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  • Les Éléphants tombent les armes à la main : la presse salue la Côte d’Ivoire malgré le coup de massue allemand

    Les Éléphants tombent les armes à la main : la presse salue la Côte d’Ivoire malgré le coup de massue allemand

    Cruellement battue 2-1 par l’Allemagne dans les dernières secondes, la Côte d’Ivoire voit sa qualification se compliquer mais ressort grandie d’une prestation saluée par la presse internationale.

    La défaite a le goût de la frustration, mais aussi celui des promesses. Battue 2-1 par l’Allemagne lors de la deuxième journée du groupe E de la Coupe du monde 2026, la Côte d’Ivoire a suscité autant de regrets que d’admiration dans la presse internationale. Les Éléphants ont longtemps cru tenir un exploit avant de céder dans les dernières secondes face à une Mannschaft sauvée par un doublé du remplaçant Deniz Undav.

    Du côté de la presse française, le scénario est unanimement qualifié de cruel. « L’Équipe » insiste sur cette victoire arrachée dans le temps additionnel qui permet à l’Allemagne de valider sa qualification pour les seizièmes de finale, tandis que la Côte d’Ivoire devra encore se battre lors de sa dernière sortie.

    « So Foot » évoque une équipe ivoirienne « écœurée au buzzer », soulignant la douleur d’une sélection qui a fait jeu égal avec l’une des plus grandes nations du football mondial avant de craquer au pire moment.

    « Foot Mercato » parle, lui, d’un « scénario surréaliste ». Le média rappelle qu’avant la rencontre, le sélectionneur Émerse Faé avait refusé toute approche défensive et assumé l’ambition de venir battre l’Allemagne. Une audace qui a longtemps porté ses fruits.

    L’entraîneur ivoirien a d’ailleurs retenu une leçon majeure : le manque d’expérience de son groupe dans la gestion des moments décisifs. Malgré la déception, il a salué la combativité de ses joueurs et rappelé que la qualification reste encore possible.

    Au final, cette défaite laisse une impression paradoxale. La Côte d’Ivoire perd des points, mais gagne du respect. Face à l’Allemagne, les Éléphants ont démontré qu’ils avaient désormais les épaules pour rivaliser avec les grandes nations du football mondial. Reste désormais à transformer cette belle copie en résultat concret lors du dernier match de groupe.

  • Fête des pères au Togo : ces héros du quotidien que l’on célèbre de moins en moins

    Fête des pères au Togo : ces héros du quotidien que l’on célèbre de moins en moins

    Entre discrétion culturelle et manque de valorisation sociale, la fête des pères peine encore à s’imposer dans les habitudes des Togolais.

    Le 21 juin marque la célébration de la fête des pères dans plusieurs pays du monde. Pourtant, cette journée semble être passée presque sous silence au Togo, loin de l’engouement observé lors de la fête des mères ou encore des célébrations du 8 mars dédiées aux droits des femmes.

    Chaque année, les réseaux sociaux, les commerces et les familles se mobilisent massivement pour honorer les mères. Les pères, eux, restent souvent dans l’ombre. Une situation qui interroge sur la place accordée à la figure paternelle dans la société contemporaine.

    Plusieurs facteurs expliquent cette discrétion. D’abord, la fête des mères bénéficie d’un fort ancrage culturel et commercial. Ensuite, le 8 mars est devenu un rendez-vous international porté par des enjeux sociaux, économiques et politiques majeurs autour de la condition féminine. À l’inverse, la fête des pères ne dispose ni de la même visibilité ni d’une véritable dynamique collective.

    À Lomé, certains citoyens regrettent cette situation. « Un père qui se bat tous les jours pour sa famille mérite autant de reconnaissance qu’une mère », estime Kossi, commerçant de 42 ans.

    Pour Akouvi, fonctionnaire de 35 ans, la responsabilité est aussi familiale. « Nous avons pris l’habitude de tout organiser pour les mamans et nous oublions les papas. Cela doit changer », affirme-t-elle.

    Même son de cloche chez Yaovi, étudiant. « Beaucoup de pères sont des modèles de sacrifice, mais ils ne demandent rien. C’est peut-être aussi cette discrétion qui les rend invisibles », analyse-t-il.

    Au-delà des cadeaux, la fête des pères est une occasion de valoriser leur rôle dans l’éducation, la protection et la stabilité des familles. Car une société équilibrée se construit autant avec des mères épanouies qu’avec des pères pleinement reconnus.

    Peut-être est-il temps de redonner au 21 juin la place qu’il mérite dans le cœur des Togolais.

  • Clubs Santé SOS DOCTEUR TV sollicite les gouverneurs pour impliquer les acteurs déconcentrés dans les établissements secondaires du Togo

    Clubs Santé SOS DOCTEUR TV sollicite les gouverneurs pour impliquer les acteurs déconcentrés dans les établissements secondaires du Togo

    L’ONG AIMES-AFRIQUE accélère le déploiement des Clubs Santé SOS Docteur TV à travers le pays en impliquant les gouverneurs et les autorités régionales dans une vaste stratégie de prévention sanitaire et de promotion de l’excellence en milieu scolaire.

    Face à la multiplication des défis sanitaires et sociaux auxquels sont confrontés les adolescents togolais, l’ONG AIMES-AFRIQUE franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre de son ambitieux projet des Clubs Santé SOS Docteur TV. Du 15 au 18 juin 2026, une tournée nationale a été organisée dans les six gouvernorats du pays afin de présenter cette initiative aux gouverneurs et à leurs proches collaborateurs.

    L’objectif est clair : faire des établissements secondaires des espaces privilégiés d’éducation à la santé, de responsabilisation des jeunes et de développement du civisme.

    Initiée dès octobre 2023, cette démarche se veut une réponse concrète à des indicateurs sanitaires jugés préoccupants chez les adolescents et les jeunes. L’essor des réseaux sociaux et l’affaiblissement progressif des activités parascolaires traditionnelles ont également renforcé la nécessité de mettre en place des mécanismes d’encadrement plus structurés.

    Porté par le professeur honoraire Dr Serge Michel Kodom, président fondateur d’AIMES-AFRIQUE, le projet s’inscrit dans un vaste programme d’excellence et d’émulation en milieu scolaire et universitaire composé de cinq projets majeurs.

    Au cœur du dispositif, les Clubs Santé SOS Docteur TV ambitionnent d’installer durablement une culture de prévention dans les établissements scolaires. Le programme repose sur sept axes stratégiques intégrant notamment l’éducation sanitaire, la sensibilisation aux comportements à risque, la promotion de la responsabilité citoyenne et des activités pédagogiques innovantes comme le jeu de culture générale en santé « Génie Imhotep ».

    Au-delà de la simple présentation du projet, la tournée vise à associer étroitement les autorités déconcentrées à sa mise en œuvre. Gouverneurs, présidents des conseils régionaux, préfets, maires, responsables régionaux de l’éducation, de la santé et des affaires sociales sont désormais appelés à jouer un rôle central dans l’accompagnement du programme.

    Cette implication des acteurs territoriaux apparaît indispensable au regard des chiffres alarmants qui concernent la jeunesse togolaise.

    Les données présentées par les promoteurs du projet révèlent des réalités préoccupantes : la persistance des grossesses en milieu scolaire, la faible connaissance du VIH chez les jeunes, la consommation importante d’alcool, de tabac et de drogues ainsi qu’une vulnérabilité accrue face aux infections sexuellement transmissibles.

    Le phénomène des grossesses scolaires demeure particulièrement inquiétant. Plus de 2 000 cas sont enregistrés chaque année depuis quatre années consécutives dans les établissements du pays.

    À cela s’ajoutent des comportements à risque observés chez les adolescents, notamment la précocité des rapports sexuels et la faible utilisation des moyens de protection.

    Pour AIMES-AFRIQUE, ces défis nécessitent une mobilisation collective dépassant le seul cadre éducatif. D’où la volonté d’associer l’administration territoriale, les collectivités locales et les services déconcentrés de l’État afin de bâtir un véritable écosystème de protection des jeunes.

    Déjà présente dans quinze pays, l’organisation entend ainsi renforcer sa vision : « Santé et Éducation pour tous en Afrique ».

    Cette tournée nationale marque donc un tournant stratégique. Elle traduit la volonté des promoteurs du projet de territorialiser davantage leurs actions et de faire des gouvernorats des relais essentiels dans la construction d’une jeunesse plus responsable, mieux informée et davantage préparée aux défis de demain.

    Un pari ambitieux qui pourrait, à terme, redessiner le paysage de l’éducation sanitaire au Togo.


  • Drépanocytose : l’Afrique face à une urgence silencieuse qui continue de faucher des milliers de vies

    Drépanocytose : l’Afrique face à une urgence silencieuse qui continue de faucher des milliers de vies

    Chaque 19 juin, la Journée mondiale de la drépanocytose rappelle qu’au-delà d’une maladie génétique, c’est une véritable urgence de santé publique qui frappe particulièrement l’Afrique.

    Longtemps méconnue et insuffisamment prise en compte dans les politiques sanitaires, la drépanocytose demeure aujourd’hui l’une des maladies génétiques les plus répandues et les plus meurtrières au monde. À l’occasion de la Journée mondiale de la drépanocytose, célébrée chaque 19 juin, les professionnels de santé et les organisations internationales multiplient les appels pour une meilleure prévention, un dépistage précoce et un accès équitable aux traitements.

    L’Organisation mondiale de la Santé considère désormais cette pathologie comme un enjeu majeur de santé publique à l’échelle mondiale, avec un impact particulièrement alarmant sur le continent africain.

    Une maladie qui frappe durement l’Afrique

    Les chiffres sont éloquents. En 2021, environ 7,74 millions de personnes vivaient avec la drépanocytose dans le monde, tandis que près de 515 000 nouveau-nés ont vu le jour avec cette maladie. L’Afrique subsaharienne concentre à elle seule près de 80 % des cas recensés à l’échelle mondiale.

    La maladie est particulièrement dramatique chez les enfants. Chaque année, des milliers d’entre eux succombent à des complications qui auraient pourtant pu être évitées grâce à un diagnostic précoce et à une prise en charge adaptée. Selon l’OMS, la drépanocytose est responsable d’une part importante des décès chez les enfants de moins de cinq ans, mais son impact réel reste largement sous-estimé dans de nombreux pays africains en raison de l’insuffisance des systèmes d’enregistrement des décès.

    Plusieurs pays, dont le Nigeria, la République démocratique du Congo, le Ghana, le Cameroun ou encore le Togo, figurent parmi les plus concernés. Cependant, les programmes nationaux de dépistage restent encore insuffisamment développés.

    Une maladie héréditaire, pas contagieuse

    Contrairement à certaines idées reçues, la drépanocytose n’est pas une maladie infectieuse et ne se transmet pas d’une personne à une autre.

    Elle est provoquée par une mutation du gène HBB, responsable de la fabrication de l’hémoglobine, la protéine qui transporte l’oxygène dans le sang. Cette anomalie entraîne la production de globules rouges en forme de faucille qui deviennent rigides, fragiles et susceptibles d’obstruer les vaisseaux sanguins.

    La transmission est exclusivement héréditaire. Lorsqu’un enfant hérite du gène défectueux de ses deux parents, il développe la maladie.

    Les principaux symptômes sont nombreux :

    • des crises douloureuses parfois très intenses ;
    • une anémie chronique ;
    • des infections répétées ;
    • des difficultés respiratoires ;
    • des retards de croissance ;
    • des accidents vasculaires cérébraux ;
    • des atteintes des organes vitaux.

    Des traitements qui permettent aujourd’hui de mieux vivre

    Si la drépanocytose n’est pas encore totalement éradiquée, les avancées médicales des dernières années ont considérablement amélioré la qualité de vie des patients.

    La prise en charge repose d’abord sur le dépistage néonatal, qui permet d’identifier très tôt les enfants atteints afin de prévenir les complications.

    Parmi les traitements disponibles figurent :

    • l’administration régulière de vaccins et d’antibiotiques pour prévenir les infections ;
    • les transfusions sanguines ;
    • les médicaments antidouleur lors des crises ;
    • l’hydroxyurée, qui réduit la fréquence et la gravité des crises douloureuses et améliore l’espérance de vie des patients.

    La greffe de moelle osseuse demeure actuellement le seul traitement potentiellement curatif, mais elle reste peu accessible en Afrique en raison de son coût élevé et de la nécessité de disposer d’un donneur compatible.

    Par ailleurs, la thérapie génique ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques, même si ces innovations restent encore hors de portée pour la majorité des patients africains.

    Faire de la drépanocytose une priorité politique

    Au-delà des avancées scientifiques, le principal défi reste celui de l’accès aux soins. Les experts appellent les gouvernements africains à renforcer le dépistage systématique, améliorer la disponibilité des médicaments et intensifier les campagnes de sensibilisation auprès des populations.

    En cette Journée mondiale de la drépanocytose, le message est clair : cette maladie n’est plus une fatalité. Avec des investissements adéquats, des politiques publiques ambitieuses et une meilleure information des populations, des millions de vies pourraient être sauvées.

    L’Afrique, qui porte aujourd’hui l’essentiel du fardeau mondial, détient également une grande partie des solutions pour inverser la tendance et transformer cette urgence silencieuse en une victoire sanitaire durable.

  • Football togolais : la FTF sanctionne, mais confirme les craintes d’une justice à moitié assumée

    Football togolais : la FTF sanctionne, mais confirme les craintes d’une justice à moitié assumée

    Des sanctions sont tombées, mais elles laissent un goût d’inachevé dans un dossier qui promettait un grand ménage dans le football togolais.

    La montagne a finalement accouché d’une souris. C’est le sentiment qui domine après la décision rendue par la Commission de discipline de la Fédération Togolaise de Football (FTF) dans l’affaire des présumées manipulations de matchs ayant entaché les deux dernières journées du championnat D1 LONATO 2025-2026.

    Depuis plusieurs semaines, des enregistrements audio circulaient et laissaient entendre des tentatives d’influence sur l’issue de certaines rencontres décisives du championnat d’élite. Face à l’ampleur de la polémique, le Comité exécutif de la FTF avait saisi sa Commission de discipline afin de faire toute la lumière sur cette affaire qui menaçait encore davantage la crédibilité du football national.

    Mais dès l’ouverture de l’enquête, certains acteurs du football togolais avaient affiché leur scepticisme. Ils doutaient de la capacité réelle de la Commission de discipline à « secouer l’arbre », autrement dit à aller jusqu’au bout des responsabilités, même si cela impliquait des personnalités influentes du milieu.

    Au final, ces craintes semblent avoir été confirmées.

    Certes, des sanctions ont été prononcées. Kokou Toulassi, président du FC Espoir de Zio, a écopé de six ans d’interdiction d’exercer toute activité liée au football et d’une amende de 500 000 FCFA pour manipulation de match.

    De son côté, Théophile Bola, entraîneur de l’AS Binah, a été suspendu pour une durée totale de cinq ans et six mois. Il devra également payer une amende de 500 000 FCFA et présenter des excuses publiques à la FTF et au public sportif togolais dans un délai de 48 heures.

    En revanche, la Commission a décidé de maintenir les résultats sportifs des deux dernières journées du championnat des 24 et 31 mai 2026, invoquant l’absence de preuves démontrant l’exécution effective du pacte de manipulation.

    Par ailleurs, plusieurs responsables de clubs ont été blanchis. Il s’agit notamment d’Ayikoé Firmin Ajavon, vice-président de l’AS Gbohloe-su, de Pré A. Sébastien, président d’honneur de l’AS Binah, de Hessou Passiwe, président de l’AS Binah, d’Aklisso Amah, président de l’ASCK, de Nabiga Kueviakoe, manager de l’AS Gbohloe-su, et de Kokou Mensah, président de Gomido FC.

    Si la FTF peut se féliciter d’avoir agi, la portée de cette décision suscite déjà de nombreuses interrogations. Pour beaucoup, les sanctions prononcées donnent davantage l’impression de cibler quelques individus sans s’attaquer véritablement au système qui nourrit les soupçons récurrents autour du championnat togolais.

    Cette affaire rappelle d’ailleurs un précédent qui demeure gravé dans les mémoires des supporters. Le 28 mai 2017, lors de la dernière journée du championnat national disputée à Bassar, Gbikinti avait écrasé Maranatha sur le score ahurissant de 11 buts à 0. Ce résultat avait immédiatement provoqué une vague d’indignation et un parfum de scandale avait envahi le football togolais.

    Là aussi, une enquête avait été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de cette rencontre aux allures surréalistes. Mais au bout du compte, aucune décision forte ni véritablement courageuse n’avait émergé.

    Près de dix ans plus tard, le scénario semble se répéter. Une fois encore, les soupçons de manipulation secouent le football national, des enquêtes sont diligentées, des sanctions sont prononcées, mais le sentiment d’impunité persiste.

    Au-delà des individus concernés, c’est surtout la crédibilité des institutions qui est en jeu. Car un football qui peine à convaincre sur sa capacité à sanctionner fermement les dérives s’expose à une perte progressive de confiance de ses supporters, de ses partenaires et des acteurs eux-mêmes.

    La possibilité de recours devant la Commission de recours de la FTF reste ouverte pendant dix jours. Mais une question demeure : le football togolais est-il véritablement prêt à mener le combat contre les manipulations jusqu’au bout, quels qu’en soient les auteurs ? Pour l’instant, beaucoup ont déjà leur réponse.

  • « The Polygamist » : la nouvelle série Netflix qui passionne déjà des milliers de téléspectateurs

    « The Polygamist » : la nouvelle série Netflix qui passionne déjà des milliers de téléspectateurs

    Intrigues, secrets et trahisons font le succès de cette nouvelle production sud-africaine de 22 épisodes, Adaptée du roman de l’auteure zimbabwéenne Sue Nyathi.

    Depuis son arrivée sur Netflix, la série sud-africaine « The Polygamist » s’est rapidement imposée comme l’un des programmes les plus commentés du moment. Entre drames familiaux, romances interdites et luttes de pouvoir, cette nouvelle production tient en haleine de nombreux amoureux des séries à travers le monde.

    Adaptée du roman de l’auteure zimbabwéenne Sue Nyathi, l’œuvre raconte l’histoire de Jonasi Gomora, un riche homme d’affaires à la tête d’un puissant empire financier. Derrière son image de père de famille exemplaire et d’entrepreneur respecté se cache pourtant une réalité beaucoup plus complexe : il mène une double, voire une triple vie amoureuse.

    Au fil des épisodes, les femmes qui partagent sa vie découvrent progressivement l’étendue des mensonges qui les entourent. Les tensions s’accumulent, les rivalités explosent et chaque révélation bouleverse davantage l’équilibre fragile de cette famille hors du commun.

    Composée de 22 épisodes, la série aborde des sujets sensibles tels que la polygamie, l’infidélité, les rapports de domination, la place des femmes dans la société et les conséquences des secrets sur plusieurs générations.

    Son rythme soutenu, ses personnages charismatiques et ses nombreux rebondissements expliquent en grande partie son succès actuel. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes saluent déjà une production captivante qui rappelle les grandes sagas familiales internationales.

    Avec « The Polygamist », Netflix confirme une nouvelle fois la montée en puissance des productions africaines capables de séduire un public bien au-delà des frontières du continent.

  • « La neutralité républicaine ne prend pas sa retraite » : Kafui Adjamagbo met en garde contre la politisation des anciens corps habillés

    « La neutralité républicaine ne prend pas sa retraite » : Kafui Adjamagbo met en garde contre la politisation des anciens corps habillés

    À travers un communiqué ferme, la députée Kafui Adjamagbo rappelle que le devoir de neutralité des anciens corps habillés demeure une exigence essentielle à la préservation de la République.

    La députée de la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, est montée au créneau à travers un communiqué au ton ferme autour de la question des « Corps habillés à la retraite ». Son message est sans ambiguïté : le devoir de neutralité républicaine demeure une exigence permanente, même après la fin de la carrière active des militaires, policiers et gendarmes.

    À travers cette sortie, la responsable politique s’inquiète des prises de position publiques de certains anciens membres des forces de défense et de sécurité qui, selon elle, risquent d’alimenter les tensions politiques dans un contexte national déjà fragile.

    « La neutralité républicaine ne prend pas sa retraite » n’est pas seulement un slogan, mais un rappel des principes qui fondent la cohésion nationale. Pour la DMP, l’appartenance passée aux institutions chargées de protéger la République impose une responsabilité morale durable.

    Le communiqué intervient dans un climat politique particulièrement tendu au Togo, marqué par des débats récurrents sur les libertés publiques, la gouvernance et le rôle des institutions dans la vie démocratique. Depuis plusieurs mois, Kafui Adjamagbo multiplie les interventions sur la préservation des contre-pouvoirs, le respect des prérogatives parlementaires et la défense des principes constitutionnels.

    Pour la députée, les anciens corps habillés doivent demeurer des figures de rassemblement et non devenir des acteurs susceptibles d’être instrumentalisés dans des affrontements politiques. Une telle dérive pourrait, selon elle, brouiller la frontière entre l’État et les intérêts partisans.

    Cette prise de position ouvre un débat plus large sur la place des anciens militaires et agents de sécurité dans l’espace public. Dans une démocratie, leur liberté d’expression est reconnue, mais elle doit constamment s’équilibrer avec l’impératif supérieur de préserver la confiance des citoyens dans la neutralité des institutions républicaines.

  • Mondial 2026 : entre exploits, promesses et désillusions, l’Afrique réussit une entrée remarquée

    Mondial 2026 : entre exploits, promesses et désillusions, l’Afrique réussit une entrée remarquée

    Entre performances encourageantes et quelques contre-performances, les sélections africaines ont envoyé un signal fort dès leur entrée en lice au Mondial 2026.

    La première journée de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026 a livré un constat encourageant : les sélections africaines ne sont plus de simples outsiders. Si tout n’a pas été parfait, les dix représentants du continent ont affiché une compétitivité qui confirme la montée en puissance du football africain sur la scène mondiale. L’Afrique a même égalé son meilleur total de points obtenu lors d’une première journée de Mondial depuis 2002.

    Les satisfactions sont nombreuses. La plus grande performance est venue de la Côte d’Ivoire, victorieuse de l’Équateur (1-0). Les champions d’Afrique ont démontré une grande maturité tactique et se positionnent déjà comme de sérieux candidats à une qualification pour les huitièmes de finale.

    Le Maroc a également frappé fort en tenant en échec le Brésil (1-1). Les Lions de l’Atlas, demi-finalistes historiques en 2022, ont une nouvelle fois prouvé qu’ils appartiennent désormais au cercle des grandes nations du football mondial.

    Autre belle surprise : le Cap-Vert. Pour sa toute première participation à une Coupe du monde, la sélection insulaire a réussi l’exploit de neutraliser l’Espagne (0-0), affichant une discipline défensive remarquable.

    L’Égypte a elle aussi envoyé un signal positif en obtenant un match nul (1-1) face à la Belgique. Un résultat qui maintient les Pharaons dans la course et renforce leur confiance pour la suite de la compétition.

    Tout n’a cependant pas été rose. L’Afrique du Sud s’est inclinée contre le Mexique, pays coorganisateur, tandis que la Tunisie a subi une lourde défaite face à la Suède.

    Il reste encore les entrées en lice du Sénégal, de l’Algérie, de la République démocratique du Congo et du Ghana pour compléter le tableau africain.

    Au-delà des résultats, cette première journée envoie un message fort : l’Afrique n’est plus là pour apprendre, mais pour rivaliser. Avec dix nations qualifiées, un record historique, le continent dispose d’une occasion unique d’inscrire durablement son empreinte dans ce Mondial à 48 équipes.

  • Au Gabon, pourquoi le procureur vedette Eddy Minang a été suspendu

    Au Gabon, pourquoi le procureur vedette Eddy Minang a été suspendu

    De figure incontournable du procès Bongo à magistrat écarté de ses fonctions, Eddy Minang traverse la plus grave zone de turbulence de sa carrière. Sa suspension provisoire révèle les tensions qui secouent aujourd’hui l’appareil judiciaire gabonais.

    Le 9 juin 2026, le ministre gabonais de la Justice a pris une décision spectaculaire en suspendant pour trois mois Eddy Minang, procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville. Cette mesure conservatoire intervient alors que le haut magistrat, devenu célèbre lors du très médiatique procès de Sylvia et Noureddin Bongo, fait face à de sérieuses accusations internes.

    Selon plusieurs médias gabonais, cette suspension est liée à des soupçons de malversations administratives, de dysfonctionnements dans la gestion de certaines procédures judiciaires et d’éventuelles interférences dans des dossiers sensibles. Les autorités ont ouvert des investigations afin de déterminer si le magistrat a outrepassé ses prérogatives ou influencé certaines décisions de justice.

    Cette affaire prend une dimension particulière en raison de la notoriété acquise par Eddy Minang ces derniers mois. Lors du procès historique visant l’ancienne première dame Sylvia Bongo et son fils Noureddin Bongo, il s’était imposé comme le visage de la fermeté judiciaire du nouveau Gabon post-Ali Bongo. Ses conférences de presse, son ton direct et ses prises de parole médiatisées lui avaient conféré une stature inhabituelle pour un magistrat.

    Cependant, cette forte exposition médiatique lui a également attiré des critiques. Certains observateurs lui reprochaient déjà une personnalisation excessive de la justice et une communication jugée parfois trop politique.

    La suspension ne constitue toutefois pas une sanction définitive. Juridiquement, il s’agit d’une mesure conservatoire destinée à permettre aux enquêteurs de travailler sans risque de pression ou d’entrave. À l’issue des trois mois, plusieurs scénarios restent envisageables : une réintégration, des poursuites disciplinaires, voire des procédures judiciaires si les faits reprochés sont établis.

    Au-delà du cas personnel d’Eddy Minang, cette affaire est un test majeur pour les nouvelles autorités gabonaises. Elles avaient promis une justice indépendante, transparente et irréprochable après la chute du régime Bongo. En suspendant l’un des magistrats les plus puissants du pays, le gouvernement envoie un message fort : aucun responsable ne doit être au-dessus des règles qu’il est chargé de faire respecter.

  • Agroforesterie : le Togo se positionne pour devenir un acteur majeur en Afrique

    Agroforesterie : le Togo se positionne pour devenir un acteur majeur en Afrique

    À l’Université de Lomé, chercheurs, chefs traditionnels et experts unissent leurs forces pour faire du Togo une référence continentale de l’agroforesterie.

    L’agroforesterie prend une nouvelle dimension au Togo. En dressant le bilan de sa participation aux cinq dernières éditions du Congrès mondial de l’agroforesterie, le pays affiche désormais des ambitions continentales avec la création officielle de l’Union africaine pour l’agroforesterie, branche togolaise (AFRU-Togo). Une initiative qui pourrait placer le Togo au cœur des stratégies africaines de lutte contre le changement climatique et de restauration des écosystèmes.

    Le 5 juin 2026, le Centre numérique francophone de l’Université de Lomé a servi de cadre à un important atelier de restitution réunissant enseignants-chercheurs, autorités traditionnelles, représentants de l’administration publique et acteurs de la société civile engagés dans la protection de l’environnement.

    Organisée par le Centre de Recherche et de Formation sur les Plantes Médicinales (CERFOPLAM), en collaboration avec GASD/SADDA-Togo, l’Union des chefs traditionnels de Yoto (UCTY) et la Fondation Messanvi GBAESSOR de Recherche-Action pour le Développement (FOMGRADA), la rencontre avait un double objectif : évaluer les acquis de la participation togolaise aux cinq derniers Congrès mondiaux de l’agroforesterie et mettre en place une structure nationale capable de porter les ambitions du pays à l’échelle continentale.

    Depuis 2009, le Togo a régulièrement pris part aux grands rendez-vous mondiaux du secteur, notamment à Nairobi, New Delhi, Montpellier, Québec et Kigali. Cette constance a permis aux experts togolais d’accumuler une expérience précieuse et de nouer des partenariats stratégiques.

    L’un des artisans de cette dynamique, le Dr Koudouvo Koffi, maître de conférences à l’Université de Lomé, a rappelé la philosophie qui guide son engagement : « Le bruit ne fait pas du bien et le bien ne fait pas de bruit ».

    À travers cette formule, il a voulu souligner la discrétion avec laquelle de nombreux acteurs togolais travaillent depuis plusieurs années à l’intégration des pratiques agroforestières dans les politiques de développement durable.

    Le chercheur a notamment salué l’accompagnement du ministère de l’Environnement et des Ressources forestières ainsi que le rôle déterminant des chefs traditionnels dans la préservation des forêts sacrées, véritables réservoirs de biodiversité.

    Les échanges ont permis de mettre en évidence les nombreux bénéfices tirés de la participation du Togo aux différentes rencontres internationales. Parmi eux figurent le partage des bonnes pratiques agricoles adaptées aux réalités locales, le renforcement des partenariats scientifiques, l’accès à de nouveaux appuis techniques et financiers ainsi que l’intégration progressive des mécanismes liés au crédit carbone.

    Ces avancées constituent aujourd’hui des leviers essentiels pour répondre aux défis environnementaux qui menacent le continent africain. Les participants ont particulièrement insisté sur la nécessité d’accélérer les actions de restauration des terres dégradées, de freiner la déforestation et de renforcer la résilience des systèmes agricoles face aux changements climatiques.

    Présidant la cérémonie d’ouverture, le Professeur Taïrou, premier vice-doyen de la Faculté des sciences, représentant le secrétaire général de l’Université de Lomé, a rappelé que la reconnaissance dont bénéficie désormais le Togo sur la scène africaine s’accompagne de nouvelles responsabilités.

    Selon lui, la création d’un cadre national de concertation apparaît indispensable pour permettre au pays de jouer pleinement son rôle dans la gouvernance continentale de l’agroforesterie.

    L’autre moment fort de cette journée a été la mise en place officielle de l’AFRU-Togo, avec l’élection de son premier bureau national.

    Le Dr Koudouvo Koffi a été porté à la présidence de la nouvelle organisation. Il sera épaulé par un bureau composé à la fois de chercheurs, de responsables communautaires et de chefs traditionnels, une configuration qui traduit la volonté d’associer savoir scientifique et connaissances ancestrales.

    Cette nouvelle équipe aura plusieurs missions stratégiques : structurer le réseau national des acteurs de l’agroforesterie, promouvoir les initiatives liées au crédit carbone et préparer la candidature du Togo à l’organisation du premier Congrès africain de l’agroforesterie envisagé en 2027.

    Une échéance qui servirait de tremplin au prochain Congrès mondial prévu en 2028 au Costa Rica.

    Au-delà d’une simple rencontre académique, cet atelier marque une étape importante dans la stratégie environnementale du Togo. En misant sur l’agroforesterie, le pays entend transformer ses défis climatiques en opportunités de développement durable et s’imposer comme l’un des laboratoires africains des solutions écologiques de demain.

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