Catégorie : Sports

  • Après l’essai transformé, le devoir de durer

    Après l’essai transformé, le devoir de durer

    Le succès de cette première édition nous honore, mais il nous oblige davantage encore. Car un évènement réussi n’a de valeur durable que s’il ouvre une perspective.

    TRIBUNE DU COMMISSAIRE GENERAL DU FESTIVAL TOGO MEDIA FOOT

    Après l’essai transformé, le devoir de durer

    Presque un mois après la première édition du festival Togo Media Foot, une conviction s’impose à nous avec encore plus de force : ce que nous avons vécu le 2 mai dernier dans le cadre de la Journée mondiale de la liberté de la presse n’était pas un simple rendez-vous sportif. C’était la démonstration, à ciel ouvert, qu’au-delà des rédactions, des lignes éditoriales et des différents supports, les professionnels des médias togolais peuvent encore se retrouver autour de l’essentiel : la convivialité, la fraternité, le respect mutuel, et le sentiment d’appartenir à une même corporation.

    Lorsque nous avons porté cette initiative, notre ambition était claire. Il ne s’agissait pas seulement d’organiser un tournoi de football. Il s’agissait de créer un espace de respiration pour une profession soumise à la pression permanente de l’actualité, à la fragilité économique des entreprises de presse et à l’usure quotidienne qu’imposent le rythme, l’exposition et les responsabilités du métier. Nous voulions offrir un moment de détente, certes, mais surtout un cadre de rapprochement humain. Presque un mois après, nous pouvons le dire avec humilité : cette ambition a trouvé un écho réel.

    Les chiffres, bien sûr, parlent d’eux-mêmes. Les 33 matchs disputés, la ponctualité et le fair-play des confrères, la mobilisation remarquable des médias publics et privés, les dizaines de buts inscrits, les 8 trophées soulevés et les 55 médailles remises témoignent d’une organisation vivante, suivie et pleinement investie par les participants. Le sacre de l’Association Togolaise des Organes de Presse Privée en Ligne (ATOPPEL) face à Radio Carré Jeunes (RCJ), de même que le trophée Fair-play remporté par l’équipe du Ministère de la Communication, ont donné à cette journée des images fortes et des repères symboliques. Mais, au fond, l’essentiel n’était pas dans le palmarès.

    Le plus grand trophée : une corporation qui se retrouve

    Le plus important s’est joué ailleurs : dans les poignées de main, dans les sourires échangés entre confrères qui se connaissent parfois sans vraiment se fréquenter, dans les encouragements venus d’une rédaction à une autre, dans cette impression rare de voir la corporation médiatique togolaise se parler autrement que dans l’urgence, la concurrence ou la distance. Pendant quelques heures, nous n’étions ni concurrents, ni « grandes » signatures, ni antennes distinctes. Nous étions un corps professionnel réuni, visible, vivant et solidaire.

    C’est précisément là que réside, selon nous, la portée véritable de Togo Media Foot. La liberté de la presse ne se défend pas uniquement dans les discours, les textes ou les revendications institutionnelles. Elle se fortifie aussi dans la qualité du lien entre celles et ceux qui portent chaque jour l’information. Une presse isolée ou épuisée se fragilise. Une presse qui se connaît, se respecte et se retrouve se renforce. Le football, ce jour-là, n’était qu’un langage commun au service d’une ambition plus grande : retisser de la confiance entre les acteurs d’un même métier.

    Le succès de cette première édition nous honore, mais il nous oblige davantage encore. Car un évènement réussi n’a de valeur durable que s’il ouvre une perspective. C’est pourquoi l’heure n’est pas à l’autosatisfaction. Elle est à la consolidation. Nous devons faire de cette initiative un rendez-vous appelé à grandir, à s’élargir et à s’enraciner dans le paysage évènementiel national. Nous devons surtout en préserver l’esprit initial : l’inclusion, la convivialité, le respect, la cohésion, et la volonté constante de rapprocher les femmes et les hommes des médias.

    Faire de l’exception un rendez-vous attendu

    Cette dynamique n’aurait pas été possible sans l’engagement des rédactions participantes, la disponibilité des institutions qui ont accompagné l’initiative, la présence et le soutien des autorités, l’appui technique et financier des partenaires et sponsors, et la confiance de tous ceux qui ont compris qu’en soutenant Togo Media Foot, ils soutenaient bien plus qu’un tournoi : ils soutenaient une idée simple, mais essentielle, à savoir que le journalisme togolais a besoin de cadres de cohésion autant que de cadres d’expression.

    Pendant que se ferme, peu à peu, ce mois de mai bien occupé par les activités des hommes et femmes des médias cette année dans notre pays, notre gratitude est donc immense. Mais notre responsabilité l’est tout autant. Le vrai défi commence maintenant : transformer ce succès inaugural en tradition utile, faire de l’exception un rendez-vous attendu, et continuer à bâtir, loin des crispations et des cloisonnements, une corporation plus fraternelle, plus respirable et plus forte.

    Au fond, le premier trophée de Togo Media Foot n’a pas été soulevé au coup de sifflet final. Il s’est dessiné dans cette certitude nouvelle : oui, la presse togolaise peut encore faire corps. Et désormais, elle sait qu’elle en est capable.

    Le 2 mai, nous avons montré que cela était possible. L’édition 2 devra prouver que cela peut durer.

    Par Nephthali Messanh LEDY

    Commissaire général du Festival Togo Media Foot

  • Foot : Bè-Dagbuipé relance ses vétérans

    Foot : Bè-Dagbuipé relance ses vétérans

    À Bè-Dagbuipé, un groupe d’anciens footballeurs redonne vie à l’esprit du sport et de la solidarité à travers la création d’un vétéran club qui ambitionne déjà de devenir une référence dans les compétitions de gaillards au Togo.

    Chaque vendredi soir, l’ambiance change sur le terrain de Bè-Dagbuipé. Les projecteurs improvisés éclairent des hommes qui, malgré le poids des années, continuent de courir derrière le ballon avec passion. Depuis environ quatre mois, d’anciens joueurs du quartier se retrouvent régulièrement pour des séances d’entraînement dans une atmosphère conviviale et fraternelle.

    Au-delà du simple plaisir de jouer au football, cette initiative poursuit plusieurs objectifs. Les membres veulent avant tout renforcer les liens entre anciens sportifs du quartier et maintenir une bonne condition physique. Mais surtout, ils souhaitent bâtir une véritable famille autour des valeurs d’entraide, de respect et de solidarité. C’est ce que résume Komlan Sewlenou alias Magalo, son actuel président.

    Pour les initiateurs du projet, le vétéran club doit devenir un cadre où chacun peut trouver du soutien dans les moments difficiles. En cas d’évènement malheureux, les membres entendent se mobiliser pour accompagner leurs camarades et leurs familles. À l’inverse, les heureux évènements comme les mariages, baptêmes, anniversaires ou réussites professionnelles seront aussi célébrés collectivement.

    « Nous voulons créer une union forte entre anciens joueurs. Le football nous rassemble, mais l’objectif va au-delà du sport », confie le président d’honneur Tunde.

    L’organisation du club se structure progressivement. Des responsables ont été désignés afin d’assurer la coordination des entraînements, la mobilisation des membres et la préparation des futures activités. Les rencontres hebdomadaires servent également à discuter du fonctionnement de l’association et des ambitions à moyen terme. Le bureau s’active pour se faire reconnaître officiellement des autorités compétentes, complète Tunde.

    Parmi les grandes priorités figure la participation aux compétitions de vétérans et de gaillards organisées à Lomé et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays. Les membres veulent constituer une équipe compétitive capable de représenter dignement Bè-Dagbuipé lors des tournois et rencontres amicales.

    L’objectif est aussi de montrer que le sport peut continuer à jouer un rôle social important même après la carrière active des joueurs. Pour plusieurs habitants du quartier, cette initiative constitue un exemple positif pour la jeunesse, dans un contexte où les cadres de rassemblement communautaire deviennent de plus en plus rares.

    Les anciens joueurs espèrent désormais attirer davantage de membres et obtenir des soutiens pour renforcer leur organisation. L’achat d’équipements, l’amélioration des conditions d’entraînement et la participation aux déplacements figurent parmi les besoins évoqués.

    À Bè-Dagbuipé, le ballon rond redevient ainsi un outil de cohésion sociale. Entre passion du football, esprit de fraternité et ambition sportive, le jeune vétéran club entend écrire une nouvelle page de son histoire, avec la ferme volonté de faire rayonner le quartier sur les terrains de gaillards du Togo.

  • Samuel Ekoé Galé, l’ambition sans frontières

    Samuel Ekoé Galé, l’ambition sans frontières

    Technicien rigoureux et diplômé parmi les plus qualifiés de sa génération, Samuel Ekoé Galé poursuit son ascension sur le continent malgré une reconnaissance encore limitée dans son pays d’origine.

    Candidat au Mali

    Le nom de Samuel Ekoé Galé revient avec insistance dans les cercles du football africain. L’entraîneur germano-togolais fait partie des profils qui suscitent de plus en plus d’intérêt auprès des fédérations en quête de modernité, de discipline tactique et d’une vision de développement durable du football. Dernière illustration en date : sa candidature au poste de sélectionneur des Aigles du Mali, où il figurait parmi les 28 dossiers enregistrés par la Fédération malienne de football (FEMAFOOT).

    Cette présence dans une liste aussi sélective n’a rien d’anodin. Elle témoigne de la crédibilité grandissante d’un technicien dont le parcours, les qualifications et la méthodologie attirent l’attention bien au-delà des frontières togolaises. Dans un contexte où les sélections africaines recherchent des entraîneurs capables d’allier exigence européenne et compréhension des réalités du football africain, Samuel Ekoé Galé apparaît comme un profil particulièrement intéressant.

    Reconnu pour sa rigueur professionnelle, Samuel Ekoé Galé, titulaire de la Licence UEFA Pro, s’est construit une réputation d’entraîneur méthodique, attaché à l’organisation tactique et au développement des joueurs. Son approche du football repose sur la discipline collective, la lecture du jeu et une gestion humaine souvent saluée par ceux qui ont travaillé à ses côtés.

    L’un de ses principaux atouts demeure son parcours de formation. Le technicien germano-togolais est titulaire d’un des diplômes d’entraîneur les plus prestigieux et les plus exigeants au monde, une certification qui ouvre généralement les portes du très haut niveau. Ce bagage technique lui confère une crédibilité importante dans les processus de recrutement internationaux, notamment pour les sélections nationales.

    Dans le starting-block à la Sierra Leone

    Au-delà des diplômes, Samuel Ekoé Galé bénéficie également d’une culture footballistique hybride. Formé dans un environnement européen reconnu pour son exigence tactique, il possède en parallèle une connaissance des réalités du football africain, de ses défis structurels et de ses spécificités humaines. Un double regard devenu précieux pour de nombreuses fédérations africaines.

    Son nom circule d’ailleurs actuellement dans un autre dossier important : celui de la sélection nationale de la Sierra Leone. Le technicien figure parmi les candidats suivis pour prendre les rênes de l’équipe fanion sierra-léonaise, preuve supplémentaire que son profil continue de gagner en visibilité sur le continent.

    Si Samuel Ekoé Galé attire l’attention à l’étranger, sa situation interpelle cependant au Togo. Beaucoup d’observateurs estiment que le technicien n’est pas encore considéré à sa juste valeur dans son propre pays, malgré ses qualifications et l’intérêt qu’il suscite auprès de plusieurs fédérations africaines.

    Dans un environnement où les compétences locales peinent parfois à être pleinement valorisées, son parcours pose la question de la reconnaissance des entraîneurs togolais formés au plus haut niveau international. Le contraste est d’autant plus frappant que des nations ambitieuses comme le Mali ou la Sierra Leone examinent sérieusement son profil pour leurs équipes nationales.

    À l’heure où le football africain cherche à franchir un nouveau cap, des techniciens comme Samuel Ekoé Galé incarnent une génération capable d’apporter méthode, professionnalisme et vision stratégique. Reste désormais à savoir quelle fédération lui offrira l’opportunité de transformer ce potentiel en projet concret sur un banc de sélection nationale.


  • OM : Alaixys Romao pousse pour Bruno Genesio

    OM : Alaixys Romao pousse pour Bruno Genesio

    Ancien joueur de l’Olympique de Marseille, Alaixys Romao estime que Bruno Genesio possède le profil et le tempérament nécessaires pour réussir sur le banc marseillais.

    Cinquième de Ligue 1 au terme de la saison 2025-2026, l’Olympique de Marseille s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre. Selon plusieurs indiscrétions, le club phocéen pourrait se séparer de son entraîneur Habib Beye dans les prochaines semaines afin de relancer un projet sportif en quête de stabilité et d’ambitions européennes.

    Pour lui succéder, plusieurs noms circulent déjà autour de la Canebière. Parmi eux figure celui de Bruno Genesio, actuellement sur le départ du LOSC à l’issue de son contrat en juin prochain. Une piste qui semble convaincre Alaixys Romao, ancien milieu de terrain marseillais, passé par l’OM entre 2013 et 2016 et qui connaît parfaitement les exigences du club et de son environnement.

    Interrogé par La Marseillaise, l’international togolais a livré une analyse mesurée sur le profil idéal pour entraîner Marseille. Selon lui, la pression particulière qui entoure le club nécessite une personnalité capable de gérer un contexte souvent explosif.

    « Pour moi, les coachs qui ont le mieux réussi à Marseille viennent de l’étranger. Mis à part Didier Deschamps bien sûr », a-t-il expliqué, avant de souligner la difficulté du poste. Romao a également évoqué la piste Pierre Sage, qu’il apprécie, tout en doutant d’un départ de Lens.

    Concernant Bruno Genesio, l’ancien capitaine des Éperviers du Togo estime que son style de management et son état d’esprit pourraient correspondre aux attentes du club olympien. « J’aime beaucoup son état d’esprit, ça peut matcher avec l’OM », a-t-il affirmé.

    Alors que l’intersaison approche, les dirigeants marseillais devront rapidement trancher pour préparer la prochaine campagne. Et l’avis d’un ancien de la maison comme Alaixys Romao pourrait peser dans le débat autour du futur entraîneur marseillais.

  • CAN 2027 : le Togo fixé, des groupes relevés pour les éliminatoires

    CAN 2027 : le Togo fixé, des groupes relevés pour les éliminatoires

    Le tirage au sort des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2027 a été effectué ce mardi en Égypte, lançant officiellement la course vers la phase finale prévue en Afrique de l’Est. Les quarante-huit sélections engagées connaissent désormais leurs adversaires dans une campagne qui s’annonce disputée.

    Réparties en douze groupes de quatre équipes, les nations africaines devront batailler pour décrocher leur qualification. Plusieurs affiches attirent déjà l’attention, notamment dans le groupe C où la Côte d’Ivoire et le Ghana se retrouvent dans une poule très relevée en compagnie de la Gambie et de la Somalie. Après son absence remarquée à la CAN 2025, le Ghana cherchera à retrouver son statut continental.

    Le Maroc, demi-finaliste du Mondial 2022 et l’un des favoris du continent, hérite d’un groupe A abordable avec le Gabon, le Niger et le Lesotho. Le Sénégal, de son côté, croisera une nouvelle fois la route du Soudan dans le groupe J, après leurs précédentes confrontations lors des qualifications pour la Coupe du monde 2026.

    Eperviers

    Le groupe I, celui du Togo, attire particulièrement l’attention. Les Éperviers devront affronter l’Algérie, la Zambie et le Burundi. Sur le papier, la sélection algérienne apparaît comme la favorite naturelle du groupe grâce à son expérience et à la qualité de son effectif. La Zambie reste également un adversaire redoutable, habitué des compétitions continentales et souvent difficile à manœuvrer à domicile.

    Pour le Togo, cette poule représente un défi important mais pas inaccessible. Les Éperviers retrouvent deux adversaires déjà croisés ces dernières années, ce qui pourrait réduire l’effet de surprise. La qualification passera probablement par une bonne gestion des matchs à domicile et une capacité à prendre des points face au Burundi, considéré comme l’équipe la plus abordable du groupe. Face à l’Algérie et à la Zambie, le Togo devra afficher davantage de régularité et d’efficacité offensive pour espérer terminer parmi les deux premières places qualificatives.

    Les premières journées des éliminatoires sont prévues entre septembre et octobre prochains, tandis que la campagne s’achèvera en mars 2027.

    Les groupes des éliminatoires

    • Groupe A : Maroc, Gabon, Niger, Lesotho
    • Groupe B : Égypte, Angola, Malawi, Soudan du Sud
    • Groupe C : Côte d’Ivoire, Ghana, Gambie, Somalie
    • Groupe D : Afrique du Sud, Guinée, Kenya, Érythrée
    • Groupe E : RDC, Guinée équatoriale, Sierra Leone, Zimbabwe
    • Groupe F : Burkina Faso, Bénin, Mauritanie, République centrafricaine
    • Groupe G : Cameroun, Comores, Namibie, Congo
    • Groupe H : Tunisie, Ouganda, Libye, Botswana
    • Groupe I : Algérie, Zambie, Togo, Burundi
    • Groupe J : Sénégal, Mozambique, Soudan, Éthiopie
    • Groupe K : Mali, Cap-Vert, Rwanda, Libéria
    • Groupe L : Nigéria, Madagascar, Tanzanie, Guinée-Bissau
  • Deux ex-employés bloquent les comptes de la Fédération togolaise de football

    Deux ex-employés bloquent les comptes de la Fédération togolaise de football

    Le bras de fer judiciaire entre la Fédération Togolaise de Football et deux de ses anciens employés plonge aujourd’hui l’instance faîtière sportive dans une situation financière et administrative délicate.

    C’est une révélation du confrère Togoscoop. La crise qui secoue actuellement la Fédération Togolaise de Football (FTF) trouve son origine dans une série de licenciements intervenus après la restructuration du staff des Éperviers du Togo. Dix ans après l’arrivée du Colonel Guy Akpovy à la tête de l’instance dirigeante du football togolais, l’affaire met en lumière les tensions persistantes autour de la gestion administrative et sociale de la fédération.

    Élu président de la FTF le 16 février 2016, le Col Guy Akpovy avait hérité d’une fédération fragilisée par plusieurs années de crise. Dans la foulée, l’ancien sélectionneur français Claude Le Roy est recruté avec l’appui des autorités togolaises pour conduire un nouveau projet sportif. Malgré une qualification remarquée à la Coupe d’Afrique des Nations 2017 au Gabon, les résultats sportifs des Éperviers n’ont pas répondu aux attentes, conduisant finalement au départ du technicien français.

    Dans le contexte de cette réorganisation, plusieurs membres du staff technique et administratif de la sélection nationale ont vu leurs contrats interrompus. Les conditions de ces départs ont rapidement suscité des critiques. Parmi les concernés figurent Augustin Améga, ancien officier média des Éperviers, et Pawinam Batema, Team Manager de l’équipe nationale.

    Les deux anciens employés affirment avoir été licenciés sans concertation préalable ni respect des procédures prévues par le Code du travail. Selon Augustin Améga, la notification de rupture de contrat lui aurait été transmise par messagerie électronique alors qu’il était hospitalisé. Les deux hommes dénoncent également plusieurs années de collaboration sans rémunération régulière.

    Après une tentative de règlement à l’amiable restée sans suite, les intéressés saisissent la justice en novembre 2021. Une phase de conciliation est engagée, avant l’ouverture d’une longue procédure judiciaire marquée par plusieurs reports d’audience.

    Le 12 novembre 2024, le tribunal condamne la FTF pour licenciement abusif et ordonne le paiement d’arriérés de salaires ainsi que diverses indemnités. La fédération fait appel de cette décision quelques semaines plus tard. Mais le 8 mai 2026, la Cour d’appel confirme en grande partie le jugement rendu en première instance, rejetant toutefois les demandes de dommages et intérêts formulées par les plaignants.

    À la suite de cette décision, Augustin Améga et Pawinam Batema ont engagé une procédure d’exécution par voie d’huissier. Le vendredi 15 mai 2026, plusieurs comptes bancaires de la FTF ont été bloqués, paralysant temporairement certaines opérations financières de l’institution.

    Selon des sources internes à la fédération, cette situation pourrait compliquer l’organisation de certaines activités, notamment la tenue du prochain congrès financé en partie par une subvention de la FIFA. De son côté, la FTF aurait introduit une opposition à l’exécution de l’arrêt rendu par la Cour d’appel.

    Au-delà du différend entre la fédération et ses anciens employés, cette affaire relance le débat sur les conditions contractuelles et la gestion des ressources humaines au sein des institutions sportives togolaises. Plusieurs observateurs estiment désormais que l’issue de ce dossier pourrait faire jurisprudence pour d’autres employés évoluant dans des situations similaires au sein de la FTF.

  •  Taekwondo : Frank Eyii Klutse, l’héritage qui résiste au temps ?

     Taekwondo : Frank Eyii Klutse, l’héritage qui résiste au temps ?

    Au cоurs de sеs mаndats à lа têtе dе la Fédératiоn tоgоlaisе de taеkwоndо, Frank Eyii Klutse a métamоrphоsé cettе disciplinе en un véritablе réservоir d’еspоir еt d’аmbitiоn. Sоn héritage est еnсоre admiré pаr les athlètes, malgré lеs incеrtitudes entоurant la sucсessiоn qu’il a sоutеnue.

    Dаns lе cоntехtе réсеnt du tаekwоndо au Tоgо, peu de leaders оnt еu un impact аussi signifiсаtif quе lui. Cе dirigеant, à lа fоis humblе et influеnt, а оpéré des changemеnts prоfоnds dans lа disсipline, laissant unе marque qui pеrdurе encоre аujоurd’hui. Grâcе à ses effоrts pоur apaiser les tensiоns, еncоurager lеs jeunes talents, prоfessiоnnаliser lа pratique et investir dе mаnière persоnnellе, l’ancien président cоntinue de jоuir d’une pоpularité peu соmmunе dans lе paysagе spоrtif tоgоlais.

    Lе dimanchе 17 mai 2026, au stade municipаl dе Lоmé, l’affеctiоn du public s’еst à nоuveau mаnifestéе avec intensité. Frank Eyii Klutse, ceinture noire 7è Dan Kukkiwon (international), qui s’était déplаcé pоur sаluеr lеs athlètеs et lеs entrаîneurs lоrs d’unе séance d’еntraînemеnt оrganisée par certains clubs de Lomé, a été аcсuеilli par unе оvatiоn сhalеureusе. Ce mоmеnt emblématique témоignait du lien fоrt qu’il а réussi à établir aveс lеs spоrtifs et lеs intervenants de cettе disсiplinе.

    Stabilité retrouvée

    Lorsque Frank Eyii Klutse prend les commandes de la Fédération togolaise de taekwondo, la maison traverse une période morose, marquée par des tensions internes et des divisions. Très vite, il fait de l’apaisement une priorité. Son style de management, fondé sur le dialogue et la concertation, contribue progressivement à ramener la sérénité au sein de la discipline.

    Sous son magistère, le taekwondo togolais retrouve une certaine stabilité institutionnelle. Les compétitions reprennent avec davantage de régularité, les clubs se structurent mieux et les relations avec les acteurs internationaux de la discipline se renforcent. Plusieurs observateurs reconnaissent aujourd’hui que cette stabilité a permis au taekwondo togolais de franchir un cap important.

    Au-delà de l’organisation administrative, Frank Eyii Klutse a surtout travaillé à redonner confiance aux jeunes pratiquants. Beaucoup de taekwondoïstes ont commencé à croire à une carrière sportive ambitieuse grâce aux opportunités ouvertes sous sa présidence : stages, compétitions internationales, formations techniques et accompagnement des talents.

    Ancien athlète, plusieurs fois champion et médaillé dans plusieurs catégories en son temps au plan national, continental et international, c’est avec lui que le Togo compte des centaines de hauts gradés de la discipline aujourd’hui, des arbitres internationaux, comme lui-même.

    Selon certaines indiscrétions, l’intéressé préférant toujours gardé le silence voire l’anonymat, c’est grâce à lui que l’actuel Président de la Fédératiоn tоgоlaisе de taеkwоndо (FTTKD), à une époque donnée ceinture noire 2è Dan, a atteint le 6è aujourd’hui.

    Président proche des athlètes

    L’une des marques de fabrique de Frank Eyii Klutse reste sa proximité avec les sportifs. Plusieurs acteurs du milieu racontent un dirigeant accessible, souvent présent lors des entraînements et attentif aux difficultés des clubs.

    Cette proximité s’est également traduite par des actes concrets. Selon plusieurs témoignages concordants dans le milieu sportif, il lui est arrivé à de nombreuses reprises de financer personnellement certaines activités fédérales, des déplacements ou encore des besoins logistiques urgents, afin d’éviter l’annulation d’événements sportifs.

    Pour beaucoup d’athlètes, cette implication personnelle a contribué à renforcer son image de dirigeant engagé pour la cause du taekwondo, au-delà des considérations administratives.

    Une tête bien faite

    Frank Eyii Klutse ne s’est pas uniquement illustré dans le sport. Le quinquagénaire est également reconnu dans le monde économique togolais. Docteur en management du développement des organisations et culture, il dirige La Citoyenne Vie SA, la première société d’assurance inclusive au Togo, avec pour pour cœur de métier la micro-assurance vie, avec un capital social de 1 milliard 332 millions de FCFA.

    Sous sa direction, cette entreprise s’est spécialisée dans des produits destinés aux populations modestes, avec l’ambition de démocratiser l’accès à l’assurance au Togo.

    Le Dr Frank Eyii Klutse s’est aussi illustré dans l’accompagnement des jeunes entrepreneurs togolais. En 2022, La Citoyenne Vie S.A. avait signé un partenariat avec l’Association des jeunes entrepreneurs du Togo afin de faciliter l’accès des jeunes promoteurs aux produits assurantiels.

    Cette double casquette de dirigeant sportif et d’homme d’affaires a contribué à renforcer son image de gestionnaire méthodique et visionnaire.

    L’ombre Boyodi

    Mais tout héritage comporte aussi ses zones d’ombre. Dans le cas de Frank Eyii Klutse, beaucoup estiment que la principale critique formulée à son encontre concerne son rôle dans l’accession d’Hénoc Boyodi à la présidence de la Fédération togolaise de taekwondo.

    Le 24 novembre 2024, ce dernier est élu pour succéder à Frank Eyii Klutse. Plusieurs acteurs du milieu considèrent que l’ancien président avait clairement soutenu cette candidature et pesé en faveur de cette transition.

    Depuis cette élection, la gestion actuelle de la Fédération fait cependant l’objet de critiques dans certains cercles du taekwondo togolais, notamment sur des questions liées aux relations humaines, à la gouvernance interne ou encore à la gestion administrative et financière. À ce stade, ces critiques relèvent essentiellement d’appréciations et de débats internes au mouvement sportif, sans qu’aucune décision judiciaire ou administrative ne soit venue établir d’éventuelles fautes.

    Cette situation place Frank Eyii Klutse dans une position délicate. L’ancien président observe pour l’instant une forme de neutralité publique, évitant d’intervenir ouvertement dans les tensions qui secouent la Fédération. Une posture prudente qui traduit sans doute sa volonté de préserver l’unité du taekwondo togolais tout en évitant d’alimenter davantage les divisions.

    Héritage

    Malgré ces turbulences, l’image de Frank Eyii Klutse demeure solidement ancrée dans le cœur de nombreux pratiquants. Les applaudissements reçus ce dimanche au stade municipal de Lomé illustrent cette reconnaissance populaire.

    Dans un univers sportif souvent marqué par des querelles de leadership et des crises récurrentes, l’ancien président apparaît encore, pour beaucoup, comme l’un des artisans de l’âge d’or récent du taekwondo togolais. Un dirigeant qui aura permis à toute une génération de rêver plus grand et de croire que le Togo pouvait aussi viser les sommets dans cette discipline.

  • Taekwondo : l’espoir malgré tout

    Taekwondo : l’espoir malgré tout

    À quelques jours du Championnat d’Afrique de taekwondo de Bamako, les athlètes togolais intensifient leur préparation dans un contexte marqué à la fois par l’espoir de médailles et les incertitudes financières autour du déplacement de la délégation.

    À moins de deux semaines du Championnat d’Afrique de taekwondo prévu du 30 mai au 2 juin 2026 au Palais des Sports de Bamako, au Mali, la mobilisation s’intensifie au sein de la famille togolaise de la discipline. Certains clubs de Lomé, en concertation avec la direction technique nationale, ont organisé ce dimanche 17 mai 2026 une grande séance d’entraînement au stade municipal de Lomé. Une répétition générale qui a réuni plusieurs clubs venus affûter leurs armes avant le grand rendez-vous continental.

    Mobilisation

    Dans une ambiance studieuse mais conviviale, athlètes, entraîneurs et responsables techniques ont multiplié les exercices physiques, les combats d’application et les séances tactiques. Cette rencontre avait pour objectif de renforcer la cohésion du groupe et d’évaluer le niveau de préparation des combattants appelés à défendre les couleurs togolaises à Bamako.

    Plusieurs clubs ont répondu présents à l’appel de la fédération, preuve de l’engouement qui entoure cette préparation. Au bord de l’aire d’entraînement, les encadreurs n’ont cessé de corriger les derniers détails techniques afin de permettre aux athlètes d’aborder la compétition dans les meilleures dispositions.

    Le Championnat d’Afrique de taekwondo 2026 se déroulera du 30 mai au 2 juin prochains au Palais des Sports de Bamako, au Mali. Plus de 600 athlètes et officiels issus de 44 pays africains y sont attendus pour l’un des événements majeurs du taekwondo continental.

    Distinctions

    L’un des temps forts de cette séance d’entraînement a été la présence remarquée du Grand Maître Oumar Seini Mohamed Mourtala et de Franck Klustsè, ancien président de la Fédération togolaise de taekwondo.

    Les deux personnalités ont été honorées par les responsables fédéraux pour leur contribution au développement du taekwondo togolais. Leur présence a donné une dimension particulière à cette rencontre, tout en rappelant l’importance de la transmission entre les générations.

    Très applaudi par les participants, le Grand Maître Oumar Seini Mohamed Mourtala a symbolisé à lui seul la mémoire et l’expérience d’une discipline qui continue de gagner du terrain au Togo.

    Ambitions

    Parmi les athlètes les plus suivis durant cette séance figurait également Mamoudou Ibrahim. Le talentueux combattant togolais n’a pas caché ses ambitions à quelques jours du championnat continental.

    Déterminé et concentré, il a affirmé poursuivre une préparation intensive avec un objectif clair, celui de décrocher la médaille d’or à Bamako. Son engagement et sa rigueur à l’entraînement suscitent déjà beaucoup d’espoirs au sein des supporters togolais.

    Le jeune athlète apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux atouts du Togo pour cette compétition africaine où le niveau s’annonce particulièrement relevé.

    Epine

    Mais derrière cette préparation sportive se cache une autre réalité plus préoccupante. Celle du financement du déplacement de la délégation togolaise au Mali.

    Selon plusieurs informations concordantes, les fonds nécessaires pour assurer le voyage des athlètes et officiels ne seraient toujours pas encore disponibles. Une situation qui alimente les inquiétudes à quelques jours du départ pour Bamako.

    Des sources proches du dossier évoquent également des difficultés financières internes qui empêcheraient, pour l’instant, la soumission d’un budget aux autorités compétentes. Il se murmure notamment que des irrégularités ou “trous financiers” constatés dans certains livres comptables compliqueraient les démarches administratives.

    Malgré ces incertitudes, les athlètes poursuivent leur préparation avec sérieux, espérant que les obstacles financiers seront rapidement levés afin que le Togo puisse participer dignement à ce rendez-vous continental majeur.


  • Francis Ngannou, le KO du retour

    Francis Ngannou, le KO du retour

    Après un an et demi loin de la cage, le Camerounais Francis Ngannou a signé un retour tonitruant en pulvérisant le Brésilien Philipe Lins dès le premier round à Los Angeles.

    Francis Ngannou a signé un retour fracassant ce samedi 16 mai 2026 à Los Angeles, après dix-huit mois d’absence dans la cage. La star camerounaise du MMA a terrassé le Brésilien Philipe Lins dès le premier round, confirmant qu’il demeure l’un des poids lourds les plus redoutés de la planète.

    Dans une ambiance électrique à l’Intuit Dome de Los Angeles, Ngannou n’a laissé aucune chance à son adversaire. Dès les premières secondes, “The Predator” a imposé sa puissance et son agressivité. Malgré une tentative de résistance et quelques phases de lutte de Lins, le Camerounais a rapidement trouvé l’ouverture avec un crochet gauche dévastateur envoyé à la tempe du Brésilien. L’arbitre a immédiatement stoppé le combat après une pluie de coups.

    Ce succès marque le grand retour de Ngannou dans les arts martiaux mixtes après une longue parenthèse consacrée à la boxe anglaise. Ces derniers mois, l’ancien champion des poids lourds de l’UFC avait affronté les stars britanniques Tyson Fury et Anthony Joshua, attirant une attention mondiale malgré deux défaites sur le ring.

    À 39 ans, le natif de Batié au Cameroun continue d’impressionner par sa force de frappe exceptionnelle. Ancien champion de l’UFC et champion “Super Fights” du PFL, Ngannou reste considéré comme l’un des cogneurs les plus dangereux de l’histoire du MMA.

    Après sa victoire, le Camerounais n’a pas caché ses ambitions. Il a notamment évoqué un possible affrontement contre Jon Jones, considéré par beaucoup comme le meilleur combattant de l’histoire du MMA. Ngannou a également affirmé qu’il se considérait toujours comme “le meilleur poids lourd du monde”.

    Ce retour express et spectaculaire relance désormais toutes les spéculations autour de l’avenir du “Predator”, plus déterminé que jamais à reprendre sa place au sommet du MMA mondial.


  • ASCK vers le titre, le maintien en feu

    ASCK vers le titre, le maintien en feu

    À trois journées du terme, la 24e journée de la D1 LONATO s’annonce explosive, entre une ASCK toute proche du sacre, des places continentales âprement disputées et une lutte pour le maintien plus indécise que jamais.

    À trois journées de la fin de la saison, la 24e journée de la D1 LONATO s’annonce comme un tournant majeur, aussi bien dans la course au titre que dans la lutte pour le maintien. Entre ambitions continentales et survie dans l’élite, les clubs jouent gros dans un sprint final où chaque point peut bouleverser le classement.

    Leader avec six points d’avance, l’ASCK se rapproche d’un nouveau sacre. Les Chauffeurs, invaincus à domicile cette saison, reçoivent Gomido FC avec l’objectif de conforter leur avance. Portés par une solidité défensive remarquable et une efficacité offensive constante à Welou, les hommes de Messan Ametokodo veulent tuer tout suspense. Une victoire les rapprocherait encore un peu plus d’un deuxième titre consécutif, dans une dynamique parfaitement maîtrisée.

    Derrière, l’ASKO a probablement laissé filer ses dernières chances de titre après un nul frustrant face à l’AS Binah. Désormais, les Kondona se concentrent sur la qualification continentale. Ils affrontent l’Étoile Filante dans un duel délicat. De son côté, Unisport FC traverse une période difficile avec trois défaites consécutives et doit se relancer dans le derby Tem face à Semassi, où les enjeux de maintien ajoutent une pression supplémentaire.

    Le bas du classement reste particulièrement serré. Espoir FC et l’AS OTR s’affrontent dans un choc direct pour le maintien, tandis que DYTO FC et l’AC Barracuda se disputent des points précieux dans un derby loméen sous haute tension. L’Entente II et Gbohloe-Su complètent un programme où la moindre erreur pourrait coûter cher, notamment pour des équipes encore sous la menace de la relégation. Les Requins Mâles, en quête de réaction, devront retrouver leur efficacité offensive.

    Entre course au titre, ambitions continentales et lutte pour le maintien, cette journée s’annonce décisive. À l’approche du dénouement, la moindre victoire ou contre-performance pourrait redessiner totalement le classement et sceller le sort de plusieurs clubs engagés dans une fin de saison sous haute tension.


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