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  • Eperviers : Patrice Neveu, un choix assumé mais une méthode qui interroge

    Eperviers : Patrice Neveu, un choix assumé mais une méthode qui interroge

    Si Patrice Neveu était le choix privilégié, voire arrêté, pourquoi ne pas l’assumer clairement et le faire savoir plus tôt ? Pourquoi laisser prospérer des noms alternatifs, au risque de brouiller le message et d’entretenir un climat d’incertitude autour de la sélection nationale ?

    La Fédération Togolaise de Football (FTF) a officiellement annoncé, ce jeudi 19 février 2026, la nomination du technicien français Patrice Neveu au poste de sélectionneur de l’équipe nationale A du Togo. Il succède ainsi à Nibombé Daré, limogé depuis décembre 2025, ouvrant une nouvelle page pour les Éperviers du Togo.

    Malaise

    Si le choix de l’homme ne surprend guère au regard de son expérience et de sa connaissance du football africain, la méthode qui a conduit à sa désignation soulève, elle, de nombreuses interrogations.

    Selon la version officielle, Patrice Neveu a été retenu à l’issue d’un processus de sélection « rigoureux », fondé sur la compétence, l’expérience du haut niveau et une vision stratégique adaptée aux ambitions du Togo. La procédure a été conduite conjointement par la FTF et le ministère en charge des Sports, traduisant une volonté politique de relancer une sélection nationale en perte de repères. Sur le papier, l’argumentaire est solide. Dans les faits, le chemin emprunté laisse planer un certain malaise.

    En effet, aucun appel à candidatures public n’a été lancé, contrairement aux pratiques de plus en plus recommandées en matière de gouvernance sportive. Dans l’intervalle, l’entourage de la Fédération togolaise aurait laissé filtrer plusieurs noms dans la presse et les cercles footballistiques, alimentant rumeurs et spéculations. Parmi eux, ceux du Congolais Florent Ibengue et du Français Jean-Michel Cavalli, notamment, ont circulé avec insistance. Cette communication officieuse, faite de fuites savamment entretenues, a donné l’impression d’un processus flou, voire d’une stratégie de diversion.

    Pression

    Dès lors, une question s’impose : si Patrice Neveu était le choix privilégié, voire arrêté,  pourquoi ne pas l’assumer clairement et le faire savoir plus tôt ? Pourquoi laisser prospérer des noms alternatifs, au risque de brouiller le message et d’entretenir un climat d’incertitude autour de la sélection nationale ? Cette gestion du temps est d’autant plus critiquable que Nibombé Daré a été écarté depuis décembre 2025, laissant les Éperviers sans véritable pilote à l’approche d’échéances cruciales.

    La date FIFA de mars 2026 se profile en effet dangereusement, avec des matches décisifs pour la suite du calendrier international. En attendant, l’équipe nationale est restée en suspens, sans projet sportif clairement incarné, ni feuille de route lisible. Le retard accumulé dans la nomination du sélectionneur fait peser une pression supplémentaire sur les épaules de Patrice Neveu, attendu à Lomé dans les prochains jours pour finaliser son contrat.

    Car le nouveau sélectionneur a du pain sur la planche. En un temps record, il devra bâtir une sélection compétitive, redonner une identité de jeu aux Éperviers et surtout restaurer la confiance d’un groupe fragilisé par les changements répétés d’encadrement technique. Le chantier est immense : évaluation des joueurs locaux et expatriés, choix tactiques, gestion des egos et adaptation à un environnement souvent décrit comme instable.

    Togolaiseries (sic)

    Au-delà de l’homme, c’est le contexte togolais qui interroge. Patrice Neveu arrive dans un football marqué par des tensions récurrentes entre acteurs, des attentes populaires fortes et une pression politique omniprésente. La question centrale demeure donc : le cadre institutionnel et organisationnel actuel permet-il réellement à un sélectionneur, aussi expérimenté soit-il, de réussir sur la durée ? Sans stabilité, sans vision partagée et sans transparence dans les décisions, même les meilleurs techniciens peuvent se heurter à des limites structurelles.

    La FTF, en remerciant le public sportif pour sa patience, semble consciente des attentes et des frustrations accumulées. Mais la patience des supporters a ses limites. La nomination de Patrice Neveu ouvre certes une nouvelle ère, porteuse d’espoirs sportifs. Elle met aussi en lumière la nécessité d’améliorer les pratiques de gouvernance, afin que les décisions stratégiques majeures soient prises dans la clarté, la cohérence et le respect des délais.

    À Patrice Neveu désormais de relever le défi sportif. À la Fédération togolaise, celui de créer les conditions de sa réussite. Sans cela, le risque est grand de voir se répéter un cycle bien connu, celui des espoirs vite dissipés sur les pelouses africaines.

  • FTF : et si l’option Samuel Ekoé Galé devenait une évidence ?

    FTF : et si l’option Samuel Ekoé Galé devenait une évidence ?

    La question revient avec insistance dans les débats autour de l’avenir de la sélection nationale togolaise : et si, pour une nouvelle fois, la Fédération togolaise de football (FTF) faisait le choix audacieux mais assumé d’un sélectionneur local pour diriger les Éperviers ? Alors que plusieurs noms sont cités pour succéder à Nibombé Daré, une autre option, plus discrète mais non moins crédible, mérite aujourd’hui une attention particulière : celle de Samuel Ekoé Galé.

    Ce débat n’est pas nouveau, mais il prend une résonance particulière dans un contexte où les résultats sportifs tardent à convaincre et où la construction d’un projet durable pour les Éperviers du Togo demeure un chantier inachevé. À travers le profil de Samuel Ekoé Galé, c’est toute la problématique de la confiance accordée – ou non – aux compétences locales qui se trouve posée de nouveau.

    Un technicien formé, diplômé et ancré dans les réalités locales

    Samuel Ekoé Galé n’est pas un inconnu du paysage footballistique togolais. Ancien joueur professionnel, il a progressivement construit sa reconversion dans le métier d’entraîneur, en misant sur la formation et la rigueur. Titulaire de la prestigieuse Licence UEFA Pro, le plus haut diplôme d’entraîneur reconnu au niveau international, il répond d’emblée à l’un des arguments souvent opposés aux techniciens locaux : celui du manque de qualification.

    Au-delà du diplôme, M. Galé a dirigé plusieurs clubs emblématiques du championnat national, dont AS OTR et Étoile Filante de Lomé. Il a également marqué les esprits lors de son passage à Kotoko de Lavié, où son travail méthodique et son approche pédagogique ont été salués. Autant d’expériences qui lui confèrent une connaissance intime des réalités du football togolais : contraintes financières, infrastructures limitées, gestion des jeunes talents, pression populaire et exigences institutionnelles.

    L’argument de l’inexpérience : un faux débat ?

    Les détracteurs de l’option Samuel Ekoé Galé vont avancer un argument récurrent : son manque d’expérience au plus haut niveau international. Un reproche qui, à bien y regarder, interroge davantage le système que l’homme lui-même. Comment acquérir de l’expérience si aucune opportunité n’est offerte ? Tous les entraîneurs aujourd’hui cités comme références, qu’ils soient africains ou européens, ont commencé quelque part. Aucun n’est né sélectionneur national.

    D’ailleurs, plusieurs techniciens étrangers passés par le banc des Éperviers découvraient eux aussi, parfois, le football africain ou les réalités spécifiques du Togo. Pourtant, la FTF n’a pas hésité à leur confier les rênes de la sélection. Pourquoi ce qui est toléré, voire encouragé, chez un expatrié devient-il rédhibitoire lorsqu’il s’agit d’un Togolais formé, diplômé et expérimenté localement ?

    Une opportunité provisoire, mais stratégique

    Certains observateurs avancent une proposition intermédiaire, empreinte de pragmatisme : accorder à Samuel Ekoé Galé une chance à titre provisoire, au moins jusqu’à l’issue de la prochaine fenêtre FIFA, prévue les 23 et 31 mars 2026. Cette période pourrait servir de test grandeur nature, permettant à la FTF d’évaluer concrètement ses capacités à gérer un groupe international, à préparer des matches officiels et à imposer une identité de jeu.

    Une telle démarche aurait le mérite de limiter les risques tout en envoyant un nouveau signal fort aux techniciens locaux : le mérite et la compétence peuvent ouvrir des portes. Dans un football togolais en quête de repères et de stabilité, ce pari mesuré pourrait aussi renforcer le sentiment d’appropriation nationale autour de la sélection.

    Et si le salut passait par un staff hybride ?

    À défaut de lui confier immédiatement les clés des Éperviers, d’autres voix plaident pour une solution tout aussi constructive : intégrer Samuel Ekoé Galé dans le staff technique du futur sélectionneur, quel qu’il soit. Cette approche permettrait à l’ancien entraîneur de Kotoko de Lavié de s’imprégner du fonctionnement d’une sélection nationale A, d’apprendre aux côtés d’un technicien plus expérimenté et de se préparer, à moyen terme, à prendre la relève.

    Une telle vision s’inscrirait dans une logique de continuité et de transmission, souvent absente dans la gestion des équipes nationales africaines. Former aujourd’hui le sélectionneur de demain, plutôt que de repartir à zéro à chaque changement, serait un signe de maturité institutionnelle pour la FTF.

    Au-delà d’un homme, une philosophie à assumer

    Le débat autour de Samuel Ekoé Galé dépasse largement sa personne. Il pose une question fondamentale : quelle place la FTF souhaite-t-elle accorder à l’expertise locale dans son projet sportif ? C’est vrai que le passage de Nibombé Daré, un local,  à la tête des Eperviers n’a pas donné les résultats escomptés. Mais miser sur un entraîneur togolais, c’est aussi parier sur une meilleure compréhension du championnat national, une relation plus naturelle avec les joueurs locaux et une communication plus fluide avec les acteurs du football national.

    Certes, le risque existe. Mais le risque n’est-il pas inhérent à toute décision sportive ? Continuer à chercher systématiquement la solution à l’extérieur n’a pas toujours garanti le succès. Peut-être est-il temps d’oser une autre voie

    Une chance à saisir, ou à regretter plus tard

    En définitive, la question mérite d’être posée sans passion mais avec lucidité : et si la Fédération togolaise de football faisait enfin de nouveau confiance à un sélectionneur local comme Samuel Ekoé Galé ? Qu’il s’agisse d’un intérim, d’une intégration dans le staff ou d’une nomination pleine et entière, les options existent.

    Ne pas tenter l’expérience, c’est aussi prendre le risque de freiner l’émergence d’une génération d’entraîneurs togolais pourtant formés, compétents et ambitieux. Donner une chance, en revanche, pourrait ouvrir une nouvelle page du football togolais, fondée sur la confiance, la transmission et la responsabilité. Et si le véritable tournant des Éperviers commençait justement par ce choix-là ?

  • Éperviers : qui tire les ficelles derrière les fuites sur le futur sélectionneur ?

    Éperviers : qui tire les ficelles derrière les fuites sur le futur sélectionneur ?

    Dans les milieux liés au football national, ce qui interroge davantage aujourd’hui, c’est la gestion de l’après-Daré. Une gestion floue, opaque et surtout marquée par des fuites troublantes. Explication !

    Insistance

    La Fédération togolaise de football (FTF) a officiellement mis fin au contrat de Nibombé Daré, invoquant une insuffisance de résultats à la tête des Éperviers. Une décision qui, en soi, n’a rien d’exceptionnel dans le monde du football moderne, où les entraîneurs sont jugés à l’aune des performances. Ce qui interroge davantage, en revanche, c’est la gestion de l’après-Daré. Une gestion floue, opaque et surtout marquée par des fuites troublantes.

    Logiquement, après un limogeage, la FTF devrait enclencher un processus clair, c’est-à-dire définir un profil, lancer éventuellement un appel à candidatures, analyser les dossiers et choisir, en toute transparence, l’homme le mieux à même de redonner des ailes à une sélection nationale en perte de vitesse. Or, à ce jour, aucun appel officiel n’a été lancé. Aucune communication structurée n’a été faite. Et pourtant, des noms circulent déjà avec insistance dans certains médias et sur les réseaux sociaux.

    Jean-Michel Cavalli hier, Olivier Guégan aujourd’hui, un autre demain. Ces noms apparaissent, disparaissent, reviennent, comme s’ils étaient testés dans l’opinion publique. La question qui revient dans les débats est alors : qui a intérêt à faire fuiter ces informations ? Et surtout, dans quel but ?

    En effet, ces fuites ne sont pas anodines. Dans un environnement aussi sensible que celui du football togolais, où la méfiance est devenue presque réflexe, chaque information officieuse est scrutée, interprétée, parfois instrumentalisée. Lorsqu’aucun cadre formel n’existe, la rumeur prend le pas sur l’information. Et lorsque la rumeur devient récurrente, elle cesse d’être accidentelle.

    Selon plusieurs sources concordantes, un réseau (informel ?), bien connu des acteurs du football national, tenterait d’orienter les décisions, voire d’imposer un choix. Il ne s’agit pas ici d’accuser sans preuves, mais de rappeler un fait historique : depuis des décennies, le football togolais semble régulièrement pris en otage par des intérêts particuliers, au détriment du projet sportif global.

    Ingérences

    Des entraîneurs débarqués prématurément, des choix techniques contestés, des nominations jugées incohérentes, des conflits internes chroniques… La liste est longue. Trop longue pour qu’on continue à parler de simples coïncidences ou d’erreurs isolées. Le mal est structurel. Il est ancien. Et il résiste aux changements de dirigeants.

    L’arrivée de Kossi Akpovy à la tête de la FTF avait pourtant suscité un réel espoir. Pour beaucoup d’observateurs, elle symbolisait une rupture avec les pratiques du passé : plus de transparence, plus de rigueur, moins d’ingérences. Certains y voyaient même la fin des manipulations, des clans et des décisions prises en coulisses.

    Mais les événements récents tendent à montrer que le système est plus fort que les hommes. Que même avec de bonnes intentions, il est difficile de gouverner un football gangrené depuis longtemps par des réseaux d’influence. La question n’est donc pas seulement de savoir si la Fédération « perd la main », mais de se demander si elle l’a réellement eue un jour.

    La fuite organisée, ou supposée organisée, des noms de potentiels sélectionneurs pose un problème de gouvernance. Elle fragilise l’institution, expose inutilement des techniciens, et brouille le message adressé aux supporters. Pire encore, elle donne l’impression que le choix du futur sélectionneur ne se fait pas sur la base d’un projet sportif clair, mais au gré de pressions, de calculs et d’intérêts parallèles.

    Or, le football togolais n’a plus le luxe de l’improvisation. Les Éperviers ne « volent » plus, pour reprendre une expression devenue tristement symbolique. Les résultats stagnent, la base se fragilise, la confiance du public s’érode. Dans un tel contexte, le choix du sélectionneur ne peut être une manœuvre tactique de plus dans un jeu d’influences.

    Ce débat dépasse largement les noms de Cavalli ou de Guégan, entre autres. Le véritable enjeu est ailleurs : le Togo a-t-il enfin décidé de rompre avec les pratiques qui l’ont conduit dans l’impasse actuelle ? Ou assiste-t-on, une fois de plus, à la reproduction des mêmes schémas, avec de nouveaux visages mais avec les mêmes méthodes ?

    À force de vouloir contrôler, manipuler, imposer, certains ont fini par étouffer le football togolais. Et tant que ce système ne sera pas clairement identifié, assumé et démantelé, aucun sélectionneur, aussi compétent soit-il, ne pourra réussir durablement.

    Le changement ne viendra pas d’un nom, mais d’une méthode. Pas d’un homme providentiel, mais d’une gouvernance responsable. La balle est désormais dans le camp de la Fédération. À elle de prouver que les fuites ne sont pas des décisions déguisées, et que l’avenir des Éperviers se construit enfin au grand jour, et non dans l’ombre.

    Fabrice KA

  • L’ex-Epervier Ludovic Assémoassa est mort à 45 ans

    L’ex-Epervier Ludovic Assémoassa est mort à 45 ans

    L’OL a annoncé, ce mardi dans un message publié sur X, la mort de Ludovic Assémoassa, formé au club avant d’entamer sa carrière professionnelle sous les couleurs de Clermont. L’ancien international togolais s‘est éteint à l’âge de 45 ans.

    Dans un message publié sur son compte X ce mardi, l’OL a annoncé la mort de son ancien joueur Ludovic Assémoassa à 45 ans. “Ludovic Assémoassa, enfant de l’Academy, international togolais, nous a quittés”, indique le club. “Partout où il a joué ou entraîné, Ludovic a fait l’unanimité. Il était profondément aimé. A sa famille, à ses amis, son club de Lyon – La Duchère, l’Olympique Lyonnais adresse ses plus sincères condoléances.”

    Une carrière en Ligue 2 et un match de Coupe du monde

    Né à Lyon, le défenseur a été formé au sein du club phare de sa ville mais n’y a jamais joué avec les professionnels jusqu’à son départ pour Clermont en 2011, à 21 ans. Il y a mené une longue carrière en Ligue 2 avec 121 matchs disputés toutes compétitions confondues. Ludovic Assémoassa a ensuite joué en Espagne sous les couleurs de Ciudad Murcie, puis Grenade pour 34 matchs de Liga 2 et un de Coupe du Roi.

    Ses performances lui ont également permis de devenir international togolais et de disputer la Coupe du monde 2006 avec une titularisation face à la Suisse (2-1) en ouverture de la compétition. Mais celle-ci s’était brutalement achevée avec une rupture des ligaments croisés du genou droit contractée lors de cette rencontre, mettant fin à son Mondial et le privant notamment du match contre la France (2-0). Au total, il a cumulé 5 sélections avec le Togo.

    A l’issue de sa carrière, il s’était reconverti comme entraîneur de Lyon-la Duchère, pensionnaire de National 3. Il avait pris, avec Karim Bounouara et Habib Sisbane, les commandes de l’équipe à l’été 2023 après le départ précipité de l’ancien entraîneur, Jordan Gonzalez. Sous les ordres du trio, le club lyonnais avait signé un joli parcours en Coupe de France après avoir sorti trois équipes de rang supérieur, le GOAL FC (N1), Bastia (L2) ou Thonon Evian Grand Genève (N2), avant de se faire éliminer en 32es de finale contre Le Puy (2-1). Lionel Bah avait succédé au trio à l’été 2024.

    Avec rmcsport.bfmtv.com



    L’OL annonce la mort de son ancien joueur Ludovic Assémoassa, à 45 ans

  • Serge Akakpo : la sélection togolaise manque “de qualité et d’épaisseur d’effectif”

    Serge Akakpo : la sélection togolaise manque “de qualité et d’épaisseur d’effectif”

    Serge Akakpo, le manager général des Eperviers, la sélection nationale fanion de football du Togo, dans une longue interview accordée à ftftogo.com, est revenu sur l’élimination de son pays de la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) Maroc 2025. Avec la précision que l’objectif aujourd’hui est de se tourner avec l’avenir en misant sur les jeunes.

    Comment avez-vous vécu l’élimination du Togo pour la CAN 2025 ?

    Cela a été très difficile pour moi, je me suis un peu replié sur moi-même, mon état d’âme était même comparable à une légère dépression. Ce qui me reste en travers de la gorge, c’est surtout le fait que nous n’ayons pris qu’un seul point contre le Libéria en deux matchs. Pour moi, c’est un mystère… Certes, il n’y a plus de petites équipes sur le continent, mais avec l’effectif que nous avons, je trouve cela anormal.

    On dit souvent qu’il faut être humble dans la victoire et digne dans la défaite, mais mis à part le match retour contre l’Algérie, je n’ai vu aucune dignité dans l’attitude générale.

    Au lendemain de la double confrontation contre l’Algérie, j’ai reçu un coup dur, et cela a d’ailleurs impacté mon anniversaire, le 15 octobre dernier. J’ai passé ce jour important dans la désolation, en repensant aux (6-1) encaissés en 4 jours.

    Pour être sincère, je n’ai pas encore totalement digéré l’élimination. De nature, je suis un très mauvais perdant, je n’aime pas la défaite, et c’est ce qui me définit, me caractérise, et me permet de me surpasser.

    Certes, d’un côté, je me dis que cet épisode renforcera notre capacité à transformer une épreuve en un point de départ pour l’amélioration. Mais en définitive, cette qualification était à notre portée sur plusieurs aspects, vu le travail réalisé en 3 ans, mais hélas…

    Quelles étaient vos perceptions et vos ambitions en arrivant comme Manager Général de l’équipe nationale ?

    Comme tout togolais, et ancien international, après ma carrière, j’avais la volonté de contribuer de manière significative au développement du football national. Je le considère comme un devoir citoyen envers les nouvelles générations.

    Lors de ma prise de fonction, il a fallu faire un état des lieux, et à cet effet, j’ai effectué un diagnostic poussé sur notre équipe nationale.

    Certes, elle manquait de qualité et d’épaisseur d’effectif, il y avait beaucoup de choses à améliorer, notamment sur les attitudes et le caractère. Le retour de ROMAO en équipe nationale en octobre 2021 faisait d’ailleurs suite à cette réflexion.

    Mais selon moi, le véritable problème ne résidait pas dans l’équipe fanion, elle n’est que le reflet du manque de politique sportive à l’échelle nationale, autrement dit de notre formation.

    Je profite de cette occasion pour dire qu’au-delà de mon diplôme d’entraîneur UEFA A, j’ai également validé un diplôme de directeur technique, ce qui me permet d’avoir une analyse plus rigoureuse sur la formation et les méthodes de travail.

    Dans mon esprit, c’était simple : il fallait rendre le Togo à nouveau compétitif, attractif et fiable. Mon ambition était d’apporter ma pierre à l’édifice en offrant un environnement sécurisé et favorable au bien-être des joueurs. Aujourd’hui, ce n’est plus le joueur seul qui compte. Derrière lui, il y a tout un entourage.

    Dans cette perspective, nous avons mené un travail minutieux pour rechercher un équilibre à moyen terme avec le projet U23, afin de créer une antichambre pour l’équipe A et pallier le manque de joueurs qualitatifs.

    Il y a également eu un travail de suivi quotidien pour pousser les joueurs à être performants en club, afin de répondre aux normes internationales.

    Quelles sont les unités de mesure de votre travail sur le plan sportif ?

    Tout d’abord, il s’agit d’avoir un groupe discipliné, faisant preuve de patriotisme, et, par ricochet, une équipe performante qui démontre une identité de jeu et du caractère lors des matchs. Je ne parle pas de résultats, mais bien de performance. En général quand les performances de haut niveau se répètent, les résultats finissent par suivre…

    Lors des rassemblements, je fais énormément d’entretiens individuels ou en petits groupes avec les joueurs. Il est important qu’ils entendent un autre son de cloche que celui du coach.

    Je peux dire qu’un cadre vertueux a été mis en place au sein de l’équipe nationale, avec une discipline interne très rigoureuse, mais aussi participative.

    Mon travail peut également se mesurer à travers les performances en club, car je joue aussi parfois un rôle de conseiller sur certains choix et j’effectue un suivi quotidien avec des retours sur les attitudes après les matchs.

    L’objectif est d’avoir des joueurs qui évoluent bien dans leurs clubs, avec le même état d’esprit qu’en équipe nationale, afin que le niveau d’exigence international soit instauré dans leur esprit et devienne la norme.

    Dans l’ensemble, je dirais que cela a fonctionné. L’illustration parfaite est l’état de forme des joueurs togolais à la fin de la saison 2023/2024. Je ne me souviens pas d’une saison où autant de joueurs togolais étaient en première ligne dans leurs différents championnats et compétitions.

    Kevin Denkey en est un exemple parfait. Il fut un temps où le coach Duarte ne voulait plus du tout le convoquer en équipe nationale.

    À ce moment-là, malgré ses qualités, il n’avait pas la bonne attitude et ne répondait pas aux critères d’un joueur international. Il a fallu qu’on fasse un travail de fond avec lui pour qu’il évolue dans sa perception, dans son auto-critique, et que cela corresponde davantage à la réalité. Un premier déclic a eu lieu entre octobre 2022 et février 2023, puis un second très important entre juin 2023 et septembre 2023. La suite, on la connaît…

    Cependant, lors des rassemblements, mon travail sur le plan sportif s’arrête dès que l’arbitre siffle le début du match.

    Quels sont les principaux manques de cette équipe ?

    Il nous manque de la maturité à certains moments du match, mais pour faire court il nous manque surtout du ROMAO ! C’est-à-dire du caractère ! Du caractère ! Et encore du caractère !

    Je tiens à dire fondamentalement qu’actuellement, il n’y a aucun problème d’organisation, administratif, logistique ou de primes impayées. Aucun élément extérieur qui puisse perturber la concentration et la performance des joueurs. Nos autorités et dirigeants sont à féliciter sur cet aspect.

    Ensuite, je pense qu’à l’heure actuelle, contrairement à certaines périodes, le Togo n’a pas réellement de problème d’effectif. Nous avons plutôt un problème d’attitude, de conscience et de détermination, ce qui mène à une inefficacité cruelle.

    Pour gagner des matchs internationaux, il faut dépasser le cap des 100 %. Il faut être à 110, voire 120 %, sinon, au mieux, vous faites match nul.

    Techniquement, cette équipe a de la qualité, mais collectivement, nos joueurs ne s’organisent pas assez, ne se challengent pas pour aller chercher les victoires.

    Bien sûr, en tant qu’encadrants, nous pouvons le faire, mais à un moment donné, c’est aussi aux principaux acteurs de prendre leur destin en main. Il nous faut des leaders de jeu pour pousser toute l’équipe à se surpasser.

    Certains critères font la force d’une équipe nationale : avoir des joueurs compétitifs et de haut niveau, qui ont des objectifs personnels et une conscience collective. Nous pouvons citer l’exemple du Maroc, du Sénégal ou de la RDC, qui incarnent bien ces critères.

    Aujourd’hui, nous avons quelques joueurs qui cochent toutes ces cases. Ils symbolisent un peu ce nouveau cycle. Mais nous n’en avons pas assez.

    De plus, plusieurs de nos joueurs sont déjà trentenaires ou le deviendront en 2025. Il est donc crucial de penser à renforcer progressivement l’équipe avec de jeunes joueurs afin de créer une transition harmonieuse.

    C’était d’ailleurs l’objectif du projet U23 avec des jeunes à fort potentiel comme DERMANE, BOMA ou AZIANGBE, qui se sont désormais installés en équipe A.

    Justement, êtes-vous satisfait du projet U23 tel qu’il se développe aujourd’hui ?

    D’emblée, je tiens à dire que nous avons l’une des plus belles générations de U23 en Afrique, et c’est un fait.

    Avant les éliminatoires de la CAN U23, j’avais visionné les matchs de toutes les nations sur le continent et, à part le Sénégal, le Maroc et l’Égypte, qui pouvaient nous poser problème, nous pouvions être au-dessus du reste. J’en avais informé le coach U23 de l’époque, Afizou Traoré.

    Sportivement, au-delà de créer une antichambre pour l’équipe A et de susciter la fibre patriotique chez les binationaux assez tôt, ce projet était aussi une manière de mettre en valeur nos meilleurs jeunes joueurs locaux, comme ce fut le cas pour Benjamin HOLETE ou Bruno AVOTOR.

    Mais, à la question de savoir si je suis satisfait de la façon dont le projet se développe aujourd’hui, je dirais non, pas du tout, car il n’y a plus eu d’évolution depuis mars 2023.

    Si je suis globalement satisfait du projet ? Oui et non. Oui, car malgré le peu de rassemblements et le temps limité de travail depuis le début du projet en mars 2022, nous avons pu faire émerger quelques talents, aujourd’hui en équipe A. Il s’agit de Steven MENSAH, Sadik FOFANA, Benjamin HOLETE, Kevin BOMA, Kodjo AZIANGBE, Karim DERMANE. D’autres, qui ne sont pas encore en équipe A, commencent à émerger en équipe première en club. Je pense à : Steven NADOR, Idjessi METSOKO, Abalo DENIS, Sebastian CLEMMENSEN, Yannis SANKOUTCHA, Henri STANIC, Aurel WAGBE, Augustin DRAKPÉ, Bruno AVOTOR, Pierre NADJOMBE.

    Nonobstant, tous ces joueurs qui sont déjà en équipe A ne sont pas totalement aguerri. Je pense qu’il leur manquait 8-10 matchs de U23 avant de démarrer en équipe A.

    Dans le cadre de ce projet, l’idée était vraiment de faire émerger une nouvelle génération pour renforcer l’équipe A, mais cela nécessitait de la continuité pour optimiser et maximiser le potentiel de tous ces jeunes.

    Dans ma vision, l’objectif final était de pouvoir, en collaboration avec la DTN, décliner ce projet sur les U20 puis les U17.

    Nous avons actuellement une quarantaine de jeunes (locaux et binationaux) qui ont entre 17 et 20 ans mais le manque de rassemblements ne nous permets pas de les voir pour les faire progresser ensemble, en conséquence nous perdons en crédibilité auprès d’eux et nous prenons de facto du retard sur les autres nations.

    Pour les binationaux, si l’on ne fait pas attention ces mêmes jeunes dans 3-4 ans seront dans la même posture que les BRASSIER, ALIDOU, TRAORE. C’est-à-dire qu’ils n’auront pas forcément la fibre patriotique pour rejoindre l’équipe nationale, et étant déjà en équipe première en club ils ne verront pas le bénéfice de la sélection sur leur carrière.

    En ce qui concerne les locaux, malheureusement c’est encore pire car beaucoup se perdront entre temps et on ne les retrouvera peut-être jamais au niveau professionnel.

    Source : ftftogo.com

  • Elim CDM 2026: le Togo affronte la Mauritanie le 22 mars à Lomé

    Elim CDM 2026: le Togo affronte la Mauritanie le 22 mars à Lomé

    Les Éperviers du Togo retrouveront la compétition à l’occasion des journées 5 et 6 des qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Ils affronteront la Mauritanie le 22 mars à Lomé.

    Un peu plus de trois mois après la fin des éliminatoires de la CAN 2025, les Éperviers retrouvent la compétition. Pour leur première sortie en 2025, le sélectionneur national, Daré Nibombé et ses hommes sont de retour dans les qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Deux matchs sont programmés pour le mois de mars.

    Dans un premier temps, la FIFA a communiqué à la Fédération Togolaise de Football le programme du match de la 5e journée. Les Éperviers accueilleront les Mourabitounes de la Mauritanie le 22 mars au Stade de Kégué à Lomé, à partir de 16h GMT.

    Les désignations de la rencontre sont également connues. C’est un quatuor égyptien, dirigé par Omar Amin Mohammed Amin Mohammed, qui sera chargé de l’arbitrage. Ses assistants seront Abouelregal Mahmoud Ahmed Hamel Ahmed, Mohamed Abouzid Halhal Sami et Moustafa Elbana Mahmoud Zakaria Mohamed. Un Assesseur des arbitres a été désigné pour ce match : le gabonais Efong Nzolo Jérôme. Le Commissaire de match sera le béninois Paqui Claude Mahounou.

    Après cette rencontre, le Togo se déplacera à Dakar pour affronter le Sénégal.

    Ce premier stage de l’année (17-25 mars) sera aussi l’occasion pour les Éperviers de retrouver leur public, qu’ils ont laissé sur une note de déception après l’élimination de la CAN 2025. Il s’agira donc de redonner le sourire et l’espoir à des supporters toujours proches de leur équipe et désireux de voir leur sélection nationale retrouver les sommets à travers des victoires.

    Pour rappel, le Togo se classe actuellement 4e de son groupe de qualification pour la Coupe du Monde FIFA 2026 avec 3 points. Le Soudan domine le classement avec 10 points, suivi du Sénégal (8 points) et de la RD Congo (7 points). La Mauritanie, prochain adversaire des Éperviers, occupe la dernière place du groupe avec 1 point, derrière le Soudan du Sud qui en compte 2.

    Les qualifications africaines se dérouleront en deux tours. Le premier tour verra neuf groupes de six équipes chacun, avec des matchs aller-retour. Le premier de chaque groupe se qualifiera directement pour la Coupe du Monde 2026.

    Le deuxième tour opposera les quatre meilleurs deuxièmes dans deux demi-finales, suivies d’une finale, et le vainqueur participera au tournoi de barrage de la FIFA. Ce tournoi réunira une équipe de chaque confédération, à l’exception de l’UEFA, ainsi qu’une équipe supplémentaire de la confédération hôte (Concacaf). Deux des six équipes seront désignées têtes de série selon leur position au Classement mondial FIFA/Coca-Cola. Les têtes de série affronteront les vainqueurs des deux premiers matches entre les non-têtes de série pour une place à la Coupe du Monde. Les deux vainqueurs seront alors qualifiés pour la phase finale.

    Avec ftf.com

  • Le défenseur Lilian Brassier, futur néo Epervier ?

    Le défenseur Lilian Brassier, futur néo Epervier ?

    Lilian Brassier ne ferme pas la porte à la sélection togolaise. C’est ce que l’on retient d’une sortie médiatique du défenseur central  de Rennes, 25 ans, ce mercredi 19 février en France.

    Courtisé depuis plusieurs années par le staff technique des Eperviers du Togo, le joueur né le 2 novembre 1999 à Argenteuil, en terre française donc, hésite toujours. Sa dernière intervention médiatique laisse, cependant, croire qu’il pourrait accepter de porter la tunique jaune.

     « Oui, j’ai déjà été approché. C’est vrai que je me suis déjà posé la question de jouer pour le Togo. Maintenant, c’est compliqué parce qu’il y a toujours un truc en plus. Là, par exemple, c’était Marseille. Donc, je voulais bien rentrer dans mon nouveau club. Donc, c’est compliqué de faire ce choix-là aussi. Mais oui, j’ai déjà été approché. On a déjà pas mal parlé aussi », déclare-t-il aux médias hexagonaux.

    De retour à Rennes, son club formateur, Lilian Brassier a pour objectif de s’assurer une place de titulaire indiscutable avant de penser à autre chose. Mais il ne faut pas qu’il tergiverse trop lui conseille Serge Akakpo, le manager général de la sélection togolais.

    « Notre porte est toujours ouverte, et encore une fois il ne faut pas toujours attendre. Lui, comme nous, on a une histoire à écrire avec l’équipe nationale. Et surtout, lui qui représente un petit peu la nouvelle génération. Je lui ai dit qu’il est un peu le grand frère de la nouvelle génération », lui explique le consultant de Canal+.

    Lilian Brassier a porté les couleurs des U19 et U20 de France. Aujourd’hui âgé de 25 ans, sa carrière internationale pourrait s’écrire chez les Eperviers surtout qu’il a obtenu le passeport de son pays d’origine il y a deux ans.

    Les Eperviers sont absents de la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) depuis 2017. Ils sont dans le creux de la vague bien qu’aient participé au mondial 2006.

  • Togo/Football: Ah Daré ce nullissime incompétent, DÉMISSION !

    Togo/Football: Ah Daré ce nullissime incompétent, DÉMISSION !

    Le journaliste Anani Sossou est dévasté après que certains ont déjà commencer à réclamer la tête de Nibombé Daré, le sélectionneur principal des Eperviers, dont il est proche.

    “Le Togolais adore trouver un bouc émissaire à ses déboires et abandonne toujours la proie pour l’ombre.

    Si le football togolais est tétraplégique depuis le miracle du Mondial allemand de 2006, sans doute la faute au nouveau sélectionneur national Nibombé Daré. Si les Éperviers trois fois consécutivement ont brillé de leur absence aux phases finales de la CAN avant cette 4è fois c’est la faute à ce nullissime de Daré. Si tout est paumé et noir pour le football togolais, c’est ce Daré inexpérimenté, égoïste, inutile qui est venu gâcher la redoutable équipe composée de joueurs super stars qui évoluent dans les plus grands clubs et championnats du monde. Lui qui est arrivé à la tête des Éperviers il y a à peine 3 mois.

    Or voilà qu’on a une fédération minée de problèmes avec à sa tête un président qui est là depuis plus de 8 ans déjà et dont on ne peut attribuer une once de résultat positif, un président qu’on laisse ou qu’on encense et on crie harot sur un nouvel arrivant qui est venu prendre une équipe à la ramasse et on lui attribue tous les malheurs du football togolais. Est-ce qu’on peut être plus sorcier que ça ? Le Togolais est toujours nuisible pour son frère togolais dont il ne souhaite jamais la réussite, ne l’encourage guère lorsqu’il a besoin de soutien. On a eu dans ce pays pendant 5 ans un Claude Leroy qui n’a rien apporté au football togolais mais qui était gracieusement payé par le contribuable mais le tôlée suscité par Daré n’a pas été son cas. À la limite on lui trouvait des circonstances atténuantes. Ses sorties médiatiques étaient à la limite de l’insulte mais tout lui était toléré parce qu’il n’était peut-être pas Togolais, il est un étranger et de surcroît un blanc à qui l’hospitalité et les faveurs doivent être accordées.

    Daré démission, Daré démission, Daré arrogant, Daré incompétent peut-on lire à longueur de journée sur les réseaux sociaux et cela n’est pas prêt de s’arrêter. Le crime de lèse-majesté de ce nul est son interview sur Taxi FM samedi dernier. Ah quelle bassesse ! Ceux-là qui raillent son incompétence et crient sa démission, sans doute vous savez mieux faire non ? Allez postuler pour le remplacer et donnez-nous de meilleurs résultats dans les mêmes conditions avec la même sélection et on vous applaudira.

    Cela ne vous dit rien qu’on a plus de championnat scolaire, que le championnat de D1 se joue difficilement, pour la D2 n’en parlons même pas. Cela ne vous dit rien qu’on n’a pas d’infrastructures sportives adéquates pour faire émerger des talents. Cela ne vous dit rien que les clubs sont dépourvus de moyens et n’ont pas de centres de formation. Cela ne vous dit rien qu’il faut impérativement les états généraux du sport en général et du football en particulier pour remettre les choses à plat. Tout votre narratif à vous les détracteurs et à vos sponsors c’est la nullité et la tête de Nibombé Daré. Sauf erreur de ma part, il appartient à la FTF-Fédération Togolaise de Football et au ministère des sports de le virer. Autrement il est là pour 3 ans. Cela va vous faire mal mais vous ne pourrez rien faire”.

    J’ai encore dit…

    Anani Sossou

  • Do Messan Dzakpa revendique la paternité du nom « Eperviers du Togo »

    Do Messan Dzakpa revendique la paternité du nom « Eperviers du Togo »

    C’est une autre histoire qui surgit à un moment où le football togolais n’en a pas besoin. Do Messan Dzakpa, artiste peintre, revendique la paternité du nom “Éperviers du Togo” et réclame réparation.

    Après Moustapha Bodé, un ancien intendant de l’équipe nationale, réclamant 25 millions de FCFA CFA pour des œuvres occultes réalisées en faveur des Eperviers, c’est le tour d’un autre togolais. Lui est artiste peintre. Son nom est Do Messan Dzakpa. Il explique être l’auteur du logo et du nom « Eperviers du Togo ».

    Il a rendu publique cette histoire, parce que selon lui, depuis un quart de siècle qu’il réclame la promesse qui lui a été faite il n’a pas eu gain de cause. En 1997 « J’ai conçu le logo et je l’ai présenté aux responsables sportifs de l’époque, notamment Agbala Watekou, alors manager de la Fédération togolaise de football (FTF), le Général Zoumarou Gnonfam, président du Comité olympique togolais, et le Général Seyi Mèmène, président de la FTF », raconte-t-il aux médias.

    Après un concours a été lancé par l’instance faîtière. Son objectif, trouver un nom officiel à la sélection nationale. In fine, c’était son tableau qui aurait été retenu. Et un certain Agbala Watekou l’aurait rassuré que l’utilisation de son chef-d’œuvre lui rapportera un certain nombre de droits. Depuis lors rien. « Ces promesses n’ont jamais été tenues », dénonce l’artiste peintre aujourd’hui.

    « Depuis 1999, j’ai multiplié les démarches auprès des ministres des Sports successifs, sans succès. Aujourd’hui, je veux rentrer dans mes droits », réclame-t-il.

    L’affaire est pendante à la justice.

    Si les Eperviers battent de l’aile aujourd’hui, c’est parce qu’il y aurait un cérémonial qui doit être fait mais qui ne l’a pas été. Un rituel tel que l’indique (de façon invisible) son tableau, insiste Do Messan Dzakpa.

    Une histoire bizarre. N’est-ce pas?

    A suivre !

  • CAN 2025: Eperviers, une victoire pour finir les éliminatoires

    CAN 2025: Eperviers, une victoire pour finir les éliminatoires

    Les Eperviers terminent la campagne des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations CAF TotalEnergies, Maroc 2025 en dominant  la Guinée équatoriale 3-0 ce dimanche au Stade de Kegue.

    Une victoire pour boucler la boucle. Malgré l’élimination de la course pour le Maroc, le mot d’ordre de cette dernière rencontre était la victoire pour l’honneur et le public sportif togolais. Mission accomplie pour Daré Nibombé et ses hommes. D’entrée de match, les intentions sont offensives. Thibault Klidje allume la première mèche au dessus des buts de Sapunga (2è). Derrière sur un centre de Romao, la défense équato-guinéenne cafouille avant de dégager. Puis à la 14è, Yaw Annor lancé par Klidje va tromper Sapunga. Ouverture du score pour les Eperviers qui vont continuer par appuyer sans trouver la faille. Au four et au moulin,  Kevin Denkey frappe sur le poteau à la 20è minute. Avantage pour le Togo à la pause (1-0).

    Au retour des vestiaires, les Eperviers poussent pour faire le break. Sur une passe de Djene, Kevin Denkey prend ses responsabilités, part balle au pied depuis le milieu de terrain avant d’ajuster le gardien adverse. 2-0 (57’).  Les Eperviers ne sont pas véritablement inquiétés et Malcolm Barcola veille au grain. En fin de match, Yaw Annor part de nouveau seul après une déviation de Franck Mawuena, essuie la défense adverse avant de réaliser son doublé (87è). Belle victoire 3-0 des Eperviers qui enregistrent leur premier succès dans le tournoi.

    Dans l’autre match du groupe, l’Algérie a pris le dessus sur le Liberia 5-1.

    Au classement final, l’Algérie totalise 16 points, devant la Guinée équatoriale (8 points). Le Togo termine troisième avec 5 unités et le Libéria prend la lanterne rouge (4 points).

    Prochaines échéances pour les Eperviers en mars 2025 avec la reprise des éliminatoires de la Coupe du monde de la FIFA 2026.

    Déclaration d’après match

    Daré Nibombé, sélectionneur: “On gagne enfin un match. Tout ce qui nous manquait dans les autres matchs. Aujourd’hui on a eu de la réussite, on a été efficace dans le rectangle adverse, on a fait un match sérieux. Les garçons ont été à l’écoute dans l’engagement, l’état d’esprit et c’est ce qui nous a emmené à ce résultat positif. Mais on reste déçus de ne pas se qualifier pour la CAN parce que c’était l’objectif”.

    Avec ftftogo.com

Radio Renouveau228

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