Catégorie : Société

  • Au Togo, le Mécanisme national de prévention de la torture a 5 ans :  succès, défis et perspectives

    Au Togo, le Mécanisme national de prévention de la torture a 5 ans : succès, défis et perspectives

    C’est donc pour tenter de l’interdire de façon absolue que le Mécanisme national de prévention de la torture (MNP) a été créé, il y a une demi-dizaine d’années, et arrimé à la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH).

    Textes

    Tout part de l’adhésion du Togo à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants en 1987. La Constitution de 1992 vient la consacrer. Un peu plus tard, l’article 198 et les suivants du Code pénal réaffirment le principe de l’interdiction de la torture.

    « Cette prohibition a été renforcée par la ratification le 20 juillet 2010, du protocole facultatif à la convention contre la torture (OPCAT) qui, pour sa part, lui fait obligation de mettre en place un Mécanisme national de prévention de la torture (MNP). Le respect de cette obligation énoncée par l’OPCAT, s’est traduit par l’adoption de la loi organique n° 2018-006 du 20 juin 2018 relative à la composition, à l’organisation et au fonctionnement de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) qui met en place le MNP et l’arrime à la CNDH. Cette loi a été modifiée par la loi n°2021-015 du 03 août 2021 », rappelle un communiqué de presse.

    Dans le nouveau format, les membres de la CNDH ont été élus le 22 mars 2019, prêtant serment à l’Assemblée nationale le 16 avril. Et ont pris fonction le 25 avril 2019 en mettant en place les sous-commissions notamment celle de l’opérationnalisation du MNP.

    Activités

    Selon la loi, la mission du Mécanisme national de prévention de la torture consiste, principalement, à  visiter régulièrement et inopinément tous les lieux de privation de liberté.

    « Cinq (05) ans après cette opérationnalisation, il s’avère important de faire le bilan du MNP en termes d’acquis, de défis et perspectives dans la prévention et la lutte contre la torture au Togo », de sorte à permettre au « MNP de célébrer ses réussites, de mieux appréhender ses éventuelles difficultés, afin de relever les défis en matière de prévention de la torture au Togo ».

    Pour marquer l’évènement, qui s’origine dans l’axe 3 de son plan stratégique 2021-2025, la CNDH non seulement fait le bilan des 5 ans d’opérationnalisation du MNP, distingue les principaux acteurs nationaux et internationaux partenaires du MNP et accroit la visibilité du MNP, etc.

    En plus de cela, l’institution fait don de médicaments à deux (02) prisons civiles et de désinfectants aux unités d’enquêtes préliminaires  et organise également un atelier-bilan des cinq (5) ans du MNP du Togo, etc.

    « Cet atelier d’échanges regroupera (à Lomé) des représentants des ministères et institutions, les organisations de défense des droits de l’homme (ODDH) et les médias afin de mener des réflexions sur le thème : «Cinq ans d’opérationnalisation du MNP : succès, défis et perspectives », complète le communiqué de presse.

  • Gaz naturel: WAPCo en baisse de régime

    Gaz naturel: WAPCo en baisse de régime

    “La société West African Gas Pipeline Company Limited (WAPCo) a le regret d’annoncer qu’elle connaît actuellement une baisse des volumes de gaz naturel”, indique la société dans un communiqué.

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Pour diffusion immédiat

    Mercredi 12 juin 2024, Accra – La société West African Gas Pipeline Company Limited (WAPCo) a le regret d’annoncer qu’elle connaît actuellement une baisse des volumes de gaz naturel reçus aux fins de transport en raison de travaux de maintenance en cours chez l’un de ses producteurs de gaz au Nigeria.

    En effet, l’un des producteurs de gaz naturel que transporte WAPCo depuis le Nigeria a suspendu sa production pour procéder à des opérations de maintenance prévues sur trois semaines, entraînant ainsi une chute de la quantité de gaz à transporter par WAPCo vers sa clientèle au Togo, au Bénin et au Ghana. Il s’agit-là d’une situation totalement indépendante de la volonté de WAPCo.

    En attendant la normalisation de la situation à la suite desdites opérations de maintenance, la société WAPCo continue d’acheminer le gaz naturel en provenance de la région ouest du Ghana vers Tema, toujours au Ghana.

    Contact presse :

    Isaac Adjei Doku (Dr.),

    General Manager, Corporate Affairs

    Mobile: +233 (0) 245232809

    Email: idoku@wagpco.com

    NDLR : La société West African Gas Pipeline Company Limited (WAPCo) est à la fois propriétaire et exploitant du réseau du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (GAO), une infrastructure régionale assurant le lien entre les ressources en gaz naturel et une clientèle en quête croissante de sources d’énergie plus propres et plus efficaces dans la sous-région ouest-africaine, en particulier au Ghana. Le GAO, réseau de gazoducs bidirectionnel, assure l’approvisionnement du marché en  gaz naturel en provenance aussi bien de l’Est (Nigeria) que de l’ouest (Ghana 

  • Sena Alipui (UFC) : « Le Togo a tout pour être un havre de paix, de liberté et de prospérité »

    Sena Alipui (UFC) : « Le Togo a tout pour être un havre de paix, de liberté et de prospérité »

    Dans une publication, consultable sur sa page Facebook, l’ancien député Sena Alipui, deuxième président de l’Union des forces de changement (UFC), rappelle « ce qui ne va pas » au Togo et de ce qu’il faut faire pour que ses compatriotes y vivent bien.

    « Les récentes inondations, les délestages, les obsèques de la jeune fille de 9 ans violée et assassinée et les défaites à répétition du Togo au Football posent la question des valeurs sur lesquelles nous voulons et allons construire notre Togo et le vivre ensemble…Le Togolais était jadis réputé pour son sérieux, son humilité et le travail bien fait et ces talents s’exportaient partout dans la sous-région… et aujourd’hui dans le monde avec une diaspora de plus d’un million de concitoyens…

    Depuis les dernières élections, j’ai eu l’occasion d’échanger avec de nombreux Togolais dont mon patron et ce à plusieurs reprises… Beaucoup parlent du Togo, de ce qui ne va pas et de ce qu’il faut faire mais peu sont prêts à faire le pari  du Togo et prendre le risque de travailler sur ce chantier…Nous allons continuer à travailler avec toutes les forces politiques pour faire du Togo l’or de l’humanité… La politique ce n’est la bagarre ou un débat stérile sans fin sur les problèmes ou encore un tribunal où on vient régler des problèmes personnels sous la fausse couverture du titre de politicien, activiste ou journaliste… Parler c’est bien, agir c’est  mieux… Pour nous, la politique c’est surtout l’action…c’est proposer des solutions et quand on en a l’opportunité, participer à les implémenter…

    Le Togo  dispose de tout ce dont il a besoin pour être un havre de paix, de liberté et de prospérité… Le défi reste le changement de mentalité pour animer toutes les structures dans lesquelles nous sommes avec une culture du travail bien fait, un état d’esprit qui permette de mettre l’intérêt collectif avant les intérêts particuliers… La patrie avant les partis… L’amour du prochain, le sérieux et le respect de la parole donnée…

    Nous avons parcouru une longue route et  contribué à réaliser d’importants changements structurels…  Reste le plus dur, le changement des mentalités…  Si des initiatives majeures dans le sens d’une révolution culturelle ne sont pas prises… nous nous exposons à de graves difficultés…

    C’est ensemble, main dans la main que nous devons continuer à rendre notre pays plus attractif pour à terme en faire l’or de l’humanité.

    Le Togo d’abord ».

    Sena Alipui (Facebook, le 12 juin 2024)

  • Au Togo, ce qu’il faut retenir de la 136è session ordinaire des Evêques

    Au Togo, ce qu’il faut retenir de la 136è session ordinaire des Evêques

    Du 11 au 14 juin 2024, la Conférence des Evêques du Togo (CET) a tenu à son siège à Lomé sa 136ème session ordinaire, la deuxième de l’année 2024. Voici ce qu’il faut retenir de cette importante rencontre de quatre jours.

    136ème SESSION ORDINAIRE DE LA CONFERENCE DES EVÊQUES DU TOGO (CET)

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Du 11 au 14 juin 2024, la Conférence des Evêques du Togo (CET) a tenu à son Siège à Lomé sa 136ème session ordinaire, la deuxième de l’année 2024.

    Les travaux se sont déroulés dans un climat fraternel marqué par des prières et des célébrations eucharistiques à diverses intentions.

    Entretien avec le Nonce Apostolique

    La première journée de travail a été marquée par l’intervention du Nonce Apostolique au Togo, S.E. Mgr Mark Gerard MILES. Celui-ci a abordé principalement trois (3) points : le Jubilé de 2025 ; la deuxième session du Synode des évêques sur la synodalité en octobre 2024 ; la formation permanente des prêtres. Son adresse a été suivie par des échanges avec les Evêques sur divers autres sujets d’ordre pastoral.

    Le Jubilé de 2025

    « Spes non confundit », « l’Espérance ne déçoit pas ». Tel est l’intitulé de la Bulle d’indiction du Pape François, pour le Jubilé ordinaire de l’année 2025, publiée le 9 mai 2024. Selon le programme, l’année jubilaire s’ouvrira le 24 décembre 2024 et se clôturera le 06 janvier 2026.  L’ouverture dans les diocèses aura lieu dans les cathédrales et co-cathédrales le 29 décembre 2024. Le calendrier de l’Eglise universelle propose trente-cinq (35) événements principaux pour l’année jubilaire. La CET a retenu la date du 08 février 2025 pour une première célébration nationale, et celle du 19 octobre 2025 pour la seconde.

    Le Synode des évêques sur la Synodalité

    Les Evêques remercient le Peuple de Dieu au Togo et l’Equipe nationale de consultation pour le Synode sur la Synodalité, pour le travail appliqué de chacun, ayant abouti à la synthèse de la deuxième consultation envoyée à Rome, en vue de la deuxième session du synode des évêques d’octobre 2024. La CET se félicite de la participation active du TRP Gustave WANME, Vicaire Général du Diocèse de Dapaong, à  la rencontre  des « Curés de paroisses pour le Synode » à Rome, du 28 avril au 02 mai 2024. Le Délégué du Togo au Synode S.E. Mgr Dominique GUIGBILE, a fait un compte rendu du séminaire préparatoire des Délégués d’Afrique tenu à Nairobi au Kenya du 23 au 26 avril 2024.

    Les audiences

    Conformément au programme des sessions de juin, les évêques ont reçu en audience les Recteurs des trois (3) grands Séminaires du pays. Leurs interventions ont permis aux Evêques d’apprécier ce qu’a été l’année dans les trois (3) maisons de formation.

    Ils saluent les efforts des formateurs et les encouragent dans leur mission. Les évêques remercient aussi les fidèles, les amis et les bienfaiteurs pour leur générosité et les exhortent à continuer de soutenir nos grands Séminaires.

    De même, les évêques ont écouté le Secrétaire du Conseil Episcopal pour le Dialogue Interreligieux, le RP Basile KONDOH du diocèse de Sokodé, qui a participé à un atelier consultatif des évêques les 8 et 09 avril 2024 à Nairobi au Kenya. Ils ont accordé d’autres audiences sur d’autres sujets socio-pastoraux.

    La quatrième Journée Mondiale des grands-parents et des personnes âgées

    La quatrième Journée Mondiale des grands-parents et des personnes âgées sera célébrée cette année le dimanche 28 juillet. Le Message du Pape pour cette Journée  a pour thème : “Dans ma vieillesse ne m’abandonne pas” (cf. Ps 71, 9). Les évêques invitent les Curés et Administrateurs de paroisses à prendre connaissance du Message du Saint-Père à cette occasion et à le faire connaitre au Peuple de Dieu. Ils les exhortent à prendre des initiatives appropriées pour la célébration de cette Journée. Les propositions faites par le Dicastère chargé du Laïcat, de la Famille et de la Vie peuvent y aider.

    Au terme des travaux, les Evêques rendent grâce au Seigneur pour son assistance et lui confient les fruits de leurs réflexions.

    Enfin, les Evêques souhaitent une bonne fête à tous les Musulmans, à l’occasion de la Tabaski qui se célèbre le dimanche 16 juin 2024.

    Fait à Lomé, ce 14 juin 2024

    Père Emile SEGBEDJI

    Secrétaire Général et Porte-parole de la CET

  • Au Togo, un accident sur la RN1 fait 9 morts

    Au Togo, un accident sur la RN1 fait 9 morts

    Un grave accident s’est déroulé sur la route nationale n°1 ce vendredi 14 juin, impliquants deux voitures, a causé la mort à neuf (9) personnes.

  • Coups d’État : quand le Kenya paie pour le Niger…

    Coups d’État : quand le Kenya paie pour le Niger…

    La question que posent les putschs est celle d’un environnement répulsif, sinon malsain, avec des conséquences sur des peuples qui n’y sont pour rien.

    En fin de semaine dernière, Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement, relatait, dans l’auditorium de Chatham House, à Londres, la circonspection du président William Ruto du Kenya, découvrant que les taux auxquels son pays empruntait sur les marchés avaient sensiblement augmenté, parce que, dans leur évaluation, les agences de notation avaient intégré… le coup d’État survenu au Niger ! Comment est-ce possible ?

    Il arrive que, par excès de simplification ou par paresse intellectuelle, des agences de notations – et pas seulement elles – englobent dans une appréciation unique tout ce continent de cinquante-quatre États. William Ruto, a feint d’en rire, en indiquant que la dernière fois qu’il s’était penché sur la carte du Kenya, il n’y avait vu aucune trace du Niger.

    Cette forme de facilité coûte cher, puisque, selon le président de la Bad, citant le Programme des Nations unies pour le développement, des notations de crédit plus équitables permettraient aux pays africains de faire une économie d’au moins 75 milliards de dollars par an sur le service de la dette. Akinwumi Adesina a relevé l’anomalie de l’impact supposé du coup d’État au Niger comme preuve du type d’appréciation inéquitable qui justifierait la création d’une agence de notation africaine, un peu comme l’on prend un autre avis médical.

    Et voici que les peuples du continent, qui n’ont rien des avantages qu’auraient permis les États-Unis d’Afrique, en sont à payer pour les forfaits de putschistes d’autres États africains. Comme s’ils n’étaient qu’un même pays ! Allez donc savoir combien d’autres peuples subissent indirectement les conséquences de quelques putschistes lointains ! Et même si les agences de notation sont un regard de l’extérieur, l’on ne peut oublier que ce sont, ici, des Africains qui causent du tort à d’autres Africains.

    Certains vous rétorqueront que l’on devrait plutôt demander aux agences d’avoir un regard un peu moins biaisé sur l’Afrique…

    Il en est, certes, qui regardent l’Afrique comme un tout gangrené par les guerres, les rébellions, les épidémies, diverses calamités et tares, sans se soucier de savoir si, entre deux nations, même voisines, il peut y avoir des différences, des spécificités qui les rendent totalement dissemblables. Les Africains peuvent déplorer cet amalgame, ou s’en plaindre. Ils peuvent aussi questionner les mauvais comportements de certains Africains, avec de coûteuses répercussions sur d’autres Africains. Les choix sont simples : bien se tenir, dans l’intérêt de tous ou, sous couvert de souveraineté, faire ce que l’on veut chez soi, sans se soucier des conséquences pour les autres. Les panafricanistes d’antan auraient rappelé aux Africains du continent et de la diaspora qu’ils devraient, tous, être ambassadeurs, les uns des autres.

    Quant au regard des autres qui déplaît, ceux dont on sollicite les capitaux ont bien le droit d’avoir le leur sur ceux à qui ils prêtent. Et nul n’aurait invoqué les conséquences de coup d’État au Niger s’il n’y en avait pas eu. À l’Afrique, donc, de savoir ne pas se présenter sous son profil le moins avantageux. Et si la nécessité d’être correct devait être une injonction, elle n’émanerait que des Africains eux-mêmes, dans un monde où ils savent n’attendre de cadeau de personne. Tout cela n’aurait rien de déshonorant, dans la mesure où elle viserait à épargner à d’autres, les désagréments résultant d’actes inconvenants posés par certains. C’est cela, la responsabilité.  

    Après tout, la création d’une agence de notation africaine, proposée par Akinwuini Adesina, vise à ce que l’Afrique ne soit plus jugée à travers le regard des autres. N’est-ce pas suffisant ?

    L’Afrique serait-elle plus attrayante ou plus attractive pour les capitaux, juste parce qu’elle se mirerait dans sa propre glace ? La question que posent les coups d’État est celle d’un environnement répulsif, sinon malsain. Pour attirer les investissements, de bonnes politiques et la respectabilité qui en découle sont bien plus sûres que les retouches cosmétiques, même dispensées par une agence africaine, qui devra se créer et conquérir, sur la durée, une crédibilité qui n’est en libre-service nulle part.

    Chronique de Jean-Baptiste du 15 juin 2024

  • Yves Abassa (ONG Anges) : « Un enfant qui doit transporter des kilos de sacs de riz risque une  déformation physique »

    Yves Abassa (ONG Anges) : « Un enfant qui doit transporter des kilos de sacs de riz risque une  déformation physique »

    Dans une interview, Yves Absssa, spécialiste en protection de l’enfance à l’organisation non gouvernementale ANGE au Togo, est revenu, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale contre le travail des enfants (célébrée chaque 12 juin), sur les conséquences liées à l’exploitation des enfants.

    « Un enfant de 10 ou 12 ans qui doit transporter des kilos de sacs de riz, de maïs ou de sucre est à risque de déformation physique », rappelle-t-il, dans l’interview (vidéo) ci-après.

  • Procès requis en France contre Vincent Bolloré pour corruption en Guinée et au Togo

    Procès requis en France contre Vincent Bolloré pour corruption en Guinée et au Togo

    En France, le Parquet national financier requiert un procès pour corruption active d’agent public étranger contre Vincent Bolloré, dans l’affaire des contrats portuaires en Guinée et au Togo. Cette décision fait suite à celle de la Cour de cassation, qui avait rejeté le dernier recours du milliardaire français contre cette procédure.

    La décision finale reviendra au juge d’instruction financier Serge Tournaire, mais le procès pour corruption de Vincent Bolloré est désormais sur les rails, en France, après plus de dix ans de feuilleton judiciaire.

    Dans leurs réquisitions, les procureurs du Parquet national financier évoquent un « pacte de corruption », dans lequel l’homme d’affaires français aurait utilisé les services de sa filiale communication dans les campagnes présidentielles au Togo et en Guinée pour obtenir la gestion des ports de Lomé et de Conakry, pour sa filiale logistique.

    Vincent Bolloré avait reconnu les faits début 2021 au cours d’une forme de plaider-coupable à la française, pour lui et son groupe, en échange du paiement d’amendes. Mais la juge avait considéré les faits trop graves pour qu’il bénéficie de ce dispositif et elle avait renvoyé le dossier à l’instruction, ce que l’homme d’affaires avait contesté jusqu’en cassation, en vain. C’est « une bonne nouvelle et une première », selon William Bourdon, avocat de Transparency International France.

    “Symboliquement, ce procès va représenter pour beaucoup de membres de la société civile africaine, notamment, un évènement judiciaire et au-delà un évènement historique important“, indique William Bourdon, avocat de Transparency International FranceMagali Lagrange.

    Les associations Sherpa et Anticor se réjouissent de cette demande de renvoi, de même que l’avocat de deux anciens candidats à la présidentielle togolaise. Les avocats de Vincent Bolloré et de son groupe indiquent de leur côté qu’ils présenteront une demande de non-lieu, estimant que le dossier est « juridiquement vide. »

  • Journée de l’arbre : Esther Ayélé Gabiam et Moïse Amah-Tchoutchoui laissent une empreinte dans le village de Folivi Joe

    Journée de l’arbre : Esther Ayélé Gabiam et Moïse Amah-Tchoutchoui laissent une empreinte dans le village de Folivi Joe

    La journée de l’arbre, le 1er juin devenue la journée nationale de l’arbre instaurée depuis 1977 est à sa  47e édition cette année 2024. Pour marquer la célébration de cette journée de la mise de plant en terre, la députée de la circonscription des Lacs, Mme Esther Ayélé GABIAM a choisi son canton d’Anfoin dans la Commune des Lacs 4 notamment le village de Folivi Joe où elle a commencé par dérouler un programme de développement en collaboration avec les pouvoir publics et les partenaires du Togo.

    Ainsi dans la localité de Folivi Joe, la députée accompagnée par l’adjoint au Maire de la Commune des Lacs 4, Moise AMAH-TCHOUTCHOUI, du Directeur préfectoral de l’Environnement et des Ressources Forestières des Lacs, le Lieutenant Abou ABODJI, du CB de la localité, des Chefs traditionnels et des responsables coutumiers ainsi que la population ont mis en terre un plant chacun.

    La députée, Mme Esther Ayélé GABIAM marque à travers ce geste et celui de son accompagnant l’engagement de la protection de l’environnement.

    Elle a par ailleurs mis à la disposition de la population de la Communes des Lacs 4 plus de 1000 plants, une manière de démontrer son attachement à la protection de l’environnement et son engagement à la restauration du couvert végétal.  « Quel héritage voulons-nous laisser à notre progéniture ? Plantons un arbre et entretenons le constamment car c’est ainsi que nous assurons un meilleur avenir pour les générations futures. Nous devons marquer notre passage sur en plantant arbre au moins. Comme le dit l’adage, celui qui a planté un arbre avant de mourir, n’a pas vécu inutilement. Nous devons aussi l’obligation de protéger l’environnement à travers le couvert végétal aussi », a déclaré la députée, Mme Esther Ayélé GABIAM après avoir mis en terre son plant.

    Rappelons que la nouvelle vision de la célébration de la journée du 1er  juin, le gouverne ambitionne de planter un milliard (1.000.000.000) d’arbres d’ici 2030 en vue de restaurer le couvert végétal sur l’ensemble du pays.

    Depuis 1977 que la journée de l’arbre est instaurée au Togo devenue il y a quelques années  journée nationale de l’arbre, il y a lieu de faire l’état des lieux au regard de la situation environnementale du Togo aujourd’hui. La disparation des forêts amène à la réflexion sur le couvert végétal.

     Une chose est de planter les arbres, une autre est de l’entretenir. Aux êtres humains, il urge d’entretenir les plants mis en terre.

                                                                                                                                                                    J. A

  • Afrique-De nouveaux leviers, pour emprunter davantage?

    Afrique-De nouveaux leviers, pour emprunter davantage?

    Accroître inconsidérément la capacité d’endettement de dirigeants qui se sont endettés pour faire la fête équivaudrait à une forme de non-assistance à peuples en danger…

    Aux assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, deux dirigeants africains ont suggéré cette semaine, à Nairobi, que l’on intègre les ressources naturelles dans le calcul du produit intérieur brut (PIB), pour accroître la capacité d’endettement des États. N’est-ce pas, là, une idée plutôt excellente, pour mobiliser davantage de financements en faveur des États africains ?

    Cette idée n’est pas nouvelle et pourrait, dans l’absolu, se comprendre. À condition de ne pas perdre de vue qu’il s’agit d’endettement, avec des implications sur l’avenir. L’on ne peut donc pas dissocier ces nouveaux leviers de la fiabilité des dirigeants qui auront à en user, ni de l’usage qu’ils font des richesses de leur pays, ou de leur capacité d’endettement. L’on ne peut emprunter en oubliant que l’on devra, un jour, rembourser.

    Il est si facile, dans les grandes réunions continentales, de développer des idées flamboyantes, surtout avec des perspectives suffisamment lointaines pour que ceux qui les émettent ne soient plus là pour en répondre, le moment venu. Encore que l’on compte, en Afrique, quelques chefs d’État en place depuis plus de quarante ans, dans des pays qui se trouvent être, en plus, des producteurs de pétrole, sans pouvoir apprécier le bénéfice que tire leur peuple du festin de la terre. L’on ignore même à quoi a pu servir, ici ou là, leur endettement écrasant. Aussi, faut-il un certain courage, pour demander aux citoyens d’applaudir de nouveaux leviers pour accroître la capacité de tels dirigeants à emprunter sur les marchés.

    Tous finissent plus ou moins par rembourser

    Justement. Mais aucun créancier n’a jamais accepté comme moyens de paiement la liste des gaspillages, des détournements ou des biens mal acquis. Nombre d’États donnent en gage, pour des avances financières qui se déclinent parfois en années d’exploitation, les ressources dormant encore au fond des mines… Pour engranger des fonds, certains n’hésitent pas à céder les terres dans lesquelles dorment leurs ancêtres. Ne leur resterait-il donc plus, comme caution bancaire, que les forêts, les fleuves, les lacs, les rivières ? À quand donc l’air que respirent les populations ?

    Certes, tous ne brûlent pas d’envie de gager le passé, le présent et l’avenir, et il en est même dont la gouvernance est d’une rigueur admirable. Et quand on sait qu’il n’y a pas, sur terre, pays plus endetté que les Etats-Unis d’Amérique, première puissance économique mondiale, on imagine que l’endettement n’est pas nécessairement une calamité sans issue pour les États. L’on n’en est pas moins intrigué par les montants faramineux de la dette de certains pays, que n’expliquent ni leur faible niveau d’équipement ni les conditions de vie de leurs populations. Accroître inconsidérément la capacité d’endettement de tels dirigeants n’équivaudrait-il pas à une forme de non-assistance à peuples en danger ?

    L’endettement est pourtant d’une nécessité vitale pour tous

    Le bon usage de l’endettement aussi. En charge de la Dette, en Côte d’Ivoire dans les années 1980, le ministre Maurice Séri Gnoléba avait fait sensation dans l’enceinte du FMI, à Washington, en réagissant avec véhémence aux allusions offensantes à l’endettement de son pays : « Venez donc chez nous, avait-il dit, et vous verrez que nous ne nous sommes pas endettés pour faire la fête ! »

    Nul ne s’inquiéterait de voir offrir aux dirigeants du Botswana cette possibilité d’inclure les ressources naturelles dans le calcul de leur leur PIB, car ils sont sérieux et gèrent bien les richesses nationales. Mais, donner de nouveaux leviers d’endettement à des dirigeants qui se sont endettés pour faire la fête achèverait de compromettre l’avenir de peuples déjà trop vulnérables.

    À l’aube des années 1980, lorsque le Cameroun est devenu producteur de pétrole, le président Ahmadou Ahidjo refusait d’inclure la manne pétrolière dans le budget de fonctionnement de l’État, car, disait-il, le pétrole n’était pas le fruit du travail des Camerounais, mais juste une chance, tenant au hasard. Au Tchad, pour financer le pipeline qui permettra d’acheminer le pétrole du gisement de Doba à Kribi, au Cameroun, les institutions financières avaient imposé aux dirigeants tchadiens de réserver sur des comptes bloqués une part des revenus aux générations futures. Au bout de quelques années, Idriss Déby Itno, unilatéralement, a dynamité la tirelire, pour financer ses guerres, au nom de la sécurité de son régime.

    En Afrique, le meilleur et le pire du leadership, se côtoient sans cesse. Cherchez donc le pire !

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 1er juin 2024

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