Catégorie : Environnement

  • Agroforesterie : le Togo se positionne pour devenir un acteur majeur en Afrique

    Agroforesterie : le Togo se positionne pour devenir un acteur majeur en Afrique

    À l’Université de Lomé, chercheurs, chefs traditionnels et experts unissent leurs forces pour faire du Togo une référence continentale de l’agroforesterie.

    L’agroforesterie prend une nouvelle dimension au Togo. En dressant le bilan de sa participation aux cinq dernières éditions du Congrès mondial de l’agroforesterie, le pays affiche désormais des ambitions continentales avec la création officielle de l’Union africaine pour l’agroforesterie, branche togolaise (AFRU-Togo). Une initiative qui pourrait placer le Togo au cœur des stratégies africaines de lutte contre le changement climatique et de restauration des écosystèmes.

    Le 5 juin 2026, le Centre numérique francophone de l’Université de Lomé a servi de cadre à un important atelier de restitution réunissant enseignants-chercheurs, autorités traditionnelles, représentants de l’administration publique et acteurs de la société civile engagés dans la protection de l’environnement.

    Organisée par le Centre de Recherche et de Formation sur les Plantes Médicinales (CERFOPLAM), en collaboration avec GASD/SADDA-Togo, l’Union des chefs traditionnels de Yoto (UCTY) et la Fondation Messanvi GBAESSOR de Recherche-Action pour le Développement (FOMGRADA), la rencontre avait un double objectif : évaluer les acquis de la participation togolaise aux cinq derniers Congrès mondiaux de l’agroforesterie et mettre en place une structure nationale capable de porter les ambitions du pays à l’échelle continentale.

    Depuis 2009, le Togo a régulièrement pris part aux grands rendez-vous mondiaux du secteur, notamment à Nairobi, New Delhi, Montpellier, Québec et Kigali. Cette constance a permis aux experts togolais d’accumuler une expérience précieuse et de nouer des partenariats stratégiques.

    L’un des artisans de cette dynamique, le Dr Koudouvo Koffi, maître de conférences à l’Université de Lomé, a rappelé la philosophie qui guide son engagement : « Le bruit ne fait pas du bien et le bien ne fait pas de bruit ».

    À travers cette formule, il a voulu souligner la discrétion avec laquelle de nombreux acteurs togolais travaillent depuis plusieurs années à l’intégration des pratiques agroforestières dans les politiques de développement durable.

    Le chercheur a notamment salué l’accompagnement du ministère de l’Environnement et des Ressources forestières ainsi que le rôle déterminant des chefs traditionnels dans la préservation des forêts sacrées, véritables réservoirs de biodiversité.

    Les échanges ont permis de mettre en évidence les nombreux bénéfices tirés de la participation du Togo aux différentes rencontres internationales. Parmi eux figurent le partage des bonnes pratiques agricoles adaptées aux réalités locales, le renforcement des partenariats scientifiques, l’accès à de nouveaux appuis techniques et financiers ainsi que l’intégration progressive des mécanismes liés au crédit carbone.

    Ces avancées constituent aujourd’hui des leviers essentiels pour répondre aux défis environnementaux qui menacent le continent africain. Les participants ont particulièrement insisté sur la nécessité d’accélérer les actions de restauration des terres dégradées, de freiner la déforestation et de renforcer la résilience des systèmes agricoles face aux changements climatiques.

    Présidant la cérémonie d’ouverture, le Professeur Taïrou, premier vice-doyen de la Faculté des sciences, représentant le secrétaire général de l’Université de Lomé, a rappelé que la reconnaissance dont bénéficie désormais le Togo sur la scène africaine s’accompagne de nouvelles responsabilités.

    Selon lui, la création d’un cadre national de concertation apparaît indispensable pour permettre au pays de jouer pleinement son rôle dans la gouvernance continentale de l’agroforesterie.

    L’autre moment fort de cette journée a été la mise en place officielle de l’AFRU-Togo, avec l’élection de son premier bureau national.

    Le Dr Koudouvo Koffi a été porté à la présidence de la nouvelle organisation. Il sera épaulé par un bureau composé à la fois de chercheurs, de responsables communautaires et de chefs traditionnels, une configuration qui traduit la volonté d’associer savoir scientifique et connaissances ancestrales.

    Cette nouvelle équipe aura plusieurs missions stratégiques : structurer le réseau national des acteurs de l’agroforesterie, promouvoir les initiatives liées au crédit carbone et préparer la candidature du Togo à l’organisation du premier Congrès africain de l’agroforesterie envisagé en 2027.

    Une échéance qui servirait de tremplin au prochain Congrès mondial prévu en 2028 au Costa Rica.

    Au-delà d’une simple rencontre académique, cet atelier marque une étape importante dans la stratégie environnementale du Togo. En misant sur l’agroforesterie, le pays entend transformer ses défis climatiques en opportunités de développement durable et s’imposer comme l’un des laboratoires africains des solutions écologiques de demain.

  • Croisade verte au Togo

    Croisade verte au Togo

    Le gouvernement togolais accélère sa politique environnementale avec le lancement officiel, prévu le 1er juin 2026, de la campagne nationale de reboisement au centre d’enfouissement technique d’Aképé, dans la préfecture de l’Avé. Cette initiative s’inscrit dans le vaste programme de plantation d’un milliard d’arbres d’ici 2030.

    Pour mobiliser les populations, le ministère de l’Environnement a lancé, depuis le 25 mai, une vaste campagne de sensibilisation à travers les radios et télévisions locales. L’objectif est de faire comprendre aux citoyens les enjeux du reboisement et de la lutte contre le changement climatique. Des responsables régionaux, acteurs du secteur forestier et pépiniéristes interviendront dans plusieurs langues locales afin d’expliquer les acquis enregistrés au cours des cinq premières années du programme, ainsi que les modalités de la nouvelle campagne sur toute l’étendue du territoire.

    Les autorités entendent aller au-delà de simples opérations de plantation. Elles insistent particulièrement sur l’entretien et le suivi des jeunes plants pour assurer leur survie et leur contribution effective à la restauration du couvert végétal national.

    Face à l’érosion des sols, à la pression démographique et aux conséquences grandissantes du changement climatique, le reboisement apparaît désormais comme une priorité stratégique pour le pays. Le gouvernement y voit un moyen de renforcer la résilience écologique, de restaurer durablement les paysages forestiers et de soutenir une transformation économique inclusive fondée sur les ressources naturelles.

    À travers cette campagne, les autorités lancent également un appel à la responsabilité collective. Pour elles, chaque arbre planté représente un geste concret de préservation de l’environnement, mais aussi un symbole d’espoir pour les générations futures du Togo.

  • Ferme Ahoéviwo : le naturel dans vos assiettes

    Ferme Ahoéviwo : le naturel dans vos assiettes

    Des produits 100 % naturels, sains et accessibles vous attendent ce samedi 2 mai 2026 à la Ferme Ahoéviwo pour une alimentation authentique et pleine de bien-être.

    Produits bio, sains et accessibles

    La Ferme Ahoéviwo invite chaleureusement toute la population à une grande journée de distribution de produits naturels ce samedi 2 mai 2026, de 10h à 15h. Dans un contexte où l’alimentation saine devient une priorité, la ferme met à la disposition du public une gamme variée de produits 100 % naturels, sans engrais chimiques, cultivés et transformés dans le respect de l’environnement et de la santé des consommateurs.

    Large gamme de produits naturels disponibles

    Pour cette vente exceptionnelle, la ferme propose :

    • 1 litre de Sodabi : 2000 F
    • 1 boîte de thé bleu (30 tasses) : 3000 F
    • 1 sachet d’Artemisia (21 tasses) : 1300 F
    • 1 litre d’huile de palme (Zomi, Amidjin) : 1500 F
    • 1 botte d’aloma : 500 F
    • 1 botte d’esroun : 500 F
    • 1 sachet de gboma : 500 F
    • 1 boîte de curcuma en poudre : 3500 F
    • 1 botte de citronnelle : 100 F
    • 1 boîte de bissap en poudre : 4000 F
    • 1 sachet de feuilles de laurier : 300 F
    • 1 plan d’aklikon-ti (pépinière de Spondias mombin) : 1000 F
    • 1 sachet de graines de bissap : 500 F
    • 1 sachet d’oranges : 500 F
    • 1 tas de manioc : 1500 F
    • 1 poulet (nettoyé et vidé) : 6200 F

    Les frais de livraison sont fixés à 1000 F, avec une offre exceptionnelle de livraison gratuite pour tout achat à partir de 20 000 F.

    Alimentation saine, locale et responsable

    La Ferme Ahoéviwo réaffirme son engagement pour une alimentation bio, locale et sans produits chimiques, favorisant ainsi la santé des familles et la valorisation des ressources naturelles locales. Chaque produit proposé est issu d’un savoir-faire agricole respectueux de la terre et des consommateurs.

    Consommer les produits de la ferme Ahoéviwo, c’est faire le choix : d’une meilleure santé, du soutien à l’agriculture locale, et d’une alimentation authentique et naturelle.

    Commandez dès maintenant !

    Le public est vivement invité à passer ses commandes sans attendre afin de profiter de cette opportunité unique.

    📞 Téléphone : +228 92 58 16 06
    📲 WhatsApp : +228 99 87 89 89

    Rendez-vous à ne pas manquer

    La Ferme Ahoéviwo vous donne rendez-vous ce samedi 2 mai 2026 pour une distribution spéciale de produits naturels. Venez nombreux et faites le choix du bien-être, de la santé et de la qualité.

    Ferme Ahoéviwo – Le naturel dans vos assiettes.

  • Environnement : FAEA mise sur l’action collective

    Environnement : FAEA mise sur l’action collective

    Le secteur de l’environnement demeure une priorité majeure face aux défis croissants liés à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Dans ce contexte, l’organisation Femme en Action pour l’Eau et l’Assainissement (FAEA) réaffirme son engagement en faveur des populations, en mettant l’accent sur des actions concrètes et durables.

    Consciente de l’urgence d’agir, FAEA entend renforcer son rôle dans l’amélioration des conditions de vie, notamment en facilitant l’accès à des services essentiels et en promouvant un environnement sain. Cette démarche s’inscrit dans une vision collective, où la collaboration entre acteurs est considérée comme un levier indispensable pour relever les défis actuels.

    L’organisation mise ainsi sur la mobilisation de toutes les parties prenantes, des communautés locales aux partenaires institutionnels, afin de créer une dynamique inclusive et efficace. L’objectif est clair : mutualiser les efforts pour maximiser l’impact des initiatives et garantir leur pérennité.

    Dans cette optique, FAEA annonce son retour sur le terrain avec une volonté renouvelée d’intensifier ses actions. De nouvelles perspectives de collaboration sont également envisagées, ouvrant la voie à des projets innovants et structurants dans le domaine de l’eau et de l’assainissement.

    La présidente de FAEA-Togo, Carole Aghey, souligne l’importance de cette démarche participative et appelle à une mobilisation immédiate. Elle insiste sur la nécessité d’un engagement collectif pour générer des résultats tangibles et durables.

    Des informations complémentaires seront prochainement communiquées afin de préciser les contours des futures actions. En attendant, FAEA invite l’ensemble des acteurs concernés à se joindre à cet élan pour contribuer à un changement significatif au bénéfice des populations.

  • MAWUSE, symbole d’une nouvelle ère contre les inondations

    MAWUSE, symbole d’une nouvelle ère contre les inondations

    Sena Alipui, ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, a réaffirmé à Lomé, lors du baptême du micro-tunnelier « MAWUSE », la détermination du gouvernement à faire du projet RAINE un pilier majeur de la lutte durable contre les inondations.

    Le 24 avril 2026 à Lomé, le projet RAINE a franchi une étape décisive avec le baptême du micro-tunnelier « MAWUSE », un équipement stratégique au cœur de la lutte contre les inondations dans le Grand Lomé. À cette occasion, Sena Alipui, ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, a livré un message fort, mettant en avant l’ambition du gouvernement de transformer durablement le cadre de vie urbain.

    Dans son intervention, le ministre a d’abord insisté sur la portée historique de cette étape. Selon lui, le baptême de « MAWUSE » ne se résume pas à un simple acte symbolique, mais marque l’entrée du Togo dans une phase active et concrète d’un projet structurant. Il a souligné que cet outil de pointe incarne la modernité des solutions choisies pour répondre à un problème ancien : les inondations récurrentes qui affectent plusieurs quartiers de la capitale.

    Sena Alipui a rappelé que le projet RAINE (Réseau d’assainissement par intercepteurs pour la non-inondation de nos espaces) s’inscrit dans une vision globale du développement urbain. L’objectif est clair : collecter et canaliser efficacement les eaux pluviales vers des exutoires appropriés grâce à un réseau souterrain moderne. Ce dispositif repose notamment sur la technologie du micro-tunnelier, qui permet de creuser sans perturber la surface, un choix stratégique dans une ville dense comme Lomé.

    Le ministre a particulièrement insisté sur l’impact direct du projet sur les populations. À ses yeux, RAINE est avant tout une réponse concrète aux attentes des citoyens. « Il s’agit de protéger les vies, les biens et d’améliorer durablement le cadre de vie », a-t-il martelé en substance. Il a également évoqué les conséquences économiques des inondations, soulignant que ce projet contribuera à réduire les pertes et à renforcer la résilience de la capitale face aux changements climatiques.

    Dans un ton à la fois déterminé et mobilisateur, Sena Alipui a appelé à l’engagement de tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet. Il a salué la collaboration entre les partenaires techniques et les entreprises mobilisées, tout en insistant sur la nécessité de respecter les délais et les standards de qualité. Pour lui, la réussite de RAINE dépendra autant de la rigueur technique que de la coordination entre les différentes parties prenantes.

    Le ministre a également mis en avant la dimension innovante du projet, soulignant que le recours à des technologies modernes comme le micro-tunnelier témoigne de la volonté du Togo d’adopter des solutions durables et adaptées aux réalités urbaines. Ce choix technique permet non seulement de limiter les perturbations en surface, mais aussi de préserver les infrastructures existantes, un enjeu majeur dans une ville en pleine expansion.

    Enfin, Sena Alipui a conclu son intervention sur une note d’espoir et de responsabilité collective. Il a exprimé sa conviction que RAINE constituera un tournant dans la gestion des eaux pluviales à Lomé et servira de modèle pour d’autres initiatives similaires au Togo. Le baptême de « MAWUSE », a-t-il affirmé, symbolise ainsi une promesse : celle d’une capitale plus sûre, plus résiliente et mieux préparée aux défis climatiques de demain.

    À travers ce discours, le ministre a clairement positionné le projet RAINE comme un levier stratégique de transformation urbaine, où innovation, engagement politique et bien-être des populations se conjuguent pour bâtir l’avenir.

  • Bio-intrants : la révolution verte s’enracine au Sud-Kivu

    Bio-intrants : la révolution verte s’enracine au Sud-Kivu

    Une avancée prometteuse pour l’agriculture durable se dessine en République démocratique du Congo, où l’expérimentation de bio-intrants innovants suscite un intérêt croissant. Portée par CAMDES GROUP INTER SARL et soutenue par l’implication active des étudiants en sciences agronomiques de l’Université Catholique de Bukavu (UCB), cette initiative pourrait marquer un tournant décisif dans les pratiques agricoles locales.

    Au cœur de cette dynamique, deux produits retiennent particulièrement l’attention : Ecopticide Agri et Tera Boost Pro. Testés dans des conditions réelles au champ expérimental, ces bio-intrants se distinguent par leur approche respectueuse de l’environnement et de la santé humaine, à l’opposé des pesticides chimiques traditionnellement utilisés.

    L’un des principaux atouts de l’Ecopticide Agri réside dans sa capacité à lutter efficacement contre les ravageurs tout en réduisant considérablement les risques liés à la toxicité. Contrairement aux pesticides de synthèse, souvent accusés de laisser des résidus nocifs sur les cultures, notamment les tomates, ce bio-intrant agit de manière ciblée sans compromettre la qualité sanitaire des produits agricoles. Cette caractéristique répond à une préoccupation majeure des consommateurs et des producteurs : garantir une alimentation saine tout en maintenant une productivité satisfaisante.

    De son côté, le Tera Boost Pro se positionne comme un fertilisant biologique aux effets bénéfiques sur la santé des sols. Là où les engrais chimiques tendent à appauvrir les terres à long terme, ce bio-intrant stimule l’activité microbienne, favorisant ainsi un écosystème souterrain riche et équilibré. Cette régénération naturelle des sols constitue un levier essentiel pour assurer la durabilité des exploitations agricoles, en particulier dans une région comme le Sud-Kivu, où la pression sur les terres cultivables est forte.

    L’implication des étudiants de l’UCB dans le processus de validation de ces produits renforce la crédibilité scientifique de l’initiative. Leur participation active permet non seulement de tester l’efficacité des bio-intrants, mais aussi de former une nouvelle génération d’agronomes sensibilisés aux enjeux de l’agriculture durable. Ce lien entre recherche académique et pratique de terrain apparaît comme un facteur clé de succès.

    Au-delà des résultats encourageants observés sur les parcelles expérimentales, cette initiative pourrait avoir des retombées significatives pour les agriculteurs de la région. L’adoption progressive de solutions comme Ecopticide Agri et Tera Boost Pro offrirait une alternative viable aux intrants chimiques, souvent coûteux et potentiellement dangereux. Elle permettrait également d’améliorer les rendements agricoles tout en préservant les ressources naturelles.

    Dans un contexte marqué par les défis climatiques et environnementaux, cette expérimentation ouvre la voie à une agriculture plus résiliente et responsable. Si les résultats se confirment à plus grande échelle, le Sud-Kivu pourrait devenir un modèle en matière d’innovation agricole durable, démontrant que performance et respect de l’environnement peuvent aller de pair.

  • One Health 2026 : l’Afrique exige sa place

    One Health 2026 : l’Afrique exige sa place

    En prélude à l’ouverture du One Health Summit 2026 à Lyon, la question de la participation africaine s’impose comme un enjeu majeur.

    Ce vendredi 3 avril 2026, un webinaire organisé par Galien Africa et le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) a permis de poser les bases d’une mobilisation continentale autour de cette rencontre internationale stratégique.

    Prévu du 7 avril 2026 dans la ville de Lyon, le One Health Summit se veut un rendez-vous de haut niveau réunissant experts, décideurs politiques et acteurs du développement. Objectif : transformer le concept « Une seule santé » en solutions concrètes face aux défis sanitaires mondiaux. À l’heure où les crises épidémiques et climatiques se multiplient, l’approche intégrée liant santé humaine, animale et environnementale apparaît plus que jamais indispensable.

    Au cœur des échanges, une conviction forte : l’Afrique ne peut être reléguée au second plan. Pour Awa Marie Coll Seck, présidente de Galien Africa, la participation du continent dépasse le simple cadre scientifique. « C’est aujourd’hui un problème de souveraineté, et la voix de l’Afrique doit se faire entendre », a-t-elle affirmé avec fermeté à l’ouverture du webinaire.

    L’ancienne ministre sénégalaise de la Santé insiste sur le rôle crucial que peut jouer l’Afrique dans la dynamique One Health. Selon elle, le continent, particulièrement exposé aux zoonoses, aux dérèglements climatiques et aux fragilités des systèmes de santé, dispose également d’un potentiel d’innovation et d’adaptation unique. « Nous sommes prêts à participer à ce sommet comme de véritables acteurs », a-t-elle souligné, appelant à dépasser les discours pour passer à l’action.

    Le webinaire, qui a réuni divers spécialistes et professionnels des médias, s’est penché sur les systèmes intégrés liant santé, environnement et nutrition. Ces approches transversales sont perçues comme des leviers essentiels pour répondre efficacement aux crises globales. Les intervenants ont notamment insisté sur la nécessité de renforcer la coopération interdisciplinaire et de favoriser l’émergence de solutions locales adaptées aux réalités africaines.

    Au-delà des constats, les discussions ont mis en lumière un impératif : transformer les projets en programmes concrets et les initiatives isolées en politiques à grande échelle. « Le temps est à l’action », a martelé Awa Marie Coll Seck, plaidant pour une meilleure structuration des efforts et une valorisation accrue des innovations africaines.

    L’approche One Health, promue par l’Organisation mondiale de la santé, repose sur une vision intégrée de la santé. Elle reconnaît l’interdépendance entre les humains, les animaux, les plantes et leur environnement. Cette stratégie vise notamment à lutter contre les maladies zoonotiques, la résistance aux antimicrobiens et les risques environnementaux, autant de défis qui affectent fortement les pays africains.

    Dans ce contexte, la participation active de l’Afrique au sommet de Lyon apparaît comme une nécessité stratégique. Il ne s’agit plus seulement de subir les crises, mais de contribuer à leur résolution à l’échelle mondiale. Le webinaire de Galien Africa et du REMAPSEN aura ainsi servi de tremplin pour affirmer une ambition : faire de l’Afrique un acteur central de la santé globale.

    À Lyon, le continent entend désormais faire entendre sa voix et peser sur les décisions. Car, comme l’ont rappelé les intervenants, il ne peut y avoir de réponse efficace aux enjeux sanitaires mondiaux sans une implication forte et structurée de l’Afrique.

  • Hector Sann’do Nammangue, l’éveil d’une plume verte africaine

    Hector Sann’do Nammangue, l’éveil d’une plume verte africaine

    Dans le paysage médiatique africain en pleine mutation, certains noms émergent avec force, portés par une vision claire et un engagement sans compromis. Celui d’Hector Sann’do Nammangue s’impose aujourd’hui comme l’un des visages les plus prometteurs du journalisme environnemental en Afrique de l’Ouest. Sa récente sélection parmi les finalistes des Pan-African Re/Insurance Journalism Awards 2026 vient confirmer une trajectoire déjà remarquable.

    Voix togolaise qui résonne sur le continent

    Parmi 184 candidatures issues de tout le continent, il figure dans la catégorie de la meilleure production francophone en réassurance. Une reconnaissance qui dépasse le simple cadre individuel : elle symbolise l’entrée progressive du journalisme togolais dans les sphères d’excellence continentales, encore largement dominées par les pays anglophones.

    Parcours façonné par la rigueur et la passion

    Formé à l’Université de Lomé, au sein de l’Institut des Sciences de l’Information, de la Communication et des Arts (ISICA), Hector Sann’do Nammangue a très tôt orienté sa carrière vers des thématiques exigeantes. Là où beaucoup choisissent des terrains plus généralistes, lui opte pour des sujets complexes, souvent techniques, mais essentiels : le climat, les risques et le développement durable.

    Ce choix n’est pas anodin. Il traduit une conviction profonde : celle que l’information peut être un levier de transformation sociale. En fondant Vert-Togo, premier média numérique togolais dédié à l’environnement et à l’économie verte, il pose les bases d’un journalisme engagé, accessible et résolument tourné vers l’avenir.

    Innovation au cœur de sa démarche journalistique

    Ce qui distingue Hector Sann’do Nammangue, c’est sa capacité à croiser les disciplines. À la frontière entre journalisme environnemental et data journalisme, il développe une approche analytique qui éclaire des enjeux souvent mal compris.

    Ses productions ne se contentent pas de relater des faits : elles expliquent, contextualisent et anticipent. Il s’intéresse particulièrement aux liens entre changement climatique et systèmes assurantiels, un champ encore peu exploré en Afrique. À travers ses analyses, il met en lumière les défis de la résilience, de l’adaptation et de la gestion des risques dans des sociétés fortement exposées aux aléas climatiques.

    Acteur engagé au-delà

    Au-delà de son travail de journaliste, Hector Sann’do Nammangue joue un rôle structurant dans l’écosystème médiatique togolais. En tant que président de l’Association Togolaise des Journalistes Engagés pour l’Environnement (ATJ2E), il fédère une nouvelle génération de professionnels autour des enjeux écologiques.

    Son engagement est également pédagogique. Formé par la Cellule Norbert Zongo (CENOZO), il transmet ses compétences, notamment en data journalisme, et encourage des pratiques journalistiques plus rigoureuses et orientées vers l’impact.

    Présence affirmée sur les grandes scènes internationales

    Le journaliste togolais ne limite pas son action au cadre national. Sa participation à plusieurs rendez-vous majeurs, notamment la COP27 en Égypte, la COP28 aux Émirats arabes unis, le Sommet africain sur le climat à Nairobi et la COP30 au Brésil, témoigne de son ouverture et de sa capacité à inscrire les problématiques africaines dans un contexte global.

    À travers ces expériences, il développe une lecture africaine des enjeux climatiques, mettant en avant les réalités locales tout en dialoguant avec les grandes dynamiques internationales. Cette double approche renforce la pertinence de son travail et sa crédibilité auprès de ses pairs.

    Palmarès qui confirme une ascension

    Avant même sa reconnaissance aux awards panafricains, Hector Sann’do Nammangue s’était déjà illustré par plusieurs distinctions. Lauréat des Lauriers du Journalisme d’Impact en 2022 au Togo, il a ensuite été récompensé à Paris par le prix “Best African Solutions – Journaliste d’Espoirs” en 2023.

    Ces distinctions saluent non seulement la qualité de ses productions, mais aussi leur portée sociale. Elles confirment une chose : son journalisme ne se contente pas d’informer, il agit.

    Kigali 2026, un tournant décisif

    Les 16 et 17 avril 2026 à Kigali, les regards seront tournés vers les lauréats des Pan-African Re/Insurance Journalism Awards. Pour Hector Sann’do Nammangue, ce rendez-vous représente bien plus qu’une compétition. Il s’agit d’une opportunité de renforcer sa visibilité, de tisser des liens avec des acteurs clés et de porter plus loin encore la voix du journalisme environnemental africain.

    Symbole pour toute une génération

    À travers son parcours, Hector Sann’do Nammangue incarne une nouvelle génération de journalistes africains : spécialisés, engagés et connectés aux enjeux globaux. Sa trajectoire illustre également le potentiel du Togo dans la production de contenus de qualité sur des sujets stratégiques comme le climat et le développement durable.

    À l’heure où l’Afrique est en première ligne face aux impacts du changement climatique, son travail rappelle une évidence essentielle : une information pertinente, rigoureuse et accessible est indispensable pour comprendre, anticiper et agir.

    Plus qu’un journaliste, Hector Sann’do Nammangue est aujourd’hui un passeur de savoirs, un éclaireur dans un monde en mutation. Et sans doute, l’une des plumes les plus prometteuses du journalisme vert africain.

  • Concours national : le ministère de l’Environnement recrute

    Concours national : le ministère de l’Environnement recrute

    Le gouvernement togolais lance un nouveau concours national de recrutement de fonctionnaires au profit du ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique.

    Cette annonce a été faite à travers un communiqué officiel publié le 24 mars 2026 par le ministère de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social.

    Ce concours s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer les capacités humaines de l’administration publique, notamment dans les secteurs liés à la protection de l’environnement et à la lutte contre les effets du changement climatique. Il est ouvert aux candidats des deux sexes, désireux de faire carrière dans la fonction publique et de contribuer aux politiques environnementales du pays.

    Selon les informations communiquées, les dépôts de dossiers se dérouleront du 30 mars au 30 avril 2026. Les candidats pourront soumettre leurs dossiers tous les jours ouvrables, entre 7h00 et 17h00, dans les groupements de gendarmerie de Lomé ainsi que dans les chefs-lieux de région. Cette organisation vise à faciliter l’accès au concours sur l’ensemble du territoire national.

    Le calendrier des épreuves est également connu. Les épreuves écrites sont prévues pour le 22 juin 2026. Elles seront suivies des épreuves sportives, programmées du 10 au 14 juillet 2026. Les autorités précisent que le respect strict de ces dates est essentiel pour le bon déroulement du processus.

    À travers ce recrutement, l’État entend consolider ses efforts en matière de gestion durable des ressources naturelles et de protection du littoral. Les futurs agents auront un rôle clé à jouer dans la mise en œuvre des politiques publiques environnementales.

    Les candidats sont invités à consulter les conditions détaillées du concours sur le site officiel du ministère de la Fonction publique afin de mieux préparer leur participation.

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