Auteur/autrice : La Rédaction

  • L’Association Galien Africa lance l’Appel à candidatures pour son prix 2025

    L’Association Galien Africa lance l’Appel à candidatures pour son prix 2025

    L’Association Galien Africa a lancé l’Appel à candidatures pour la cinquième édition du prix qui porte son nom. C’était le 31 mars dernier, en partenariat avec la Fondation de l’institution.

    Dakar (Sénégal), 31 mars 2025 – En partenariat avec la Fondation Galien, l’Association Galien Africa lance, ce 31 mars 2025, l’Appel à candidature pour la cinquième édition du Prix Galien Afrique qui consacre l’excellence et l’innovation. Les dossiers de candidature devront être soumissionnés en ligne sur www.prixgalienafrique.com.

    Depuis cinq ans, le Prix Galien Afrique a pour but de primer les chercheurs, les institutions et industries pharmaceutiques du secteur public ou du secteur privé ayant mis au point des initiatives, des services, des produits pharmaceutiques, biotechnologiques, de phytothérapie, de diagnostic, des dispositifs médicaux et des solutions digitales récemment introduits sur le marché africain.

    Quatre prix peuvent être décernés :

    • Le meilleur produit pharmaceutique,
    • Le meilleur produit de tradithérapie,
    • Le meilleur produit biotechnologique,
    • La meilleure technologie médicale ou solution digitale (dispositif médical, de diagnostic, esanté, télémédecine, dossier patient, etc.).

    Chaque Prix est doté d’une bourse de 20 000 000 FCFA (Vingt Millions de Francs Cfa), soit environ 30 000 USD (Trente Mille US Dollars).

    Ils seront attribués pour les produits, initiatives et services très probants ou prometteurs, dans le domaine des découvertes et thérapies innovantes aux services de l’humanité et de la santé animale et environnementale. Le Prix Galien Afrique récompense les sciences pharmaceutiques qui améliorent la condition humaine, animale et environnementale, principalement sur la base de deux critères : Innovation et/ou découverte Impact sur le continent africain.

    La Fondation Galien créée par feu M. Elie Wiesel, Prix Nobel de la Paix, décerne depuis plus de 50 ans le Prix Galien international qui se positionne comme le Prix Nobel en matière d’innovation pharmaceutique.

    Depuis 2009 il lui est associé un Forum scientifique.

    Depuis 2018, le Forum Galien Afrique est organisé à Dakar et abritera cette année la cinquième édition du Prix Galien Afrique.

    Le Forum Galien Afrique, offre une plateforme d’échanges scientifiques de haut niveau sur des questions d’intérêt commun, les priorités de notre continent pour les africains et par les africains. Il réunit des Prix Nobel, des Leaders politiques, des experts, des chercheurs, des étudiants, des médecins, des socio-anthropologues, des biologistes, des innovateurs, des investisseurs, des organisations internationales, la société civile, le secteur privé, etc.

    Les dépôts de candidature sont faits uniquement par voie électronique sur la base du formulaire disponible à l’adresse web : www.prixgalienafrique.com

    PRIX GALIEN AFRIQUE

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Contact médias : +221 77 226 04 07 / communication@forumgalienafrique.com

  • Discrétion, distinction et humilité: hommage à Essy Amara

    Discrétion, distinction et humilité: hommage à Essy Amara

    Par la classe et l’exemplarité qu’ils affichaient dans l’exercice de leur métier, les diplomates de sa trempe ne pouvaient que susciter des vocations.

    Diplomate de carrière, Essy Amara, dernier ministre des Affaires étrangères de Félix Houphouët-Boigny, s’en est allé cette semaine, à 82 ans. En quoi les hommages qui lui sont rendus se distinguent-ils des convenances habituelles, souvent teintées d’hypocrisie, qui saluent chaque disparition de personnalité publique ?

    Nul ne peut exclure que certains de ces hommages manquent de sincérité. Mais Essy Amara était un diplomate d’envergure, d’une redoutable efficacité. Et surtout, d’une discrétion et d’une humilité rares à un tel niveau. Sous toutes les latitudes, il a su brillamment représenter son pays. Il a même signé quelques-unes des plus belles pages de l’histoire du continent, notamment en pilotant, de 2001 à 2003, la mutation de l’Organisation de l’Unité Africaine en Union africaine. Les colonnes d’apothéose dressées en sa mémoire sont donc méritées. Particulièrement dans le contexte actuel d’incertitude généralisée, où des dirigeants piaffent et vocifèrent, persuadés de faire preuve de force ou de puissance en détraquant l’économie mondiale ou en détruisant le fragile équilibre du monde.

    Où sont donc, dans la diplomatie africaine, les « Essy Amara » d’aujourd’hui ? Si tant est qu’il y ait encore une diplomatie africaine… Aucun pays ne peut exister aux yeux du reste du monde sans une diplomatie solide, avec un vivier de diplomates de qualité, comme celui qu’avait constitué Félix Houphouët-Boigny, même si, en plus de trente ans de pouvoir, il n’a eu que trois ministres des Affaires étrangères.

    À quoi tenait donc cette longévité relativement exceptionnelle ?

    La diplomatie est un métier complexe, dans lequel la stabilité peut être gage d’efficacité. Durant les cinq premières années d’indépendance, le président assumait lui-même cette fonction, ensuite confiée à Arsène Usher Assouan, brillant avocat, qui avait été son attaché de cabinet lorsqu’il était ministre d’État dans le gouvernement français. En 1977, Usher Assouan est remplacé par l’ambassadeur à Londres, Siméon Aké, à qui succèdera Essy Amara en 1990. À la mort du « Vieux », en décembre 1993, il sera reconduit par Henri Konan Bédié, jusqu’au coup d’État de 1999.

    En Côte d’Ivoire, la diplomatie était un corps d’élite. Même lorsqu’ils ont, par la suite, assumé d’importantes fonctions, les grands diplomates ont toujours revendiqué leur rang d’ambassadeur, comme un titre de noblesse. Dans l’administration de nombreux pays d’Afrique, le ministère des Affaires étrangères était de ces départements qui passaient, autrefois, pour des sanctuaires de compétences. Au même titre que l’Économie, les Finances, le Plan… Il fallait, pour y officier, justifier de compétences qui ne s’improvisaient pas. Certains postes importants n’étaient confiés qu’à des fonctionnaires ayant brillamment gravi tous les échelons. Mais avec le népotisme, le régionalisme, le favoritisme politique et l’incompétence qui va avec, ces administrations, presque partout, ont été peu à peu dépréciées.

    Les cadres valables ont-ils, pour autant, disparu partout ?

    Non, heureusement ! Mais, à force d’arbitraire et de complaisance, bien des carrières ont pu être contrariées, poussant plus d’un au découragement, à la démotivation. L’excellence a fini par sombrer. Les pistonnés et autres imposteurs ont éclipsé les meilleurs. Voilà comment un métier exigeant, sérieux et demandant rigueur et correction en permanence, en est venu à être livré aux champions de la facilité et de la gloire à bon marché, se délectant de l’illusion de grands voyages, de réceptions, de paillettes et autres projecteurs éclatants. Et les diplomates, dans bien des pays, sont devenus des monstres de maladresse, bafouant au quotidien les convenances diplomatiques les plus élémentaires.

    Par la distinction et l’exemplarité qu’ils affichaient en toute circonstance dans l’exercice de leur métier, les diplomates de la trempe d’Essy Amara suscitaient bien des vocations. On regrettera que la plupart n’aient pas laissé d’écrits sur les grands moments de l’Afrique indépendante dont ils ont été témoins ou acteurs. Pour reprendre l’image d’Amadou Hampâté Bâ qui comparait à une bibliothèque qui brûle tout vieillard qui meurt, il faut juste rappeler que les modèles africains de sérieux et de rigueur doivent être gravés. Avant que la superficialité ne vienne tout submerger.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 12 avril 2024 sur RFI

  • Au garage ”Nouveau Départ”,  réparation rapide à un prix concurrentiel

    Au garage ”Nouveau Départ”, réparation rapide à un prix concurrentiel

    Situé à Bè-Hédze, rue Palakoko, au lieu-dit Boka, dans la commune du Golfe 1, à Lomé donc, ”Nouveau Départ” est un garage de réparation efficace des voitures de toutes marques sauf les poids lourds.

    Fondé il y a une dizaine d’années par le duo formé par Michel Kokou (mécanicien) et Dodji Kodjovi (électricien), ”Nouveau Départ” (ND) offre des prestations d’entretien et de réparation de véhicules dans une ambiance conviviale.

    Efficacité

    Les fondateurs, bien que jeunes, ont au moins deux décennies d’expérience derrières eux qu’ils mettent aux services de leurs clients. Leur devise : honnêteté et qualité à moindre frais.

    Au ”Nouveau Départ”, « les garagistes s’assurent que le véhicule fonctionne correctement après une réparation ou une intervention. Ils prennent le soin d’expliquer à leurs clients les réparations nécessaires sur leur véhicule et les raisons pour lesquelles elles sont indispensables », résume Michel Kokou.

    Le duo répare l’engin après un accident ou après une panne, commande et remplace des pièces défectueuses, règle et vérifie le bon fonctionnement d’un engin et remplit le carnet d’entretien avec précision.

    Equipements

    Si la mission classique  du mécanicien consiste à entretenir un véhicule, vérifier le niveau d’huile, l’eau, la pression des pneus, l’efficacité des freins, le fonctionnement de l’antipollution,  réaliser la vidange, remplacer les pièces défectueuses, réparer un engin après un accident ou après une panne, son autre objectif est d’aider les  confrères garagistes en situation difficile à détecter et réparer les pannes à un temps record.

    Le garage dispose d’un palan, d’un stock initial de pièces détachées courantes, d’un démonte-pneus, d’un poste de soudure pour les réparations métalliques. Et ambitionne d’acheter, dans les tout prochains jours, un  pont élévateur pour travailler sous les véhicules, d’un banc diagnostic électronique pour identifier les pannes, entre autres.

    Les qualités citées dans le tableau de la mécanique sont reconnues aussi aux autres sections. ND en compte au total quatre. En dehors de la mécanique, il y a aussi les départements électricité, soudure, peinture-froid.

    Dodji Kodjovi et Kokou Michel, les fondateurs du garage ”Nouveau Départ”

    Bas prix

    Dodji Kodjovi est un virtuose. Il « maîtrise les principes de l’électronique, des circuits électriques, des composants électroniques et des systèmes embarqués comme sa poche », lui reconnait un de ses clients.

    Et ce dernier d’enchaîner : « Il a une capacité d’analyse et d’interprétation des problèmes d’électricité de nos voitures, une capacité à diagnostiquer rapidement et efficacement les pannes ».

    Un autre client de complémenter. « Ce qui me plait chez Michel et Dodji est qu’ils ne font pas seulement du bon boulot. Ils ne sont pas aussi chers comme les autres de leurs confrères de la place », recommande-t-il.

    Si leur duo fonctionne sans écueils  jusqu’aujourd’hui c’est parce que l’un et l’autre sont complémentaires et se comprennent à demi-mot. « En dehors du travail, nous formons une famille. Ce qui rejaillit positivement sur nos prestations et la formation de nos apprentis », insiste M. AMETOWOGBLO.

    Pour solliciter leurs services, il suffit de contacter : (228) 91 91 45 81 ou 93 32 63 46.

  • Côte d’Ivoire : l’ancien ministre des Affaires étrangères Amara Essy est décédé

    Côte d’Ivoire : l’ancien ministre des Affaires étrangères Amara Essy est décédé

    Celui qui fut en charge de la diplomatie ivoirienne pendant plus d’une décennie dans les années 90 s’était déclaré candidat à la présidentielle d’octobre 2015 avant de renoncer à trois semaines du scrutin.

    « Décès de Essy Amara, ex-ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération internationale (1990-1999), à son domicile à Abidjan-Cocody dans la nuit du 7 au 8 avril 2025 », a indiqué la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI) dans une publication sur Facebook.

    Diplomate chevronné, né à Bouaké le 20 décembre 1944, il a occupé de 2001 à 2003 le poste de secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) qui deviendra plus tard l’Union africaine. Il avait démarré sa carrière dans les années 70 comme premier conseiller à l’ambassade ivoirienne au Brésil, où sa ressemblance avec le footballeur Pelé lui a valu une grande notoriété.

    « Plus diplomate que politicien »

    Son parcours le mènera ensuite au siège des Nations unies à Genève (1975-1978), puis à Buenos Aires et de nouveau à New York (1981-1990). Il préside le Conseil de sécurité en 1990 puis la 49ème session de l’Assemblée générale des Nations unies (1994-1995).

    Celui qui se disait « plus diplomate que politicien » s’était déclaré candidat à la présidentielle d’octobre 2015, en opposition au chef de l’État Alassane Ouattara, mais avait retiré sa candidature à trois semaines du scrutin.

    AFP

  • Exigeons la dignité :  ensemble, agissons pour la garantie du droit à la santé maternelle au Togo.

    Exigeons la dignité :  ensemble, agissons pour la garantie du droit à la santé maternelle au Togo.

    Les autorités togolaises ont pris des initiatives pour rendre plus abordables les soins de santé maternelle, mais il est essentiel qu’elles mettent en place de nouvelles mesures pour que les femmes enceintes puissent accoucher de façon digne dans des établissements où elles recevront une aide et des soins appropriés. Agissez maintenant pour exigez la garantie du droit à la santé maternelle au Togo.

    Quel est le problème?

    Au cours des dernières années, les autorités togolaises ont pris des initiatives pour rendre plus accessibles les soins de santé maternelle. Le programme Wezou, lancé en 2021, représente une importante avancée car il vise à réduire les taux de mortalité maternelle et néonatale en permettant aux femmes d’avoir accès aux services de santé maternelle à moindres frais. Une dérogation spéciale est accordée aux jeunes filles âgées de moins de 18 ans selon les autorités. Cependant des améliorations sont encore nécessaires.  

    En amont de son lancement, des sites internet officiels avaient annoncé que le programme Wezou allait « rendre les soins de santé gratuits pour les femmes enceintes ». Mais en pratique, seuls certains services sont gratuits. Par exemple, les antibiotiques qui sont souvent prescrits après l’accouchement ne sont pas couverts par le programme. Aussi, le programme Wezou est conçu pour l’échelon sanitaire périphérique c’est-à-dire les centres médico-sociaux (CMS). Il n’est pas effectif au centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio (CHU SO) ce qui constitue également un frein à l’effectivité de la prise en charge pour les couches les plus vulnérables—y compris les patientes mineures qui ont besoin de l’accord du service en charge du programme afin d’être enrôlées.  

    Selon les lignes directrices de l’OMS, il est important de promouvoir des « soins de maternité respectueux », c’est-à-dire des soins qui sont fournis avec humanisme de façon à préserver la dignité des femmes {…}, à garantir leur protection contre la souffrance et les mauvais traitements ».  Cependant, malgré les efforts consentis par le gouvernement togolais pour réduire les taux de mortalité maternelle et néonatale, les femmes enceintes sont toujours vulnérables face à une mauvaise prise en charge ; le personnel de santé reste indexé même si pour eux aussi les conditions de travail sont difficiles.  

    Tous les services de maternité visités manquaient de personnel suffisant mais également d’équipements de base nécessaires pour recevoir les patientes et assurer les soins. Dans un des centres médico-sociaux (CMS) de Lomé, la délégation d’Amnesty International a constaté que les tables d’examen étaient en piteux état dans la salle de consultation anténatale, et en raison du manque de lampes scialytiques, les sage-femmes devaient utiliser la torche de leur téléphone portable pendant les consultations.  

    En 2024, un important lot de matériel a aussi été mis à la disposition des structures sanitaires pour renforcer leurs capacités de prise en charge. De même le personnel soignant a été renforcé en effectif notamment au niveau des sages femmes, accoucheuses et des gynécologues obstétriciens

    Cependant, ces efforts notables restent insuffisants face à la situation constatée dans les services de maternité qui ont été visités par les délégués d’Amnesty International. Les autorités togolaises doivent agir pour mettre fin aux mauvaises conditions d’accouchement que vivent les femmes enceintes dans les centres de santé au Togo.

    Ce que vous pouvez faire

    Rejoignez-nous pour exiger la garantie du droit à la santé maternelle au Togo. Signez cette pétition maintenant!

    Source: https://www.amnestytogo.org/

  • Est de la RDC: réactions prudentes à Kinshasa sur l’éventuelle nomination du président du Togo comme médiateur

    Est de la RDC: réactions prudentes à Kinshasa sur l’éventuelle nomination du président du Togo comme médiateur

    Le président togolais Faure Gnassingbé a été pressenti pour reprendre la médiation entre la RDC et le Rwanda. Une décision annoncée le 5 avril 2025 par João Lourenço, président angolais et président en exercice de l’Union africaine (UA), lors d’une réunion virtuelle du bureau de l’organisation. Lourenço, qui occupait cette fonction depuis deux ans, a confirmé son retrait et plaidé pour la continuité du dialogue entre Kinshasa et Kigali. À Kinshasa, la majorité prend note tandis que l’opposition émet des réserves.

    En RDC, au sein de la majorité, on prend acte, sans critique ouverte. Lambert Mende, député et membre du présidium de l’Union sacrée, la plateforme au pouvoir, explique que son camp n’a « pas d’acrimonie particulière » envers le président togolais : « Lorsqu’on entre dans des jugements de valeur, on risque de ne pas s’en sortir. Tous les pays ont leurs défis à relever. L’Angola, par exemple, a connu une guerre civile atroce. Nous ne pouvons pas nous substituer au peuple togolais pour pouvoir décider si le président Gnassingbé a réussi ou pas à réconcilier toutes les parties qui étaient en litige dans son pays. Ce qui compte aujourd’hui, c’est de pouvoir parler avec le Rwanda, un État qui a agressé notre pays. Il faut absolument un facilitateur. Est-ce que Faure Gnassingbé est le bon ? Est-ce qu’il est pertinent ? Est-ce qu’il ne l’est pas ? Notre chef de l’État en jugera et nous tiendra informés. »

    Dans l’opposition, la réaction est plus mesurée. Pour Claudel-André Lubaya, opposant et membre du Cadre de concertation des forces politiques et sociales, le nom de Faure Gnassingbé importe peu. Selon lui, si l’Union africaine l’a proposé, elle doit avoir ses raisons. Mais il alerte sur un autre point : « Je salue toutes les initiatives de paix. Mais aujourd’hui, elles sont dispersées, parallèles, parfois concurrentes et simultanées. Leur juxtaposition crée de la confusion et nous éloigne chaque jour de la solution que notre peuple attend. Il faut vite ramener de la clarté et une meilleure coordination. »

    Une nomination qui doit encore être validée à l’UA

    Reste une étape avant une éventuelle nomination officielle : la proposition concernant le président Faure Gnassingbé doit encore être validée formellement par l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, via la procédure dite de « silence ».

    Et pendant ce temps, un autre processus suit son cours : les délégués du gouvernement congolais et du groupe politico-militaire AFC/M23 sont attendus à Doha pour un deuxième round de discussions, dans le cadre de la médiation discrète menée par le Qatar.

    Source: RFI

  • Une mort gratuite! Scandaleusement douloureuse!

    Une mort gratuite! Scandaleusement douloureuse!

    Dans une Afrique largement handicapée par l’incompétence de certains de ses dirigeants, faire correctement son travail aussi peut vous coûter la vie. Surtout si votre « zèle » froisse une personnalité. Ou un des sous-fifres qui l’entourent…

    Il s’appelait Fiston Kabeya. Roué de coups et embarqué par la garde rapprochée de la Première ministre de RDC. Mort s’en est suivi. Son crime : avoir osé rappeler le Code de la route à ses bourreaux, qui roulaient à contresens sur un boulevard de Kinshasa. Le « profond regret » de Madame Judith Suminwa et la dédramatisation du pouvoir n’ont pas suffi à calmer l’opinion congolaise, scandalisée. À quoi faut-il s’attendre, désormais ?

    Au rythme auquel de tels scandales se succèdent dans ce pays, il serait vain d’espérer une révolution durable des mœurs. L’opinion sera bientôt captivée par un autre de ces drames à répétition qui rythment la vie des Congolais, et dont cette délinquance routière d’État n’aura été qu’un triste épisode de plus.

    Par contre, l’expédition punitive de l’escorte de la Première ministre choque d’autant plus que, après la brève altercation verbale avec les gardes, Fiston Kabeya et ses collègues avaient aidé le cortège à s’extirper des embouteillages. Mais, une fois leur patronne déposée à destination, ces gardes sont revenus violenter l’insolent agent. Comme si, dans cette nation, l’entourage de chaque détenteur d’une once de pouvoir politique se croyait habilité à décréter quels comportements relèvent du crime de lèse-majesté et comment le punir. Convaincus de leur impunité, ils se vautrent donc tous dans la violation des droits des autres.

    Comment expliquer un tel niveau de violence de la part l’escorte d’une Première ministre ?

    Il y a, dans les rapports qu’entretient le pouvoir avec les populations dans de nombreux pays africains, une charge de brutalité, qui remonte à la colonisation. Le colonisateur supportait mal la contestation, encore moins la rébellion, qu’il réprimait violemment ! À l’indépendance, cette propension à brutaliser s’est perpétuée avec certains dirigeants des jeunes nations. Au Cameroun, par exemple, il y a eu transmission, à travers la répression des maquis de l’UPC. Comme une passation de service sur l’art de réprimer. Pour écraser les populations, le pouvoir colonial s’appuyait essentiellement sur la soldatesque africaine, base des futures armées nationales. Au camp de Thiaroye, les Blancs n’étaient pas seuls à massacrer les tirailleurs réclamant leur dû. En Guinée, où Sékou Touré faisait torturer et mettre à mort les ennemis réels ou supposés de son régime, le Camp Boiro était tenu par des nationaux. Mais, leur fonctionnement était calqué sur ce qui se faisait sous la colonisation.

    De cette violence coloniale, Aimé Césaire disait qu’elle « dé-civilisait le colonisateur, l’abrutissait, le réveillait aux instincts enfouis, à la convoitise… ». Et c’est pour mettre en garde contre la perpétuation de cette violence qu’il écrivait que les dirigeants africains ne devaient pas considérer l’indépendance comme l’occasion, pour eux, de venir, en lieu et place du Blanc, « faire le Blanc sur le dos de leurs frères Noirs ». Ce que l’escorte de la Première ministre a fait subir à Fiston Kabeya rappelle, en tout point, les brimades et les violences de la colonisation belge dans ce même Congo.

    N’est-ce pas, là, une lecture d’une grande tristesse ?

    Chaque dépositaire de l’autorité croit, hélas, incarner, personnifier le peuple, et supporte mal toute remise en cause. Et le matamore de l’entourage d’un Premier ministre se prend pour le Premier ministre des matamores. Plus ils sont intellectuellement limités, plus ils se laissent griser par le sentiment de puissance. Or, dans cet environnement de népotisme généralisé, si Fiston Kabeya avait été le cousin d’un ministre, il serait peut-être de ceux qui roulent impunément à contresens et se pavanent comme s’ils étaient des génies. Avec ce réflexe de brutes propre à ceux qui aiment persécuter les gens qui leur semblent en position de faiblesse. Cette fin tragique de Fiston Kabeya rappelle que les allées du pouvoir pullulent de gens dangereusement primaires. Le fait qu’ils gravitent autour d’un chef d’État ou d’un Premier ministre n’y change rien.

    C’est dur à entendre. Mais, dans nombre d’États africains, la proximité avec le pouvoir pousse beaucoup à se croire omnipotents, avec droit de vie ou de mort sur tout citoyen qui s’aviserait de les défier. C’était aussi cela, le pouvoir colonial !

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du samedi 5 avril 2025

  • Toujours dans l’indolence du pacte colonial

    Toujours dans l’indolence du pacte colonial

    En persistant, six décennies après les indépendances, à exporter, brutes, ses matières premières, l’Afrique, perpétue elle-même la répartition du travail qui, pour ne pas faire concurrence à la métropole, la figeait, au temps colonial, dans le sous-développement.

    De retour d’une tournée dans la région des Grands Lacs, le Dr Ronny Jackson a dressé, pour le Congrès américain dont il est membre, un état des lieux d’une très grande sévérité sur l’est de la RDC. Avec des propositions qui pourraient paraître discutables, sinon controversées, aux yeux de certains. Les constats de l’élu républicain ne reflètent-ils pas, malgré tout, quelques vérités, à prendre en compte ?

    Il serait difficile de lui donner tort, lorsqu’il dépeint l’est de la RDC comme la caricature du « Far West », avec toute la charge que porte, dans l’imaginaire collectif, cette métonymie. Au XIXe siècle, le Far West américain se distinguait, en effet, par la loi du plus fort, et plus personne n’y reconnaissait les règles communes. Et il a raison d’insister sur l’incapacité du gouvernement de Kinshasa à contrôler la région, par manque de ressources. On a du mal à le contredire, même lorsqu’il pointe du doigt la corruption, l’enrichissement de certains membres du gouvernement et de leurs familles, pendant que la population survit péniblement. Quant à la responsabilité des pays voisins, Ouganda, Rwanda et Burundi, elle n’est pas contestable. Il les accuse, doux euphémisme, d’importer des minerais de l’est du Congo.

    Certaines de ses propositions sont, par contre, déroutantes. D’aucuns pourraient lui reprocher de reprendre à son compte l’argumentation des soutiens de la rébellion, quand il explique leur guerre par ce qu’il considère comme un déficit d’inclusion, par rapport à la citoyenneté congolaise des communautés rwandophones auxquelles sont d’ordinaire associés les rebelles du M23. Et l’idée d’intégrer les rebelles à l’armée nationale pourrait choquer, au regard de ce qui a déjà été fait dans ce sens, en vain.

    Pourquoi, alors, donner une telle importance à ses propositions ?

    Parce que Ronny Jackson passe pour être très proche de Donald Trump. Et sa perception pourrait s’imposer comme « la politique » congolaise des États-Unis. D’autant que sa vision et son insistance sur les difficultés pour les entreprises (américaines) qui voudraient s’implanter en RDC semblent conditionnées par cette forme d’avidité qui règne à Washington pour certains minerais stratégiques. Comme si l’essentiel, au fond, était de reproduire, en RDC, ce que les États-Unis tentent d’obtenir avec l’Ukraine, en échange de la paix. À ce prix, les rapports de son pays avec la RDC pourraient déboucher sur ce que l’on qualifiait, jadis, de pacte colonial. Et qui consistait, pour les nations colonisées, à alimenter en matières premières les industries de la métropole.

    Ce serait inquiétant, car cette répartition du travail fige les pays africains dans le sous-développement, comme dans un piège sans fin. Mais, s’il y a faute, elle incombe d’abord aux Africains eux-mêmes, qui oublient de s’industrialiser, se contentant d’engranger les royalties, pour fournir aux autres de quoi faire tourner leurs industries. Imaginez qu’un coffret d’un kilogramme de chocolat, chez un des meilleurs chocolatiers mondiaux, peut coûter, en Occident, jusqu’à 64 fois le prix du kilogramme de fèves de cacao payé au producteur africain ! L’on retrouve plus ou moins la même échelle de déséquilibre pour tout ce qu’exporte, brut, l’Afrique : café, coton, karité, bois, etc. La Chine doit largement sa richesse actuelle à la transformation des matières premières qu’elle importe d’Afrique.

    Pourquoi, alors, l’Afrique se cantonne-t-elle dans ce rôle de fournisseur de matières premières, pour enrichir les industries partout dans le monde ?

    Déficit de leadership ! Et d’audace ! Les rares nations africaines qui s’en sortent sont celles qui savent prendre leur part dans la transformation de leurs matières premières. Si la RDC regorge de minerais essentiels pour les batteries d’ordinateurs, téléphones portables et autres véhicules non polluants, pourquoi donc n’exigerait-elle pas qu’au moins une des premières transformations nécessaires se fasse sur son sol ?

    C’est ce que font, par exemple, les Botswanais, avec le diamant. Anvers, en Belgique, demeure, certes, la ville la plus prestigieuse du monde pour ce qui est de la taille du diamant. Mais, sur ce marché, Gaborone, capitale du Botswana où se situe la plus grande mine de diamant à ciel ouvert au monde, est loin d’être négligeable. Ainsi, grâce au leadership visionnaire de ses dirigeants, ce pays abrite les implantations de prestigieuses entreprises internationales : Hyundai, SABMiller, Daewoo, Volvo, Siemens…

    « Que tombe la pluie ! », dit la devise du Botswana. Mais, pour qu’elle tombe effectivement, les Africains devraient s’interroger, se remettre en cause, plutôt que de compter sur la bonté de ceux qui prospèrent sur leur indolence.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 29 mars 2025 sur RFI

  • Togo-François Boko explique les raisons de la dépréciation de la CEDEAO

    Co-fondateur, avec Kofi Yamgnane et Jean-Sylvanus Olympio, de Freedom Togo, un mouvement de libération nationale du Togo, François Akila Esso Boko s’est livré à Victoire FM, une radio privée basée à Lomé.

  • Togo: dans un rapport à l’ONU, la société civile dénonce les disparitions forcées et arrestations dans le Nord

    Togo: dans un rapport à l’ONU, la société civile dénonce les disparitions forcées et arrestations dans le Nord

    Le Comité des disparitions forcées des Nations unies tient actuellement sa 28ème session à Genève, du 17 mars au 4 avril 2025. À cette occasion, le Togo, ayant ratifié la convention en juillet 2014, soumet un rapport périodique sur la mise en œuvre de ses engagements en la matière. Plusieurs organisations de la société civile togolaise ont également envoyé leur propre rapport, complétant la version officielle. Celles-ci pointent notamment la situation dans le nord du pays, sous état d’urgence, les interpellations hors cadre légal et les disparitions forcées dénoncées à la suite des crises politiques qu’a traversées le pays.

    La société civile togolaise a remis son rapport au Comité des disparitions forcées de l’ONU. Elle y dénonce l’état d’urgence dans le nord, les interpellations arbitraires et les disparitions liées aux crises politiques.

    Plusieurs organisations, dont le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT), s’intéressent particulièrement à la région des Savanes, dans l’extrême nord, placée sous état d’urgence sécuritaire depuis 2022 en raison de la menace terroriste. Elles évoquent quelques cas d’enlèvements de civils par des groupes armés non identifiés entre 2022 et 2023. Mais aussi des arrestations, notamment à Mandouri, où les proches des personnes interpellées restent sans nouvelles pendant de longues périodes.

    De plus, l’accès très restreint à la prison civile de Sotouboua, aménagée pour accueillir des personnes arrêtées dans le cadre d’enquêtes liées au terrorisme, constitue également une source d’inquiétude. Les visites des proches et des organisations y sont quasi impossibles.

    Des interpellations hors cadre légal

    Par ailleurs, la société civile mentionne les crises socio-politiques qu’a traversées le Togo. La Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJRR) aurait reçu une centaine de dépositions pour disparitions forcées. Or, à ce jour, soulignent les organisations togolaises, aucune information publique ne permet de savoir si des investigations ont été menées sur ces dossiers.

    Les organisations soulignent également certains cas d’interpellations qui s’apparenteraient à des disparitions forcées, car ne respectant pas le cadre légal. L’Association des victimes de la torture au Togo (Asvitto) cite notamment un cas précis : celui d’un fonctionnaire de la gendarmerie de Kara, disparu en août 2020 pendant son service. Sa famille demeure, jusqu’à ce jour, sans réponse.

    Contactées par RFI, les autorités togolaises n’ont pas donné suite.

    Source : rfi.fr/fr

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