Catégorie : Sports

  • Boxe : un 2è challenge à Lagos pour le compatriote Komlangan HOUNKPANTIN alias Kpessé

    Boxe : un 2è challenge à Lagos pour le compatriote Komlangan HOUNKPANTIN alias Kpessé

    C’était donc, parti encore pour sa remise en forme et ses dures séquences d’entrainement. Lui qui nous disait « que c’est tellement dur…mais si Dieu a attendu mon âge pour me faire gagner une Ceinture continentale, Il me donnera cette force indispensable pour m’aider à la reconquérir ».

    Le Togolais devait défendre sa Ceinture en or dans la catégorie HBE Super le 6 mars dernier…

    Mais son combat face au boxeur nigérian de poids léger Chinwendu AKAOLISA, à Lagos, n’a pu se tenir. Pour une raison : un drame s’est abattu sur la boxe nigériane de ce pays de l’Afrique de l’ouest. Son aîné, pugiliste de la catégorie mi-lourd (ancien champion d’Afrique) est décédé après avoir perdu connaissance sur le ring au cours d’un combat. Alors que Komlangan se préparait à rallier la capitale économique du Nigeria dans le cadre de la défense de son titre continental, le Togolais, à l’assaut de sa 2e Ceinture en or, venait de recevoir un courrier des autorités sportives nigérianes lui annonçant le report de la défense de son titre…

    Du coup, une remise en forme et encore plus d’entrainements s’imposent à Kpessé …

    C’était donc, parti encore pour sa remise en forme et ses dures séquences d’entrainement. Lui qui nous disait « que c’est tellement dur…mais si Dieu a attendu mon âge pour me faire gagner une Ceinture continentale, Il me donnera cette force indispensable pour m’aider à la reconquérir ».

    On rappelle qu’après avoir dépossédé de sa Ceinture, le boxeur nigérian de la catégorie poids léger Chinwendu AKAOLISA, le 24 novembre 2024, à Lagos, « Kpessé » devrait y retourner le 6 avril de cette année, pour le croiser de nouveau. Un combat reprogrammé au même lieu, le 19 avril prochain. Un événement sportif de grande envergure, soit !

    Une question cependant : qu’est-qui a conduit au décès du boxeur nigérian ? Les faits relatés dont le titre est :

    « Ancien champion national et d’Afrique de l’Ouest chez les lourds légers, le Nigérian Segun « Success » Olanrewaju a perdu connaissance sur le ring samedi, dans un combat non homologué ».

    Le boxeur nigérian décède après avoir perdu connaissance sur le ring dans un combat non homologué qu’on lui avait déconseillé de faire. Il est décédé quelques heures plus tard.

    Le boxeur est tragiquement décédé samedi (12 avril), après avoir disputé au Ghana un combat qui n’avait pas été homologué car non approuvé par le « Nigeria Boxing Board of Control ». Ancien champion national et d’Afrique de l’Ouest, le Nigérian Segun « Success » Olanrewaju a perdu connaissance sur le ring alors qu’il faisait face au Ghanéen Jon Mbanugu lors de la « Fight Night 15 » de la Ligue professionnelle de boxe ghanéenne à Accra, capitale du pays.

    Alors qu’il dominait le combat, selon les informations de The PUNCH, Olanrewaju a perdu l’équilibre après, un échange de coups et s’est retrouvé à terre. Le Nigérian s’est retourné, se retrouvant la gorge sur les cordes, et il a fallu plusieurs secondes à l’arbitre – qui avait démarré un décompte – et à son équipe, pour se rendre compte que le boxeur avait du mal à respirer et cherchait de l’air. Transporté d’urgence à l’hôpital par les secouristes sur place, il est décédé plus tard dans la soirée, à 40 ans.

    Success avait de lourds soucis financiers

    Initialement, Segun Olanrewaju devait combattre vendredi dernier au Ghana, mais son combat a été annulé car ce dernier a manqué sa pesée. Il aurait alors dû rentrer au Nigeria, mais a finalement accepté un combat non homologué le samedi pour, semble-t-il, régler des problèmes financiers. « Samedi matin, ils [Olanrewaju et son équipe] rentraient vers Lagos lorsque Segun a dit à un de ses coachs qu’il ne serait pas facile de rentrer au Nigeria comme ça ; il avait quitté le pays sans argent et avait besoin de cet argent pour payer des dettes », a expliqué Remi Aboderin, secrétaire général du « Nigeria Boxing Board of Control » (NBB of C) à The PUNCH.

    Il a alors rappelé un promoteur ghanéen qui lui avait proposé un combat le samedi contre un bonus de 500 dollars, qu’il a donc accepté. Et ce malgré le désaccord de l’un de ses coachs, Babatunde Ojo, qui lui avait déjà déconseillé de participer à son combat initial à cause de délais trop courts pour se préparer selon lui. « Il m’a dit qu’il avait été rappelé pour ce combat et qu’il irait ce soir-là. Je lui ai dit ”Success, tu ne penses pas que ce combat arrive trop vite ?”, et il a dit qu’il me rappellerait. Lorsque je l’ai rappelé, il était en route (pour le Ghana) et il ne m’avait pas appelé car il savait que je ne lui aurais pas donné mon accord. C’est pour cela qu’il ne me l’avait pas dit. C’est un adulte donc je n’ai pas pu l’arrêter », a-t-il regretté auprès de The PUNCH. Segun Olanrewaju avait 40 ans.

    La date du 19 avril 2025 est retenue finalement pour la défense du boxeur togolais « Kpessé »

    A présent que c’est connu, le pugiliste du pays des Gnassingbé, dans le renforcement de ses valeurs, doublées de ses capacités intrinsèques est prié par ses fans, d’oublier la première manche et de ne que penser au 19 avril. En refoulant le sol de Lagos, pays de Bola Tinubu, il ne devrait perdre de vue ce pourquoi il a choisi le noble art. La noblesse peut paraitre inaccessible, mais à force de la côtoyer en tout temps, on finit par l’apprivoiser.

    Et suite à la publication de sa Ceinture en or décrochée qu’il entend remettre en jeu, deux semaines plus tôt, dans la capitale économique du Nigéria, le 6 avril dernier, un message de l’un de mes admirateurs (un ami sur Facebook) du nom ou de sobriquet, de M. Magloire Katumbi, qui a fait une réflexion significative, écrivant : c’est la seule chose qu’il nous reste. Il faisait allusion aux multiples déceptions en football…dans ce pays. Rien que pour ce triomphe, Komlangan mérite d’être soutenu pour ce déplacement.

    Chronique de Yves de Freau consultable sur sa page facebook

  • Foot: Samuel Ekoé Galé bientôt titulaire de la Licence UEFA Pro

    Foot: Samuel Ekoé Galé bientôt titulaire de la Licence UEFA Pro

    Le technicien qui s’est fait connaître davantage par sa prouesse à Kotoko de Lavié est sur le point de rejoindre le cercle très fermé des entraîneurs togolais titulaires de la Licence UEFA Pro.

    Après donc Nibombé Daré, Afizou Traoré, entre autres, Samuel Ekoé Galé est en phase finale de l’obtention de la Licence UEFA Pro, un parchemin qui, semble-t-il, ouvre toutes les portes.

    Expertise

    Le technicien quadragénaire, au parcours exceptionnel, est déjà titulaire du diplôme UEFA ‘A’. celui qui est présenté comme un coach au parcours exceptionnel est prêt pour relever de nouveaux défis.

    Actuellement en stage de formation à Panathinaïkos, en Grèce, le Germano-togolais est un expert du football international avec un riche parcours en Europe qu’au Togo, son pays d’origine.  En effet, passé par Royal Excelsior Mouscron, en Belgique, l’amoureux du beau jeu est prêt, dit-on, « à mettre son expérience stratégique au service d’un club ambition en tant qu’entraîneur principal ou directeur sportif ».

    « Avec une vision tactique et une passion pour le développement des jeunes talents, il cherche à relever un nouveau challenge et à amener un club vers le sommet », nous glisse de ses visiteurs du soir.

    Défis

    Son nom reste intimement lié à la montée de Kotoko de Lavié dans l’élite en 2021 au Togo même s’il démission peu après la montée en première division. Un exploit qui lui ouvrira par la suite les portes de plusieurs autres pointures sur le plan national. C’est ainsi qu’il a dirigé l’AS OTR, l’Etoile Filante.

    S’il n’a pu faire la carrière de footballeur qu’il souhaitait, bien que talentueux, c’est dans le coaching qu’il s’épanouit à tel point qu’il nourrit de grandes ambitions, auréolé de son surnom de ‘’Bielsam’’: son style de jeu basé sur l’offensif fait penser à celui de l’indémodable technicien argentin Marcelo Bielsa.

    « Bien qu’il n’ait jamais caché son envie de diriger un jour une équipe nationale, l’ancien international donne l’impression de ne pas brûler les étapes, de faire ses preuves dans son pays, lentement mais sûrement », résume l’auteur de ces ligne dans un autre journal en ligne il y a quelques années.

  • Les Show Boys, dans la perspective de la remontada…

    Les Show Boys, dans la perspective de la remontada…

    Avant d’affronter le CDF Haknour, lors de la 6e journée de la D1 Lonato, Gomido FC, était lanterne rouge de l’exercice 2024-2025. Les Show Boys n’avaient qu’un seul point au compteur, et leurs supporters étaient la risée de leurs semblables … Surtout, avec un certain slogan “Ezobibi”, qui semblait plutôt amuser et faire sourire leurs adversaires ! Pour le match programmé à Kara entre les Rochers Bleus et les Show Boys, l’opposition a tenu toutes ses promesses. Et Gomido FC a offert au public d’Evala Stadium, un spectacle de bon niveau, face au protagoniste (CDF Haknour), groupe d’Académiciens qui a eu la témérité de déculotter le champion en titre, Asko… Certes, une victoire contre, les Kondonas, forts de leurs 5 titres d’affilée, ça devrait avoir un goût particulier pour les promus des Rochers Bleus…

    En effet, à la suite de son probant succès face à Doumbe FC de Mango (1-4), Gomido FC en déplacement à Kara, à l’issue de la 11e journée, se classe au milieu du tableau (9e), avec 13 points. Les Show Boys, malgré, leurs trois contreperformances aux premières heures de la compétition, se retrouvent à l’issue de la première phase des rencontres aller, devant l’AS Tambo de Datcha (10e), Etoile Filante (11e), CDF Haknour (12e), AC Barracuda (14e) et Doumbe FC dernier de la classe…

    Le groupe de 5 clubs qui s’amuse avec le feu…

    La phase aller du championnat terminée, il est important d’inviter ces 5 dernières formations, qui se sont « arrangées » pour s’aligner derrière les poulains de Jean-Paul Dosseh Abalo ! C’est d’ailleurs, pour cette raison que le Chroniqueur national, leur demande humblement de faire gaffe ! Parce que c’est bien appris…« qui va loin ménage sa monture ». C’est bien connu, celui qui s’amuse à se balader au sein et autour d’un cimetière, doit parfois s’attendre à voir un fantôme. On sait que plus, un club, s’entête à tourner autour de la zone dangereuse, plus l’effectivité de sa descente, est réalisable. Alors, s’il plaise à cette demi-douzaine du damné groupe de clubs de se laisser interpeller par le Chroniqueur… Avant qu’il ne soit trop tard !

    Silence… Le club de Datcha, classé 10e, à 8 points de la lanterne rouge, a une manière un peu bizarre de se comporter depuis le retour de Joël Agbessi à la manette technique des Flèches Pimentées. L’assurance-même que le groupe affichait en tapant dans le ballon, s’en trouve émietter un tout petit peu… N’eut été, le tapis vert dressé par les Tam-tam parlant lors de la 12e journée, les comptes seraient surement insuffisants. Ainsi donc, pour la phase retour, un changement de vision s’impose dans cet Ogou…

    Concernant l’Etoile Filante, son président Maître Yves Tété Wilson-bahun, n’a pas résisté à la volonté du coach Ben Adjakpa de quitter son poste, sans aucune explication. Ce que le poète sait, c’est qu’à l’issue de la rencontre Etoile Filante-ASCK (3-2) de la 9e journée, disputée à Gbossimé, un fervent supporter des Bleus de la capitale a semblé murmurer : « il faut un vrai entraineur pour les Vivas ». Le staff dirigeant du club de la zone commerciale, a semblé agir. Toutefois, les Show Boys n’en ont foutre, et c’est sans état d’âme qu’ils ont craché « l’ ézobibi » mortel à la dernière minute du duel « Shooting Star-Show Boys ».

    Qu’ils sortent de là, en phase retour, ces Académiciens du Rocher bleu !

    Les Académiciens du Rocher bleu, constituaient une véritable terreur pour les clubs de Lomé. On se rappelle, la saison dernière, c’est recto-verso qu’ils ont aisément triomphé avec audace, technique, mobilité, pour enfin minimiser Agaza FC, Etoile Filante et Asfosa… Ces jeunes éléments, s’étaient produits avec beaucoup de conviction, de maitrise et une bonne mesure d’efficacité. Aussi, c’est tellement dingue que, arrivés dans l’élite cette saison, ils prennent le quintuple champion national (Asko), comme un club ordinaire qu’ils ont ridiculisée sur ses propres installations. Tout ça finalement, pour dominer l’autre leader du moment (Entente II), et se retrouver au bas du tableau à la fin de la première phase du championnat ? Le poète ne saurait répondre ni croire non plus.

    La situation de l’AC Barracuda (ancienne AS Togo Port) coaché par Ouadja Lantame (ancien milieu de terrain des Eperviers), et ancien coach de AS Gbohloe-su si séduisant, l‘année dernière, a été vainqueur le 28 septembre 2024, parmi les meilleurs entraîneurs de la saison. Ceci, lors de la Soirée des Lauréats. Eh bien, pour ce brillant coach, les choses paraissent moins reluisantes pour celui qui est passé également à l’AS Binah de Pagouda. Faisant partie des recalés provisoires, Ephraïm est appelé à mieux faire, au premier coup du sifflet de la reprise de cet exercice retour, sinon, l’histoire, elle, ne saurait aucunement se taire. Tant, ce constat est tristement symptomatique.

    Mettre fin à tradition d’une demi-douzaine d’années par les Kondonas !

    Reste que le football-même est fabuleux. Et pour une fois depuis 6 ans, le trône de la D1 Lonato a été alternatif par plusieurs clubs. D’abord, ASCK, à l’issue des deux premières journées. Puis, l’Entente II durant 5 journées et 2 journées « prêtées » à Unisport FC. Et la tête du classement, confisquée jusqu’au terme de cette phase aller par les Jaune et Bleu de Kodjoviakopé-Nyekonakpoè. Alors, tout en rappelant que les Jaunes et Bleus sont arrivés à des prestations de qualité qu’aucune autre formation, ne pouvait l’arrêter, à part ces bouffeurs impénitents des champions à leur guise. Descendus, s’il vous plait, des…Rochers ! Ce qui importe aux observateurs sportifs du football togolais, pour la suite… C’est que les responsables et le coach Sedzro Koffi Gakpe de l’Entente II brisent la tradition instaurée depuis plus de 6 années, par l’ASKO de Kara.

    Chronique de Yves de Fréau (consultable sur sa page Facebook)

  • Serge Akakpo : la sélection togolaise manque “de qualité et d’épaisseur d’effectif”

    Serge Akakpo : la sélection togolaise manque “de qualité et d’épaisseur d’effectif”

    Serge Akakpo, le manager général des Eperviers, la sélection nationale fanion de football du Togo, dans une longue interview accordée à ftftogo.com, est revenu sur l’élimination de son pays de la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) Maroc 2025. Avec la précision que l’objectif aujourd’hui est de se tourner avec l’avenir en misant sur les jeunes.

    Comment avez-vous vécu l’élimination du Togo pour la CAN 2025 ?

    Cela a été très difficile pour moi, je me suis un peu replié sur moi-même, mon état d’âme était même comparable à une légère dépression. Ce qui me reste en travers de la gorge, c’est surtout le fait que nous n’ayons pris qu’un seul point contre le Libéria en deux matchs. Pour moi, c’est un mystère… Certes, il n’y a plus de petites équipes sur le continent, mais avec l’effectif que nous avons, je trouve cela anormal.

    On dit souvent qu’il faut être humble dans la victoire et digne dans la défaite, mais mis à part le match retour contre l’Algérie, je n’ai vu aucune dignité dans l’attitude générale.

    Au lendemain de la double confrontation contre l’Algérie, j’ai reçu un coup dur, et cela a d’ailleurs impacté mon anniversaire, le 15 octobre dernier. J’ai passé ce jour important dans la désolation, en repensant aux (6-1) encaissés en 4 jours.

    Pour être sincère, je n’ai pas encore totalement digéré l’élimination. De nature, je suis un très mauvais perdant, je n’aime pas la défaite, et c’est ce qui me définit, me caractérise, et me permet de me surpasser.

    Certes, d’un côté, je me dis que cet épisode renforcera notre capacité à transformer une épreuve en un point de départ pour l’amélioration. Mais en définitive, cette qualification était à notre portée sur plusieurs aspects, vu le travail réalisé en 3 ans, mais hélas…

    Quelles étaient vos perceptions et vos ambitions en arrivant comme Manager Général de l’équipe nationale ?

    Comme tout togolais, et ancien international, après ma carrière, j’avais la volonté de contribuer de manière significative au développement du football national. Je le considère comme un devoir citoyen envers les nouvelles générations.

    Lors de ma prise de fonction, il a fallu faire un état des lieux, et à cet effet, j’ai effectué un diagnostic poussé sur notre équipe nationale.

    Certes, elle manquait de qualité et d’épaisseur d’effectif, il y avait beaucoup de choses à améliorer, notamment sur les attitudes et le caractère. Le retour de ROMAO en équipe nationale en octobre 2021 faisait d’ailleurs suite à cette réflexion.

    Mais selon moi, le véritable problème ne résidait pas dans l’équipe fanion, elle n’est que le reflet du manque de politique sportive à l’échelle nationale, autrement dit de notre formation.

    Je profite de cette occasion pour dire qu’au-delà de mon diplôme d’entraîneur UEFA A, j’ai également validé un diplôme de directeur technique, ce qui me permet d’avoir une analyse plus rigoureuse sur la formation et les méthodes de travail.

    Dans mon esprit, c’était simple : il fallait rendre le Togo à nouveau compétitif, attractif et fiable. Mon ambition était d’apporter ma pierre à l’édifice en offrant un environnement sécurisé et favorable au bien-être des joueurs. Aujourd’hui, ce n’est plus le joueur seul qui compte. Derrière lui, il y a tout un entourage.

    Dans cette perspective, nous avons mené un travail minutieux pour rechercher un équilibre à moyen terme avec le projet U23, afin de créer une antichambre pour l’équipe A et pallier le manque de joueurs qualitatifs.

    Il y a également eu un travail de suivi quotidien pour pousser les joueurs à être performants en club, afin de répondre aux normes internationales.

    Quelles sont les unités de mesure de votre travail sur le plan sportif ?

    Tout d’abord, il s’agit d’avoir un groupe discipliné, faisant preuve de patriotisme, et, par ricochet, une équipe performante qui démontre une identité de jeu et du caractère lors des matchs. Je ne parle pas de résultats, mais bien de performance. En général quand les performances de haut niveau se répètent, les résultats finissent par suivre…

    Lors des rassemblements, je fais énormément d’entretiens individuels ou en petits groupes avec les joueurs. Il est important qu’ils entendent un autre son de cloche que celui du coach.

    Je peux dire qu’un cadre vertueux a été mis en place au sein de l’équipe nationale, avec une discipline interne très rigoureuse, mais aussi participative.

    Mon travail peut également se mesurer à travers les performances en club, car je joue aussi parfois un rôle de conseiller sur certains choix et j’effectue un suivi quotidien avec des retours sur les attitudes après les matchs.

    L’objectif est d’avoir des joueurs qui évoluent bien dans leurs clubs, avec le même état d’esprit qu’en équipe nationale, afin que le niveau d’exigence international soit instauré dans leur esprit et devienne la norme.

    Dans l’ensemble, je dirais que cela a fonctionné. L’illustration parfaite est l’état de forme des joueurs togolais à la fin de la saison 2023/2024. Je ne me souviens pas d’une saison où autant de joueurs togolais étaient en première ligne dans leurs différents championnats et compétitions.

    Kevin Denkey en est un exemple parfait. Il fut un temps où le coach Duarte ne voulait plus du tout le convoquer en équipe nationale.

    À ce moment-là, malgré ses qualités, il n’avait pas la bonne attitude et ne répondait pas aux critères d’un joueur international. Il a fallu qu’on fasse un travail de fond avec lui pour qu’il évolue dans sa perception, dans son auto-critique, et que cela corresponde davantage à la réalité. Un premier déclic a eu lieu entre octobre 2022 et février 2023, puis un second très important entre juin 2023 et septembre 2023. La suite, on la connaît…

    Cependant, lors des rassemblements, mon travail sur le plan sportif s’arrête dès que l’arbitre siffle le début du match.

    Quels sont les principaux manques de cette équipe ?

    Il nous manque de la maturité à certains moments du match, mais pour faire court il nous manque surtout du ROMAO ! C’est-à-dire du caractère ! Du caractère ! Et encore du caractère !

    Je tiens à dire fondamentalement qu’actuellement, il n’y a aucun problème d’organisation, administratif, logistique ou de primes impayées. Aucun élément extérieur qui puisse perturber la concentration et la performance des joueurs. Nos autorités et dirigeants sont à féliciter sur cet aspect.

    Ensuite, je pense qu’à l’heure actuelle, contrairement à certaines périodes, le Togo n’a pas réellement de problème d’effectif. Nous avons plutôt un problème d’attitude, de conscience et de détermination, ce qui mène à une inefficacité cruelle.

    Pour gagner des matchs internationaux, il faut dépasser le cap des 100 %. Il faut être à 110, voire 120 %, sinon, au mieux, vous faites match nul.

    Techniquement, cette équipe a de la qualité, mais collectivement, nos joueurs ne s’organisent pas assez, ne se challengent pas pour aller chercher les victoires.

    Bien sûr, en tant qu’encadrants, nous pouvons le faire, mais à un moment donné, c’est aussi aux principaux acteurs de prendre leur destin en main. Il nous faut des leaders de jeu pour pousser toute l’équipe à se surpasser.

    Certains critères font la force d’une équipe nationale : avoir des joueurs compétitifs et de haut niveau, qui ont des objectifs personnels et une conscience collective. Nous pouvons citer l’exemple du Maroc, du Sénégal ou de la RDC, qui incarnent bien ces critères.

    Aujourd’hui, nous avons quelques joueurs qui cochent toutes ces cases. Ils symbolisent un peu ce nouveau cycle. Mais nous n’en avons pas assez.

    De plus, plusieurs de nos joueurs sont déjà trentenaires ou le deviendront en 2025. Il est donc crucial de penser à renforcer progressivement l’équipe avec de jeunes joueurs afin de créer une transition harmonieuse.

    C’était d’ailleurs l’objectif du projet U23 avec des jeunes à fort potentiel comme DERMANE, BOMA ou AZIANGBE, qui se sont désormais installés en équipe A.

    Justement, êtes-vous satisfait du projet U23 tel qu’il se développe aujourd’hui ?

    D’emblée, je tiens à dire que nous avons l’une des plus belles générations de U23 en Afrique, et c’est un fait.

    Avant les éliminatoires de la CAN U23, j’avais visionné les matchs de toutes les nations sur le continent et, à part le Sénégal, le Maroc et l’Égypte, qui pouvaient nous poser problème, nous pouvions être au-dessus du reste. J’en avais informé le coach U23 de l’époque, Afizou Traoré.

    Sportivement, au-delà de créer une antichambre pour l’équipe A et de susciter la fibre patriotique chez les binationaux assez tôt, ce projet était aussi une manière de mettre en valeur nos meilleurs jeunes joueurs locaux, comme ce fut le cas pour Benjamin HOLETE ou Bruno AVOTOR.

    Mais, à la question de savoir si je suis satisfait de la façon dont le projet se développe aujourd’hui, je dirais non, pas du tout, car il n’y a plus eu d’évolution depuis mars 2023.

    Si je suis globalement satisfait du projet ? Oui et non. Oui, car malgré le peu de rassemblements et le temps limité de travail depuis le début du projet en mars 2022, nous avons pu faire émerger quelques talents, aujourd’hui en équipe A. Il s’agit de Steven MENSAH, Sadik FOFANA, Benjamin HOLETE, Kevin BOMA, Kodjo AZIANGBE, Karim DERMANE. D’autres, qui ne sont pas encore en équipe A, commencent à émerger en équipe première en club. Je pense à : Steven NADOR, Idjessi METSOKO, Abalo DENIS, Sebastian CLEMMENSEN, Yannis SANKOUTCHA, Henri STANIC, Aurel WAGBE, Augustin DRAKPÉ, Bruno AVOTOR, Pierre NADJOMBE.

    Nonobstant, tous ces joueurs qui sont déjà en équipe A ne sont pas totalement aguerri. Je pense qu’il leur manquait 8-10 matchs de U23 avant de démarrer en équipe A.

    Dans le cadre de ce projet, l’idée était vraiment de faire émerger une nouvelle génération pour renforcer l’équipe A, mais cela nécessitait de la continuité pour optimiser et maximiser le potentiel de tous ces jeunes.

    Dans ma vision, l’objectif final était de pouvoir, en collaboration avec la DTN, décliner ce projet sur les U20 puis les U17.

    Nous avons actuellement une quarantaine de jeunes (locaux et binationaux) qui ont entre 17 et 20 ans mais le manque de rassemblements ne nous permets pas de les voir pour les faire progresser ensemble, en conséquence nous perdons en crédibilité auprès d’eux et nous prenons de facto du retard sur les autres nations.

    Pour les binationaux, si l’on ne fait pas attention ces mêmes jeunes dans 3-4 ans seront dans la même posture que les BRASSIER, ALIDOU, TRAORE. C’est-à-dire qu’ils n’auront pas forcément la fibre patriotique pour rejoindre l’équipe nationale, et étant déjà en équipe première en club ils ne verront pas le bénéfice de la sélection sur leur carrière.

    En ce qui concerne les locaux, malheureusement c’est encore pire car beaucoup se perdront entre temps et on ne les retrouvera peut-être jamais au niveau professionnel.

    Source : ftftogo.com

  • Elim CDM 2026: le Togo affronte la Mauritanie le 22 mars à Lomé

    Elim CDM 2026: le Togo affronte la Mauritanie le 22 mars à Lomé

    Les Éperviers du Togo retrouveront la compétition à l’occasion des journées 5 et 6 des qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Ils affronteront la Mauritanie le 22 mars à Lomé.

    Un peu plus de trois mois après la fin des éliminatoires de la CAN 2025, les Éperviers retrouvent la compétition. Pour leur première sortie en 2025, le sélectionneur national, Daré Nibombé et ses hommes sont de retour dans les qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Deux matchs sont programmés pour le mois de mars.

    Dans un premier temps, la FIFA a communiqué à la Fédération Togolaise de Football le programme du match de la 5e journée. Les Éperviers accueilleront les Mourabitounes de la Mauritanie le 22 mars au Stade de Kégué à Lomé, à partir de 16h GMT.

    Les désignations de la rencontre sont également connues. C’est un quatuor égyptien, dirigé par Omar Amin Mohammed Amin Mohammed, qui sera chargé de l’arbitrage. Ses assistants seront Abouelregal Mahmoud Ahmed Hamel Ahmed, Mohamed Abouzid Halhal Sami et Moustafa Elbana Mahmoud Zakaria Mohamed. Un Assesseur des arbitres a été désigné pour ce match : le gabonais Efong Nzolo Jérôme. Le Commissaire de match sera le béninois Paqui Claude Mahounou.

    Après cette rencontre, le Togo se déplacera à Dakar pour affronter le Sénégal.

    Ce premier stage de l’année (17-25 mars) sera aussi l’occasion pour les Éperviers de retrouver leur public, qu’ils ont laissé sur une note de déception après l’élimination de la CAN 2025. Il s’agira donc de redonner le sourire et l’espoir à des supporters toujours proches de leur équipe et désireux de voir leur sélection nationale retrouver les sommets à travers des victoires.

    Pour rappel, le Togo se classe actuellement 4e de son groupe de qualification pour la Coupe du Monde FIFA 2026 avec 3 points. Le Soudan domine le classement avec 10 points, suivi du Sénégal (8 points) et de la RD Congo (7 points). La Mauritanie, prochain adversaire des Éperviers, occupe la dernière place du groupe avec 1 point, derrière le Soudan du Sud qui en compte 2.

    Les qualifications africaines se dérouleront en deux tours. Le premier tour verra neuf groupes de six équipes chacun, avec des matchs aller-retour. Le premier de chaque groupe se qualifiera directement pour la Coupe du Monde 2026.

    Le deuxième tour opposera les quatre meilleurs deuxièmes dans deux demi-finales, suivies d’une finale, et le vainqueur participera au tournoi de barrage de la FIFA. Ce tournoi réunira une équipe de chaque confédération, à l’exception de l’UEFA, ainsi qu’une équipe supplémentaire de la confédération hôte (Concacaf). Deux des six équipes seront désignées têtes de série selon leur position au Classement mondial FIFA/Coca-Cola. Les têtes de série affronteront les vainqueurs des deux premiers matches entre les non-têtes de série pour une place à la Coupe du Monde. Les deux vainqueurs seront alors qualifiés pour la phase finale.

    Avec ftf.com

  • A Manchester City, les 7 indésirables  de Pep

    A Manchester City, les 7 indésirables de Pep

    Déjà éliminés en Ligue des champions, largués en championnat, les Sky Blues connaissent une saison décevante à moins d’un changement spectaculaire. Leurs dirigeants préparent déjà le nouvel exercice. Et une bonne partie des cadres n’en feront pas partie.

    Manchester City traverse une période compliquée, lui qui a habitué ses supporters à briller sur le terrain avec des scores fleuves. Le club n’attend plus grand-chose cette saison. Et prépare déjà l’avenir. Il commence par de nouveaux recrutements et le départ de plusieurs joueurs cadres.

    En effet, selon les informations en vogue actuellement, Kevin De Bruyne et Ilkay Gündogan, en fin de contrat en juin prochain, ne seraient renouvelés. Sont également poussés dehors le gardien Ederson, le défenseur John Stones et les milieux de terrain Bernardo Silva, Mateo Kovacic et Jack Grealish.

    L’été s’annonce agité du côté du club coaché par Pep Guardiola.

  • Nguissan Djehani, un gardien de l’ombre si…talentueux

    Nguissan Djehani, un gardien de l’ombre si…talentueux

    Actuellement dans les perches de Sporting Club de Gagnoa en deuxième division du championnat ivoirien de football, Nguissan Yao Djehani, fait face à une carrière des plus curieuses. Longtemps dans l’ombre d’un certain Kossi Agassa, sous le sélectionneur français Didier Six, qui lui a fait appel une première fois en 2013, en prélude aux préparatifs des éliminatoires de la Coupe du monde Brésil 2014, sa titularisation dans les perches nationales est intervenue, une année plus tard. Et face à l’Ouganda à Kampala. Ce jour, il l’a remporté sans encaisser le moindre but…

    « Qui est donc, ce dernier rempart aussi affûté, qui évolue si bien et empêche l’adversaire de marquer un but » ?

    On lui dira qu’il est formé à Planète Foot, une École de Football qui n’est autre qu’une Cellule éducative et sociale, dont le rôle est d’assurer une formation morale, éducative, sociale et physique par la pratique du football.

    C’est là où, Yao Nguissan a commencé sa formation. Et ce, durant trois années, avant de rentrer officiellement dans la pratique.

    Le Togo, un pays réputé pour « fabriquer » des goals de classe

    Le Togo qui a toujours disposé d’une génération exceptionnelle de gardiens de but, comme Tommy, Mayé, Koudadjé, Denaynon, Waké et autre Agassa dans les caisses de l’équipe nationale, et maintenant, Nguissan Yao. Et donc, revenu au pays, après une demi-saison du championnat de football de la Birmanie, cette toute première expérience, lui a permis, comme il le dit, « d’être ce jeune homme, qui sait voyager sans pression ». Et c’est là sans doute où découle sa force…

    Avoir la notoriété de son modèle Kossi Agassa

    Ce n’est donc, pas un hasard quand le Chroniqueur demandait à cet athlète togolais Nguissan Yao, le sportif local, dont il est le modèle et qu’il voudrait se ressembler ? Sans hésiter, sa réponse est Kossi Agassa. Et de poursuivre : « Je l’apprécie énormément. C’est un gardien très moderne que je voyais prester, comme il le faisait, et que je voulais vraiment faire comme lui…et lui ressembler ». Pour son expérience en football, surtout, son expérience dans la vie, pour s’être aventuré jusqu’en Europe (Birmanie) pour une demi-saison. Cependant, il est à retenir que même pour le jeune Epervier, les choses n’ont pas toujours été si simples pour lui… Pourtant il assure que, « chaque fois, sur un terrain de football, ça reste un honneur pour moi, parce que je prends un grand plaisir à défendre », dit-il, en souriant.

    L’ Epervier national tel un pigeon voyageur

    De 2011 à 2016, il est resté à Dyto FC, avant de s’expatrier au Nigéria, porté les couleurs du grand Enugu Rangers. Une nouvelle étape, de nouvelles choses à apprendre, le temps d’une saison au pays de Muhammadu Buhari, et il retourne au pays reprendre avec le club militaire. Ses bons et loyaux services, ont fait que Djehani, retourné à Lomé au sein de Dyto FC. Mais ne pouvait qu’être courtisé par les champions, dont l’ASCK. Le club du nord du Togo et président du club chaudement champion national. C’est pour la saison 2018-19, puis, un appel et une proposition lui est venue de Djibouti. Où dit-il, « J’y ai passé 5 saisons, en jouant pour trois clubs différents ».

    A la découverte du football Djiboutien

    L’ancien joueur et dernier rempart, venu de Dyto FC et qui a fait, ensuite, le bonheur de l’Association Sportive de la Kozah (ASCK) durant une saison pleine et qui aura clairement marqué son petit temps, réalise un deuxième exil vers Djibouti. Une saison passée à l’AS Port de Djibouti, et c’est, trois saisons au profit de l’ACS Hayableh/CNSS. La suite c’est, Arta Solar 7, un club de prestige qui l’accueille. Toujours dans l’élite djiboutienne, et qui frappe fort lors du mercato hivernal, en recrutant l’international franco-camerounais Alexandre Song, l’ex milieu de terrain du FC Barcelone et des Lions Indomptables, a paraphé un bail de deux ans et ça donne de nouveau le sacre final.

    Pour le compte de cette saison (2024-2025) au Sporting club de Gagnoa, tout ne va pas si mal et après 13 rencontres, le classement donne 13 disputées, pour 9 victoires contre 2 défaites et 2 résultats nuls. Ce n’est pas si mal… Même si le club est classé 4e à trois points du leader. Tout en précisant que la Ligue 2 ivoirienne, est aussi difficile que celle du Togo.

    Cependant, en championnat avec des statistiques personnels et le classement sur cette première manche, et qui compte 13 match joués, 5 buts encaissés pour 9 clean sheet, une 4e place semble bien encourageante. Ainsi qu’au niveau de la Coupe nationale où il est enregistré deux matchs de tours préliminaires gagnés (4-1 et 0-3) en faveur du club de Gagnoa.

    Le magnat de l’AS Solar7, devrait en fait commencer par se frotter les mains et sourire à l’avenir…

    Chronique de Yves de Fréau (consultable sur sa page Facebook)

  • L’Égyptien Mohamed Salah s’approche du Ballon d’or

    L’Égyptien Mohamed Salah s’approche du Ballon d’or

    Qui succédera à Rodri au palmarès du Ballon d’or ? Actuellement beaucoup de regards se tournent vers l’attaquant égyptien de Liverpool, Mohamed Salah, au sommet de son art.

    A l’issue du match de ce dimanche 23 février contre Manchester City, ils sont nombreux les observateurs et commentateurs à saluer de nouveau la prestation XXL de Mohamed Salah, auteur ce soir-là d’un but et d’une passe décisive. Score final 2-0.

    Depuis le depuis de la saison, le buteur des Reds marche sur l’eau que ce soit en Premier league qu’en ligue des champions, à tel point que beaucoup pensent qu’il serait le prochain Ballon d’or.

    Ce qui lui manque actuellement, c’est de gagner un titre majeur pour faire taire certaines critiques. Liverpool est bonne position pour décrocher le titre de champion d’Angleterre voire la Ligue des champions. Ce qui fait dire son coach Arne Slot que l’international égyptien a de « de bien meilleures chances » de remporter le Ballon d’Or.

    Son entraîneur n’est pas le seul à penser que son buteur est bien parti pour succéder à George Weah, seul lauréat africain, sacre obtenu en 1995. « Ce que j’aime le plus dans sa carrière, c’est qu’il devienne de plus en plus fort. Il est plus clinique. Il a trouvé un bon équilibre entre l’obsession de marquer des buts et donner la balle », souligne Arsène Wenger.

    Si le Sénégalais Sadio Mané arrivé 2ᵉ en 2002, l’Ivoirien Didier Drogba 4ᵉ en 2007 et le Camerounais Samuel Eto’o 5ᵉ en 2009, l’ancien Leone Star cherche son successeur jusqu’aujourd’hui. Et Mohamed Salah, 30 buts, 21 passes décisives toutes compétitions confondues, a toutes les chances de succéder à l’Espagnol Rodri.

  • Le défenseur Lilian Brassier, futur néo Epervier ?

    Le défenseur Lilian Brassier, futur néo Epervier ?

    Lilian Brassier ne ferme pas la porte à la sélection togolaise. C’est ce que l’on retient d’une sortie médiatique du défenseur central  de Rennes, 25 ans, ce mercredi 19 février en France.

    Courtisé depuis plusieurs années par le staff technique des Eperviers du Togo, le joueur né le 2 novembre 1999 à Argenteuil, en terre française donc, hésite toujours. Sa dernière intervention médiatique laisse, cependant, croire qu’il pourrait accepter de porter la tunique jaune.

     « Oui, j’ai déjà été approché. C’est vrai que je me suis déjà posé la question de jouer pour le Togo. Maintenant, c’est compliqué parce qu’il y a toujours un truc en plus. Là, par exemple, c’était Marseille. Donc, je voulais bien rentrer dans mon nouveau club. Donc, c’est compliqué de faire ce choix-là aussi. Mais oui, j’ai déjà été approché. On a déjà pas mal parlé aussi », déclare-t-il aux médias hexagonaux.

    De retour à Rennes, son club formateur, Lilian Brassier a pour objectif de s’assurer une place de titulaire indiscutable avant de penser à autre chose. Mais il ne faut pas qu’il tergiverse trop lui conseille Serge Akakpo, le manager général de la sélection togolais.

    « Notre porte est toujours ouverte, et encore une fois il ne faut pas toujours attendre. Lui, comme nous, on a une histoire à écrire avec l’équipe nationale. Et surtout, lui qui représente un petit peu la nouvelle génération. Je lui ai dit qu’il est un peu le grand frère de la nouvelle génération », lui explique le consultant de Canal+.

    Lilian Brassier a porté les couleurs des U19 et U20 de France. Aujourd’hui âgé de 25 ans, sa carrière internationale pourrait s’écrire chez les Eperviers surtout qu’il a obtenu le passeport de son pays d’origine il y a deux ans.

    Les Eperviers sont absents de la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) depuis 2017. Ils sont dans le creux de la vague bien qu’aient participé au mondial 2006.

  • Le jour où « j’ai pris deux balles dans le dos », par Serge Akakpo, ancien international togolais

    Le jour où « j’ai pris deux balles dans le dos », par Serge Akakpo, ancien international togolais

    L’ex-défenseur des Éperviers du Togo était à bord du bus qui a été attaqué le 8 janvier 2010 par les Forces de libération de l’enclave du Cabinda, quelques jours avant le début de la CAN en Angola.

    C’était le 8 janvier 2010. Le matin même, l’entraîneur du FC Vaslui, le club où je jouais en Roumanie, m’avait appelé pour me souhaiter bonne chance, en me demandant de faire attention à ne pas me blesser. Si j’avais su ce qui allait se passer quelques heures plus tard…

    Nous étions au Congo pour y disputer des matches amicaux et devions rejoindre la ville de Cabinda, distante d’une soixantaine de kilomètres, pour les rencontres du premier tour de la CAN 2010 contre le Ghana, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. C’est ainsi que nous avons passé la frontière angolaise, impressionnés par la taille de l’escorte – plusieurs 4×4, des soldats armés jusqu’aux dents – qui nous accompagnait. On a pensé que c’était normal pour ce type de compétition. Ce n’est qu’après que j’ai compris que les Angolais savaient que le risque était réel.

    « Ça a été long, très long »

    Nous avons roulé quelques minutes, au milieu de la forêt. Moi-même, j’écoutais de la musique dans mon casque. Et puis j’ai entendu des sifflements, sans parvenir à les identifier immédiatement. C’était des tirs de roquette. Il y a eu des bruits de vitre aussi et, pendant quelques instants, j’ai pensé que des supporters étaient venus pour caillasser notre bus. Et puis tout est allé très vite. Une première personne a été touchée, il y a eu des cris, notre escorte a riposté… Notre bus a d’abord continué à avancer en zigzaguant, avant de s’arrêter quand le chauffeur a été mortellement touché. On a tenté de se coucher au sol, mais il n’y avait pas assez de place. C’est à ce moment-là que j’ai pris deux balles dans le dos.

    Je ne suis pas le seul à avoir été touché. Kodjovi Obilalé, l’un de nos gardiens de but, a été atteint. Le docteur aussi, ainsi qu’un membre du staff et que notre attaché de presse. Les tirs étaient nourris, ils voulaient en finir avec nous. Ça a été long, très long. Effrayant aussi.

    À quoi pense-t-on dans ces cas-là ? On prie, on se demande si on va s’en sortir vivants. Un de mes coéquipiers, Alaixys Romao, me donnait des claques pour me maintenir éveillé. Je me souviens qu’un homme est monté dans le bus, sans que l’on sache tout de suite s’il faisait partie de l’escorte ou des assaillants. Je me rappelle ses rangers. Il nous a fait signe de ne pas bouger, a brisé une vitre et a commencé à tirer sur les terroristes.

    « Le foot m’a empêché de sombrer »

    Quand tout s’est arrêté, nous avons été pris en charge. J’ai été conduit dans un dispensaire, puis dans un hôpital angolais. J’y suis resté plusieurs jours. C’est là que j’ai appris que plusieurs membres de notre délégation étaient décédés, dont notre sélectionneur adjoint, Abalo Amélété, et Stanislas Ocloo, l’attaché de presse. Là aussi que j’ai su qu’Obilalé ne pourrait plus jamais rejouer au football. Plus tard, j’ai été transféré à Lomé puis en France, où j’ai fini ma rééducation. J’ai pu rejouer dès le mois d’avril suivant.

    Je n’ai jamais suivi de thérapie. Je parle assez facilement de ce qui nous est arrivé, mais on ne me pose jamais de questions. C’est comme si les gens avaient peur de me déranger. Parfois, je me demande comment j’ai fait pour tenir. La vérité, c’est que le foot m’a empêché de sombrer. Je m’y suis accroché. Quinze ans plus tard, je n’ai rien oublié. J’ai du mal à assister à un feu d’artifice, j’évite de trop me mêler à la foule, d’aller à un concert… Et quand mon fils aîné me demande pourquoi j’ai des marques dans le dos, je lui réponds que ce sont des blessures dues au foot. Quand il sera plus grand, je lui dirai la vérité.

    Source: jeuneafrique.com

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