Catégorie : Actualités

  • Quand le savoir-faire rencontre le savoir-vendre

    Quand le savoir-faire rencontre le savoir-vendre

    À travers une formation en marketing et en promotion des produits locaux, 25 femmes transformatrices de Yoto 2 et Zio 1 renforcent leurs compétences pour mieux valoriser leurs productions et accroître leurs revenus.

    Dans les communes de Yoto 2 et Zio 1, vingt-cinq femmes transformatrices issues de cinq coopératives viennent de franchir une étape importante dans le développement de leurs activités économiques. Pendant plusieurs jours, elles ont bénéficié d’une formation dédiée au marketing et à la promotion des produits locaux, avec pour objectif de renforcer leur capacité à mieux valoriser et commercialiser le fruit de leur travail.

    Si la production constitue déjà un savoir-faire maîtrisé par la plupart de ces entrepreneures, l’écoulement des produits demeure un défi majeur. Trouver des débouchés, fidéliser une clientèle, améliorer la visibilité des produits et se démarquer dans un environnement concurrentiel sont autant d’obstacles auxquels elles sont régulièrement confrontées.

    Pour répondre à ces préoccupations, la formation a mis l’accent sur des outils pratiques et adaptés aux réalités locales. Les participantes ont été initiées aux techniques de présentation des produits, à l’amélioration de la relation client, à l’élaboration de stratégies de vente efficaces ainsi qu’à la conception de mini plans marketing destinés à soutenir le développement de leurs activités.

    Au-delà des connaissances techniques acquises, cette initiative a également favorisé les échanges d’expériences entre les participantes. Ces moments de partage ont permis à chacune de s’inspirer des réussites et des difficultés des autres, tout en renforçant l’esprit de solidarité au sein des coopératives.

    Pour les organisateurs, le développement des compétences commerciales constitue un levier essentiel de l’autonomisation économique des femmes. En maîtrisant davantage les mécanismes du marché, ces entrepreneures augmentent leurs chances de générer des revenus plus stables et plus importants.

    Cette formation illustre ainsi l’importance d’accompagner les femmes non seulement dans la production, mais aussi dans la valorisation de leurs produits. Car lorsque les femmes disposent des outils nécessaires pour réussir sur le marché, c’est toute la communauté qui bénéficie des retombées positives de leur réussite économique.

  • Génie Imhotep : Agoè-Centre et Adétikopé en quête de la couronne de l’excellence sanitaire

    Génie Imhotep : Agoè-Centre et Adétikopé en quête de la couronne de l’excellence sanitaire

    Dans une finale très attendue de Génie Imhotep, les lycées Agoè-Centre et Adétikopé s’affrontent pour le sacre national de la culture générale en santé.

    Ce samedi 13 juin 2026 à partir de 10 heures GMT, les regards de la communauté éducative togolaise seront tournés vers un duel intellectuel de haut niveau. En direct sur SOS Docteur TV, le Lycée Agoè-Centre et le Lycée Adétikopé s’affronteront dans le cadre de la « Grande Apothéose » du jeu de culture générale en santé Génie Imhotep, une compétition devenue en quelques mois un véritable phénomène éducatif national.

    Portée par l’ONG AIMES-AFRIQUE à travers SOS Docteur TV, l’initiative dépasse largement le cadre d’un simple concours scolaire. Elle s’inscrit dans une stratégie ambitieuse visant à promouvoir la culture sanitaire, le leadership des jeunes et l’excellence académique dans les établissements secondaires du Togo.

    L’affiche de cette finale met en scène deux établissements qui se sont illustrés tout au long du championnat par leur maîtrise des connaissances liées à la santé, à la science, à la société et à la culture générale. Pour les candidats, l’enjeu est de taille : décrocher le prestigieux trophée de cette première édition nationale et inscrire leur établissement au panthéon de cette compétition innovante.

    Lancée officiellement à l’échelle nationale au début de l’année 2026, la compétition Génie Imhotep mobilise plus de 200 établissements répartis dans les 39 préfectures du pays. Son objectif est clair : faire de la connaissance un outil de prévention et de promotion de la santé auprès des jeunes.

    Selon les promoteurs du projet, Génie Imhotep constitue l’un des piliers des Clubs Santé SOS Docteur TV, un programme qui ambitionne de toucher plusieurs milliers d’élèves togolais à travers des activités éducatives, citoyennes et sanitaires. Les clubs abordent des thématiques majeures telles que la santé mentale, la santé sexuelle et reproductive, la prévention des comportements à risque ou encore le développement du leadership chez les adolescents.

    L’initiative bénéficie du soutien de plusieurs institutions nationales et partenaires, notamment le ministère de l’Éducation nationale, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et divers acteurs engagés dans la promotion de la santé en milieu scolaire. Comme l’illustre l’affiche officielle de l’événement, la démarche repose sur une synergie entre les secteurs de l’éducation et de la santé afin de bâtir une génération plus responsable et mieux informée.

    À travers SOS Docteur TV, chaîne spécialisée dans l’information sanitaire créée par AIMES-AFRIQUE, les organisateurs entendent également démocratiser l’accès au savoir médical et développer ce qu’ils appellent une véritable « culture sanitaire pour tous ».

    Cette « Grande Apothéose » promet ainsi un spectacle intellectuel captivant où rapidité, réflexion, esprit d’équipe et maîtrise des enjeux de santé feront la différence. Entre le Lycée Agoè-Centre, habitué des grandes compétitions de Génie Imhotep, et le Lycée Adétikopé, déterminé à créer l’exploit, le suspense reste entier.

    Une chose est certaine : au-delà du vainqueur qui sera sacré ce samedi, c’est la promotion du savoir et de la santé qui sortira gagnante de cette grande fête de l’intelligence togolaise.


  • L’Afrique perd Jean Ziegler, une voix infatigable contre la faim et les injustices

    L’Afrique perd Jean Ziegler, une voix infatigable contre la faim et les injustices

    La disparition de Jean Ziegler, décédé le 10 juin 2026 à Genève à l’âge de 92 ans, marque la fin d’un combat de plusieurs décennies en faveur des peuples marginalisés, particulièrement en Afrique. Sociologue, intellectuel engagé et ancien rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation, il s’était imposé comme l’un des plus ardents défenseurs des victimes de la faim et des inégalités dans le monde.

    Pour de nombreux Africains, Jean Ziegler n’était pas seulement un observateur des drames du continent. Il était un allié. Pendant des années, il a dénoncé avec vigueur les mécanismes économiques internationaux qu’il jugeait responsables de l’appauvrissement de millions de personnes. Ses prises de position contre la spéculation sur les denrées alimentaires, l’accaparement des ressources naturelles et les effets dévastateurs de certaines politiques économiques ont trouvé un écho particulier en Afrique, où la faim demeure une réalité quotidienne pour des millions d’habitants.

    À la tête du mandat onusien sur le droit à l’alimentation entre 2000 et 2008, il a multiplié les missions et les plaidoyers pour rappeler que la faim n’était pas une fatalité, mais le résultat de choix politiques et économiques. Pour lui, chaque enfant mourant de faim était la preuve d’un échec collectif de la communauté internationale.

    Critique inflexible du capitalisme néolibéral, Jean Ziegler a consacré sa vie à défendre une vision plus juste du monde. Jusqu’à ses dernières années, il continuait d’alerter sur les ravages des guerres, des famines et des inégalités croissantes, appelant à une mobilisation des consciences.

    Avec sa disparition, l’Afrique perd l’un de ses plus fervents défenseurs sur la scène internationale. Mais son héritage demeure : celui d’un homme qui a refusé le silence face à l’injustice et qui a fait de la dignité humaine un combat universel.

  • Seize ans après, le destin réunit encore le Mexique et l’Afrique du Sud

    Seize ans après, le destin réunit encore le Mexique et l’Afrique du Sud

    Seize ans après leur nul historique en ouverture du Mondial 2010, le Mexique et l’Afrique du Sud se retrouvent pour lancer la Coupe du monde 2026 dans un duel chargé de symboles.

    Le football a parfois le sens du symbole. Seize ans après avoir ouvert la Coupe du monde 2010 à Johannesburg, le Mexique et l’Afrique du Sud se retrouvent pour lancer l’édition 2026 dans une affiche chargée d’histoire et d’émotion. Ce duel, qui avait marqué le début du premier Mondial organisé sur le continent africain, renaît aujourd’hui avec une dimension particulière : celle d’un rendez-vous entre deux nations dont les trajectoires se croisent à nouveau sur la plus grande scène du football mondial.

    Le 11 juin 2010, au Soccer City de Johannesburg, le monde découvrait l’ambiance unique des vuvuzelas et l’enthousiasme d’un peuple fier d’accueillir la planète football. Ce jour-là, l’Afrique du Sud et le Mexique s’étaient quittés sur un match nul (1-1). Le but spectaculaire de Siphiwe Tshabalala reste encore gravé dans les mémoires comme l’un des moments iconiques de cette Coupe du monde. Malgré cette entame prometteuse, les Bafana Bafana deviendront la première nation hôte de l’histoire à être éliminée dès le premier tour.

    En 2026, le contexte est différent, mais l’enjeu symbolique demeure. Le Mexique, l’un des pays coorganisateurs du tournoi avec les États-Unis et le Canada, bénéficie cette fois de l’avantage du terrain. Fort de son expérience régulière des phases finales de Coupe du monde, « El Tri » entend démarrer la compétition avec ambition et confirmer son statut de puissance incontournable de la CONCACAF.

    Face à lui, l’Afrique du Sud veut écrire une nouvelle page de son histoire. Longtemps absente des sommets du football mondial, la sélection sud-africaine voit dans ce match une occasion unique de rappeler qu’elle reste une nation capable de rivaliser avec les meilleures lorsqu’elle est portée par l’événement.

    Au-delà du résultat, cette rencontre d’ouverture apparaît comme un clin d’œil de l’histoire. Elle relie deux époques du football mondial : celle de Johannesburg 2010, symbole de l’émergence africaine, et celle de 2026, qui consacre l’expansion d’un tournoi désormais planétaire.

    Si le match de 2010 avait offert un spectacle riche en émotions et en souvenirs, celui de 2026 porte la promesse d’un nouveau chapitre. Entre nostalgie et ambition, Mexicains et Sud-Africains ont rendez-vous avec leur passé, mais surtout avec leur avenir. Le Mondial ne pouvait rêver meilleure affiche pour ouvrir ses portes.

  • Bienvenu AMOUH: ”Les faux médicaments mettent directement des vies en danger”

    Bienvenu AMOUH: ”Les faux médicaments mettent directement des vies en danger”

    À travers sa 8ᵉ édition prévue à Kpalimé, le Club RFI Togo veut intensifier la sensibilisation contre les faux médicaments et appeler à une mobilisation collective pour protéger la santé publique. C’est ce que souligne dans l’interview ci-après Bienvenu AMOUH, son Coordinateur national, en tirant la sonnette d’alarme.

    Le Club RFI Togo organise prochainement sa 8ᵉ édition d’activités à Kpalimé. Quel est l’objectif principal de cette initiative ?

    Cette 8ᵉ édition, qui se déroulera du 21 au 23 août 2026 à Kpalimé, vise avant tout à sensibiliser les populations aux dangers liés à la consommation des faux médicaments. Nous faisons face à un problème majeur de santé publique qui touche de nombreuses familles. À travers cette rencontre, nous voulons informer, éduquer et mobiliser les citoyens afin qu’ils prennent conscience des risques encourus lorsqu’ils achètent des produits pharmaceutiques dans les circuits informels.

    Pourquoi avoir choisi le thème « Les faux produits, un crime contre l’Humanité » ?

    Ce thème reflète la gravité de la situation. Les faux médicaments ne sont pas de simples produits de mauvaise qualité. Ils mettent directement des vies en danger. Beaucoup sont contrefaits, périmés ou conservés dans des conditions inadaptées. Leur consommation peut entraîner l’aggravation des maladies, des complications graves, voire des décès. Nous considérons donc ce phénomène comme une véritable menace contre la vie humaine.

    Quelle est aujourd’hui l’ampleur du problème au Togo et dans la sous-région ?

    Le phénomène reste très préoccupant. Dans plusieurs pays africains, y compris le Togo, la vente de médicaments de rue est encore largement répandue. Cette situation s’explique notamment par la pauvreté, la difficulté d’accès à certains services de santé et parfois le manque d’information des populations. Malheureusement, de nombreuses personnes continuent de privilégier ces produits sans mesurer les risques qu’elles encourent.

    Quelles activités sont prévues durant cette campagne ?

    Nous avons élaboré un programme riche et diversifié. Des conférences et des panels réuniront des spécialistes de la santé, des acteurs de la société civile et des responsables institutionnels. Des campagnes de sensibilisation de proximité seront également organisées afin d’atteindre le plus grand nombre. Une attention particulière sera accordée aux jeunes et aux populations rurales, qui figurent parmi les catégories les plus vulnérables face à ce fléau.

    Le Club RFI Togo lance également un appel aux partenaires. Pourquoi cet appel est-il important ?

    Parce que la lutte contre les faux médicaments est une responsabilité collective. Pour donner à cette campagne toute son ampleur, nous avons besoin d’un accompagnement financier, matériel et logistique. Les entreprises, les institutions publiques, les organisations internationales et les acteurs de la société civile ont un rôle essentiel à jouer. Leur soutien permettra d’élargir la portée de nos actions et de toucher davantage de communautés.

    Quel message adressez-vous aux autorités et aux citoyens ?

    Nous invitons les autorités à renforcer les contrôles et à intensifier les actions contre les réseaux de distribution illicite. Quant aux citoyens, nous les encourageons à se procurer leurs médicaments exclusivement dans les pharmacies et les structures agréées. Chacun a une part de responsabilité dans cette lutte.

    Quel impact espérez-vous à l’issue de cette 8ᵉ édition ?

    Nous souhaitons provoquer une prise de conscience durable. Au-delà de l’événement, notre ambition est de créer un véritable mouvement citoyen contre les faux médicaments. À Kpalimé, en août prochain, nous voulons faire entendre un cri d’alarme et susciter une mobilisation générale pour protéger la santé et sauver des vies.



  • CNDH : hommage appuyé à Koffi Alikizang après 22 années de service

    CNDH : hommage appuyé à Koffi Alikizang après 22 années de service

    Après plus de 22 années de service à la CNDH, Koffi Alikizang a reçu un hommage empreint d’émotion et de reconnaissance à l’occasion de son départ à la retraite.

    À l’occasion du départ à la retraite de Monsieur Koffi Alikizang, Directeur de la planification et du suivi-évaluation, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) lui a rendu un hommage solennel pour plus de vingt-deux années de loyaux et précieux services au sein de l’institution.

    La cérémonie, présidée par Me Kwao Ohini Sanvee, président de la CNDH, s’est déroulée dans une atmosphère chargée d’émotion et de reconnaissance. Elle a réuni les vice-présidents, les commissaires ainsi que l’ensemble du personnel de l’institution, venus saluer le parcours remarquable d’un collaborateur dont l’engagement a contribué au rayonnement et à l’efficacité de la Commission.

    Dans leurs différentes interventions, les responsables de la CNDH ont souligné le professionnalisme, la rigueur et le sens du devoir qui ont caractérisé le parcours de M. Alikizang. Son expertise en matière de planification et de suivi-évaluation a été unanimement reconnue comme un atout majeur dans la mise en œuvre des missions de promotion et de protection des droits de l’homme au Togo.

    Très ému, le désormais retraité a exprimé sa gratitude envers la Commission et ses collègues pour les années de collaboration et de confiance partagée. Cette cérémonie a ainsi marqué la fin d’une carrière exemplaire et l’ouverture d’un nouveau chapitre de vie pour ce serviteur dévoué de la CNDH

  • Savanes : l’ANC tire la sonnette d’alarme sur une crise alimentaire imminente

    Savanes : l’ANC tire la sonnette d’alarme sur une crise alimentaire imminente

    Face aux risques croissants d’insécurité alimentaire dans la région des Savanes, l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) interpelle le gouvernement et réclame des mesures d’urgence pour protéger les populations vulnérables.

    L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) a exprimé sa vive inquiétude face à la dégradation de la situation alimentaire au Togo, particulièrement dans la région des Savanes. Dans un communiqué publié le 9 juin 2026, le parti de l’opposition s’appuie sur une récente alerte du Programme alimentaire mondial (PAM), relayée par Radio France Internationale (RFI), selon laquelle plus de 330 000 Togolais pourraient être confrontés à une insécurité alimentaire aiguë dans les prochains mois si des mesures urgentes ne sont pas prises.

    Pour l’ANC, cette menace humanitaire met en lumière les limites des politiques publiques mises en œuvre ces dernières années. Le parti s’interroge notamment sur l’utilisation des ressources importantes que le gouvernement affirme avoir investies dans la région des Savanes depuis 2019 dans le cadre de la lutte contre l’extrémisme violent et de l’assistance aux populations affectées.

    L’opposition questionne également l’efficacité de la politique de constitution de réserves alimentaires stratégiques censées garantir la sécurité alimentaire du pays en période de crise. Elle estime que les récentes augmentations des prix des produits pétroliers aggravent davantage les difficultés des ménages les plus fragiles.

    Face à cette situation, l’ANC appelle les autorités à publier une cartographie détaillée des zones à risque, à élaborer un plan national d’urgence alimentaire et à réorienter les dépenses publiques vers les priorités sociales et économiques.

    Le parti souligne par ailleurs que la région des Savanes demeure l’une des plus touchées par la pauvreté multidimensionnelle, avec un taux estimé à 92,3 % selon des données des Nations unies citées dans le communiqué.

    Estimant que l’urgence sociale exige des réponses rapides et concrètes, l’ANC invite les autorités à agir avec responsabilité afin d’éviter une aggravation de la crise et de préserver la cohésion sociale dans les régions les plus exposées du pays.

  • Risques radiologiques : le Togo passe à l’offensive

    Risques radiologiques : le Togo passe à l’offensive

    Face aux défis croissants liés aux risques nucléaires et radiologiques, le Togo veut anticiper les risques liés aux activités nucléaires en renforçant son cadre légal de prévention et de sécurité.

    L’Assemblée nationale a adopté, mardi 9 juin 2026, quatre projets de loi majeurs destinés à consolider le dispositif national de sûreté nucléaire et radiologique. Cette décision, prise lors de la troisième séance plénière de la première session ordinaire de l’année, traduit la volonté des autorités togolaises d’anticiper les risques liés aux activités nucléaires et de se conformer aux standards internationaux en la matière.

    La séance, présidée par le Président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, s’est déroulée en présence du ministre délégué chargé de l’Énergie, Robert Koffi Messan Eklo.

    Parmi les textes adoptés figurent le projet de loi autorisant l’adhésion du Togo à la Convention sur la sûreté nucléaire, adoptée à Vienne le 17 juin 1994, ainsi que le projet de loi portant adhésion à la Convention commune sur la sûreté de la gestion du combustible usé et des déchets radioactifs, adoptée le 5 septembre 1997 dans la capitale autrichienne.

    Ces instruments juridiques internationaux visent à promouvoir les meilleures pratiques en matière de sécurité nucléaire, à renforcer la gestion des déchets radioactifs et à prévenir les accidents susceptibles d’avoir des conséquences graves sur la santé publique, l’environnement et l’économie.

    À travers ces adhésions, le Togo affiche son engagement en faveur d’une gouvernance responsable des technologies nucléaires et radiologiques. Le pays se dote ainsi d’outils juridiques renforcés pour mieux encadrer les activités concernées, améliorer ses capacités de contrôle et de surveillance, et favoriser la coopération avec les instances internationales spécialisées.

    Cette avancée législative marque une nouvelle étape dans la modernisation du cadre réglementaire national et dans la construction d’un système de sécurité nucléaire conforme aux exigences mondiales.

  • Kokou Ekouagou, l’ambassadeur togolais de l’art contemporain sur la scène mondiale

    Kokou Ekouagou, l’ambassadeur togolais de l’art contemporain sur la scène mondiale

    De Lomé aux plus grandes institutions artistiques internationales, Kokou Ekouagou impose une vision singulière qui interroge l’identité, la mémoire et les représentations culturelles.

    Multi-primé, l’artiste togolais Kokou Ekouagou s’affirme aujourd’hui comme l’une des figures marquantes de l’art contemporain africain. À travers une démarche artistique profondément engagée, il explore les notions de multiculturalisme, d’identité et d’affect, tout en remettant en question les récits historiques dominants qui ont longtemps façonné les représentations des sociétés africaines.

    L’artiste plasticien togolais Kokou Ekouagou

    L’originalité de son travail réside dans son approche transmédiale. Peinture, sculpture, vidéo, performance et installation constituent autant de moyens d’expression qu’il mobilise pour construire un dialogue critique autour des enjeux culturels, sociaux et historiques de notre époque. Ses créations invitent le public à porter un regard nouveau sur les identités multiples qui composent le monde contemporain.

    Cette démarche audacieuse a permis à l’artiste togolais de franchir les frontières nationales et de se faire une place sur les plus prestigieuses scènes artistiques internationales. Ses œuvres ont notamment été exposées à la prestigieuse Biennale de Venise, mais également au Musée des beaux-arts de l’Ontario, au Torrance Art Museum, au Kunstverein Kärnten, à la Sobering Galerie de Paris et à Guangzhou Live en Chine.

    Parmi ses réalisations emblématiques figure La Délivrance (2013), une œuvre qui illustre la profondeur de sa réflexion artistique. À travers son parcours remarquable, Kokou Ekouagou contribue au rayonnement culturel du Togo et démontre que la création contemporaine africaine occupe désormais une place de choix dans les grands espaces de dialogue artistique à l’échelle mondiale.

  • Lomé consacre les gardiens des savoirs ancestraux

    Lomé consacre les gardiens des savoirs ancestraux

    Lomé réunira en août les acteurs de la médecine traditionnelle ouest-africaine pour célébrer et promouvoir les savoirs thérapeutiques du continent.

    La capitale togolaise s’apprête à devenir, le 7 août prochain, le carrefour de la médecine traditionnelle ouest-africaine. À l’initiative de l’Organisation des chercheurs et médecins holistiques du Togo (OCMH-Togo), la première édition des Awards des praticiens de la médecine traditionnelle d’Afrique de l’Ouest (APM-TAO) réunira à Lomé des praticiens, chercheurs et acteurs de la santé venus de plusieurs pays de la sous-région.

    Placée sous le thème « Les enjeux de la médecine africaine à l’ère du numérique », cette rencontre entend mettre en lumière le rôle central que joue la médecine traditionnelle dans la prise en charge sanitaire des populations africaines. Selon les organisateurs, près de 80 % des habitants du continent recourent encore à ces pratiques pour répondre à leurs besoins de santé.

    Le Burkina Faso est le pays invité d’honneur de cette première édition. Le président burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, en est le parrain officiel. Les promoteurs de l’événement saluent ainsi les efforts entrepris par les autorités du pays pour renforcer la reconnaissance et la valorisation de la médecine traditionnelle.

    Au programme figurent des remises de trophées, distinctions honorifiques et diplômes de reconnaissance destinés à récompenser les praticiens et chercheurs qui se sont illustrés dans la préservation et la promotion des savoirs thérapeutiques africains. Mais au-delà de l’aspect honorifique, les APM-TAO ambitionnent de devenir une véritable plateforme régionale d’échanges et de coopération entre les acteurs du secteur.

    Lors de la conférence de presse de lancement, le coordinateur national de l’OCMH-Togo, Bedi-Djinekou Sénam, a souligné l’importance de reconnaître et de transmettre les connaissances détenues par les praticiens traditionnels. Selon lui, chaque acteur du domaine est dépositaire d’un patrimoine précieux qu’il convient de préserver pour les générations futures.

    À travers cette initiative, l’OCMH-Togo veut contribuer à l’émergence d’une médecine traditionnelle modernisée, mieux structurée et davantage intégrée aux politiques de santé publique africaines, tout en offrant une visibilité accrue aux gardiens des savoirs ancestraux du continent.

Radio Renouveau228

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