Les Togolais doivent désormais faire face à une nouvelle hausse des prix à la pompe des produits pétroliers. Cette augmentation, entrée en vigueur ce mercredi 27 mai, suscite déjà de nombreuses réactions au sein de la population, déjà confrontée à la cherté de la vie et à la baisse du pouvoir d’achat.
Dans les stations-service de Lomé comme à l’intérieur du pays, automobilistes, conducteurs de taxi-moto et transporteurs dénoncent une décision qui risque d’alourdir davantage les dépenses quotidiennes. Pour plusieurs usagers, cette hausse aura des répercussions directes sur les coûts du transport, des denrées alimentaires et de nombreux services.
Les professionnels du transport craignent notamment l’augmentation des tarifs de déplacement. Certains conducteurs estiment qu’il devient de plus en plus difficile de maintenir leurs activités face à la flambée successive des prix du carburant et des pièces de rechange.
Du côté des autorités, cette révision des prix serait liée aux fluctuations du marché international du pétrole et aux contraintes économiques actuelles. Le gouvernement assure toutefois poursuivre ses efforts pour préserver l’équilibre économique national.
En attendant, cette nouvelle hausse ravive les inquiétudes des ménages togolais, qui redoutent une nouvelle vague d’augmentation des prix sur les marchés
Vingt quatre apiculteurs, dont deux femmes, venus des cantons de Solla, Bouffalé, Sirka et Kémérida, ont bénéficié d’une formation axée sur les bonnes pratiques apicoles.
Dans le cadre du projet de Stabilisation Transfrontalière Bénin-Togo, financé par la fondation PATRIP, l’ONG AED, en partenariat avec Plan International Togo, a organisé du 5 au 7 mai 2026 deux sessions de formation en apiculture dans les localités de Solla et Sirka, dans la préfecture de la Binah. L’initiative vise à renforcer les compétences des producteurs de miel afin de promouvoir une apiculture durable et génératrice de revenus.
Au total, 24 apiculteurs, dont deux femmes, venus des cantons de Solla, Bouffalé, Sirka et Kémérida, ont bénéficié de cette formation axée sur les bonnes pratiques apicoles. L’objectif est d’améliorer la qualité et la quantité du miel produit localement, tout en encourageant des méthodes respectueuses de l’environnement.
Durant trois jours, les participants ont suivi des modules théoriques et pratiques animés par des spécialistes du secteur. Les échanges ont porté sur plusieurs thématiques essentielles, notamment la connaissance de l’abeille, la gestion des ruches, les techniques modernes de récolte, la prévention des maladies et les stratégies de commercialisation du miel.
Les organisateurs ont également mis l’accent sur le partage d’expériences entre les participants afin de favoriser une meilleure appropriation des techniques enseignées. Cette approche participative a permis aux apiculteurs de confronter leurs réalités de terrain et d’envisager des solutions adaptées à leurs besoins.
Au-delà du simple renforcement de capacités, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de développement local durable. En professionnalisant la filière apicole, les partenaires espèrent contribuer à la diversification des revenus des communautés rurales et à la préservation des écosystèmes.
Pour plusieurs bénéficiaires, cette formation représente une opportunité de passer d’une apiculture traditionnelle à une pratique moderne et rentable, capable d’améliorer durablement leurs conditions de vie.
Le gouvernement togolais accélère sa politique environnementale avec le lancement officiel, prévu le 1er juin 2026, de la campagne nationale de reboisement au centre d’enfouissement technique d’Aképé, dans la préfecture de l’Avé. Cette initiative s’inscrit dans le vaste programme de plantation d’un milliard d’arbres d’ici 2030.
Pour mobiliser les populations, le ministère de l’Environnement a lancé, depuis le 25 mai, une vaste campagne de sensibilisation à travers les radios et télévisions locales. L’objectif est de faire comprendre aux citoyens les enjeux du reboisement et de la lutte contre le changement climatique. Des responsables régionaux, acteurs du secteur forestier et pépiniéristes interviendront dans plusieurs langues locales afin d’expliquer les acquis enregistrés au cours des cinq premières années du programme, ainsi que les modalités de la nouvelle campagne sur toute l’étendue du territoire.
Les autorités entendent aller au-delà de simples opérations de plantation. Elles insistent particulièrement sur l’entretien et le suivi des jeunes plants pour assurer leur survie et leur contribution effective à la restauration du couvert végétal national.
Face à l’érosion des sols, à la pression démographique et aux conséquences grandissantes du changement climatique, le reboisement apparaît désormais comme une priorité stratégique pour le pays. Le gouvernement y voit un moyen de renforcer la résilience écologique, de restaurer durablement les paysages forestiers et de soutenir une transformation économique inclusive fondée sur les ressources naturelles.
À travers cette campagne, les autorités lancent également un appel à la responsabilité collective. Pour elles, chaque arbre planté représente un geste concret de préservation de l’environnement, mais aussi un symbole d’espoir pour les générations futures du Togo.
Les praticiens de la médecine traditionnelle togolaise franchissent une nouvelle étape dans leur organisation. Réunis le 23 mai à Kpalimé, les prêtres et herboristes traditionnels ont officiellement créé le Syndicat national des prêtres et herboristes traditionnels du Togo (SYNAPHET-Togo), avec l’ambition de mieux structurer et valoriser leurs savoirs ancestraux.
Ce congrès constitutif, placé sous le thème de la valorisation des valeurs culturelles ancestrales africaines, a rassemblé plusieurs acteurs issus des pratiques traditionnelles et spirituelles du pays. À l’issue des travaux, les participants ont adopté les textes fondamentaux du syndicat et procédé à l’élection d’un bureau exécutif de 11 membres.
À la tête de cette nouvelle organisation, Akamah Kokou Blaise a été élu secrétaire général pour un mandat de quatre ans renouvelable une fois. Le nouveau bureau entend œuvrer à une meilleure reconnaissance des praticiens de la médecine traditionnelle, souvent considérés comme des acteurs essentiels dans la prise en charge sanitaire et spirituelle de nombreuses communautés.
Le SYNAPHET-Togo affiche également une volonté de promouvoir les traditions culturelles africaines et de défendre les rites ancestraux. Parmi ses priorités figurent le plaidoyer pour l’instauration de journées dédiées aux ancêtres et aux divinités ainsi que la revalorisation des pratiques spirituelles traditionnelles.
Pour les initiateurs, cette structuration permettra non seulement de renforcer la crédibilité des praticiens, mais aussi de préserver un patrimoine culturel transmis de génération en génération. Dans un contexte où les savoirs endogènes cherchent davantage de reconnaissance, le syndicat veut devenir une voix forte pour les détenteurs de connaissances traditionnelles.
Les autorités locales présentes à la rencontre ont salué l’initiative, estimant qu’elle participe à la sauvegarde de l’identité culturelle et spirituelle du Togo.
Pendant que Lomé se prépare à vibrer aux pas de danse de nos mamans à l’occasion de la grande journée de la célébration de la maternité, un concept original, accrochant et opportun voit le jour sous l’inspiration et l’ingéniosité de Monsieur Victor Yawo DOUKPO : « SWEET MOTHER ».
« Si pour les uns cette journée ne présente aucune solennité, elle ne doit pas être considérée comme ordinaire ; elle est pour moi personnellement une journée exceptionnelle d’hommage et de reconnaissance aux mamans porteuses de vie et d’espoir », a laissé entendre le promoteur de cette noble initiative.
Placée sous le signe de la reconnaissance et de la valorisation de la femme, cette manifestation prévue le 31 mai 2026 à partir de 15h00 à l’espace ERICANNAH, promet d’être un moment fort de communion et de célébration des mamans.
Pour illustrer la place centrale de la mère dans la société, l’affiche officielle de l’évènement met en scène une mère radieuse portant son enfant devant un globe terrestre illuminé. Ce qui symbolise aussi bien l’amour maternel universel que le rôle central des femmes dans la société.
Au programme de cette rencontre visant à célébrer les mères, des activités d’hommage solennel aux mamans, un débat édifiant, des cocktails, des prestations d’artistes et une animation live avec un orchestre.
A travers cette initiative, le promoteur veut offrir au plus grand nombre, l’occasion de célébrer celles qui donnent la vie et portent les familles. Celles-là même qui assurent, à leurs corps défendant, la pérennité de la vie humaine sur terre.
Il est à noter que cette initiative portée par Monsieur Victor Yawo DOUKPO, Directeur Général de VYAD GROUP est la ènième activité à résonance sociale qu’il promeut depuis son couronnement au Prix africain de Développement PADEV 2024 à KIGALI. Cérémonie au cours de laquelle il a été distingué MEILLEUR PROMOTEUR AFRICAIN DES EVENEMENTS ET DE LA CONCEPTION ; une distinction que le lauréat considère comme un appel à l’excellence de toute la jeunesse.
Précision importante, le Président Fondateur de l’Association des Jeunes pour l’Eveil au Développement (AJED) a, à son actif, un parcours riche et enrichissant ; du social à la promotion culturelle en passant par des initiatives lucratives. De par ce parcours, Monsieur Victor Yawo DOUKPO fait partie des jeunes qui font la fierté de l’Afrique en général et de la jeunesse en particulier.
Mentionnons que VYAD GROUP de M. DOUKPO, est une structure multisectorielle qui opère dans la COMMUNICATION, l’EVENEMENTIEL, la BLANCHISSERIE, la PRODUCTION d’EAU MINERALE, le NETTOYAGE et le GARDIENNAGE.
Pour finir, sa participation active et efficiente au sein de l’ONG international MJPP qui œuvre pour la promotion de la paix et du vivre ensemble, lui a valu son double poste de DIRECTEUR NATIONAL CHARGE DES AFFAIRES CULTURELLES ET ARTISTIQUES puis sa nomination dans la commune AGOE-NYIVE 5 en tant que DIRECTEUR COMMUNAL.
Le Sénégalais Abdoulaye Ndiaye s’impose désormais comme l’un des visages les plus prometteurs de la recherche économique africaine. À 37 ans, ce professeur assistant à la Stern School of Business de New York University vient d’être sacré meilleur jeune économiste africain à l’occasion de la première édition de l’Africa NextGen Economist Prize.
Cette distinction prestigieuse est organisée par Jeune Afrique et The Africa Report, en partenariat avec la Banque africaine de développement. Elle vise à mettre en lumière les jeunes chercheurs africains dont les travaux contribuent à mieux comprendre les enjeux économiques du continent et à proposer des solutions innovantes pour son développement.
Parmi plus de 70 candidatures venues de plusieurs pays africains et de la diaspora, Abdoulaye Ndiaye a su convaincre un jury composé de sept économistes africains de renom. Son parcours académique brillant, allié à la pertinence de ses recherches, a fait la différence.
Affilié également au Finance for Development Lab, le chercheur sénégalais s’est distingué par des travaux portant notamment sur les questions de développement, de finance et de politiques économiques adaptées aux réalités africaines. Son approche mêle rigueur scientifique et volonté d’apporter des réponses concrètes aux défis du continent, notamment en matière d’inégalités, d’accès au financement et de croissance inclusive.
Cette consécration marque une étape importante dans la carrière du jeune économiste, mais aussi pour la recherche africaine dans son ensemble. Elle témoigne de l’émergence d’une nouvelle génération d’intellectuels africains capables de peser dans les grands débats économiques mondiaux.
Pour de nombreux observateurs, Abdoulaye Ndiaye incarne cette élite africaine formée dans les meilleures universités internationales tout en restant profondément attachée aux problématiques du continent. Son sacre envoie également un signal fort à la jeunesse africaine : l’excellence scientifique et intellectuelle africaine peut rayonner à l’échelle mondiale.
Avec cette récompense, le Sénégal confirme une nouvelle fois sa place parmi les viviers de talents intellectuels du continent africain.
À Bè-Dagbuipé, un groupe d’anciens footballeurs redonne vie à l’esprit du sport et de la solidarité à travers la création d’un vétéran club qui ambitionne déjà de devenir une référence dans les compétitions de gaillards au Togo.
Chaque vendredi soir, l’ambiance change sur le terrain de Bè-Dagbuipé. Les projecteurs improvisés éclairent des hommes qui, malgré le poids des années, continuent de courir derrière le ballon avec passion. Depuis environ quatre mois, d’anciens joueurs du quartier se retrouvent régulièrement pour des séances d’entraînement dans une atmosphère conviviale et fraternelle.
Au-delà du simple plaisir de jouer au football, cette initiative poursuit plusieurs objectifs. Les membres veulent avant tout renforcer les liens entre anciens sportifs du quartier et maintenir une bonne condition physique. Mais surtout, ils souhaitent bâtir une véritable famille autour des valeurs d’entraide, de respect et de solidarité. C’est ce que résume Komlan Sewlenou alias Magalo, son actuel président.
Pour les initiateurs du projet, le vétéran club doit devenir un cadre où chacun peut trouver du soutien dans les moments difficiles. En cas d’évènement malheureux, les membres entendent se mobiliser pour accompagner leurs camarades et leurs familles. À l’inverse, les heureux évènements comme les mariages, baptêmes, anniversaires ou réussites professionnelles seront aussi célébrés collectivement.
« Nous voulons créer une union forte entre anciens joueurs. Le football nous rassemble, mais l’objectif va au-delà du sport », confie le président d’honneur Tunde.
L’organisation du club se structure progressivement. Des responsables ont été désignés afin d’assurer la coordination des entraînements, la mobilisation des membres et la préparation des futures activités. Les rencontres hebdomadaires servent également à discuter du fonctionnement de l’association et des ambitions à moyen terme. Le bureau s’active pour se faire reconnaître officiellement des autorités compétentes, complète Tunde.
Parmi les grandes priorités figure la participation aux compétitions de vétérans et de gaillards organisées à Lomé et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays. Les membres veulent constituer une équipe compétitive capable de représenter dignement Bè-Dagbuipé lors des tournois et rencontres amicales.
L’objectif est aussi de montrer que le sport peut continuer à jouer un rôle social important même après la carrière active des joueurs. Pour plusieurs habitants du quartier, cette initiative constitue un exemple positif pour la jeunesse, dans un contexte où les cadres de rassemblement communautaire deviennent de plus en plus rares.
Les anciens joueurs espèrent désormais attirer davantage de membres et obtenir des soutiens pour renforcer leur organisation. L’achat d’équipements, l’amélioration des conditions d’entraînement et la participation aux déplacements figurent parmi les besoins évoqués.
À Bè-Dagbuipé, le ballon rond redevient ainsi un outil de cohésion sociale. Entre passion du football, esprit de fraternité et ambition sportive, le jeune vétéran club entend écrire une nouvelle page de son histoire, avec la ferme volonté de faire rayonner le quartier sur les terrains de gaillards du Togo.
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a officiellement mis fin aux fonctions de son Premier ministre Ousmane Sonko et de l’ensemble de son gouvernement, par décret publié vendredi 22 mai au soir. Cette décision marque l’aboutissement de plusieurs mois de tensions au sommet de l’État entre le chef de l’exécutif et son ancien mentor.
Dans une déclaration lue à la télévision nationale par le secrétaire général de la présidence, Oumar Samba Ba, le président a précisé : « Les membres du gouvernement sortant sont chargés d’expédier les affaires courantes ». Ce geste met un terme à la collaboration, souvent tumultueuse, entre Bassirou Diomaye Faye et le charismatique leader politique.
Ousmane Sonko, quant à lui, a réagi immédiatement sur les réseaux sociaux, affirmant : « Alhamdoulillah. Ce soir je dormirai le cœur léger à la cité Keur Gorgui », son quartier dakarois. Des vidéos partagées en ligne montraient par ailleurs des partisans de l’ex-Premier ministre affluer vers son domicile pour manifester leur soutien.
Figure emblématique de la jeunesse sénégalaise, Ousmane Sonko s’était imposé comme un acteur politique incontournable, notamment à l’approche de la présidentielle de 2024. Farouche opposant à l’ancien président Macky Sall (2012-2024), il avait été empêché de se présenter à l’élection présidentielle suite à une condamnation pour diffamation, déclenchant une vague de manifestations populaires contre la possibilité d’un troisième mandat de Sall. À cette occasion, il avait soutenu Bassirou Diomaye Faye pour lui succéder.
Depuis l’élection de ce dernier, les relations entre le président et son Premier ministre ont été marquées par des divergences croissantes, rendant leur collaboration de plus en plus fragile. Le décret de vendredi consacre désormais la rupture officielle, laissant la scène politique sénégalaise dans l’attente des prochains développements.
L’Université de Lomé et la chaîne panafricaine SOS Docteur TV unissent leurs forces pour offrir aux étudiants des formations plus pratiques et mieux adaptées aux réalités du monde professionnel.
L’Université de Lomé franchit une nouvelle étape dans sa politique de professionnalisation des formations. Ce 21 mai 2026, l’institution universitaire, à travers l’Institut des Sciences de l’Information, de la Communication et des Arts (ISICA), a officiellement signé une convention de partenariat avec l’ONG AIMES-Afrique et sa chaîne thématique SOS Docteur TV. L’accord vise principalement à renforcer les compétences pratiques des étudiants dans les domaines de l’information, de la communication et de l’audiovisuel.
La cérémonie de signature s’est déroulée en présence des responsables universitaires, enseignants-chercheurs, étudiants ainsi que des représentants de AIMES-Afrique et de SOS Docteur TV. Elle a été présidée par le président de l’Université de Lomé, le Professeur Kossivi Hounaké.
À travers ce partenariat, les deux institutions affichent une ambition commune : rapprocher davantage le monde académique des réalités professionnelles afin de faciliter l’insertion des jeunes diplômés sur le marché de l’emploi.
Passerelle entre théorie et pratique
Prenant la parole lors de la cérémonie, le Président Fondateur de AIMES-Afrique et CEO de SOS Docteur TV, le Professeur Honoraire Docteur Serge Michel Kodom, a salué un partenariat qu’il considère comme structurant pour la jeunesse africaine.
Selon lui, cette convention dépasse largement le cadre d’un simple acte administratif. Elle symbolise avant tout la rencontre entre le savoir académique et les réalités du terrain.
« Cette cérémonie marque bien plus qu’un simple acte administratif, elle symbolise la rencontre entre le monde académique et le monde professionnel, mais surtout la rencontre entre le savoir, la pratique et l’action concrète sur le terrain », a-t-il déclaré devant l’assistance.
Le Professeur Honoraire a insisté sur la nécessité d’adapter davantage les formations universitaires aux exigences du secteur médiatique moderne. Dans un environnement où les métiers de la communication et de l’audiovisuel évoluent rapidement, il estime indispensable de permettre aux étudiants d’acquérir des expériences pratiques avant même leur entrée dans la vie active.
Grâce à cette convention, les étudiants de l’ISICA pourront désormais bénéficier de stages pratiques, d’immersions professionnelles, de formations spécialisées ainsi que d’un accompagnement dans le domaine du journalisme de santé, un secteur encore peu développé dans plusieurs pays africains.
Pour les initiateurs du projet, l’objectif est de former une nouvelle génération de professionnels, capables de produire des contenus de qualité, de lutter contre la désinformation et de sensibiliser efficacement les populations sur les questions sanitaires.
Défi de la désinformation sanitaire
Au-delà de l’aspect purement académique, les responsables de SOS Docteur TV entendent également mettre l’accent sur l’éducation sanitaire des populations africaines. Le Professeur Kodom a d’ailleurs souligné le rôle stratégique que peut jouer une télévision spécialisée dans la santé dans un contexte marqué par la circulation massive de fausses informations.
Selon lui, les médias spécialisés ont aujourd’hui une responsabilité importante dans la prévention des crises sanitaires et dans la diffusion d’informations fiables auprès des populations.
« La santé médiatique devient donc un investissement économique stratégique », a-t-il affirmé, invitant les étudiants à saisir pleinement cette opportunité de formation et d’insertion professionnelle.
Cette orientation vers le journalisme de santé prend une dimension particulière depuis la pandémie de COVID-19, période durant laquelle les médias ont joué un rôle central dans la sensibilisation des populations sur les gestes barrières, la vaccination et les mesures de prévention.
Vision portée par l’Université de Lomé
Du côté de l’Université de Lomé, ce partenariat s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation et de professionnalisation des formations universitaires.
Le président de l’institution, le Professeur Kossivi Hounaké, a rappelé que la professionnalisation constitue l’un des axes majeurs de son mandat. Pour lui, l’université ne peut plus se limiter à la transmission théorique des connaissances. Elle doit également préparer concrètement les étudiants aux réalités du marché du travail.
Le président de l’université a salué l’engagement du Professeur Kodom, qu’il considère comme « un citoyen modèle qui s’engage véritablement pour notre pays ». Et d’ajouter que cette convention permettra désormais aux étudiants de disposer d’un véritable laboratoire professionnel où ils pourront expérimenter leurs connaissances et développer leurs compétences techniques.
Le Professeur Hounaké a toutefois insisté sur la nécessité de rendre ce partenariat pleinement opérationnel afin qu’il produise des résultats tangibles. « Nous ne sommes pas dans la gouvernance spectacle, mais dans la gouvernance action », a-t-il martelé, appelant les responsables des deux institutions à faire de cette coopération un modèle de collaboration entre université et monde professionnel.
Acteur médiatique en pleine expansion
Créée en 2020 par l’ONG AIMES-Afrique à Lomé, AIMES-Afrique a lancé SOS Docteur TV avec pour objectif de rendre l’information sanitaire accessible au plus grand nombre.
La chaîne panafricaine, spécialisée dans la santé et le bien-être, diffuse 24 heures sur 24 des programmes consacrés à la prévention, à la nutrition, au sport santé, à l’information médicale et à la sensibilisation des populations.
Durant la pandémie de COVID-19, SOS Docteur TV s’est particulièrement illustrée grâce à ses émissions éducatives sur les gestes barrières, les traitements préventifs et la vaccination.
Accessible sur le bouquet CANAL+, au canal 6 au Togo et au canal 440 en Afrique, la chaîne est également disponible en streaming sur ses plateformes numériques et via son application mobile.
SOS Docteur TV dispose par ailleurs de clubs santé implantés dans plusieurs collèges et lycées du Togo. Ces structures servent de relais de sensibilisation auprès des jeunes sur les questions sanitaires et de bien-être.
Avec cette convention signée avec l’Université de Lomé, la chaîne entend désormais jouer un rôle encore plus actif dans la formation des futurs professionnels des médias au Togo et en Afrique.
Le promoteur de la chaîne, le Professeur Honoraire Dr KODOM Serge Michel, médecin interniste, spécialisé journalisme médical et en diplomatie de la santé compte mettre ses compétences dans l’encadrement de la nouvelle génération de journalistes dans le domaine de la santé.
SOS DOCTEUR TV, première chaîne panafricaine spécialisée dans la santé, basée à Lomé, entièrement digitalisée, disponible également sur le bouquet Canal + (n°6 au Togo et n°440 en Afrique), sur satellite MP4, a su s’imposer comme média thématique ” santé et bien-être ” partenaire de l’OOAS et Africa CDC de l’Union Africaine.
Les marchés à bétail connaissent une véritable fièvre des prix à quelques jours de la Tabaski. Dans plusieurs villes, acheter un mouton relève désormais du parcours du combattant pour de nombreuses familles, confrontées à une hausse spectaculaire des coûts à l’approche de la grande fête musulmane.
AU Togo, cette année, les prix des moutons ont littéralement explosé. Un animal qui se négociait plus ou moins entre 50 000 et 100 000 FCFA l’an dernier coûte désormais entre 150 000 et 200 000 FCFA, selon les catégories et la taille des bêtes. Une augmentation vertigineuse qui bouleverse les habitudes des ménages et suscite l’inquiétude des fidèles musulmans à quelques jours de la célébration prévue les 27 ou 28 mai.
Dans les marchés à bétail, vendeurs et acheteurs évoquent tous la même explication : la raréfaction des animaux disponibles. Le Burkina Faso et le Niger, deux importants fournisseurs de bétail dans la sous-région, ont récemment imposé des restrictions sur l’exportation des animaux. Cette situation a fortement réduit l’approvisionnement dans plusieurs pays ouest-africains, provoquant une tension immédiate sur les prix.
Face à cette flambée, de nombreux acheteurs se retrouvent contraints de revoir leur budget à la hausse ou de se tourner vers des moutons de plus petite taille. Certains commerçants assurent également que les coûts du transport et de l’alimentation du bétail ont contribué à accentuer cette inflation inhabituelle.
La Tabaski, également appelée Aïd el-Kébir ou Aïd al-Adha, demeure l’une des plus importantes fêtes de l’islam. Elle commémore le sacrifice d’Abraham et constitue un moment de partage, de prière et de solidarité. Malgré la hausse des prix, les fidèles espèrent encore pouvoir perpétuer cette tradition essentielle.