Étiquette : REMAPSEN

  • Santé mentale : Lomé sonne la mobilisation de 25 pays africains

    Santé mentale : Lomé sonne la mobilisation de 25 pays africains

    Réunis à Lomé, les représentants de 25 pays africains veulent faire de la santé mentale une priorité des politiques publiques à l’approche du 7ᵉ Sommet ministériel mondial de 2027.

    Lomé est devenue, depuis le 15 juillet, le carrefour africain de la réflexion sur la santé mentale. Pendant quatre jours, experts, décideurs et partenaires de 25 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre y élaborent une feuille de route destinée à accélérer les progrès vers les objectifs régionaux à l’horizon 2030, en prélude au 7ᵉ Sommet ministériel mondial sur la santé mentale prévu en 2027 au Rwanda.

    Une urgence sanitaire qui ne peut plus attendre

    Organisée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), en collaboration avec le ministère togolais de la Santé, cette réunion met en lumière l’ampleur d’une crise souvent silencieuse. Selon le représentant résident de l’OMS au Togo, le Dr Hamadou Nouhou, près de 150 millions d’Africains vivent avec des troubles mentaux, neurologiques ou liés à l’usage de substances psychoactives, alors que les financements demeurent largement insuffisants. Il a rappelé que la santé mentale constitue un droit humain fondamental et a salué les efforts du Togo, notamment à travers son Plan stratégique national de santé mentale 2024-2027.

    Représentant le ministre de la Santé, le secrétaire général, Dr Kokou Wotobé, a appelé les États à transformer leurs engagements en actions concrètes, en renforçant le financement, les ressources humaines, la disponibilité des médicaments psychotropes et l’intégration de la santé mentale dans les soins de santé primaires.

    Le Togo mise sur la proximité et la lutte contre la stigmatisation

    Le coordonnateur du Programme national des addictions aux produits psychoactifs (PNAPP), le Pr Abago Balaka, a rappelé que la santé mentale ne se limite pas aux maladies psychiatriques sévères. Elle englobe également l’anxiété, la dépression et les détresses psychologiques du quotidien. Il a souligné que le Togo dispose désormais d’un dispositif de prise en charge couvrant les services spécialisés, les unités régionales et les 39 districts sanitaires, tout en insistant sur la nécessité de combattre la stigmatisation et d’encourager une consultation précoce.

    Les conclusions de cette rencontre alimenteront les débats politiques et les engagements financiers attendus lors du 7ᵉ Sommet ministériel mondial sur la santé mentale, que le Rwanda accueillera en 2027.

    À noter que, sur invitation du bureau du Programme national des addictions aux produits psychoactifs (PNAPP), transmise au REMAPSEN-Togo, le réseau a pris part, le mercredi 15 juillet 2026, à la cérémonie d’ouverture de cette grande réunion régionale sur la santé mentale à Lomé.

  • Contre les addictions au Togo : REMAPSEN et RAPAA unissent leurs forces

    Contre les addictions au Togo : REMAPSEN et RAPAA unissent leurs forces

    Face à la progression des addictions au Togo, le REMAPSEN-Togo et l’ONG RAPAA scellent un partenariat stratégique pour renforcer la prévention et la sensibilisation auprès des populations.

    Face à la montée inquiétante des addictions qui touchent toutes les couches de la société togolaise, le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement au Togo (REMAPSEN-Togo) et l’ONG Recherche, Action, Prévention, Accompagnement des Addictions (RAPAA) ont décidé de renforcer leur collaboration pour mieux sensibiliser les populations.

    Une délégation du REMAPSEN-Togo a effectué, vendredi 19 juin 2026, une visite immersive au siège de l’ONG RAPAA à Lomé. Cette rencontre avait pour objectif de découvrir les actions menées par l’organisation et d’explorer des pistes de partenariat autour de la lutte contre les addictions.

    Accueillis par Mme Kama-Djonna Akoura, vice-présidente du conseil d’administration et coordonnatrice des activités de RAPAA, les journalistes ont échangé sur l’ampleur du phénomène et les réponses à apporter.

    Dans son intervention, Mme Kama-Djonna a insisté sur le rôle déterminant des médias dans la prévention. Selon elle, les addictions constituent aujourd’hui un véritable défi sociétal qui n’épargne personne, y compris les enfants. Elle a ainsi appelé à une mobilisation collective pour renforcer les actions de sensibilisation.

    De son côté, Mme Mémêdé, représentant le REMAPSEN-Togo, a rappelé que cette rencontre s’inscrit dans une vaste campagne nationale d’information et de sensibilisation lancée en mai 2026. Cette initiative prévoit une série de « Rendez-vous du REMAPSEN » qui culmineront avec une grande conférence consacrée aux addictions et à leurs conséquences sur la santé publique.

    Le programme prévoit également des échanges avec plusieurs acteurs institutionnels, notamment les responsables du Programme national des addictions aux produits psychoactifs, la direction nationale des pharmacies, le Centre de prise en charge des addictions ainsi que le Comité national anti-drogue.

    La rencontre s’est achevée par des débats enrichissants, une présentation des missions respectives des deux structures et une remise symbolique de supports de communication.

    L’ONG RAPAA a par ailleurs invité le REMAPSEN-Togo à participer à une conférence sur les addictions prévue le 26 juin prochain, preuve supplémentaire d’une collaboration appelée à s’inscrire dans la durée.

  • Désinformation : les médias africains en riposte

    Désinformation : les médias africains en riposte

    À l’heure où la désinformation gagne du terrain, notamment dans les domaines sensibles de la santé, du climat et de l’environnement, les médias sont appelés à jouer un rôle déterminant. C’est dans ce contexte que le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) a pris part à une table ronde organisée par CFI Médias, en marge du One Health Summit de Lyon. Une rencontre stratégique qui a mis en lumière les réponses concrètes face à un phénomène devenu mondial.

    Mobilisation panafricaine face à la désinformation

    Intervenant lors de cette table ronde, le Conseiller spécial du Président du REMAPSEN et Directeur des Partenariats, Bouba Sow, a présenté une approche structurée reposant sur la force du collectif. Le REMAPSEN s’impose aujourd’hui comme un réseau panafricain puissant, regroupant plus de 800 médias répartis dans plus de 40 pays africains.

    Cette organisation permet de mutualiser les ressources, d’harmoniser les messages et surtout de diffuser une information fiable à grande échelle. Dans des contextes où les fausses informations circulent rapidement, souvent au-delà des frontières, cette coordination apparaît essentielle. Elle contribue également à réduire les zones d’ignorance, en tenant compte des réalités socioculturelles et linguistiques propres à chaque région.

    Former pour mieux informer

    Au-delà de la diffusion d’informations fiables, le REMAPSEN mise sur le renforcement des capacités de ses membres. Pour Bouba Sow, lutter contre la désinformation ne consiste pas uniquement à corriger les fausses nouvelles, mais surtout à empêcher leur propagation.

    Ainsi, le réseau forme les journalistes à la production d’informations spécialisées, notamment dans les domaines scientifiques. Cette montée en compétences permet une meilleure compréhension des enjeux liés à la santé, au climat et à l’environnement. Elle favorise également une couverture médiatique plus rigoureuse et crédible, essentielle pour informer les populations de manière responsable.

    En dotant les professionnels des médias d’outils de vérification et d’analyse, le REMAPSEN contribue à la création d’une communauté de journalistes engagés, capables de décrypter et de vulgariser des informations complexes. Une démarche qui, selon ses responsables, peut littéralement sauver des vies en limitant l’impact des fausses informations.

    Pari des partenariats stratégiques

    Le troisième pilier de cette stratégie repose sur le développement de partenariats solides. La lutte contre la désinformation ne peut être menée de manière isolée. Elle nécessite une collaboration étroite entre les médias, les institutions scientifiques, les autorités publiques, les organisations internationales, les fondations et la société civile.

    Cette approche collaborative s’inscrit pleinement dans la vision “One Health” (Une seule santé), qui prône une interconnexion entre la santé humaine, animale et environnementale. Pour Bouba Sow, cette synergie est indispensable pour garantir une communication crédible et efficace en matière de santé publique.

    Médias au cœur de la stratégie globale

    Au-delà de leur rôle traditionnel de relais d’information, les médias sont appelés à devenir de véritables acteurs stratégiques. Selon Bouba Sow, ils doivent être pleinement intégrés aux processus décisionnels et aux dispositifs de réponse face aux crises informationnelles.

    Dans un monde où l’information circule à grande vitesse, la lutte contre la désinformation ne peut être improvisée. Elle doit être collective, professionnelle et fondée sur des sources fiables. L’expérience du REMAPSEN, présentée à Lyon, illustre ainsi une voie prometteuse pour renforcer la résilience des sociétés face aux dérives informationnelles.

    À travers cette initiative, les médias africains démontrent qu’ils peuvent être bien plus que de simples observateurs : des acteurs engagés au cœur des enjeux globaux de santé et d’environnement.

  • One Health 2026 : l’Afrique exige sa place

    One Health 2026 : l’Afrique exige sa place

    En prélude à l’ouverture du One Health Summit 2026 à Lyon, la question de la participation africaine s’impose comme un enjeu majeur.

    Ce vendredi 3 avril 2026, un webinaire organisé par Galien Africa et le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) a permis de poser les bases d’une mobilisation continentale autour de cette rencontre internationale stratégique.

    Prévu du 7 avril 2026 dans la ville de Lyon, le One Health Summit se veut un rendez-vous de haut niveau réunissant experts, décideurs politiques et acteurs du développement. Objectif : transformer le concept « Une seule santé » en solutions concrètes face aux défis sanitaires mondiaux. À l’heure où les crises épidémiques et climatiques se multiplient, l’approche intégrée liant santé humaine, animale et environnementale apparaît plus que jamais indispensable.

    Au cœur des échanges, une conviction forte : l’Afrique ne peut être reléguée au second plan. Pour Awa Marie Coll Seck, présidente de Galien Africa, la participation du continent dépasse le simple cadre scientifique. « C’est aujourd’hui un problème de souveraineté, et la voix de l’Afrique doit se faire entendre », a-t-elle affirmé avec fermeté à l’ouverture du webinaire.

    L’ancienne ministre sénégalaise de la Santé insiste sur le rôle crucial que peut jouer l’Afrique dans la dynamique One Health. Selon elle, le continent, particulièrement exposé aux zoonoses, aux dérèglements climatiques et aux fragilités des systèmes de santé, dispose également d’un potentiel d’innovation et d’adaptation unique. « Nous sommes prêts à participer à ce sommet comme de véritables acteurs », a-t-elle souligné, appelant à dépasser les discours pour passer à l’action.

    Le webinaire, qui a réuni divers spécialistes et professionnels des médias, s’est penché sur les systèmes intégrés liant santé, environnement et nutrition. Ces approches transversales sont perçues comme des leviers essentiels pour répondre efficacement aux crises globales. Les intervenants ont notamment insisté sur la nécessité de renforcer la coopération interdisciplinaire et de favoriser l’émergence de solutions locales adaptées aux réalités africaines.

    Au-delà des constats, les discussions ont mis en lumière un impératif : transformer les projets en programmes concrets et les initiatives isolées en politiques à grande échelle. « Le temps est à l’action », a martelé Awa Marie Coll Seck, plaidant pour une meilleure structuration des efforts et une valorisation accrue des innovations africaines.

    L’approche One Health, promue par l’Organisation mondiale de la santé, repose sur une vision intégrée de la santé. Elle reconnaît l’interdépendance entre les humains, les animaux, les plantes et leur environnement. Cette stratégie vise notamment à lutter contre les maladies zoonotiques, la résistance aux antimicrobiens et les risques environnementaux, autant de défis qui affectent fortement les pays africains.

    Dans ce contexte, la participation active de l’Afrique au sommet de Lyon apparaît comme une nécessité stratégique. Il ne s’agit plus seulement de subir les crises, mais de contribuer à leur résolution à l’échelle mondiale. Le webinaire de Galien Africa et du REMAPSEN aura ainsi servi de tremplin pour affirmer une ambition : faire de l’Afrique un acteur central de la santé globale.

    À Lyon, le continent entend désormais faire entendre sa voix et peser sur les décisions. Car, comme l’ont rappelé les intervenants, il ne peut y avoir de réponse efficace aux enjeux sanitaires mondiaux sans une implication forte et structurée de l’Afrique.

  • Forum du REMAPSEN au Bénin : les médias africains unis pour sortir les maladies négligées de l’ombre

    Forum du REMAPSEN au Bénin : les médias africains unis pour sortir les maladies négligées de l’ombre

    La cérémonie de clôture du 4ᵉ Forum des Médias du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), organisée les 29 et 30 janvier 2026 à Cotonou, au Bénin, a été l’un des moments les plus marquants de cette importante rencontre continentale.

    Placé sous le thème inspirant « De la négligence à la mise en lumière : faire avancer l’agenda africain pour l’élimination des maladies tropicales négligées (MTN) », ce forum a réuni journalistes, experts en santé publique, responsables politiques, organisations partenaires et acteurs de la société civile autour de l’objectif commun de renforcer la couverture et l’impact médiatique des actions contre les MTN en Afrique.

    La cérémonie de clôture, organisée en marge de la Journée mondiale des maladies tropicales négligées, a mis en lumière la contribution essentielle des médias dans la sensibilisation, le plaidoyer et la mobilisation des populations contre des pathologies souvent invisibles dans les médias traditionnels mais qui continuent de toucher des millions de personnes à travers le continent.

    Un des moments forts de cette soirée a été la remise des Awards du REMAPSEN, une cérémonie de distinctions visant à reconnaître l’excellence journalistique en matière de reportage sur la santé et l’environnement. Ces prix, parrainés par le Dr Michel Sidibé, ancien directeur exécutif de l’ONUSIDA et actuel envoyé spécial de l’Union africaine pour l’Agence Africaine du Médicament, ont récompensé les productions médiatiques les plus percutantes de l’année.

    Le Super Prix Michel Sidibé de la meilleure coordination-pays a été attribué au REMAPSEN Bénin, une distinction qui salue l’engagement dynamique de la coordination nationale dans la promotion de la santé publique et de l’environnement par le biais des médias. Le coordonnateur national, Michaël Tchokpodo, a reçu le prix avec émotion et l’a dédié à tous les journalistes et partenaires qui, au quotidien, contribuent à éclairer les populations sur des enjeux souvent négligés.

    Outre cette récompense nationale, plusieurs journalistes africains ont été distingués dans les catégories radio, télévision, presse écrite et médias en ligne. Parmi les lauréats figuraient des professionnels venus du Mali, du Cameroun, du Sénégal, de Gabon, du Ghana, du Togo, du Nigeria et de Guinée, reflétant ainsi l’ampleur continentale de l’engagement médiatique pour les MTN.

    Lors de son allocution, le Dr Michel Sidibé a souligné que la lutte contre les MTN ne se limite pas aux traitements médicaux, mais dépend aussi des voix qui les portent sur la place publique. Il a rappelé que « mettre une maladie à la une, c’est déjà commencer à l’éliminer », en insistant sur le pouvoir que détiennent les médias pour influencer les politiques publiques, réduire la stigmatisation et encourager l’action collective.

    De son côté, le président du REMAPSEN, Bamba Youssouf, a rappelé que cette édition du forum avait permis d’approfondir la coopération entre journalistes et acteurs de la santé. Il a encouragé les participants à continuer à produire des contenus de qualité qui contribuent à renforcer la compréhension et l’engagement autour des défis sanitaires.

    La cérémonie de clôture a aussi été l’occasion de remercier les partenaires techniques et financiers qui ont rendu possible cette édition, parmi lesquels l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la Fondation Gates, Speak Up Africa et la Fondation Raoul Follereau. Ces organisations ont souligné l’importance d’un partenariat durable entre le secteur de la santé publique et les médias pour atteindre les objectifs d’élimination des MTN.

    La cérémonie de clôture du forum a non seulement honoré les contributions journalistiques exceptionnelles, mais elle a aussi réaffirmé la conviction partagée que les médias africains sont des acteurs incontournables pour faire avancer l’agenda de santé publique et promouvoir le développement durable en Afrique.

  • Forum des médias sur les maladies tropicales négligées : un appel à l’action

    Forum des médias sur les maladies tropicales négligées : un appel à l’action

    Le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) organise un Forum continental des médias sur les maladies tropicales négligées (MTN) ces 29 et 30 janvier 2026 à Cotonou, au Bénin.

    Cet événement rassemblera au moins 70 journalistes de 35 pays africains pour discuter de la lutte contre les les maladies tropicales négligées et de leur élimination.

    Problème de santé publique majeur en Afrique

    Les MTN touchent plus d’un milliard de personnes dans le monde, dont plus de 40% en Afrique. Ces maladies provoquent des souffrances considérables, des défigurations, des douleurs chroniques, des handicaps, l’exclusion sociale et des décès. Malgré les progrès réalisés, les MTN restent une priorité de santé publique négligée.

    Les objectifs du Forum

    Le Forum vise à renforcer le repositionnement des MTN comme une priorité politique, financière et de développement. Les objectifs spécifiques incluent : renforcer les capacités des journalistes sur les thématiques liées aux MTN, encourager la production médiatique de qualité sur la prévention, le traitement et la lutte contre la stigmatisation, valoriser la recherche et l’innovation africaines dans la lutte contre les MTN, constituer un réseau régional de journalistes spécialisés sur les MTN..

    Un appel à l’action

    Les médias jouent un rôle essentiel dans la lutte contre les MTN. Le REMAPSEN appelle les journalistes, les acteurs de santé, les chercheurs et les décideurs politiques à se joindre à lui pour amplifier les voix africaines et donner aux MTN la visibilité qu’elles méritent. Ensemble, nous pouvons faire avancer l’agenda africain pour l’élimination des MTN et améliorer la santé des populations vulnérables, insiste ce réseau.

    Notons que le Togo est y représenté par trois confrères, membres de l’antenne nationale du REMAPSEN.

  • Handicap : l’inclusion doit être la règle insiste REMAPSEN

    Handicap : l’inclusion doit être la règle insiste REMAPSEN

    Il est plus que nécessaire de poursuivre la promotion de l’inclusion et la lutte contre la discrimination à l’égard des femmes et des filles handicapées au Togo.

    L’antenne togolaise du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) a organisé son programme dénommé le « Rendez-vous du REMAPSEN » ce lundi 8 décembre à Lomé, pour promouvoir l’inclusion et lutter contre la discrimination à l’égard des femmes et filles handicapées au Togo.

    Cette rencontre d’une journée, organisée en concertation avec ONU FEMMES et l’ONG « La COLOMBE », avec le soutien du fonds MUSKOKA,  s’est déroulée autour du thème « Promotion de l’inclusion et lutte contre la discrimination à l’égard des femmes et des filles handicapées au Togo : rôle des médias ».  Elle-même s’inscrit dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences à l’égard des femmes et des filles handicapées au Togo.

    Il s’est agi, en réalité, de mettre l’accent sur le rôle que doivent jouer les médias pour faire barrage à la discrimination que subissent les femmes et filles handicapées.

    Dans sa communication, Akakpo-Numado Enyonam Azakpo, président du Conseil d’administration de la Fédération togolaise des associations de personnes handicapées (FETAPH), a rappelé que 10, 73% des Togolais sont handicapés, selon le dernier Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 2022). Avec la précision  que 57 % de ces handicapés sont des femmes.

    Les violences faites aux femmes et aux filles constituent la violation des droits humains la plus répandue dans le monde, s’alarme ONU Femmes. Et Ambroisine Mèmêdé, coordinatrice nationale dudit réseau d’appeler à agir «  ensemble contre les violences à l’égard des femmes et des filles handicapées ».

    Au Togo, chaque année,  environ 2 000 cas de VBG sont enregistrés. Ce chiffre est encore plus élevé au niveau des femmes handicapées, étant donné que leurs cas sont, généralement, invisibles.

  • A Djagblé, REMAPSEN fait le suivi des plants mis en terre il y a un…

    A Djagblé, REMAPSEN fait le suivi des plants mis en terre il y a un…

    C’est à Djagblé, à 15 km au nord-est de Lomé, qu’une équipe de la section togolaise du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) a fait le suivi des plants qu’elle a mis en terre il y a an.

    Autour du marché de Djagblé et de la mosquée voisine change de couleurs avec les jeunes plants mis en terre en 2024. Hector Sann’do Nammangue, le patron de la commission Environnement du REMAPSEN, l’équipe a fait l’état des lieux ce samedi 10 mai dans un format d’engagement communautaire.

    Une occasion qui a, également, permis aux journalistes  présents  de faire passer des messages de sensibilisation. Il s’est agi, a insisté M. Nammangue, d’ « impliquer »  les populations locales dans la préservation de la nature, de sorte à «  la durabilité de nos initiatives ».

    Le REMAPSEN-Togo a aussi distingué ceux qui ont pris sur eux d’entretenir les plans. Une parmi eux, a été même nommée ambassadrice du réseau pour le marché de Djagblé. Objectif, les inciter à faire davantage.

  • Médecine traditionnelle : forces et faiblesses selon Togbui Dagban-Ayivon

    Médecine traditionnelle : forces et faiblesses selon Togbui Dagban-Ayivon

    Ce mercredi 12 février, à Lomé, l’antenne togolaise du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement a organisé une conférence, placée sous le thème « La place de la pharmacopée dans le domaine de la santé au Togo » et animée par la tête couronnée Dagban-Ayivon en présence d’un représentant de l’Organisation mondiale de la santé et du chef de la division de la médecine traditionnelle au ministère de tutelle.

    La section togolaise du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) a démarré la nouvelle année par une conférence animée par le chef traditionnel d’Adakpamé avec la modération de Kossivi Amétowogblona, le Secrétaire général dudit réseau. Parmi l’assistance, composée de journalistes, il y avait aussi Dr Malou Koboyo, le chef division de la médecine et pharmacopée traditionnelle au ministère en charge de la Santé et de  Joseph Koivogui, le représentant du Représentant de l’OMS au Togo.

    D’entrée de jeu, le conférencier a insisté sur le fait que la médecine traditionnelle togolaise, africaine, existe bel et bien. Il a expliqué le cheminement qui aboutit à la préparation des remèdes. « Nous avons notre propre paradigme, différent de celui de l’Occident », a-t-il ajouté, rappelant que la médecine traditionnelle intègre la dimension spirituelle.

     « Grâce à un cauri, il est possible d’interroger la pharmacopée, de questionner le remède pour savoir s’il sera efficace dans un cas donné. Si la réponse est négative, on explore d’autres solutions complémentaires jusqu’à obtenir une confirmation », a-t-il expliqué.

    Et de regretter qu’ « au Togo, la pharmacopée ne soit pas intégrée dans les protocoles de soins hospitaliers et soit trop souvent assimilée au charlatanisme ».

    La médecine traditionnelle a des limites. En effet, a poursuivi la tête couronnée, «Les affections qui nous sont importées, qui nous viennent d’ailleurs nous limitent dans nos prestations et il va falloir faire des recherches pour venir à bout ».

    « Généralement il y a certains types de cancer que nous ne savons pas guérir. Nous faisons des guérisons symptomatiques et à force de les guérir nous atteignons le résultat», a-t-il renchéri.

    Pour finir, Togbui Dagban-Ayivon a souhaité que les démarches de la médecine traditionnelle soient intégrées dans un protocole de telle sorte à aboutir à la complémentarité entre la pharmacopée togolaise et la médecine conventionnelle comme on en voit dans certains pays de la  sous-région. Objectif, « mettre au point des solutions efficaces pour les patients ».

    En résume, comme l’a retenu Ambroisine Mêmèdé, la coordinatrice du REMAPSEN-Togo, la médecine traditionnelle et celle conventionnelle « doivent travailler en complémentarité pour le bien des populations », d’autant qu’elles « ne s’opposent pas » en réalité. Une approche également souhaitée par Dr Malou Koboyo et  Joseph Koivogui.

    Avant l’entame de la conférence, les membres du bureau du REMAPSEN-Togo ont validé le plan d’action 2025, identifié les partenaires, entre autres.

  • PARTENARIAT REMAPSEN-SPEAK UP AFRICA: des journalistes formés sur le rôle des médias dans la recherche, le développement et l’innovation en santé en Côte d’ivoire

    PARTENARIAT REMAPSEN-SPEAK UP AFRICA: des journalistes formés sur le rôle des médias dans la recherche, le développement et l’innovation en santé en Côte d’ivoire

    Du 30 janvier au 1er février derniers, une trentaine de journalistes ivoiriens ont participé à un atelier de formation à Abidjan sur le rôle des médias dans la Recherche-Développement et l’innovation en santé. Organisé par Speak Up Africa, en partenariat avec le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), cet événement avait pour objectif de fournir aux journalistes les outils nécessaires pour mieux comprendre l’importance de la recherche -développement et de l’innovation dans l’amélioration des systèmes de santé en Afrique.

    Animé par Mme Yaye Sophiétou Diop, Directrice du Partenariat et du Développement de Speak Up Africa, et Roxane Fian, Chargée de programmes, l’atelier a permis aux participants d’approfondir leurs connaissances sur les maladies tropicales négligées, des pathologies encore sous-estimées malgré leur impact considérable sur les populations vulnérables.

    Un plaidoyer pour un financement accumulé de la recherche en santé

    Lors de son intervention, Mme Yaye Sophiétou Diop a mis en avant l’importance d’un financement adapté pour la recherche médicale en Afrique. « Il est crucial que les pays africains disposent de solutions financières incitatives adaptées, afin de maintenir leurs experts sur place et de garantir un plateau technique approprié pour la santé de leurs populations », a-t-elle déclaré.

    Elle a également souligné que le financement de la recherche en santé en Côte d’Ivoire reste insuffisant, avec seulement 0,07 % du PIB alloué à la RD&I depuis 2016. En 2020, les dépenses publiques de santé représentaient 5,7 % du budget national, un chiffre bien inférieur aux 15 % recommandés par l’OMS dans la Déclaration d’Abuja. Malgré cette situation, la Côte d’Ivoire dispose d’atouts majeurs, notamment l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire (IPCI), l’Institut National de Santé Publique (INSP) et son implication dans des programmes régionaux et internationaux dédiés à la recherche et le développement en santé.

    Le rôle clé des médias dans la sensibilisation

    Les journalistes présents ont pris des engagements concrets pour produire du contenu médiatique visant à soutenir les efforts de plaidoyer pour un financement accumulé de la recherche et du développement. Bamba Youssouf, président du REMAPSEN, a insisté sur la nécessité pour les médias d’exercer pleinement leur rôle de sensibilisation : « Par vos productions et articles, vous devez tirer la sonnette d’alarme de manière collective pour attirer l’attention des gouvernants, du secteur privé et de la communauté. »

    Un engagement durable pour la santé en Afrique

    À l’issue de l’atelier, les participants ont reçu des certificats de participation, témoignant de leur engagement à promouvoir une couverture médiatique plus engagée et responsable sur les questions de santé en Afrique. Cette initiative marque une étape essentielle dans la mobilisation des médias en faveur d’un meilleur financement de la recherche et du développement en santé, contribuant ainsi à des politiques publiques plus efficaces et adaptées aux réalités du continent.

    Une cinquantaine de journalistes africains ont participé de façon virtuelle à cet atelier qui a aussi permis à Speak Up Africa de présenter ses domaines prioritaires.

    Une correspondance de Coulibaly Zié Oumar

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