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  • CRAPH : Kossivi AMETOWOGBLONA quitte ses fonctions après plus d’une décennie d’engagement

    CRAPH : Kossivi AMETOWOGBLONA quitte ses fonctions après plus d’une décennie d’engagement

    Après plus de dix années d’engagement au sein du Comité de réflexion et d’action pour la promotion des droits de l’homme (CRAPH), Kossivi AMETOWOGBLONA a décidé de tourner une page. Dans une lettre datée du 29 avril 2024, il annonce sa démission de ses fonctions de Secrétaire général, qu’il occupait depuis 2013, ainsi que son retrait de l’organisation.

    Présentée comme une décision « mûrement réfléchie », cette démarche est motivée par la volonté de favoriser la relève et de permettre à de nouvelles énergies d’investir les responsabilités du CRAPH. L’intéressé insiste toutefois sur le fait que son retrait ne constitue ni un désaveu du travail accompli ni une rupture avec les valeurs de défense des droits humains.

    Après plusieurs années au service de l’organisation, il exprime sa reconnaissance pour la confiance reçue et les expériences vécues, tout en souhaitant plein succès au CRAPH dans la poursuite de sa mission.

    Intégralité de la lettre

    Lettre de démission et de retrait du CRAPH

    Lomé, le 29 avril 2024

    À Monsieur le Président du Comité de réflexion et d’action pour la promotion des droits de l’homme (CRAPH)

    Objet : Démission de mes fonctions et retrait du CRAPH

    Monsieur le Président,

    Par la présente, j’ai l’honneur de vous notifier ma décision de démissionner de mes fonctions de Secrétaire général du Comité de réflexion et d’action pour la promotion des droits de l’homme (CRAPH), que j’exerce depuis 2013, et de me mettre également en retrait de l’organisation.

    Cette décision, mûrement réfléchie, intervient au terme de plusieurs années d’engagement au service du CRAPH et de la promotion et de la défense des droits de l’homme dans notre pays. Durant cette période, j’ai eu l’opportunité de contribuer, à la mesure de mes moyens, aux actions et aux initiatives de l’organisation, aux côtés de ses responsables et de ses membres.

    Après plus d’une décennie à la tête du secrétariat général, je considère aujourd’hui avoir apporté ma contribution et qu’il est temps de laisser la place à d’autres membres. Une organisation ne peut véritablement se renouveler et poursuivre sa mission avec dynamisme que si elle sait également favoriser la relève, l’émergence de nouvelles idées et l’accession de nouvelles personnes aux responsabilités.

    Mon choix de me mettre en retrait du CRAPH répond donc à une volonté personnelle de prendre du recul après ces années d’engagement. Il ne remet nullement en cause mon attachement aux valeurs de défense des droits humains qui ont motivé mon engagement depuis le début. Il s’agit plutôt d’une décision de responsabilité, afin de permettre à l’organisation d’écrire une nouvelle page avec de nouvelles énergies.

    Je tiens à préciser que ce retrait ne saurait être interprété comme un désaveu du travail accompli par le CRAPH ou comme une rupture avec les idéaux que nous avons défendus ensemble. Je demeure reconnaissant pour la confiance qui m’a été accordée et pour toutes les expériences humaines et professionnelles vécues au cours de ces années.

    Conformément aux dispositions de nos statuts, je vous prie donc de bien vouloir prendre acte de ma démission de mes fonctions de Secrétaire général ainsi que de mon retrait du CRAPH.

    Je souhaite au Comité, à ses responsables et à l’ensemble de ses membres plein succès dans la poursuite de leur mission et dans les combats futurs en faveur de la promotion et de la défense des droits de l’homme au Togo.

    Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération distinguée.

    Kossivi AMETOWOGBLONA

  • Au Togo, le message fort de Togbui Dagban-Ayivon pour les législatives et régionales du 29 avril

    Au Togo, le message fort de Togbui Dagban-Ayivon pour les législatives et régionales du 29 avril

    Parain de deux listes baptisées Ensemble pour le renouveau, dans les circonscription de Lomé et d’Agoè-Nyivé, pour le compte des élections législatives et régionales de ce lundi 29 avril, Togbui Dagban-Ayivon appelle les électeurs à voter pour l’éléphant.

    Un appel que la tête couronnée lancé dans une interview que voici:

    Les candidats EPR clôturent leur campagne par une caravane à Adétikopé, Katanga avec un point de chute à Bè-Beach, leur quartier général.

  • Au Togo, quelques images témoins de la campagne de liste EPR (Eléphant)

    Au Togo, quelques images témoins de la campagne de liste EPR (Eléphant)

    Les candidats de la liste Ensemble pour le renouveau (EPR), avec l’éléphant comme effigie, battent actuellement campagne dans le cadre des élections législatives et régionales du lundi 29 avril prochain.

    Voici quelques images de campagne:

  • Ligue 1/Nice : Thuram, un réveil au bon moment

    Ligue 1/Nice : Thuram, un réveil au bon moment

    Performant contre Lorient vendredi, Khephren Thuram retrouve son meilleur niveau après plusieurs mois mitigés. Cela tombe à un très bon moment, pour Nice comme pour le milieu de terrain.

    La famille Thuram a le sourire. Lundi, Marcus a fêté son premier titre de champion d’Italie avec l’Inter Milan après une victoire dans le derby face au Milan AC (2-1). Trois jours plus tôt, son petit frère, Khephren, a sans doute réalisé le meilleur match de sa saison avec Nice contre Lorient (3-0) en Ligue 1.

    Moins brillant cette saison Car si Marcus vit un exercice 2023-2024 très satisfaisant (lire ici), Khephren attire moins les projecteurs. Ces derniers mois, le milieu de terrain de 23 ans n’était plus cet élément important du Gym, capable de transpercer les lignes et d’apporter le danger sur le but adverse. Tout ce qu’il a retrouvé face aux Merlus vendredi, avant de devoir céder sa place à l’heure de jeu à cause d’une béquille.

    Ces derniers mois, l’ancien Monégasque n’était pas véritablement mauvais. Mais il n’était pas très bon non plus. En tout cas, tout le monde attendait plus d’un joueur de son niveau. Avant sa réalisation à Lens (2-1), le 16 mars, il ne comptait ni but ni passe décisive. Un bilan très décevant, par rapport à sa précédente saison (2 buts, 8 passes décisives), qui lui a valu les critiques des supporters niçois.

    Todibo prend sa défense

    Pour son coéquipier Jean-Clair Todibo, ces critiques sont infondées. «Les gens s’attendent à ce que Khephren perce les lignes à chaque fois qu’il a le ballon, mais ils ne voient pas forcément ce qu’il propose d’un point de vue défensif, en termes de qualité de passe aussi. Khephren aurait pu délivrer dix passes décisives minimum cette saison sans le manque d’efficacité devant» , juge le défenseur central pour Nice-Matin.

    «Les efforts défensifs qu’il fournit, le nombre de ballons qu’il récupère, les lignes de passes qu’il coupe, ce sont aussi des choses que le grand public ne voit pas forcément. C’est un international français, du coup quand l’équipe ne tourne pas, on a tendance à le viser car on en attend énormément» , ajoute l’international français. Une attente logique pour un joueur qui était courtisé par Liverpool l’été dernier.

    Une fin de saison importante pour Nice et pour son avenir

    Dans les mois à venir, de nouveaux prétendants vont se manifester. Thuram n’aura plus qu’un an de contrat cet été, et la tendance est à un départ de Nice. Pour aller où ? Cela dépendra en partie de sa fin de saison, car le Niçois va devoir convaincre des clubs comme le Milan AC et l’Inter Milan, intéressés par son profil, de passer à l’action lors du prochain mercato pour un joueur estimé à 40 millions d’euros par l’OGCN.

    Thuram a encore cinq matchs pour confirmer son retour à un meilleur niveau, à commencer par un déplacement à Marseille mercredi (21h) dans un match en retard de la 29e journée de Ligue 1. Nice n’attend que ça. Cinquième du classement, la formation de Francesco Farioli a en effet besoin d’un bon Thuram pour se rapprocher d’un avenir européen avant de jouer contre Strasbourg, Le Havre, le PSG et Lille.

    Maxifoot

  • Législatives et régionales 2024: Togbui Dagban-Ayivon en campagne

    Législatives et régionales 2024: Togbui Dagban-Ayivon en campagne

    Si la campagne pour les élections législatives et régionales a commencé depuis le 13 avril sur l’ensemble du territoire togolais, c’est ce samedi que les candidats de deux listes indépendantes Ensemble pour le renouveau (EPR) sont, officiellement, entrés en lice.

    Parrainés par Togbui Dagban-Ayivon, une tête couronnée, les candidats EPR ont été présentés publiquement au corps électoral à Adakpamé, à Bè-Ahligo ce samedi 20 avril.

    Les listes EPR, qui ont pour effigie l’éléphant, sont présentes dans le Golfe et à Agoè-Nyivé. Ces candidats et soutiens sont en train de mouiller le maillot afin de parvenir à avoir des représentants dans la prochaine Assemblée nationale.

  • Le Togo adopte une nouvelle Constitution et s’apprête à devenir un régime parlementaire

    Le Togo adopte une nouvelle Constitution et s’apprête à devenir un régime parlementaire

    Les députés togolais ont définitivement adopté vendredi 19 avril la nouvelle Constitution contestée par l’opposition, à dix jours des élections législatives.

    Adoptée vendredi soir avec 87 voix sur 87 à l’Assemblée, la nouvelle Constitution fait basculer le pays d’un régime présidentiel à un régime parlementaire et acte la disposition de l’élection du président de la République au suffrage direct. Elle crée aussi la fonction de « Président du Conseil des ministres » qui concentre tous les pouvoirs.

    La magistrature suprême est, selon les termes de la nouvelle Constitution, vidée de sa substance puisque le nouveau président est privé de toute prérogative. Ce sont les députés qui éliront le chef de l’État « sans débat » et « pour un mandat de quatre ans renouvelable une fois ».

    « Conserver le pouvoir vaille que vaille »

    Le véritable exercice du pouvoir résidera entre les mains du Président du conseil des ministres, une sorte de super-Premier ministre, qui sera obligatoirement « le chef du parti majoritaire » à l’Assemblée nationale. « Le Togo vient d’ouvrir une nouvelle page pour sa marche vers une démocratie plus inclusive et participative », s’est réjouie auprès de la presse Kouméalo Anaté, députée du parti majoritaire à l’Assemblée, l’Union pour la République (UNIR), après le vote.

    Aujourd’hui, le président Faure Assozimna Gnassingbé est le président d’UNIR. L’opposition voit donc dans cette nouvelle fonction une manœuvre de ce dernier pour se maintenir au pouvoir, lui qui a pris la tête de l’État en 2005 à la suite de son père resté près de 38 ans au pouvoir.

    Pour Nathaniel Olympio, président du Parti des Togolais (PT, opposition), Faure Gnassingbé « a démontré que la préoccupation majeure de son régime est de conserver le pouvoir vaille que vaille ». Avec la nouvelle Constitution, « c’est la fonction de président du Conseil qui donne la latitude à quelqu’un d’exercer le pouvoir de manière illimitée et donc, logiquement, on en déduit que c’est le poste qu’il se réserve », a-t-il expliqué. Le chef de l’État avait déjà réaménagé la Constitution en 2019 lui permettant de remettre les compteurs à zéro et de briguer deux nouveaux mandats supplémentaires, en 2020 et 2025. Mais il aurait été contraint de quitter le pouvoir en 2030.

    Les députés togolais avaient déjà adopté la nouvelle Constitution le 25 mars, après quelques heures de débat et sans que le texte soit rendu public, ce qui avait immédiatement déclenché un tollé parmi l’opposition mais aussi la société civile, qui ont rapidement qualifié ce vote de « coup d’État institutionnel ». Pour entrer en vigueur, la nouvelle Constitution doit passer la formalité d’être promulguée par Faure Gnassingbé.

    Les législatives organisées dans quelques jours

    Ce changement constitutionnel passe d’autant plus mal qu’il intervient à quelques jours des élections législatives, initialement prévues le 20 avril, mais finalement décalées au 29 pour donner le temps aux députés de procéder à un nouveau vote du texte, ainsi que l’avait demandé le chef de l’État. Le même jour auront également lieu les premières élections régionales du pays.

    Contrairement au dernier scrutin législatif de 2018 qu’elle avait boycotté, l’opposition a décidé de se mobiliser massivement cette année. Elle avait prévu deux journées de manifestations les 12 et 13 avril, mais elles ont été interdites par les autorités et les membres de l’opposition ont été empêchés de se réunir.

    La Cedeao a dépêché lundi une mission à Lomé. L’institution régionale avait dans un premier temps mentionné « le contexte crucial » au Togo et la « gravité des réformes constitutionnelles controversées ».  Avant de faire volte-face le lendemain, expliquant dans un communiqué qu’elle y effectue « une évaluation préélectorale » et « ne s’engagera dans aucun autre processus comme indiqué dans un communiqué antérieur ».

    Avec AFP

  • Législatives et régionales au Togo: la sortie officielle des candidats EPR ce samedià Lomé

    Législatives et régionales au Togo: la sortie officielle des candidats EPR ce samedià Lomé

    Les deux listes que parraine Togbui Dagban-Ayivon dans le cadre des élections législatives et régionales prévues pour le lundi 29 avril prochain vont être officiellement présentées au grand public ce samedi 20 avril à Lomé.

    Pour le double scrutin législatif et régional du 29 avril, Togbui Dagban-Ayivon n’est pas candidat. Mais il parraine deux listes sous la bannière Ensemble pour le renouveau (EPR) qui sont dans le starting-block: une dans le Golfe et l’autre dans la circonscription d’Agoè Nyivé.

    Le signe distinctif des listes EPR reste l’éléphant. “Nous appelons les Loméens et les habitants d’Agoè à voter les listes EPR lors des élections législatives et régionales”, invite le candidat Yao Améyitoyi.

    Et de lancer un appel à ses compatriotes:” Plus rien ne doit plus être comme avant dans notre pays, le Togo. Nous avons l’occasion de changer beaucoup de choses”.

    La campagne électorale, elle, a démarré depuis quelques jours sur l’ensemble du territoire, dans un contexte politique tendu. A cause donc de la révision constitutionnelle adoptée à l’Assemblée nationale fin mars.

  • Togo-Dans les Lacs, BATIR lance son opération de charme pour le compte  des législatives et régionales

    Togo-Dans les Lacs, BATIR lance son opération de charme pour le compte  des législatives et régionales

    Les candidats de la formation politique BATIR aux élections législatives et régionales dans les circonscriptions électorales des Lacs ont démarré leur campagne électorale à Agovoudou dans la Commune des Lacs 3 le dimanche 07 avril dernier à travers une gigantesque manifestation sur le terrain de ladite localité.

    Ils étaient des centaines de personnes transportées des quatre (04) Communes de la préfecture des Lacs à prendre part à ce lancement de la campagne de ce parti politique pour les élection législatives et régionales du 20 avril prochain au Togo.

    C’était dans une ambiance de concert marqué par le présence des groupes folkloriques et chorographiques venus de divers horizons,  des artistes de la chanson togolaise que BATIR a démarré officiellement son opération de charme sur le terrain en présence des militants et sympathisants de ce parti et les Chefs traditionnels de la localité.

     Cet évènement a été marqué par la présentation des candidats pour le double scrutin, l’emblème du parti et son slogan, la présentation de la place de BATIR sur le spécimen, comment  voter pour les candidats de BATIR pour que celui-ci ne soit pas annuler, la présentation du  projet de société de BATIR et enfin l’allocution du Pr KINI Efoé, tête de liste de BATIR dans les trois (03) circonscriptions de la préfecture des Lacs.

    « Osez, osez croire », est le mot d’ordre de BATIR pour cette campagne électorale pour  le double scrutin du 29 avril prochain. « Osez, osez croire que le Togo prospère, oser croire que nous pouvons construire ensemble un monde meilleur au Togo dans un environnement incertain », a lancé le Pr KINI Efoé. Pour lui, le choix d’Agovoudou pour le lancement de la campagne de BATIR dans les Lacs s’explique par le fait qu’Agovoudou est début de la préfecture des Lacs. « Nous sommes en progression et nous voulons entrer par Agovoudou pour rentrer dans la préfecture des Lacs », a ajouté tête de liste des candidats de BATIR dans les Lacs, Pr. KINI Efoé. « Le message de BATIR qui n’est pas un message de haine, qui n’est pas dresser contre quelqu’un, qui n’est pas un message de violence, mais un message d’espoir. Parce-que nous devons rêver pour ce pays. Comme l’hymne national le dit, « Togolais vient bâtissons la cité », nous prenons sur nous l’engagement, l’obligation, le devoir de fédérer suffisamment d’énergie dans ce pays pour que nous puissions poursuivre la modernisation et le développement durable de notre pays », a déclaré Pr. KINI Efoé.

    BATIR qui compte deux (02) députés à l’Assemblée nationale sortante vise cette fois-ci rafler des sièges au Parlement futur et aux régionales.

    C’est dans une ambiance de folie que BATIR a entamé la campagne depuis le 13 avril dernier. Ses candidats sont visibles un peu partout sur le territoire.

    Dans les Lacs, Vo, Bas-Mono, Yoto entre autres, BATIR marque aussi sa présence aux cotés des autres formations politiques dont notamment  l’ANC, DMP, UNIR, UFC, CAR, FDR, Alliance Ensemble, NOUVELLE  VISION.

    A ce jour, la campagne électorale pour les élections législatives et régionales se déroule bien sauf quelques incidents signalés à l’intérieur du pays.

    Justin ANANI

  • Interview exclusive de sa Majesté Ayih Ayayi : « Ce qu’Edjé K’MEDEWUTO a fait, a énormément retardé mon projet pour la population »

    Interview exclusive de sa Majesté Ayih Ayayi : « Ce qu’Edjé K’MEDEWUTO a fait, a énormément retardé mon projet pour la population »

    Suite à la décision du tribunal d’Aného lui reconnaissant comme propriétaire légitime de son domaine d’habitation sis à Agbodrafo dans la préfecture des Lacs, différend qui l’oppose au sieur K’Medewuto Anani Edjé qui se réclame le droit de propriété sur ce domaine, nous avons cherché pour en savoir plus cette affaire d’occupation illégale de palais de résidence qui date d’une vingtaine d’années déjà. Le propriétaire des lieux, sa Majesté Ayayi Ayi puisque c’est de lui qu’il s’agit au passage dans la sous-région ouest africaine pour une mission a bien voulu relater le déroulé des faits et a profité de l’occasion pour se prononcer sur la situation sociopolitique du moment relative à la modification de la Constitution togolaise. L’homme connait bien l’Israël et les Etats Unis d’Amérique, deux pays, deux régimes de gouvernance politique diamétralement opposés. Lecture !

     Est-ce que votre Majesté peut se présenter à nos lecteurs ?

     Je suis sa Majesté Ayayi Ayih. D’abord, j’aimerais profiter de cette occasion pour saluer les frères et sœurs d’ici et de la diaspora qui m’ont connu depuis des années. Je crois que ça fait pratiquement trente (30) ans qu’on s’est vu. L’histoire a évolué de telle façon que ma position légale en tant que roi choisi dans la famille royale des Guins du peuple Ayigbé du Togo, du Ghana, du Bénin, du Nigéria, du Libéria, de la diaspora jusqu’à la terre d’Israël d’où je réside en passant par Washington et l’Afrique. Tel que vous l’avez dit, mon  nom, c’est notre nom de famille, le nom est reconnu.  Ayayi Ayih et Foli-Bébé qui fut ajouté, selon notre coutume quand on est couronné et en tant que le premier roi Africain couronné aux Etats Unis après la mort de notre grand père, feu Fiotognon Foli-Bébé XIV avait signé un décret qu’il viendra me voir aux Etats Unis et me faire la cérémonie du couronnement. Et une délégation a été conduite à Washington lorsque moi je refusais de rentrer au pays. En suivant toutes mes actions humanitaires dans le temps, jadis feu Général Gnassingbé Eyadema, paix à son âme. Un père, un ami que je salue. Toutes ses actions qu’il avait menées envers moi et aujourd’hui même s’il n’est plus là, son esprit est toujours avec moi.

    Après mon intronisation qui a été dirigée par feu Régent Têtêkpoé qui n’est plus là aussi, avec le Chef Agokoli, le président des Chefs traditionnels du Togo et une grande délégation qui étaient venus à Washington. C’était en 1994. Après la cérémonie, je suis rentré pour la première fois deux (02) ans plus tard où il y a eu la conférence des rois et reines d’Afrique au Bénin, une grande délégation était arrivée. C’était lors du deuxième tour de la présidentielle au temps du feu Général Kérékou.

    A l’issue de cette conférence, la consultation des oracles a révélé ma modeste personne. J’ai été nommé Président de l’organisation des Rois et Reines d’Afrique. Sur ce, j’ai commencé par faire beaucoup de choses avec ma Fondation que j’avais aux Etats Unis quand j’étais étudiant. Des dons humanitaires ; je n’ai jamais oublié le pays. J’avais fait beaucoup de choses avant de partir. En tant que jeune mais, j’avais un orphelinat. C’est moi qui avais initié le projet de retrait des enfants (Milégoviwo) du grand marché. C’était moi qui avais commencé par les faire sortir. Je les amenais dans les lieux de cultes. Et finalement d’où, j’ai entamé mon premier projet de l’orphelinat à Kagomé. Arrivé à Washington, j’ai continué la même chose.

    Nous étions les premiers qui sommes rentrés dans l’armée. Deuxième peloton de Tchitchao. Quelques collègues  vont se rappeler de ce qui s’est passé dans ce camp là. Si vous n’êtes pas fils d’un militaire pour rentrer dans l’armée, vous ne pouvez pas rester là-bas. Donc, je suis sorti puis aller au séminaire et de séminaire, je suis rentré aux Etats-Unis. Comme, j’ai toujours dans le sang de continuer dans le corps, je suis rentré dans l’armée là-bas et j’ai fait ce que je dois faire. Malheureusement encore, quelques situations furent arrivées m’empêchant de continuer. Mais j’ai fait quand même l’échelon. Ma Fondation me tenait vraiment à cœur et j’ai continué à faire des choses. Je venais, j’envoyais des choses. Elle a commencé avec l’Intercesseur pour  l’Afrique Fondation.

    Après le couronnement, c’est changé au nom de la famille royale et après, il faut un succursale au Togo. Et c’est là que j’ai commencé avec un récépissé du nom de Royal Croix Verte pour la jeunesse, le développement, la culture, l’éducation dans le but d’aider la jeunesse à être utile pour le pays demain. Et ça allait bien. Je faisais les allers-retours jusqu’à un moment où le Chef de l’Etat d’alors, feu Général Eyadema m’a proposé d’avoir une résidence au Togo. Il m’a dit qu’après tout, vous êtes notre roi. Je lui ai répondu favorablement et c’est là que mon cousin monsieur Adjam qui était au ministère de la jeunesse et sport m’a trouvé un terrain à Agbodrafo. C’est lui qui m’a acheté le terrain. Il m’a fait tous les papiers, tous les documents et c’est lui qui suivait tout pour moi. On avait un bureau à Attikoumé à Lomé. C’est de là que fut venu l’homme,  le monsieur Edjé que j’avais donné le titre Protocole dans le temps, Il est venu me voir au sujet de sa situation. Il n’avait pratiquement pas de domicile.

    Je ne savais pas qu’il avait des problèmes avec sa famille. Un polygame qui a essayé de prendre les biens de l’une de ses femmes. Moi, je ne savais pas. Ceux qui travaillaient avec moi sont bien informés de ce problème de ce monsieur mais personne n’a daigné me dire ce qui se passait. Je lui ai donné le titre protocole puisqu’il m’avait dit qu’il a une association aussi qui a besoin d’aide de ma Fondation. C’est comme ça que ce monsieur Edjé est arrivé chez moi. Quand on discutait, il m’a rassuré qu’il est un homme de Dieu. Je comprendrai après que ce n’est pas tout le monde qui se présente comme homme de Dieu qu’il faut croire. Je me suis dit que comme il dit qu’il est un homme de Dieu, je lui ai cru. Les gens travaillaient sur le chantier, il est venu me proposer qu’il connaisse des  gens, des Malgaches qu’il peut faire venir travailler pour la finition des travaux de mon palais de résidence. Il a tout fait pour que je me débarrasse du gardien qui était dans la maison.

    Vous nous parlez de quel palais de résidence ?

    Je vous parle de mon palais de résidence qu’Edjé Anani a illégalement occupé dont le tribunal d’Aného a rendu la décision récemment. Merci de faire le déplacement pour me trouver ici. Nous sommes dans la sous-région pour une mission et régler définitivement ce problème du palais avant de repartir. L’ancien gardien étant parti, il a pris possession de la maison en me demandant de lui construire un appartement, histoire de surveiller mon palais et la construction. Et qu’il va gérer tout. Je lui envoyais de l’argent. Je revenais au pays de temps en temps surtout que la Fondation a continué sa mission. A un moment donné, il a créé une histoire politiquement que je ne peux pas détailler, comme ça, il a fait peur aux gens. Je ne suis pas au pays. Je recevais des appels venant de ma famille comme quoi, si je rentrais, ça va tourner mal. Des histoires comme la plus part des gens le font pour nuire aux gouvernements africains comme celui du Togo.

    Des gens qui disent les choses ; même le gouvernement n’est pas au courant. Il s’est associé avec d’autres corps habillés peut-être, des manigances et cela a créé de peur dans ma famille ; mon papa m’a interdit de ne pas rentrer au pays en me disant comme votre ami, feu Général Eyadema n’est plus, on ne sait jamais. Finalement, je me suis dit qu’il y a quelque chose qui ne va pas. J’ai décidé de rentrer au pays. Je suis arrivé, les clés pour rentrer chez moi, il y a un monsieur qui s’est présenté au portail qui m’a empêché de rentrer chez moi. J’étais là avec ma femme, mes enfants et ma maman. Je ne peux plus rentrer dans ma maison. J’étais énervé.  On a appelé ce monsieur qui gérait mes choses au téléphone, monsieur Edjé K’Medewuto , c’est son nom et  il m’a répondu qu’il viendra et il n’est jamais venu.

    A notre grande surprise, c’est un homme et une femme qui s’étaient présentés devant moi m’empêchant de rentrer. Comme je m’énervais, tout le quartier s’est déplacé pour voir ce qui n’allait pas. Mon escorte et ma famille n’ont conseillé de repartir qu’on va revoir ça. Ça m’a tellement touché. Ce monsieur ne connait rien sur moi. Ce que je fais pour que la Fondation soit, et voilà, il s’accapare de ma résidence. Il a amené sa fille et ses proches de venir s’installer avançant des arguments qui ne tiennent pas la route. C’est de là, je suis retourné à Washington. Et de là, la bataille a commencé. J’ai voulu passer par la voie légale pour demander qu’est-ce qui ne va pas au juste ? Et j’ai mis des moyens. Je venais au pays et pour ne pas trop aller en détail, finalement la justice a tranché ça fait deux années passées qu’ils devraient sortir de la maison. Les médias en ont fait cas et le monde entier a vu. Beaucoup m’ont interpellé sur ce qui n’allait pas. Les gens me demandaient qu’est-ce qui s’est passé et que votre palais qui avait accueilli 362 rois et reines d’Afrique lors de la conférence de ces personnalités à l’hôtel 2 Février ? Comment et qui est ce monsieur qui s’est accaparé de votre palais et que c’est devenu comme ça ? Je leur ai répondu qu’il y a la loi au Togo et que la justice va trancher définitivement cette affaire. Ce n’est pas la loi américaine qui va intervenir dans ce dossier. Et pour ça, on choisi des avocats et le droit a été dit. Mais chose bizarre, ils sont toujours dans la maison jusqu’à ce que la dernière procédure, on a réussi à les faire sortir de là. Récemment quand je suis arrivé, tout est fait. On a scellé la maison. Le juge a pris une ordonnance pour que tout soit évacué pour que je relance mon palais. Je rappelle que ce monsieur a détruit mes biens dont la valeur est estimée à coup de centaine de millions de francs CFA. Et ça, la justice va s’en occuper. Je suis légaliste. On verra.

     Maintenant qu’une décision de justice vous redonne le droit de propriété de votre palais, quels sont vos sentiments aujourd’hui surtout que la population que vous aidiez par le passé attend beaucoup de vous ?

    Surtout les gens d’Agbodrafo, j’ai écouté leurs cris. Parce-que, j’avais même un projet de micro finance. J’avais donné beaucoup aux femmes. Ce monsieur a collecté de sous chez des gens. Il m’informait que les gens n’ont pas payé. J’ai appris que les gens ont remboursé ce monsieur. Il a bouffé de gauche à droite. Il a gâté mes voitures et les objets précieux que j’ai dans la maison. Vous savez, je traitais dans les affaires de l’or légalement avec jadis monsieur Tabchouri. C’est de leur bureau que je payais ces objets, on me les envoyait par l’agence DHL par le biais du Chef de l’Etat dans le temps. Je suis dans ces affaires. Et en tant que bisness man, professeur, écrivain, une philanthropie que je m’intéresse beaucoup pour pouvoir aider la population et surtout la jeunesse. Je fais tout pour que je puisse gagner de l’argent et l’envoyé au pays. Je n’oublie pas. Ce n’est pas le peuple qui m’a rejeté. Je ne l’ai pas oubliée. L’acte qu’a posé ce monsieur a fait reculer beaucoup de choses dans notre organisation.

    Maintenant, je crois qu’on va encore relancer les activités choses. On attend seulement  que les choses se mettent  en place et les gens sont prêts à commencer à revenir. La plus part de nos partenaires partent au Libéria, au Ghana où le projet touchant la culture que j’avais  lancé à Klouvidonou (Préfecture des Lacs) sur la porte de non retour, on l’a décodé, ce aux  Américains et Sénateurs qui étaient venus à l’époque. On a fait beaucoup de choses. Ces projets sont restés et d’autres pays les ont pris. Je me suis battu pour ça sinon ce serait ce qui se passe au Bénin maintenant. La plus part de mes gens sont partis au Bénin. Comme l’organisation fait partie donc, en tant que Président, je continue mais la maison devrait avoir quelque chose aussi. La maison, c’est-à-dire le Togo, ma chère patrie. Je crois que si les choses se déroulaient bien selon ce qui se joue avec la justice, tout va redémarrer.

    Vous aimez votre pays le Togo, vous suivez également l’actualité du pays. Croyez-vous que dans les jours à venir telles que les choses évoluent, vos projets ont-ils une chance d’évoluer?

    La situation nous avait bloqué un peu dans le temps. Je crois que rien n’est éternel. L’espoir est plus fort que la déception. Quand nous gardons  de l’espoir, c’est plus fort et je ne sais pas comment l’expliquer. Je sais que le Togolais a toujours de l’espoir. De la classe politique telle que vous le savez,  je n’ai jamais une carte politique. Je ne suis pas politicien mais je travaille pour la population. Et je crois que quand nous gardons l’espoir, ça va aller. Et en suivant les évènements de tout ce qui se passe en Afrique, de gauche à droite,  l’évolution que nous voyons dans d’autres pays, autrement, ça viendra aussi au Togo. Si nous arrivons tous à revoir les choses pour écouter le cœur et la voix du peuple qui plutôt sont les dirigeants, je crois que les choses vont changer.

    Que pensez-vous de cette initiative des députés togolais dont le mandat est fini de changement la Constitution togolaise ?

    Je pense que c’est un débat qui est instauré et qui nécessite de préparer le terrain d’abord et d’écouter ce que la majorité des Togolaise pense de ce texte. Ce qui se passe maintenant, ma prière est que les autorités et la population trouvent une solution. Est-ce que les Togolais sont prêts pour ce régime parlementaire ?

    Un adage Ewé dit lorsqu’on veut préparer la pâte, il faut évaluer l’eau avant d’y ajouter la farine. On ne verse jamais la farine dans l’eau chaude pour dire qu’on prépare la pâte. Il faut préparer le terrain. Informer les citoyens. Je sais que le changement de Constitution passe par le référendum. Occasion pour le peuple de se prononcer puisque, c’est un contrat social qui lie le peuple et les gouvernants. Le régime ne change pas. On parle de changement mais rien ne change pas. Nous avons vu au Bénin, au Ghana et ce qui se passe dans d’autre pays. Le régime de gouvernance, c’est au peuple de décider. L’exemple du feu Président Mathieu Kérékou est là. Tout le monde veut voir du bonheur et du changement. C’est mon point de vue.

    La jeunesse vous tient tellement à cœur. Vous l’avez dit. Quel message avez-vous pour cette jeunesse togolaise déboussolée et désemparée ?

    Je dirai que la jeunesse est la colonne vertébrale d’un peuple. Je dirai que la jeunesse doit tenir à cœur le désir, le devenir de l’être. Et ceux que j’ai pu aider dans l’éducation, dans d’autres projets, je les encourage. J’aimerais aussi encourager la jeunesse qui dit qu’il n’y a plus d’espoir, qui court pour recherche d’une vie meilleur et qui meurt dans la mer parce qu’elle veut aller en Europe. Quand j’écoute et je vois ça, et d’autres jeunes qui sont maltraités en Tunisie, en Lybie, je me dis que nous pouvons transformer ce pays. On peut le faire. La jeunesse togolaise n’a même pas besoin d’aller dans un autre pays lointain.

    Nous avons tout ici pour se développer. Si un jeune Togolais veut aller à l’étranger, c’est plutôt pour aller faire des vacances, aller découvrir d’autres cieux et revenir. L’Amérique n’est pas construite d’un seul jour. Les gens ne croisent pas les doigts. Nous avons beaucoup de choses à créer ici pour la jeunesse pour qu’elle évolue d’elle-même. C’est là mon message de ne pas perdre l’espoir. Peu de temps, les choses peuvent changer et les gens peuvent s’envoler, à être ce qu’ils veulent être.

    Propos recueillis par Justin ANANI

  • Au Togo, des OSC “dénoncent la dangereuse volte-face de la CEDEAO”

    Au Togo, des OSC “dénoncent la dangereuse volte-face de la CEDEAO”

    Une quinzaine d’Organisations de la société civile (OSC) “dénoncent la dangereuse volteface de la CEDEAO et exigent l’arrêt de la procédure de renversement du régime constitutionnel” dans un communiqué.

    COMMUNIQUE

    MISSION EXPLORATOIRE DE LA CEDEAO AU TOGO :

    Les OSC dénoncent la dangereuse volteface de la CEDEAO et exigent l’arrêt de la procédure de renversement du régime constitutionnel.

    Dans un premier communiqué en date du 15 avril 2024, la CEDEAO a annoncé une mission exploratoire au  Togo, au vu des derniers développements en lien avec la « gravité des réformes constitutionnelles controversés que le gouvernement prévoyait d’introduire ». Le lendemain, un autre communiqué se substitue au premier et annonce plutôt une mission d’information et d’évaluation pré-électorale et n’évoque plus la grave procédure de renversement du régime constitutionnel initié par le pouvoir togolais.

    Cette volteface dangereuse, dénoncée sans ambages par nos organisations citoyennes et par le peuple togolais, dénote du malaise que suscite au sein de l’institution, cette énième forfaiture d’un pouvoir togolais, coutumier des tripatouillages constitutionnels. Elle témoigne aussi, de l’incapacité de cette institution à avoir une posture claire sur la question des coups de force institutionnel et constitutionnel tout aussi délétères que les putschs, puisqu’ils désagrègent l’ordre constitutionnel, sapent les fondements de la démocratie et permanent le maintien au pouvoir de régimes autocratiques, comme celui au pouvoir au Togo depuis 57 ans, contre la volonté de son peuple ; de plus, ces coups de force constitutionnels génèrent souvent des situations d’instabilité dans la région.

    Dans la nuit du 25 mars 2024 en effet, l’Assemblée nationale du Togo, dont le mandat est arrivé à terme depuis fin décembre 2023, a procédé au renversement du régime constitutionnel de la IVè République. Ce changement de Constitution s’est fait en catimini, sans consultation aucune de la Nation, par un Parlement caduc et en violation du Titre XIII de la Constitution de la IVè République. Aux termes du Titre XIII en effet, l’Assemblée nationale ne dispose que du pouvoir de révision de la Constitution et ne peut en aucun cas adopter une nouvelle Constitution, ni au cours de son mandat ordinaire, ni pendant le prolongement de celui-ci.

    Cette manœuvre sibylline s’apparente à un vrai coup de force constitutionnel et viole les principes de convergence constitutionnelle inscrits dans le Chapitre I du Protocole A/SP1/12/01 additionnel de la CEDEAO sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance. Cee entreprise dissimule en réalité un projet de patrimonialisation et de confiscation du pouvoir par un régime systématiquement opposé à toute forme d’alternance démocratique à la tête du pays depuis bientôt six décennies. Faut-il encore rappeler que le Togo est le seul pays de l’espace CEDEAO à n’avoir jamais connu une alternance démocratique et qu’il demeure historiquement le seul pays à s’être opposé à deux reprises à la réforme du Protocole et à l’adoption de la disposition limitant les mandats présidentiels ?

    Ce coup de force constitutionnel est clairement condamné par l’article 150 de la Constitution qui dispose que « Tout renversement du régime constitutionnel est considéré comme un crime imprescriptible contre la nation et sanctionné conformément aux lois de la République ».

    Forts de ce qui précède, nous appelons la CEDEAO à une prise de responsabilité. Le monde salue aujourd’hui la beauté et les vertus de la démocratie sénégalaise, matérialisée par un modèle d’élection présidentielle. Comment accepter que dans le même temps, le Togo soit ce pays perpétuellement fermé aux normes et standards démocratiques, ce pays où les élections sont viciées, ce pays où on refuse systématiquement la proclamation par bureau de vote, ce pays où cette nouvelle entreprise hasardeuse risque de saper davantage les fondements d’une institution communautaire fragilisée par l’annonce du départ des 03 pays membres de l’AES ?

    Le Togo ne peut plus être le mouton noir de cette institution et tout doit être mis en œuvre par la CEDEAO pour :

    – l’arrêt de la procédure impopulaire, anticonstitutionnelle, illégale et illégitime de renversement du régime constitutionnel initiée par le pouvoir togolais

    – la réforme urgente du Protocole additionnel A/SP1/12/01 sur la Démocratie et la Bonne

    Gouvernance avec l’adoption de la disposition limitant le nombre de mandats pour le Chef de l’Etat, détenteur du pouvoir exécutif

    – et qu’en 2025, le pouvoir togolais comprenne que l’alternance démocratique au Togo est une nécessité vitale pour le pays et un acte salvateur pour la région.

    DOSSEH Ekoué David

    Pour :

    1. Front Citoyen TOGO DEBOUT

    2. Grand Mouvement Citoyen

    3. FONDESC

    4. NUBUEKE

    5. ASATEPT

    6. NOVATION INTERNATIONALE

    7. Femmes Pyramide

    8. AJAAH

    9. Solidarité Planétaire

    10. AJECED

    11. ABEJ

    12. AIAPED

    13. ATDH

    14. Mouvement Martin Luther King

    15. Groupement d’Appui à la Gouvernance Locale

    16. Veille Citoyenne Togo

    17. Tournons La Page-TOGO

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