Catégorie : Actualités

  • Fraude aux marchés publics : Papier Plus SARL radiée pour cinq ans

    Fraude aux marchés publics : Papier Plus SARL radiée pour cinq ans

    Le ton se durcit dans la lutte contre les irrégularités liées aux marchés publics au Togo. L’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) a frappé fort en prononçant une exclusion de cinq ans contre la société Papier Plus SARL et ses dirigeants, reconnus coupables de fausses déclarations dans le cadre d’une procédure d’attribution de marché.

    Dans sa décision N°033-2026/ARCOP/CRD du 2 juin 2026, l’institution révèle que l’entreprise a participé à une Demande de Renseignement de Prix Restreinte (DRPR) lancée par la Loterie Nationale Togolaise (LONATO) alors qu’elle faisait déjà l’objet d’une sanction d’exclusion de deux ans prononcée le 24 février dernier.

    Inéligibilité

    L’enquête menée par le Comité de règlement des différends (CRD) a établi que Papier Plus SARL n’avait pas déclaré son inéligibilité lors du dépôt de son offre. Pourtant, la société avait signé l’ensemble des documents de soumission ainsi que la déclaration d’engagement au respect du code d’éthique sans mentionner la sanction en cours.

    Malgré cette situation, l’entreprise avait été retenue pour le lot n°2 du marché portant sur la fourniture de matériel de bureau et de consommables informatiques, pour un montant de plus de 7,5 millions de francs CFA TTC.

    Selon l’ARCOP, les preuves recueillies démontrent une démarche frauduleuse délibérée. Le représentant de la société avait notamment été informé, dès le 10 mars 2026, que la sanction d’exclusion s’appliquait à toutes les procédures de marchés publics non encore entrées en vigueur.

    Transparence

    Outre l’exclusion de cinq ans visant également les dirigeants Mme Aziango Adjovi et M. Apampa Bouraïma, le dossier a été transmis au Procureur de la République pour d’éventuelles poursuites pénales.

    L’affaire révèle également des failles dans les contrôles de la LONATO, dont la Personne Responsable des Marchés Publics n’avait pas consulté la liste des opérateurs exclus. Pour l’ARCOP, cette vigilance demeure essentielle afin de préserver la transparence, l’intégrité et la crédibilité de la commande publique togolaise.

  • Un an après le 6 juin 2025 : la contestation qui a révélé une nouvelle génération de militants au Togo

    Un an après le 6 juin 2025 : la contestation qui a révélé une nouvelle génération de militants au Togo

    Le 6 juin 2026 marque le premier anniversaire d’un événement qui a profondément marqué la vie politique togolaise. Le 6 juin 2025, une mobilisation inédite, portée principalement par des jeunes vivant au Togo et dans la diaspora, avait émergé pour dénoncer les institutions issues de la Ve République, réclamer le retour à la Constitution de 1992 et contester le maintien au pouvoir du président Faure Gnassingbé.

    Mobilisation

    Un an plus tard, cette séquence continue d’alimenter les débats sur l’évolution de l’engagement politique au Togo, l’émergence de nouvelles formes de militantisme et les conséquences humaines et judiciaires qui ont suivi.

    Contrairement aux grandes mobilisations politiques qui ont marqué l’histoire récente du pays, notamment celles conduites par les partis d’opposition traditionnels ou les organisations de la société civile, le mouvement du 6 juin 2025 s’est développé essentiellement à travers les réseaux sociaux. TikTok, Facebook, X et diverses plateformes numériques sont devenus les principaux espaces de mobilisation.

    Des influenceurs, blogueurs, artistes et créateurs de contenus ont largement contribué à diffuser les messages du mouvement. Cette dynamique a permis de contourner les cadres classiques de l’action politique et de toucher une génération plus jeune, souvent éloignée des partis traditionnels.

    Naissance du M66

    Parmi les figures les plus visibles de cette mobilisation se trouvait le rappeur engagé Aamron, de son vrai nom Tchala Essowè Narcisse. Ses prises de position et ses appels à la mobilisation ont largement circulé sur les réseaux sociaux. Son arrestation à la veille des manifestations a attiré davantage l’attention nationale et internationale sur les événements.

    Malgré un important dispositif sécuritaire déployé dans plusieurs secteurs de Lomé, des rassemblements ont été observés dans certains quartiers de la capitale avant d’être dispersés par les forces de l’ordre. Les images et vidéos relayées en temps réel ont contribué à donner une résonance particulière à cette journée.

    Dans les semaines qui ont suivi, la mobilisation a progressivement donné naissance au Mouvement du 6 juin (M66), un collectif caractérisé par une organisation relativement horizontale et l’absence de leadership politique traditionnel clairement identifié. Pour plusieurs observateurs, cette expérience a marqué l’apparition d’une nouvelle génération de militants du M66, davantage connectés aux réseaux numériques et moins dépendants des structures partisanes classiques.

    Cependant, la réponse des autorités a également conduit à des interpellations, auditions et procédures judiciaires visant plusieurs personnes soupçonnées d’avoir participé à l’organisation ou à la promotion des manifestations. Des militants, dont Zaga Bambo, Togbévi Kpéssé, Amavi Kantaga, Leyla, Komlavi Dagban, Koumayi, chef canton de Kpenzidè, etc., ainsi que des blogueurs et créateurs de contenus, ont fait l’objet d’enquêtes à la suite des événements.

    Impact du PNP

    Comme lors des grandes manifestations organisées par le Parti National Panafricain (PNP) en 2017, certains acteurs de la contestation auraient choisi de quitter le pays dans les mois suivants. Selon divers témoignages recueillis dans les milieux de l’opposition et de la société civile, plusieurs jeunes militants se seraient installés à l’étranger par crainte de poursuites ou pour des raisons de sécurité.

    Parmi les noms régulièrement cités figurent notamment Kalao ainsi que Palaki Yem. Toutefois, les circonstances précises de leurs départs ainsi que leurs situations actuelles n’ont pas fait l’objet d’une documentation indépendante exhaustive.

    Cette question de l’exil politique n’est pas nouvelle dans l’histoire contemporaine du Togo. Elle rappelle notamment le parcours de Tikpi Atchadam, figure emblématique des manifestations de 2017.

    Le 19 août 2017, les mobilisations lancées par le Parti National Panafricain avaient rassemblé des dizaines de milliers de personnes à Lomé, Sokodé et dans plusieurs autres localités du pays autour de revendications portant notamment sur le retour à la Constitution de 1992 et l’alternance politique. Les tensions qui ont suivi ces manifestations ont conduit le leader du PNP à quitter le Togo.

    Installé en exil, principalement au Ghana selon diverses sources publiques, il a continué à s’adresser périodiquement à ses partisans à travers des messages audio et vidéo. Près de neuf ans après le début de cette séquence politique, son éloignement du territoire national demeure un sujet de débat au sein de l’opposition togolaise.

    L’année 2025 a également ravivé les discussions autour de plusieurs dossiers plus anciens liés aux droits humains et aux conditions de détention au Togo.

    Parmi eux figure l’affaire dite « Tigre Révolution », qui demeure l’un des dossiers politico-judiciaires les plus médiatisés de ces dernières années. À partir de novembre 2019, plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées puis poursuivies pour atteinte présumée à la sûreté de l’État. Le plus curieux reste que les interpellations et arrestations se sont poursuivies au-delà même de cette année-là. Un soupçon ou un nom cité au hasard, lié à « Tigre Révolution », équivaudrait à une sorte de condamnation avant même la vérification des faits, déplorent certains défenseurs des droits de l’homme dans le pays.

    Les noms de Fadel Ouattara, Yakoubou Moutawakilou, Alassani Awali, Leyla Méhiouwa, Agbessianake Hotonou Richard, Komi Semenya Adjor, Agbetossou Kokou et Akohsi Sakibou, entre autres, sont régulièrement associés à ce dossier.

    Au fil des années, des organisations de défense des droits humains, notamment l’ASVITTO, ont exprimé leurs préoccupations concernant les conditions de détention de certains accusés. L’organisation a notamment évoqué plusieurs décès parmi les détenus concernés par cette affaire.

    Le cas de Yakoubou Moutawakilou a particulièrement marqué l’opinion publique. Selon plusieurs organisations de défense des droits humains et diverses sources médiatiques, il est décédé en août 2021 après une longue période de détention.

    Plus largement, depuis les manifestations politiques de 2017, plusieurs organisations et collectifs de soutien aux détenus affirment que des prisonniers considérés comme politiques sont décédés en détention ou peu après leur remise en liberté : Mourana Tairou, Alidou Saidou, Alassani Issaka, Moussa Saibou, Souleymane Djalilou, Bamouibé Kossi, Kéliba Kassimou et Yakoubou Abdoul-Moutawakilou.

    Le décès de ce dernier, ancien responsable local du PNP à Kpalimé, a suscité une émotion particulière. Arrêté en janvier 2020, il est décédé le 26 août 2021 après une détérioration de son état de santé, selon plusieurs organisations de défense des droits humains. Les familles concernées, les partis d’opposition et diverses organisations de la société civile continuent de réclamer davantage de transparence sur les conditions de détention. De leur côté, les autorités ont régulièrement rejeté les accusations de mauvais traitements ou de détentions arbitraires formulées à leur encontre.

    Le cas du MPDD

    Le Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement, membre de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), serait devenu aujourd’hui un parti marqué par l’exil et les arrestations.

    Né avec l’ambition de promouvoir l’alternance démocratique au Togo, le MPDD s’est retrouvé au cœur des turbulences politiques qui ont suivi l’élection présidentielle de février 2020. Derrière la candidature de Gabriel Agbéyomé Kodjo, soutenue par la DMK, une partie de l’opposition avait contesté les résultats officiels du scrutin, revendiquant la victoire de son candidat.

    La période postélectorale a été marquée par une série de poursuites judiciaires, d’interpellations et de tensions politiques. Dès mars 2020, l’immunité parlementaire d’Agbéyomé Kodjo est levée avant son arrestation, tandis que plusieurs militants et responsables proches de la DMK font également l’objet d’interpellations.

    Face à ce contexte, Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro et Agbéyomé Kodjo prennent le chemin de l’exil. Ce dernier quittera le pays en 2020, affirmant craindre pour sa sécurité.

    Au sein du MPDD et de la mouvance issue de la DMK, plusieurs responsables et militants dénoncent alors un climat de harcèlement politique. Certains sont interpellés à Lomé, tandis que d’autres choisissent l’exil pour éviter des poursuites ou des arrestations qu’ils jugent motivées par des considérations politiques. Sur cette liste, on peut citer Omolou Jean-Paul, Fadel Watara, Tchatikpi Aboubakar, Yacoubou Moutawakilou, Colonel Amblesso N’Sua Kokouvi, Johnson Koumla Akoun, Otto Koashi Apedo, etc.

    La disparition successive en exil de Monseigneur Kpodzro en janvier 2024 puis d’Agbéyomé Kodjo en mars de la même année a profondément marqué les militants du MPDD et de la DMP, qui y voient le symbole d’un combat politique inachevé pour l’alternance et la démocratie au Togo.

    D’autres affaires demeurent entourées de nombreuses interrogations. C’est notamment le cas d’un dossier remontant à la fin des années 2010 concernant plusieurs volontaires de la Croix-Rouge togolaise. À la suite du décès de Daniel Kossi Afantchao en mars 2020, des témoignages relayés par certains médias avaient évoqué des tensions internes, des menaces présumées, des disparitions inquiétantes ainsi que des départs vers l’étranger.

    Parmi les personnes citées dans ces témoignages figuraient notamment Dodji Adjina, Julien Kodjo, Paul Kpodar et Daniel Kossi Afantchao. Toutefois, il convient de souligner que plusieurs éléments de ce dossier n’ont pas fait l’objet de conclusions judiciaires publiques permettant d’établir les responsabilités ou les circonstances exactes des faits rapportés.

    Au-delà des controverses et des débats qu’ils suscitent, ces différents dossiers illustrent les tensions persistantes qui entourent les questions de liberté politique, de sécurité et de droits humains au Togo.

    Un an après les événements du 6 juin 2025, le principal enseignement reste sans doute l’émergence d’une nouvelle génération de contestataires. Plus connectée, davantage présente sur les réseaux sociaux et souvent moins liée aux structures politiques traditionnelles, cette jeunesse a démontré sa capacité à mobiliser rapidement des soutiens au-delà des frontières nationales grâce aux relais de la diaspora.

    Cette évolution constitue à la fois un défi pour les autorités et pour les partis d’opposition traditionnels, appelés à s’adapter à de nouvelles formes d’engagement politique. Reste désormais à savoir si la dynamique née autour du Mouvement du 6 juin pourra s’inscrire durablement dans le paysage politique togolais ou si elle rejoindra la longue liste des mouvements de contestation qui, malgré un impact symbolique important, n’ont pas réussi à se transformer en force politique durable.

  • Mozambique : un évêque assassiné, l’Église sous le choc

    Mozambique : un évêque assassiné, l’Église sous le choc

    L’Église catholique du Mozambique est plongée dans la consternation après l’assassinat de l’évêque de Quelimane, Osório Citora Afonso, tué par balle dans la nuit du 5 au 6 juin 2026. Le prélat de 54 ans a été retrouvé sans vie dans sa résidence épiscopale, dans des circonstances encore non élucidées.

    Selon les premières informations communiquées par les autorités mozambicaines, l’évêque aurait été atteint d’une balle à la poitrine. Les enquêteurs évoquent un homicide par arme à feu et poursuivent leurs investigations afin d’identifier les auteurs et les motivations de ce crime qui a bouleversé le pays.

    Dans un communiqué, la Conférence épiscopale du Mozambique a exprimé sa « profonde douleur » face à cette disparition tragique. Son président, l’archevêque Inácio Saure, a appelé les fidèles à la sérénité et à la prière, tout en demandant que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

    Le président mozambicain Daniel Chapo a également rendu hommage à l’évêque, saluant un homme de foi engagé en faveur de la paix, de la réconciliation et du dialogue.

    Nommé évêque de Quelimane en 2025, Osório Citora Afonso était également administrateur apostolique de l’archidiocèse de Beira. Sa mort intervient dans un contexte sécuritaire tendu au Mozambique, marqué notamment par les violences persistantes dans le nord du pays.

    Cet assassinat, rare au sein de l’épiscopat africain, suscite une vive émotion au sein de la communauté catholique et bien au-delà des frontières du Mozambique.

  • JCI Universitaire Lomé accueille sept nouveaux membres

    JCI Universitaire Lomé accueille sept nouveaux membres

    La grande famille de la JCI Universitaire Lomé (JCI UL) continue de s’agrandir. Le 26 mai 2026, l’organisation a officiellement affilié sept nouveaux membres lors d’une cérémonie solennelle marquée par un événement exceptionnel : la présence de la Présidente mondiale de la Jeune Chambre Internationale, Alejandra Castillo.

    Cette rencontre a constitué un moment fort pour la section universitaire de Lomé. Les nouveaux adhérents ont reçu des mains de la dirigeante mondiale le traditionnel pin’s de la JCI, symbole d’appartenance à l’un des plus importants réseaux de jeunes leaders engagés dans le monde. Ce geste hautement symbolique a donné un éclat particulier à cette cérémonie d’intégration.

    L’événement a également réuni plusieurs personnalités du mouvement Jaycee, notamment le président national de la JCI Togo, Mawouéna Dofonnou, la présidente locale de la JCI Universitaire Lomé, Bernadine Detsikou, des sénateurs, des anciens présidents nationaux et locaux ainsi que de nombreux membres venus partager ce moment de fraternité.

    Dans une ambiance conviviale et empreinte de solennité, les responsables de l’organisation ont exprimé leur gratitude à l’ensemble des participants pour leur contribution au succès de cette cérémonie.

    Les sept nouveaux affiliés entament désormais leur parcours au sein de la JCI avec la promesse d’une expérience riche en formations, en opportunités de leadership et en actions citoyennes. Une aventure qui s’inscrit pleinement dans le thème du mandat 2026 : « Performons avec engagement ».

  • Mondial 2026 : le jackpot africain

    Mondial 2026 : le jackpot africain

    À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, les fédérations africaines qualifiées peuvent déjà se réjouir d’une victoire financière. Grâce à l’augmentation historique des dotations de la FIFA, elles bénéficieront de ressources inédites pour préparer leur participation à la plus prestigieuse compétition de football au monde.

    Une Coupe du monde aux recettes records

    Avant même que le premier ballon ne soit frappé le 11 juin à Mexico, la Coupe du monde 2026 s’annonce comme celle de tous les records financiers. Avec l’élargissement du tournoi de 32 à 48 équipes et la multiplication du nombre de rencontres, la FIFA prévoit d’engranger près de 9 milliards de dollars de recettes, soit plus du double des revenus enregistrés lors du Mondial 2022 au Qatar.

    Cette manne provient essentiellement de la hausse des droits télévisés, des partenariats commerciaux et des ventes de billets. Une prospérité qui se répercute directement sur les sélections qualifiées, notamment celles du continent africain.

    Des dotations revues à la hausse

    Initialement, la FIFA avait annoncé en décembre 2025 une enveloppe de 1,5 million de dollars destinée à couvrir les frais de préparation de chaque sélection. Une somme jugée insuffisante par de nombreuses fédérations qui ont multiplié les démarches auprès de l’instance mondiale.

    Face à cette pression, le Conseil de la FIFA a finalement revu sa copie à la hausse. Chaque fédération participante recevra désormais 2,5 millions de dollars pour sa préparation, auxquels s’ajoutent 10 millions de dollars garantis pour la seule qualification à la phase finale.

    Ainsi, avant même de disputer le moindre match, chaque sélection qualifiée est assurée de percevoir au minimum 12,5 millions de dollars. Une progression significative qui témoigne de la santé financière exceptionnelle de la FIFA.

    Le président de l’organisation, Gianni Infantino, n’a d’ailleurs pas caché sa satisfaction, estimant que cette redistribution constitue une preuve concrète du réinvestissement des revenus du football au profit de ses associations membres.

    La préparation, un défi coûteux

    Participer à une Coupe du monde représente toutefois une opération extrêmement onéreuse. Entre les stages de préparation, les matchs amicaux, les déplacements internationaux, l’hébergement, la restauration et les primes versées aux joueurs, les dépenses peuvent rapidement atteindre plusieurs millions de dollars.

    Pour limiter les coûts, plusieurs fédérations africaines ont opté pour une préparation en grande partie réalisée à domicile. Le Maroc s’est appuyé sur son centre technique de Salé tandis que l’Algérie a privilégié son complexe de Sidi Moussa. L’Afrique du Sud a préparé sa campagne à Johannesburg avant de rejoindre le Mexique, alors que le Sénégal a effectué une partie de son stage à Dakar avant de s’envoler pour les États-Unis.

    Cette stratégie permet de réduire considérablement les frais logistiques tout en offrant aux joueurs un environnement familier.

    La facture nord-américaine

    Une fois arrivées aux États-Unis, au Canada ou au Mexique, les délégations doivent cependant faire face à des coûts nettement plus élevés. Les hôtels de standing international, privilégiés par les sélections nationales, représentent des dépenses importantes.

    À cela s’ajoutent les frais de transport interne, la restauration, les indemnités journalières et l’encadrement technique. Selon les spécialistes du secteur, chaque journée passée en Amérique du Nord avant la prise en charge officielle de la FIFA peut peser lourdement sur les budgets.

    La FIFA couvrira toutefois les dépenses liées à l’hébergement, à la nourriture et au transport des délégations pouvant compter jusqu’à 50 personnes à partir de cinq jours avant leur premier match et jusqu’à leur élimination ou leur sacre éventuel.

    Sponsors et États à la rescousse

    Au-delà des fonds versés par la FIFA, les fédérations africaines s’appuient également sur d’autres sources de financement. Les contrats de sponsoring demeurent essentiels, tout comme les recettes générées par les matchs amicaux disputés avant le tournoi.

    Les gouvernements continuent également de soutenir leurs équipes nationales, même si cette contribution tend à diminuer. De nombreux États considèrent désormais que l’augmentation des dotations de la FIFA réduit la nécessité d’un financement public massif.

    Pour les sélections africaines, cette Coupe du monde 2026 représente donc bien plus qu’un défi sportif. Elle constitue aussi une opportunité économique majeure, capable de renforcer durablement leurs structures, leurs infrastructures et leurs ambitions sur la scène internationale. Entre rêve de gloire et manne financière, le Mondial nord-américain s’annonce déjà comme un tournant pour le football africain.

  • Coris Bank Togo, le partenaire de toutes les réussites

    Coris Bank Togo, le partenaire de toutes les réussites

    Portée par une vision ambitieuse et le leadership inspirant de son directeur général Alassane Kaboré, Coris Bank International Togo s’affirme comme un partenaire financier de référence, au service de la croissance économique et des ambitions des Togolais.

    Dans un environnement économique en pleine mutation, où les entreprises comme les particuliers recherchent des partenaires financiers solides, innovants et proches de leurs préoccupations, Coris Bank International Togo s’impose aujourd’hui comme l’un des acteurs majeurs du paysage bancaire togolais. Forte de son expertise, de sa vision panafricaine et de son engagement en faveur du développement économique, l’institution financière confirme année après année son statut de banque de confiance au service des populations et des entreprises.

    Une banque au cœur du développement économique

    Implantée au Togo depuis 2015, Coris Bank International Togo est une filiale du Groupe Coris Bank International, l’un des groupes bancaires les plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest. La banque a été créée avec une ambition claire : offrir des solutions financières modernes, accessibles et adaptées aux réalités du marché togolais. Depuis son lancement, elle n’a cessé d’élargir son offre et son réseau afin de rapprocher davantage les services bancaires des citoyens et des acteurs économiques.

    Portée par les valeurs de confiance, de responsabilité, d’intégrité et de proximité, Coris Bank International Togo accompagne les grandes entreprises, les PME-PMI, les commerçants, les salariés, les entrepreneurs ainsi que les particuliers dans la réalisation de leurs projets. La banque se positionne ainsi comme un véritable partenaire du développement national.

    L’innovation au service de la clientèle

    À l’ère de la transformation numérique, Coris Bank International Togo a compris très tôt que la satisfaction du client passe par des services rapides, sécurisés et accessibles. La banque a ainsi développé des solutions digitales innovantes permettant à sa clientèle d’effectuer diverses opérations à distance, tout en bénéficiant d’une expérience utilisateur simplifiée.

    Cette volonté d’innover s’accompagne d’une politique de proximité qui fait aujourd’hui la réputation de l’établissement. Grâce à son réseau d’agences et à une stratégie orientée vers la qualité de service, Coris Bank International Togo se distingue par sa capacité à comprendre les besoins de ses clients et à leur proposer des solutions sur mesure.

    Un acteur majeur de la bancarisation

    Dans un pays où l’inclusion financière constitue un enjeu stratégique, Coris Bank International Togo joue un rôle essentiel dans la promotion de la bancarisation. L’établissement développe des produits adaptés aux différentes catégories socioprofessionnelles, facilitant ainsi l’accès aux services financiers modernes.

    La banque a également fait du financement des PME-PMI l’un de ses axes prioritaires. Ces entreprises représentent le moteur de l’économie togolaise et bénéficient d’un accompagnement spécifique destiné à soutenir leur croissance et leur compétitivité. Cette orientation a permis à Coris Bank International Togo de gagner progressivement la confiance de nombreux entrepreneurs et investisseurs.

    Alassane Kaboré, un capitaine à la vision affirmée

    Derrière les performances remarquables de Coris Bank International Togo se trouve un dirigeant dont le parcours inspire respect et admiration : Alassane Kaboré.

    À la tête de la banque depuis 2018, Alassane Kaboré est reconnu pour son expertise dans le domaine bancaire, particulièrement dans la gestion des risques. Avant son arrivée au Togo, il occupait les fonctions de directeur des risques de Coris Bank Mali, où il s’était distingué par ses résultats et sa maîtrise des mécanismes de gestion financière.

    Sous son leadership, Coris Bank International Togo a poursuivi sa progression et renforcé sa position parmi les institutions financières de référence du pays. Son management repose sur trois piliers essentiels : l’innovation, la proximité avec la clientèle et la maîtrise des risques. Il défend également une vision moderne de la banque, fondée sur la digitalisation des services, la qualité de l’accueil et l’accompagnement des acteurs économiques.

    À travers ses prises de parole publiques, Alassane Kaboré met régulièrement en avant l’importance de la confiance, qu’il considère comme le socle de toute relation durable entre une banque et ses clients. Cette philosophie managériale contribue largement à l’image positive dont bénéficie aujourd’hui Coris Bank International Togo.

    Une ambition tournée vers l’avenir

    Alors que l’économie togolaise poursuit sa transformation et son ouverture sur le monde, Coris Bank International Togo entend renforcer davantage son rôle d’acteur clé du financement de l’économie. La banque continue d’investir dans l’innovation, l’expansion de son réseau et le développement de produits adaptés aux nouveaux besoins des consommateurs.

    Avec l’appui du Groupe Coris Bank International, présent dans plusieurs pays africains, la filiale togolaise dispose d’atouts solides pour accompagner les grandes ambitions du pays et contribuer à l’émergence d’une économie plus dynamique et inclusive.

    Plus qu’une banque, Coris Bank International Togo apparaît aujourd’hui comme un partenaire stratégique de confiance, engagé aux côtés des entreprises, des entrepreneurs et des ménages. Sous la conduite d’Alassane Kaboré, l’institution poursuit avec détermination sa marche vers l’excellence, confirmant chaque jour un peu plus sa place parmi les références du secteur bancaire togolais.


  • La Citoyenne Vie, l’assureur qui rapproche l’assurance des Togolais

    La Citoyenne Vie, l’assureur qui rapproche l’assurance des Togolais

    Première société de micro-assurance vie au Togo, La Citoyenne Vie SA s’affirme comme un acteur majeur de l’inclusion financière en rapprochant l’assurance des populations les plus modestes.

    L’assurance inclusive au service de tous

    Dans un pays où l’accès aux services financiers et assurantiels demeure un défi pour une grande partie de la population, une entreprise togolaise s’est donnée pour mission de démocratiser l’assurance et de la rendre accessible à tous. Basée à Lomé, La Citoyenne Vie SA, la première société d’assurance inclusive au Togo, avec pour cœur de métier la micro-assurance vie, avec un capital social de 1 milliard 332 millions de FCFA, s’impose aujourd’hui comme une référence de l’assurance inclusive au Togo.

    Première société togolaise spécialisée dans la micro-assurance vie, La Citoyenne Vie a obtenu son agrément auprès de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances (CIMA) en 2019. Depuis lors, elle œuvre à rapprocher les services d’assurance des populations à revenus faibles ou modestes, souvent exclues des offres classiques du secteur.

    Avec un capital social aujourd’hui estimé à plus de 1,332 milliard de FCFA, l’entreprise affiche des ambitions solides et confirme sa volonté de contribuer au développement économique et social du Togo.

    Une assurance pensée pour les réalités africaines

    Agriculteurs, artisans, commerçants, fonctionnaires, travailleurs du secteur informel ou entrepreneurs : La Citoyenne Vie propose des solutions adaptées aux besoins réels des Togolais.

    L’entreprise développe une gamme diversifiée de produits couvrant la prévoyance, l’épargne, la santé, la retraite, la capitalisation et l’assurance emprunteur. Son objectif est simple : permettre à chaque citoyen de se protéger contre les aléas de la vie sans supporter des coûts excessifs.

    Grâce à son approche innovante, l’assureur inclusif a su gagner la confiance de milliers de souscripteurs à travers le pays. La facilité d’accès aux produits, la simplicité des procédures et la proximité avec les assurés constituent aujourd’hui les principaux atouts de la compagnie.

    Une vision sociale forte

    Au-delà de son activité économique, La Citoyenne Vie porte une véritable vision sociale. Dans un contexte où les populations les plus vulnérables restent fortement exposées aux risques liés à la santé, aux accidents ou aux décès, l’entreprise participe activement à la promotion de la culture de la prévoyance.

    Cette démarche s’inscrit dans les objectifs d’inclusion financière et sociale prônés par les États africains et les institutions régionales. En mettant l’assurance à la portée des ménages modestes, La Citoyenne Vie contribue à renforcer la résilience des familles et à sécuriser leur avenir.

    Une entreprise en pleine croissance

    Installée dans l’immeuble BAGE à Totsi, à Lomé, La Citoyenne Vie poursuit son expansion et consolide progressivement sa place parmi les acteurs majeurs de l’assurance vie au Togo. Son réseau de distribution, ses outils numériques et ses solutions adaptées aux réalités locales lui permettent d’atteindre un public toujours plus large.

    L’entreprise met également un point d’honneur à assurer un service de qualité, avec un accompagnement personnalisé des assurés et une gestion efficace des sinistres.

    Frank Klutse, le visage d’une ambition nationale

    Derrière cette réussite se trouve une vision portée par son Directeur Général, Dr Frank Klutse. Sous son leadership, La Citoyenne Vie s’est imposée comme un modèle d’innovation dans le secteur assurantiel togolais.

    Reconnu pour son engagement en faveur de l’inclusion financière, Dr Frank Klutse défend une conviction forte : l’assurance ne doit pas être un privilège réservé à une minorité, mais un droit accessible à chaque citoyen.

    À travers La Citoyenne Vie, il œuvre à bâtir une entreprise citoyenne, moderne et proche des populations. Une ambition qui trouve aujourd’hui un écho favorable auprès de milliers de Togolais.

    La Citoyenne Vie SA : parce que protéger sa famille, préparer son avenir et sécuriser ses projets ne devraient jamais être hors de portée, aime répéter Dr Frank Klutse.

  • Lomé au cœur du ciel africain

    Lomé au cœur du ciel africain

    Du 15 au 19 juin 2026, la capitale togolaise deviendra le point de convergence des décideurs et acteurs majeurs du transport aérien africain à l’occasion de la première Convention et Exposition africaines du transport aérien.

    Lomé s’apprête à accueillir un rendez-vous stratégique pour l’avenir de l’aviation sur le continent. Organisée sous le haut patronage du gouvernement togolais, la première Convention et Exposition africaines du transport aérien réunira, pendant cinq jours, les principaux acteurs du secteur autour des enjeux de connectivité, d’intégration et de développement durable.

    Portée par la Commission africaine de l’aviation civile en partenariat avec la Commission de l’Union africaine, cette rencontre continentale sera placée sous le thème : « Un ciel africain unique : connectivité et développement durable du transport aérien ». L’ambition affichée est d’accélérer la mise en œuvre du Marché unique du transport aérien africain, un projet phare destiné à faciliter les liaisons aériennes entre les pays africains et à réduire les coûts de transport.

    Un forum pour l’intégration africaine

    L’événement réunira des chefs d’État, des ministres, des responsables de l’aviation civile, des compagnies aériennes, des gestionnaires d’aéroports ainsi que des institutions financières et partenaires techniques. L’objectif est de créer un cadre de dialogue capable de stimuler les investissements, d’encourager les réformes et de favoriser une meilleure coopération entre les acteurs publics et privés.

    Le programme prévoit notamment un forum politique continental, des sessions de haut niveau, des ateliers techniques consacrés aux infrastructures et à la sécurité aérienne, ainsi qu’une exposition dédiée à l’innovation et aux solutions durables.

    Lomé confirme son attractivité

    Au-delà des discussions, des rencontres d’affaires et des séances de réseautage permettront de nouer de nouveaux partenariats et de faire émerger des projets concrets pour le secteur.

    En accueillant cette première édition, la ville de Lomé confirme son positionnement comme hub régional d’échanges et de coopération. Soutenue par les performances de l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma, la capitale togolaise renforce ainsi son statut de destination privilégiée pour les grandes rencontres africaines et internationales.

  • Kisito Assangni à la conquête de New York : le Togolais qui fait rayonner l’art contemporain africain

    Kisito Assangni à la conquête de New York : le Togolais qui fait rayonner l’art contemporain africain

    Le curateur et chercheur togolais Kisito Assangni franchit une nouvelle étape de sa carrière internationale en visant une résidence de recherche au sein de la prestigieuse Fondation Amant de New York.

    Le monde de l’art contemporain accueille une nouvelle distinction pour le Togolais Kisito Assangni. Le curateur et chercheur en art vient d’annoncer qu’il est ”nominator” pour le cycle de sélection 2027-2029 des prestigieux programmes de résidence de recherche de la Fondation Amant à New York, une institution de référence dans le paysage artistique international.

    Une invitation qui confirme un parcours exceptionnel

    « Je suis ravi de servir en tant que ”nominator” (personne qui propose des artistes à inviter à la Fondation Amant) pour le prochain cycle de sélection 2027-2029 des programmes de résidence de recherche de l’estimée Amant Foundation à New York », a déclaré Kisito Assangni sur ses réseaux sociaux, exprimant sa gratitude pour cette invitation.

    Basée à Brooklyn, la Fondation Amant est reconnue pour son engagement en faveur de la recherche artistique, de l’expérimentation et du dialogue entre créateurs du monde entier. À travers ses expositions, publications, résidences et programmes publics organisés entre New York et l’Italie, l’institution accompagne des artistes et chercheurs parmi les plus prometteurs de leur génération.

    Pour Kisito Assangni, cette bonne nouvelle constituerait une nouvelle étape dans une carrière déjà remarquée sur plusieurs continents.

    De Lomé aux grandes institutions internationales

    Né à Lomé, Kisito Assangni s’est imposé au fil des années comme l’une des figures togolaises les plus visibles dans le domaine de l’art contemporain. Formé notamment en muséologie à l’École du Louvre, il évolue aujourd’hui entre le Togo, la France et le Royaume-Uni.

    Curateur, consultant, critique d’art et initiateur de projets culturels internationaux, il s’intéresse particulièrement aux questions liées à la mondialisation culturelle, aux nouvelles formes de création artistique et aux rapports entre les institutions et les publics.

    Son parcours l’a conduit à collaborer avec des institutions prestigieuses telles que la Biennale de Venise, la Whitechapel Gallery, le ZKM ou encore le Museum of Contemporary Art Sydney.

    Un ambassadeur de la scène artistique togolaise

    Au-delà de sa carrière internationale, Kisito Assangni demeure profondément attaché au Togo. Il plaide régulièrement pour une meilleure structuration du secteur culturel national et pour une plus grande visibilité des artistes togolais sur la scène mondiale.

    Son éventuelle intégration au programme de résidence de la Fondation Amant serait ainsi bien plus qu’une réussite personnelle. Elle représenterait également une nouvelle vitrine pour la création togolaise contemporaine et une preuve supplémentaire que les talents issus de Lomé continuent de se frayer un chemin dans les plus grands réseaux artistiques internationaux.

    De Brooklyn à Venise, en passant par Londres et Paris, Kisito Assangni confirme aujourd’hui son statut de passeur culturel et de figure incontournable de l’art contemporain africain.

  • « Ce que contient vraiment le cube » : les révélations troublantes d’un ex-employé à Lomé

    « Ce que contient vraiment le cube » : les révélations troublantes d’un ex-employé à Lomé

    Ancien agent d’une entreprise de fabrication de bouillons culinaires à Lomé, un ex-employé lève le voile sur les procédés de production des célèbres « cubes » de cuisine et met en garde contre une consommation excessive de ces exhausteurs de goût.

    Les bouillons de cuisine, communément appelés « cubes », occupent une place importante dans les habitudes culinaires de nombreux foyers togolais. Utilisés pour relever le goût des sauces, soupes et autres préparations, ils sont pourtant régulièrement pointés du doigt par des consommateurs et des professionnels de santé qui s’interrogent sur leurs effets à long terme. À Lomé, les révélations d’un ancien employé d’une société spécialisée dans leur fabrication relancent le débat.

    Souhaitant conserver l’anonymat, cet ex-ouvrier affirme avoir participé au processus de production de ces bouillons culinaires pendant plusieurs années. Selon lui, les ingrédients utilisés sont loin de l’image que renvoient certains emballages.

    « Les produits qu’on utilise pour fabriquer le cube n’ont rien à voir avec les ingrédients naturels que les consommateurs imaginent. On utilise principalement du sucre, du sel et plusieurs autres composants. À cela s’ajoute une substance appelée arôme, qui donne au produit son goût spécifique », explique-t-il dans des propos rapportés par le confrère Letabloid.

    D’après son témoignage, les différentes variétés commercialisées, notamment celles présentées comme étant au poulet ou à la crevette, ne contiendraient pas nécessairement les ingrédients auxquels elles font référence. « Ce sont les arômes qui permettent de reproduire ces saveurs. C’est ce qui fait la différence entre les produits », soutient-il.

    L’ancien employé affirme également que les quantités de sucre et de sel utilisées dans la fabrication seraient importantes. Une situation qui, selon lui, devrait interpeller les consommateurs à l’heure où les autorités sanitaires multiplient les campagnes de sensibilisation contre les excès de sodium et de sucre dans l’alimentation.

    « On nous déconseille souvent de consommer trop de sel ou trop de sucre. Pourtant, ce sont des éléments qui entrent dans la composition de ces produits », indique-t-il.

    Ces déclarations interviennent dans un contexte où les maladies non transmissibles, notamment l’hypertension artérielle, le diabète et certaines maladies cardiovasculaires, connaissent une progression dans plusieurs pays africains. Toutefois, les spécialistes soulignent qu’aucun aliment pris isolément ne peut être considéré comme responsable de ces pathologies. C’est généralement l’excès et le déséquilibre alimentaire global qui augmentent les risques pour la santé.

    Pour limiter l’usage des cubes, l’ancien ouvrier recommande de privilégier les ingrédients naturels locaux. Il cite notamment l’oignon, l’ail, le gingembre ou encore certains champignons, capables selon lui de rehausser le goût des plats sans recourir systématiquement aux bouillons industriels.

    Si les fabricants défendent la conformité de leurs produits aux normes alimentaires en vigueur, ce témoignage remet en lumière une question essentielle : celle de la composition des aliments consommés quotidiennement et de la nécessité pour les consommateurs de s’informer davantage sur ce qu’ils mettent dans leurs assiettes.

Radio Renouveau228

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