Auteur/autrice : La Rédaction

  • Togo : le parti au pouvoir remporte, sans surprise, les élections sénatoriales

    Togo : le parti au pouvoir remporte, sans surprise, les élections sénatoriales

    Le parti présidentiel a obtenu 34 des 41 sièges de sénateurs, a annoncé dimanche la Commission électorale. Ce vote constituait la dernière étape de la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle vivement critiquée par l’opposition.

    « Nous allons transmettre ces résultats provisoires sans délai à la Cour constitutionnelle qui est seule habilitée à donner les résultats définitifs », a déclaré Dago Yabré, le président de la commission électorale, après l’annonce des résultats à  Lomé.

    La mise en place du Sénat est la dernière étape avant la mise en application de la nouvelle Constitution promulguée en mai par le président Faure Essozimna Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005.

    Elle abolit l’élection du chef de l’État au suffrage universel et institue un régime parlementaire : la fonction de président de la République sera purement honorifique et l’exercice effectif du pouvoir sera assuré par un président du Conseil qui doit être le chef du parti majoritaire à l’Assemblée nationale.

    Il s’agit en l’occurrence de Faure Gnassingbé dont le parti, l’Union pour la République (Unir), a largement remporté les élections législatives d’avril avec 108sièges sur 113 et qui pourra être désigné président du Conseil une fois le Sénat installé. Députés et sénateurs éliront le président de la République.

    Une réforme décriée par l’opposition

    L’opposition et la société civile critiquent cette réforme qui permet, selon eux, à Faure Gnassingbé de se maintenir indéfiniment au pouvoir tandis que l’ancienne Constitution ne lui permettait que de briguer un dernier mandat en 2025. Le camp présidentiel affirme, quant à lui, que ce changement constitutionnel assure plus de représentativité.

    Le Sénat sera composé de 61 membres, dont 20 seront désignés par le président du Conseil des ministres. Au total, 1 527 conseillers municipaux et 179 conseillers régionaux étaient appelés à élire les sénateurs samedi.

    Le scrutin a été boycotté par certains grands partis de l’opposition dont l’Alliance nationale pour le changement (ANC), les Forces démocratiques pour la République (FDR) et la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP, regroupement de partis politiques et d’organisations de la société civile).

    Le parti Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), chef de file de l’opposition, a pris part au scrutin et n’a remporté qu’un seul siège. Six autres sièges reviennent à des petits partis.

    Les envoyés spéciaux des médias étrangers n’ont pas obtenu d’accréditations pour couvrir ces élections, comme ce fut le cas lors des scrutins législatifs et régionaux en avril.

    (Avec AFP)

  • Finances dans le rouge, licenciement en cours, Sunu Bank Togo s’avachit

    Finances dans le rouge, licenciement en cours, Sunu Bank Togo s’avachit

    Sunu Bank Togo traverse une période délicate de son existence. Ses finances sont dans le rouge. Un plan de licenciement pour motif économique en cours. La grogne s’installe.

    La direction de l’institution autrefois appelée Banque populaire pour l’épargne et le crédit (BPEC) a informé, dans un courrier endate du 3 février 2025, le Syndicat des employés et cadres des banques, des établissements financiers et des assurances du Togo (SYNBANK) et le personnel qu’elle va procéder au licenciement pour motif économique d’une partie de ses employés.

    Motif ? Les difficultés financières de la boîte. «…malgré les investissements financiers (recapitalisation) et des efforts importants de modernisation, les résultats tardent à se concrétiser », tente de justifier la boîte.

    Sunu Bank Togo explique dans une correspondance adressée aux syndicalistes que la masse salariale occupe une place trop importante dans les charges générales d’exploitation. En fin d’année, elle a annoncé la fermeture de sept (7) de ses agences.

    « Ceci impacte sérieusement la rentabilité et le positionnement de SUNU Bank sur le marché assez concurrentiel ces dernières années au Togo et dans la sous-région », poursuit-elle.

    Le personnel, appuyé par le SYNBANK, est vent debout contre cette décision. Selon les syndicalistes et les employés, cette institution bancaire traverse une mauvaise passe aujourd’hui à cause de la gestion approximative de ses premiers responsables depuis quelques années. La situation risque de conduire à une crise plus grave, murmurent-ils.

    A suivre !

  • Au Togo, les premières élections sénatoriales consacrent le nouveau régime parlementaire

    Au Togo, les premières élections sénatoriales consacrent le nouveau régime parlementaire

    À la suite de l’adoption de la nouvelle Constitution en avril dernier, laquelle a marqué le début d’un régime parlementaire et de la Ve République togolaise, les sénateurs auront le pouvoir de désigner le chef de l’exécutif, auparavant élu au suffrage universel direct.

    L’année dernière, le changement de régime induit par la révision constitutionnelle au Togo avait provoqué l’indignation de l’opposition. Mais la Constitution est tout de même entrée en vigueur et le pays votera samedi 15 février lors des premières élections sénatoriales de son histoire.

    Dans ce nouveau système parlementaire, le Sénat, une des deux chambres du Parlement, sera composé de 61 membres au total. 41 sénateurs seront élus au suffrage indirect par les conseillers régionaux et les conseillers municipaux, et vingt autres seront désignés par le président du Conseil des ministres. Ce week-end, 89 candidats sont en lice pour les 41 sièges de sénateurs.

    Les élections législatives avaient, elles, été largement remportées par l’Union pour la République (Unir), le parti au pouvoir, en avril 2024, avec 108 sièges sur 113. Avec la réforme, l’exercice effectif du pouvoir est assuré par un président du Conseil qui doit être le chef du parti majoritaire à l’Assemblée nationale. C’est donc Faure Essozimna Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005, qui remplit actuellement cette fonction.

    Une opposition vent debout contre cette élection

    Comme lors des élections sénatoriales de 2024 où ils avaient dénoncé un « hold-up électoral », de nombreux membres de l’opposition dénoncent la réforme constitutionnelle et s’inquiètent qu’elle permette à Faure Gnassingbé de briguer le pouvoir pour des années encore.

    Trois grands partis de l’opposition, l’Alliance nationale pour le changement (ANC), les Forces démocratiques pour la République (FDR) et la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) ont d’ores et déjà annoncé qu’elles boycotteraient le scrutin sénatorial. Dans un courrier adressé à la Commission électorale, l’ANC a justifié cette décision en maintenant « son ferme rejet de ce processus antidémocratique qui vise à installer une République illégale et illégitime ».

    « Les élections sénatoriales sont pipées d’avance parce que le régime […] a réussi, grâce à des fraudes électorales massives lors des élections communales de 2019 et régionales de 2024, à s’attribuer la quasi-totalité des conseillers municipaux et régionaux qui constituent le corps électoral », a quant à lui affirmé le FDR, lundi 10 février, dans un communiqué.

    Reste que quelques petits partis d’opposition, ainsi que le parti Alliance des démocrates pour le développement intégral (Addi) prendront, eux, part au scrutin.

    Le camp présidentiel se défend

    Mais pour le parti au pouvoir, ce nouveau système va permettre de réduire le poids du président de la République, d’offrir une plus grande stabilité politique au Togo, et une meilleure représentativité.

    « Le Sénat va contribuer à décentraliser le pouvoir public, en renforçant la participation des citoyens des collectivités à l’exercice du pouvoir politique », assurait par exemple Mazamesso Wella, chercheur en droit public à l’université de Lomé, dans un entretien à la chaîne de télévision nationale.

    Une fois le Sénat installé, Faure Gnassingbé pourra être officiellement désigné président du Conseil, et les députés et sénateurs éliront un président de la République sans réelle prérogative, pour un mandat de six ans.

    (Avec AFP)

  • Retour sur la suspension de l’aide des États-Unis à l’Afrique du Sud

    Retour sur la suspension de l’aide des États-Unis à l’Afrique du Sud

    Donald Trump, pour sanctionner une loi sur l’expropriation de certains propriétaires afrikaners, suspend l’aide des États-Unis à l’Afrique du Sud. À la surprise générale, toute la classe politique du pays, y compris l’Alliance démocratique, opposée à ladite loi, se mobilise derrière Cyril Ramaphosa, en dénonçant une désinformation propre à entacher l’image de leur pays. Comment expliquer le contraste avec la RDC, où les principales formations de l’opposition accablaient, cette semaine, Félix Tshisekedi pour sa gestion de la guerre dans l’est du pays ?

    Au nom du danger qui guette leur patrie, les opposants congolais auraient pu, en effet, épauler leur président. La conscience qu’ils ont de leurs responsabilités vis-à-vis de la nation est peut-être ce qui distingue la classe politique d’Afrique du Sud des politiciens de nombreux autres pays, où beaucoup ramènent tout à leurs rancœurs personnelles, à leurs intérêts immédiats. En RDC, certains ne conçoivent l’opposition entre adversaires politiques qu’en animosité incurable. En Afrique du Sud, pour préserver l’essentiel, ils savent taire, à l’occasion, leurs dissensions. Même du temps de l’Apartheid, tous les Blancs n’étaient pas des partisans bornés du racisme d’État. D’ailleurs, les extrémistes Afrikaners ont décliné l’offre d’asile de l’Américain, un président rétif aux étrangers envahissant son pays, et d’une si soudaine hospitalité ! Sa logique est indéchiffrable. Ou trop explicite…

    Qu’y a-t-il de trop explicite, dans cette offre ?

    À quoi, à qui la fait-il ? À leur condition de persécutés ? Ou à leur couleur de peau ? En Afrique du Sud, la dimension raciale de la question de la terre est telle que l’on a dû constitutionnaliser la nécessité d’un rééquilibrage décent. 72% des terres agricoles appartiennent à 8% de Sud-Africains blancs. Certains en possèdent tellement qu’ils en laissent en jachère, ou en garanties bancaires. Trente ans après la fin de l’Apartheid, le statu quo était intenable. Les expropriations qui transforment Donald Trump en défenseur des droits de l’homme ne visaient qu’à leur reprendre les terres non exploitées. Sauf que le président des Etats-Unis, tel le promoteur immobilier qu’il ne peut s’empêcher d’être, salive devant chaque hectare, alors que l’on attend du leader du monde libre, d’oublier celui où prévalaient les méthodes d’antan des milieux d’affaires new-yorkais, avec les Bernard Madoff et autres personnages convaincus que l’essentiel est de prospérer, à la manière d’un Charles Ponzi, escroquant de nouveaux clients pour rémunérer les précédents. La question de la terre en Afrique du Sud est bien trop sensible pour accepter que Trump s’en mêle.

    Pourquoi donc est-elle si sensible, si délicate, cette question ?

    Sans doute parce qu’elle renvoie sans cesse au piège infernal de la responsabilité initiale : qui donc, le premier, a exproprié qui ? Nelson Mandela, magnifié, notamment en Occident, pour son leadership tolérant, a laissé beaucoup d’amertume chez les siens, pour n’avoir pas osé restituer leurs terres aux communautés noires, à la fin de l’apartheid. Même Robert Mugabe a dû s’y prendre par étapes, avant de confisquer leurs terres aux Blancs du Zimbabwe, au début des années 2000. Durant les quatorze semaines passées, en 1979, à négocier l’indépendance du Zimbabwe à Lancaster House, la délégation du Front patriotique, qu’il conduisait avec Joshua Nkomo, a maintes fois menacé de se retirer, si elle ne pouvait, en même temps que l’indépendance, restituer au peuple les terres accaparées du temps colonial. Pour sauver les négociations, le gouvernement Thatcher, au Royaume-Uni, et l’administration Carter, aux États-Unis, leur proposèrent d’accepter l’indépendance, avec la promesse de leur octroyer, dans cinq ans, les fonds pour racheter leurs terres aux propriétaires blancs. À l’échéance, Ronald Reagan, président des États-Unis, prétextera de l’orientation marxiste du régime zimbabwéen pour refuser d’honorer la promesse. Dans l’impossibilité d’honorer la principale promesse de l’indépendance, Mugabe revient régulièrement à la charge. En vain. Aussi, choisit-il, vingt ans après l’indépendance, de recourir aux grands moyens, avec quelques maladresses. Des manifestants expulsent les Blancs et occupent les propriétés. Pointant Mugabe du doigt, Tony Blair invitera alors le monde à contempler ce qu’est un dictateur sans pitié. Sans doute l’était-il. Mais était-ce vraiment là, la question ? Une belle diversion !

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 15 février 2025 sur RFI

  • Sénatoriales: Sena Alipui rappelle le projet de société de l’UFC

    Sénatoriales: Sena Alipui rappelle le projet de société de l’UFC

    Reçu chez nos confrères de New World TV, à la veille des élections sénatoriales du samedi 15 février, Sena Alupui, ancien député, aujourd’hui deuxième vice-président de l’Union des forces de changement (UFC), décline, une nouvelle fois encore, le projet de société du parti auquel il appartient.

    Le jeune opposant rappelle le pourquoi il est important que la formation politique à la couleur jaune prenne part à ce scrutin boycotté par une partie de l’opposition. Suivez-le plutôt à travers cette vidéo.

    Il a fait le même exercice sur les plateaux de radio Victoire FM. La démocratie, c’est aussi la participation aux élections, estime-t-il.

    https://www.facebook.com/watch/live/?mibextid=oFDknk&ref=watch_permalink&v=1737592260136536&rdid=J2kEaA9HsvuscSgd.

  • La célébration de VODUN EGOUN-GOUN acte 10 à Agatogbo (Bénin) du 28 février au 2 mars 2025

    La célébration de VODUN EGOUN-GOUN acte 10 à Agatogbo (Bénin) du 28 février au 2 mars 2025

    La 10è édition de la grande célébration de VODUN EGOUN-GOU (KOUVITO) aura lieu comme d’habitude à Gbame, dans la maison  YEHOUEGBE, située dans l’arrondissement d’Agatogbo, au Bénin.

    La grande célébration de VODUN EGOUN-GOUN (KOUVITO) acte 10 à Agatogbo

    COMMUNIQUE

    La 10è édition de la grande célébration de VODUN EGOUN-GOU (KOUVITO) aura lieu comme d’habitude à Gbame, dans la maison  YEHOUEGBE, située dans l’arrondissement d’Agatogbo.

    Date : du 28 février au 2 mars 2025

    Contact : +229 65 71 93 73 / +228 98 02 00 05

  • Les RICAC 2025 appartiennent désormais à l’histoire

    Les RICAC 2025 appartiennent désormais à l’histoire

    Les Résidences internationales de créations artistiques et culturelles  2025 ont pris fin ce vendredi à travers une cérémonie de récompenses. Le rendez-vous est pris pour l’année prochaine avec plus d’innovations.

    Des artistes venus de cinq pays africains (RDC, Ghana, Bénin, Sénégal et Togo) ont pris part à la deuxième édition des Résidences internationales de créations artistiques et culturelles (Les RICAC), organisées à Tsévié, préfecture de Zio, du 27 janvier au 9 février 2025.

    Organisé par l’Association ART HERITAGE CULTURE, ce rendez-vous artistique et culturel a été placé sous le thème « Au-dessus du réveil » et a été l’occasion pour les participants de partager un « espace à la fois mystérieux et fascinant », de « redéfinir ce que nous connaissions du monde et de nous-mêmes », résumé Kokou Ekouagou, le directeur artistique des RICAC 2025.

    C’était dans un cadre orné par les œuvres issues de cette rencontre de deux semaines que s’est déroulée la cérémonie de clôture.

    Atafèinam Belei, promotrice culturelle, commissaire d’exposition et présidente de l’Association ART HERITAGE CULTURE, a confié que Les RICAC visent un retour aux sources et doivent permettre, espère-t-elle, de relancer la culture togolaise de sorte que les artistes puissent vivre dignement de leur art.

    Cette soirée riche en couleurs a été une belle opportunité pour magnifier le talent des artistes et découvrir qu’en eux se trouvent les valeurs que prône  Atafèinam Belei.

    « Ce soir, nous avons l’immense privilège de découvrir nos œuvres. Chaque création est un témoignage de notre parcours personnel, mais aussi du pouvoir de l’art : celui de tordre le réel, de redéfinir les frontières et de rendre visibles des pensées et des émotions que l’on ne perçoit pas toujours à première vue. Nous avons su créer des ponts entre l’imaginaire et la réalité, entre les cultures et les idées », a résumé l’artiste togolais Kokou Ekouagou dans un discours très apprécié par le public.

    Le clou de la cérémonie, dénommée ART’ PLASTIC AWARDS, a été la remise des prix à une quinzaine de personnes et d’institution.

  • Djene Dakonam chausse les lions de Foadan FC pour la course vers la montée en D1

    Djene Dakonam chausse les lions de Foadan FC pour la course vers la montée en D1

    À quelques semaines du coup d’envoi du championnat de 2ᵉ division, Foadan FC affine ses préparatifs avec un précieux soutien. L’international togolais Djene Dakonam a offert des chaussures aux joueurs du club, un geste symbolique qui renforce leur ambition de retrouver l’élite du football togolais._

    L’équipe de Foadan FC de Dapaong a reçu un soutien de taille ce vendredi 7 février. À travers son représentant Flindjo Nayante, l’international togolais Djene Dakonam a offert des chaussures aux joueurs du club lors d’une cérémonie tenue au siège de l’équipe.

    L’événement a réuni le staff technique, le bureau du club et les joueurs, tous venus témoigner leur gratitude pour ce geste qui vient renforcer leur ambition de retrouver l’élite du football togolais.

    Le président du club, Yambame Dametote, a tenu à souligner l’importance de ce don pour les objectifs du club : “C’est la chaussure qui oriente la direction de la balle. Nous lui promettons d’en faire bon usage afin de réaliser le rêve qu’il porte pour le club : la montée en division d’élite. Que chaque joueur, en enfilant ces chaussures, ait en tête que c’est pour envoyer Foadan en 1ère Division.”

    Un engagement partagé par le capitaine et l’entraîneur de Foadan FC, qui ont exprimé leur joie et promis de “mouiller le maillot” pour hisser le club à un niveau supérieur.

    De son côté, Flindjo Nayante a rappelé aux joueurs que ce soutien doit être accompagné d’une attitude exemplaire sur et en dehors du terrain : “Il peut vous appuyer selon ses moyens, mais il ne viendra pas jouer à votre place. La balle est dans votre camp.” Il les a ainsi invités à la discipline, à l’esprit d’équipe et à l’humilité, des valeurs essentielles pour atteindre leurs objectifs.

    Alors que le championnat de 2ᵉ division approche, Foadan FC se prépare activement pour cette nouvelle saison. Toutefois, le club devra une fois de plus évoluer loin de son public, puisqu’il disputera encore cette année ses matchs à domicile à Kara, faute d’infrastructures adéquates à Dapaong.

    Avec ce geste de Djene Dakonam, Foadan FC reçoit un encouragement supplémentaire dans sa quête de retour en première division. Reste désormais aux joueurs de prouver sur le terrain qu’ils sont à la hauteur de cette ambition.

    Source: page Facebook de Djene Dakonam

  • Trump 2: retour au nombrilisme

    Trump 2: retour au nombrilisme

    Au tout début de son second mandat, le quarante-septième président des États-Unis semble découvrir que son pays n’est pas seul au monde, et profite autant des autres que les autres de l’Amérique. Sa politique d’intimidation semble vouée à l’échec.

    Retrait de l’Accord de Paris sur le climat, sortie de l’OMS et d’autres organes du système des Nations unies, visées sur le Groenland, le canal de Panama, et maintenant Gaza, vidée de ses habitants… En seulement deux semaines, Donald Trump, par ses annonces et décisions aussi intempestives que troublantes, a affolé les chancelleries et les places financières. Que laisse présager tout cela de son second mandat ?

    Sans doute beaucoup d’improvisations. Et, aussi, des reculs spectaculaires. Car, plus personne n’entend se laisser intimider par lui, désormais. Sur l’augmentation des droits de douane, le Canada et le Mexique l’ont déjà fait reculer. Et les mesures de rétorsions vigoureuses de la Chine sont et pèseront de leur poids. À terme, ce président perdra donc sa capacité d’intimidation, et sera démystifié par ceux qui le prenaient pour un Rambo conquérant. Il ne lui resterait plus alors que la tentation de la fuite en avant. Avec ce que cela comporte de risque pour l’équilibre d’un monde sommé de subir les sautes d’humeur d’un président des Etats-Unis élu par 77 millions de ses concitoyens, président dont le pouvoir dépasse les frontières de leur pays, et dont les décisions troublantes ont des implications, loin de chez eux.

    Comment pouvaient-ils imaginer tout ce dont est capable ce président ?

    Ils auraient dû savoir. Trump n’est pas un inconnu. Dans la multitude de témoignages qui lui sont consacrés, trois personnalités qui l’ont pratiqué et ne le détestaient pas toutes dressent de lui un portrait qui aurait dû intéresser davantage ceux qui, pour la seconde fois, viennent de l’imposer au monde. « Imposteur, charlatan, personnage autoglorifiant s’attribuant des succès qu’il ne mérite pas », disait de lui, dans les années 80, Ed Koch, maire de la ville de New York, à laquelle il avait extorqué, pour sa Trump Tower, quarante ans d’abattements fiscaux.

    Roy Cohn, avocat de cinq familles de la maffia new-yorkaise, qu’il avait choisi pour conseil en raison de sa capacité à intimider les autres, disait, bien avant janvier 2021, que Trump ne supportait pas de perdre. Enfin, Barbara Reiss, l’ingénieure qui a construit pour lui la Trump Tower, le décrivait comme un homme qu’il valait mieux ne pas avoir face à soi. « Il attaquait, disait-elle, il était vicieux, et aimait s’en prendre à deux sortes de personnes : les faibles – parce qu’il trouvait toujours leurs failles et les exploitait –, et ceux qui s’en prenaient à lui, et contre qui il se retournait, dès lors qu’il se sentait plus fort ».Sur lui, tout avait et été dit, tout était su. Nul ne découvre aujourd’hui, à la tête de la première puissance mondiale, un homme différent de celui qui confiait à la chroniqueuse mondaine Rona Barrett, dans les années 80, que s’il perdait tout, il ferait de la politique.

    Pour beaucoup, il demeure l’homme qui veut rendre sa grandeur à l’Amérique. Et ils le croient…

    Ces deux dernières semaines, il a plutôt été le révélateur des vulnérabilités de l’Amérique, qui a reculé devant les mesures de rétorsions brandies par le Canada et le Mexique. Tous savent, désormais, où frapper et comment parer à l’intimidation. À force d’indexer, dans ses monologues de campagne, certains pays comme des pique-assiette abusant de la générosité des Américains, il a oublié les milliers de milliards de dollars que tirent les USA du commerce avec les autres. Et il est tombé de haut, en apprenant les conséquences de la riposte des autres au mépris : renchérissement des importations en provenance de ces États, menaces sur les emplois dans les industries américaines exportant vers ces pays… Comme s’il découvrait, soudain, que les Américains ne sont pas seuls au monde.

    Justifier le report des tarifs douaniers visant le Canada et le Mexique par les efforts déployés sur leurs frontières est une supercherie, dont il ne pourra user indéfiniment pour différer son hasardeuse promesse de campagne. Il finira donc par reconnaître que les autres ne sont pas que des parasites. Mieux : qu’aucun peuple, sur terre, ne vend aux autres autant que les Américains. Sous toutes les latitudes, le reste du monde leur achète, à chaque seconde, des milliers de produits. En supplément à leurs mesures de rétorsion, les Chinois, du haut de leur culture millénaire, ont rappelé aux Américains que les guerres commerciales font rarement des vainqueurs. Dans le vacarme suicidaire de la tentation nombriliste, cette vérité d’intelligence méritait d’être dite et entendue.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 8 février 2025 sur RFI

  • WAPCo en mode inspection et maintenance pour une sécurité opérationnelle

    WAPCo en mode inspection et maintenance pour une sécurité opérationnelle

    Du 5 février au 2 mars, la société West african gas pipeline company (WAPCo) entreprend d’importantes activités de maintenance de son gazoduc.

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Pour Diffusion Immédiate

    WAPCo lance un projet majeur d’inspection et de maintenance de son pipeline offshore Accra, le 5 février 2025

    La société West African Gas Pipeline Company Limited (WAPCo), propriétaire et exploitant du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (GAO), doit entreprendre d’importantes activités de maintenance dudit gazoduc du 5 février au 2 mars 2025.

    Ces activités comprendront le nettoyage et l’inspection interne de la conduite offshore de 569 km, depuis Ajido, dans l’État de Lagos au Nigeria, jusqu’à Takoradi, dans l’ouest du Ghana, ainsi que le remplacement de vannes sous-marines à Tema et Cotonou pour renforcer la sécurité opérationnelle.

    Ce projet nécessitera la suspension temporaire de certains services, notamment le transport en flux inversé du gaz naturel en provenance de l’ouest du Ghana vers Tema à l’est, ainsi que le transport de gaz du Nigeria vers Cotonou (Bénin), Lomé (Togo) et Tema (Ghana). Toutefois, des services limités de transport de gaz du Nigeria vers Takoradi au Ghana seront maintenus pendant cette période afin de permettre le bon déroulement des opérations de nettoyage et d’inspection du gazoduc.

    Cette opération de nettoyage et d’inspection est une exigence réglementaire et s’aligne sur les meilleures pratiques du secteur pour garantir l’exploitation sûre et efficace du GAO.

    Le projet, qui couvre l’ensemble du tronçon du gazoduc allant d’Itoki, dans l’État d’Ogun au Nigeria, à Takoradi, dans la région occidentale du Ghana, s’articule en deux phases. La première phase, achevée en décembre 2024, concernait le nettoyage et l’inspection de la partie terrestre du gazoduc au Nigeria. La deuxième phase, qui débutera le 5 février 2025, sera axée sur le tronçon offshore du GAO.

    La société WAPCo est tenue d’effectuer ces inspections tous les cinq ans (ou selon un calendrier basé sur les risques) afin de garantir l’intégrité du GAO et son exploitation sûre et fiable dans toute la région de l’Afrique de l’Ouest. Elle a travaillé en étroite collaboration avec les principales parties prenantes pour assurer la coordination nécessaire à la mise en œuvre réussie de ce projet.

    Company Limited

    La société WAPCo remercie les gouvernements du Bénin, du Ghana, du Nigeria et du Togo pour leur soutien constant. Elle remercie également les autorités maritimes et réglementaires de ces quatre pays, ainsi qu’à ses clients, transporteurs, acheteurs de gaz, communautés d’accueil, actionnaires et autres parties prenantes pour leur collaboration continue et leur contribution au succès de cet exercice.

    « WAPCo s’engage à maintenir un dialogue proactif avec les parties prenantes tout au long de la mise en œuvre du projet. Elle entend continuer à interagir avec les acteurs concernés afin d’assurer la bonne exécution et le succès de cette opération », déclare Auwal Ibrahim,     Directeur d’exploitation de la société.

    À propos de La société West African Gas Pipeline Company Limited (WAPCo)

    La West African Gas Pipeline Company Limited (WAPCo) est propriétaire et exploitant du West African Gas Pipeline (WAGP), une infrastructure régionale reliant les ressources en gaz naturel aux clients ayant une demande croissante pour une énergie plus propre et plus efficace dans la sous-région de l’Afrique de l’Ouest, en particulier au Ghana. Le WAGP est un système de pipeline bidirectionnel avec une fourniture de gaz en provenance à la fois de l’est (Nigeria) et de l’ouest (Ghana) du système de pipeline.

Radio Renouveau228

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