Auteur/autrice : La Rédaction

  • Au Kenya, Uhuru Kenyatta et William Ruto capteurs de fonds

    Au Kenya, Uhuru Kenyatta et William Ruto capteurs de fonds

    Une fuite s’originant du Service d’enregistrement des entreprises du pays dévoile les liens étroits entre le monde de l’argent et les responsables politiques au Kenya.

    Les Kenyans ont désormais une idée claire sur les hommes politiques entrepreneurs ou les capteurs des fonds dans leur pays. Sur cette liste que certains ont voulue secrète figurent en bonne place la familles d’Uhuru Kenyatta, ancien président, et celle de son successeur William Ruto.

    L’actuel président et son entourage détiennent plus ou moins une quarantaine d’entreprises. En effet, la fille du chef de l’Etat dirige un empire immobilier alors que son frère a des parts dans 7 banques d’investissement. Une trentaine de sociétés, elles, sont détenues par la première dame.

    Uhuru Kenyatta, de son côté, est propriétaire d’un empire basé non seulement au Kenya mais aussi en Afrique du Sud. Panama papers l’a déjà épinglé en 2021.

    Dans le pays, les quatre personnes les plus fortunées contrôlent la moitié des ressources du pays.

  • Togo: débat sur le titre de «Père de la Nation», 20 ans après la mort de Gnassingbé Eyadema

    Togo: débat sur le titre de «Père de la Nation», 20 ans après la mort de Gnassingbé Eyadema

    « Une véritable catastrophe nationale »… C’est par ces mots, sur les médias nationaux, que les Togolais apprennent la mort de leur président, le 5 février 2005. Gnassingbé Eyadema s’éteint à l’âge de 69 ans, dont 38 à la tête du pays. 20 ans après, le titre « Père de la Nation » utilisé dans un colloque pour le désigner crée la controverse au Togo.

    Période d’incertitude pour les uns, début d’une nouvelle ère pour les autres… Le 5 février 2005 est un jour historique dans la vie politique togolaise, résume Bergès Mietté, enseignant chercheur à l’université de Libreville. Ce jour-là, Gnassingbé Eyadema décède à bord de l’avion qui l’évacue à l’étranger pour des soins médicaux. L’appareil fait demi-tour et rentre à Lomé.

    En cas de vacance du pouvoir, la Constitution togolaise prévoit que le président de l’Assemblée nationale assure l’intérim, jusqu’à des élections anticipées. Mais le président de l’Assemblée, Fambaré Natchaba, est alors hors du pays et en raison de la fermeture des frontières togolaises, son vol est dérouté vers le Bénin voisin.

    L’armée constate une vacance totale du pouvoir et annonce que Faure Gnassingbé, le fils du président défunt, assure la continuité jusqu’à la fin du mandat de son père. Faure Gnassingbé, 39 ans et alors ministre, reprend son siège à l’Assemblée où les députés le portent à la présidence. Le 25 février, sous la pression internationale, notamment, Faure Gnassingbé recule. Il se porte candidat à la présidentielle d’avril, il est déclaré vainqueur. Une élection marquée par des violences. Les Nations unies évoquent 400 à 500 morts entre le 5 février et le 5 mai 2005.

    Polémique autour du terme « Père de la Nation »

    Un récent colloque à Lomé a consacré Gnassingbé Eyadema comme « Père de la Nation » ce qui a eu le don d’irriter l’opposition pour qui le seul méritant vraiment cet honneur est son prédécesseur Sylvanus Olympio. Vouloir désigner le général Gnassingbé Eyadema comme père de la Nation, c’est une « usurpation » et une insulte grave à la mémoire de nos véritables héros, c’est en substance les propos tenus par l’ANC l’Alliance pour le Changement à la faveur des cérémonies de commémoration de ce mercredi.

    Le parti d’opposition stigmatise les velléités du parti au pouvoir, le RPT-UNIR, d’instituer le père de l’actuel président Faure Gnassingbé comme figure fondatrice de la nation togolaise. « C’est une imposture, c’est une supercherie, lance Jean-Pierre Fabre président de l’ANC. Gnassingbé Eyadema n’a en rien participé à la lutte de libération du peuple togolais des mains de la puissance coloniale ou une participation qui puisse lui conférer ce titre de “Père de la Nation”. Au contraire, celui qui mérite le titre de père de l’indépendance togolaise, c’est Sylvanus Olympio. Sylvanus Olympio est dans le cœur des Togolais, mais nous avons un devoir de vigilance et de patriotisme. »

    Côté majorité gouvernementale, on ne réagit pas aux propos de l’opposition. Seul un ministre du gouvernement, historien de formation, nous a fait ce commentaire : « Gnassingbé Eyadema est une figure importante de la nation et il est important de ne pas opposer les figures. Mieux vaut faire en sorte que les narratifs se retrouvent sur l’importance de la Nation ».

    Source : Rfi

  • La LCT mobilise contre la hausse des frais de retrait de Mixx by Yas

    La LCT mobilise contre la hausse des frais de retrait de Mixx by Yas

    Les frais de retrait de Mixx by Yas en nette hausse. La Ligue des consommateurs du Togo (LCT) s’en offusque et appelle “tous les consommateurs à faire entendre leur voix et à se mobiliser contre ces pratiques injustes”.

    COMMUNIQUE N°001/2025 DE LA LIGUE DES CONSOMMATEURS DU TOGO
    (LCT)
    (Relatif à l’augmentation des frais de retrait de Mixx by Yas)

    La Ligue des Consommateurs du Togo (LCT) tient à exprimer sa profonde indignation face à l’augmentation des frais de Mobil Money récemment introduite par le groupe YAS TOGO depuis le 31 janvier 2025. Cette hausse, dépassant les 80% sur l’ensemble des services et variant entre 2% et 33% selon les tranches de transfert, constitue une violation manifeste des droits des consommateurs et un frein au développement économique.

    Les frais de transfert élevés impactent directement le pouvoir d’achat des consommateurs, rendant les transactions financières de plus en plus inaccessibles. Alors que les services de Mobil Money devraient faciliter l’accès à des solutions financières abordables, cette nouvelle grille tarifaire va à l’encontre de cet objectif. De plus, l’introduction d’une taxation de 2,5% pour la quatrième opération de transfert quotidienne limite la capacité des consommateurs à mener leurs activités commerciales. Cette situation entrave non seulement la liberté de commercer, mais met également en péril les moyens de subsistance de nombreux Togolais.
    Il est crucial de rappeler que les opérations de Mobil Money jouent aujourd’hui un rôle indispensable dans le quotidien des consommateurs, notamment dans les zones enclavées où l’accès aux services financiers est limité. Ces services sont devenus des outils essentiels pour résoudre des problèmes sociaux tels que les soins de santé, l’alimentation, la scolarité et les déplacements. En augmentant les frais d’accès à ces services, YAS TOGO compromet l’inclusion financière, un objectif que les autorités politiques de notre communauté aspirent à atteindre.

    Nous interpellons également la BCEAO sur cette pratique abusive de YAS TOGO, qui
    semble avoir carte blanche pour augmenter les frais ou introduire de nouveaux tarifs sans aucune régulation. Cette situation soulève des questions sur la supervision et la régulation du secteur des services financiers au Togo. Il est impératif que la BCEAO prenne les mesures nécessaires pour protéger les droits des consommateurs contre de tels abus.

    Nous appelons la BCEAO à rendre publique la structure des tarifs appliqués aux produits financiers de Mobil Money ainsi que les directives y afférentes. La transparence est essentielle pour assurer la confiance des consommateurs dans les services financiers. Les consommateurs ont le droit de connaître les tarifs appliqués et les critères qui les régissent afin de prendre des décisions éclairées.
    Enfin, nous exhortons YAS TOGO à annuler sans délai ces nouveaux tarifs qui asphyxient les consommateurs. Il est temps que le groupe prenne en compte les conséquences de ses décisions sur la vie quotidienne des Togolais et adopte une approche plus responsable et éthique. Nous restons déterminés à défendre les droits des consommateurs et à nous opposer fermement à toute forme d’exploitation.
    Nous appelons également tous les consommateurs à faire entendre leur voix et à se mobiliser contre ces pratiques injustes. Ensemble, nous pouvons imposer un changement positif et garantir un accès équitable aux services financiers au Togo. Nous restons vigilants et mobilisés pour défendre nos droits et promouvoir un environnement économique juste et
    inclusif pour tous.

    Fait à Lomé, le 04/02/2025

    Pour la LCT,
    Le Président

    Dr Emmanuel SOGADJI

  • PARTENARIAT REMAPSEN-SPEAK UP AFRICA: des journalistes formés sur le rôle des médias dans la recherche, le développement et l’innovation en santé en Côte d’ivoire

    PARTENARIAT REMAPSEN-SPEAK UP AFRICA: des journalistes formés sur le rôle des médias dans la recherche, le développement et l’innovation en santé en Côte d’ivoire

    Du 30 janvier au 1er février derniers, une trentaine de journalistes ivoiriens ont participé à un atelier de formation à Abidjan sur le rôle des médias dans la Recherche-Développement et l’innovation en santé. Organisé par Speak Up Africa, en partenariat avec le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), cet événement avait pour objectif de fournir aux journalistes les outils nécessaires pour mieux comprendre l’importance de la recherche -développement et de l’innovation dans l’amélioration des systèmes de santé en Afrique.

    Animé par Mme Yaye Sophiétou Diop, Directrice du Partenariat et du Développement de Speak Up Africa, et Roxane Fian, Chargée de programmes, l’atelier a permis aux participants d’approfondir leurs connaissances sur les maladies tropicales négligées, des pathologies encore sous-estimées malgré leur impact considérable sur les populations vulnérables.

    Un plaidoyer pour un financement accumulé de la recherche en santé

    Lors de son intervention, Mme Yaye Sophiétou Diop a mis en avant l’importance d’un financement adapté pour la recherche médicale en Afrique. « Il est crucial que les pays africains disposent de solutions financières incitatives adaptées, afin de maintenir leurs experts sur place et de garantir un plateau technique approprié pour la santé de leurs populations », a-t-elle déclaré.

    Elle a également souligné que le financement de la recherche en santé en Côte d’Ivoire reste insuffisant, avec seulement 0,07 % du PIB alloué à la RD&I depuis 2016. En 2020, les dépenses publiques de santé représentaient 5,7 % du budget national, un chiffre bien inférieur aux 15 % recommandés par l’OMS dans la Déclaration d’Abuja. Malgré cette situation, la Côte d’Ivoire dispose d’atouts majeurs, notamment l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire (IPCI), l’Institut National de Santé Publique (INSP) et son implication dans des programmes régionaux et internationaux dédiés à la recherche et le développement en santé.

    Le rôle clé des médias dans la sensibilisation

    Les journalistes présents ont pris des engagements concrets pour produire du contenu médiatique visant à soutenir les efforts de plaidoyer pour un financement accumulé de la recherche et du développement. Bamba Youssouf, président du REMAPSEN, a insisté sur la nécessité pour les médias d’exercer pleinement leur rôle de sensibilisation : « Par vos productions et articles, vous devez tirer la sonnette d’alarme de manière collective pour attirer l’attention des gouvernants, du secteur privé et de la communauté. »

    Un engagement durable pour la santé en Afrique

    À l’issue de l’atelier, les participants ont reçu des certificats de participation, témoignant de leur engagement à promouvoir une couverture médiatique plus engagée et responsable sur les questions de santé en Afrique. Cette initiative marque une étape essentielle dans la mobilisation des médias en faveur d’un meilleur financement de la recherche et du développement en santé, contribuant ainsi à des politiques publiques plus efficaces et adaptées aux réalités du continent.

    Une cinquantaine de journalistes africains ont participé de façon virtuelle à cet atelier qui a aussi permis à Speak Up Africa de présenter ses domaines prioritaires.

    Une correspondance de Coulibaly Zié Oumar

  • La WAPCo ”entreprendra des travaux de maintenance sur son gazoduc”

    La WAPCo ”entreprendra des travaux de maintenance sur son gazoduc”

    Un communiqué de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) renseigne que la West africain gas pipeline company (WAPCo) va réaliser « des travaux de maintenance sur son gazoduc ». Ils ont lieu du 5 février au 2 mars 2025.

    Le communiqué ci-après donne des détails sur cette opération:

  • Belfort : En fuite au Togo, un prêtre condamné pour l’agression sexuelle d’une paroissienne

    Belfort : En fuite au Togo, un prêtre condamné pour l’agression sexuelle d’une paroissienne

    Procès. Agé de 46 ans, un prêtre qui n’était pas présent à son procès a été condamné ce mardi par le tribunal correctionnel de Belfort à un an d’emprisonnement pour l’agression sexuelle d’une paroissienne en juillet 2023.

    Un mandat d’arrêt a été délivré à l’encontre d’un religieux de nationalité togolaise, qui était absent de son procès à Belfort car reparti au Togo, pour « agression sexuelle par personne abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions ». Agé de 46 ans, il a été condamné ce mardi par le tribunal correctionnel à un an d’emprisonnement pour l’agression sexuelle d’une paroissienne en juillet 2023.

    La plaignante, une femme « en quête de sens » qui s’était récemment tournée vers l’Église après un « burn-out », avait rapporté avoir été agressée sexuellement au domicile du prêtre dans un presbytère belfortain, le 4 juillet 2023. L’homme, alcoolisé après une réception organisée à l’issue d’une messe, l’a contrainte à des attouchements malgré ses refus explicites, a-t-elle témoigné lors du procès.

    Des faits qu’il conteste

    Ce prêtre du diocèse de Belfort a catégoriquement contesté ces accusations lors de l’enquête. Absent lors de l’audience, il a fait savoir par la voix de son avocate, Stéphanie Quenot, qu’il avait quitté la France en août 2024 pour assister au Togo à des cérémonies de deuil après la mort de sa mère, pourtant décédée deux ans plus tôt. Un servant de l’Église a conforté la version de la victime en indiquant aux enquêteurs que le religieux lui avait confié avoir eu des « gestes déplacés » envers elle. Cette fidèle, qui selon le prêtre n’avait pas été invitée chez lui, a été capable de décrire précisément les lieux, dont la chambre à coucher.

    L’avocat de la plaignante, Leandro Giagnolini, a souligné que sa cliente « ne cherch (ait) pas vengeance, elle est dans une demande de réparation mais surtout espère que la justice contribue à prévenir de tels comportements, notamment au sein de l’Église ». Il a également rappelé que l’alcoolisation ainsi que le fait d’inviter une fidèle à son domicile étaient des pratiques interdites au sein de l’Église.

    Notre dossier sur les violences sexuelles

    Le ministère public a estimé que « la culpabilité ne faisait aucun doute », soulignant la gravité des faits. Le prévenu a été inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais) et le tribunal a assorti sa condamnation d’une interdiction définitive de séjourner sur le territoire français et d’exercer toute fonction de prêtre en France. L’Église l’a quant à elle suspendu de ses fonctions.

    Source: 20minutes.fr

  • Les convaincre tous ou plaire à quelques-uns

    Les convaincre tous ou plaire à quelques-uns

    Pour espérer inspirer durablement confiance à des peuples africains héréditairement dans le doute quant à sa sincérité, la France devrait, aux courages parcellaires, substituer une politique claire, qui ne varie pas au gré des rapports que le chef de l’État français peut entretenir avec tel ou tel de ses homologues africains. Une politique qui survive au temps et aux hommes.

    À son tour, Paul Biya s’est vu remettre, cette semaine, le rapport des chercheurs sur le rôle et l’engagement de la France contre les mouvements indépendantistes et d’opposition du Cameroun, de 1945 à 1971. Emmanuel Macron pourrait-il, avec cette quête historique qu’il a initiée, espérer se rallier les opinions africaines ?

    Cette initiative dénote un courage politique, qui aurait pu lui valoir, en effet, l’indulgence d’une Afrique scrupuleuse sur les crimes et violences de l’ère coloniale. Mais, certains héritiers politiques de Ruben Um Nyobe contestent à la France le droit d’initier un tel projet. Car, pour eux, elle est le bourreau. Au-delà des réserves de certains Camerounais, c’est Emmanuel Macron lui-même qui altère l’impact de son initiative. Comme avec l’Algérie, avec le Rwanda, ou même le massacre de Thiaroye. Chaque fois, sans recevoir en retour la gratitude espérée. Probablement parce que nul ne comprend pourquoi certains, et par exemple pas Madagascar, où l’on a chiffré à près de 90 000 morts la répression de la révolte de 1947. Les courages parcellaires n’ont jamais remplacé une politique. Alors qu’il s’achemine vers la fin de son second mandat, rien ne laisse espérer qu’Emmanuel Macron aura les moyens d’engager et de faire aboutir d’autres initiatives similaires, partout où la violence coloniale a laissé de vives rancœurs. Il s’est parfois contenté de faire plaisir à tel ou tel pouvoir, dans quelques pays, oubliant de marquer son temps avec une politique valable pour tous. Il peut donc difficilement espérer voir l’Histoire le retenir comme le président qui aura vidé les contentieux coloniaux de la France.

    Il ne manquait pourtant pas de volonté vis-à-vis de l’Afrique…

    Entre Emmanuel Macron et l’Afrique, ç’aura été un perpétuel malentendu. Avec, certes, quelques initiatives dont aucun de ses prédécesseurs n’avait eu le courage. Mais, par les insuffisances de sa méthode, lui-même anéantissait l’impact de ses mesures. Ainsi de la restitution des œuvres d’art pillées à certains peuples durant la colonisation, et dont quelques-uns attendent toujours leur part. Ainsi du démantèlement, de gré ou de force, des bases militaires. De la suppression du compte d’opération des banques centrales de la zone Franc auprès du Trésor français, et de bien d’autres mesures courageuses, inédites depuis la fin de la colonisation. Ces audaces éparses ne lui vaudront pas la sympathie des peuples africains, tant qu’elles ne seront pas scellées par une politique claire et durable.

    En somme, la France ne peut espérer la compréhension de la jeunesse africaine en traitant séparément la violence coloniale…

    Tous les cas particuliers s’inscrivaient dans une politique globale. D’ailleurs, certains acteurs coloniaux, pour avoir fait la preuve de leur brutalité dans une colonie, étaient souvent envoyés sévir dans d’autres. L’histoire des peuples africains est bien trop imbriquée pour espérer la traiter efficacement en… pièces détachées ! Savez-vous, par exemple, que l’officier français qui orchestra le coup d’État qui a coûté la vie à Sylvanus Olympio, en 1963 au Togo, était, auparavant, un acteur central de la répression des maquis de l’UPC au Cameroun ? Se rappelle-t-on que les soldats à l’origine de ce putsch sanglant revenaient d’Algérie, après les Accords d’Evian ? Sait-on seulement que la rancœur de ces soldats venait du refus de Sylvanus Olympio de les intégrer dans l’embryon d’armée du Togo, sous prétexte qu’ils étaient partis d’eux-mêmes s’enrôler volontairement dans l’armée française à Ouidah (au Bénin), pour combattre les Algériens qui se battaient alors pour leur indépendance, pendant que les Togolais, eux, luttaient pour leur propre indépendance ? Chaque peuple aspire à comprendre les conditions déterminantes dans lesquelles s’est noué son destin. L’enjeu, pour la France, est d’inspirer durablement confiance à des peuples héréditairement dans le doute, quant à sa sincérité. Cela suppose une politique qui ne varie pas au gré des circonstances et des rapports que le chef de l’État français peut entretenir avec tel ou tel de ses homologues. Bref, une politique qui survive au temps et aux hommes.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 1er février 2025 sur RFI

  • Mahamadou Bonkoungou heureux qu’EBOMAF “ait continué son développement”

    Mahamadou Bonkoungou heureux qu’EBOMAF “ait continué son développement”

    Pour ses vœux de la nouvelle année, Mahamadou Bonkoungou, le président directeur général d’EBOMAF, imagine 2025 ” prometteuse et exceptionnelle, avec des efforts renouvelés pour assurer un rendement sûr à nos partenaires”.

    Message

    “Nous sommes déjà à la fin de l’année 2024, une année caractérisée par de nombreux événements.

    Nous remercions Dieu le tout puissant et sommes extrêmement fiers de tout le travail que nous avons accompli et de la façon dont nous avons progressé.

    Nous sommes heureux que notre entreprise ait continué son développement, tout en gardant l’accent sur la qualité du travail et le respect des engagements souscrits.

    Cette nouvelle année s’annonce prometteuse et exceptionnelle, avec des efforts renouvelés pour assurer un rendement sûr à nos partenaires.

    Depuis 1989, nous mettons notre savoir-faire au service de la communauté mondiale et en particulier de l’Afrique.

    En investissant dans les secteurs du BTP, de l’aviation, des banques, des mines, de l’agriculture, de l’hôtellerie, du commerce général et bien d’autres domaines, nous avons voulu, de notre part, contribuer au développement de notre cher Continent, l’Afrique, et montrer à tous, en particulier aux États, que les compétences africaines sont fiables.

    Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude aux États et au partenaire qui font confiance à EBOMAF. Leur confiance et leur engagement sont essentiels à notre mission.

     Nous exprimons notre gratitude envers tous les employés et partenaires d’EBOMAF pour leur dévouement quotidien.

    En regardant vers l’avenir, nous sommes remplis d’optimisme car nous  avons établi des objectifs ambitieux et nous sommes prêts à relever de nouveaux défis, lancer de nouveaux projets et explorer de nouvelles opportunités.

    Cette nouvelle année, nous souhaitons une paix durable dans chaque pays et en particulier dans notre très cher pays le Burkina Faso.

    Pour terminer, Soyons réalistes, cette nuit, nous changerons juste notre façon d’écrire la date.

    Rien ne changera sauf la  date…

    Si vous voulez réussir, fixez-vous des objectifs et battez-vous pour les atteindre.

    À toutes et à tous, nous souhaitons une très bonne fin d’année 2024 et une bonne et heureuse année 2025″

    Mahamadou Bonkoungou, le magnat de BPT

  • La Chronique de Yves de Fréau : Le gouvernement, les dirigeants de clubs et le public sportif devront faire leur part

    La Chronique de Yves de Fréau : Le gouvernement, les dirigeants de clubs et le public sportif devront faire leur part

    Dans une sérieuse et profonde analyse, le Secrétaire Général de la FTF (Fédération Togolaise de Football), Tété Hervé Agbodan, a essayé de faire un court diagnostic de l’absence prolongée sur la scène continentale des sélections, toutes catégories, et clubs représentant le pays des Gnassingbé. Avant d’évoquer le problème lié à l’inefficacité des attaquants. Déjà à la fin de la saison dernière, le Colonel Guy Akpovy, le guide de la FTF, avait, lui, mis en lumière un problème majeur de ce football, lié à la corruption au niveau du corps arbitral…

    Du coup, la première réaction du Chroniqueur, qui signe son retour après un silence peu voulu…

    Le poète revient en ce début d’année, non pour souhaiter à toutes et à tous ses vœux de bonne santé, de réussite et de bonheur, mais pour rappeler à l’opinion sportive nationale qu’avant la 22e journée de la D1 Lonato et la 6e journée des Plays-offs du championnat de la D2 au Togo, la FTF avait initié la saison dernière, un certain vendredi 10 mai 2024 à son siège, une rencontre d’échanges avec les arbitres officiant dans les championnats D1 et D2. Rencontre qui faisait suite aux nombreuses plaintes formulées contre les arbitres après les rencontres de championnats. Le président de l’instance du football national, le Colonel Guy Akpovy, qui avait dirigé cette rencontre, avait d’emblée, été clair.

    Son principal objectif, étant de trouver avec ses collaborateurs des pistes de solutions à ces plaintes reçues. Aussi, assurait-i, : « J’ai eu à convoquer les arbitres qui officient les matchs de la D1 et de la D2. C’est pour une cause que nous l’avons fait. Vous savez que ces derniers temps, il y a eu assez de rumeurs sur la qualité de l’arbitrage, des manquements et autres, et des accusations parfois aussi graves. Il serait quand même intéressant de les appeler, de les écouter et mettre les points sur les i ».

    Le président avait poursuivi en disant que, « Sincèrement, nous avons découvert qu’il y a beaucoup de choses dans cette corporation. (…). Nous mettons quand même tous les moyens pour leur formation et le recyclage (…). Il déplore que, « C’est quand même décevant que vous constatez lors d’un match que par une décision simple de l’arbitre, on change le résultat du match. C’est ce qui fait mal. Et également le président des clubs qui nous propose, il faut me changer, je ne veux pas tel arbitre sur mon match et ainsi de suite. Alors ça devient un peu regrettable (…).

    Assez de corruptions dans le corps arbitral… Et une campagne de sensibilisation des supporters

    En effet, cette rencontre semblait permettre au président de bien cerner les problèmes de la corporation. Etant donné, affirmait-il ce jour-là… « Aujourd’hui, nous avons appris beaucoup de choses » avait-il révélé, avant de déclarer… « Je sais qu’il y a des non-dits, mais il y aura peut-être des décisions qui sortiront pour que les matchs vraiment se fassent dans de très bonnes conditions parce que bientôt nous allons finir le championnat, nous allons à la fin de la D2, c’est des play-offs où vraiment les enjeux sont énormes ». Le Comité exécutif de la FTF compte poursuivre aussi la sensibilisation auprès des supporters.

    Les arbitres des première et deuxième divisions, ainsi agrafés par le Colonel Akpovy, il était clair qu’une partie des maux dont souffre le football togolais depuis une vingtaine d’années est établie. Et l’année dernière (le 10 mai 2024), la corruption du corps arbitral national a chuté d’un cran. Tout comme le Togo qui peine à se hisser dans les compétitions africaines majeures. Aussi bien que ses représentants en Ligue des champions et en Coupe de la Confédération. L’absence prolongée des Eperviers sur la scène continentale, combinée à des éliminations répétées dans les différentes catégories, soulève des questions sur l’état contemporain du football national. Et le Secrétaire général de la Fédération Togolaise de Football (FTF) a pris la parole pour analyser cette situation, mettant aussi de son côté, en lumière un autre problème majeur : l’inefficacité des attaquants.

    Tété Hervé Agbodan met en lumière l’inefficacité des attaquants

    Dans son approche par rapport à ce sujet, le Secrétaire général de la FTF, estime que, : « Les matchs de nos sélections révèlent un véritable problème d’inefficacité offensive. Nous créons beaucoup d’occasions, mais nous peinons à les concrétiser. C’est un défi que nous devons relever », déclare-t-il. M. Tété Hervé Agbodan, qui fait allusion au match aller des éliminatoires du CHAN « Eperviers-Mena » (1-1) disputé à Kegue ! Il souligne en outre l’absence de buteurs performants dans le championnat local, disant ceci : « Sur ces dix dernières années, rares sont les joueurs ayant atteint les 20 buts en une saison. Une chose qui illustre clairement le manque de formation de qualité pour les attaquants », analyse-t-il. Et puis, selon HTA, cette carence offensive est liée à un manque de structures adaptées. « Pour remédier à ce problème, il faut des académies et des centres de formation bien structurés, capables de développer les compétences dès la base », ajoute-t-il.

    C’est là où l’autorité suprême devrait intervenir pour faire comme chez nos voisins du Bénin. Autant soulever que le Gouvernement d’à côté, a lancé le 02 juillet 2018, conformément à son Programme d’Actions, la construction de vingt-deux (22) stades omnisports prévus. A travers ce projet de rêve pour les inconditionnels des sports, il s’agit non seulement, de rendre les sports béninois compétitifs, attrayants en valorisant leurs acteurs, mais encore plus de doter les communes du Bénin d’infrastructures aux normes. Les stades concernés sont dans les communes de Djougou, Banikoara, Bembèrèkè, Kouandé, Malanville, Nikki, Tanguiéta, Abomey, Covè, Ouèssè, Savalou, Toffo, Aplahoué, Comé, Djakotomey, Dogbo, Grand-Popo, Adjohoun, Avrankou, Kétou, Ouidah et Pobè.

    Des stades omnisports qui font languir… Et un nouveau DTN prêt à faire évoluer les choses

    Quiconque habite au Togo et est amoureux, passionné de sport notamment du football, en ce début du championnat de première division (Lonato D1) devrait avoir au fond de lui, une certaine tristesse. Les dirigeants de clubs aussi. Sans penser à tous ces joueurs qui évoluent dans l’élite. Et c’est justement pour elle que le Directeur Technique National, Dodzi Eklu Siabi, a rencontré ce mercredi 15 janvier, au siège de la Fédération Togolaise de Football, les représentants de l’Association des Entraîneurs et Éducateurs de Football du Togo (ANEEFOOT) ainsi que ceux de l’ASSAFT (Association des Anciens Footballeurs du Togo), patronnée par Anthonio Têtê Amouzou. Cette rencontre visait à échanger de manière constructive sur les défis et les perspectives du football national.

    Et le DT national de planter le décor : «Nous avons échangé sur les problèmes auxquels est confronté notre football, aussi bien en ce qui concerne les joueurs, les encadrements que les infrastructures. De ce côté, nous nous orientons vers l’élaboration d’un statut du joueur de football. Qui peut-on appeler joueur professionnel, amateur, etc… et, à partir de là, fixer des conditions pour tous», a précisé l’ancien meneur de jeu d’Agaza Omnisport. Dont la mission, est à l’entame des échanges avec les acteurs du football. Dodzi Eklu Siabi a en effet rencontré Sebabi Gnéni, président de l’ANEEFOOT, ainsi que ses collaborateurs.

    Et le DTN de poursuivre : «J’ai souhaité échanger aujourd’hui avec l’ANEEFOOT. Nous avons abordé des sujets concernant les éducateurs et entraîneurs, notamment leur formation. Ils nous ont fait part de leurs préoccupations. Nous avons également discuté de plusieurs aspects liés à l’employabilité des éducateurs et entraîneurs de football ». L’initiative bien appréciée par l’ANEEFOOT, souhaite d’autres rencontres pour approfondir les différents sujets évoqués. Et pour l’ancien DTN, : « Notre prise de contacts avec le nouveau DTN a été très importante. On a eu à échanger sur le projet d’élaboration du statut de l’entraineur de football. Nous avons été satisfaits sur plusieurs autres points. Tous les sujets qui étaient des préoccupations de l’ANEEFOOT ont été discutés », a indiqué Sebabi Gneni, devenu président de l’ANEEFOOT. Vœux, recommandations ou pas, il faut pour le poète une conclusion pour cette Chronique.

    Et c’est une invite à faire en sorte qu’une douzaine de stades omnisports soient projetés sur toute l’étendue du territoire, que l’arbitrage fasse plus de progrès, que le champion et son dauphin soient de véritables méritants et que les sélections nationales ne déçoivent pas leurs supporters. Toutes les entités devraient faire leur part de sorte que notre football, qui était en Coupe du monde régénère des stars. Et qu’aussi, la monotonie ne s’installe pas dans le classement de notre championnat à la fin des 6 dernières saisons, comme ça a été le cas.

    Chronique d’Yves de Fréau (page Facebook)

  • Bienvenue au festin du sous-sol de la RDC !

    Bienvenue au festin du sous-sol de la RDC !

    Rwanda : 26.338 km², 14 millions d’habitants, une armée de 33 000 hommes. RDC : 2,345 millions de km², 102 millions d’habitants, une armée de 134 000 soldats. Au regard des enjeux, les Congolais seraient bien naïfs de croire que des sanctions suffiraient à dissuader Paul Kagame de soutenir le M23.

    Pourquoi donc les dirigeants congolais peinent-ils autant à mobiliser la communauté internationale, y compris l’Afrique, en faveur des sanctions contre le Rwanda pour son soutien au M23, alors que la collusion entre Kigali et le M23 semble attestée par les Nations unies ?

    À l’évidence, aucun pays ne voudrait se brouiller avec Paul Kagame, pour faire plaisir à Félix Tshisekedi. Non pas qu’ils contestent la responsabilité du Rwanda dans cette rébellion, mais il se trouve que le dirigeant rwandais a acquis, sur l’échiquier africain, une envergure telle que nul n’ose l’embarrasser, pour juste contenter les Congolais. Tous ont conscience que nous vivons une ère d’injustices, auxquelles les États réagissent non pas en fonction de la nature ou de la gravité des faits, mais en fonction du poids ou de l’importance de ceux qui les commettent ou les subissent.

    Plutôt que de s’agacer de l’indifférence bienveillante de la communauté internationale vis-à-vis du Rwanda, Félix Tshisekedi devrait peut-être convaincre son peuple de ce que le chemin de l’honneur, pour les Congolais, est de défendre leur patrie. Au regard des enjeux, les Congolais seraient bien naïfs de croire que des sanctions suffiraient à dissuader Paul Kagame de soutenir le M23, que le ministre congolais de la Communication lui-même qualifie de pantins.

    Mais comment combattre un M23 dont les forces semblent plus aguerries que l’armée congolaise ?

    Peut-être en redoublant d’efforts, de détermination et de sérieux. Que le Rwanda, pays de 14 millions d’habitants, tienne en respect la RDC et ses 102 millions d’âmes est une anomalie. Et que les rebelles du M23, même soutenus par les quelque 33 000 hommes de l’armée rwandaise, parviennent à mettre en difficulté l’armée de RDC et ses 134 000 hommes est une autre preuve des insuffisances d’un leadership systématiquement défaillant, dont Félix Tshisekedi n’est que l’impuissant héritier. Mobutu Sese Seko ne se souciait que de sa sécurité personnelle. Et sa tristement célèbre Division spéciale présidentielle, plus prompte à massacrer les étudiants sans défense qu’à défendre la patrie, a été incapable de lui sauver la mise, lorsqu’en 1997, Laurent-Désiré Kabila, porté par les troupes rwandaises et ougandaises, l’a renversé.

    Mais cette chute de Mobutu partait d’une faute politique, comme partout où des nationaux vont chercher des mercenaires ou des armées étrangères pour conquérir le pouvoir ou le conserver. D’ailleurs lorsque, n’en pouvant plus de la tutelle de ses parrains rwandais et ougandais, Kabila a voulu s’en émanciper, il a eu droit à une suite de petites guerres, un assassinat, puis des générations spontanées de rébellions, dont le M23 n’est que l’ultime succédané. Et, chaque fois, les dirigeants ont appelé au secours des voisins qui se sont révélés être de gloutons prédateurs, trop heureux d’avoir table ouverte au festin du sous-sol congolais.

    N’est-ce pas un peu cruel de suggérer que les prédateurs ont été conviés par les Congolais eux-mêmes ?

    Toute l’Afrique crierait à l’impérialisme si des Chinois, des Français ou des Américains s’introduisaient dans tel pays africain, pour extraire les minerais de son sous-sol, sans autre forme de procès. Que l’Afrique se mure dans le silence, pendant que d’autres nations africaines pillent impunément la RDC, scandalise d’autant que d’authentiques chantres de la souveraineté africaine justifieront leur coupable cupidité par l’incapacité des leaders congolais à faire le bonheur de leur peuple, en dépit de toutes ces richesses.

    En RDC, les guerres sont aussi juteuses pour les prédateurs qu’elles sont sanglantes pour le peuple. Et la fâcheuse tendance de nombre de dirigeants politiques congolais à confisquer personnellement une part de la richesse nationale n’est, au fond, qu’une autre guerre, des politiciens contre leur propre peuple. D’où la perplexité des Congolais, lorsqu’ils entendent ces mêmes dirigeants dénoncer le pillage de leurs richesses par tel ou tel voisin.

    Pour convaincre de la sincérité de leur révolte, il ne reste plus à ces politiciens qu’un sursaut de probité dans la gestion de la part qui échappe aux étrangers. Ainsi, leurs concitoyens pourraient, un jour, dire que les prédateurs nationaux, eux, au moins, savaient voler avec empathie.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca (RFI) du 25 janvier 2025

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