Catégorie : Environnement

  • Maladies tropicales négligées: REMAPSEN fait l’état des lieux

    Maladies tropicales négligées: REMAPSEN fait l’état des lieux

    Le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) a fait revisiter aux journalistes de 35 pays la situation des maladies tropicales négligées en Afrique.

    Santé : L’engagement des médias dans la lutte contre les Maladies Tropicales Négligées réaffirmé au cours d’une conférence de presse à Abidjan.

    Dans le cadre de l’organisation du forum annuel des médias, le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) se propose d’instruire les journalistes de 35 pays africains sur la situation des maladies tropicales négligées en Afrique.

    L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse le vendredi 30 mai à Abidjan. Selon le Président du conseil d’administration du REMAPSEN, M. Bamba Youssouf, « l’organisation de ce forum est une opportunité de sortir les MTN ne leur état de négligence et les placer au rang des sujets prioritaires dans le traitement de l’information par les médias en Afrique ».

    Placé sous le thème « Contribution des médias pour le positionnement de la lutte contre les maladies tropicales négligées en Afrique » les journalistes africains des pays francophones, anglophones, lusophones, hispanophones et arabophones se retrouveront à Abidjan du 25 au 27 novembre 2025 pour comprendre les enjeux et défis des maladies tropicales négligées. Pour M. Coulibaly Zié Oumar, Directeur Exécutif du REMAPSEN « ce forum vise à briser le silence médiatique autour des MTN ».

    L’un des temps forts de cette conférence de presse de lancement du forum des médias 2025 a été la participation des Directeurs Coordonnateurs des programmes nationaux de lutte contre les MTN en Côte d’Ivoire. Tour à tour, le Docteur Djè Ngoran Norbert, Directeur Coordonnateur du programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées à chimiothérapie préventive et le Dr Dizoé, Directeur coordonnateur du programme national de l’élimination de la lèpre ont instruit les journalistes sur la situation des MTN en Côte d’ivoire avant de se féliciter du choix des MTN comme thème Central du prochain forum des médias. Ils ont tous reconnu le rôle important des médias dans la sensibilisation des communautés et de plaidoyer auprès des pouvoirs publics et des partenaires avant de s’engager à faire du rendez-vous d’Abidjan, un véritable succès.

    Si le REMAPSEN peut organiser ce 4ème forum des médias, c’est grâce à l’appui technique et financier de ses partenaires dont certains ont renouvelé séance tenante leur soutien au REMAPSEN dans l’organisation de ce forum. Il s‘agit de Speak Up Africa et Sightsavers, deux organisations fortement impliquées dans

    la lutte contre les maladies tropicales négligées et dont des déclarations d’appui et de soutien ont été lues au cours de la cérémonie.  En marge de ce forum, le REMAPSEN organisera la 4ème édition des Awards dotés des prix Michel Sidibé, envoyé spécial de l’Union Africaine pour l’Agence du médicament.

    Dans un entretien vidéo, Madame Line Renée Batongué, Journaliste à la CRTV au Cameroun et Directrice des Awards a rappelé que ces prix récompensent chaque année, les efforts des meilleurs journalistes africains dans les domaine

    s de la santé et de l’environnement ainsi que les pays les plus productifs dans la réalisation des programmes d’activités du REMAPSEN. Les Awards du REMAPSEN bénéficient chaque année de l’appui technique et financier de Brands on a mission dont le chef de mission Professeure Myriam Sidibé, s’est engagée encore cette année à soutenir le REMAPSEN.

    Dans son adresse, M. Yao Daniel, sous-Directeur chargé de la presse au District Autonome d’Abidjan s’est félicité du choix du M. Cissé Ibrahima Bacongo, Ministre Gouverneur du District Autonome d’Abidjan comme Président de la soirée des Awards du REMAPSEN qui aura lieu le jeudi 27 novembre 2025 à Abidjan. En clôturant cette conférence de presse de lancement, M. Agnéro Alphonse Renaud, en charge des MTN à la Direction de la Communication du Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la couverture maladie universelle et représentant le Directeur de la communication dudit Ministère, a dit toute la satisfaction du Ministre Pierre N’Gou Dimba, Président du forum des médias à accueillir les 70 journalistes étrangers à l’occasion du forum des médias sur les maladies tropicales négligées.

  • A Djagblé, REMAPSEN fait le suivi des plants mis en terre il y a un…

    A Djagblé, REMAPSEN fait le suivi des plants mis en terre il y a un…

    C’est à Djagblé, à 15 km au nord-est de Lomé, qu’une équipe de la section togolaise du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) a fait le suivi des plants qu’elle a mis en terre il y a an.

    Autour du marché de Djagblé et de la mosquée voisine change de couleurs avec les jeunes plants mis en terre en 2024. Hector Sann’do Nammangue, le patron de la commission Environnement du REMAPSEN, l’équipe a fait l’état des lieux ce samedi 10 mai dans un format d’engagement communautaire.

    Une occasion qui a, également, permis aux journalistes  présents  de faire passer des messages de sensibilisation. Il s’est agi, a insisté M. Nammangue, d’ « impliquer »  les populations locales dans la préservation de la nature, de sorte à «  la durabilité de nos initiatives ».

    Le REMAPSEN-Togo a aussi distingué ceux qui ont pris sur eux d’entretenir les plans. Une parmi eux, a été même nommée ambassadrice du réseau pour le marché de Djagblé. Objectif, les inciter à faire davantage.

  • Togo-Une délégation du REMAPSEN chez le ministre Foli-Bazi Katari

    Togo-Une délégation du REMAPSEN chez le ministre Foli-Bazi Katari

    Ambroisine Mêmèdé, la Coordonnatrice du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement au Togo (Remapsen-Togo) ,et son équipe ont été reçues par le Foli-Bazi Katari, le ministre de l’Environnement et des Ressources forestières.

    Le Rendez-vous de Remapsen Togo a été organisé ce mercredi 16 avril 2025 avec M. Foli-Bazi Katari, ministre de l’environnement et des ressources forestières.

    Mme Ambroisine Mêmèdé, la Coordonnatrice du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement au Togo (Remapsen Togo) et son équipe ont été reçues en audience pour aborder avec le ministre, la pertinente question de la protection de l’environnement.

    Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des actions que mène le réseau local pour renforcer sa visibilité, se rapprocher des sources d’information et solliciter le renforcement des capacités de ses membres et encourager la spécialisation.

    Plusieurs points ont fait l’objet de discussions : la campagne nationale de reboisement, l’importance des foyers améliorés, le changement climatique et la santé infantile, etc.

    M. Foli-Bazi a bien apprécié la démarche des membres du réseau et rassuré la coordonnatrice, de la disponibilité de toute son équipe pour pour une Fructueuse collaboration.

    “Nous sommes heureux de vous recevoir. L’affaire de l’environnement est une affaire de tous. C’est pour cela qu’il faut qu’on communique. Nous avons besoin de vous pour partager l’information avec la population… Nous avons envie de vous voir très active…”, a dit le ministre.

    REMAPSEN-Togo

  • Crise à l’est de la RDC : ce que pense Sena Alipui de la médiation de Faure Gnassingbé

    Crise à l’est de la RDC : ce que pense Sena Alipui de la médiation de Faure Gnassingbé

    La désignation de Faure Gnassingbé par l’Union africaine (UA) pour tenter de résoudre le conflit en cours dans l’est de la RDC serait une bonne option selon le sénateur Sena Alipui, deuxième vice-président de l’Union des forces de changement (UFC).

    Le président togolais succède à son homologue angolais João Lourenço qui assurait cette mission jusqu’au mois dernier. C’est autour donc de Faure Gnassingbé de jouer le rôle de médiateur entre la RDC et le Rwanda, accusé d’être le principal soutien du M23, un mouvement rebelle qui contrôle une partie importante de l’est de la RDC.

    « … joie et fierté »

    En effet, ce mardi 15 avril, à Lomé, l’ancien député a déclaré toute son admiration pour Faure Gnassingbé qui a su implémenter une diplomatie à même de permettre le choix du Togo comme médiateur dans la crise qui plombe l’est du pays de Patrice Lumumba.

    « Nous avons appris avec joie et fierté la désignation par l’Union Africaine (UA), du Président de la République, son Excellence monsieur Faure Essozimna GNASSINGBÉ, comme médiateur du conflit entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda », s’enflamme Sena Alipui, exprimant ses « admirations au Président de la République » d’une part et d’autre part ses « félicitations à notre diplomatie dont le dynamisme et les résultats antérieurs ont contribué à ce choix ».

    Défis

    Selon le deuxième vice-président de l’Union des forces de changement, le Togo reste un pays de paix. Ce qui se ressent un peu partout, convaincu-t-il. La preuve, il a été désigné pour jouer la médiation entre le Mali et la Côte d’Ivoire, le Niger et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO).

    Rien ne sera facile. « La complexité et la difficulté du conflit dans cette région sensible de notre continent, illustre le degré de confiance que notre institution continentale l’UA place dans la diplomatie Togolaise et notre Président. Ce choix est un honneur et une fierté pour le Togo mais aussi pour toute la CEDEAO où l’on ne compte plus les facilitations et médiations réussies du Togo », résume le jeune sénateur.

    Ce dernier précise qu’il a confiance au chef de l’Etat pour réussir sa mission parce qu’il bénéficie des soutiens de ses pairs…

  • Dosseh SOHEY : « La plateforme togolaise de la CGLTE œuvre à renforcer la sécurisation foncière, la souveraineté alimentaire.. »

    Dosseh SOHEY : « La plateforme togolaise de la CGLTE œuvre à renforcer la sécurisation foncière, la souveraineté alimentaire.. »

    En prélude au Forum social mondial de 2026, il est important de redynamiser l’antenne togolaise de la Convergence globale des luttes pour la terre et l’eau (CGLTE). C’est parce que ladite plateforme est un « creuset de réflexions des OSC » pour « des actions concertées », explique dans cette intervention Dosseh SOHEY, point focal de la Plateforme togolaise de la CGLTE.

    Vous avez organisé ces 18 et 19 mars, une rencontre nationale des OSC, en prélude au Forum Social Mondial 2026. De quoi a-t-il été question exactement ?

    Depuis quelques temps, la plateforme togolaise de la Convergence Globale des Luttes pour la Terre et l’Eau connait un certain ralentissement par rapport à ses activités. Or, ce creuset de réflexions des OSC est essentiel pour des actions concertées, étant entendu qu’aucune entité, prise individuellement, ne pourrait être véritablement efficace face aux innombrables défis. D’où la nécessité de dynamiser ce cadre de réflexions et d’actions qu’est la CGLTE.

    Ceci nous prépare en même temps au Forum Social Mondial qui aura lieu en 2026 à Cotonou au Bénin. Avant d’y participer, il est de bon aloi que les OSC togolaises soient organisées pour parler des problèmes spécifiques liés à leur environnement avec une certaine cohérence. Au cours de ces assises nationales  des 18 et 19 mars 2025 tenues à Lomé où des organisations, venues de toutes les régions du pays, se sont concertées, des thématiques qui feront l’objet du FSM 2026 ont été explorées en vue d’enrichir les réflexions qui y seront avancées par le Togo.   

    Quelles sont vos impressions par rapport au déroulement des travaux ?

    Tous les participants ont été à la hauteur. Les débats sont inclusifs, participatifs, intégratifs. Je suis heureux d’avoir gagné le pari. Je suis d’autan heureux car, après tant de moments passés sans actions, ni mobilisation, il n’est pas évident que la rencontre puisse connaitre un tel succès.

    Ce regain d’engagement des participants prouve à suffisance que la philosophie consistant à converger les actions est partagée par tous sans exception.  

    Qu’attendez-vous du FSM 2026, très important pour la justice sociale ?

    La Plateforme Togolaise de la CGLTE œuvre à renforcer la sécurisation foncière, la souveraineté alimentaire, à promouvoir l’agroécologie, la justice climatique, les droits des paysans et des communautés rurales, à travers des initiatives locales, des plaidoyers et des actions de sensibilisation. Cette rencontre annuelle sera une étape essentielle pour renforcer les synergies et construire une réponse collective aux défis actuels. 

    Il s’agit d’un espace stratégique pour discuter des propositions locales sur la gouvernance foncière et climatique, renforcer la coopération régionale et internationale avec d’autres mouvements engagés, valoriser les initiatives communautaires et les solutions alternatives portées au Togo. 

  • Togo-Les OSC se dynamisent et se mobilisent pour le FSM 2026

    Togo-Les OSC se dynamisent et se mobilisent pour le FSM 2026

    Une quarantaine d’organisations  de la société civile du Togo participent depuis ce 18 mars à une rencontre destinée à redynamiser la Convergence globale des luttes pour la terre et l’eau en Afrique de l’ouest (CGLTE-OA). En ligne de mire, une participation massive au prochain Forum social mondial.

    Du 18 au 19 mars se tient dans un hôtel à Lomé une rencontre nationale des OSC sur le thème « Dynamisation de la plateforme togolaise de la CGLTE-OA et mobilisation pour le forum social mondial 2026 ».

    Cette rencontre vise à mobiliser les acteurs de la société civile afin que la participation du Togo au Forum social mondial soit massive et remarquée en terre béninoise en 2026. Parallèlement, elle va contribuer à redynamiser la Convergence globale des luttes pour la terre et l’eau en Afrique de l’ouest.

    Claire Quenum, point focal du Réseau africain pour le droit à l’alimentation (RAPDA), dans son mot de bienvenue, a invité les participants à penser la terre et l’eau, convaincue que la consistance de la vie passe par-là.

    Dans la même optique Dosseh Sohey, le coordonnateur de l’association NOVOX et point focal de la CGLTE-Togo, a insisté sur la mobilisation des uns et des autres pour une redynamisation de la plateforme. “Il faut sortir de la léthargie pour mieux unir nos forces pour un maillage territorial de telle sorte que les messages passent un peu partout”, a-t-il insisté.

    La cérémonie d’ouverture a été suivie de la présentation du rapport de la caravane de 2023, organisée du 6 novembre au 1er décembre à travers le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal et la Gambie.

    Nous y reviendrons.

  • Forum social mondial 2026 : les OSC en mode échauffement

    Forum social mondial 2026 : les OSC en mode échauffement

    Les organisations de la société civile (OSC) du Togo prennent part ces 18 et 19 mars à Lomé à une rencontre nationale dans le cadre des préparatifs du Forum social mondial (FSM) de 2026 en terre béninoise.

    Dans le cadre de la tenue du Forum social mondial prévu en 2026 à Cotonou au Bénin, la plateforme togolaise de la CGLTE organise une rencontre de deux jours de dialogue et de réflexion autour des thématiques telles que la justice sociale et climatique, la gouvernance des ressources naturelles, la souveraineté alimentaire et agroécologie paysanne, l’-économie sociale et solidaire, la promotion de la femme, entre autres.

    Il s’agit en réalité, d’une réunion préparatoire de la Convergence globale des luttes pour la terre et l’eau ouest africaine (CGLTE-OA) pour le forum social mondial (FSM) au Bénin.

    L’objectif, mener une réflexion pour une participation active et efficace au prochain forum social mondial. Cette rencontre de quarante-huit heures vise mettre en place des représentations régionales nationales composées d’OSC, valider le plan d’actions 2025 de la CGLTE, présenter les rapports de la caravane 2023 de la convergence et présenter les enjeux du FSM aux OSC du Togo.

    Notons que le thème retenu est la “Dynamisation de la Plateforme Togolaise de la CGLTE-OA et (la) mobilisation pour le Forum Social Mondial 2026”.

    Nous y reviendrons.

  • Togo- La-Gloire Djator à la COP29 grâce à l’UNICEF

    Togo- La-Gloire Djator à la COP29 grâce à l’UNICEF

    Avec l’appui de l’UNICEF au Togo, Mlle La-Gloire DJATOR, ambassadrice de l’initiative Environnement Vision Planète Verte, s’est envolée pour la 29e Conférence des Parties sur les changements climatiques (COP 29).

    La COP29, prévue du 11 au 22 novembre 2024 à Bakou, Azerbaïdjan, se concentre sur plusieurs objectifs cruciaux pour l’action climatique mondiale. Son objectif est de renforcer les efforts mondiaux pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C d’ici la fin du siècle, conformément aux objectifs de l’Accord de Paris. À mesure que les impacts du changement climatique se font plus pressants, cette conférence vise à mobiliser les États, les entreprises et la société civile autour de plusieurs priorités clés.

    Aux côtés de la délégation togolaise, La-Gloire participera aux échanges et réflexions 🤝 visant à renforcer la lutte contre les changements climatiques, veillera à défendre les intérêts environnementaux des enfants, des adolescents et des jeunes du 🇹🇬 qu’elle représente et à assurer la promotion de l’action climatique en faveur des générations futures.

    Source : UNICEF

  • 𝐏𝐥𝐚𝐢𝐝𝐨𝐲𝐞𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐃𝐞́𝐜𝐥𝐚𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐬, 𝐥𝐞𝐬 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐥’𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐥𝐢𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞

    𝐏𝐥𝐚𝐢𝐝𝐨𝐲𝐞𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐃𝐞́𝐜𝐥𝐚𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐬, 𝐥𝐞𝐬 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐥’𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐥𝐢𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞

    Les lauréats de l’édition 2024 du Youth Squad ont élaboré un document de plaidoyer collectif, signé par l’ensemble des participants, pour encourager l’engagement des autorités dans la lutte contre le changement climatique.

    Signée lors de la COP25 à Madrid en 2019, la Déclaration intergouvernementale sur les enfants, les jeunes et l’action climatique invite les acteurs étatiques à s’engager dans la promotion du leadership des jeunes sur les enjeux environnementaux.

    Ce plaidoyer a été remis au Capitaine Kpognon Yaovi, Directeur Préfectoral de l’Environnement, pour soutenir cet appel à l’action.

    Nous exprimons nos gratitudes aux autorités déconcentrées de la préfecture de Kloto pour leur disponibilité et le soutien accordée à cette initiative des jeunes.

    Source: Amnesty International Togo

  • Joe Biden: un honnête homme s’en va

    Joe Biden: un honnête homme s’en va

    Après le départ du président américain Joe Biden, pour espérer quelque chance de succès comme grande puissance, les États-Unis devront davantage faire preuve d’une certaine décence, de sobriété, sinon d’humilité, que de la morgue et de l’arrogance qu’affichent certaines voix dans la campagne présidentielle.

    Pour ses adieux à la communauté internationale, le président des États-Unis Joe Biden a tenu cette semaine un discours poignant devant l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York. Notamment sur sa renonciation à briguer un second mandat. Doit-on, pour autant, assimiler cette sortie à un grand moment d’Histoire ?

    Lorsque l’homme le plus puissant de la planète prend congés de l’instance qui rassemble les peuples et les nations de ladite planète, l’Histoire est en marche, quoi que l’on dise. Il se trouve que la densité et la sincérité son discours étaient de celles que l’Histoire retient. Et ces adieux contenaient quelques leçons essentielles, valables pour l’univers entier, donc pour l’Afrique, quand il rappelle à leurs devoirs ceux qui ont en main le destin des peuples.

    « Être président [des États-Unis] a été le plus grand honneur de ma vie. J’aime ce travail, mais j’aime encore plus mon pays », a-t-il dit, avant d’affirmer que le temps était venu, pour lui, de laisser le leadership à une nouvelle génération. Et d’inviter ses pairs à ne jamais oublier qu’il est des choses bien plus importantes que rester au pouvoir : « C’est votre peuple. Qui compte plus que tout le reste », a-t-il insisté les priant « tous de ne jamais oublier qu’ils sont là pour les représenter, aux Nations unies ».

    Il n’empêche, l’état actuel du monde qu’il lègue n’est pas très rassurant

    Joe Biden l’admet, au point d’emprunter, pour dresser l’état des lieux, un extrait du poème du prix Nobel de littérature irlandais William Butler Yeats, La Seconde venue : « Tout se disloque. Le centre ne peut tenir. L’anarchie se déchaîne sur le monde, comme une mer noircie de sang… Les meilleurs ne croient plus à rien, les pires se gonflent de l’ardeur des passions mauvaises ». Bien que centenaire, cette œuvre de la poésie moderniste, datant de 1919, dépeint un monde inquiétant, qui pourrait bien être celui d’aujourd’hui. 

    En dépit de ce tableau désespérant, le président sortant des États-Unis reste persuadé que le centre, ici, tient, et que l’apparent chaos actuel peut encore être surmonté. Voilà pourquoi, à la suite de William Butler Yeats, il a cité Nelson Mandela, dans une de ses plus vibrantes invites à la persévérance : « Cela semble toujours impossible, jusqu’à ce qu’on le fasse », disait le leader sud-africain prix Nobel de la Paix, pour qui bien des situations peuvent paraître insurmontables, jusqu’à ce qu’elles soient surmontées. Vaincre l’adversité, pour parachever ses rêves, tel est le message emprunté par Biden à Mandela, pour son testament diplomatique, en ces temps incertains. « Chaque génération a ses défis à relever, et nous serons toujours plus solides, ensemble, que seuls, dans ce monde », conclut le dirigeant américain.

    N’est-ce pas un peu insolite d’entendre ainsi Joe Biden parler de démocratie au reste du monde ?

    Celle-ci a certes été quelque peu malmenée, aux États-Unis, notamment en raison de la conception toute particulière qu’en avait son prédécesseur, qui se trouve être encore un des deux prétendants à sa succession. Peut-être est-ce pour cela que Joe Biden a eu l’humilité de préciser que la démocratie n’appartient en exclusivité à aucun pays, à aucun peuple.

    Si ce discours d’adieux dans le cénacle du Palais de verre de Manhattan, a quelque chance de trouver sa petite place dans l’Histoire, c’est parce qu’il était celui d’un honnête homme, dont les dirigeants et peuples du monde, globalement, saluent la décence. Et, dans les relations internationales, jamais l’on n’a eu autant besoin de décence, sur cet échiquier guetté par l’anarchie, l’isolationnisme, l’outrance et même une certaine tentation du mépris.

    Autant la sobriété et l’humilité de Biden, dans ce dernier discours à l’ONU, pèseront de leur poids dans la place que lui fera l’Histoire, autant, après lui, l’influence des États-Unis, comme grande puissance, dépendra de l’aptitude du leader de ce pays à une certaine décence, à des rapports de simplicité aux autres. Encore faudrait-il, à quelques voix véhémentes que l’on entend, ici et là dans la campagne présidentielle, comprendre que miser sur l’arrogance et une certaine morgue offre de moins en moins de chances de succès.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 28 septembre 2024

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