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  • Dogo du Togo, une revisite énergique de la tradition

    Dogo du Togo, une revisite énergique de la tradition

    L’artiste togolais Dogo du Togo sort un nouvel album Avoudé, imprégnée de la culture, de l’histoire et de la tradition togolaises, tout en sonnant de manière moderne et intrigante. Un disque enthousiasmant et réjouissant composé par le chanteur et guitariste Serge Massama Dogo.

    Serge Massama Dogo a grandi dans les rues de Lomé. Il a appris la musique avant de s’exiler aux États-Unis en l’an 2000. Là, il a continué à jouer avec diverses formations de reggae, de funk, de rock avant de monter son propre groupe d’afro-pop Elikeh basé à Washington DC.

    Mais, au bout de vingt ans, il a le mal du pays. Il fait des allers-retours entre Lomé et Washington, mais artistiquement, il ressent le besoin de se ressourcer. Il revient donc au pays pour réaliser son souhait, celui de créer une nouvelle forme de musique afro-rock psychédélique qui intègre les traditions musicales togolaises, et qu’il appelle le « Alagaa beat ». Il reforme un groupe avec ses anciens amis, y compris son prof de guitare, qu’il appelle tout simplement Alagaa Beat Band.

    La valorisation de la culture togolaise

    L’idée de ce projet est de mettre en avant la culture togolaise. Pour cela, il utilise les rythmes propres aux différents peuples togolais : Ewe, Mina, Ga et Kabye entre autres. Chaque morceau du disque utilise un rythme précis : le Bobobo, le Kamou, le Kpanlogo. Par exemple, sur le morceau « Adzé Adzé », il utilise le rythme Agbadza.

    Ce disque s’écoute de A à Z sans jamais avoir la tentation de passer un morceau. Même si les rythmes et les ambiances sont différents, il garde sa cohérence grâce à un fil rouge que l’on suit. C’est aussi un disque qui a été enregistré en moins de deux jours. Ce qui veut dire que la matière était prête. Ils ont gardé la fraicheur et la spontanéité des morceaux, ce qui procure une énergie communicative. Enfin, l’album est court et quand on arrive au bout, on en veut plus !

    Source: Rfi

  • Qu’est-ce que Kodjo Adédzé est allé faire en Guinée-Bissau?

    Qu’est-ce que Kodjo Adédzé est allé faire en Guinée-Bissau?

    Sévon-Tépé Kodjo Adédzé a séjourné tout récemment en terre bissau-guinéenne pour y représenter le chef de l’Etat Faure Gnassingbé à une triple célébration.

    Le président de l’Assemblée nationale du Togo a représenté Faure Gnassingbé ce samedi 16 novembre en Guinée-Bissau dans le cadre de la célébration du 51ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée-Bissau, du jubilé de diamant des forces armées nationales et du centenaire d’Amílcar Cabral, héros de l’indépendance.

    L”illustre visiteur a saisi cette occasion pour transmettre “les chaleureuses félicitations du Chef de l’État à SEM Umaro Sissoco Embaló et au peuple bissau-guinéen pour cette triple célébration, hautement symbolique dans l’histoire et la vie de leur nation”.

  • Togo-Adjamagbo-Johnson: «Le peuple n’accepte pas ce coup d’État constitutionnel»

    Togo-Adjamagbo-Johnson: «Le peuple n’accepte pas ce coup d’État constitutionnel»

    Le Togo est entré dans la Ve République depuis la promulgation – début mai 2024 – d’une nouvelle Constitution. Le pays est passé d’un régime présidentiel à un régime parlementaire qui supprime l’élection présidentielle au suffrage universel direct. Le texte n’a pas été soumis à référendum, mais adopté par des députés après la fin de leur mandat, et en pleine campagne pour les élections législatives du 29 avril.

    Six mois plus tard, alors que toutes les nouvelles institutions ne sont pas encore en place, le texte continue de susciter la colère d’une partie de l’opposition et de la société civile, qui y voient un moyen pour le président Faure Gnassingbé (au pouvoir depuis la mort de son père en 2005) de continuer à diriger le pays sans limitation de mandat. Parmi les voix critiques, Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson, coordinatrice de la DMP (dynamique pour la majorité du peuple) et à la tête de la CDPA (Convention démocratique des peuples africains). De passage à Paris, l’opposante répond aux questions de Magali Lagrange.

    RFI : Vous avez été élue députée il y a six mois. Dans cette Assemblée, 108 sièges sur 113 sont occupés par des membres du parti Unir, le parti au pouvoir. Vous avez dénoncé ces résultats, mais vous avez décidé quand même de siéger. Pourquoi ?

    Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson : Parce que, voyez-vous, on est engagés dans un combat. J’y suis pour continuer à leur dire : « Le peuple n’est pas d’accord avec ce que vous faites. Le peuple n’accepte pas ce coup d’État constitutionnel par lequel vous avez installé la Ve République » et je ne ferai rien pour aider à mettre en place les institutions de cette Ve République.

    Mais donc, une fois que les institutions seront en place, vous ne jouerez pas le jeu de ces nouvelles institutions ?

    Je ne contribuerai pas à la mise en place de ces institutions. Je dénoncerai, au contraire. D’ailleurs, vous imaginez que le prochain président de la République, qui est totalement dépouillé de tout pouvoir, ne sera pas élu par le peuple au suffrage universel direct. Mais il y a pire. Celui qui va détenir désormais tous les leviers du pouvoir ne sera pas un élu non plus. Il sera tout simplement désigné par le parti dit majoritaire.

    Justement, vous qui dénoncez le pouvoir du président actuellement ou en tout cas dans le régime présidentiel précédent, est-ce que ce n’est pas bon de donner plus de pouvoir au Parlement ?

    Plus de pouvoir au Parlement, mais pas à un Parlement monocolore. Et encore faut-il que le peuple souverain ait fait ce choix-là. Or, vous interrogez les Togolais aujourd’hui, ils vous diront : « pour nous, notre problème aujourd’hui, ce n’est pas de changer de régime politique, mais c’est de faire en sorte que notre pays soit gouverné démocratiquement ».

    Cette fois, on n’a pas vu de mobilisation des Togolais dans la rue pour dire non à ce changement de Constitution. Comment vous l’expliquez ?

    Vous avez raison, je l’explique tout simplement par le fait que les Togolais ne veulent pas, ils savent très bien qu’en voulant manifester, ils vont se faire massacrer. Ils savent très bien que le régime exploite l’actuelle loi sur la liberté de manifester pour empêcher toute manifestation. Et vous pouvez voir l’exemple de ce qui se passerait si les Togolais descendaient à nouveau dans les rues avec ce qui s’est passé le 29 septembre.

    Donc, le 29 septembre, vous aviez organisé une réunion au siège de votre parti, en présence du député sénégalais Guy Marius Sagna, qui est aussi député de la Cédéao. Et la réunion a été interrompue par des violences. Plusieurs personnes ont été blessées. Est-ce que vous savez où en est l’enquête, un mois et demi après ?

    Ce que nous savons, c’est que l’enquête a démarré. On nous a demandé de collaborer, donc nous avons fourni une liste de personnes qui ont été auditionnées. Aujourd’hui, on attend. Mais nous demandons plutôt que ce soit des enquêtes internationales qui soient menées. Nous voulons savoir ce qui s’est passé. Il est temps que l’impunité s’arrête au Togo.

    Si je reviens sur votre décision de siéger à l’Assemblée nationale, il y a d’autres partis d’opposition qui ont fait un autre choix, l’ANC de Jean-Pierre Fabre par exemple. Est-ce qu’il y a eu entre les partis d’opposition élus à l’Assemblée une concertation ? Est-ce que vous avez essayé de vous mettre d’accord sur une ligne à suivre ?

    Oui, il y a eu une concertation. Mais bon, ces collègues ont décidé d’utiliser plutôt cette stratégie pour dénoncer ce qui s’est passé. Et je pense que l’essentiel, c’est que nos stratégies convergent à obtenir le changement que nous souhaitons.

    Le pouvoir togolais dit souvent, quand il parle de l’opposition, que l’une de ses faiblesses, c’est de ne pas savoir s’entendre. Est-ce que ces divisions ou en tout cas ces postures un peu différentes, ça ne leur donne pas raison ?

    Pas du tout. Parce que si cette division de l’opposition l’affaiblissait vraiment, le pouvoir ne déploierait plus aucun effort pour biaiser les résultats des élections. La division interne à l’opposition est l’affaire de l’opposition. Nous y travaillons. Ça ne peut jamais être l’affaire de notre adversaire.

    Source : rfi

  • Do Messan Dzakpa revendique la paternité du nom « Eperviers du Togo »

    Do Messan Dzakpa revendique la paternité du nom « Eperviers du Togo »

    C’est une autre histoire qui surgit à un moment où le football togolais n’en a pas besoin. Do Messan Dzakpa, artiste peintre, revendique la paternité du nom “Éperviers du Togo” et réclame réparation.

    Après Moustapha Bodé, un ancien intendant de l’équipe nationale, réclamant 25 millions de FCFA CFA pour des œuvres occultes réalisées en faveur des Eperviers, c’est le tour d’un autre togolais. Lui est artiste peintre. Son nom est Do Messan Dzakpa. Il explique être l’auteur du logo et du nom « Eperviers du Togo ».

    Il a rendu publique cette histoire, parce que selon lui, depuis un quart de siècle qu’il réclame la promesse qui lui a été faite il n’a pas eu gain de cause. En 1997 « J’ai conçu le logo et je l’ai présenté aux responsables sportifs de l’époque, notamment Agbala Watekou, alors manager de la Fédération togolaise de football (FTF), le Général Zoumarou Gnonfam, président du Comité olympique togolais, et le Général Seyi Mèmène, président de la FTF », raconte-t-il aux médias.

    Après un concours a été lancé par l’instance faîtière. Son objectif, trouver un nom officiel à la sélection nationale. In fine, c’était son tableau qui aurait été retenu. Et un certain Agbala Watekou l’aurait rassuré que l’utilisation de son chef-d’œuvre lui rapportera un certain nombre de droits. Depuis lors rien. « Ces promesses n’ont jamais été tenues », dénonce l’artiste peintre aujourd’hui.

    « Depuis 1999, j’ai multiplié les démarches auprès des ministres des Sports successifs, sans succès. Aujourd’hui, je veux rentrer dans mes droits », réclame-t-il.

    L’affaire est pendante à la justice.

    Si les Eperviers battent de l’aile aujourd’hui, c’est parce qu’il y aurait un cérémonial qui doit être fait mais qui ne l’a pas été. Un rituel tel que l’indique (de façon invisible) son tableau, insiste Do Messan Dzakpa.

    Une histoire bizarre. N’est-ce pas?

    A suivre !

  • CAN 2025: Eperviers, une victoire pour finir les éliminatoires

    CAN 2025: Eperviers, une victoire pour finir les éliminatoires

    Les Eperviers terminent la campagne des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations CAF TotalEnergies, Maroc 2025 en dominant  la Guinée équatoriale 3-0 ce dimanche au Stade de Kegue.

    Une victoire pour boucler la boucle. Malgré l’élimination de la course pour le Maroc, le mot d’ordre de cette dernière rencontre était la victoire pour l’honneur et le public sportif togolais. Mission accomplie pour Daré Nibombé et ses hommes. D’entrée de match, les intentions sont offensives. Thibault Klidje allume la première mèche au dessus des buts de Sapunga (2è). Derrière sur un centre de Romao, la défense équato-guinéenne cafouille avant de dégager. Puis à la 14è, Yaw Annor lancé par Klidje va tromper Sapunga. Ouverture du score pour les Eperviers qui vont continuer par appuyer sans trouver la faille. Au four et au moulin,  Kevin Denkey frappe sur le poteau à la 20è minute. Avantage pour le Togo à la pause (1-0).

    Au retour des vestiaires, les Eperviers poussent pour faire le break. Sur une passe de Djene, Kevin Denkey prend ses responsabilités, part balle au pied depuis le milieu de terrain avant d’ajuster le gardien adverse. 2-0 (57’).  Les Eperviers ne sont pas véritablement inquiétés et Malcolm Barcola veille au grain. En fin de match, Yaw Annor part de nouveau seul après une déviation de Franck Mawuena, essuie la défense adverse avant de réaliser son doublé (87è). Belle victoire 3-0 des Eperviers qui enregistrent leur premier succès dans le tournoi.

    Dans l’autre match du groupe, l’Algérie a pris le dessus sur le Liberia 5-1.

    Au classement final, l’Algérie totalise 16 points, devant la Guinée équatoriale (8 points). Le Togo termine troisième avec 5 unités et le Libéria prend la lanterne rouge (4 points).

    Prochaines échéances pour les Eperviers en mars 2025 avec la reprise des éliminatoires de la Coupe du monde de la FIFA 2026.

    Déclaration d’après match

    Daré Nibombé, sélectionneur: “On gagne enfin un match. Tout ce qui nous manquait dans les autres matchs. Aujourd’hui on a eu de la réussite, on a été efficace dans le rectangle adverse, on a fait un match sérieux. Les garçons ont été à l’écoute dans l’engagement, l’état d’esprit et c’est ce qui nous a emmené à ce résultat positif. Mais on reste déçus de ne pas se qualifier pour la CAN parce que c’était l’objectif”.

    Avec ftftogo.com

  • Botswana, Maurice: le meilleur de l’Afrique

    Botswana, Maurice: le meilleur de l’Afrique

    Des dirigeants bien formés, qui ont un parcours professionnel solide, sont aussi la condition pour une gestion saine des États et des démocraties crédibles, où l’on ne craint pas l’alternance.

    Deux pays du continent ont connu, durant cette première quinzaine de novembre, une alternance impeccable, sans psychodrame. Il se trouve que tous deux incarnent un certain sérieux, tant du point de vue économique que démocratique. Pourquoi ce qui semble si évident au Botswana et à Maurice est-il si difficile à obtenir sur l’ensemble du continent ?

    Ce serait possible – pas facile – si, partout, les dirigeants comprenaient que gouverner, c’est œuvrer pour le bien de leur peuple. Sans doute avez-vous entendu le leader de la coalition victorieuse mauricienne affirmer, au moment de prendre ses fonctions, qu’il entendait faire de son pays un endroit où il fait bon vivre pour les citoyens. Ce ne sont pas que des slogans de campagne, comme en sont coutumiers des politiciens qui s’accrochent au pouvoir, sans jamais justifier cette insistance à s’imposer à leurs concitoyens par les améliorations qu’ils apportent dans la vie de ceux-ci. 

    Se former pour mieux diriger

    Pas plus que le Botswana, Maurice n’est pas le paradis terrestre, et encore ! Mais, chez les dirigeants de ces deux pays, le souci de l’intérêt général est la règle. Au Botswana, c’est la première fois que l’opposition accède aux affaires. Non pas parce que le BDP, sigle anglais du Parti démocratique du Botswana, aux affaires depuis l’indépendance, confisquait le pouvoir en trichant ou en volant les élections. Il travaillait simplement pour mériter constamment la confiance des populations. Et leur longévité à la tête du pays tenait, pour beaucoup, au niveau d’éducation et à la compétence des dirigeants du BDP.

    Ce ne sont tout de même pas des analphabètes qui gouvernent dans les pays où l’alternance semble impossible et la démocratie, douteuse… Non, pas des analphabètes, mais beaucoup de demi-lettrés ou de pseudo-intellectuels. Les diplômes ne sont, certes, la garantie de rien. Mais une bonne formation et une carrière professionnelle solide obligent à plus de scrupules et à une certaine tenue. 

    Entendons-nous bien : il est, dans notre Afrique, des pays qui ont été mieux gérés par des employés des postes et des instituteurs dignes qu’ils n’ont pu l’être par des administrateurs civils bardés de diplômes. Mais, quand on est, comme certains de ceux qui ont été présidents du Botswana depuis l’indépendance, des juristes ou des économistes, formés à Oxford, qui ont exercé à la Llyod’s de Londres ou au FMI, quand on est un officier formé à l’Académie royale militaire de Sandhurst, en Grande-Bretagne, on a plus de peine à se présenter devant l’opinion en étant un tricheur patenté, incompétent et prospérant sur les malheurs et le dénuement de son peuple. 

    C’est quoi, gouverner dans le sens de l’intérêt général ? 

    Sur Maurice, un exemple de compétence, qui parlera à nombre d’Africains des pays membres, à l’époque, de la multinationale Air Afrique : lorsque la compagnie, de turbulences en turbulences, a fini de tout essayer, en vain, c’est à un ancien patron d’Air Mauritius que les États ont fait appel, pour tenter de sauver une des plus belles réussites de ce que l’on appellerait le panafricanisme vrai. Parce qu’Air Mauritius était un modèle de gestion. Maurice, cette lointaine île de l’océan Indien, était pourtant à peine aussi peuplée que le moins peuplé des États d’Air Afrique. Hélas ! Il était déjà trop tard. Et Sir Harry Tirvangandum n’a rien pu faire pour sauver Air Afrique. La réputation de sérieux des Mauriciens n’était pas usurpée, pour autant. Dans ce pays, on gouverne d’ordinaire dans le sens de l’intérêt général…

    Dans un pays comme le Botswana, qui fait un usage intelligent de son diamant, les dirigeants veillent à ce que les richesses nationales profitent à tous, et pas seulement à un clan. Nous avons déjà eu à souligner ici que l’État octroie systématiquement une bourse à chaque bachelier pour poursuivre ses études supérieures, quelle que soit la situation financière de ses parents. Une façon, pour la nation, de montrer à sa jeunesse qu’elle croit en elle et investit sur son avenir. Et chaque fois qu’un responsable est mêlé, de près ou de loin, à un scandale, on l’oblige à démissionner, comme Peter Mmusi, qui a été aussitôt remplacé, en 1992, par Festus Mogae à la vice-présidence. Cette capacité à faire le ménage contribue à la fiabilité d’une démocratie. 

    Chronique de Jean Baptiste Placca du 16 novembre 2024

  • Contre le diabète, il faut “Briser les barrières et combler les lacunes”

    Contre le diabète, il faut “Briser les barrières et combler les lacunes”

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’engage pour que les diabétiques “aient accès à un traitement et à des soins équitables, complets, abordables et de qualité”, rappelle Dr Matshidiso Rebecca Moeti, sa Directrice régionale pour l’Afrique.

    Journée mondiale du diabète 2024

    Message de la Dre Matshidiso Rebecca Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique

    Dans un contexte marqué par une hausse de la prévalence du diabète en Afrique, exacerbée par une multitude de facteurs comprenant l’urbanisation, la mauvaise alimentation et la sédentarité, le thème de la Journée mondiale du diabète 2024 souligne à juste titre l’impérieuse nécessité d’adopter une approche axée sur la collaboration afin de lutter contre ce « tueur silencieux ».

    Le 14 novembre de chaque année, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale du diabète. Le thème retenu pour l’édition de cette année, à savoir « Briser les barrières et combler les lacunes », traduit l’engagement de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à réduire les risques et à garantir que toutes les personnes chez qui un diabète a été diagnostiqué aient accès à un traitement et à des soins équitables, complets, abordables et de qualité.

    Le diabète est une maladie chronique qui dure toute la vie et qui entraîne un taux de glycémie incontrôlé parce que l’organisme ne peut plus produire de l’insuline ni utiliser efficacement l’insuline qu’il produit.

    Dans la seule Région africaine de l’OMS, plus de 24 millions d’adultes vivent avec le diabète, et 50 % de ces personnes ne sont pas diagnostiquées. S’il n’est pas traité, le diabète peut entraîner des complications allant des cardiopathies et des accidents vasculaires cérébraux à des lésions nerveuses, en passant par une insuffisance rénale, par une amputation des membres inférieurs ou encore par des maladies oculaires pouvant provoquer la cécité.

    Si des mesures urgentes ne sont pas prises, on prévoit que le nombre de personnes vivant avec le diabète dans la Région africaine atteindra 54 millions d’ici à 2045,[1],[2] soit la plus forte augmentation prévue dans le monde entier. Il en résulte un double fardeau sanitaire et économique important, qui contraint notamment les personnes touchées par le diabète à effectuer des dépenses catastrophiques pour lutter contre cette maladie.

    Le défi est d’autant plus grand que l’Afrique affiche le taux d’investissement dans les soins aux diabétiques le plus faible au monde, car seulement 1 % des dépenses de santé de la Région est consacré à ces soins. Les systèmes de santé sont aussi traditionnellement conçus pour traiter les maladies infectieuses aiguës, sans accorder suffisamment d’attention aux maladies chroniques comme le diabète.

    La prise en charge du diabète nécessite un effort soutenu destiné à concilier l’activité physique, l’alimentation saine et le bien-être mental, et l’OMS dans la Région africaine s’est engagée à trouver des solutions intégrées à ce problème ; on peut citer par exemple une nutrition adéquate, l’accès aux médicaments essentiels nécessaires et un soutien dans le domaine de la santé mentale. Il est tout aussi essentiel de mettre en place des stratégies de prévention globales pour lutter contre des facteurs de risque tels que l’obésité, la mauvaise alimentation et la sédentarité, et d’impliquer la communauté pour garantir de bons systèmes de soutien et réduire la stigmatisation.

    Lors de la soixante-quatorzième session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique, qui s’est tenue en août dernier, les États Membres de la Région africaine ont franchi une étape importante en approuvant le Cadre pour la mise en œuvre du Pacte mondial contre le diabète dans la Région africaine de l’OMS. Axé de façon spécifique sur le défi consistant à intégrer les soins du diabète dans les systèmes de santé plus larges en vertu d’une approche multisectorielle, ce Cadre englobe une feuille de route grâce à laquelle les pays peuvent accroître la prévention et améliorer le diagnostic et les soins du diabète, surtout au niveau des soins de santé primaires.

    À l’occasion de la Journée mondiale du diabète, j’exhorte chaque personne, mais également les communautés, les gouvernements, les professionnels de la santé, les responsables de l’élaboration des politiques et les organisations de la société civile à se serrer les coudes et à agir maintenant. En tant que personne, vous devez privilégier un mode de vie sain et, si vous êtes déjà diabétique, vous devez vous faire suivre régulièrement par un médecin.

    Les communautés peuvent jouer leur rôle en créant des environnements propices qui encouragent l’adoption de modes de vie sains, réduisent la stigmatisation et permettent d’accéder à des soins du diabète et à une éducation sur cette maladie, à un coût abordable. Aux gouvernements, je dirai que nous nous engageons à soutenir pleinement les efforts que vous faites pour mener des politiques qui élargissent l’accès aux médicaments essentiels, renforcent les systèmes de soins de santé primaires et portent essentiellement sur l’investissement dans la prévention et la prise en charge du diabète.

    Le renforcement de la lutte contre le diabète dans la Région africaine requiert que nous nous attaquions aux principales lacunes, notamment aux idées reçues et autres fausses informations sur le diabète, à la fragilité des systèmes de soins de santé primaires et à l’inadéquation des capacités et de la formation des agents de santé.

    Ensemble, nous devons nous engager à surmonter les obstacles et à combler les lacunes, en suscitant une prise de conscience du diabète, en diffusant des connaissances et en créant un changement durable pour toutes les personnes touchées par cette maladie en Afrique.


    [1] World Health Organization (WHO). Diabetes, a silent killer in Africa. https://files.aho.afro.who.int/afahobckpcontainer/production/files/iAHO_Diabetes_Regional_Factsheet.pdf

    [2] International Diabetes Federation (IDF). Africa diabetes report 2000 — 2045. Consulté le 11 octobre 2024. Disponible à l’adresse https://diabetesatlas.org/data/.

  • Football: à 40 ans, Alaixys Romao n’aurait «jamais imaginé joué encore avec le Togo»

    Football: à 40 ans, Alaixys Romao n’aurait «jamais imaginé joué encore avec le Togo»

    Le 17 août 2005, Alaixys Romao disputait son premier match avec l’équipe nationale du Togo. Plus de 19 ans après, le milieu de terrain est toujours là. Ce mercredi 13 novembre, il évoluait en défense contre Liberia, un match perdu (0-1) et une élimination pour la CAN 2025. Avant cette rencontre, Romao avait bien voulu revenir sur son histoire d’amour avec les Éperviers.

    RFI: Vous êtes en équipe nationale du Togo depuis près de 20 ans. Vous vous rappelez la première fois que vous avez joué pour les Éperviers ?

    Alaixys Romao: Oui, bien sûr, je me rappelle comme si c’était hier. C’était un match amical contre le Maroc (Ndlr : 17 aout 2005). C’était à Rouen, c’était ma première sélection. Et c’est là où je fais ma première passe décisive aussi. Donc, c’était une bonne entame. J’avais 21 ans et ce ne sont que de bons souvenirs.

    Qu’est-ce qui vous aviez motivé à cette époque pour jouer pour le Togo et pas pour la France ?

    Mon père est Togolais d’origine et on avait discuté et il m’a plus ou moins poussé. Je me suis dit pourquoi pas. Derrière, ce fut mieux que je ne l’espérais, il y a eu la CAN 2006 et surtout la Coupe du monde. Cela a été donc une motivation pour porter ce maillot et je ne le regrette pas.

    Dix-neuf ans quand même Comment avez-vous construit cette histoire avec l’Otogu ?

    Elle s’est construite petit à petit. Quand tu débarques en équipe nationale, i y a des anciens, des joueurs confirmés, il faut donc prouver que tu mérites d’être là. En plus, j’étais un des premiers binationaux, juste après Thomas Dossevi. Donc, ce n’était pas évident de se faire sa place, il fallait montrer qu’on avait des qualités pour porter le maillot national. Et depuis, ça s’est bien passé parce que j’aime jouer pour mon pays et c’est plaisir de porter ce maillot des Éperviers. Défendre les couleurs du Togo, c’est un réel plaisir. On est un petit pays, mais vraiment fan de foot et ce qu’on ressent quand on joue à domicile, c’est incroyable.

    Il y a eu des moments où vous aviez eu envie de tout lâcher à cause des résultats, de l’instabilité sur le banc, les problèmes d’organisation…

    Oui, ça m’est arrivé. Déjà après la tragédie de Cabinda, pour soutenir un de mes coéquipiers blessé, mais je suis revenu très vite, moins d’un an après. Ensuite, en 2017, j’ai arrêté parce que je ne le cache pas, ‘étais blasé. Et je suis revenu il y a trois ans quand Paulo Duarte a pris les rênes de l’équipe. C’est vrai qu’il y a eu des moments difficiles, mais, parfois, on ne peut pas dire non à la sélection.

    Vous avez parlé de la tragédie de Cabinda

    Oui, forcément ! (Long silence) c’était terrible. Avec le recul, sans pointer du doigt sur qui que ce soit, je pense que si notre fédération avait bien fait les choses, on aurait pu éviter ce genre d’accident, cette tragédie. Maintenant, comment on se remet d’un tel traumatisme ? C’est sûr que ce n’est pas évident, parce que quand on a des pertes humaines, des gens avec qui on a été proche, des blessés aussi, ce n’est pas évident. Il faut du temps. (Il répète) Du temps, de la patience, tout simplement pour pouvoir… (Il ne termine pas sa phrase). Mais bon, ne pas oublier, non plus. Il faut faire avec parce que ça fait partie de notre passé, on est obligé de vivre avec.

    Le plus beau souvenir, c’est sans doute la belle aventure la Coupe du Monde en 2006.

    Effectivement ! Déjà en éliminatoires, la façon dont cela s’est passé, c’était incroyable. Finir devant le Sénégal de l’époque, c’était fou. Ensuite participer à la Coupe du monde, nous, le Togo, petit pays, c’est fou. Je n’en garde que de bons souvenirs. Croiser des grandes nations comme la France, jouer contre la Suisse, la Corée du Sud, c’était le rêve. En plus, c’était en Allemagne donc ma famille pouvait venir me voir. Le Mondial 2006, ce n’est que de bons souvenirs, des matches d’un autre niveau. Quand on est jeune, on rêve de ça, nous, on a eu la chance de joueur une Coupe du monde.

    Vous avez quarante ans aujourd’hui, ça sent de plus en plus la fin…

    Oui, c’est sûr. Jamais je n’aurais imaginé jouer jusqu’à cet âge en équipe nationale. Je profite maintenant. Il y a cinq déjà, des amis me disaient : ‘’tant que tu peux continuer, il faut profiter. Tant que tu as la passion, tant que tu as la forme, vas-y, profite’’. Là, ce n’est que du plaisir, mais aussi transmettre avec les jeunes, c’est ça qui est bien, qui est enrichissant. Ce qui est sûr, c’est qu’après la retraite, je ne serais pas loin des Éperviers, c’est une grande histoire entre la sélection et moi.

    Source : rfi.fr/football

  • Togo- La-Gloire Djator à la COP29 grâce à l’UNICEF

    Togo- La-Gloire Djator à la COP29 grâce à l’UNICEF

    Avec l’appui de l’UNICEF au Togo, Mlle La-Gloire DJATOR, ambassadrice de l’initiative Environnement Vision Planète Verte, s’est envolée pour la 29e Conférence des Parties sur les changements climatiques (COP 29).

    La COP29, prévue du 11 au 22 novembre 2024 à Bakou, Azerbaïdjan, se concentre sur plusieurs objectifs cruciaux pour l’action climatique mondiale. Son objectif est de renforcer les efforts mondiaux pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C d’ici la fin du siècle, conformément aux objectifs de l’Accord de Paris. À mesure que les impacts du changement climatique se font plus pressants, cette conférence vise à mobiliser les États, les entreprises et la société civile autour de plusieurs priorités clés.

    Aux côtés de la délégation togolaise, La-Gloire participera aux échanges et réflexions 🤝 visant à renforcer la lutte contre les changements climatiques, veillera à défendre les intérêts environnementaux des enfants, des adolescents et des jeunes du 🇹🇬 qu’elle représente et à assurer la promotion de l’action climatique en faveur des générations futures.

    Source : UNICEF

  • OTR: la LCT dit non aux prélèvements sur les crédits

    OTR: la LCT dit non aux prélèvements sur les crédits

    La Ligue des consommateurs du Togo (LCT) ne comprend pas pourquoi l’Office togolais des recettes (OTR) instaure des prélèvements sur les créditas bancaires.

    COMMUNIQUE DE LA LIGUE DES CONSOMMATEURS DU TOGO
    (Relatif au nouveau prélèvement pour le compte de l’administration fiscale)

    La Ligue des Consommateurs du Togo a pris connaissance du communiqué 035/2024/OTR/CG/DCSU de l’Office Togolais des Recettes (OTR) dans lequel le commissaire tente de donner des explications au sujet de nouvelles impositions fiscales sur les services financiers.
    II ressort de ce communiqué que « Conformément aux dispositions du Code Général des Impôts de 1983, reprises dans le nouveau Code en vigueur depuis 2019 (articles 390-17 et 590), les conventions de crédits non assorties de garanties sont enregistrées aux droits fixes de cinq mille (5000) FCFA et aux droits de timbres de mille cinq cent (1500) FCFA par feuille.
    Ces droits d’enregistrement et de timbres font partie intégrante des frais de dossier et sont perçus au moment de la mise en place du crédit ».
    La LCT estime que même si cette pratique est prescrite par le code des impôts, cela n’empêche pas les consommateurs de la dénoncer aujourd’hui quand ils l’estiment abusive et inacceptable.
    Si au moment d’une demande d’un crédit on impose des droits d’enregistrement, cela s’apparente à une double imposition et est inacceptable étant donné que l’activité à laquelle servira cet argent sera aussi imposée. Pire, les crédits scolaires sont également assujettis, or ce type de crédit est improductif.
    La Ligue des Consommateurs du Togo exhorte l’OTR à comprendre la préoccupation légitime des consommateurs et à œuvrer pour que la loi des finances de 2025 puisse exonérer ces demandes de crédits. En outre, elle appelle les autorités parlementaires à intervenir pour faire cesser cette pratique abusive et à rétablir les droits des consommateurs. La transparence et la socialisation des lois fiscales doivent prévaloir.
    Fait à Lomé, le 11 novembre 2024
    Pour la LCT.
    Le Président. LCT
    Dr Emmanuel SOGADJI

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