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  • Éperviers : le bus est neuf, le mal est ancien

    Éperviers : le bus est neuf, le mal est ancien

    À une semaine de la réception du Burundi et à onze jours du déplacement en Zambie, la Fédération togolaise de football (FTF) s’offre une séquence communication autour d’un nouveau bus destiné aux Éperviers. Annoncé début septembre par le président de la FTF, le colonel Guy Akpovy, le véhicule devait mettre fin à plusieurs années de location de cars pour la sélection nationale.

    La livraison annoncée ce vendredi 18 septembre intervient pourtant à un moment pour le moins curieux. Les Éperviers entrent dans une période où l’essentiel devrait être ailleurs : la préparation des deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2027. Le Togo reçoit le Burundi le 25 septembre à Kégué, avant de se rendre quatre jours plus tard à Ndola pour affronter la Zambie.

    Quand le bus devient l’événement

    Certes, disposer enfin d’un véhicule propre à la sélection constitue une amélioration logistique. Le confort et les conditions de déplacement des joueurs ne sont pas à négliger. Mais fallait-il en faire quasiment un événement à quelques jours de deux rendez-vous sportifs aussi importants ?

    La question mérite d’être posée. Car à force de mettre en avant les accessoires autour de l’équipe nationale, le risque est de donner l’impression que le football togolais se satisfait davantage de ses symboles que de ses résultats.

    Plus étonnant encore : le design du véhicule laisse une impression de déjà-vu. À regarder les motifs retenus, difficile de ne pas penser au bus des Guépards du Bénin. La sélection béninoise avait déjà été dotée d’un bus aux couleurs et à l’identité visuelle fortement travaillées, notamment celui remis à la Fédération béninoise de football en 2023.

    Si l’objectif était de donner une identité forte au nouveau bus des Éperviers, on pouvait donc attendre davantage d’originalité. Pourquoi reproduire des codes visuels déjà vus chez le voisin béninois au lieu de chercher une signature propre au football togolais ?

    Un bus ne marque pas de buts

    Il faut surtout rappeler une évidence : un bus, aussi neuf et rutilant soit-il, ne gagne pas un match.

    Le Togo reste placé dans un groupe comprenant l’Algérie, la Zambie et le Burundi. Les deux premiers de la poule accéderont à la phase finale de la CAN 2027.

    Or, depuis plusieurs campagnes, les Éperviers ont accumulé les rendez-vous manqués avec les grandes compétitions. La nouvelle campagne ne pardonnera probablement pas les approximations.

    Le véritable enjeu n’est donc ni la carrosserie, ni les motifs, ni la couleur du bus. Il est à Kégué, puis à Ndola. C’est là que se mesurera la valeur du chantier annoncé autour des Éperviers.

    À force de soigner la vitrine sans garantir le contenu, tout donne malheureusement le sentiment que le football togolais prépare encore une fois son décor… pour assister ensuite, impuissant, à une nouvelle non-qualification pour la CAN.

  • CAN 2027 : Patrice Neveu peut-il briser la malédiction des Éperviers ?

    CAN 2027 : Patrice Neveu peut-il briser la malédiction des Éperviers ?

    Les Éperviers connaissent désormais leurs deux premiers rendez-vous sur la route de la CAN 2027. Face au Burundi à Lomé, puis à la Zambie à Ndola, Patrice Neveu joue déjà une partie importante de son pari : ramener le Togo à une phase finale continentale après une décennie de disette.

    Le calendrier est connu, le décor est planté et la pression commence à monter. La Confédération africaine de football (CAF) a officialisé les deux premières rencontres du Togo dans les éliminatoires de la CAN 2027. Le vendredi 25 septembre, les Éperviers recevront le Burundi au stade de Kégué à 16h GMT. Quatre jours plus tard, ils seront attendus au Levy Mwanawasa Stadium de Ndola pour défier la Zambie, également à 16h GMT.

    Deux matches en quelques jours, deux adversaires directs et surtout deux occasions de mesurer la véritable valeur du nouveau Togo de Patrice Neveu.

    Un groupe difficile, mais pas impossible

    Le Togo évolue dans le groupe I avec l’Algérie, la Zambie et le Burundi. Sur le papier, les Fennecs partent avec les faveurs des pronostics. Mais derrière l’Algérie, la bataille s’annonce ouverte. La Zambie possède une solide expérience continentale, tandis que le Burundi a montré ces dernières années qu’il pouvait poser de sérieux problèmes à des sélections mieux cotées.

    Pour les Éperviers, le calcul est donc relativement simple : il faudra éviter de laisser filer des points à domicile et être capable de prendre des résultats à l’extérieur. Le premier rendez-vous contre le Burundi revêt, à ce titre, une importance particulière. Une victoire à Kégué permettrait non seulement de lancer la campagne sur une bonne dynamique, mais aussi d’installer une certaine confiance avant le déplacement en Zambie. À l’inverse, un faux pas à domicile placerait immédiatement Neveu et ses hommes sous pression.

    La difficulté supplémentaire réside dans l’enchaînement. Entre le Burundi et la Zambie, il n’y aura que quatre jours. La gestion de l’effectif, la récupération physique, les déplacements et la capacité du staff à adapter son approche tactique seront donc déterminants.

    Neveu a-t-il les armes pour réussir là où les autres ont échoué ?

    La question est désormais incontournable. Patrice Neveu réussira-t-il là où plusieurs de ses prédécesseurs se sont cassé les dents ? En effet, depuis la dernière participation du Togo à la CAN, en 2017, les Éperviers n’ont plus retrouvé la phase finale. Les campagnes 2019, 2021, 2023 et 2025 se sont toutes soldées par des éliminations.

    Claude Le Roy avait conduit le Togo à la CAN 2017, mais n’avait pas réussi à prolonger l’aventure lors de la campagne suivante. Paulo Duarte, arrivé en 2021, n’a pas davantage réussi à qualifier les Éperviers pour la CAN 2023. Son bilan à la tête de la sélection s’est arrêté à 23 matches, pour 7 victoires, 10 nuls et 6 défaites.

    Nibombé Daré, nommé en 2024 avec la mission de conduire le Togo à la CAN 2025, n’a pas non plus réussi à inverser la tendance. Le Togo a encore manqué le rendez-vous marocain.

    C’est dans ce contexte que Patrice Neveu a été nommé en février 2026. Le technicien français, qui connaît bien le football africain après ses passages notamment en Guinée, en Mauritanie, au Gabon et en RDC, a signé un contrat de trois ans avec la FTF.

    Et ses premiers résultats donnent quelques raisons d’espérer. Depuis son arrivée, le Togo reste invaincu en quatre rencontres : nul 2-2 contre la Guinée, victoire 1-0 face au Niger, nul 1-1 contre la République centrafricaine et spectaculaire succès 5-1 devant le Bénin.

    Ce dernier résultat est particulièrement encourageant. Au-delà du score, Neveu a montré sa volonté d’élargir son groupe en donnant leur chance à plusieurs joueurs locaux. Il dispose également d’un secteur offensif capable de faire la différence, avec notamment Kevin Denkey, auteur de quatre buts lors de ses quatre premiers matches sous les ordres du technicien français.

    Mais les matches amicaux ne garantissent rien. C’est précisément lorsque les points compteront que le véritable test commencera.

    Kégué doit redevenir une forteresse

    Le premier objectif de Neveu sera probablement de transformer le stade de Kégué en véritable avantage compétitif. Le Togo ne peut raisonnablement ambitionner de terminer devant la Zambie ou de résister à l’Algérie s’il abandonne des points à domicile face au Burundi.

    La victoire sera donc recherchée, mais elle devra être accompagnée de maîtrise. Les Éperviers devront éviter le piège d’une équipe qui pourrait venir à Lomé avec un bloc bas et miser sur les contres.

    Puis viendra la Zambie. Un déplacement qui pourrait déjà constituer un premier révélateur du caractère de cette sélection. Prendre un point à Ndola serait précieux. Gagner serait un énorme coup dans la course à la qualification.

    Patrice Neveu devra surtout réussir à construire une équipe capable de voyager. C’est peut-être là que se trouve l’une des clés de cette campagne. Les Éperviers ont souvent affiché de belles intentions à domicile avant de perdre de leur efficacité loin de leurs bases.

    Une pression qui dépasse Patrice Neveu

    L’enjeu ne concerne finalement pas uniquement le sélectionneur. Il touche toute la chaîne du football togolais. Après quatre CAN manquées consécutivement, le public n’attend plus de simples promesses. Il veut des résultats. La Fédération togolaise de football (FTF), les joueurs et le staff technique savent donc que cette campagne sera scrutée avec une attention particulière.

    Patrice Neveu, lui, avait demandé du temps, de la patience et de l’unité autour des Éperviers lors de sa prise de fonction. Il dispose désormais de plusieurs mois pour préparer son groupe, mais le compte à rebours vers le 25 septembre est lancé.

    La question n’est donc plus de savoir si le Togo possède des joueurs talentueux. Il en possède. Elle n’est plus non plus de savoir si cette équipe peut produire du beau football. Le 5-1 contre le Bénin a apporté un début de réponse. La véritable interrogation est ailleurs : les Éperviers ont-ils enfin acquis la régularité, la solidité mentale et l’efficacité nécessaires pour gagner les matches qui comptent ? Burundi à Kégué, Zambie à Ndola : les deux premières réponses seront données en septembre.

    Et si le technicien français réussit à transformer les promesses de ses premiers mois en résultats compétitifs, alors le rêve d’une CAN 2027 ne sera plus une simple ambition. Il pourrait devenir une perspective crédible.

    Après neuf ans d’attente, le Togo n’a plus droit à une nouvelle campagne sans lendemain.

    Fabrice KA

  • 19 ans après, le Togo n’oublie pas le drame de Lungi

    19 ans après, le Togo n’oublie pas le drame de Lungi

    Dix-neuf ans après le crash d’hélicoptère de Lungi en Sierra Leone, qui avait coûté la vie à treize Togolais revenant d’un match des Éperviers, la nation se recueille en mémoire des disparus et renouvelle son devoir de mémoire.

    Le 3 juin 2007 reste gravé dans la mémoire collective togolaise comme l’un des jours les plus sombres de l’histoire du sport national. Dix-neuf ans après la tragédie de Lungi, le pays rend hommage aux treize Togolais disparus dans un crash d’hélicoptère en Sierra Leone.

    Le drame s’est produit quelques heures après la victoire des Éperviers du Togo face à la Sierra Leone (1-0), lors des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2008. Une partie de la délégation togolaise, composée de responsables sportifs, de journalistes, de supporters et du ministre des Sports de l’époque, Richard Attipoé, avait embarqué à bord d’un hélicoptère assurant la liaison entre Freetown et l’aéroport international de Lungi. L’appareil s’est écrasé à l’approche de sa destination, faisant 22 morts, dont 13 Togolais.

    Parmi les victimes figuraient plusieurs personnalités du football togolais ainsi que des membres de la presse sportive. Aucun joueur de l’équipe nationale ne se trouvait à bord de l’appareil.

    Dix-neuf ans plus tard, la douleur demeure vive dans les familles des disparus. Au fil des années, plusieurs cérémonies de recueillement ont été organisées afin d’entretenir le devoir de mémoire. En 2022, un rituel symbolique d’inhumation a même été organisé à Lomé pour honorer les victimes et permettre aux familles de tourner une page douloureuse de leur histoire.

    Le drame de Lungi reste un symbole de sacrifice et de passion pour le football national. Chaque 3 juin, la nation togolaise se souvient de ces hommes et femmes partis soutenir les Éperviers et qui ne sont jamais revenus.

  • Samuel Ekoé Galé, l’ambition sans frontières

    Samuel Ekoé Galé, l’ambition sans frontières

    Technicien rigoureux et diplômé parmi les plus qualifiés de sa génération, Samuel Ekoé Galé poursuit son ascension sur le continent malgré une reconnaissance encore limitée dans son pays d’origine.

    Candidat au Mali

    Le nom de Samuel Ekoé Galé revient avec insistance dans les cercles du football africain. L’entraîneur germano-togolais fait partie des profils qui suscitent de plus en plus d’intérêt auprès des fédérations en quête de modernité, de discipline tactique et d’une vision de développement durable du football. Dernière illustration en date : sa candidature au poste de sélectionneur des Aigles du Mali, où il figurait parmi les 28 dossiers enregistrés par la Fédération malienne de football (FEMAFOOT).

    Cette présence dans une liste aussi sélective n’a rien d’anodin. Elle témoigne de la crédibilité grandissante d’un technicien dont le parcours, les qualifications et la méthodologie attirent l’attention bien au-delà des frontières togolaises. Dans un contexte où les sélections africaines recherchent des entraîneurs capables d’allier exigence européenne et compréhension des réalités du football africain, Samuel Ekoé Galé apparaît comme un profil particulièrement intéressant.

    Reconnu pour sa rigueur professionnelle, Samuel Ekoé Galé, titulaire de la Licence UEFA Pro, s’est construit une réputation d’entraîneur méthodique, attaché à l’organisation tactique et au développement des joueurs. Son approche du football repose sur la discipline collective, la lecture du jeu et une gestion humaine souvent saluée par ceux qui ont travaillé à ses côtés.

    L’un de ses principaux atouts demeure son parcours de formation. Le technicien germano-togolais est titulaire d’un des diplômes d’entraîneur les plus prestigieux et les plus exigeants au monde, une certification qui ouvre généralement les portes du très haut niveau. Ce bagage technique lui confère une crédibilité importante dans les processus de recrutement internationaux, notamment pour les sélections nationales.

    Dans le starting-block à la Sierra Leone

    Au-delà des diplômes, Samuel Ekoé Galé bénéficie également d’une culture footballistique hybride. Formé dans un environnement européen reconnu pour son exigence tactique, il possède en parallèle une connaissance des réalités du football africain, de ses défis structurels et de ses spécificités humaines. Un double regard devenu précieux pour de nombreuses fédérations africaines.

    Son nom circule d’ailleurs actuellement dans un autre dossier important : celui de la sélection nationale de la Sierra Leone. Le technicien figure parmi les candidats suivis pour prendre les rênes de l’équipe fanion sierra-léonaise, preuve supplémentaire que son profil continue de gagner en visibilité sur le continent.

    Si Samuel Ekoé Galé attire l’attention à l’étranger, sa situation interpelle cependant au Togo. Beaucoup d’observateurs estiment que le technicien n’est pas encore considéré à sa juste valeur dans son propre pays, malgré ses qualifications et l’intérêt qu’il suscite auprès de plusieurs fédérations africaines.

    Dans un environnement où les compétences locales peinent parfois à être pleinement valorisées, son parcours pose la question de la reconnaissance des entraîneurs togolais formés au plus haut niveau international. Le contraste est d’autant plus frappant que des nations ambitieuses comme le Mali ou la Sierra Leone examinent sérieusement son profil pour leurs équipes nationales.

    À l’heure où le football africain cherche à franchir un nouveau cap, des techniciens comme Samuel Ekoé Galé incarnent une génération capable d’apporter méthode, professionnalisme et vision stratégique. Reste désormais à savoir quelle fédération lui offrira l’opportunité de transformer ce potentiel en projet concret sur un banc de sélection nationale.


  • CAN 2027 : le Togo fixé, des groupes relevés pour les éliminatoires

    CAN 2027 : le Togo fixé, des groupes relevés pour les éliminatoires

    Le tirage au sort des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2027 a été effectué ce mardi en Égypte, lançant officiellement la course vers la phase finale prévue en Afrique de l’Est. Les quarante-huit sélections engagées connaissent désormais leurs adversaires dans une campagne qui s’annonce disputée.

    Réparties en douze groupes de quatre équipes, les nations africaines devront batailler pour décrocher leur qualification. Plusieurs affiches attirent déjà l’attention, notamment dans le groupe C où la Côte d’Ivoire et le Ghana se retrouvent dans une poule très relevée en compagnie de la Gambie et de la Somalie. Après son absence remarquée à la CAN 2025, le Ghana cherchera à retrouver son statut continental.

    Le Maroc, demi-finaliste du Mondial 2022 et l’un des favoris du continent, hérite d’un groupe A abordable avec le Gabon, le Niger et le Lesotho. Le Sénégal, de son côté, croisera une nouvelle fois la route du Soudan dans le groupe J, après leurs précédentes confrontations lors des qualifications pour la Coupe du monde 2026.

    Eperviers

    Le groupe I, celui du Togo, attire particulièrement l’attention. Les Éperviers devront affronter l’Algérie, la Zambie et le Burundi. Sur le papier, la sélection algérienne apparaît comme la favorite naturelle du groupe grâce à son expérience et à la qualité de son effectif. La Zambie reste également un adversaire redoutable, habitué des compétitions continentales et souvent difficile à manœuvrer à domicile.

    Pour le Togo, cette poule représente un défi important mais pas inaccessible. Les Éperviers retrouvent deux adversaires déjà croisés ces dernières années, ce qui pourrait réduire l’effet de surprise. La qualification passera probablement par une bonne gestion des matchs à domicile et une capacité à prendre des points face au Burundi, considéré comme l’équipe la plus abordable du groupe. Face à l’Algérie et à la Zambie, le Togo devra afficher davantage de régularité et d’efficacité offensive pour espérer terminer parmi les deux premières places qualificatives.

    Les premières journées des éliminatoires sont prévues entre septembre et octobre prochains, tandis que la campagne s’achèvera en mars 2027.

    Les groupes des éliminatoires

    • Groupe A : Maroc, Gabon, Niger, Lesotho
    • Groupe B : Égypte, Angola, Malawi, Soudan du Sud
    • Groupe C : Côte d’Ivoire, Ghana, Gambie, Somalie
    • Groupe D : Afrique du Sud, Guinée, Kenya, Érythrée
    • Groupe E : RDC, Guinée équatoriale, Sierra Leone, Zimbabwe
    • Groupe F : Burkina Faso, Bénin, Mauritanie, République centrafricaine
    • Groupe G : Cameroun, Comores, Namibie, Congo
    • Groupe H : Tunisie, Ouganda, Libye, Botswana
    • Groupe I : Algérie, Zambie, Togo, Burundi
    • Groupe J : Sénégal, Mozambique, Soudan, Éthiopie
    • Groupe K : Mali, Cap-Vert, Rwanda, Libéria
    • Groupe L : Nigéria, Madagascar, Tanzanie, Guinée-Bissau
  • Samuel Ekoé Galé : le contraste qui interpelle entre le Ghana et le Togo

    Samuel Ekoé Galé : le contraste qui interpelle entre le Ghana et le Togo

    Le Ghana semble avoir compris une chose essentielle dans la gestion moderne du football : bâtir sur ses propres ressources humaines. La récente nomination de Desmond Offei comme deuxième adjoint de Carlos Queiroz à la tête des Black Stars n’est pas anodine. Elle s’inscrit dans une logique de valorisation progressive des compétences locales, en les intégrant au plus haut niveau de la sélection nationale.

    Compétence locale

    La récente nomination de Desmond Offei au poste du second adjoint de Carlos Queiroz à la tête de la sélection nationale fanion du Ghana apparaît d’autant plus stratégique que le prochain départ de Carlos Queiroz pourrait ouvrir la voie à une transition naturelle. Dans ce scénario, le natif de Mampong-Akwapim, 38 ans, déjà immergé dans l’environnement des Black Stars, représenterait une option crédible pour prendre les rênes de l’équipe. Il connaît les joueurs, le système et les exigences du haut niveau international.

    Le Ghana ne se contente donc pas de recruter des techniciens étrangers. Il prépare l’avenir. En intégrant ses propres cadres dans l’encadrement technique, il crée une passerelle vers une autonomie durable. C’est une approche pragmatique, réfléchie, et surtout tournée vers le long terme.

    Contraste

    À quelques kilomètres de là, au Togo, la réalité est bien différente. Le cas de Samuel Ekoé Galé illustre parfaitement ce décalage. Titulaire de la prestigieuse licence UEFA Pro, le plus haut niveau de certification pour un entraîneur, il possède pourtant un profil similaire à celui de Desmond Offei. Mieux encore, les deux techniciens sont issus de la même promotion, preuve d’un niveau de formation équivalent.

    Mais là où le Ghanéen gravit les échelons au sein de sa sélection nationale, le Togolais semble relégué à l’arrière-plan. La Fédération togolaise de football ne lui offre ni visibilité, ni responsabilité à la hauteur de ses compétences. Une situation qui soulève de nombreuses interrogations sur la gestion des ressources humaines dans le football togolais.

    Pourquoi un entraîneur aussi qualifié est-il laissé de côté ? Pourquoi ne bénéficie-t-il pas d’opportunités similaires à celles de ses homologues dans la sous-région ? Ces questions traduisent un malaise plus profond dans la gouvernance du football au Togo.

    Poids des habitudes et choix conservateurs

    Le Togo semble encore prisonnier d’un modèle ancien, largement dépendant des entraîneurs étrangers. Ce choix, souvent justifié par la recherche d’expertise ou de résultats rapides, montre aujourd’hui ses limites. Les techniciens venus d’ailleurs, bien que parfois expérimentés, ne maîtrisent pas toujours les réalités locales, notamment la culture footballistique, la mentalité des joueurs, les contraintes structurelles.

    À l’inverse, les entraîneurs locaux comme Samuel Ekoé Galé disposent d’un avantage évident : une connaissance intime du terrain. Ils comprennent les dynamiques internes, les attentes des supporters, et les défis spécifiques du football togolais.

    Pourtant, cette richesse reste sous-exploitée. Le manque de confiance envers les techniciens locaux freine leur progression et, par extension, celle du football national. L’exemple de Nibombé Daré, un recruté et licencié aussi rapidement que possible, est un cas isolé.

    Nécessité

    Si le Togo aspire à faire évoluer son football, un changement de paradigme s’impose. Il ne s’agit pas de rejeter systématiquement les entraîneurs étrangers, mais de rééquilibrer les choix en valorisant les compétences nationales.

    Des profils comme Samuel Ekoé Galé représentent une opportunité précieuse. Sa formation UEFA Pro atteste de sa capacité à encadrer au plus haut niveau. Son parcours témoigne d’un engagement et d’une rigueur qui méritent reconnaissance.

    L’exemple du Ghana montre qu’il est possible de construire une élite technique locale tout en restant compétitif sur la scène internationale. En intégrant progressivement ses entraîneurs de haut niveau dans les staffs des équipes nationales, le pays crée une dynamique vertueuse.

    Le Togo gagnerait à s’inspirer de cette approche. Donner leur chance aux entraîneurs locaux, c’est investir dans l’avenir. C’est aussi renforcer l’identité du football national, en s’appuyant sur des acteurs qui en comprennent les fondements.

    Tournant

    Le contraste entre Desmond Offei et Samuel Ekoé Galé dépasse les trajectoires individuelles. Il révèle deux visions du développement du football. L’une tournée vers la valorisation interne, l’autre encore hésitante.

    À l’heure où le football africain cherche à s’affirmer davantage sur la scène mondiale, la question de la formation et de la promotion des entraîneurs diplômés locaux devient centrale. Le Togo dispose des compétences nécessaires. Encore faut-il avoir la volonté de les utiliser.

    En somme faire confiance à des techniciens comme Samuel Ekoé Galé ne relève pas seulement d’un choix sportif. C’est une décision stratégique, capable d’influencer durablement la trajectoire du football togolais.

  • Les Éperviers reprennent-ils leur envol ?

    Les Éperviers reprennent-ils leur envol ?

    Face au Niger, les Togolais ont fait preuve de discipline tactique et de solidité défensive. Sans être flamboyants, ils ont su maîtriser leur sujet, imposant un rythme mesuré et faisant preuve de réalisme au moment opportun.

    Le Togo tient peut-être enfin un nouveau souffle. Ce mardi 31 mars, les Éperviers ont signé une courte mais précieuse victoire (1-0) face au Niger en match amical disputé au Maroc. Un succès qui vient confirmer les bonnes dispositions affichées quelques jours plus tôt lors du match nul spectaculaire (2-2) contre la Guinée. En deux sorties seulement sous la houlette de Patrice Neveu, la sélection togolaise semble déjà montrer un visage plus séduisant, plus cohérent, et surtout plus combatif.

    Face au Niger, les Togolais ont fait preuve de discipline tactique et de solidité défensive. Sans être flamboyants, ils ont su maîtriser leur sujet, imposant un rythme mesuré et faisant preuve de réalisme au moment opportun. Le but, inscrit au terme d’une action bien construite, illustre cette volonté de jouer juste, sans précipitation. Une approche qui contraste avec certaines prestations passées, souvent marquées par un manque de constance et d’efficacité.

    Cette victoire, au-delà du score, envoie un signal encourageant. Elle témoigne d’un groupe en reconstruction, qui semble adhérer progressivement aux principes de jeu prônés par Patrice Neveu. L’entraîneur français, revenu avec la mission de redonner une identité forte aux Éperviers, paraît déjà obtenir des résultats tangibles. L’état d’esprit affiché par les joueurs, leur engagement et leur solidarité sur le terrain traduisent un collectif en quête de renaissance.

    Le match nul face à la Guinée avait déjà laissé entrevoir des promesses, notamment sur le plan offensif. Menés, les Togolais avaient su réagir avec caractère pour arracher l’égalisation. Contre le Niger, ils ont franchi un cap supplémentaire en s’imposant avec rigueur et maîtrise. Deux performances différentes, mais complémentaires, qui dessinent les contours d’une équipe en progression.

    Faut-il pour autant s’enflammer ? La prudence reste de mise. Ces rencontres amicales, bien que révélatrices, ne remplacent pas l’intensité et les exigences des compétitions officielles. Le véritable test viendra lors des prochaines échéances, où les Éperviers devront confirmer cette dynamique face à des adversaires plus coriaces et dans des contextes plus pressurisants.

    Cependant, difficile de ne pas nourrir un certain espoir. Depuis plusieurs années, le Togo peine à retrouver le lustre qui fut le sien, notamment lors de ses grandes heures sur la scène continentale et mondiale. L’absence de résultats probants a progressivement installé le doute, voire la résignation, chez les supporters. Aujourd’hui, ces deux premières sorties sous Patrice Neveu ravivent une flamme, aussi fragile soit-elle.

    La question est désormais sur toutes les lèvres : cette fois sera-t-elle la bonne ? Le Togo est-il enfin sur la voie du renouveau ? Si la réponse reste incertaine, une chose est sûre : les Éperviers donnent à nouveau des raisons d’y croire. À condition de poursuivre sur cette lancée, de corriger les imperfections et de maintenir cet état d’esprit conquérant, ils pourraient bien retrouver leur allant d’antan.

    Le chemin est encore long, mais le cap semble enfin tracé.

  • Éperviers : confirmer et progresser

    Éperviers : confirmer et progresser

    À Casablanca, face au Niger, les Éperviers auront ainsi l’occasion de traduire sur le terrain les enseignements tirés de leur première sortie contre la Guinée.

    Dans le cadre de la fenêtre internationale de mars, le Togo s’apprête à disputer un deuxième match amical ce mardi 31 mars à 15h GMT face au Niger, au Stade Père Jégo de Casablanca, au Maroc. Après un nul accroché (2-2) contre la Guinée, les Éperviers poursuivent leur phase de reconstruction sous la houlette de leur sélectionneur, Patrice Neveu.

    Ce rendez-vous s’inscrit dans une dynamique de travail amorcée depuis plusieurs semaines par le staff technique. L’objectif est clair : consolider les acquis, affiner les automatismes et continuer à bâtir un collectif compétitif. Face à la Guinée, le staff avait opté pour un large remaniement de l’effectif, avec près de 40 % de nouveaux visages. Une stratégie assumée qui vise à élargir le vivier de joueurs et à tester différentes options dans un contexte de transition.

    Malgré ces nombreux ajustements, la sélection togolaise a montré des signes encourageants, notamment en première période. L’organisation tactique et l’animation offensive ont laissé entrevoir des intentions claires, fruit du travail effectué à l’entraînement. Cette première sortie a ainsi permis d’évaluer certains profils tout en posant les bases d’un jeu plus structuré.

    À l’issue de cette rencontre, Patrice Neveu a tenu à replacer la performance dans son contexte. Il a rappelé les difficultés initiales rencontrées à son arrivée, notamment un déficit de confiance et de repères au sein du groupe. « Nous avons travaillé pour remettre l’équipe dans une dynamique positive, avec des consignes précises, aussi bien sur le plan tactique que mental », a-t-il expliqué.

    Le technicien français n’a pas manqué de saluer l’engagement de ses joueurs, tout en pointant les axes d’amélioration. La gestion des temps forts et des moments de flottement reste un chantier prioritaire. « Nous avons réalisé une bonne première période, mais certaines situations en seconde mi-temps doivent être mieux maîtrisées. C’est un point sur lequel nous allons continuer à travailler », a-t-il souligné.

    La rencontre face au Niger représente donc bien plus qu’un simple match amical. Elle constitue une nouvelle étape dans le processus de construction de l’équipe nationale. Elle offrira l’opportunité de corriger les imperfections observées, de renforcer les automatismes et de donner du temps de jeu à certains joueurs en quête de confirmation.

    Dans cette phase de préparation, les résultats comptent, mais la progression demeure l’indicateur principal. Le staff togolais entend bâtir une équipe capable de rivaliser sur la durée, en gagnant en constance et en solidité collective.

    À Casablanca, face au Niger, les Éperviers auront ainsi l’occasion de traduire sur le terrain les enseignements tirés de leur première sortie. Une nouvelle répétition générale, avec en ligne de mire la construction d’un groupe solide, cohérent et ambitieux pour les échéances à venir.

  • Patrice Neveu dévoile ses premiers Éperviers

    Patrice Neveu dévoile ses premiers Éperviers

    La nouvelle ère des Éperviers du Togo commence à prendre forme. Le nouveau sélectionneur national, Patrice Neveu, a dévoilé sa toute première liste de joueurs convoqués depuis sa nomination à la tête de l’équipe nationale. Une pré-convocation marquée par un mélange de cadres expérimentés et de nouvelles têtes, en vue de la prochaine fenêtre internationale de la FIFA.

    Cette liste intervient quelques semaines seulement après l’arrivée du technicien français sur le banc togolais. Nommé par la Fédération togolaise de football pour reconstruire une sélection compétitive, l’entraîneur s’est engagé pour un projet de trois ans avec pour ambition de redonner aux Éperviers leur place sur la scène africaine.

    Une première étape pour lancer le projet Neveu

    Cette première convocation constitue un moment important pour le sélectionneur français. Elle marque le début concret de son travail avec l’équipe nationale. Après plusieurs années d’expérience sur le continent africain, notamment avec la Guinée, la RD Congo, la Mauritanie ou encore le Gabon, Patrice Neveu est attendu au tournant par les supporters togolais.

    Dans cette pré-liste, on retrouve des joueurs évoluant dans plusieurs championnats européens, africains et asiatiques. Au poste de gardien par exemple, Steven Mensah, Rayann Amedivlo ou encore Yaya Achirafou figurent parmi les portiers retenus. En défense, des éléments comme Dakonam Djene, Josué Homawoo ou Kennedy Boateng devraient constituer l’ossature du secteur défensif.

    Le milieu de terrain n’est pas en reste avec la présence de joueurs comme Kodjo Aziangbé, Dikeni Salifou, Roger Aholou ou encore Etienne Amenyido. En attaque, le sélectionneur mise sur des profils capables de faire la différence, à l’image de Kevin Denkey, Charles Abi, Thibault Klidjé ou encore l’expérimenté Kodjo Fo-Doh Laba.

    Deux matchs pour jauger les Éperviers

    Cette convocation intervient dans le cadre de la prochaine journée FIFA, une période durant laquelle les sélections nationales peuvent disputer des rencontres internationales. Pour les Éperviers, ce rassemblement servira de véritable test pour le nouveau staff technique.

    Au programme, deux matchs amicaux face à la Guinée national football team et au Niger national football team. Ces rencontres permettront au sélectionneur d’observer ses joueurs en situation réelle, d’évaluer leur complémentarité et de poser les premières bases de son projet de jeu.

    Pour Patrice Neveu, ces matchs représentent une étape essentielle afin de mieux connaître son groupe et d’identifier les profils capables de porter la sélection dans les prochaines compétitions.

    Vers un nouveau départ pour le Togo

    Après plusieurs années marquées par des résultats irréguliers et une absence dans certaines grandes compétitions, le football togolais espère tourner une nouvelle page. La mission confiée à Patrice Neveu est claire : reconstruire une équipe disciplinée, compétitive et capable de rivaliser avec les meilleures nations africaines.

    Ces deux matchs amicaux face à la Guinée et au Niger devraient ainsi offrir un premier aperçu du visage des Éperviers version Neveu. Pour les supporters togolais, l’espoir est désormais de voir naître une équipe capable de retrouver l’élan et la fierté qui ont longtemps accompagné la sélection nationale

  • Eperviers: Patrice Neveu, l’expérience face au doute

    Eperviers: Patrice Neveu, l’expérience face au doute

    Le choix de l’expérimenté technicien français Patrice Neveu, 71 ans, pour cornaquer les Eperviers suscite autant d’espoir que de prudence. Explication.

    Le Togo a choisi l’expérience. En nommant Patrice Neveu à la tête des Éperviers, en remplacement du technicien local Nibombé Daré, la Fédération togolaise de football opte pour un profil rompu aux réalités du continent. À 70 ans passés, le technicien français est tout sauf un novice en Afrique. Depuis la fin des années 1990, il sillonne le continent, multipliant les expériences et les défis, souvent dans des contextes complexes.

    Un connaisseur du terrain africain

    Arrivé en Afrique en 1998, Patrice Neveu a dirigé plusieurs sélections nationales, dont l’équipe du Niger de football, l’équipe de Mauritanie de football ou encore le Équipe du Gabon de football. Partout, il a dû composer avec des moyens limités, des championnats locaux fragiles et des environnements institutionnels parfois instables.

    Ce parcours fait de lui un technicien aguerri aux réalités africaines : gestion des déplacements difficiles, adaptation aux pelouses approximatives, négociation permanente avec les fédérations et mobilisation de joueurs évoluant à l’étranger. Autant d’éléments qui constituent un atout pour le Togo, en quête de stabilité et d’efficacité.

    Son passage en Mauritanie reste l’un des plus marquants, avec une qualification historique à la CAN, symbole de sa capacité à structurer un groupe et à bâtir une discipline collective. Ce type d’exploit nourrit aujourd’hui l’espoir d’un renouveau pour des Éperviers en perte de vitesse sur la scène continentale.

    Un défi immense au Togo

    Le contexte togolais n’est pas simple. Depuis plusieurs années, la sélection nationale peine à retrouver le lustre de l’époque dorée qui l’avait menée au Mondial 2006. Les résultats en dents de scie, les changements répétés d’encadrement technique et les tensions internes ont fragilisé le collectif.

    Avec des cadres comme Djené Dakonam, le Togo dispose pourtant de joueurs expérimentés évoluant dans des championnats compétitifs. Mais le talent individuel ne suffit plus. Il faut une vision, une organisation, une cohérence dans le jeu.

    C’est précisément sur ce terrain que Patrice Neveu est attendu : remettre de l’ordre, redonner une identité tactique claire et instaurer une culture de la rigueur. Son expérience du continent pourrait faciliter son intégration rapide et sa compréhension des enjeux locaux.

    Des critiques récurrentes

    Cependant, le technicien français n’est pas exempt de critiques. Une simple recherche fait apparaître des réserves exprimées lors de ses précédents passages. Certains observateurs lui reprochent un style de jeu jugé trop prudent, voire défensif. D’autres évoquent des relations parfois tendues avec des dirigeants ou des joueurs.

    Son parcours est également marqué par des expériences courtes et des départs dans des contextes délicats. Si son CV est riche, il donne aussi l’image d’un entraîneur souvent appelé pour éteindre des incendies, sans toujours inscrire son action dans la durée.

    Ces éléments alimentent les doutes d’une partie de l’opinion togolaise, qui s’interroge sur la capacité du nouveau sélectionneur à impulser un véritable déclic psychologique et sportif.

    Un choix dans un contexte sensible

    Au-delà de la personnalité de Patrice Neveu, c’est aussi le contexte de sa nomination qui suscite des interrogations. Le départ de Nibombé Daré, ancien international et figure respectée du football togolais, a laissé des traces. Beaucoup voyaient en lui le symbole d’un renouveau local, d’une volonté de bâtir sur les compétences nationales.

    Dans ce climat, l’arrivée d’un technicien étranger peut être perçue comme un désaveu de la filière locale. Or, pour réussir, un sélectionneur a besoin d’un environnement apaisé et d’un soutien institutionnel clair.

    Si le contexte politique et fédéral ne lui offre pas une stabilité minimale, Patrice Neveu pourrait se retrouver confronté aux mêmes difficultés que ses prédécesseurs. Le risque serait alors de voir s’installer une nouvelle transition sans lendemain, au détriment d’un projet structurant.

    Entre espoir et prudence

    Le pari Patrice Neveu repose donc sur une équation délicate, celle de capitaliser sur son immense expérience africaine tout en évitant les écueils qui ont parfois jalonné son parcours. Son savoir-faire, sa connaissance du terrain et sa capacité à bâtir un collectif discipliné constituent des atouts indéniables.

    Mais pour que le déclic se produise chez Djené Dakonam et ses coéquipiers, il faudra plus qu’un changement de visage sur le banc. Il faudra une vision partagée, un soutien institutionnel fort et une adhésion totale du vestiaire.

    Les Éperviers jouent aujourd’hui une partie décisive. En confiant leur destin à un globe-trotter du football africain, le Togo fait le choix de l’expérience. Reste à savoir si cette expérience suffira à transformer l’essai et à redonner des ailes à une sélection en quête de renouveau.

Radio Renouveau228

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