Catégorie : Actualités

  • “La vérité bafouée au Togo”

    “La vérité bafouée au Togo”

    Au pays des mille couleurs,

    Où la liberté se meurt en pleurs,

    Une situation indicible s’est élevée,

    Au Togo, terre de vérité bafouée.

    Un ministre, homme de pouvoir,

    Dans son domicile, a vu son trésor choir,

    Plusieurs millions, envolés dans l’ombre,

    Un vol qui résonne comme une pénombre.

    Mais le voleur, après une garde à vue,

    Aurait été libéré, sans plus de remous,

    Pendant ce temps, deux journalistes courageux,

    Ont osé révéler cette affaire, ô combien odieuse.

    Mais voilà que le ministre, dans sa colère,

    Porte plainte, les accusant de diffamation amère,

    Les voix de la vérité sont muselées,

    Dans ce pays où la justice est bafouée.

    Les journalistes, gardiens de la vérité,

    Sont jetés en prison, dans l’obscurité,

    Leur crime ? Avoir osé dénoncer,

    Les maux qui rongent notre société.

    Dans ce pays où la corruption règne,

    Où la vérité est un fardeau qui saigne,

    Les puissants se protègent, se cachent,

    Et les justes sont réduits au silence, se tachent.

    Mais malgré l’oppression, la peur qui plane,

    La voix du peuple, elle, ne se fane,

    Car la vérité est un flambeau qui brille,

    Et l’espoir est une force qui scintille

    Alors, Togo, terre de courage et de résistance,

    Lève-toi, fais entendre ta voix en instance,

    Que la justice soit rendue, que la vérité triomphe,

    Et que la liberté, enfin, se dérobe.

    SOWOEDJE !

    Citoyen désabusé !

  • Au Togo, Togbui Dagban-Ayivon persiste et signe qu’il guérit le diabète

    Au Togo, Togbui Dagban-Ayivon persiste et signe qu’il guérit le diabète

    Ce mercredi 22 novembre à Lomé, la tête couronnée n’a pas tremblé devant Moustafa Mijiyawa, ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de l’Accès universel aux soins, lui répéter qu’il traite et guérit le diabète.

    Voici en résumé ce que Togbui Dagban-Ayivon assure avoir dit devant les autorités lorsqu’il a été invité, après qu’un communiqué officiel ne doit rendu public interdisant la campagne foraine au cours de laquelle les diabétiques ont reçu un traitement gratuit.

  • Fally Ipupa descend enfin dans l’arène

    Fally Ipupa descend enfin dans l’arène

    Le chanteur congolais achève 2023 avec trois concerts événements, dont un à Paris, à La Défense Arena. Et, malgré la menace des combattants, il compte bien offrir un spectacle historique ce 25 novembre.

    Pas moins de 40 000, c’est le nombre de places que Fally Ipupa s’est promis de vendre pour remplir l’imposante Arena de La Défense. Non loin du stade, quand nous le retrouvons quelques semaines avant son spectacle, après avoir essuyé deux annulations de rendez-vous et un retard de deux heures (la faute de son staff, prévient-on), la star congolaise se targue d’être proche du but.

    L’organisation avait initialement ouvert une jauge de 36 000 places, mais Fally Ipupa a préféré compter plus large pour accueillir un show à l’africaine, avec une délégation de 64 personnes, musiciens, danseurs et techniciens compris.

    À 45 ans, la star congolaise aime les défis. « Je préfère être le guide plutôt que le suiveur », reconnaît-il, sûr de lui et de son talent. Mais il a de quoi crâner. En 2007 déjà, il devenait le premier artiste congolais de sa génération à jouer à guichets fermés à L’Olympia. Dix ans plus tard, l’ex-protégé de Koffi Olomide voyait son quatrième album, Tokoss, être certifié disque d’or. Une première, encore une fois, pour un chanteur de RDC.

    Et pour marquer plus de deux décennies de carrière, ce n’est pas une arène mais bien trois que le gladiateur de la rumba congolaise a prévu d’investir pour sa tournée de fin d’année, de Paris à Londres, à l’OVO Arena (12 500 places), en passant par la Belgique, à l’Ing Arena (15 000 places), le tout en trois semaines. Un marathon à la hauteur du « Warrior suprême ».

    Force tranquille

    Dans l’imposant gratte-ciel de l’hôtel Hyatt, stratégiquement situé entre La Défense et les Champs-Élysées, le conquérant, ses iconiques montures noires lui encadrant le regard, a l’air serein. Pourtant, à peine a-t-on le temps d’échanger les salutations que l’un des membres de son équipe lui tend un téléphone portable. Le chanteur mettra la discussion sur haut-parleur. À dessein ou non, on ne le saura pas.

    Au bout du fil, le parquet du procureur du roi de Belgique, qui lui signale la présence de combattants sur le territoire, à quelques semaines de sa prestation bruxelloise. « Organisation terroriste », entend-on. Le mot est lâché. « Il y a beaucoup de signalements. La police est très au fait de la situation et a plus ou moins identifié les têtes, donc je suis positif. En ce qui concerne La Défense, on a eu de nombreuses réunions avec la préfecture de Paris et la police. On est quand même en France. Donc je suis très calme. Il ne se passera rien », relativise-t-il, après avoir raccroché.

    La star subit depuis des années la menace de ces groupes d’opposants congolais radicaux qui, en Europe, reprochent aux artistes congolais de soutenir le pouvoir en place et empêchent, en ayant notamment recours à la violence, la tenue de leurs concerts. En 2017, sa date à La Cigale avait été annulée par la préfecture de police de Paris en raison du risque de manifestations. Trois ans plus tard, sa représentation à l’Accor Arena, à Bercy, avait déclenché un spectaculaire incendie à la Gare de Lyon, à deux pas de la salle de concert.

    « J’ai des amis combattants, mais des vrais, pas des gens qui s’autoproclament combattants pour leur propres intérêts, qui prennent le combat pour un fonds de commerce, accuse-t-il. Eux, je ne les respecte pas. Je respecte les vrais combattants qui prônent la paix au Congo et en Afrique. On ne conscientise pas les gens en frappant des femmes en France. Imaginez si ces personnes prennent le pouvoir au Congo ? Ils vont exterminer les gens. Je ne céderai jamais devant ces personnes », tranche-t-il.

    Communication d’impact

    Si Fally Ipula ne mâche pas ses mots et ne rechigne pas à s’exprimer sur le sujet, c’est qu’il est conscient qu’il est attendu sur ces questions. Lui qui use de son influence et de son image auprès d’hommes forts, et que l’on accuse donc d’être à la solde des autorités, doit pouvoir se justifier. En février 2023, on le voyait poser dans le salon Pompadour de l’Élysée aux côtés d’Emmanuel Macron, juste avant la tournée du président français en Afrique centrale. Le lendemain, la voiture du chanteur et l’une de ses maisons de Kinshasa étaient incendiés. Ce qui n’a pas empêché « l’Aigle » de poser à nouveau avec le chef d’État français lors d’une soirée kinoise, un mois plus tard, accompagné de Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais. Un cliché qui a aussitôt déclenché la polémique.

    Mais le chanteur s’en défend. Aux mots « rapprochement du pouvoir », il préfère ceux de « communication d’impact ». « Je n’ai jamais fait de campagne pour des hommes politiques, je n’en ai jamais soutenu ouvertement. Je me préoccupe de la population. Si on me dit que pour sauver le peuple congolais, il faut se rendre à une réunion où il y a des chefs d’États pour essayer d’apporter ne serait-ce qu’un petit changement, j’irai, appuie-t-il. Car on ne peut changer les choses qu’en étant actif et en soufflant des idées. »

    Parmi celles-ci, la mise en place d’un pont aérien humanitaire de mars à mai 2023, pour assister Goma, dans l’est de la RDC, où les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) ont repris les armes. Une opération pour laquelle 80 millions d’euros ont pu être débloqués par la France et l’Union européenne, et dont Ipupa se félicite. Il mentionne également le financement d’une ambulance médicalisée à hauteur de 40 000 euros envoyé à l’hôpital général de Goma, et un don aux soldats qui combattent le M23 « Mais je ne suis pas le seul à agir. Des artistes se produisent, au péril de leur vie, à Goma même, pour soutenir les populations touchées par les combats », tient à souligner celui qui, à l’approche des élections générales en RDC, espère un processus électoral transparent, dans lequel le peuple pourra se retrouver. « Je souhaite à mon pays que la famine soit éradiquée et la sécurité retrouvée sur tout le territoire. »

    Chanteur-leader

    Si Fally Ipupa écarte tout avenir politique, il est pourtant un habitué des réunions avec les chefs d’États et endosse volontiers le statut de décideur. Invité au sommet Etats-Afrique en décembre 2022, en présence de Félix Tshisekedi, il rencontre le président américain Joe Biden lors d’un dîner de gala à Washington. Dix ans plus tôt, c’est un autre président américain, Barack Obama, qui le recevait au Young African Leaders Initiative. Tandis que, à deux reprises, le chanteur-leader était reçu à la table du prince Albert de Monaco et en profitait pour parler de la situation de son pays. Autant de mains serrées et de plaidoyers qui lui ont permis, dit-il, de mener à bien des projets pour la fondation qui porte son nom et qui fêtait ses 10 ans le 13 avril 2023 avec un grand concert à Kinshasa.

    « J’ai repeint des écoles, j’ai acheté des terrains pour construire des orphelinats. Chaque année, je libère des mamans insolvables retenues prisonnières dans des maternités du Congo, j’ai mis de l’eau à Kisenso, une commune enclavée de plus de 20 000 habitants, je prévois la construction d’une maternité à Bandal cette année », énumère-t-il en forme de réponse à ses détracteurs. Fally Ipupa, également ambassadeur de la paix pour l’Unicef, fait sa part et tient à le souligner.

    Des coups de main et des coups de com’ qui ne l’empêchent pas de se concentrer sur sa carrière, déjà bien entamée. « Je fais partie des artistes qui ont sorti des albums de rumba qui ont marché et qui marchent encore. Formule 7, mon dernier album [trois volumes sortis en juin 2023], c’est de la pure rumba », glisse celui qui se moque de savoir à qui revient le titre de roi de la rumba. Il se revendique digne héritier de Papa Wemba et de Koffi Olomidé, se dit fier de voir la rumba congolaise inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO et explique sa longévité par sa capacité à se renouveler, piochant tantôt dans le répertoire traditionnel mongo, tantôt dans la musique actuelle.

    À l’intersection de l’ancienne et de la nouvelle génération, Ipupa fait l’unanimité. Il compte parmi ses collaborations Youssou N’Dour et Charlotte Dipanda, mais aussi des poids lourds de l’afropop, comme le Nigérian Wizkid, et des feats avec des stars de la scène urbaine francophone, allant d’Aya Nakamura à Youssoupha, de Booba à MHD, en passant par Ninho et Dadju, côté diaspora. « Je l’ai toujours dit, il faut savoir prendre des risques pour durer. J’ai la chance d’avoir une vision. Je tente, je mélange des ingrédients au folklore de chez moi pour sortir des vraies sauces à la Fally », expose-t-il. Une recette qui fait déjà des émules. Gaz Mawete, But na Filet, Splendeur Mbongo, Ibrator Mpiana, Dj Virus ou Petit Fally, il ne sèche pas quand il s’agit de citer la relève. « Je suis encore actif mais il y a une nouvelle génération qui va continuer le travail », assure Fally, qui n’est pourtant pas prêt de quitter l’arène.

    jeuneafrique.com

  • Diabète: la campagne foraine de Togbui Dagban-Ayivon a mobilisé du monde au 1er jour

    Diabète: la campagne foraine de Togbui Dagban-Ayivon a mobilisé du monde au 1er jour

    Ce mercredi 22 novembre, ils sont nombreux les diabétiques à prendre d’assaut Bè-Beach à Lomé pour recevoir le traitement gratuit, promis par Togbui Dagban-Ayivon, le chef traditionnel du territoire d’Adakpamé.

    Présentée comme une maladie chronique, donc incurable par la médecine conventionnelle, le diabète tue en silence beaucoup de personnes, au Togo et ailleurs. C’est pour tordre le coup à cette conception induite, par qui on sait, que la tête couronnée se lève pour expliquer à ses compatriotes que ce mal est guérissable.

    La preuve, l’année passée, il a organisé une campagne foraine pour le traitement gratuit. Cette année, il récidive à travers une opération de traitement durant deux jours, ces mercredi 22 et jeudi.

    Au premier jour, une centaine de malades ont pu recevoir le remède gratuitement, après une séance d’information et de sensibilisation sur cette maladie. “Que personne ne vous trompe. Le diabète se traite par la pharmacopée, la médecine traditionnelle”, insiste Togbui Dagban-Ayivon.

  • Au Togo, Togbui Dagban-Ayivon déplore la détention des journalistes Loïc Lawson et Anani Sossou

    Au Togo, Togbui Dagban-Ayivon déplore la détention des journalistes Loïc Lawson et Anani Sossou

    Togbui Dagban-Ayivon a été reçu dans une émission sur les plateaux de Radio privée Victoire FM à Lomé. Occasion pour l’invité d’aborder l’actualité brûlante de l’heure: l’arrestation et la détention des journalistes Loïc Lawson et Anani Sossou. Pour la tête couronnée, ces confrères n’ont pas leur place à la prison civile de Lomé

  • La campagne foraine de Togbui Dagban-Ayivon contre le diabète démarre ce mercredi à Bè-Beach

    La campagne foraine de Togbui Dagban-Ayivon contre le diabète démarre ce mercredi à Bè-Beach

    La campagne foraine annoncée par Togbui Dagban-Ayivon, au profit des patients souffrant du diabète, va effectivement commencer ce mercredi 22 novembre pour prendre fin le lendemain à Bè –Beach.

    La tête couronnée s’est donné une mission, depuis quelques années, celle  d’aider, de soulager les diabétiques par un traitement à base de médecine traditionnelle. Pour marquer donc la journée mondiale du diabète, célébrée chaque 14 novembre, Togbui Dagban-Ayivon organise du 22 au 23 novembre une campagne foraine de traitement gratuit.

    Une maladie curable

    En prélude à cet évènement, le promoteur de la médecine traditionnelle a rencontré les médias pour leur expliquer le contour de l’opération foraine.

    « Le diabète est une maladie guérissable grâce aux remèdes naturels », insiste le chef coutumier du territoire d’Adakpamé.

    « Je ne soulage pas du diabète, je traite le diabète. Je veux ramener de la lumière, là où la médecine dite moderne a introduit de l’obscurité pendant longtemps sans d’ailleurs parvenir à vaincre la maladie. Pire, elle aggrave la situation sanitaire déjà critique des patients avec des produits chimiques », rappelle la tête couronnée.

    Ces deux jours de la campagne foraine seront l’occasion pour les malades de venir tester les remèdes gratuitement en question afin de faire leur propre opinion sur la solution puisée dans les valeurs ancestrales.

     « Grâce à la pharmacopée, nous avions guéri plus de 600 cas de diabète (des patients pour la plupart de la classe des riches) et une centaine de cas d’hypertension. Ces clients ont tenté à plusieurs reprises et sans succès, de sa faire traiter par la médecine conventionnelle », révèle Togbui Dagban-Ayivon.

  • Togo–Togbui Dagban-Ayivon quitte la barque du CAR

    Togo–Togbui Dagban-Ayivon quitte la barque du CAR

    Les querelles intestines qui minent le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) depuis le décès de son fondateur, Me Apollinaire Madjé Yaovi Agboyibor ont finalement conduit à la démission de l’un de ses anciens vice-présidents, en la personne de Dagban Akoété, plus connu sous le nom Togbui Dagban.

    Désormais, Togbui Dagban ne fait plus partie du CAR. C’est par le biais d’une lettre en date du 10 Octobre 2023 adressée au Président national et à tous les camarades militantes et militants du parti, signifiée par voie d’Huissier de Justice que l’ancien vice-président a rendu le tablier.

    Dans son courrier, Togbui Dagban relève l’atmosphère délétère qui règne au sein du parti : « Aujourd’hui, les turbulences tant redoutées nous ont rattrapés et tous nos efforts en vue de les atténuer pour ensuite restaurer la confiance collective et le vivre ensemble sont demeurés vains ».

    Aussi, justifie-t-il sa démission par entre autres raisons, « les contre-vérités, les inimitiés et les heurts lancés à [son ndlr] adresse depuis » les congrès chaotiques du parti.

    En déclarant que sa « personnalité politique ne saurait être plongée dans un mutisme plus longtemps encore », Togbui Dagban laisse présager l’idée de déballer au grand jour certains évènements sur lesquels il aurait gardé le silence en raison de sa qualité de membre du CAR.

    Il faut que croire que le car du CAR risque encore de perdre des roues.

  • Au Togo, Togbui Dagban-Ayivon va créer son parti politique

    Au Togo, Togbui Dagban-Ayivon va créer son parti politique

    Après avoir démissionné du Comité d’action pour le renouveau (CAR), Togbui Dagban-Ayivon, encouragé par bien d’autres dissidents, va créer son propre parti politique. « Nous allons entamer les démarches administratives dans ce sens », confirme-t-il.

    Plusieurs centaines de Togolais, venus de toutes les régions du pays se sont retrouvés ce samedi 21 octobre 2021 à Bè Beach à Lomé. Cette rencontre qui a duré presque toute la journée a servi de cadre de discussions et d’échanges après que l’ancien vice-président national du CAR a rendu le tablier parce que le parti se réclamant de l’opposant est miné par une guerre de leadership.

    Nouveau parti

    « L’objectif est de me situer par rapport à ma nouvelle orientation. Faut-il rentrer dans un autre parti ou carrément créer ensemble une nouvelle formation politique ? », s’est d’abord interrogé la tête couronnée.

    Les soutiens de Togbui Dagban-Ayivon

    Et de poursuivre : « Ce que nous retenons après ces échanges sérieux, c’est que ces délégations venues des différentes régions de notre pays ont été unanimement favorables à un nouveau parti en m’exhortant à me lancer en leur nom. J’en ai pris acte. Je leur ai demandé de prendre leur mal en patience. Nous ferons les démarches nécessaires ».

    C’est un public cosmopolite qui s’est donné rendez-vous ce samedi au quartier général du chef traditionnel d’Adakpamé. Il est composé des militants d’autres partis politiques et des gens de la société civile. On a pu observer aussi certaines personnes se réclamant du CAR, assurant qu’elles ont aussi quitté la barque qui chavire.

    Le nouveau parti aura « des stratégies originales et sans heurt pour un lendemain meilleur pour nos peuples », promet Togbui Dagban-Ayivon, probablement son futur président.

  • Guérison: Togbui Dagban-Ayivon donne rendez-vous aux diabétiques ces 22 et 23 novembre à Bè-Beach

    Guérison: Togbui Dagban-Ayivon donne rendez-vous aux diabétiques ces 22 et 23 novembre à Bè-Beach

    Le chef traditionnel du quartier d’Adakpamé célèbre en différé la journée mondiale du diabète-commémorée chaque 14 novembre- à travers une campagne d’information et de sensibilisation ces mercredi 22 et jeudi 23 novembre à Bè-Beach à Lomé.

    En prélude à cet évènement sanitaire, la tête couronnée a organisé une conférence de presse ce jeudi 16 novembre à Lomé pour rappeler que le diabète est curable, elle est une maladie induite. Elle n’est pas guérissable selon la médecine traditionnelle. 

    Dans cette optique, Togbui Dagban organise, au profit des diabétiques (qui le souhaitent), une campagne de traitement gratuit les 22 et 23 novembre prochains à Bè-Beach à Lomé. Les patients qui souhaitent y suivre le traitement sont appelés à s’inscrire avant le jour J afin de bénéficier d’un traitement gratuit.

    « Le diabète est une maladie qui se guérit. Elle n’est pas chronique comme beaucoup le disent. La médecine occidentale ne la traite pas. Tu vas suivre un traitement à vie, pour enrichir les firmes pharmaceutiques. Enfin de compte les malades meurent. Alors que la pharmacopée y arrive », résume-t-il.

    La tête couronnée donne aux diabétiques les 22 et 23 novembre pour venir vérifier eux-mêmes si son traitement est efficace ou non.

    Pour les inscriptions, contactez le numéro 90-04-62-08 pour avoir les informations complémentaires.

  • CAN 2025 : pourquoi la CAF a désigné le Maroc

    CAN 2025 : pourquoi la CAF a désigné le Maroc

    La Confédération africaine de football (CAF) a tranché : c’est bien le Maroc, grand favori depuis des mois, qui accueillera la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Pour l’édition de 2027, c’est le trio Kenya-Ouganda-Tanzanie qui l’a emporté.

    Le favori logique l’a emporté : comme on s’y attendait, c’est donc bien le Maroc qui organisera la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025. L’annonce ayant été plusieurs fois reportée, les spéculations allaient bon train depuis plusieurs mois sur le choix du pays hôte de la prochaine CAN mais aussi de celle qui aura lieu en 2027. L’instance a tranché ce 27 septembre, après que son comité exécutif a délibéré la veille pour plancher sur ces deux dossiers et les rapports effectués par le cabinet d’audit allemand Roland Berger, mandaté pour auditer les pays candidats.

    Maroc : des structures et du lobbying

    Pour rappel, le Maroc, l’Algérie, la Zambie et le duo constitué du Nigeria et du Bénin étaient en course pour la CAN 2025, du moins jusqu’au 26 septembre, date à laquelle la fédération algérienne a pris tout le monde de court en retirant sa candidature. Pour la CAN 2027 – à laquelle l’Algérie a également renoncé, alors que beaucoup de pronostiqueurs la jugeaient très bien placée pour l’emporter –, restaient en lice l’Égypte, le Sénégal, le Botswana et un trio composé du Kenya, de l’Ouganda et de la Tanzanie.

    Pour 2025, beaucoup estimaient que le match était joué d’avance. Le royaume chérifien, qui n’a plus accueilli la CAN depuis 1988, dispose de toutes les infrastructures nécessaires, et notamment des stades homologués par la CAF (Casablanca, Marrakech, Agadir, Fès, Rabat et Tanger, ces deux derniers ayant accueilli les matches de la CAN des moins de 23 ans en juin et juillet derniers, NDLR).

    Il a également effectué un intense travail de lobbying en Afrique, sa fédération ayant noué des partenariats avec 44 instances sportives. « N’oublions pas que Fouzi Lekjaâ, le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), est membre de la CAF et qu’il est influent en Afrique », rappelle un dirigeant d’une fédération africaine subsaharienne. Des détails qui ont forcément eu leur importance à l’heure du choix.

    Face au dossier très complet du Maroc, un pays qui est aussi candidat à l’organisation de la Coupe du monde 2030 avec l’Espagne et le Portugal, l’Algérie avait pourtant des arguments. Elle a organisé en 2023 le Championnat d’Afrique des nations (CHAN) et la CAN des moins de 17 ans dans de bonnes conditions grâce à une intense politique de construction de stades (Baraki, dans la banlieue d’Alger, Oran) et de rénovation (Annaba, Constantine, Stade du 5-Juillet 1962 à Alger, Douéra). Beaucoup estimaient que le scénario logique aurait été l’attribution de l’édition 2025 au Maroc, puis celle de 2027 au voisin algérien. Mais celui-ci a préféré se retirer, ce qui soulève quelques interrogations.

    Pourquoi l’Algérie a renoncé

    Parmi les raisons avancées pour expliquer cette volte-face, beaucoup citent l’instabilité chronique à la tête de la Fédération algérienne de football (FAF), qui a vu Charaf-Eddine Amara (en 2022) et Djahid Zefizef (en 2023) démissionner après un an de mandat, Walid Sadi ayant été choisi pour le remplacer le 21 septembre dernier. Cela n’a évidemment pas aidé la FAF à défendre son dossier. L’instance ne pèse pas grand-chose en Afrique, et la vacuité de son lobbying continental, qui s’est limité à quelques coups de téléphone, sont autant d’éléments qui ont joué contre sa candidature face à son voisin marocain, bien plus influent et mieux organisé en coulisses.

    Les autres candidats pour 2025 semblaient présenter des dossiers peu convaincants. La Zambie n’a qu’un seul stade homologué (Ndola) et n’avait aucune chance d’être choisie. Le Nigeria, associé au Bénin, a des enceintes modernes et fonctionnelles, mais le pays traverse une grave crise économique et sa situation sécuritaire reste très préoccupante. Son voisin béninois, certes beaucoup plus stable et sûr, n’a qu’un seul stade aux normes, à Cotonou.

    Pour l’édition 2027, les candidats présentaient des profils très variés. L’Égypte a la capacité d’organiser la compétition, mais elle l’a accueillie en 2019. Le Sénégal dispose certes d’un nouvel écrin à Diamniadio (50 000 places), près de Dakar, et d’un stade à Thiès (15 000 places), mais ses autres enceintes doivent être largement rénovées. Pourtant, sa candidature était prise au sérieux. Le Botswana, même s’il a annoncé la construction de trois stades et rénovation de deux autres, partait de trop loin.

    Mais c’est finalement le trio Kenya-Ouganda-Tanzanie, dont la cote était remontée ces dernières semaines, qui l’a emporté. Même s’il souffre d’un problème structurel et qu’organiser un tournoi dans trois pays différents est toujours compliqué – la Tanzanie étant la seule à disposer d’un stade homologué alors qu’il en faut six pour organiser le tournoi –, ce dossier a convaincu la CAF.

    Dans les coulisses du football continental, les avis divergent. « L’objectif, c’est de pouvoir disputer ces phases finales dans la sérénité, dans des pays où il ne risque pas d’y avoir de mauvaises surprises parce que des stades ne sont pas prêts », résume ce dirigeant d’une fédération d’Afrique australe, rappelant, presque mot pour mot, ce que Véron Mosengo-Omba, le secrétaire général de la CAF, avait confié il y a quelques mois à Jeune Afrique.

    Un autre, en Afrique de l’Ouest, avait de toute façon « du mal à imaginer que la CAN se joue deux fois de suite en Afrique du Nord ». Un sélectionneur d’une équipe d’Afrique centrale estimait que la CAF, si elle avait confié son tournoi phare au Maroc en 2025 et à l’Algérie deux ans plus tard, aurait ménagé « les susceptibilités respectives, mais également celles des Européens ».

    En effet, la CAF, alors dirigée par Ahmad Ahmad, avait décidé en 2017 que la phase finale aurait lieu en juin et juillet, et non plus en janvier et février, afin d’harmoniser les calendriers et de ne plus froisser les clubs du Vieux Continent, de moins en moins enthousiasmés à la perspective de voir les internationaux africains partir disputer la CAN en pleine saison. Cela ne s’est produit qu’une seule fois, en 2019 en Égypte.

    jeuneafrique.com

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