Catégorie : Sports

  • Togo-A la FTF, scission du département Marketing et Communication

    Togo-A la FTF, scission du département Marketing et Communication

    Suite aux délibérations et recommandations issues de la séance du Comité exécutif du 24 septembre 2024, la FTF a le plaisir de vous informer de la mise en œuvre effective de la décision relative à la scission du département marketing et communication.

    Dans le but d’optimiser les actions de notre fédération et de renforcer l’efficacité de nos stratégies, il a été décidé de séparer les pôles marketing et communication en deux départements distincts :


    • Département Marketing et Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) : Placé sous la direction de Monsieur BOROZE Nolakina, ce département aura pour mission de développer et mettre en œuvre une stratégie marketing globale, de renforcer l’image de marque de la FTF, de développer des partenariats et de mettre en œuvre notre politique RSE.

    • Département Communication : Sous la direction de Monsieur KUEVIDJIN Kangni, ce département sera en charge de la gestion de la communication interne et externe de la FTF, de la relation presse, de la création de contenus et de la gestion de nos canaux de communication.

    Cette nouvelle organisation a pour objectif de :
    • Renforcer l’expertise de chaque département en leur permettant de se concentrer sur leurs missions spécifiques.
    • Améliorer l’efficacité de nos actions en évitant les chevauchements de compétences.
    • Accroître la visibilité de la FTF et renforcer notre image de marque.

    La FTF est convaincue que cette nouvelle structure permettra de gagner en efficacité et de mieux répondre aux enjeux du football moderne.
    Fait à Lomé, le 20 novembre 2024
    Le Secrétaire Général

    Hervé Tété AGBODAN

    Avec ftftogo.com

  • Officiel : Kévin Denkey quitte le Cercle Bruges pour la MLS

    Officiel : Kévin Denkey quitte le Cercle Bruges pour la MLS

    L’international togolais Kevin Denkey, 24 ans, est officiellement un nouveau joueur de Cincinnati, en Major league soccer (MLS), le championnat de football nord-américain.

    Kévin Denkey quitte le Cercle Bruges et s’envole vers Cincinnati, et la MLS donc.  C’est un communiqué officiel de son désormais ancien club qui confirme l’information.

    Recruté en janvier 2021, en provenance de Nîmes, le dossard 8 des Eperviers, sélection nationale du Togo, a confirmé au Cercle Bruges. Le jeune attaquant a joué 147 matches pour 62 buts, dont 27 la saison dernière, devenant le meilleur buteur du championnat. « Une performance qui lui avait permis de remporter le Soulier d’Ebène, le trophée qui récompense le meilleur joueur d’origine africaine de la saison », décrit un confrère.

    Avant de quitter la Belgique cette saison, il a déjà marqué 11 buts avec 6 passes décisives le tout en 23 rencontres toutes compétitions confondues.

    Son nouveau club a déboursé 17 millions d’euros pour l’enrôler. Avec les Eperviers, Kevin Denkey compte 34 caps pour 8 buts.

  • Do Messan Dzakpa revendique la paternité du nom « Eperviers du Togo »

    Do Messan Dzakpa revendique la paternité du nom « Eperviers du Togo »

    C’est une autre histoire qui surgit à un moment où le football togolais n’en a pas besoin. Do Messan Dzakpa, artiste peintre, revendique la paternité du nom “Éperviers du Togo” et réclame réparation.

    Après Moustapha Bodé, un ancien intendant de l’équipe nationale, réclamant 25 millions de FCFA CFA pour des œuvres occultes réalisées en faveur des Eperviers, c’est le tour d’un autre togolais. Lui est artiste peintre. Son nom est Do Messan Dzakpa. Il explique être l’auteur du logo et du nom « Eperviers du Togo ».

    Il a rendu publique cette histoire, parce que selon lui, depuis un quart de siècle qu’il réclame la promesse qui lui a été faite il n’a pas eu gain de cause. En 1997 « J’ai conçu le logo et je l’ai présenté aux responsables sportifs de l’époque, notamment Agbala Watekou, alors manager de la Fédération togolaise de football (FTF), le Général Zoumarou Gnonfam, président du Comité olympique togolais, et le Général Seyi Mèmène, président de la FTF », raconte-t-il aux médias.

    Après un concours a été lancé par l’instance faîtière. Son objectif, trouver un nom officiel à la sélection nationale. In fine, c’était son tableau qui aurait été retenu. Et un certain Agbala Watekou l’aurait rassuré que l’utilisation de son chef-d’œuvre lui rapportera un certain nombre de droits. Depuis lors rien. « Ces promesses n’ont jamais été tenues », dénonce l’artiste peintre aujourd’hui.

    « Depuis 1999, j’ai multiplié les démarches auprès des ministres des Sports successifs, sans succès. Aujourd’hui, je veux rentrer dans mes droits », réclame-t-il.

    L’affaire est pendante à la justice.

    Si les Eperviers battent de l’aile aujourd’hui, c’est parce qu’il y aurait un cérémonial qui doit être fait mais qui ne l’a pas été. Un rituel tel que l’indique (de façon invisible) son tableau, insiste Do Messan Dzakpa.

    Une histoire bizarre. N’est-ce pas?

    A suivre !

  • CAN 2025: Eperviers, une victoire pour finir les éliminatoires

    CAN 2025: Eperviers, une victoire pour finir les éliminatoires

    Les Eperviers terminent la campagne des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations CAF TotalEnergies, Maroc 2025 en dominant  la Guinée équatoriale 3-0 ce dimanche au Stade de Kegue.

    Une victoire pour boucler la boucle. Malgré l’élimination de la course pour le Maroc, le mot d’ordre de cette dernière rencontre était la victoire pour l’honneur et le public sportif togolais. Mission accomplie pour Daré Nibombé et ses hommes. D’entrée de match, les intentions sont offensives. Thibault Klidje allume la première mèche au dessus des buts de Sapunga (2è). Derrière sur un centre de Romao, la défense équato-guinéenne cafouille avant de dégager. Puis à la 14è, Yaw Annor lancé par Klidje va tromper Sapunga. Ouverture du score pour les Eperviers qui vont continuer par appuyer sans trouver la faille. Au four et au moulin,  Kevin Denkey frappe sur le poteau à la 20è minute. Avantage pour le Togo à la pause (1-0).

    Au retour des vestiaires, les Eperviers poussent pour faire le break. Sur une passe de Djene, Kevin Denkey prend ses responsabilités, part balle au pied depuis le milieu de terrain avant d’ajuster le gardien adverse. 2-0 (57’).  Les Eperviers ne sont pas véritablement inquiétés et Malcolm Barcola veille au grain. En fin de match, Yaw Annor part de nouveau seul après une déviation de Franck Mawuena, essuie la défense adverse avant de réaliser son doublé (87è). Belle victoire 3-0 des Eperviers qui enregistrent leur premier succès dans le tournoi.

    Dans l’autre match du groupe, l’Algérie a pris le dessus sur le Liberia 5-1.

    Au classement final, l’Algérie totalise 16 points, devant la Guinée équatoriale (8 points). Le Togo termine troisième avec 5 unités et le Libéria prend la lanterne rouge (4 points).

    Prochaines échéances pour les Eperviers en mars 2025 avec la reprise des éliminatoires de la Coupe du monde de la FIFA 2026.

    Déclaration d’après match

    Daré Nibombé, sélectionneur: “On gagne enfin un match. Tout ce qui nous manquait dans les autres matchs. Aujourd’hui on a eu de la réussite, on a été efficace dans le rectangle adverse, on a fait un match sérieux. Les garçons ont été à l’écoute dans l’engagement, l’état d’esprit et c’est ce qui nous a emmené à ce résultat positif. Mais on reste déçus de ne pas se qualifier pour la CAN parce que c’était l’objectif”.

    Avec ftftogo.com

  • Football: à 40 ans, Alaixys Romao n’aurait «jamais imaginé joué encore avec le Togo»

    Football: à 40 ans, Alaixys Romao n’aurait «jamais imaginé joué encore avec le Togo»

    Le 17 août 2005, Alaixys Romao disputait son premier match avec l’équipe nationale du Togo. Plus de 19 ans après, le milieu de terrain est toujours là. Ce mercredi 13 novembre, il évoluait en défense contre Liberia, un match perdu (0-1) et une élimination pour la CAN 2025. Avant cette rencontre, Romao avait bien voulu revenir sur son histoire d’amour avec les Éperviers.

    RFI: Vous êtes en équipe nationale du Togo depuis près de 20 ans. Vous vous rappelez la première fois que vous avez joué pour les Éperviers ?

    Alaixys Romao: Oui, bien sûr, je me rappelle comme si c’était hier. C’était un match amical contre le Maroc (Ndlr : 17 aout 2005). C’était à Rouen, c’était ma première sélection. Et c’est là où je fais ma première passe décisive aussi. Donc, c’était une bonne entame. J’avais 21 ans et ce ne sont que de bons souvenirs.

    Qu’est-ce qui vous aviez motivé à cette époque pour jouer pour le Togo et pas pour la France ?

    Mon père est Togolais d’origine et on avait discuté et il m’a plus ou moins poussé. Je me suis dit pourquoi pas. Derrière, ce fut mieux que je ne l’espérais, il y a eu la CAN 2006 et surtout la Coupe du monde. Cela a été donc une motivation pour porter ce maillot et je ne le regrette pas.

    Dix-neuf ans quand même Comment avez-vous construit cette histoire avec l’Otogu ?

    Elle s’est construite petit à petit. Quand tu débarques en équipe nationale, i y a des anciens, des joueurs confirmés, il faut donc prouver que tu mérites d’être là. En plus, j’étais un des premiers binationaux, juste après Thomas Dossevi. Donc, ce n’était pas évident de se faire sa place, il fallait montrer qu’on avait des qualités pour porter le maillot national. Et depuis, ça s’est bien passé parce que j’aime jouer pour mon pays et c’est plaisir de porter ce maillot des Éperviers. Défendre les couleurs du Togo, c’est un réel plaisir. On est un petit pays, mais vraiment fan de foot et ce qu’on ressent quand on joue à domicile, c’est incroyable.

    Il y a eu des moments où vous aviez eu envie de tout lâcher à cause des résultats, de l’instabilité sur le banc, les problèmes d’organisation…

    Oui, ça m’est arrivé. Déjà après la tragédie de Cabinda, pour soutenir un de mes coéquipiers blessé, mais je suis revenu très vite, moins d’un an après. Ensuite, en 2017, j’ai arrêté parce que je ne le cache pas, ‘étais blasé. Et je suis revenu il y a trois ans quand Paulo Duarte a pris les rênes de l’équipe. C’est vrai qu’il y a eu des moments difficiles, mais, parfois, on ne peut pas dire non à la sélection.

    Vous avez parlé de la tragédie de Cabinda

    Oui, forcément ! (Long silence) c’était terrible. Avec le recul, sans pointer du doigt sur qui que ce soit, je pense que si notre fédération avait bien fait les choses, on aurait pu éviter ce genre d’accident, cette tragédie. Maintenant, comment on se remet d’un tel traumatisme ? C’est sûr que ce n’est pas évident, parce que quand on a des pertes humaines, des gens avec qui on a été proche, des blessés aussi, ce n’est pas évident. Il faut du temps. (Il répète) Du temps, de la patience, tout simplement pour pouvoir… (Il ne termine pas sa phrase). Mais bon, ne pas oublier, non plus. Il faut faire avec parce que ça fait partie de notre passé, on est obligé de vivre avec.

    Le plus beau souvenir, c’est sans doute la belle aventure la Coupe du Monde en 2006.

    Effectivement ! Déjà en éliminatoires, la façon dont cela s’est passé, c’était incroyable. Finir devant le Sénégal de l’époque, c’était fou. Ensuite participer à la Coupe du monde, nous, le Togo, petit pays, c’est fou. Je n’en garde que de bons souvenirs. Croiser des grandes nations comme la France, jouer contre la Suisse, la Corée du Sud, c’était le rêve. En plus, c’était en Allemagne donc ma famille pouvait venir me voir. Le Mondial 2006, ce n’est que de bons souvenirs, des matches d’un autre niveau. Quand on est jeune, on rêve de ça, nous, on a eu la chance de joueur une Coupe du monde.

    Vous avez quarante ans aujourd’hui, ça sent de plus en plus la fin…

    Oui, c’est sûr. Jamais je n’aurais imaginé jouer jusqu’à cet âge en équipe nationale. Je profite maintenant. Il y a cinq déjà, des amis me disaient : ‘’tant que tu peux continuer, il faut profiter. Tant que tu as la passion, tant que tu as la forme, vas-y, profite’’. Là, ce n’est que du plaisir, mais aussi transmettre avec les jeunes, c’est ça qui est bien, qui est enrichissant. Ce qui est sûr, c’est qu’après la retraite, je ne serais pas loin des Éperviers, c’est une grande histoire entre la sélection et moi.

    Source : rfi.fr/football

  • Togo: inquiétude sur la santé de Karrou Wawim, arrêté après les législatives contestées de 2018

    Togo: inquiétude sur la santé de Karrou Wawim, arrêté après les législatives contestées de 2018

    Au Togo, c’est l’inquiétude autour de l’état de santé de Karrou Wawim, arrêté à Lomé fin 2018. Le pays connaissait alors des manifestations, dans un contexte d’élections législatives contestées par une coalition d’opposition. Depuis bientôt 6 ans, cet homme âgé d’une quarantaine d’années est en détention sans avoir été jugé, comme 13 autres personnes arrêtées dans ce même contexte, selon l’Association des victimes de la torture au Togo (Asvitto). Deux ont été libérées en début d’année. Alors que les proches de Karrou Wawim alertent sur son état devenu préoccupant, ses défenseurs affirment que son cas n’est pas isolé.

    Karrou Wawim est interpellé devant une pharmacie le 21 décembre 2018. Il raconte avoir été frappé à coups de crosse, et avoir subi des violences par la suite. Aujourd’hui, ses proches s’inquiètent, comme l’explique Atcholi Kao, président de l’Association des victimes de la torture au Togo (Asvitto). « Il manifeste unamaigrissement général et il a le ventre qui est gonflé, selon les témoignages de la famille, avec une grosse boule à la poitrine, et il a des difficultés respiratoires.  Pour toutes ces personnes, ce sont les familles maintenant qui se débrouillent pour prendre en charge leurs proches. »

    Karrou Wawim est détenu depuis presque 6 ans, sans procès, comme d’autres personnes arrêtées à cette période, pendant laquelle le Togo connait des manifestations de partis d’opposition contre les législatives.

    Maître Raphael Kpandé Adzaré est l’avocat de plusieurs de ces personnes, soupçonnées de troubles à l’ordre public ou tentative d’atteinte à la sureté de l’État. «  M. Karrou Wawim fait partie d’une kyrielle de personnes arrêtées qui ont été arrêtées dans le contexte de manifestation de la C14. Depuis, ils sont en détention préventive, ont subi des actes de torture, notamment les décharges électriques. Même si c’est le cas de Karrou Wawim qui affleure aujourd’hui, tous sont vraiment malades. Nous pensons que ce sont des détenus d’opinion », estime-t-il.

    Il y a un an, la cour de justice de la Cédéao s’est prononcée pour la libération d’un groupe de 14 détenus, dont Karrou Wawim. À ce jour, cette décision est restée sans effet.

    Source: rfi.fr/fr

  • FTF : Eklou Dodzi, le nouveau directeur technique national

    FTF : Eklou Dodzi, le nouveau directeur technique national

    La Fédération togolaise de football (FTF) a un nouveau directeur technique national (DTN) : Eklou Dodzi, caméléon pour ses inconditionnels.

    Eklou Dodzi est le nouveau directeur technique de la FTF. C’est qu’il revient désormais de mettre en exécution la politique d’administration du football togolais.

    Ancien joueur et capitaine d’Agaza de Lomé, détenteur d’une Licence UEFA, le nouveau DTN a fait ses preuves à Niort (France). Il est revenu au bercail pour remplacer Gnéni Sébabi à son nouveau poste.

  • Elim CAN 2025 : le calendrier officiel des deux derniers matchs des Eperviers

    Elim CAN 2025 : le calendrier officiel des deux derniers matchs des Eperviers

    En novembre, les Eperviers vont tenter de clôturer en beauté les éliminatoires avec en prime la possibilité de décrocher la qualification pour la CAN 2025. Une qualification qui fuit le Togo depuis 2017. Pour clore cette campagne, les hommes de Daré Nibombé affronteront le Libéria et la Guinée équatoriale.

    C’est déjà les journées 5 et 6 des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations CAF TotalEnergies, Maroc 2025. Débutée en septembre dernier, la compétition livre tous ses qualifiés à l’issue de la prochaine trêve internationale. Et pour le Togo, deux victoires sont nécessaires pour empocher le dernier ticket du groupe E derrière l’Algérie.

    Le match du Togo face au Libéria a lieu le 13 novembre à 16h GMT au Paynesville-Samuel Kanyon Doe Sports Complex de Monrovia. Le match sera dirigé par un quatuor d’officiels des Comores, avec pour arbitre central Mohamed ATHOUMANI. Il aura pour assistants Soulaimane AMALDINE et Mohamed IBRAHIM tandis que le quatrième officiel est Soulaimane ANSUDANE. Le Gambien Bakary K. JAMMEH est le Commissaire tandis que le Congolais René Daniel LOUZAYA est désigné Assesseur des arbitres.

    Après le déplacement à Monrovia, le Togo va terminer ces qualifications à domicile contre la Guinée équatoriale. La rencontre est prévue le 17 novembre au Stade de Kégué à Lomé à partir de 16h GMT. Des officiels zambiens ont la charge de diriger cette partie avec à leur tête Hillary HAMBABA. Ce dernier sera accompagné de Chiwoyu Kapembwa SINYANGWE, Meck ZULU et Mathews Moonje HAMALILA. Le Nigérien Issa Yamien YANFORE est désigné Commissaire de match tandis que l’Ivoirien Parfait BROU KOUADIO sera Assesseur des arbitres.

    Le décor est ainsi planté pour le clap de fin des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations CAF TotalEnergies, Maroc 2025 pour le Togo. Il ne reste plus qu’à tout donner sur le terrain et espérer décrocher le précieux sésame pour le Royaume Chérifien.

    Avec 2 points après quatre matchs, le Togo pointe à la 3è place de son groupe. L’Algérie avec 12 points a déjà décroché son ticket pour la phase finale et est leader devant la Guinée équatoriale et ses 7 points. Le Libéria ferme le classement du groupe E avec 1 unité.

    Source : Ftftogo

  • RDC- Retour sur le «combat du siècle»

    RDC- Retour sur le «combat du siècle»

    Mercredi 30 octobre, sur RFI, les auditeurs ont pu vivre au diapason du « combat du siècle », organisé fin octobre 1974 à Kinshasa, dans le Zaïre de Mobutu Sese Seko. Grand reportage, Appels sur l’actualité, Couleurs tropicales… Toute la journée, ils ont pu vivre ou revivre, à travers les journaux et diverses émissions de la station, d’émouvants moments. Pourquoi donc considérez-vous tout cela un magnifique cadeau à plusieurs générations d’Africains ?

    Parce que c’en est un. Des premières lueurs de l’aube jusqu’au cœur de la nuit, nous avons pu vivre ou de revivre ce combat et tous les spectacles, autour. Souvenirs émus, pour les anciens, nos aînés et nombre d’entre nous. Les jeunes frères, qui en avaient seulement entendu parler, ont pu le vivre, comme s’ils y étaient. Pareil pour nos enfants et les plus jeunes. Cette journée était meilleure qu’une simple résurrection intelligente de sons et d’images d’archives du gala de boxe et des concerts. C’était un autre festival vivifiant sur les grandes retrouvailles entre les citoyens de l’Afrique indépendante et leurs frères de la diaspora, déportés durant l’esclavage. Certains Congolais ont déploré que la RDC ait oublié de célébrer l’événement. Mais toute l’Afrique l’a célébré, avec intensité et passion, à travers RFI. 

    Le rappel de ce passé un peu glorieux aurait pu inspirer aux Congolais la petite introspection qui les poussera à en finir avec le destin peu enviable qu’imposent à leur peuple des dirigeants peu soucieux de mettre leurs actes en adéquation avec leurs discours. Car, avec d’aussi gigantesques richesses, le très éloquent Mobutu aurait pu faire de son Zaïre le phare du continent, s’il ne se cantonnait pas au seul verbe, aux beaux discours. 

    Mobutu a réussi à attirer la lumière sur son pays. Il l’a même fait briller, et pas qu’en octobre 1974…

    Mais, qu’en est-il resté ? Oui, un an tout juste avant le « combat du siècle », Mobutu avait, en effet, ébloui l’Assemblée générale des Nations unies, par un discours de la veine de celui que tiendra Thomas Sankara, onze ans plus tard. C’est là que, évoquant les circonstances de l’accession de son pays à l’indépendance, il avait soutenu que l’ancien colonisateur avait déployé des efforts pour démontrer que mon peuple était incapable de se gouverner. « En une nuit, mon pays s’est effondré, comme un château de cartes. Et les experts en matière de colonisation en ont hâtivement déduit une incapacité congénitale du peuple zaïrois, et soutenu que l’indépendance des pays neufs était une mauvaise opération ». Et il impressionnait par son sens des formules. Comme lorsqu’il expliquait qu’à son accession à la souveraineté internationale, le Zaïre, quatre-vingt fois plus grand que la Belgique qui l’a colonisé, comptait moins de dix cadres ayant achevé des études supérieures, et pas un seul cadre zaïrois dans l’administration, l’armée ou le secteur privé. 

    Voir le charismatique Mobutu accueillir, en terre africaine, Mohamed Ali, James Brown et toutes ces brillantes vedettes afro-américaines et africaines, ne rendait que plus admirative une jeunesse continentale au sang bouillonnant de panafricanisme. C’était peu avant la diffusion, sur les télévisions africaines, de la mini-série Roots, tirée de l’œuvre d’Alex Haley. Cette vivifiante exaltation du cordon ombilical entre les Noirs d’Amérique et le continent africain de leurs origines était presqu’une religion.

    Cela explique-t-il que les Afro-Américains aient aussi facilement vu en Mobutu un leader à admirer ?

    Il avait du bagou, et savait séduire ses hôtes étrangers. Surtout, ces rencontres afro-américaines au Zaïre survenaient quelques mois après la chute de l’empereur Haïlé Sélassié d’Éthiopie, un dieu vivant pour nombre d’Africains de la diaspora, surtout pour les panafricanistes des Amériques. Mobutu a échoué à marquer l’Histoire, parce qu’il se contentait du verbe. Trop narcissique, trop obnubilé par le côté jouissif du pouvoir être comme un héros durable.

    Vingt-sept ans après sa chute, ses compatriotes peuvent regretter son envergure flamboyante, que n’a aucun de ses trois successeurs. En commun avec lui, ils n’ont que la dévorante envie de s’éterniser au pouvoir, sans montrer en quoi leur présidence sans fin concourt au mieux-être d’un peuple qui n’en peut plus de les subir.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 2 novembre 2024

  •  Élection à la LRFLG : pourquoi Valentin Amenti est candidat

     Élection à la LRFLG : pourquoi Valentin Amenti est candidat

    L’élection à la Ligue régionale de football Lomé-Golfe (LRFLG) a lieu ce samedi 2 novembre. Kodjo Valentin Amenti est candidat et propose, s’il est élu, de mettre « l’expérience, la passion et le savoir-faire au service » de cette instance.

    Le fondateur du club féminin Athléta n’est pas le seul candidat en lice. Il fait face à trois autres concurrents.

    Que propose-t-il concrètement ? Avec qui il compte gouverner ? Les réponses à ces interrogations dans les éléments ci-après.

Radio Renouveau228

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