Catégorie : Sports

  • Félix Auger-Aliassime, fierté canadienne aux racines togolaises

    Félix Auger-Aliassime, fierté canadienne aux racines togolaises

    Félix Auger-Aliassime, 25 ans, est sacré champion à Montpellier pour une deuxième année consécutive. Il reste une étoile du tennis canadien au riche héritage togolais

    Dans une ambiance électrique à l’Arena Sud de France, Félix Auger-Aliassime a une nouvelle fois marqué l’histoire de l’Open Occitanie. Le tennisman canadien, âgé de 25 ans, a défendu avec brio son titre à Montpellier, battant en finale le Français Adrian Mannarino 6-3, 7-6(4), remportant ainsi l’épreuve pour la deuxième année consécutive.

    Ce succès confirme non seulement la domination d’Auger-Aliassime sur la surface dure en salle, mais fait également de lui l’un des joueurs les plus en vue du circuit ATP en ce début de saison. En imposant son jeu offensif, sa régularité au service et sa capacité à gérer la pression, il s’est montré quasiment intouchable tout au long du tournoi, ne concédant aucun point de break face à Mannarino lors de ce match décisif.

    Un nouveau record pour le Canadien

    Cette victoire de Montpellier est la neuvième de sa carrière sur le circuit ATP, un total qui lui permet d’entrer dans l’histoire du tennis canadien en dépassant Milos Raonic pour devenir le joueur masculin canadien le plus titré de l’ère Open. Ce nouvel exploit vient enrichir un palmarès déjà bien fourni pour le jeune homme, qui a atteint récemment la sixième place mondiale au classement ATP.

    Malgré une saison débutée par une blessure à l’Open d’Australie, qui l’avait contraint à abandonner précocement, Auger-Aliassime avait déjà montré des signes de forme prometteurs en acceptant une invitation tardive pour défendre son titre à Montpellier. Il a justifié cette confiance en dominant des joueurs solides, y compris des Français comme Arthur Fils et Titouan Droguet avant de s’imposer en finale.

    Identité multiculturelle

    Né à Montréal, Félix Auger-Aliassime est généralement présenté comme un tennisman canadien, mais son histoire familiale est profondément marquée par une richesse culturelle qui dépasse les frontières nord-américaines. Son père, Sam Aliassime, est originaire du Togo, où il a grandi avant d’émigrer vers le Canada pour travailler comme entraîneur de tennis. C’est justement avec lui que Félix a commencé à tenir une raquette dès l’âge de quatre ans, posant les premières pierres d’une carrière exceptionnelle.

    Son double héritage—togolais du côté paternel et québécois du côté maternel—a façonné non seulement son identité mais aussi une partie de son engagement personnel. Fidèle à ses racines africaines, Auger-Aliassime s’est impliqué dans des actions philanthropiques en faveur des enfants au Togo, notamment à travers des dons versés à l’éducation et à la protection des jeunes dans le pays ouest-africain.

    Dans ses rares interviews, il évoque souvent avec émotion l’influence de son père et la fierté qu’il ressent à représenter une famille issue de cultures différentes. Cette double appartenance est désormais un trait distinctif de sa personnalité, apprécié aussi bien par ses fans que par ses pairs sur le circuit professionnel.

    Perspectives

    Avec ce nouveau titre, Auger-Aliassime alimente les attentes autour de son potentiel à remporter des trophées encore plus prestigieux. Son jeu complet, qui combine puissance, régularité et intelligence tactique, en fait un candidat sérieux pour briller dans les Masters 1000 et pourquoi pas dans les grands chelems à l’avenir.

    À 25 ans, il incarne l’avenir du tennis masculin : un joueur charismatique, ancré dans une histoire personnelle riche et inspirante, capable de transformer les défaites en leçons de résilience et les victoires en tremplins vers des sommets encore plus élevés.

  • Qui est José Altafini, champion du monde 1958 sous un faux nom ?

    Qui est José Altafini, champion du monde 1958 sous un faux nom ?

    À 87 ans, José Altafini reste l’un des derniers témoins vivants de la Coupe du monde 1958, remportée par le Brésil en Suède. Membre de cette génération légendaire aux côtés de Pelé et Garrincha, l’ancien attaquant conserve un regard étonnamment léger sur une carrière pourtant exceptionnelle, marquée par une singularité rare : avoir brillé sous deux identités et deux nationalités.

    Feuilletant un ancien numéro de France Football, Altafini découvre presque par surprise sa onzième place au Ballon d’Or 1963. « Je ne savais même pas que j’étais classé », s’amuse-t-il en parcourant les noms du palmarès. Lev Yachine, Gianni Rivera, Jimmy Greaves… Autant de monuments du football mondial. Mais un détail le fait sourire davantage : Giovanni Trapattoni, son coéquipier à l’AC Milan cette année-là, est classé devant lui. « Mince alors ! » lance-t-il, hilare.

    Cette distinction, il l’obtient sous la nationalité italienne. Car après son sacre mondial avec le Brésil, Altafini s’installe en Europe et devient une figure majeure du calcio. Naturalisé italien, il évolue sous le surnom de « Mazzola », choisi pour répondre aux contraintes réglementaires de l’époque et faciliter son intégration. Un choix qui symbolise une époque où le football se jouait aussi dans les bureaux.

    Son histoire personnelle reflète cette complexité. « J’ai gagné la Coupe du monde 1958 sous un faux nom », confie-t-il aujourd’hui sans détour. À 19 ans, il inscrit deux buts durant le tournoi et participe à l’éclosion d’un Brésil flamboyant, destiné à dominer durablement la planète football.

    Avec l’AC Milan, Altafini atteint son apogée européenne. Buteur décisif en Coupe d’Europe, notamment lors de la campagne 1962-1963, il s’impose comme l’un des attaquants les plus efficaces de son temps. Sa place au Ballon d’Or, même lointaine, confirme son statut parmi l’élite mondiale.

    Aujourd’hui, José Altafini regarde son parcours avec sérénité. Champion du monde, star du Milan, international brésilien puis italien, il incarne une époque révolue où le football forgeait des destins hors normes. Une légende à la croisée de deux histoires, qui continue de fasciner.

  • Éperviers : qui tire les ficelles derrière les fuites sur le futur sélectionneur ?

    Éperviers : qui tire les ficelles derrière les fuites sur le futur sélectionneur ?

    Dans les milieux liés au football national, ce qui interroge davantage aujourd’hui, c’est la gestion de l’après-Daré. Une gestion floue, opaque et surtout marquée par des fuites troublantes. Explication !

    Insistance

    La Fédération togolaise de football (FTF) a officiellement mis fin au contrat de Nibombé Daré, invoquant une insuffisance de résultats à la tête des Éperviers. Une décision qui, en soi, n’a rien d’exceptionnel dans le monde du football moderne, où les entraîneurs sont jugés à l’aune des performances. Ce qui interroge davantage, en revanche, c’est la gestion de l’après-Daré. Une gestion floue, opaque et surtout marquée par des fuites troublantes.

    Logiquement, après un limogeage, la FTF devrait enclencher un processus clair, c’est-à-dire définir un profil, lancer éventuellement un appel à candidatures, analyser les dossiers et choisir, en toute transparence, l’homme le mieux à même de redonner des ailes à une sélection nationale en perte de vitesse. Or, à ce jour, aucun appel officiel n’a été lancé. Aucune communication structurée n’a été faite. Et pourtant, des noms circulent déjà avec insistance dans certains médias et sur les réseaux sociaux.

    Jean-Michel Cavalli hier, Olivier Guégan aujourd’hui, un autre demain. Ces noms apparaissent, disparaissent, reviennent, comme s’ils étaient testés dans l’opinion publique. La question qui revient dans les débats est alors : qui a intérêt à faire fuiter ces informations ? Et surtout, dans quel but ?

    En effet, ces fuites ne sont pas anodines. Dans un environnement aussi sensible que celui du football togolais, où la méfiance est devenue presque réflexe, chaque information officieuse est scrutée, interprétée, parfois instrumentalisée. Lorsqu’aucun cadre formel n’existe, la rumeur prend le pas sur l’information. Et lorsque la rumeur devient récurrente, elle cesse d’être accidentelle.

    Selon plusieurs sources concordantes, un réseau (informel ?), bien connu des acteurs du football national, tenterait d’orienter les décisions, voire d’imposer un choix. Il ne s’agit pas ici d’accuser sans preuves, mais de rappeler un fait historique : depuis des décennies, le football togolais semble régulièrement pris en otage par des intérêts particuliers, au détriment du projet sportif global.

    Ingérences

    Des entraîneurs débarqués prématurément, des choix techniques contestés, des nominations jugées incohérentes, des conflits internes chroniques… La liste est longue. Trop longue pour qu’on continue à parler de simples coïncidences ou d’erreurs isolées. Le mal est structurel. Il est ancien. Et il résiste aux changements de dirigeants.

    L’arrivée de Kossi Akpovy à la tête de la FTF avait pourtant suscité un réel espoir. Pour beaucoup d’observateurs, elle symbolisait une rupture avec les pratiques du passé : plus de transparence, plus de rigueur, moins d’ingérences. Certains y voyaient même la fin des manipulations, des clans et des décisions prises en coulisses.

    Mais les événements récents tendent à montrer que le système est plus fort que les hommes. Que même avec de bonnes intentions, il est difficile de gouverner un football gangrené depuis longtemps par des réseaux d’influence. La question n’est donc pas seulement de savoir si la Fédération « perd la main », mais de se demander si elle l’a réellement eue un jour.

    La fuite organisée, ou supposée organisée, des noms de potentiels sélectionneurs pose un problème de gouvernance. Elle fragilise l’institution, expose inutilement des techniciens, et brouille le message adressé aux supporters. Pire encore, elle donne l’impression que le choix du futur sélectionneur ne se fait pas sur la base d’un projet sportif clair, mais au gré de pressions, de calculs et d’intérêts parallèles.

    Or, le football togolais n’a plus le luxe de l’improvisation. Les Éperviers ne « volent » plus, pour reprendre une expression devenue tristement symbolique. Les résultats stagnent, la base se fragilise, la confiance du public s’érode. Dans un tel contexte, le choix du sélectionneur ne peut être une manœuvre tactique de plus dans un jeu d’influences.

    Ce débat dépasse largement les noms de Cavalli ou de Guégan, entre autres. Le véritable enjeu est ailleurs : le Togo a-t-il enfin décidé de rompre avec les pratiques qui l’ont conduit dans l’impasse actuelle ? Ou assiste-t-on, une fois de plus, à la reproduction des mêmes schémas, avec de nouveaux visages mais avec les mêmes méthodes ?

    À force de vouloir contrôler, manipuler, imposer, certains ont fini par étouffer le football togolais. Et tant que ce système ne sera pas clairement identifié, assumé et démantelé, aucun sélectionneur, aussi compétent soit-il, ne pourra réussir durablement.

    Le changement ne viendra pas d’un nom, mais d’une méthode. Pas d’un homme providentiel, mais d’une gouvernance responsable. La balle est désormais dans le camp de la Fédération. À elle de prouver que les fuites ne sont pas des décisions déguisées, et que l’avenir des Éperviers se construit enfin au grand jour, et non dans l’ombre.

    Fabrice KA

  • Karim Dermane, nouveau patron des Éperviers à l’étranger ?

    Karim Dermane, nouveau patron des Éperviers à l’étranger ?

    Karim Dermane franchit un cap décisif. Régulier dans l’entrejeu lorientais, l’international togolais séduit par sa maturité tactique, sa qualité de relance et son impact physique.

    Depuis le début de la saison, Karim Dermane s’impose comme l’un des Togolais les plus en vue sur la scène européenne. Le milieu de terrain du FC Lorient, prêté par Lommel SK, enchaîne les bonnes copies en Ligue 1 française, au point de relancer le débat : est-il aujourd’hui le meilleur joueur togolais évoluant à l’étranger ?

    À seulement 21 ans, Karim Dermane franchit un cap décisif. Aligné régulièrement dans l’entrejeu lorientais, l’international togolais séduit par sa maturité tactique, sa qualité de relance et son impact dans les duels.

    Son match de référence face à l’AS Monaco, où il s’illustre avec un but, une passe décisive et la meilleure note du match, a marqué les observateurs. Une performance qui confirme sa capacité à répondre présent dans un championnat exigeant et très exposé médiatiquement.

    Dans une équipe lorientaise en quête de stabilité, Dermane s’est rapidement rendu indispensable. Son volume de jeu et sa polyvalence au milieu font de lui un élément clé du dispositif. Cette régularité en Ligue 1, rare chez les joueurs togolais de sa génération, renforce son statut à l’échelle nationale.

    Malgré ses performances, Karim Dermane ne fait pas encore l’unanimité comme numéro un togolais hors du pays. D’autres cadres des Éperviers, à l’image de Kévin Denkey, continuent de dominer les classements individuels grâce à leur efficacité offensive et aux distinctions reçues récemment.

    Denkey, notamment, reste très souvent cité comme le meilleur joueur togolais évoluant à l’étranger, en raison de son rendement constant et de son rôle décisif en club.

    Si le titre symbolique de “meilleur Togolais à l’extérieur” peut encore se discuter, Karim Dermane s’impose déjà comme l’un des visages du présent et surtout de l’avenir du football togolais. Sa progression rapide, son adaptation au haut niveau européen et sa marge de progression laissent entrevoir un leadership croissant, aussi bien en club qu’en sélection nationale.

    Karim Dermane n’est peut-être pas encore le meilleur Togolais évoluant à l’étranger selon tous les critères, mais il est sans conteste l’un des plus performants et des plus prometteurs actuellement. Et à ce rythme, la question pourrait très vite ne plus se poser.

  • Togo/Foot/Professionnalisation: rêve légitime, conditions insuffisantes ?

    Togo/Foot/Professionnalisation: rêve légitime, conditions insuffisantes ?

    La professionnalisation du football ne se décrète pas. Elle est l’aboutissement d’un long processus reposant sur des préalables clairs. Or, à l’épreuve des faits, le projet togolais semble avancer plus vite que ses fondations.

    Annoncée depuis 2022 comme un tournant historique, la professionnalisation du football togolais est entrée, en janvier 2026, dans une phase dite « pratique » avec la création officielle de la Ligue de football professionnel du Togo (LFPT). À neuf mois du lancement du tout premier championnat professionnel de l’histoire du pays, prévu pour septembre 2026, une question centrale s’impose : le Togo dispose-t-il réellement des moyens institutionnels, financiers et structurels pour réussir ce basculement ?

    La professionnalisation du football ne se décrète pas. Elle est l’aboutissement d’un long processus reposant sur des préalables clairs : infrastructures adéquates, cadre juridique et financier solide, clubs structurés en sociétés sportives, formation des acteurs, gouvernance crédible et attractivité économique. Or, à l’épreuve des faits, le projet togolais semble avancer plus vite que ses fondations.

    De grandes annonces, peu de réalisations visibles

    Depuis les premières réflexions lancées en 2022 par la Fédération togolaise de football (FTF) et le ministère en charge des Sports, les communications officielles se sont multipliées. Lors de la création de la LFPT, le président de la FTF, Guy Akpovy, a évoqué « un travail acharné mené depuis plusieurs années » pour redéfinir un cadre juridique, technique et économique viable. Un discours volontariste certes, mais qui peine à convaincre une grande partie des observateurs du football local.

    Sur le terrain, les signes tangibles de cette professionnalisation restent rares. Aucun nouveau stade homologué n’a été livré. Les clubs ne sont pas encore transformés en véritables sociétés sportives. Le statut du joueur professionnel demeure flou. Les mécanismes de financement du futur championnat ne sont pas clairement définis. Autant de zones d’ombre qui alimentent le scepticisme.

    Le talon d’Achille des infrastructures

    Le défi des infrastructures apparaît comme le plus urgent. Le Togo dispose aujourd’hui de très peu de stades répondant aux standards requis pour une compétition professionnelle. À Lomé, le stade municipal est sursollicité, tandis que dans plusieurs régions, les enceintes sportives sont vétustes ou inadaptées.

    Pour le journaliste sportif David Assimadi, ce manque constitue un obstacle majeur : « On ne peut pas parler de professionnalisation sans infrastructures conformes. À quelques mois du lancement annoncé, il faudrait engager des travaux d’envergure dans des délais très courts, ce qui paraît difficilement réalisable. »

    La comparaison avec la sous-région est éloquente. Au Ghana, la Ghana Premier League repose sur un réseau de stades rénovés ou reconstruits après la crise sécuritaire de 2001, avec des exigences strictes en matière d’homologation. En Côte d’Ivoire, la professionnalisation s’est appuyée sur les infrastructures héritées de la CAN 2023, offrant aux clubs des enceintes modernes et fonctionnelles. Au Sénégal, la Ligue professionnelle bénéficie d’investissements étatiques progressifs et d’un partenariat structurant avec des sponsors majeurs.

    Un modèle économique fragile

    Au-delà des infrastructures, la question du financement soulève de sérieuses inquiétudes. Dans le championnat actuel, l’État togolais s’est engagé à verser une subvention de 10 millions de francs CFA par club, un montant dont le paiement a souvent été irrégulier. Pourtant, pour le futur championnat professionnel, un accompagnement de 70 millions de francs CFA par club est annoncé.

    Une promesse ambitieuse, mais jugée peu réaliste par plusieurs acteurs. « Si l’État a déjà du mal à honorer des engagements bien moindres, on est en droit de se demander d’où viendront ces ressources supplémentaires », s’interroge David Assimadi, tout en laissant une marge d’espoir à une éventuelle amélioration de la situation économique nationale.

    À titre de comparaison, le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Sénégal ont progressivement réduit la dépendance des clubs vis-à-vis des subventions publiques, en développant les droits TV, le sponsoring, le marketing sportif et la billetterie. Des leviers encore très peu exploités au Togo.

    Une gouvernance et une méthode questionnées

    Autre sujet de préoccupation : la gouvernance de la nouvelle Ligue professionnelle et l’identité de ses dirigeants, qui ne rassurent pas pleinement l’opinion sportive. Pour Dela Ayité, journaliste togolais, le problème est aussi méthodologique. Il plaide pour une transition graduelle : « Une semi-professionnalisation aurait permis de tester le modèle, de corriger les insuffisances et d’éviter un choc brutal. L’exemple du Gabon, où la professionnalisation s’est soldée par un échec, doit nous servir de leçon. »

    Au Sénégal comme en Côte d’Ivoire, la professionnalisation s’est faite par étapes, avec une montée en puissance progressive des exigences imposées aux clubs. Une approche prudente qui contraste avec la volonté togolaise de basculer rapidement vers un professionnalisme intégral.

    Un pari risqué mais pas encore perdu

    L’objectif affiché de la professionnalisation du football togolais (amélioration de la gouvernance, élévation du niveau de jeu, création d’emplois et d’une véritable industrie sportive) est unanimement salué. Mais entre l’ambition et la réalité, le fossé reste important. Et c’est là le hic.

    À neuf mois du coup d’envoi annoncé, le projet ressemble davantage à un pari risqué qu’à une réforme solidement préparée. Sans investissements massifs, sans cadre clair et sans une implication réelle de tous les acteurs, la professionnalisation pourrait bien devenir un projet mort-né. À moins d’un sursaut collectif et d’une réorientation stratégique inspirée des modèles réussis de la sous-région.


  • Emmanuel Adebayor rattrapé

    Emmanuel Adebayor rattrapé

    Avant le week-end écoulé, le Togolais Emmanuel Adebayor détenait seul un joli record dans l’histoire de Manchester City.


    Souvenez-vous de ce moment génial de Premier League: le 18 juillet 2009, quelques semaines après son arrivée à Manchester City en provenance d’Arsenal, Emmanuel Adebayor a donné l’avantage à sa nouvelle équipe, de la tête sur un centre de Shaun Wright-Phillips. William Gallas a été devancé. L’attaquant togolais a alors sprinté comme un fou jusqu’à l’autre bout du terrain afin de célébrer devant le parcage des supporters des Gunners ! Il a été averti par l’arbitre puis, accusé par son ancien coéquipier Robin van Persie de l’avoir frappé au visage, a écopé d’une suspension de trois matches…

    En tout cas, les débuts d’Adebayor chez les Cityzens, après un recrutement s’élevant à 30 millions d’euros, ont été une réussite. Associé à Carlos Tévez et Robinho dans le secteur offensif par Mark Hughes, l’attaquant passé par l’AS Monaco a marqué lors de ses quatre premiers matches de championnat contre Blackburn, Wolverhampton, Portsmouth et donc Arsenal. Il a toutefois fini à 14 buts en 31 matches toutes compétitions confondues.

    Semenyo comme Adebayor

    Un joueur actuel de Man City a égalé « Manu » Adebayor, qui était jusque-là le seul joueur de l’histoire du club à marquer sur quatre de ses cinq premiers matches depuis le début de l’ère Premier League (depuis 1992). Antoine Semenyo, recruté pour 72 millions d’euros le 9 janvier dernier, a en effet enchaîné des réalisations contre Exeter et Newcastle en coupes puis Wolverhampton et Tottenham en PL.

    Dimanche lors du choc contre les Spurs, Rayan Cherki a ouvert le score d’une frappe croisée du droit (11e) et Semenyo a doublé la mise avant la pause, bien décalé par Bernardo Silva dans la surface (44e). Mais Tottenham a réalisé une belle seconde période, face à une formation de Pep Guardiola devenue apathique, et a arraché un point grâce à un doublé de Dominik Solanke, avec un deuxième but inscrit en coup du scorpion (53e et 70e).

    Source: https://www.football.fr/

  • L’entraîneur de football Samuel Gale espère un nouveau défi

    L’entraîneur de football Samuel Gale espère un nouveau défi

    Jusqu’à récemment, Samuel Ekoe Gale occupait le poste d’entraîneur adjoint au FC Kosova Düsseldorf. Cependant, le technicien togolais souhaite se réorienter en ce début d’année et arrive avec une qualification extrêmement rare dans le football amateur : sa licence UEFA Pro, récemment obtenue.

    Les entraîneurs titulaires de la licence UEFA Pro (anciennement appelée licence d’entraîneur de football) sont rares dans les ligues amateurs. En novembre dernier, Samuel Ekoe Gale a obtenu ce précieux certificat, mais il était alors entraîneur adjoint au FC Kosova Düsseldorf . Désormais, en ce début d’année, cette période touche à sa fin, car le quadragénaire ambitionne de franchir une nouvelle étape dans sa carrière.

    Considéré comme l’entraîneur national du Togo

    Au Togo, son pays natal, Gale s’est déjà fait un nom. Son expérience de joueur et d’entraîneur de haut niveau lui a permis d’obtenir la licence professionnelle d’entraîneur. En 2021, il était même pressenti pour succéder à Claude Le Roy à la tête de l’équipe nationale du Togo. Finalement, Gale a entraîné différents clubs de première division togolaise, dont l’AS OTR Lomé.

    En début de saison, Gale a enfin franchi une nouvelle étape en rejoignant le football européen. L’Allemagne lui est familière : il y a déjà évolué comme joueur dans les années 1990, notamment au Borussia Wuppertal. Après sa carrière de joueur, il a travaillé dans le football de jeunes en Belgique. Gale espérait finalement accéder au football professionnel grâce à son retour en Allemagne, au FC Kosovo.

    Il a d’abord intégré l’équipe technique d’ Alfonso del Cueto . Après le limogeage de ce dernier, Gale espérait avoir l’opportunité de devenir entraîneur principal, mais Düsseldorf a finalement opté pour Ibo Cöl.

    « J’espérais que le club me confierait peut-être quatre matchs comme entraîneur adjoint après le départ de del Cueto », confie Gale, qui souhaite désormais trouver un nouveau poste. Le niveau du club importe peu pour l’instant, mais grâce à son excellente licence Pro, il devrait privilégier un club ambitieux où il pourrait mettre son expertise à profit. « En Allemagne, il faut bien commencer quelque part. Que ce soit en Landesliga ou en Oberliga, peu importe. Mais si un club a une bonne structure et un projet ou une vision, nous sommes ouverts à la discussion », explique Gale.

    À long terme, l’entraîneur de football a des objectifs clairs : « Je veux évoluer dans des divisions supérieures, mettre en œuvre ma philosophie sportive et développer une identité avec mon équipe. »

    Pour toute question, vous pouvez contacter Gale au numéro de téléphone

    01637977152. https://www.fupa.net/news/fussballehrer-samuel-gale-hofft-auf-eine-neue-herausforderung-3155691?debug=preview,nocache

    Source: https://www.fupa.net/news

  • CAN 2025 : Algérie-Nigeria, une vieille rivalité

    CAN 2025 : Algérie-Nigeria, une vieille rivalité

    L’Algérie et le Nigeria s’affronteront le 10 janvier à Marrakech, en quart de finale de la CAN 2025. Les deux sélections se sont souvent croisées lors de cette compétition, en demi-finale, mais surtout en finale (1980 et 1990). Retour sur ces rencontres.

    Pour la dixième fois dans l’histoire de la CAN, l’Algérie et le Nigeria vont se retrouver face à face, samedi à Marrakech, en quart de finale. C’est en 1980, à Lagos, que les Fennecs et les Super Eagles ont inauguré cette longue liste, lors d’une finale largement remportée par les Nigérians.

    Nigeria-Algérie 3-0, Lagos (finale de la CAN 1980)

    La finale se déroule le 22 mars 1980 au Lagos National Stadium devant plus de 85 000 spectateurs. Le Nigeria y a joué ses quatre premiers matchs, alors que l’Algérie évoluait à Ibadan, à 120 kilomètres plus au nord. « Nous étions arrivés à Lagos en bus, sans escorte policière. Notre hôtel était disons de qualité moyenne, et le jour du match, nous avions pris le petit déjeuner et le déjeuner dans la résidence de l’ambassadeur d’Algérie à Lagos. Ce n’était pas idéal comme préparation, nous n’avions pas pu nous reposer », se souvient Chaâbane Merzekane, l’ancien défenseur algérien.

    Dans une ambiance survoltée et sous une lourde chaleur, les Fennecs encaissent un but dès la 2e minute sur un tir de Patrick Odegbami, lequel récidive juste avant la mi-temps. Et au retour des vestiaires, Mudashiru Lawal enfonce un peu plus les Nord-Africains. « Les Nigérians étaient dans un bon jour, ce qui n’était pas notre cas. Mais cette CAN a lancé la belle décennie de la sélection algérienne, avec deux participations à la Coupe du monde [1982 et 1986] et la conquête de la CAN 1990 », rappelle Chaâbane Merzekane.

    Algérie-Nigeria 1-0, Alger (finale de la CAN 1990)

    Les deux équipes s’étaient affrontées lors du match d’ouverture, et les Algériens s’étaient imposés largement (5-1). Les Fennecs, avant cette finale, ont balayé la Côte d’Ivoire (3-0), l’Égypte (2-0) et le Sénégal (2-1) en demi-finale, alors que les Super Eagles se sont montrés moins flamboyants face à l’Égypte (1-0), à la Côte d’Ivoire (1-0) et à la Zambie (2-0). Ce 16 mars, dans un stade du 5-Juillet-1962 où 105 000 personnes se sont rassemblées, Chérif Oudjani délivre son équipe d’une frappe puissante en fin de première période.

    « Nous avions hâte de jouer cette finale. Nous étions logés dans l’hôtel du stade, dans des conditions assez spartiates, et il n’y avait pas grand-chose à faire. Le veille du match, j’avais reçu la visite surprise de mon père, Ahmed, lui-même ancien international algérien », se souvient l’unique buteur de la finale. « On avait la meilleure équipe, le meilleur joueur [Rabah Madjer], le meilleur buteur [Djamel Menad], la meilleure attaque, la meilleure défense. Ce premier titre, nous le méritions totalement. »

    Algérie-Nigeria 2-1, Le Caire (demi-finale de la CAN 2019)

    L’Algérie n’avait plus disputé de demi-finale de CAN depuis 1990, année de son premier sacre continental, avant de retrouver les Nigérians, qui entre-temps ont ajouté deux autres titres (1994 et 2013) à celui conquis en 1980. En 2019, les Nord-Africains, qui n’étaient pas forcément attendus à ce niveau avant le début de la CAN, proposent un football offensif et séduisant prôné par leur sélectionneur Djamel Belmadi et notamment incarné par Riyad Mahrez.

    L’ailier de Manchester City, déjà auteur de deux buts depuis le début de la compétition, va faire très mal aux Super Eagles au stade international du Caire. D’abord en provoquant, sur un de ses multiples centres, un but contre son camp de William Troost-Ekong (40e), puis en transformant magistralement un coup franc lors du temps additionnel, alors que les Nigérians étaient revenus au score sur un penalty transformé par Odion Ighalo.  Cinq jours plus tard, au même endroit, l’Algérie remporte sa seconde CAN face au Sénégal (1-0).

    Jeuneafrique.com

  • L’ex-Epervier Ludovic Assémoassa est mort à 45 ans

    L’ex-Epervier Ludovic Assémoassa est mort à 45 ans

    L’OL a annoncé, ce mardi dans un message publié sur X, la mort de Ludovic Assémoassa, formé au club avant d’entamer sa carrière professionnelle sous les couleurs de Clermont. L’ancien international togolais s‘est éteint à l’âge de 45 ans.

    Dans un message publié sur son compte X ce mardi, l’OL a annoncé la mort de son ancien joueur Ludovic Assémoassa à 45 ans. “Ludovic Assémoassa, enfant de l’Academy, international togolais, nous a quittés”, indique le club. “Partout où il a joué ou entraîné, Ludovic a fait l’unanimité. Il était profondément aimé. A sa famille, à ses amis, son club de Lyon – La Duchère, l’Olympique Lyonnais adresse ses plus sincères condoléances.”

    Une carrière en Ligue 2 et un match de Coupe du monde

    Né à Lyon, le défenseur a été formé au sein du club phare de sa ville mais n’y a jamais joué avec les professionnels jusqu’à son départ pour Clermont en 2011, à 21 ans. Il y a mené une longue carrière en Ligue 2 avec 121 matchs disputés toutes compétitions confondues. Ludovic Assémoassa a ensuite joué en Espagne sous les couleurs de Ciudad Murcie, puis Grenade pour 34 matchs de Liga 2 et un de Coupe du Roi.

    Ses performances lui ont également permis de devenir international togolais et de disputer la Coupe du monde 2006 avec une titularisation face à la Suisse (2-1) en ouverture de la compétition. Mais celle-ci s’était brutalement achevée avec une rupture des ligaments croisés du genou droit contractée lors de cette rencontre, mettant fin à son Mondial et le privant notamment du match contre la France (2-0). Au total, il a cumulé 5 sélections avec le Togo.

    A l’issue de sa carrière, il s’était reconverti comme entraîneur de Lyon-la Duchère, pensionnaire de National 3. Il avait pris, avec Karim Bounouara et Habib Sisbane, les commandes de l’équipe à l’été 2023 après le départ précipité de l’ancien entraîneur, Jordan Gonzalez. Sous les ordres du trio, le club lyonnais avait signé un joli parcours en Coupe de France après avoir sorti trois équipes de rang supérieur, le GOAL FC (N1), Bastia (L2) ou Thonon Evian Grand Genève (N2), avant de se faire éliminer en 32es de finale contre Le Puy (2-1). Lionel Bah avait succédé au trio à l’été 2024.

    Avec rmcsport.bfmtv.com



    L’OL annonce la mort de son ancien joueur Ludovic Assémoassa, à 45 ans

  • Foot : Samuel Ekoé Galé obtient la prestigieuse licence UEFA Pro

    Foot : Samuel Ekoé Galé obtient la prestigieuse licence UEFA Pro

    Avec ce diplôme, le technicien germano-togolais obtient le précieux sésame qui pourrait lui ouvrir les portes des grands clubs

    La licence UEFA Pro est le plus haut degré pour les entraîneurs de football. C’est une certification requise pour diriger une grande équipe non seulement au plan national mais aussi, et surtout, diriger des clubs qui jouent des compétitions européennes comme la Ligue des champions, pour ne citer que celle-là.

    Le Germano-togolais Samuel Ekoé Galé (SEG) est titulaire de la Licence UEFA A obtenue en 2016 en France. Avec le nouveau diplôme licence UEFA Pro, il étoffe ses connaissances et peut donc désormais entrer dans la cour des grands. Cette licence, faut-il le souligner, est selon les experts, un diplôme d’entraîneur le plus prestigieux sur le vieux continent européen et ailleurs.

    Passé par plusieurs clubs togolais, l’ancien international togolais reconverti entraîneur depuis une douzaine d’années complète ainsi son parcours dans le monde du coaching en football.

    Nul doute que l’impétrant fera partie des meilleurs au classement, selon son entourage. D’ailleurs sa référence, sinon son idole, est l’entraîneur qui n’est plus à présenter, Marcelo Bielsa, surnommé « El Loco ». Le manager argentin est connu pour son football ultra-offensif.

Radio Renouveau228

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