Catégorie : Société

  • WANEP-Togo: r𝚎𝚗𝚏𝚘𝚛𝚌𝚎𝚖𝚎𝚗𝚝 𝚍𝚎 𝚕𝚊 𝚌𝚘𝚑𝚎́𝚜𝚒𝚘𝚗 𝚜𝚘𝚌𝚒𝚊𝚕𝚎 𝚎𝚝 𝚕𝚞𝚝𝚝𝚎 𝚌𝚘𝚗𝚝𝚛𝚎 𝚕’𝚎𝚡𝚝𝚛𝚎́𝚖𝚒𝚜𝚖𝚎 𝚟𝚒𝚘𝚕𝚎𝚗𝚝

    WANEP-Togo: r𝚎𝚗𝚏𝚘𝚛𝚌𝚎𝚖𝚎𝚗𝚝 𝚍𝚎 𝚕𝚊 𝚌𝚘𝚑𝚎́𝚜𝚒𝚘𝚗 𝚜𝚘𝚌𝚒𝚊𝚕𝚎 𝚎𝚝 𝚕𝚞𝚝𝚝𝚎 𝚌𝚘𝚗𝚝𝚛𝚎 𝚕’𝚎𝚡𝚝𝚛𝚎́𝚖𝚒𝚜𝚖𝚎 𝚟𝚒𝚘𝚕𝚎𝚗𝚝

    Face aux défis croissants de l’extrémisme violent et de la désinformation, un projet régional intitulé « Renforcer la résilience et l’engagement des communautés pour prévenir et répondre à l’extrémisme violent dans les pays du corridor atlantique » a été lancé et mis en œuvre dans les pays cibles avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

    Ce projet cible spécifiquement quatre pays du littoral: le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo, ainsi que le Burkina-Faso. Pour la mise en œuvre, WANEP-Togo, partenaire d’exécution sur le projet réalisera dans cinq (5) préfectures (Cinkassé, Tandjouaré, Oti, Oti-sud et Tone), de la région des Savanes, des activités de renforcement de la cohésion sociale et de réduction des risques de violences liés aux discours haineux et à la diffusion de fausses informations.

    L’intervention de WANEP-Togo s’étendra sur une période de deux mois, avec un budget de 39 682 USD (soit 24 077 398 FCFA).

    L’atelier de cadrage de ce projet, tenu le vendredi 16 août 2024 au siège de WANEP-TOGO, a visé à présenter les interventions de WANEP, d’analyser les zones cibles et la stratégie de mise en œuvre pour atteindre les résultats. Pour le Coordonnateur National par intérim, Seyram Adiakpo les actions ne sont pas seulement une réponse aux défis immédiats, mais un investissement pour un avenir pacifique et sécurisé. En effet, l’implication active des jeunes hommes et femmes et des acteurs locaux par WANEP vise à construire un rempart solide contre les menaces de l’extrémisme violent, tout en consolidant le tissu social.

    L’atelier a été enrichi par la participation de l’équipe projet du Programme des Nations Unies pour le développement – PNUD, représentée par Messieurs Kombate Yendoukoa Aime, analyste de programme, et Kokouvi Dodzi KODJOVI-NUMADO, assistant administratif et financier. Leur expertise et leur engagement ont été salués, témoignant du rôle central du PNUD dans la promotion de la #paix et du développement durable au #Togo. Le PNUD-Togo continue de se distinguer par son soutien indéfectible aux initiatives visant à prévenir la violence et à promouvoir la paix dans des régions vulnérables comme celle des Savanes.

    Source: WANEP-Togo

  • Au Maroc, du sourire royal pour 4800 cultivateurs de cannabis

    Au Maroc, du sourire royal pour 4800 cultivateurs de cannabis

    Une grâce royale est accordée à plus de 4800 agriculteurs poursuivis ou condamnés dans des affaires de culture de cannabis.

    Les agriculteurs faisant l’objet de poursuites ou condamnés dans des affaires de culture illégale du cannabis sont graciés par Mohamed VI, le roi du Maroc. L’annonce est faite par le ministère de la Justice ce lundi 19 août 2024.

    Il s’agit d’une décision faisant suite à l’adoption en 2021 de la loi encadrant les usages industriel et médical du cannabis dans le royaume. Elle est prise à la veille de la fête nationale de la « Révolution du Roi et du peuple ».

    Avec cette décision, saluée dans certains milieux, ses bénéficiaires vont pouvoir  « vivre dans la sérénité et la quiétude ». Son autre objectif, éliminer progressivement « la culture illicite à travers la légalisation ou l’introduction de cultures alternantives.

    Au Maroc (premier producteur mondial du cannabis », il a été décidé la légalisation partielle de la production du cannabis à des fins thérapeutiques.

  • Togo- Togbui Dagban: “C’est avec colère que j’ai appris la mort de Dr James Amaglo”

    Togo- Togbui Dagban: “C’est avec colère que j’ai appris la mort de Dr James Amaglo”

    Membre fondateur des Forces de la République (FDR), Docteur James Amaglo, Maire de la commune du Golfe 2 (Lomé), est décédé le 14 juillet et inhumé ce samedi 17 août à Togokomé, son village natal. Un opposant mort à la suite d’une courte maladie, s’offusque Togbui Dagban-Ayivon, président du Parti des peuples pour le renouveau (PPR), qui a bien connu l’illustre disparu.

  • Au Togo, José Kwassi Symenouh est le nouveau patron de la Chambre de commerce et d’industrie

    Au Togo, José Kwassi Symenouh est le nouveau patron de la Chambre de commerce et d’industrie

    Après une longue période d’attente, l’élection devant aboutir au choix du nouveau président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo s’est déroulée ce vendredi 16 août à Lomé. Comme certains l’ont prédit, c’est José Kwassi Symenouh (JKS) qui est élu avec 43 voix contre 31 pour son concurrent Patrick Magnon.

    Votre organe republie le parcours du nouvel homme fort de la CCIT dans un article mis en ligne le 26 juin dernier.

    Sur la liste des candidats retenus pour l’élection du nouveau président de la Chambre de commerce et du Togo (CCI-Togo) figure Dr José Kwassi Syménouh, un entrepreneur de renom dans le domaine des assurances.

    C’est officiel. L’élection de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo aura lieu le dimanche 30 juin 2024 au siège de l’institution  à Lomé et dans les bureaux de préfecture aux chefs-lieux de régions.

    Ils sont nombreux à être dans le starting-block, dont le Président directeur général de La Protection Assurance SA, une société de conseil et d’ingénierie d’assurances.

    Qui est réellement Dr José Kwassi Syménouh ?

    Docteur en droit maritime et des transports, diplômé de l’Institut des assurances d’Aix-en-Provence, José Kwassi Syménouh est actuellement le PDG de La Protectrice. En plus de cette étiquette, il est aussi le fondateur de l’Institut supérieur de droit et d’interprétariat (ISDI), une Université privée.

    Décrit par ses proches comme un « Leader chevronné du secteur privé », l’homme d’affaires a présidé, en outre, les courtiers d’assurances du Togo (FETAC).

    Président d’honneur de l’association des Grandes entreprises du Togo (AGET), José Kwassi Syménouh a été conseiller économique et financier du Conseil national du patronat (CNP), entre autres.

    Officier de l’Ordre du Mono en 2008, il est non seulement un entrepreneur dans les assurances avéré mais aussi fait parler son cœur quand les circonstances l’exigent.

    Secret 

    La recette de ses réussites est « simple » comme lui-même aime le répéter à ceux qui le lui demandent : «…c’est l’abnégation au travail avec une équipe constituée de collaborateurs experts et compétents, toujours prêts à gagner », confie-t-il un confrère.

    Et d’ajouter : « L’art de la réussite comme l’écrivait un auteur, est « de savoir s’entourer des meilleurs collaborateurs ».

    C’est donc logiquement qu’il ambitionne de diriger la CCI-Togo, une institution hautement stratégique qui, disent ses proches, « a besoin des expertises comme celles de Syménouh pour renaître de ses cendres».

    Le corps électoral est composé de 277 opérateurs économiques, dûment enregistrés appelés à voter le 30 juin prochain. L’équipe du PDG de La Protectrice  est actuellement en campagne avec l’espoir que son champion sera élu pour, vante-t-il « faire briller la CCI-Togo ».

  • Togo-OAPEC revient  avec de nouvelles bourses d’études au Maroc

    Togo-OAPEC revient  avec de nouvelles bourses d’études au Maroc

    L’Organisation africaine pour l’éducation et la culture (OAPEC), comme il est de coutume, revient à la veille de la nouvelle rentrée scolaire, avec des bourses d’études supérieures au Maroc.

    Une organisation apolitique à caractère social, culturel et à capital variable, basée à Lomé avec des antennes dans plusieurs pays  dans la sous-région, elle offre des bourses aux bacheliers pour des études universitaires au Maroc.

    Avoir le BAC datant au plus de deux ans, avoir au moins 12 de moyenne, disposer d’un passeport en cours de validité sont les conditions à remplir pour postuler. « Seuls les candidats sélectionnés seront contactés pour la suite du processus », peut-on lire sur une affiche de l’OAPEC.

    Signe de confiance ?

    En septembre 2023, une délégation de l’université marocaine Universiapolis, partenaire de l’Organisation africaine pour l’éducation et la culture, était en visite à Lomé en prélude aux préparatifs du voyage des nouveaux boursiers d’alors.

    Cette visite faisait suite aux « Bourses d’excellence OAPEC » offertes aux bacheliers, le tout s’inscrivant dans le cadre de la promotion de  l’excellence académique, la recherche et le financement des bourses d’études supérieures, la promotion des outils technologiques dans l’éducation.

    L’OAPEC promeut l’éducation, l’excellence académique ; développe les  projets linguistiques avec des élèves. C’est parce qu’aujourd’hui, l’éducation passe également par l’utilisation des techniques modernes de la communication que l’OAPEC en a fait son biotope.

  • Au Togo, Pape François promeut Mgr Isaac-Jogues Gaglo

    Au Togo, Pape François promeut Mgr Isaac-Jogues Gaglo

    A partir de ce dimanche 11 août 2024, Mgr Isaac-Jogues Gaglo est le nouveau patron de l’archidiocèse de Lomé. Une décision prise par le souverain pontife.

    Mgr Nicodème Barrigah-Benissan, archevêque métropolitain de Lomé décédé il y a une semaine à l’hôpital Dogta-Lafiè, suite à une courte maladie, a un successeur. Celui-ci s’appelle Mgr Isaac-Jogues Gaglo.

    Cette promotion fait de lui le nouvel administrateur apostolique sede vacante et ad nutum Sanctae de l’archidiocèse de Lomé.

    « En ce jour du Seigneur 11 août 2024, il a plu au Saint Père le Pape François, de nommer à la tête de l’Archidiocèse de Lomé comme Administrateur Apostolique sede vacante et ad nutum Sanctae Sedis, Son Excellence Mgr Isaac-Jogues GAGLO, évêque du diocèse d’Aného, à la suite du rappel à Dieu de Son Excellence Nicodème BARRIGAH-BENISSAN », précise Mgr Benoît Alowonou, président de la Conférence des évêques du Togo (CET), dans un communiqué.

  • Au Togo, soudaine mort de Mgr Nicodème Barrigah-Benissan, archevêque de Lomé

    Au Togo, soudaine mort de Mgr Nicodème Barrigah-Benissan, archevêque de Lomé

    Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan, 61 ans, archevêque de Lomé, est décédé brusquement, a annoncé la Conférence des évêques du Togo ce dimanche 4 août à travers un communiqué.

    Prêtre pendant 37 ans, 16 ans d’épiscopat, Mgr Nicodème Barrigah-Benissan a tiré sa révérence alors qu’on ne savait pas souffrant d’un mal pouvant l’emporter aussi brusquement. Sa disparition suscite de l’émotion dans le pays.

    Le natif de Ouagadougou,  Mgr Yves-Nicodème Anani Barrigah-Bénissan, à l’état-civil, est considéré comme l’un des meilleurs évêques de sa génération. Pluridisciplinaire ( comédien, écrivain, poète, musicien, théologien, exégète et diplomate, l’illustre disparu a dirigé, notamment, la Commission vérité justice et réconciliation, une institution, hautement sensible entre 2009 et 2012.

  • Face à la recrudescence de l’insécurité au nord-Togo, les leadeurs religieux sortent de leur silence

    Face à la recrudescence de l’insécurité au nord-Togo, les leadeurs religieux sortent de leur silence

    La situation sécuritaire dans la région des Savanes se dégrade à cause des incursions des terroristes. Les leaders religieux appellent leurs fidèles à une « démarche spirituelle » contre le fléau.

    Mgr Dominique Banlène Guigbile, Evêque catholique du diocèse de Dapaong ; El Hadj Ibrahim Mondo, président de l’Union musulmane de Tône ; Révérend Yendoukoi Pouguini, président du Conseil chrétien et Révérend Nakpergou Laré, Président du Collègue des pasteurs ont signé un communiqué, en date du 27 juillet, dans lequel ils montrent leur indignation face à la recrudescence de l’insécurité au nord-Togo.

    Dans le document, écrit après qu’une centaine de combattants affiliés à Al-Qaida, en provenance du Burkina Faso, ont attaqué le 20 juillet un  poste avancé de l’armée togolaise à Kpinkankandi, dans le nord du pays, près de la frontière avec le Burkina Faso, faisant plusieurs décès, ces quatre personnalités ont invité chaque confession religieuse à organiser une « croisade de prière dans ses lieux habituels de culte ». Avec la précision que « nous nous retrouverons ensemble, pour la clôture, dans un même lieu pour une prière interconfessionnelle pour la même intention ».

    « Nous appelons tous les fidèles des différentes religions présentes dans la Région des Savanes à se mobiliser massivement pour cette démarche spirituelle en signe de compassion, de soutien et de solidarité envers les victimes des agressions terroristes, en hommage aux vaillants combattants, des Forces de défense et de Sécurité tombés sur le champ d’honneur ainsi qu’aux civils froidement exécutés », complète la note.

    Les incursions des djihadistes deviennent de plus en plus inquiétantes dans la zone septentrionale du Togo. Au sommet de l’Etat, peu d’information filtrent sur le sujet, considéré comme hautement sensible, murmure-t-on. Sous la pression constante de l’armée burkinabè, les terroristes se replieraient au nord Togo.

  • Eperviers : Nibombé Daré n’a pas encore signé à cause de lenteur administrative ?

    Eperviers : Nibombé Daré n’a pas encore signé à cause de lenteur administrative ?

    Bien qu’il ait été choisi pour cornaquer les Eperviers du Togo, Nibombé Daré, revenu à Lomé depuis quelques jours, n’a toujours pas signé son contrat. Pour écarter les rumeurs et donner une position officielle sur le sujet, Hervé Agbodan, le Secrétaire général de la Fédération togolaise de football (FTF) a répondu aux questions de ftf.com.

    Ftftogo.com : Quelques semaines avant les premiers matchs de qualifications du Togo pour la CAN TotalEnergies 2025, le contrat de Monsieur Nibombé Daré n’est pas toujours finalisé. Quelles sont les raisons ?

    Hervé Agbodan : Le recrutement des sélectionneurs suit une procédure bien déterminée entre les ministères concernés et la FTF. Au Togo, c’est l’État qui recrute le sélectionneur et le met à la disposition de la Fédération. Juste après le départ de Monsieur Paulo Duarte, la FTF a reçu l’avis favorable du ministre des Sports et des Loisirs pour procéder à un appel restreint à candidatures, ouvert uniquement aux entraîneurs togolais disposant de la qualification requise.

    À l’issue des travaux d’évaluation des candidatures par le comité de sélection mis en place par la FTF, un classement a été établi et transmis au ministre des Sports et des Loisirs. C’est sur la base de ce classement que le Comité Exécutif a choisi Monsieur Nibombé Daré. Ce choix a été communiqué au ministre des Sports et des Loisirs, qui a donné des directives pour l’organisation du point de presse qui a eu lieu le lundi 15 juillet 2024.

    Ftftogo.com : Selon certaines sources, le ministère des Sports et des Loisirs n’a pas validé le choix de Monsieur Nibombé Daré. C’est pour cette raison que la finalisation de son contrat tarde.

    Hervé Agbodan : Il existe des canaux officiels de communication entre le ministère et la FTF. Aucune des correspondances échangées ne laisse penser cela. Donc ceux qui en parlent doivent avoir d’autres éléments que la FTF n’a pas.

    Ftftogo.com : Alors, dites-nous pourquoi cela traîne.

    Hervé Agbodan : Au retour de Monsieur Nibombé Daré, Mme le ministre a demandé au Président de la FTF de mener les discussions et de lui revenir avec un projet de contrat à soumettre au comité interministériel pour avis et approbation.

    Le projet de contrat a été envoyé au ministère des Sports et des Loisirs le jeudi 25 juillet 2024. Malheureusement, cette période coïncide avec le déplacement de Madame le ministre à Paris pour la 11ème réunion des ministres chargés des sports des pays membres du Commonwealth. Certes, la FTF fait face à des aléas d’agenda, mais nous n’avons aucun doute sur l’issue du processus.

    Ftftogo.com : Pour l’opinion, la FTF et le ministère ont été obligés de choisir Daré Nibombé juste parce qu’il est réclamé par le public. 

    Hervé Agbodan : Le Comité Exécutif a souhaité, dès le départ du sélectionneur Paulo Duarte, choisir un technicien local pour le poste. Ce choix a également reçu l’assentiment du ministre des Sports et des Loisirs, qui ne s’est pas du tout mêlé au processus du point de vue technique. Monsieur Daré Nibombé a été choisi sur la base de ses qualifications et de son projet, et il a fini premier à l’issue de l’étude des dossiers, d’où sa désignation. Donc c’est d’abord un choix technique. La FTF se réjouit d’ailleurs que ce choix fait l’unanimité.

    Ftftogo.com : Les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025 démarrent en septembre 2024. Comment appréhender le début de cette compétition avec la situation actuelle de la sélection ?

    Hervé Agbodan : La FTF est consciente de la situation et espère qu’elle évoluera très vite dans les jours à venir pour ramener la sérénité et permettre aux joueurs de démarrer cette compétition dans les meilleures dispositions.

    Avec ftf.com

  • Au Togo, une attaque d’ampleur rappelle la menace djihadiste

    Au Togo, une attaque d’ampleur rappelle la menace djihadiste

    Une centaine de combattants affiliés à Al-Qaida, en provenance du Burkina Faso, ont attaqué un poste avancé de l’armée togolaise dans le nord du pays.

    Jamais le Togo n’avait connu une attaque d’une telle ampleur. Le 20 juillet, au moins une centaine de djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, affilié à Al-Qaida) ont attaqué le poste avancé de l’armée togolaise à Kpinkankandi, dans le nord du pays, près de la frontière avec le Burkina Faso.

    Arrivés sur des motos et à bord de pick-up équipés de mitrailleuses de calibre 12,7 mm et 14,5 mm, faisant aussi usage de mortiers, ils ont mis en déroute les militaires des forces armées togolaises (FAT) et ont pris le contrôle des lieux pendant plus de trois heures avant de se replier en territoire burkinabé. Comme ils ont l’habitude de le faire au Sahel, ils ont pillé le camp et pris soin de diffuser des photos de leur butin : munitions, fusils d’assaut, lance-grenades, mitrailleuses, mortiers, ainsi que deux véhicules 4 x 4.

    Le bilan est lourd mais encore incertain. Dans sa revendication, le GSIM évoque six soldats tués, tandis qu’une source officielle togolaise sous le couvert de l’anonymat évoque, elle, une « douzaine de militaires tués, plusieurs blessés et une cinquantaine de djihadistes neutralisés ». A en croire d’autres sources sécuritaires, ces chiffres seraient toutefois « sous-estimés ».

    Trois jours après l’assaut contre le poste de Kpinkankandi, où huit soldats avaient déjà été tués en mai 2022, ni le gouvernement ni l’état-major n’avaient officiellement réagi. « C’est l’attaque la plus complexe que nous avons subie, tant par son envergure que par les moyens utilisés par les terroristes », se contente de glisser un collaborateur du président togolais, Faure Essozimna Gnassingbé.

    Omerta sur la situation sécuritaire

    Dans ce pays dirigé depuis près de vingt ans par le fils de Gnassingbé Eyadema, qui fut lui-même au pouvoir de 1967 à 2005, le silence est la règle à tous les étages. Encore plus qu’ailleurs, l’armée y mérite son surnom de grande muette. L’omerta règne sur la situation sécuritaire dans le nord du pays, sous pression constante de groupes djihadistes venus du Burkina Faso depuis une première attaque, en novembre 2021, dans la région septentrionale des Savanes.

    Les autorités ne communiquent jamais sur leurs pertes hormis quelques rares déclarations, comme celle du président qui avait reconnu lors d’une interview, en avril 2023, qu’une quarantaine de membres de forces de défense et de sécurité et « à peu près une centaine » de civils avaient été tués.

    Pour tenter de contenir cette menace croissante le long de ses 120 kilomètres de frontière avec le Burkina Faso, Lomé a rapidement déployé un important dispositif militaire, l’opération « Koundjoaré » forte de quelque 2 000 hommes. Malgré cet effort important, le Togo pâtit de la déliquescence de l’Etat burkinabé, incapable d’enrayer la progression des groupes djihadistes sur son territoire. En conséquence, les incursions djihadistes se poursuivent sur le sol togolais, endeuillant l’armée et parfois les populations. Au grand dam de M. Gnassingbé qui a, assure son entourage, fait de ce péril extérieur sa priorité.

    Depuis l’adoption, le 19 avril, d’une nouvelle Constitution contestée faisant passer le pays d’un régime présidentiel à un régime parlementaire, les Togolais n’élisent plus le président de la République au suffrage universel direct. Les pleins pouvoirs seront désormais confiés à un président du conseil des ministres, élu par les membres du Parlement sans limitation de mandats, dont beaucoup anticipent qu’il sera Faure Gnassingbé une fois ce changement institutionnel entré en vigueur, d’ici au début de 2025.

    Un « coup d’Etat constitutionnel », selon ses opposants, pour lui permettre de continuer à diriger le pays pour une durée indéterminée – selon la précédente loi fondamentale en vigueur, l’actuel chef de l’Etat n’aurait pu briguer qu’un seul et dernier mandat en 2025. Lors des dernières élections législatives, le 29 avril, son parti, l’Union pour la République (Unir), a obtenu 108 sièges députés sur 113.

    Source : lemonde.fr/afrique

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