Catégorie : Actualités

  • Johannesburg à l’épreuve des urnes

    Johannesburg à l’épreuve des urnes

    À moins de six mois des élections municipales, le maire de Dada Morero a tenté de rassurer les habitants d’une ville confrontée à de multiples crises, lors de son discours annuel sur l’état de la métropole.

    Mercredi 20 mai, le maire de Johannesburg, Dada Morero, a prononcé un discours très attendu sur l’état de la ville. Dans un contexte marqué par les difficultés financières, les coupures d’eau répétées et la dégradation des services publics, l’intervention du maire visait surtout à convaincre les habitants que des progrès sont en cours.

    Considérée comme la capitale économique de l’Afrique du Sud, Johannesburg traverse depuis plusieurs années une crise profonde. Les habitants dénoncent régulièrement l’état des routes, les défaillances dans la collecte des déchets, les problèmes d’approvisionnement en eau ainsi que l’insécurité croissante dans certains quartiers. Pour beaucoup, la ville donne l’image d’une métropole en déclin.

    Face à ces critiques, Dada Morero a choisi de mettre en avant les efforts engagés par la municipalité. Le maire a évoqué des investissements dans les infrastructures, des projets visant à améliorer les services de base et des initiatives pour relancer l’économie locale. Selon lui, plusieurs indicateurs montrent une amélioration progressive malgré les défis persistants.

    Ce discours intervient dans un contexte politique particulièrement sensible. Les élections municipales approchent et l’African National Congress (ANC), au pouvoir depuis la fin de l’apartheid, voit son influence diminuer dans plusieurs grandes villes du pays. À Johannesburg, le parti cherche désormais à reconquérir un électorat de plus en plus critique face aux difficultés quotidiennes.

    Pour de nombreux observateurs, le scrutin à venir sera un véritable test politique pour l’ANC. Les habitants, eux, attendent surtout des résultats concrets capables d’améliorer durablement leur qualité de vie.

  • Kpalimé: mosquée fermée, imam radié

    Kpalimé: mosquée fermée, imam radié

    Face à la montée des tensions au sein de la communauté musulmane de Kpalimé, l’Union musulmane du Togo (UMT) a décidé de fermer provisoirement la Mosquée centrale et de radier définitivement l’Imam Malam Salifou Moussa, dans une tentative d’éviter une aggravation de la crise.

    Depuis plusieurs années, la communauté musulmane de Kpalimé est profondément divisée autour des questions de leadership religieux et de gouvernance locale. Le conflit oppose notamment les partisans de Malam Salifou Moussa à ceux soutenant les nouvelles autorités désignées par l’UMT. La situation a atteint un point critique le 15 mai dernier, lorsqu’une altercation physique a éclaté en pleine grande prière du vendredi à la Mosquée centrale.

    Selon plusieurs sources locales, des fidèles favorables à Malam Salifou Moussa avaient escorté ce dernier pour qu’il reprenne la direction de la prière hebdomadaire, malgré sa destitution contestée. L’incident a dégénéré après l’intervention d’un autre dignitaire religieux, provoquant des affrontements et une vive agitation dans la ville. Des vidéos relayées sur les réseaux sociaux ont rapidement amplifié les tensions.

    C’est dans ce contexte explosif que l’UMT a choisi de fermer temporairement la Mosquée centrale afin de prévenir de nouveaux affrontements entre fidèles. La radiation de Malam Salifou Moussa apparaît également comme une mesure disciplinaire destinée à réaffirmer l’autorité de l’organisation religieuse nationale et à éviter toute contestation supplémentaire.

    Pour plusieurs observateurs, cette décision vise surtout à empêcher une fracture durable au sein de la communauté musulmane de Kloto. Toutefois, sur le terrain, la mesure reste controversée. Une partie importante des fidèles continue de considérer l’ancien imam comme leur guide légitime et réclame une médiation capable de ramener la paix et la cohésion sociale dans la ville.

  • La France à l’offensive dans un Togo courtisé par la Russie

    La France à l’offensive dans un Togo courtisé par la Russie

    Paris a dépêché à Lomé son chef de la diplomatie fin avril après deux décennies d’absence d’une visite à un tel niveau. Un signal fort, alors que la Russie s’emploie à faire du Togo un nouveau point d’ancrage.

    Une première depuis 24 ans : en dépêchant fin avril son chef de la diplomatie à Lomé, Paris cherche à réaffirmer son partenariat avec le Togo, au moment où la Russie intensifie son rapprochement avec Lomé pour étendre son influence régionale.

    Si le Togo n’a jamais cessé d’entretenir de bonnes relations avec Paris, il est devenu ces dernières années un terrain fertile pour l’expansion de Moscou, qui ambitionne d’en faire son point d’ancrage dans le golfe de Guinée après le Sahel. Car Lomé est resté très proche du Mali, du Niger et du Burkina Faso voisin, qui ont rompu leurs relations historiques avec la France pour se rapprocher notamment de la Russie.

    Une « anomalie » que Paris veut corriger

    L’absence d’une visite d’un tel niveau pendant deux décennies constituait une « anomalie » que Paris entendait corriger « au regard de la densité et l’ancienneté de la relation entre la France et le Togo », déclarait Jean-Noël Barrot lors de sa visite à Lomé les 23 et 24 avril. « Faure [Gnassingbé] et le président Macron ont souhaité donner encore plus d’impulsion à la relation entre nos deux pays qu’elle n’en avait déjà », a-t-il expliqué.

    « L’enjeu pour la France n’est pas tant un “retour” au Togo qu’une tentative de contenir l’érosion continue de son influence régionale », explique le politologue et essayiste togolais Madi Djabakate.

    En 2025, Moscou a signé un accord de coopération militaire avec Lomé, qui lui permet d’envoyer des « instructeurs », des navires et des aéronefs militaires au Togo, confronté aux violences jihadistes meurtrières dans sa partie nord.

    Avec cet accord, le Togo est cité parmi les pays où le groupe paramilitaire russe Africa Corps « pourrait s’étendre [ou se serait déjà étendu] », pour lutter contre les jihadistes qui frappent le nord du pays, selon un rapport d’avril du Congressional Research Service (CRS), organe d’expertise du Congrès américain.

    « Notre offre est la meilleure »

    Moscou s’intéresse également au stratégique port de Lomé, « le plus profond d’Afrique de l’Ouest avec ses 17 mètres  », qu’elle envisage comme un hub logistique pour écouler ses marchandises vers le Togo mais aussi les pays enclavés du Sahel, expliquait l’ambassadeur russe au Togo et au Bénin, Igor Evdokimov, dans une interview en mars.

    Pour accompagner cette stratégie, la Russie veut construire une ligne ferroviaire reliant le port de Lomé à l’intérieur du pays, voire jusqu’à la frontière burkinabè, ainsi qu’un projet d’oléoduc sur le même axe, détaillait le diplomate russe.

    Moscou mise également sur le soft power pour asseoir son influence au Togo : nomination prochaine d’un ambassadeur résident, plus de bourses d’études, bientôt un centre d’enseignement du russe et des concerts d’artistes du conservatoire de Moscou à Lomé.

     « On voit bien que la Russie étend sa coopération et sa présence. Mais de notre côté, ce qu’on propose, c’est du concret », assurait un conseiller de Jean‑Noël Barrot en marge de sa visite à Lomé. « On n’a pas de soucis pour la diversification des partenariats. C’est à nous de démontrer que notre offre est la meilleure », ajoute une diplomate de la délégation.

    Un message que la visite de Jean-Noël Barrot à Lomé visait précisément à illustrer, avec à la clé des projets tangibles sur des financements français, comme la rénovation d’un CHU doté d’équipements de pointe ou le lancement d’une école d’excellence en programmation et intelligence artificielle.

    « Efficacité narrative » russe

    Pour le politologue Madi Djabakate, « dans cette compétition d’influence, Moscou progresse moins par sa puissance économique que par son efficacité narrative et psychologique : discours anti-occidental, défense de la souveraineté étatique, rejet des injonctions démocratiques et offre de coopération sécuritaire rapide. » « De notre côté nous sommes fiables et on s’inscrit dans la durée », assure la diplomate française.

    Selon plusieurs spécialistes du Sahel, la présence russe n’empêche pas les jihadistes de progresser dans la région, notamment au Mali où les Russes n’ont pu défendre la ville symbole de Kidal face aux attaques menées fin avril. Toutefois, Paris ne doit pas ignorer « une opinion publique togolaise de plus en plus sensible aux discours critiques de la “Françafrique” », prévient Madi Djabakate.

    Représenté par le président de l’Assemblée nationale au sommet franco-africain Africa Forward de Nairobi début mai, Faure Gnassingbé, est en revanche attendu fin octobre à Moscou pour un sommet Russie-Afrique.

    (Avec AFP)

  • En RDC, le front anti-troisième mandat

    En RDC, le front anti-troisième mandat

    Réunis au sein d’une nouvelle coalition baptisée C64, plusieurs leaders de l’opposition congolaise affichent leur refus catégorique de toute révision constitutionnelle ou report des élections en RDC.

    En République démocratique du Congo, l’opposition tente de parler d’une seule voix face aux spéculations autour d’un éventuel troisième mandat du président Félix Tshisekedi. Mardi 19 mai, plusieurs figures politiques ont officialisé à Kinshasa la création de la Coalition article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64), une plateforme destinée à défendre le respect strict de la Constitution congolaise.

    Réunis dans la salle du collège Boboto, dans la commune de la Gombe, les opposants Martin Fayulu, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund ont lancé un message clair : « ni glissement ni changement ». À travers cette formule, les membres de la coalition rejettent à la fois toute idée de report des élections et toute modification de la Constitution susceptible de permettre au président Félix Tshisekedi de briguer un nouveau mandat au-delà des limites prévues par la loi fondamentale.

    Dans leur déclaration commune, les signataires ont insisté sur la nécessité de préserver l’ordre constitutionnel et de garantir l’alternance démocratique. Ils affirment vouloir mobiliser les Congolais contre toute tentative qu’ils considèrent comme une menace pour la démocratie et les institutions du pays.

    La nouvelle coalition rassemble plusieurs figures connues de l’opposition congolaise. En exil, Moïse Katumbi et l’ancien Premier ministre Matata Ponyo Mapon figurent également parmi les soutiens annoncés du mouvement. En revanche, aucun rapprochement avec l’ancien président Joseph Kabila n’a été évoqué lors du lancement officiel.

    Cette initiative intervient dans un climat politique marqué par de fortes tensions et des débats récurrents autour de l’avenir institutionnel du pays. Pour les leaders du C64, l’objectif est désormais de fédérer les forces politiques et citoyennes autour de la défense de la Constitution et du calendrier électoral.

    À travers cette démonstration d’unité, l’opposition congolaise espère peser davantage dans le débat politique à l’approche des prochaines échéances électorales.

  • Samuel Ekoé Galé, l’ambition sans frontières

    Samuel Ekoé Galé, l’ambition sans frontières

    Technicien rigoureux et diplômé parmi les plus qualifiés de sa génération, Samuel Ekoé Galé poursuit son ascension sur le continent malgré une reconnaissance encore limitée dans son pays d’origine.

    Candidat au Mali

    Le nom de Samuel Ekoé Galé revient avec insistance dans les cercles du football africain. L’entraîneur germano-togolais fait partie des profils qui suscitent de plus en plus d’intérêt auprès des fédérations en quête de modernité, de discipline tactique et d’une vision de développement durable du football. Dernière illustration en date : sa candidature au poste de sélectionneur des Aigles du Mali, où il figurait parmi les 28 dossiers enregistrés par la Fédération malienne de football (FEMAFOOT).

    Cette présence dans une liste aussi sélective n’a rien d’anodin. Elle témoigne de la crédibilité grandissante d’un technicien dont le parcours, les qualifications et la méthodologie attirent l’attention bien au-delà des frontières togolaises. Dans un contexte où les sélections africaines recherchent des entraîneurs capables d’allier exigence européenne et compréhension des réalités du football africain, Samuel Ekoé Galé apparaît comme un profil particulièrement intéressant.

    Reconnu pour sa rigueur professionnelle, Samuel Ekoé Galé, titulaire de la Licence UEFA Pro, s’est construit une réputation d’entraîneur méthodique, attaché à l’organisation tactique et au développement des joueurs. Son approche du football repose sur la discipline collective, la lecture du jeu et une gestion humaine souvent saluée par ceux qui ont travaillé à ses côtés.

    L’un de ses principaux atouts demeure son parcours de formation. Le technicien germano-togolais est titulaire d’un des diplômes d’entraîneur les plus prestigieux et les plus exigeants au monde, une certification qui ouvre généralement les portes du très haut niveau. Ce bagage technique lui confère une crédibilité importante dans les processus de recrutement internationaux, notamment pour les sélections nationales.

    Dans le starting-block à la Sierra Leone

    Au-delà des diplômes, Samuel Ekoé Galé bénéficie également d’une culture footballistique hybride. Formé dans un environnement européen reconnu pour son exigence tactique, il possède en parallèle une connaissance des réalités du football africain, de ses défis structurels et de ses spécificités humaines. Un double regard devenu précieux pour de nombreuses fédérations africaines.

    Son nom circule d’ailleurs actuellement dans un autre dossier important : celui de la sélection nationale de la Sierra Leone. Le technicien figure parmi les candidats suivis pour prendre les rênes de l’équipe fanion sierra-léonaise, preuve supplémentaire que son profil continue de gagner en visibilité sur le continent.

    Si Samuel Ekoé Galé attire l’attention à l’étranger, sa situation interpelle cependant au Togo. Beaucoup d’observateurs estiment que le technicien n’est pas encore considéré à sa juste valeur dans son propre pays, malgré ses qualifications et l’intérêt qu’il suscite auprès de plusieurs fédérations africaines.

    Dans un environnement où les compétences locales peinent parfois à être pleinement valorisées, son parcours pose la question de la reconnaissance des entraîneurs togolais formés au plus haut niveau international. Le contraste est d’autant plus frappant que des nations ambitieuses comme le Mali ou la Sierra Leone examinent sérieusement son profil pour leurs équipes nationales.

    À l’heure où le football africain cherche à franchir un nouveau cap, des techniciens comme Samuel Ekoé Galé incarnent une génération capable d’apporter méthode, professionnalisme et vision stratégique. Reste désormais à savoir quelle fédération lui offrira l’opportunité de transformer ce potentiel en projet concret sur un banc de sélection nationale.


  • OM : Alaixys Romao pousse pour Bruno Genesio

    OM : Alaixys Romao pousse pour Bruno Genesio

    Ancien joueur de l’Olympique de Marseille, Alaixys Romao estime que Bruno Genesio possède le profil et le tempérament nécessaires pour réussir sur le banc marseillais.

    Cinquième de Ligue 1 au terme de la saison 2025-2026, l’Olympique de Marseille s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre. Selon plusieurs indiscrétions, le club phocéen pourrait se séparer de son entraîneur Habib Beye dans les prochaines semaines afin de relancer un projet sportif en quête de stabilité et d’ambitions européennes.

    Pour lui succéder, plusieurs noms circulent déjà autour de la Canebière. Parmi eux figure celui de Bruno Genesio, actuellement sur le départ du LOSC à l’issue de son contrat en juin prochain. Une piste qui semble convaincre Alaixys Romao, ancien milieu de terrain marseillais, passé par l’OM entre 2013 et 2016 et qui connaît parfaitement les exigences du club et de son environnement.

    Interrogé par La Marseillaise, l’international togolais a livré une analyse mesurée sur le profil idéal pour entraîner Marseille. Selon lui, la pression particulière qui entoure le club nécessite une personnalité capable de gérer un contexte souvent explosif.

    « Pour moi, les coachs qui ont le mieux réussi à Marseille viennent de l’étranger. Mis à part Didier Deschamps bien sûr », a-t-il expliqué, avant de souligner la difficulté du poste. Romao a également évoqué la piste Pierre Sage, qu’il apprécie, tout en doutant d’un départ de Lens.

    Concernant Bruno Genesio, l’ancien capitaine des Éperviers du Togo estime que son style de management et son état d’esprit pourraient correspondre aux attentes du club olympien. « J’aime beaucoup son état d’esprit, ça peut matcher avec l’OM », a-t-il affirmé.

    Alors que l’intersaison approche, les dirigeants marseillais devront rapidement trancher pour préparer la prochaine campagne. Et l’avis d’un ancien de la maison comme Alaixys Romao pourrait peser dans le débat autour du futur entraîneur marseillais.

  • CAN 2027 : le Togo fixé, des groupes relevés pour les éliminatoires

    CAN 2027 : le Togo fixé, des groupes relevés pour les éliminatoires

    Le tirage au sort des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2027 a été effectué ce mardi en Égypte, lançant officiellement la course vers la phase finale prévue en Afrique de l’Est. Les quarante-huit sélections engagées connaissent désormais leurs adversaires dans une campagne qui s’annonce disputée.

    Réparties en douze groupes de quatre équipes, les nations africaines devront batailler pour décrocher leur qualification. Plusieurs affiches attirent déjà l’attention, notamment dans le groupe C où la Côte d’Ivoire et le Ghana se retrouvent dans une poule très relevée en compagnie de la Gambie et de la Somalie. Après son absence remarquée à la CAN 2025, le Ghana cherchera à retrouver son statut continental.

    Le Maroc, demi-finaliste du Mondial 2022 et l’un des favoris du continent, hérite d’un groupe A abordable avec le Gabon, le Niger et le Lesotho. Le Sénégal, de son côté, croisera une nouvelle fois la route du Soudan dans le groupe J, après leurs précédentes confrontations lors des qualifications pour la Coupe du monde 2026.

    Eperviers

    Le groupe I, celui du Togo, attire particulièrement l’attention. Les Éperviers devront affronter l’Algérie, la Zambie et le Burundi. Sur le papier, la sélection algérienne apparaît comme la favorite naturelle du groupe grâce à son expérience et à la qualité de son effectif. La Zambie reste également un adversaire redoutable, habitué des compétitions continentales et souvent difficile à manœuvrer à domicile.

    Pour le Togo, cette poule représente un défi important mais pas inaccessible. Les Éperviers retrouvent deux adversaires déjà croisés ces dernières années, ce qui pourrait réduire l’effet de surprise. La qualification passera probablement par une bonne gestion des matchs à domicile et une capacité à prendre des points face au Burundi, considéré comme l’équipe la plus abordable du groupe. Face à l’Algérie et à la Zambie, le Togo devra afficher davantage de régularité et d’efficacité offensive pour espérer terminer parmi les deux premières places qualificatives.

    Les premières journées des éliminatoires sont prévues entre septembre et octobre prochains, tandis que la campagne s’achèvera en mars 2027.

    Les groupes des éliminatoires

    • Groupe A : Maroc, Gabon, Niger, Lesotho
    • Groupe B : Égypte, Angola, Malawi, Soudan du Sud
    • Groupe C : Côte d’Ivoire, Ghana, Gambie, Somalie
    • Groupe D : Afrique du Sud, Guinée, Kenya, Érythrée
    • Groupe E : RDC, Guinée équatoriale, Sierra Leone, Zimbabwe
    • Groupe F : Burkina Faso, Bénin, Mauritanie, République centrafricaine
    • Groupe G : Cameroun, Comores, Namibie, Congo
    • Groupe H : Tunisie, Ouganda, Libye, Botswana
    • Groupe I : Algérie, Zambie, Togo, Burundi
    • Groupe J : Sénégal, Mozambique, Soudan, Éthiopie
    • Groupe K : Mali, Cap-Vert, Rwanda, Libéria
    • Groupe L : Nigéria, Madagascar, Tanzanie, Guinée-Bissau
  • Deux ex-employés bloquent les comptes de la Fédération togolaise de football

    Deux ex-employés bloquent les comptes de la Fédération togolaise de football

    Le bras de fer judiciaire entre la Fédération Togolaise de Football et deux de ses anciens employés plonge aujourd’hui l’instance faîtière sportive dans une situation financière et administrative délicate.

    C’est une révélation du confrère Togoscoop. La crise qui secoue actuellement la Fédération Togolaise de Football (FTF) trouve son origine dans une série de licenciements intervenus après la restructuration du staff des Éperviers du Togo. Dix ans après l’arrivée du Colonel Guy Akpovy à la tête de l’instance dirigeante du football togolais, l’affaire met en lumière les tensions persistantes autour de la gestion administrative et sociale de la fédération.

    Élu président de la FTF le 16 février 2016, le Col Guy Akpovy avait hérité d’une fédération fragilisée par plusieurs années de crise. Dans la foulée, l’ancien sélectionneur français Claude Le Roy est recruté avec l’appui des autorités togolaises pour conduire un nouveau projet sportif. Malgré une qualification remarquée à la Coupe d’Afrique des Nations 2017 au Gabon, les résultats sportifs des Éperviers n’ont pas répondu aux attentes, conduisant finalement au départ du technicien français.

    Dans le contexte de cette réorganisation, plusieurs membres du staff technique et administratif de la sélection nationale ont vu leurs contrats interrompus. Les conditions de ces départs ont rapidement suscité des critiques. Parmi les concernés figurent Augustin Améga, ancien officier média des Éperviers, et Pawinam Batema, Team Manager de l’équipe nationale.

    Les deux anciens employés affirment avoir été licenciés sans concertation préalable ni respect des procédures prévues par le Code du travail. Selon Augustin Améga, la notification de rupture de contrat lui aurait été transmise par messagerie électronique alors qu’il était hospitalisé. Les deux hommes dénoncent également plusieurs années de collaboration sans rémunération régulière.

    Après une tentative de règlement à l’amiable restée sans suite, les intéressés saisissent la justice en novembre 2021. Une phase de conciliation est engagée, avant l’ouverture d’une longue procédure judiciaire marquée par plusieurs reports d’audience.

    Le 12 novembre 2024, le tribunal condamne la FTF pour licenciement abusif et ordonne le paiement d’arriérés de salaires ainsi que diverses indemnités. La fédération fait appel de cette décision quelques semaines plus tard. Mais le 8 mai 2026, la Cour d’appel confirme en grande partie le jugement rendu en première instance, rejetant toutefois les demandes de dommages et intérêts formulées par les plaignants.

    À la suite de cette décision, Augustin Améga et Pawinam Batema ont engagé une procédure d’exécution par voie d’huissier. Le vendredi 15 mai 2026, plusieurs comptes bancaires de la FTF ont été bloqués, paralysant temporairement certaines opérations financières de l’institution.

    Selon des sources internes à la fédération, cette situation pourrait compliquer l’organisation de certaines activités, notamment la tenue du prochain congrès financé en partie par une subvention de la FIFA. De son côté, la FTF aurait introduit une opposition à l’exécution de l’arrêt rendu par la Cour d’appel.

    Au-delà du différend entre la fédération et ses anciens employés, cette affaire relance le débat sur les conditions contractuelles et la gestion des ressources humaines au sein des institutions sportives togolaises. Plusieurs observateurs estiment désormais que l’issue de ce dossier pourrait faire jurisprudence pour d’autres employés évoluant dans des situations similaires au sein de la FTF.

  • Le Togo accélère l’intégration africaine

    Le Togo accélère l’intégration africaine

    Le gouvernement togolais a annoncé l’entrée en vigueur, à compter de ce lundi 18 mai 2026, d’une exemption de visa pour tous les ressortissants africains munis d’un passeport national valide.

    La décision, officialisée par le ministère de la Sécurité, a été prise sous l’impulsion du Président du Conseil, Faure Gnassingbé. Elle vise à renforcer l’intégration africaine et à faciliter la libre circulation des personnes à travers le continent.

    Désormais, les voyageurs concernés pourront entrer sur le territoire togolais sans visa préalable pour un séjour pouvant aller jusqu’à 30 jours. Les autorités précisent toutefois que cette mesure ne dispense pas du respect des règles en matière d’immigration, de sécurité et de santé publique.

    Le gouvernement maintient également l’obligation d’effectuer une déclaration préalable en ligne via la plateforme officielle voyage.gov.tg au moins 24 heures avant l’arrivée sur le territoire. Cette formalité permettra aux voyageurs d’obtenir un bordereau de voyage à présenter aux différents postes frontaliers.

    Selon les autorités, cette réforme s’inscrit dans une stratégie de modernisation et d’attractivité du pays. Le Togo ambitionne de consolider sa position de hub régional dans les domaines des services, des affaires et des échanges humains.

    Le ministère de la Sécurité assure par ailleurs que les dispositifs de contrôle aux frontières restent inchangés et que les sanctions liées aux séjours irréguliers demeurent applicables. Les services compétents ont été instruits afin de garantir l’application effective de cette mesure sur l’ensemble des frontières terrestres, aériennes et maritimes du pays.

  • Au Togo, le malaise des cotonculteurs

    Au Togo, le malaise des cotonculteurs

    La campagne cotonnière 2025-2026 au Togo, pourtant marquée par de bons rendements, est traversée par des tensions liées au paiement des producteurs.

    La campagne cotonnière 2025-2026 affiche une production estimée à 77 000 tonnes de coton graine, contre environ 60 000 tonnes la campagne précédente. Un niveau jugé encourageant par les acteurs de la filière, avec un rendement moyen qui dépasserait pour la première fois la barre d’une tonne à l’hectare, soit environ 1 050 kg/ha. Ces performances sont attribuées aux efforts conjoints des cotonculteurs et des structures d’encadrement, dans un contexte de recherche d’amélioration de la productivité agricole.

    Cependant, cette dynamique positive est assombrie par des tensions autour du mécanisme de paiement des producteurs. Selon des informations recueillies auprès d’acteurs de la filière, des retards ou blocages de paiement sont signalés dans certaines zones de production, suscitant inquiétudes et incompréhensions chez les cotonculteurs. Le groupe Olam, actionnaire majoritaire de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo, est cité par certains producteurs dans les difficultés actuelles de règlement.

    Sur le terrain, des agriculteurs affirment ne pas comprendre les écarts évoqués entre le prix d’achat officiel du coton-graine, fixé à 300 FCFA le kilogramme, et des montants inférieurs mentionnés dans certaines transactions, autour de 244 FCFA selon des témoignages. Ces situations alimentent un sentiment de frustration dans plusieurs bassins de production.

    Des producteurs interrogés appellent à une clarification rapide. L’un d’eux, basé dans la région des Savanes, estime que les efforts fournis pour améliorer les rendements devraient être mieux accompagnés par une stabilité des paiements. D’autres, notamment à Nangbani, évoquent des difficultés récurrentes qui fragilisent la motivation des acteurs ruraux.

    Par ailleurs, des informations non officielles font état de discussions en cours autour de différends financiers liés à la fixation des prix, sans confirmation formelle des parties concernées. Aucun communiqué officiel n’a, à ce stade, permis d’établir les responsabilités ou les modalités précises de règlement.

    Dans cette atmosphère, les producteurs appellent les autorités compétentes à s’impliquer afin de préserver la stabilité de la filière cotonnière, considérée comme un pilier de l’économie agricole nationale. Ils disent rester ouverts au dialogue pour un dénouement rapide et apaisé.

Radio Renouveau228

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