotonculteurs

    La campagne cotonnière 2025-2026 au Togo, pourtant marquée par de bons rendements, est traversée par des tensions liées au paiement des producteurs.

    La campagne cotonnière 2025-2026 affiche une production estimée à 77 000 tonnes de coton graine, contre environ 60 000 tonnes la campagne précédente. Un niveau jugé encourageant par les acteurs de la filière, avec un rendement moyen qui dépasserait pour la première fois la barre d’une tonne à l’hectare, soit environ 1 050 kg/ha. Ces performances sont attribuées aux efforts conjoints des cotonculteurs et des structures d’encadrement, dans un contexte de recherche d’amélioration de la productivité agricole.

    Cependant, cette dynamique positive est assombrie par des tensions autour du mécanisme de paiement des producteurs. Selon des informations recueillies auprès d’acteurs de la filière, des retards ou blocages de paiement sont signalés dans certaines zones de production, suscitant inquiétudes et incompréhensions chez les cotonculteurs. Le groupe Olam, actionnaire majoritaire de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo, est cité par certains producteurs dans les difficultés actuelles de règlement.

    Sur le terrain, des agriculteurs affirment ne pas comprendre les écarts évoqués entre le prix d’achat officiel du coton-graine, fixé à 300 FCFA le kilogramme, et des montants inférieurs mentionnés dans certaines transactions, autour de 244 FCFA selon des témoignages. Ces situations alimentent un sentiment de frustration dans plusieurs bassins de production.

    Des producteurs interrogés appellent à une clarification rapide. L’un d’eux, basé dans la région des Savanes, estime que les efforts fournis pour améliorer les rendements devraient être mieux accompagnés par une stabilité des paiements. D’autres, notamment à Nangbani, évoquent des difficultés récurrentes qui fragilisent la motivation des acteurs ruraux.

    Par ailleurs, des informations non officielles font état de discussions en cours autour de différends financiers liés à la fixation des prix, sans confirmation formelle des parties concernées. Aucun communiqué officiel n’a, à ce stade, permis d’établir les responsabilités ou les modalités précises de règlement.

    Dans cette atmosphère, les producteurs appellent les autorités compétentes à s’impliquer afin de préserver la stabilité de la filière cotonnière, considérée comme un pilier de l’économie agricole nationale. Ils disent rester ouverts au dialogue pour un dénouement rapide et apaisé.

  • L’Afrique mise sur la génomique pour révolutionner ses soins de santé

    L’Afrique mise sur la génomique pour révolutionner ses soins de santé

    À Nairobi, un partenariat scientifique africain soutenu par un investissement de 3,5 millions de dollars vient de franchir une étape décisive dans le développement de la médecine de précision sur le continent. Annoncée en marge du sommet régional du World Health Summit Regional Meeting 2026, cette initiative ambitionne de renforcer durablement les capacités africaines en génomique, avec le Kenya et la Côte d’Ivoire comme premiers pays pilotes.

    Le partenariat réunit Biolinx Africa, YTO Foundation et Nextgen Molecular Lab autour d’un objectif commun : rapprocher la médecine de précision des populations africaines grâce à des infrastructures de pointe et à une production de données génomiques pilotée par des scientifiques africains.

    Nouvelle génération

    Au cœur du projet figure l’acquisition d’une plateforme de séquençage NovaSeq X Plus, développée par Illumina. Cette technologie de séquençage à grande échelle permettra d’accélérer l’analyse génétique et de soutenir la recherche médicale sur le continent.

    La première phase du programme s’étendra sur 24 mois. Elle prévoit le renforcement des capacités de séquençage, la formation de compétences locales, ainsi que la création d’une feuille de route commune entre le Kenya et la Côte d’Ivoire. Les partenaires espèrent ainsi jeter les bases d’une infrastructure génomique durable capable d’alimenter les politiques de santé publique africaines.

    Lors d’une table ronde organisée à huis clos à Nairobi, chercheurs, régulateurs, investisseurs et organisations internationales de santé ont échangé sur les défis qui freinent encore le développement de la génomique en Afrique. Parmi eux figurent le manque d’infrastructures, le déficit de financement et la faible représentation des populations africaines dans les bases de données génétiques mondiales.

    Correction

    L’Afrique possède pourtant la plus grande diversité génétique humaine au monde. Malgré cela, les populations africaines restent largement absentes des grandes études génomiques internationales. Une situation qui entraîne souvent des diagnostics erronés, des interprétations inexactes des analyses médicales et des traitements moins efficaces.

    Pour le Dr Robert Karanja, le moment est venu de transformer les discours en actions concrètes. « La génomique en Afrique doit passer de la conversation à la capacité opérationnelle », a-t-il déclaré, soulignant que ce partenariat vise à mettre « l’infrastructure, l’investissement et le leadership scientifique africain au service d’un agenda concret ».

    Même constat pour le Professeur David Téa Okou, spécialiste en génétique moléculaire clinique. Selon lui, le projet permettra de produire des données davantage adaptées aux réalités africaines afin d’améliorer la prise en charge des patients. « De meilleures données, de meilleurs soins », résume-t-il.

    Médecine de précision

    Cette initiative intervient alors que la médecine de précision prend une place croissante dans les politiques sanitaires africaines. L’AUDA-NEPAD considère déjà la génomique comme une priorité scientifique stratégique. De son côté, le Africa CDC indique que plusieurs pays africains ont lancé ou finalisé des stratégies nationales en génomique.

    En février 2026, l’Organisation mondiale de la Santé a également adopté une résolution encourageant les investissements dans la génomique, la bioinformatique et la pharmacogénomique.

    Pour le Dr George Michuki, ces avancées pourraient transformer la prise en charge des cancers et d’autres maladies chroniques. Il estime que la pharmacogénomique permettra progressivement d’adapter les traitements aux profils génétiques des patients africains.

    Réseau scientifique africain

    Au-delà de l’investissement financier, ce projet symbolise aussi la montée en puissance des collaborations scientifiques africaines. Le Dr Karanja et le Professeur Téa Okou se sont rencontrés grâce à l’initiative African Voices of Science, lancée par Speak Up Africa pour promouvoir l’expertise scientifique africaine.

    Pour Fara Ndiaye, cette alliance démontre que les solutions de santé portées par des Africains peuvent désormais s’imposer à l’échelle continentale. Les partenaires envisagent déjà une expansion du programme vers d’autres pays africains à mesure que les infrastructures et les collaborations se consolideront.

  •  Taekwondo : Frank Eyii Klutse, l’héritage qui résiste au temps ?

     Taekwondo : Frank Eyii Klutse, l’héritage qui résiste au temps ?

    Au cоurs de sеs mаndats à lа têtе dе la Fédératiоn tоgоlaisе de taеkwоndо, Frank Eyii Klutse a métamоrphоsé cettе disciplinе en un véritablе réservоir d’еspоir еt d’аmbitiоn. Sоn héritage est еnсоre admiré pаr les athlètes, malgré lеs incеrtitudes entоurant la sucсessiоn qu’il a sоutеnue.

    Dаns lе cоntехtе réсеnt du tаekwоndо au Tоgо, peu de leaders оnt еu un impact аussi signifiсаtif quе lui. Cе dirigеant, à lа fоis humblе et influеnt, а оpéré des changemеnts prоfоnds dans lа disсipline, laissant unе marque qui pеrdurе encоre аujоurd’hui. Grâcе à ses effоrts pоur apaiser les tensiоns, еncоurager lеs jeunes talents, prоfessiоnnаliser lа pratique et investir dе mаnière persоnnellе, l’ancien président cоntinue de jоuir d’une pоpularité peu соmmunе dans lе paysagе spоrtif tоgоlais.

    Lе dimanchе 17 mai 2026, au stade municipаl dе Lоmé, l’affеctiоn du public s’еst à nоuveau mаnifestéе avec intensité. Frank Eyii Klutse, ceinture noire 7è Dan Kukkiwon (international), qui s’était déplаcé pоur sаluеr lеs athlètеs et lеs entrаîneurs lоrs d’unе séance d’еntraînemеnt оrganisée par certains clubs de Lomé, a été аcсuеilli par unе оvatiоn сhalеureusе. Ce mоmеnt emblématique témоignait du lien fоrt qu’il а réussi à établir aveс lеs spоrtifs et lеs intervenants de cettе disсiplinе.

    Stabilité retrouvée

    Lorsque Frank Eyii Klutse prend les commandes de la Fédération togolaise de taekwondo, la maison traverse une période morose, marquée par des tensions internes et des divisions. Très vite, il fait de l’apaisement une priorité. Son style de management, fondé sur le dialogue et la concertation, contribue progressivement à ramener la sérénité au sein de la discipline.

    Sous son magistère, le taekwondo togolais retrouve une certaine stabilité institutionnelle. Les compétitions reprennent avec davantage de régularité, les clubs se structurent mieux et les relations avec les acteurs internationaux de la discipline se renforcent. Plusieurs observateurs reconnaissent aujourd’hui que cette stabilité a permis au taekwondo togolais de franchir un cap important.

    Au-delà de l’organisation administrative, Frank Eyii Klutse a surtout travaillé à redonner confiance aux jeunes pratiquants. Beaucoup de taekwondoïstes ont commencé à croire à une carrière sportive ambitieuse grâce aux opportunités ouvertes sous sa présidence : stages, compétitions internationales, formations techniques et accompagnement des talents.

    Ancien athlète, plusieurs fois champion et médaillé dans plusieurs catégories en son temps au plan national, continental et international, c’est avec lui que le Togo compte des centaines de hauts gradés de la discipline aujourd’hui, des arbitres internationaux, comme lui-même.

    Selon certaines indiscrétions, l’intéressé préférant toujours gardé le silence voire l’anonymat, c’est grâce à lui que l’actuel Président de la Fédératiоn tоgоlaisе de taеkwоndо (FTTKD), à une époque donnée ceinture noire 2è Dan, a atteint le 6è aujourd’hui.

    Président proche des athlètes

    L’une des marques de fabrique de Frank Eyii Klutse reste sa proximité avec les sportifs. Plusieurs acteurs du milieu racontent un dirigeant accessible, souvent présent lors des entraînements et attentif aux difficultés des clubs.

    Cette proximité s’est également traduite par des actes concrets. Selon plusieurs témoignages concordants dans le milieu sportif, il lui est arrivé à de nombreuses reprises de financer personnellement certaines activités fédérales, des déplacements ou encore des besoins logistiques urgents, afin d’éviter l’annulation d’événements sportifs.

    Pour beaucoup d’athlètes, cette implication personnelle a contribué à renforcer son image de dirigeant engagé pour la cause du taekwondo, au-delà des considérations administratives.

    Une tête bien faite

    Frank Eyii Klutse ne s’est pas uniquement illustré dans le sport. Le quinquagénaire est également reconnu dans le monde économique togolais. Docteur en management du développement des organisations et culture, il dirige La Citoyenne Vie SA, la première société d’assurance inclusive au Togo, avec pour pour cœur de métier la micro-assurance vie, avec un capital social de 1 milliard 332 millions de FCFA.

    Sous sa direction, cette entreprise s’est spécialisée dans des produits destinés aux populations modestes, avec l’ambition de démocratiser l’accès à l’assurance au Togo.

    Le Dr Frank Eyii Klutse s’est aussi illustré dans l’accompagnement des jeunes entrepreneurs togolais. En 2022, La Citoyenne Vie S.A. avait signé un partenariat avec l’Association des jeunes entrepreneurs du Togo afin de faciliter l’accès des jeunes promoteurs aux produits assurantiels.

    Cette double casquette de dirigeant sportif et d’homme d’affaires a contribué à renforcer son image de gestionnaire méthodique et visionnaire.

    L’ombre Boyodi

    Mais tout héritage comporte aussi ses zones d’ombre. Dans le cas de Frank Eyii Klutse, beaucoup estiment que la principale critique formulée à son encontre concerne son rôle dans l’accession d’Hénoc Boyodi à la présidence de la Fédération togolaise de taekwondo.

    Le 24 novembre 2024, ce dernier est élu pour succéder à Frank Eyii Klutse. Plusieurs acteurs du milieu considèrent que l’ancien président avait clairement soutenu cette candidature et pesé en faveur de cette transition.

    Depuis cette élection, la gestion actuelle de la Fédération fait cependant l’objet de critiques dans certains cercles du taekwondo togolais, notamment sur des questions liées aux relations humaines, à la gouvernance interne ou encore à la gestion administrative et financière. À ce stade, ces critiques relèvent essentiellement d’appréciations et de débats internes au mouvement sportif, sans qu’aucune décision judiciaire ou administrative ne soit venue établir d’éventuelles fautes.

    Cette situation place Frank Eyii Klutse dans une position délicate. L’ancien président observe pour l’instant une forme de neutralité publique, évitant d’intervenir ouvertement dans les tensions qui secouent la Fédération. Une posture prudente qui traduit sans doute sa volonté de préserver l’unité du taekwondo togolais tout en évitant d’alimenter davantage les divisions.

    Héritage

    Malgré ces turbulences, l’image de Frank Eyii Klutse demeure solidement ancrée dans le cœur de nombreux pratiquants. Les applaudissements reçus ce dimanche au stade municipal de Lomé illustrent cette reconnaissance populaire.

    Dans un univers sportif souvent marqué par des querelles de leadership et des crises récurrentes, l’ancien président apparaît encore, pour beaucoup, comme l’un des artisans de l’âge d’or récent du taekwondo togolais. Un dirigeant qui aura permis à toute une génération de rêver plus grand et de croire que le Togo pouvait aussi viser les sommets dans cette discipline.

  • Davignon s’éteint, le dernier témoin de l’affaire Lumumba

    Davignon s’éteint, le dernier témoin de l’affaire Lumumba

    Dernier survivant des personnalités belges poursuivies dans l’affaire de l’assassinat de Patrice Lumumba, le vicomte Étienne Davignon est décédé à 93 ans, emportant avec lui une part des secrets d’un des plus grands drames politiques africains du XXe siècle.

    La Belgique perd l’un de ses plus influents hommes d’État avec la disparition du vicomte Étienne Davignon, décédé à l’âge de 93 ans. Diplomate, commissaire européen, patron d’industrie et ministre d’État, il laisse derrière lui une carrière exceptionnelle, mais aussi une ombre persistante : son implication présumée dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre congolais, Patrice Lumumba.

    Avec sa mort, disparaît également le dernier survivant parmi les personnalités belges visées par la plainte déposée par la famille Lumumba dans l’enquête ouverte en Belgique sur ce crime historique. Pour beaucoup, Étienne Davignon représentait le dernier témoin direct d’une époque trouble marquée par les tensions de la décolonisation du Congo.

    Né en 1932, Davignon débute sa carrière dans la diplomatie belge au moment où le Congo belge accède à l’indépendance. Jeune stagiaire diplomate dans les années 1960, il côtoie les cercles du pouvoir à une période où le Congo sombre dans une grave crise politique. Quelques mois après l’indépendance, Patrice Lumumba est arrêté puis assassiné en janvier 1961 dans des circonstances qui continuent d’alimenter débats et polémiques.

    En juin 2025, le parquet fédéral belge avait demandé le renvoi d’Étienne Davignon devant le tribunal correctionnel pour crimes de guerre liés à la détention et au transfert illégal de Lumumba. L’ancien diplomate devait comparaître devant la justice, lui qui a toujours nié toute responsabilité directe dans cette affaire.

    Au-delà de ce dossier sensible, Étienne Davignon aura marqué la vie politique et économique belge. Ancien commissaire européen, vice-président de la Commission européenne et président de la Société générale de Belgique, il a joué un rôle central dans l’industrie et la finance du pays pendant plusieurs décennies. Il fut également l’un des artisans du sauvetage de la compagnie aérienne belge devenue Brussels Airlines.

    Mais malgré cette impressionnante trajectoire, le nom de Davignon restera inévitablement associé au dossier Lumumba, symbole des blessures encore ouvertes entre la Belgique et le Congo. Sa disparition ferme définitivement la page des derniers témoins belges de cette tragédie historique, sans pour autant éteindre les interrogations sur les responsabilités politiques de l’époque.

  • Taekwondo : l’espoir malgré tout

    Taekwondo : l’espoir malgré tout

    À quelques jours du Championnat d’Afrique de taekwondo de Bamako, les athlètes togolais intensifient leur préparation dans un contexte marqué à la fois par l’espoir de médailles et les incertitudes financières autour du déplacement de la délégation.

    À moins de deux semaines du Championnat d’Afrique de taekwondo prévu du 30 mai au 2 juin 2026 au Palais des Sports de Bamako, au Mali, la mobilisation s’intensifie au sein de la famille togolaise de la discipline. Certains clubs de Lomé, en concertation avec la direction technique nationale, ont organisé ce dimanche 17 mai 2026 une grande séance d’entraînement au stade municipal de Lomé. Une répétition générale qui a réuni plusieurs clubs venus affûter leurs armes avant le grand rendez-vous continental.

    Mobilisation

    Dans une ambiance studieuse mais conviviale, athlètes, entraîneurs et responsables techniques ont multiplié les exercices physiques, les combats d’application et les séances tactiques. Cette rencontre avait pour objectif de renforcer la cohésion du groupe et d’évaluer le niveau de préparation des combattants appelés à défendre les couleurs togolaises à Bamako.

    Plusieurs clubs ont répondu présents à l’appel de la fédération, preuve de l’engouement qui entoure cette préparation. Au bord de l’aire d’entraînement, les encadreurs n’ont cessé de corriger les derniers détails techniques afin de permettre aux athlètes d’aborder la compétition dans les meilleures dispositions.

    Le Championnat d’Afrique de taekwondo 2026 se déroulera du 30 mai au 2 juin prochains au Palais des Sports de Bamako, au Mali. Plus de 600 athlètes et officiels issus de 44 pays africains y sont attendus pour l’un des événements majeurs du taekwondo continental.

    Distinctions

    L’un des temps forts de cette séance d’entraînement a été la présence remarquée du Grand Maître Oumar Seini Mohamed Mourtala et de Franck Klustsè, ancien président de la Fédération togolaise de taekwondo.

    Les deux personnalités ont été honorées par les responsables fédéraux pour leur contribution au développement du taekwondo togolais. Leur présence a donné une dimension particulière à cette rencontre, tout en rappelant l’importance de la transmission entre les générations.

    Très applaudi par les participants, le Grand Maître Oumar Seini Mohamed Mourtala a symbolisé à lui seul la mémoire et l’expérience d’une discipline qui continue de gagner du terrain au Togo.

    Ambitions

    Parmi les athlètes les plus suivis durant cette séance figurait également Mamoudou Ibrahim. Le talentueux combattant togolais n’a pas caché ses ambitions à quelques jours du championnat continental.

    Déterminé et concentré, il a affirmé poursuivre une préparation intensive avec un objectif clair, celui de décrocher la médaille d’or à Bamako. Son engagement et sa rigueur à l’entraînement suscitent déjà beaucoup d’espoirs au sein des supporters togolais.

    Le jeune athlète apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux atouts du Togo pour cette compétition africaine où le niveau s’annonce particulièrement relevé.

    Epine

    Mais derrière cette préparation sportive se cache une autre réalité plus préoccupante. Celle du financement du déplacement de la délégation togolaise au Mali.

    Selon plusieurs informations concordantes, les fonds nécessaires pour assurer le voyage des athlètes et officiels ne seraient toujours pas encore disponibles. Une situation qui alimente les inquiétudes à quelques jours du départ pour Bamako.

    Des sources proches du dossier évoquent également des difficultés financières internes qui empêcheraient, pour l’instant, la soumission d’un budget aux autorités compétentes. Il se murmure notamment que des irrégularités ou “trous financiers” constatés dans certains livres comptables compliqueraient les démarches administratives.

    Malgré ces incertitudes, les athlètes poursuivent leur préparation avec sérieux, espérant que les obstacles financiers seront rapidement levés afin que le Togo puisse participer dignement à ce rendez-vous continental majeur.


  • Francis Ngannou, le KO du retour

    Francis Ngannou, le KO du retour

    Après un an et demi loin de la cage, le Camerounais Francis Ngannou a signé un retour tonitruant en pulvérisant le Brésilien Philipe Lins dès le premier round à Los Angeles.

    Francis Ngannou a signé un retour fracassant ce samedi 16 mai 2026 à Los Angeles, après dix-huit mois d’absence dans la cage. La star camerounaise du MMA a terrassé le Brésilien Philipe Lins dès le premier round, confirmant qu’il demeure l’un des poids lourds les plus redoutés de la planète.

    Dans une ambiance électrique à l’Intuit Dome de Los Angeles, Ngannou n’a laissé aucune chance à son adversaire. Dès les premières secondes, “The Predator” a imposé sa puissance et son agressivité. Malgré une tentative de résistance et quelques phases de lutte de Lins, le Camerounais a rapidement trouvé l’ouverture avec un crochet gauche dévastateur envoyé à la tempe du Brésilien. L’arbitre a immédiatement stoppé le combat après une pluie de coups.

    Ce succès marque le grand retour de Ngannou dans les arts martiaux mixtes après une longue parenthèse consacrée à la boxe anglaise. Ces derniers mois, l’ancien champion des poids lourds de l’UFC avait affronté les stars britanniques Tyson Fury et Anthony Joshua, attirant une attention mondiale malgré deux défaites sur le ring.

    À 39 ans, le natif de Batié au Cameroun continue d’impressionner par sa force de frappe exceptionnelle. Ancien champion de l’UFC et champion “Super Fights” du PFL, Ngannou reste considéré comme l’un des cogneurs les plus dangereux de l’histoire du MMA.

    Après sa victoire, le Camerounais n’a pas caché ses ambitions. Il a notamment évoqué un possible affrontement contre Jon Jones, considéré par beaucoup comme le meilleur combattant de l’histoire du MMA. Ngannou a également affirmé qu’il se considérait toujours comme “le meilleur poids lourd du monde”.

    Ce retour express et spectaculaire relance désormais toutes les spéculations autour de l’avenir du “Predator”, plus déterminé que jamais à reprendre sa place au sommet du MMA mondial.


  • Handicap : un vote historique à l’Assemblée

    Handicap : un vote historique à l’Assemblée

    Le Togo renforce son engagement en faveur de l’inclusion avec la ratification d’un protocole africain protégeant davantage les droits des personnes handicapées.

    Une nouvelle étape est franchie dans la promotion des droits humains des personnes vivants avec un handicap à travers l’adoption définitive du projet de loi autorisant la ratification du protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique. À travers ce vote, le Togo affiche sa volonté de renforcer l’inclusion sociale et juridique des personnes vivant avec un handicap.

    La décision a été prise vendredi au cours de la deuxième séance plénière de la première session ordinaire de l’année 2026, sous la présidence de Komi Selom Klassou. La séance s’est tenue en présence du ministre chargé des Relations avec le Parlement, Gilbert Bawara, ainsi que de la ministre de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la Femme, Martine Moni Sankaredja-Sinandja.

    Déjà validé par les deux chambres du Parlement dans le cadre de la procédure de navette parlementaire, ce texte vient consolider les engagements du Togo en faveur des droits des personnes handicapées. Le protocole africain vise à adapter la protection juridique des personnes vivant avec un handicap aux réalités sociales, économiques et culturelles du continent africain, où les défis liés à l’inclusion demeurent importants.

    Pour les autorités togolaises, cette ratification représente bien plus qu’une formalité diplomatique. Elle constitue un signal politique fort en faveur d’une société plus équitable. Selon la ministre Martine Moni Sankaredja-Sinandja, ce protocole complète les instruments internationaux déjà ratifiés par le Togo et reconnaît pleinement les personnes handicapées comme des sujets de droits à part entière, capables de participer pleinement à la vie sociale, économique et politique.

    Le document prévoit plusieurs avancées majeures. Il met l’accent sur le droit à une éducation inclusive et accessible, l’accès équitable aux soins de santé, l’intégration dans le monde du travail ainsi que l’accès à la justice. Il insiste également sur la nécessité de protéger les personnes handicapées contre toutes formes de violences, de marginalisation et de discriminations.

    Cette ratification intervient dans un contexte où les organisations de défense des droits humains plaident pour des politiques publiques plus inclusives sur le continent. Au Togo, plusieurs associations œuvrant dans le domaine du handicap réclament depuis des années un meilleur accès aux infrastructures publiques, aux services sociaux et aux opportunités professionnelles.

    Avec cette adoption, le Parlement togolais envoie un message clair : la question du handicap doit désormais être pleinement intégrée dans les politiques de développement et dans la construction d’une société plus inclusive.


  • ASCK vers le titre, le maintien en feu

    ASCK vers le titre, le maintien en feu

    À trois journées du terme, la 24e journée de la D1 LONATO s’annonce explosive, entre une ASCK toute proche du sacre, des places continentales âprement disputées et une lutte pour le maintien plus indécise que jamais.

    À trois journées de la fin de la saison, la 24e journée de la D1 LONATO s’annonce comme un tournant majeur, aussi bien dans la course au titre que dans la lutte pour le maintien. Entre ambitions continentales et survie dans l’élite, les clubs jouent gros dans un sprint final où chaque point peut bouleverser le classement.

    Leader avec six points d’avance, l’ASCK se rapproche d’un nouveau sacre. Les Chauffeurs, invaincus à domicile cette saison, reçoivent Gomido FC avec l’objectif de conforter leur avance. Portés par une solidité défensive remarquable et une efficacité offensive constante à Welou, les hommes de Messan Ametokodo veulent tuer tout suspense. Une victoire les rapprocherait encore un peu plus d’un deuxième titre consécutif, dans une dynamique parfaitement maîtrisée.

    Derrière, l’ASKO a probablement laissé filer ses dernières chances de titre après un nul frustrant face à l’AS Binah. Désormais, les Kondona se concentrent sur la qualification continentale. Ils affrontent l’Étoile Filante dans un duel délicat. De son côté, Unisport FC traverse une période difficile avec trois défaites consécutives et doit se relancer dans le derby Tem face à Semassi, où les enjeux de maintien ajoutent une pression supplémentaire.

    Le bas du classement reste particulièrement serré. Espoir FC et l’AS OTR s’affrontent dans un choc direct pour le maintien, tandis que DYTO FC et l’AC Barracuda se disputent des points précieux dans un derby loméen sous haute tension. L’Entente II et Gbohloe-Su complètent un programme où la moindre erreur pourrait coûter cher, notamment pour des équipes encore sous la menace de la relégation. Les Requins Mâles, en quête de réaction, devront retrouver leur efficacité offensive.

    Entre course au titre, ambitions continentales et lutte pour le maintien, cette journée s’annonce décisive. À l’approche du dénouement, la moindre victoire ou contre-performance pourrait redessiner totalement le classement et sceller le sort de plusieurs clubs engagés dans une fin de saison sous haute tension.


  • Lumumba : le livre qui ravive les zones d’ombre autour du roi Baudouin

    Lumumba : le livre qui ravive les zones d’ombre autour du roi Baudouin

    Entre révélations historiques, mémoire coloniale et zones d’ombre persistantes, un nouveau livre relance la question sensible du rôle réel du roi Baudouin dans l’assassinat de Patrice Lumumba.

    Soixante-cinq ans après l’assassinat de Patrice Lumumba, le débat sur les responsabilités belges dans ce drame historique connaît un nouveau rebondissement. Cette fois, c’est l’historien belge Vincent Dujardin qui relance la controverse avec une imposante biographie consacrée au roi Baudouin Ier. Dans cet ouvrage de plus de 800 pages, l’auteur soutient que le souverain belge n’aurait jamais approuvé l’idée d’une élimination physique du héros de l’indépendance congolaise.

    Fruit de près de vingt années de recherches, le livre s’appuie sur des archives inédites, des notes personnelles du roi Baudoin et des témoignages diplomatiques belges et étrangers. Selon l’auteur, plusieurs conclusions tirées au début des années 2000 par la commission d’enquête parlementaire belge auraient été excessives ou mal interprétées.

    Mais cette thèse est loin de clore le débat. Au contraire, elle ravive une question centrale : dans le contexte ultra-sensible de la guerre froide et de la décolonisation du Congo, une décision aussi lourde que l’élimination de Patrice Lumumba pouvait-elle réellement être envisagée sans que le roi des Belges n’en soit informé ?

    À l’époque, le Congo venait à peine d’accéder à l’indépendance et Bruxelles cherchait à préserver ses intérêts stratégiques et économiques dans son ancienne colonie. Lumumba, figure charismatique du panafricanisme, apparaissait comme un dirigeant incontrôlable aux yeux de plusieurs puissances occidentales. Son célèbre discours du 30 juin 1960, prononcé devant le roi Baudoin lors des cérémonies d’indépendance, avait profondément choqué les autorités belges en dénonçant publiquement les violences coloniales.

    Les enquêtes historiques menées depuis deux décennies ont déjà établi l’implication de responsables belges dans les événements ayant conduit à sa mort. En 2002, la Belgique avait reconnu une « responsabilité morale » dans l’assassinat de Lumumba.

    Aujourd’hui encore, l’affaire continue de hanter la mémoire belge et congolaise. La récente décision de la justice belge de renvoyer devant un tribunal l’ancien diplomate Étienne Davignon relance les interrogations sur les complicités politiques de l’époque.

    Dans ce contexte, la défense posthume du roi Baudoin par Vincent Dujardin apparaît autant comme une contribution historique que comme une tentative de réhabilitation mémorielle. Reste une interrogation que ni les archives ni les biographes ne semblent capables d’effacer totalement : dans une monarchie aussi influente que celle de la Belgique des années 1960, le souverain pouvait-il vraiment ignorer une opération visant à neutraliser l’homme le plus célèbre du Congo indépendant ?

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