Catégorie : Actualités

  • Taekwondo : l’effet Fofana propulse le Togo au sommet à Bamako

    Taekwondo : l’effet Fofana propulse le Togo au sommet à Bamako

    Avec deux médailles, une finale historique et le titre de meilleur arbitre d’Afrique, le taekwondo togolais a brillé au Championnat d’Afrique des Nations 2026 à Bamako, une performance que plusieurs acteurs du milieu sportif attribuent également au soutien constant du ministre des Sports, Dr Abdul-Fahd Fofana.

    Le Togo a marqué les esprits lors de la 17e édition du Championnat d’Afrique des Nations de taekwondo disputée à Bamako, au Mali. Avec une médaille d’argent, une médaille de bronze et une distinction continentale décernée à un arbitre togolais, la délégation nationale repart avec un bilan largement positif qui confirme l’ascension du pays sur la scène africaine.

    Cette réussite sportive est portée avant tout par les performances remarquables des athlètes togolais. Dans la catégorie des moins de 74 kg, Ibrahim Mamoudou a réalisé un parcours exceptionnel en atteignant la finale de la compétition, une première dans l’histoire du taekwondo togolais à ce niveau. Opposé au Burkinabè Lamin Mohamed Traoré, il s’est incliné au terme d’un combat disputé en trois manches, décrochant néanmoins une médaille d’argent historique.

    Dans la catégorie des moins de 54 kg, Fréjus Atcho a également porté haut les couleurs nationales. Son parcours jusqu’en demi-finale lui a permis de s’offrir une médaille de bronze, renforçant ainsi le rang du Togo parmi les nations émergentes du taekwondo africain.

    Mais au-delà des performances sportives, plusieurs observateurs soulignent le rôle déterminant joué par les autorités sportives togolaises dans cette dynamique positive. Selon l’entourage d’Elom Vossah, secrétaire général de la Fédération Togolaise de Taekwondo (FTTKD), les « vibrations positives » venues du ministère chargé de la Jeunesse et des Sports ont accompagné la délégation tout au long de son séjour en terre malienne.

    Pour les proches responsables fédéraux, l’engagement du ministre Dr Abdul-Fahd Fofana en faveur du développement du sport togolais a contribué à créer un climat de confiance et de motivation autour des athlètes et des encadreurs. Depuis sa prise de fonction, le ministre multiplie les initiatives destinées à améliorer les conditions de préparation et de participation des sportifs togolais aux compétitions internationales.

    À ces performances des combattants s’ajoute une autre consécration majeure. L’arbitre international togolais Tété Galé Djramedo a été désigné Meilleur Arbitre d’Afrique 2026 par ses pairs. Une distinction prestigieuse qui récompense son professionnalisme, sa maîtrise des règles et sa rigueur durant toute la compétition.

    Le trophée lui a été remis par le président de l’African Taekwondo Union (AFTU), Ide Issaka, lors de la cérémonie de clôture. Cette reconnaissance vient confirmer la qualité du travail accompli par les officiels togolais et témoigne de la crédibilité grandissante du pays dans les instances du taekwondo continental.

    À Bamako, le Togo n’a donc pas seulement gagné des médailles. Il a démontré que les efforts conjugués des athlètes, des dirigeants fédéraux et des autorités de tutelle peuvent produire des résultats concrets. Une réussite collective qui porte la marque d’une ambition renouvelée pour le sport togolais et qui place désormais le taekwondo national parmi les disciplines les plus prometteuses du pays.

  • Blitta, nouvelle terre du cacao d’élite

    Blitta, nouvelle terre du cacao d’élite

    Un nouveau centre de traitement post-récolte du cacao sera inauguré le 3 juin à Mpoti, avec l’ambition de renforcer la qualité et la compétitivité du cacao togolais sur les marchés internationaux.

    Le Togo poursuit sa stratégie de valorisation de ses filières agricoles d’exportation. Dans le cadre de la mise en œuvre des Plans de développement des filières café et cacao (PDCC), un deuxième Centre de traitement post-récolte de cacao d’excellence verra officiellement le jour à Mpoti, dans la commune de Blitta 3, en préfecture de Blitta.

    L’infrastructure sera inaugurée le mercredi 3 juin 2026 à partir de 10 heures. Elle est le fruit d’un partenariat entre le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC), le Département des Yvelines en France et l’association « Chocolatiers et Pâtissiers du Monde ».

    Construit sur une superficie d’un hectare, le centre comprend notamment un magasin de stockage d’une capacité de cinq tonnes, un hall de fermentation et de tri doté de 42 caisses, une aire de séchage équipée de 16 tables, un bloc sanitaire ainsi qu’un dortoir avec vestiaire. L’investissement global s’élève à 50 000 euros, soit environ 32,8 millions de francs CFA, financés essentiellement par les partenaires français.

    Selon le CCFCC, cette nouvelle infrastructure répond aux objectifs de l’axe consacré à l’amélioration durable de la production, de la productivité et de la qualité du cacao togolais. Les travaux de construction, lancés en décembre 2025, sont désormais achevés.

    Le centre de Mpoti vient compléter celui de Kessibo-Abréwankor, dans la préfecture de Wawa, déjà opérationnel. Ensemble, ces deux infrastructures doivent permettre d’améliorer le traitement post-récolte du cacao et de renforcer sa valeur marchande.

    L’objectif affiché est ambitieux, celui de mettre sur les marchés internationaux de niche au moins 25 tonnes de cacao d’excellence dès la première année d’exploitation. Une perspective qui devrait contribuer à accroître la présence du cacao togolais sur les segments les plus exigeants et les plus rémunérateurs du commerce mondial.

  • Taekwondo: Tété Galé Djramedo sacré meilleur arbitre d’Afrique

    Taekwondo: Tété Galé Djramedo sacré meilleur arbitre d’Afrique

    Après avoir fait preuve d’une rigueur exemplaire sur les tatamis de Bamako, l’arbitre togolais Tété Galé Djramedo a été couronné Meilleur Arbitre d’Afrique 2026, offrant au Togo une nouvelle distinction de prestige.

    Le taekwondo togolais continue de rayonner sur la scène continentale. À l’occasion de la 17e édition du Championnat d’Afrique des Nations de taekwondo, disputée les 30 et 31 mai 2026 à Bamako, au Mali, l’arbitre international togolais Tété Galé Djramedo a été désigné Meilleur Arbitre de la compétition par ses pairs.

    Cette distinction prestigieuse vient récompenser un parcours marqué par le professionnalisme, la rigueur et l’excellence. Tout au long du tournoi, qui a réuni les meilleurs athlètes et officiels du continent, le représentant togolais a su se distinguer par la qualité de ses prestations et son sens élevé de l’équité dans l’application des règles du Kyorugi, la discipline de combat du taekwondo.

    Le trophée lui a été remis par le président de l’African Taekwondo Union (AFTU), M. Ide Issaka, lors de la cérémonie de clôture de la compétition. Une reconnaissance qui témoigne de la confiance et du respect dont jouit désormais l’arbitre togolais au sein de la grande famille du taekwondo africain.

    Cette consécration constitue également une source de fierté pour la Fédération Togolaise de Taekwondo (FTTKD), qui voit l’un de ses représentants porter haut les couleurs nationales sur la scène continentale. Elle vient confirmer les progrès réalisés ces dernières années par le taekwondo togolais, aussi bien au niveau des athlètes que des officiels.

    Au-delà de la récompense individuelle, ce trophée est perçu comme une reconnaissance du travail accompli en faveur du développement de la discipline au Togo. Il illustre également la capacité des cadres sportifs togolais à rivaliser avec les meilleurs du continent.

    En honorant Tété Galé Djramedo, l’Afrique du taekwondo salue un modèle d’excellence et d’engagement. Une distinction qui rejaillit sur tout le Togo et renforce davantage le prestige du sport national sur la scène africaine.

  • Taekwondo : le Togo brille à Bamako

    Taekwondo : le Togo brille à Bamako

    Grâce à une finale historique d’Ibrahim Mamoudou et à la médaille de bronze de Fréjus Atcho, le Togo s’affirme parmi les nations montantes du taekwondo africain lors du Championnat d’Afrique des Nations 2026 à Bamako.

    Le Togo s’est illustré sur la scène continentale du taekwondo en décrochant deux médailles lors de la 17e édition du Championnat d’Afrique des Nations qui se déroule à Bamako, au Mali. Une performance encourageante pour la délégation togolaise, qui confirme ainsi sa progression dans cette compétition de haut niveau classée G4 au calendrier international.

    Engagés dans les épreuves de Kyorugi (combat), trois athlètes togolais étaient en lice pour défendre les couleurs nationales. Deux d’entre eux sont parvenus à monter sur le podium, offrant au pays une médaille d’argent et une médaille de bronze.

    La plus belle performance est à mettre à l’actif d’Ibrahim Mamoudou dans la catégorie des moins de 74 kg. Après un parcours remarquable, le combattant togolais a atteint la finale, une première historique pour le Togo dans cette compétition africaine. Opposé au Burkinabè Lamin Mohamed Traoré lors de l’ultime combat, Ibrahim Mamoudou s’est incliné sur le score serré de 2 manches à 1. Malgré cette défaite, sa médaille d’argent constitue un exploit inédit et marque une étape importante pour le taekwondo togolais.

    Dans la catégorie des moins de 54 kg, Fréjus Atcho a également réalisé un parcours honorable. Après avoir franchi plusieurs tours, il a été stoppé en demi-finale par le Burkinabè Youssef Laguemvare. Cette élimination aux portes de la finale lui permet toutefois de repartir avec une médaille de bronze, récompensant ses efforts et sa combativité tout au long de la compétition.

    Ces résultats témoignent du travail accompli ces dernières années par les athlètes, les entraîneurs et les responsables du taekwondo togolais. Ils confirment également la montée en puissance du pays dans une discipline où la concurrence africaine demeure particulièrement relevée.

    L’aventure togolaise à Bamako n’est cependant pas terminée. Le pays conserve encore une chance d’enrichir son compteur de médailles grâce à Agbeko Atitso, engagé dans l’épreuve individuelle de Poomsae. Le spécialiste des démonstrations techniques tentera de porter haut les couleurs nationales avant la clôture du championnat prévue ce mardi 2 juin 2026 au Palais des Sports Aminata Salama.

    En attendant l’issue de cette dernière épreuve, le bilan provisoire du Togo est déjà positif, avec deux médailles remportées et une finale historique qui restera comme l’un des faits marquants de cette édition 2026 du Championnat d’Afrique des Nations de taekwondo.

  • Un nouveau choc pour les ménages

    Un nouveau choc pour les ménages

    L’opposition dénonce une mesure « antisociale » qui risque d’aggraver davantage les difficultés économiques des ménages togolais.

    L’Alliance nationale pour le changement (ANC) a vivement réagi à la récente augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe décidée par le gouvernement. Dans un communiqué publié le 29 mai 2026, le parti dirigé par Jean-Pierre Fabre condamne une mesure qu’il qualifie de « brutale », « injuste » et « antisociale ».

    Pour l’ANC, cette nouvelle hausse, entrée en vigueur le 27 mai, intervient dans un contexte déjà marqué par la cherté de la vie et la précarité croissante des populations. Le parti estime que la majorité des Togolais éprouve déjà de sérieuses difficultés à satisfaire ses besoins essentiels, notamment l’alimentation, les soins de santé, la scolarisation des enfants et le logement.

    L’opposition juge également paradoxale cette décision alors qu’une tendance à la baisse des cours du pétrole est observée sur le marché international. Selon elle, cette augmentation ne ferait qu’alourdir davantage les charges des ménages et traduirait le manque de considération du pouvoir pour les souffrances quotidiennes des citoyens.

    L’ANC met en garde contre les conséquences économiques de cette mesure. Elle prévoit une hausse généralisée des coûts du transport, des denrées alimentaires et des produits de première nécessité, avec un impact direct sur le pouvoir d’achat des populations.

    Le parti dénonce en particulier l’augmentation du prix du pétrole lampant, largement utilisé dans les zones rurales où l’accès à l’électricité demeure limité. Il rappelle également que les Togolais supportent depuis plusieurs années diverses taxes censées contribuer à la stabilité des prix des produits pétroliers.

    Face à cette situation, l’ANC exige le retrait immédiat de la mesure et l’ouverture d’un véritable dialogue social sur le coût de la vie et les priorités économiques du pays. Le parti appelle enfin les citoyens, les travailleurs, les jeunes, les femmes, les commerçants et les transporteurs à se mobiliser pacifiquement pour défendre leurs droits et réclamer de meilleures conditions de vie.

  • Le danger nicotine gagne du terrain

    Le danger nicotine gagne du terrain

    À l’approche de la Journée mondiale sans tabac, l’OMS appelle les gouvernements à renforcer les mesures contre les produits nicotiniques qui séduisent de plus en plus les adolescents.

    À quelques jours de la Journée mondiale sans tabac, célébrée chaque 31 mai, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) tire la sonnette d’alarme face à la montée inquiétante de la consommation de produits du tabac et de nicotine chez les jeunes. Dans un communiqué publié le 29 mai à Genève, l’organisation exhorte les gouvernements à agir rapidement pour empêcher une nouvelle génération de tomber dans la dépendance.

    Selon l’OMS, au moins 40 millions d’enfants âgés de 13 à 15 ans consomment déjà des produits du tabac à travers le monde. Plus préoccupant encore, l’utilisation des cigarettes électroniques et des sachets de nicotine connaît une progression constante parmi les adolescents.

    L’organisation accuse les industries du tabac et de la nicotine de cibler délibérément les jeunes à travers des produits aux saveurs attrayantes, des emballages colorés et des campagnes promotionnelles massives sur les réseaux sociaux. « Les grandes compagnies de tabac réinventent leur modèle économique », dénonce le Dr Etienne Krug, directeur du Département des Déterminants, de la Promotion de la Santé et de la Prévention à l’OMS. Selon lui, ces entreprises continuent de tirer profit des cigarettes traditionnelles tout en développant agressivement de nouveaux produits destinés à fidéliser les jeunes consommateurs.

    L’OMS rappelle que la nicotine est une substance hautement addictive et particulièrement nocive pour les enfants et les adolescents, dont le cerveau est encore en développement. Pour faire face à cette menace, l’organisation recommande notamment l’interdiction des arômes attractifs, le renforcement des contrôles, la suppression de la publicité et l’extension des espaces publics sans fumée ni vapotage.

    L’agence onusienne s’inquiète particulièrement de l’essor des sachets de nicotine. D’après un récent rapport, près de 160 pays ne disposent toujours d’aucune réglementation spécifique concernant ces produits, malgré une croissance rapide de leur commercialisation.

    L’OMS cite l’exemple de Rio de Janeiro, au Brésil, où les autorités ont renforcé les restrictions sur les cigarettes électroniques et multiplié les campagnes de sensibilisation. L’organisation souligne que de telles initiatives sont essentielles alors que le tabac continue de provoquer plus de sept millions de décès chaque année dans le monde.

    À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, l’OMS invite enfin les plus d’un milliard d’utilisateurs de produits nicotiniques à entreprendre les premières démarches vers l’arrêt de leur consommation.

  • LGBT+: Accra durcit la répression

    LGBT+: Accra durcit la répression

    Au Ghana, l’adoption d’une nouvelle loi anti-LGBT+ aux sanctions particulièrement sévères ravive le débat sur les droits humains et le durcissement des législations contre l’homosexualité en Afrique.

    Le Ghana franchit un nouveau cap dans sa politique conservatrice à l’égard des personnes LGBT+. Les députés ghanéens ont adopté, vendredi 29 mai, une loi particulièrement controversée qui criminalise davantage les relations homosexuelles et toute forme de soutien à la communauté LGBT+. Le texte doit désormais être ratifié par le président John Mahama pour entrer officiellement en vigueur.

    Baptisée loi « sur les droits sexuels et les valeurs familiales », cette législation est considérée comme l’une des plus répressives du continent africain. Elle prévoit jusqu’à trois ans de prison pour toute personne reconnue coupable de relations homosexuelles. Plus encore, les individus accusés de « promouvoir », « parrainer » ou soutenir volontairement des activités LGBT+ risquent des peines allant de trois à cinq ans d’emprisonnement.

    Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest à majorité chrétienne et fortement attaché aux valeurs religieuses et traditionnelles, les relations entre personnes de même sexe étaient déjà interdites par une loi héritée de l’époque coloniale. Toutefois, jusqu’à présent, cette interdiction donnait rarement lieu à des poursuites judiciaires.

    Le texte adopté vendredi n’est pas une surprise. Une première version avait déjà été votée à l’unanimité par le Parlement en février 2024. Mais l’ancien président Nana Akufo-Addo n’avait jamais promulgué la loi avant la fin de son mandat. Conformément à la Constitution ghanéenne, le projet était donc devenu caduc avec la fin de la législature, obligeant le nouveau Parlement à reprendre le processus.

    Cette nouvelle mouture conserve l’essentiel des dispositions controversées, tout en introduisant quelques exceptions. Les avocats pourront désormais défendre des personnes LGBT+ sans risquer de sanctions pénales. Les médias seront autorisés à traiter des sujets liés à la communauté LGBT+, tandis que les professionnels de santé pourront continuer à fournir des soins médicaux, un accompagnement psychologique ou des interventions chirurgicales.

    Malgré ces ajustements, les critiques restent nombreuses. Plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent une loi liberticide et discriminatoire qui pourrait accentuer les violences et la stigmatisation contre les minorités sexuelles. Des ONG internationales ont également exprimé leur inquiétude face à ce qu’elles considèrent comme une atteinte grave aux libertés fondamentales.

    Le président John Mahama, élu récemment, avait déjà affiché son soutien au projet durant sa campagne électorale. Peu après son arrivée au pouvoir, il avait déclaré : « Je crois aux principes et aux valeurs selon lesquelles il n’existe que deux sexes : l’homme et la femme. Et que le mariage est entre un homme et une femme. »

    L’adoption de cette loi s’inscrit dans une tendance plus large observée dans plusieurs pays africains. Au Sénégal, une nouvelle loi votée en mars dernier a doublé les peines visant les relations homosexuelles, désormais punies de cinq à dix ans de prison. Au Burkina Faso, les autorités militaires avaient déjà adopté en septembre 2025 un texte réprimant les « pratiques homosexuelles » avec des peines pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement.

    Dans plusieurs autres pays africains, notamment en Ouganda, en Mauritanie ou encore en Somalie, les sanctions contre l’homosexualité figurent parmi les plus sévères au monde, allant jusqu’à la peine de mort.

  • Protégé : FTF : le scandale des intouchables

    Protégé : FTF : le scandale des intouchables

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  • Entretien avec Kolani Baba Nazir, auteur de l’essai ”Le deal”: « Ce livre est destiné aux futurs étudiants désireux de poursuivre leurs cursus en France »

    Entretien avec Kolani Baba Nazir, auteur de l’essai ”Le deal”: « Ce livre est destiné aux futurs étudiants désireux de poursuivre leurs cursus en France »

    Etudiant en dernière année de Licence en droit et en économie à l’Université de Lille, le jeune togolais a publié en mars dernier l’ouvrage « Le Deal » dans lequel, il propose des solutions pour une meilleure intégration universitaire en France. Nous l’avons rencontré.

    Comment se passe le séjour à Lomé et qu’est-ce qui motive votre visite ?

    Je suis à Lomé pour présenter et promouvoir « Le Deal », un livre que j’ai récemment publié, le 18 mars dernier. Il est d’ailleurs disponible sur Amazon. Le Togo reste avant tout mon pays.

    De quoi parle concrètement le livre ?

    Je l’appelle déjà un essai. Un essai parce que, dans un premier temps, j’y expose une idée.

    Laquelle ?

    À travers mes observations, je constate — et je ne suis pas le seul à le dire — que les étudiants étrangers en France sont confrontés à de nombreuses difficultés, aussi bien administratives que financières.

    À la Faculté de Lille, qui est une université de province, il y a plusieurs milliers d’étudiants venus d’Afrique, d’Asie et d’ailleurs. Je suis quelqu’un qui observe beaucoup. J’ai beaucoup d’amis et de camarades, et leurs discours se ressemblent : difficultés administratives, problèmes financiers, solitude…

    Je me suis dit qu’on ne pouvait pas laisser la situation continuer ainsi, sinon les générations à venir souffriront aussi. J’ai fait des recherches, discuté avec des associations et observé les groupes d’étudiants. Personne n’avait réellement abordé ce problème de fond. C’est pourquoi j’ai écrit « Le Deal », afin de proposer une idée aux pouvoirs publics, en exposant clairement le problème.

    Vous parlez de « Le deal ». Comment faut-il l’interpréter ?

    « Le deal », c’est un accord, un partenariat entre les pouvoirs publics et les étudiants étrangers. C’est le principe du donnant-donnant, un accord gagnant-gagnant.

    Aujourd’hui, beaucoup veulent redéfinir les relations internationales sur une base plus équilibrée, du « 50-50 ». « Le Deal » s’inscrit aussi dans cette logique. Et cela ne concerne pas seulement les étudiants ; le concept a une portée beaucoup plus large.

    Je me suis notamment inspiré du modèle anglo-saxon. En Angleterre, par exemple, le gouvernement peut financer les études des étudiants. Si un Bachelor coûte 10 000 euros par an pendant trois ans, les frais sont avancés. Une fois inséré dans la vie professionnelle, l’étudiant rembourse progressivement.

    Je me suis demandé : pourquoi ne pas envisager cela pour les étudiants étrangers en France, avec des modalités claires que je développe dans le livre.

    Peut-on avoir une idée plus claire des difficultés financières et des solutions que vous proposez ?

    La première solution concerne les délais de traitement des titres de séjour. Lorsqu’un étudiant étranger n’a pas son titre de séjour, il devient pratiquement inexistant administrativement en France, voire en Europe. Son assurance maladie peut être suspendue, il ne peut pas travailler, et la vie devient très compliquée.

    J’adresse donc un message clair à l’administration : il faut revoir les délais de traitement des titres de séjour. A l’endroit des étudiants, il faut bien se préparer et réunir les documents nécessaires à l’avance. Nous savons que l’administration est saturée, mais un étudiant ne doit pas être pénalisé pour des lenteurs administratives.

    Ensuite, je parle dans le livre de la « bourse-deal ». Cette aide serait attribuée selon plusieurs critères : le mérite, les difficultés financières ou encore le pays d’origine. Par exemple, un étudiant pourrait recevoir une aide de 300 euros. Une fois inséré professionnellement, il participerait à la vie économique française et rembourserait progressivement cette aide, avec un faible taux d’intérêt. J’ai même fait un clin d’œil aux économistes afin qu’ils étudient les modalités de ce système. J’ai aussi échangé avec des assistantes sociales qui estiment que ce modèle reste réaliste.

    On entend parler d’une augmentation des frais de scolarité pour les étudiants étrangers en France. Quel est votre point de vue sur le sujet ?

    Je voudrais rassurer les étudiants déjà engagés dans leur cursus et bénéficiant d’exonérations : ils ne sont pas concernés par cette mesure. Si vous avez commencé avec une exonération, vous continuerez normalement dans ce cadre. Concernant les nouveaux étudiants, je pense sincèrement que la France comprend la situation de nombreux jeunes africains, asiatiques et d’ailleurs. Elle sait que lorsqu’on n’a pas les moyens, il est difficile de payer plusieurs milliers d’euros de frais de scolarité.

    Je crois donc que cette mesure ne touchera pas tout le monde et que les dispositifs d’exonération continueront d’exister.

    Dans votre essai, vous parlez de « rapprochement spirituel ». Que voulez-vous dire par là ?

    J’évoque ce rapprochement spirituel parce qu’en discutant avec beaucoup d’étudiants, la question de la solitude revenait souvent.

    Ce livre est aussi destiné à aider mes jeunes frères qui viendront étudier à l’étranger. Beaucoup d’étudiants disent qu’ils se confient à Dieu, chacun selon ses croyances. Quand votre famille est à l’autre bout du monde, elle vous manque énormément. Cette solitude peut parfois devenir difficile à vivre.

    Quels conseils donnez-vous à un bachelier qui fera sa rentrée prochaine en France ?

    Je lui dirais d’abord qu’en arrivant dans un pays étranger, il faut respecter les règles du pays d’accueil. C’est essentiel pour avoir une vie paisible. Il faut aussi que les parents comprennent qu’au cours des premiers mois, un véritable accompagnement financier est nécessaire afin que les étudiants puissent s’épanouir et se concentrer sur leurs études.

    Au début, il y a beaucoup de démarches administratives qui demandent des moyens. On ne peut pas immédiatement commencer à travailler. Durant le premier semestre, voire la première année, il faut un soutien solide.

    Je conseille également aux étudiants de ne pas être trop pressés d’aller travailler. Chercher de l’argent est normal, mais il faut rester concentré sur l’objectif principal : la réussite académique. On arrive avec un visa étudiant, pas un visa de travailleur. Il faut d’abord réussir ses études avant de penser au reste.

    Votre livre aborde aussi la question de la bourse. Expliquez-nous un peu.

    Oui. Une partie importante du livre porte sur la responsabilité des pays d’origine. Je suis Togolais. Je réclame une forme de soutien à la France, mais quelle est aussi la responsabilité de mon propre pays ?

    Le Togo octroie pourtant des bourses d’excellence…

    Oui, mais cela reste insuffisant. Beaucoup d’étudiants togolais en France souffrent de difficultés, et ils le disent ouvertement.

    A combien se vend votre essai ?

    Le livre est vendu à 10,34 euros. Ce qui équivaut à 6500 FCFA. Il est disponible sur Amazon et, je l’espère bientôt, à la FNAC et dans d’autres librairies et au Togo aussi.

    Pour clôturer

    Je vous remercie pour l’opportunité que vous m’avez offerte pour parler de mon livre.

    Propos recueillis par la rédaction

  • Couples: l’appel fort de Mgr Isaac Gaglo

    Couples: l’appel fort de Mgr Isaac Gaglo

    Face à la montée des séparations et des divorces, l’archevêque de Lomé, Mgr Isaac Gaglo, appelle les couples à bâtir leur union sur des valeurs spirituelles et le sens du sacrifice.

    L’archevêque de Lomé, Mgr Isaac Gaglo, tire la sonnette d’alarme face à la multiplication des séparations et des divorces au sein des couples. Lors d’une récente intervention, le prélat s’est inquiété de la fragilité croissante des unions matrimoniales, qu’il attribue à une vision superficielle du mariage.

    Selon lui, de nombreux couples souhaitent profiter des joies de la vie conjugale sans être prêts à accepter les sacrifices et les difficultés qui l’accompagnent. « Aujourd’hui, beaucoup de couples se séparent rapidement parce qu’ils veulent la joie du mariage sans accepter ses sacrifices », a-t-il déclaré dans des propos rapportés.

    Pour l’archevêque, un mariage ne peut reposer uniquement sur les sentiments, l’attirance physique ou encore le confort matériel. Il estime qu’une véritable stabilité conjugale nécessite une profonde vie spirituelle et une capacité à affronter ensemble les épreuves de la vie.

    « Il faut une vie spirituelle profonde. Il n’existe pas de foyer sans croix, mais avec le Christ, la croix purifie, elle ne détruit pas », a insisté le chef de l’Église catholique à Lomé.

    Cette sortie intervient dans un contexte où les séparations conjugales semblent de plus en plus fréquentes, aussi bien dans les grandes villes que dans les zones rurales. Si certains fidèles partagent l’analyse de l’archevêque, d’autres estiment que les réalités économiques, les tensions sociales et les évolutions des mentalités expliquent également cette hausse des divorces.

    Les propos de Mgr Gaglo relancent ainsi le débat sur les valeurs du mariage et les défis auxquels font face les couples aujourd’hui.

Radio Renouveau228

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