Étiquette : Electricité

  • Togo : le gaz de WAPCo attendu le 27 octobre, les Togolais à bout de patience

    Après le remplacement de deux vannes stratégiques sur le réseau gazier, WAPCo prévoit de reprendre le transport de gaz naturel au plus tard le 27 octobre 2026. Une échéance attendue dans un contexte de coupures d’électricité qui perturbent le quotidien des ménages et les activités économiques. La remise en service reste toutefois subordonnée aux résultats des inspections techniques.

    Les perspectives d’un retour progressif à la normale se dessinent dans le secteur énergétique togolais. La West African Gas Pipeline Company Limited (WAPCo), société chargée de l’exploitation du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (GAO), annonce des avancées dans les travaux de maintenance de la branche de Lomé. L’entreprise table sur une reprise du transport de gaz naturel d’ici au 27 octobre 2026, à condition que les vérifications techniques en cours ne révèlent aucune anomalie majeure.

    Cette annonce intervient alors que les interruptions de la fourniture d’électricité se multiplient depuis plusieurs jours dans la capitale et dans d’autres localités du pays. La maintenance du gazoduc, qui alimente notamment les centrales thermiques, constitue l’une des principales explications avancées par les responsables du secteur pour justifier ces perturbations.

    Dans un communiqué publié le 20 octobre, WAPCo indique avoir achevé, entre le 14 et le 17 octobre, le remplacement de deux équipements essentiels : la vanne sous-marine de la dérivation de Lomé et la vanne d’arrêt située à l’entrée de la station de régulation et de comptage. Selon la société, les interventions se sont déroulées sans incident.

    Ces opérations représentent une étape importante dans la remise en état des installations. Elles ne signifient cependant pas que le transport du gaz peut reprendre immédiatement. D’autres vérifications doivent encore permettre de s’assurer de la fiabilité de la conduite avant sa remise en service.

    Une inspection décisive avant la reprise

    Après le remplacement des vannes, les équipes techniques doivent procéder à l’évacuation de l’eau présente dans la conduite, puis au séchage du pipeline. Ces opérations préparatoires sont indispensables à l’inspection interne de la branche de Lomé, longue de 19 kilomètres.

    Pour cette étape, WAPCo prévoit d’utiliser un dispositif reposant sur la technologie de fuite de flux magnétique, connue sous son appellation anglaise Magnetic Flux Leakage (MFL). Cette méthode permet d’examiner l’état de la canalisation et de repérer d’éventuelles anomalies susceptibles d’affecter son intégrité.

    L’objectif est de détecter les défauts potentiels avant la reprise des opérations, afin de limiter les risques techniques et de garantir la sécurité des installations. Le calendrier annoncé prévoit l’achèvement de l’évacuation de l’eau dans les jours suivant la publication du communiqué, avant le lancement de l’inspection.

    La date du 27 octobre doit donc être considérée comme une prévision et non comme une garantie absolue. La remise en service dépendra des conclusions des contrôles et de l’absence d’imprévu technique. WAPCo entend ainsi privilégier la sécurité de l’infrastructure plutôt que de précipiter la reprise du transport.

    Le directeur général de la société, Abiodun Bodunrin, rappelle cette exigence en affirmant que « la sécurité, l’intégrité et la fiabilité à long terme du système de pipeline demeurent nos priorités absolues ».

    L’électricité, l’autre urgence pour les autorités

    Au Togo, les conséquences de cette interruption dépassent le seul secteur gazier. La suspension du transport de gaz sur la branche de Lomé depuis le 12 octobre affecte les activités liées à la production d’électricité. Or, les centrales thermiques jouent un rôle important dans l’approvisionnement du pays.

    Le directeur général de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET), Ilagou Ayéva, a confirmé, le 20 octobre sur la Télévision togolaise (TVT), que les délestages observés dans plusieurs villes sont liés à cette maintenance. Il a indiqué qu’un retour à la normale était attendu vers la fin du mois, à l’issue des travaux.

    Pour limiter les effets de la baisse des disponibilités en gaz, le recours à des combustibles liquides plus coûteux a notamment été envisagé dans le dispositif d’adaptation de la CEET. Ces solutions de substitution ont cependant leurs limites et ne suffisent pas nécessairement à prévenir toutes les interruptions de courant.

    Pour les ménages, les petits commerçants, les artisans et les entreprises, l’enjeu est désormais de savoir quand l’alimentation électrique retrouvera une plus grande régularité. Au-delà des désagréments domestiques, les coupures peuvent perturber la conservation des produits, ralentir les activités de production et entraîner des dépenses supplémentaires pour les opérateurs contraints de recourir à des groupes électrogènes.

    La reprise du transport de gaz pourrait ainsi contribuer à améliorer la disponibilité de l’électricité, sans garantir, à elle seule, la disparition immédiate de tous les délestages. Le rétablissement effectif dépendra également des conditions de fonctionnement des centrales et de l’équilibre général entre l’offre et la demande d’électricité.

    Un test pour la sécurité énergétique régionale

    Le Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest constitue une infrastructure stratégique reliant le Nigeria, le Bénin, le Togo et le Ghana. Il facilite l’acheminement du gaz naturel destiné notamment à la production d’électricité et aux activités industrielles. La maintenance de ses installations répond donc à des impératifs qui dépassent les frontières togolaises.

    En remerciant les autorités togolaises, le ministère chargé des Mines et des Ressources énergétiques, la CEET, ContourGlobal Togo, les entreprises et les populations pour leur coopération, WAPCo reconnaît implicitement l’importance de la coordination entre les différents acteurs durant cette période délicate.

    Reste que l’épisode met en lumière la vulnérabilité de l’approvisionnement électrique face aux contraintes affectant les infrastructures gazières. La date du 27 octobre est désormais attendue avec intérêt, mais la priorité demeure la remise en service d’une installation fiable et sûre.

    Pour les usagers, l’espoir est simple : que l’achèvement des travaux se traduise rapidement par une amélioration tangible de la fourniture d’électricité. La confirmation de la reprise du gaz, puis ses effets sur la distribution du courant, seront les prochains indicateurs à surveiller.

  • Haute tension : Awaté ordonne l’évacuation

    Haute tension : Awaté ordonne l’évacuation

    Face aux risques croissants d’accidents sous les lignes électriques à haute tension, le gouvernement ordonne l’évacuation immédiate des occupants des zones interdites sur toute l’étendue du territoire national.

    Face à la multiplication des occupations illégales sous les lignes électriques à haute tension, le gouvernement togolais a décidé de passer à l’action. Dans une note officielle datée du 1er juin 2026, le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie coutumière, le colonel Hodabalo Awaté, a instruit l’ensemble des maires du pays de procéder à la libération immédiate des emprises concernées.

    Cette décision intervient à la suite d’une alerte lancée par le ministre délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières, qui a attiré l’attention sur l’occupation grandissante de ces zones pourtant classées à risque. Dans plusieurs localités, des habitations, des commerces et diverses activités se développent sous les lignes à haute tension, en violation des normes de sécurité en vigueur.

    Les autorités rappellent qu’une bande de sécurité de quarante mètres est légalement définie autour de ces infrastructures stratégiques. Toute présence humaine dans ce périmètre est interdite en raison des dangers qu’elle représente. Les risques d’électrocution, d’incendie ou d’accidents graves y sont particulièrement élevés et peuvent entraîner des conséquences dramatiques pour les populations.

    Dans sa correspondance, le colonel Awaté demande aux maires de prendre sans délai les mesures nécessaires pour faire respecter cette réglementation. L’objectif est de prévenir d’éventuels drames et de garantir la sécurité des citoyens vivant à proximité des réseaux électriques.

    Le gouvernement qualifie cette occupation des emprises de phénomène « anarchique », soulignant qu’elle compromet non seulement la sécurité des occupants, mais aussi celle des riverains. Si les modalités pratiques de l’opération n’ont pas encore été détaillées, le message des autorités est sans équivoque : les espaces situés sous les lignes à haute tension doivent être libérés dans les meilleurs délais afin de préserver les vies humaines et protéger les infrastructures électriques nationales.

  • Au Gabon, un Togolais arrêté pour vente illégale d’électricité

    Au Gabon, un Togolais arrêté pour vente illégale d’électricité

    Un homme de nationalité togolaise a été arrêté en flagrant délit pour avoir vendu illégalement de l’électricité fournie par la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) dans la commune de Ntoum, à environ 40 km de Libreville.

    Selon les autorités gabonaises, le suspect, identifié comme Kokou Anassi, exploitait un réseau clandestin de distribution d’énergie électrique, connecté sans autorisation au réseau officiel de la SEEG. Il fournissait cette électricité à une vingtaine de ménages en échange d’un forfait mensuel compris entre 5 000 et 15 000 FCFA versé par chaque client.

    L’homme a été mis en garde à vue par la gendarmerie de Ntoum après avoir admis les faits lors de son interrogatoire. Il est le père de trois enfants et vivait avec une compagne gabonaise dans la zone où il opérait.

    Conséquences économiques et judiciaires

    La SEEG a rappelé que les branchement frauduleux et la revente illégale de courant causent de lourdes pertes financières à l’entreprise, fragilisent le réseau électrique et peuvent compromettre la sécurité des installations ainsi que des populations. Ces pratiques constituent une violation de la législation gabonaise sur l’énergie et peuvent entraîner des poursuites pénales.

    Ce type d’affaire s’inscrit dans un contexte où les pertes pour la SEEG dues à la fraude au réseau sont estimées à plusieurs milliards de francs CFA, avec de nombreux branchements non autorisés ou modifications illégales du système officiel de facturation.

    L’arrestation récente d’un ressortissant togolais impliqué dans la revente illégale d’électricité a remis sur le devant de la scène un phénomène bien plus vaste : la fraude énergétique au Gabon. Derrière ce fait divers se cache une réalité structurelle qui pèse lourdement sur l’économie nationale, fragilise le réseau électrique et pénalise, paradoxalement, les consommateurs réguliers.

  • Identification biométrique, délestage, voici ce qu’en pense Sena Alipui

    Identification biométrique, délestage, voici ce qu’en pense Sena Alipui

    Le vice-président de l’Union des forces de changement (UFC) réagit après que l’opération de l’indentification biométrique a démarré dans le grand Lomé parce que, selon lui, elle “est la base (…) dans notre cheminement vers le développement” du Togo. Mais pas que.

    Le Sena Alipui a, dans un message posté sur sa page Facebook, salué “le lancement de l’identification biométrique dans le grand Lomé”. Cette campagne est plus que nécessaire parce que, souligne-t-il, elle permettra à chaque togolais d’avoir un identifiant unique qui lui permettra de mieux servir son pays.

    Il a saisi cette opportunité pour appeler la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) à assurer ” une fourniture continue en électricité aux citoyens”, rappelant que le délestage “devient intenable tant pour les citoyens que les opérateurs économiques”.

    Et de renchérir: ” Il est inconcevable que les clients prépaient en grande majorité l’électricité, absorbent une augmentation du prix du Kwh et que des coupures intempestives soient au rendez vous”.

    C’est dans ce contexte que les tarifs de l’électrique ont été augmenté de 12,5%. La solution, selon l’ancien député, est de “revoir à la baisse la fiscalité de la CEET pour lui permettre de dégager des ressources financières pour lui permettre d’effectuer les investissements pour une couverture complète du territoire et de nous assurer une fourniture continue et sans explications du courant”, convaincu que “L’électricité, l’eau, l’internet etc… ne sont pas un luxe mais des nécessités de base…auxquelles tous les citoyens ont droit”.

  • L’opération maintenance du gazoduc de WAPCo évolue à un rythme rassurant

    L’opération maintenance du gazoduc de WAPCo évolue à un rythme rassurant

    Les travaux de maintenance du gazoduc de la West African Gas Pipeline Company Limited (WAPCo), entamés début février, avancent à un rythme qui rassure ses responsables.

    Tout se découle comme prévu. Mieux, les travaux de nettoyage et d’inspection des pipelines offshore appelés raclage, débutés le 5 février,  pourraient se terminer avant même le 2 mars, date fixée pour que tout redevienne normal.

    WAPCo

    Optimisme

    A l’issue d’une visite  des installations de Tema ce jeudi 20 février, l’ingénieur Benoni Owusu Ayeh, surintendant des opérations et de la maintenance des opérations de la zone ouest, a confié aux médias son optimisme, rassurant que 70% des travaux sont déjà effectués.

    Et d’expliquer : « Compte tenu de la distance à parcourir et de ce que nous avons communiqué, nous pensons que nous devrions être en mesure de terminer cet exercice avant le 2 mars ».

    « Nous sommes dans les délais et nous pensons que tant qu’il ne se passe rien… mais sur la base de ce que nous avons vu, nous progressons », ajoute l’ingénieur.

    Progressivement, l’approvisionnement en gaz va redémarrer par Tema, ensuite Lomé et enfin Cotonou, promet-il. « Nous espérons reprendre l’approvisionnement de Tema, mais aussi de Lomé. Nous devrons encore mener certaines activités sur le latéral de Cotonou. Car à partir du chantier de Tema, le navire se déplacera vers Cotonou. À Cotonou, nous effectuons une inspection, nous faisons fonctionner plusieurs racleurs, environ six d’entre eux »,  insiste Benoni Owusu Ayeh.

    En résumé, le rythme de l’opération de maintenance et d’inspection devrait finir plutôt que prévu de telle que le flux inverse de Tema soit prêt avant le 2 mars.

  • Maintenance de son gazoduc : WAPCo explique et rassure

    Maintenance de son gazoduc : WAPCo explique et rassure

    Les travaux d’inspection et de maintenance du gazoduc de West african gas pipeline company limited (WAPCo) ont, effectivement, démarré ce vendredi 7 février. Pourquoi une telle opération ? Quelles sont les dispositions prises pour minimiser son impact sur la fourniture d’électricité ? Les responsables de la société expliquent et rassurent…

    Sécurité

    Comme en 2020, société à responsabilité limitée, propriétaire et exploitant de West african gas pipeline, WAPCo entame les travaux d’inspection et de maintenance de son gazoduc  ce 7 février. Dans l’optique de lui garantir la sécurité et l’efficacité du transport de gaz naturel du Nigeria en direction du Bénin, du Togo et du Ghana de manière sûre, responsable et fiable, souligne David Djangbiogou, le coordonnateur des opérations de WAPCo à Lomé, lors d’une rencontre avec la presse.

    David Djangbiogou, le coordonnateur des opérations de WAPCo à Lomé

    Cette opération délicate qui s’effectue chaque cinq fait partie des exigences des normes internationales du secteur gazier, ajoute-t-il, soulignant que ces travaux permettront de nettoyer et inspecter le gazoduc principal s’étendant de Lagos (Nigeria) à Takoradi (Ghana), long de 569 km.

    « Ce processus nous aide à détecter d’éventuelles anomalies et à prendre des mesures préventives pour assurer une fourniture continue de gaz à nos clients togolais, notamment Kekeli et Contour Global », détaille le technicien.

    Risques de perturbation

    Michelle Burkett, la directrice générale de WAPCo, également présente à la rencontre avec les médias, déclare que les travaux d’inspection et de maintenance du gazoduc se font en concertation avec les autorités togolaises. Ces dernières, selon David Djangbiogou et bien d’autres de ses collègues, ont pris toutes les dispositions pour amoindrir les risques de perturbation dans la fourniture du courant aux Togolais.

    « La CEET, le ministère de l’Énergie et le gouvernement ont mis à disposition des combustibles alternatifs et installé d’autres équipements pour assurer une production électrique suffisante durant cette période », insiste M. Djangbiogou.

    Bien avant la sortie médiatique des responsables de WAPCo, la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) a, dans un communiqué, rassuré avoir pris plusieurs mesures dont le recours aux combustibles liquides pour le fonctionnement des centrales thermiques en remplacement du gaz, l’importation d’une quantité additionnelle d’électricité d’une capacité de 35 MW, la mise en service accélérée de la turbine de 25 MW de WAPG en cours d’installation.

    « Malgré ces dispositions, toute perturbation imprévue sur une source d’approvisionnement pourrait occasionner un déficit temporaire, obligeant la CEET à ajuster certaines charges », a-t-elle averti dans son communiqué.

    Ces travaux obligatoires d’inspection et de maintenance du gazoduc vont continuer jusqu’au dimanche 2 mars prochain.

  • La WAPCo ”entreprendra des travaux de maintenance sur son gazoduc”

    La WAPCo ”entreprendra des travaux de maintenance sur son gazoduc”

    Un communiqué de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) renseigne que la West africain gas pipeline company (WAPCo) va réaliser « des travaux de maintenance sur son gazoduc ». Ils ont lieu du 5 février au 2 mars 2025.

    Le communiqué ci-après donne des détails sur cette opération:

  • Togo-Grâce au projet Eco village, les femmes de ménage de Folivi Joe avec l’appui de la députée Esther Gabiam bénéficient de Kits Solaires

    Togo-Grâce au projet Eco village, les femmes de ménage de Folivi Joe avec l’appui de la députée Esther Gabiam bénéficient de Kits Solaires

    Une cérémonie de remise de kits solaires aux cheffes de ménages dans le village de Folivi Joe dans le canton d’Anfoin (Commune des Lacs 4) par le Coordonnateur du projet Ecovillage, AGBOSSOUMONDE Koffi sous la houlette de la députée de la circonscription des Lacs, Mme Esther Ayélé GABIAM s’est déroulée 29 mai dernier.

    C’était en présence des membres du pilotage de ce projet Ecovillage, la population du village de Folivi Joe, de l’Adjoint au Maire de la Commune des Lacs 4, Moise AMAH-TCHOUTCHOUI, du Directeur préfectoral de l’Environnement et des Ressources Forestières des Lacs, le Lieutenant Abou ABODJI, le Chef de Brigade de la Gendarmerie de la localité, ainsi que des chefs coutumiers

    Dans le cadre du projet de développement des terroirs lié à la résilience du changement climatique qui est une continuité du projet Ecovillage, les femmes cheffes de ménages du village de Folivi Joe dans le canton d’Anfoin ,Communes des Lacs 4 (Préfecture des Lacs) ont bénéficié fin mai dernier d’un don de kits solaires grâce à l’appui de l’élue du peuple de la localité, Mme Esther Ayélé GABIAM. Ceci pour leur permettre d’avoir de l’éclairage même s’il n’a pas le courant électrique dans leur ménage et permettre également à leurs enfants d’étudier dans de bonnes conditions.

    Cette remise de ces kits solaire est rendue possible à ces femmes de ménages grâce au soutien financier du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) qui a forcement adhéré à ce projet d’Ecovillage quiest un projet du ministère de l’Environnement et des Ressources forestières.

    C’était dans une ambiance de gaieté que le Coordonnateur de ce projet Ecovillage, AGBOSSOUMONDE Koffi et sans suite et la députée Mme Esther Ayélé GABIAM accompagné de l’Adjoint au Maire de la Commune des Lacs 4, Moise AMAH-TCHOUTCHOUI ont remis les kits solaires à toutes les femmes de ménages bénéficiaires de la localité de Folivi Joe.

    Aussi, c’était l’occasion pour le Coordonnateur du projet Ecovillage, AGBOSSOUMONDE Koffi de sensibiliser la foule sur l’importance de ce projet et le pourquoi le choix est porté sur le village de Folivi Joe bien qu’il y a plusieurs localités du Togo qui sont dans les mêmes besoins que celle de Folivi Joe.

    Pour le Coordonnateur, l’hommage doit revenir à la députée, Mme Esther Ayélé GABIAM, fille de la localité qui a fait des pieds et des mains pour que le village de Folivi Joe soit retenu parmi les villages qui regorgent les mêmes atouts que sa localité. « Le village de Folivi Joe ne pouvait pas être retenu si votre fille, l’élue du peuple, Mme Esther Ayélé GABIAM n’a pas défendu ce projet en votre faveur, vous les femmes de ménages de Folivi Joe. Vous devez la remercier », a lancé AGBOSSOUMONDE Koffi avant d’expliquer à l’assistance les contours de ce projet Ecovillage qui comporte trois volets. « Nous savons très bien que les équipements solaires sont une solution pour réduire les émissions de gaz à effet d’esser. C’est une solution durable parce qu’il y n’aura pas d’émission et c’est un projet qui doublement est avantageux, économique et écologique. Economique parce qu’il y aura zéro facture pour les ménages et également écologique parce qu’il y aura zéro émission. Ce qui cadre très bien avec les enjeux environnementaux », a déclaré AGBOSSOUMONDE Koffi.

    Selon lui le choix du village de Folivi Joe située dans le canton d’Anfoin (Commune des Lacs 4) est motivé par le fait que c’est une localité qui s’est engagée dans la protection de l’environnement. « D’abord, elle a un écosystème favorable pour la conservation de la diversité biologique à savoir le Lac qui est à côté et une mini forêt galerie autour du village. Donc, ces atouts pour le ministère de l’Environnement méritent une conservation pour la gestion durable des ressources naturelles surtout forestières qui existent dans le milieu », a indiqué le Coordonnateur du projet Ecovillage. « Il y a eu beaucoup de villages qui ont été identifiés mais compte tenu de certaines priorités également par rapport au besoin en énergie parce que dans le village, il n’y a pas l’électricité. Ça aussi a milité en faveur de la localité Folivi Joe. L’engagement de la population à la protection des ressources naturelles et également le fait que le village manque de ressource d’énergie surtout l’énergie durable. C’est pour ça que la localité de Folivi Joe a été retenue parmi les villages qui bénéficient de ce projet. Je rappelle que ce projet, est un projet du ministère de l’Environnement et des Ressources forestières qui est soutenu financièrement  par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) », a ensuite martelé le Coordonnateur AGBOSSOUMONDE Koffi.

    Il a par ailleurs rappelé les différents volets de ce projet. « Il y a un volet énergie qui concerne la promotion de l’énergie renouvelable. Nous avons commencé avec l’octroi des kits solaires pour l’éclairage dans les ménages, un autre volet qui concerne la fourniture de l’eau potable. Dans cet aspect, il y a heureusement le projet WACA qui l’a déjà pris en compte. Le troisième volet est le développement des moyens d’existence durable, c’est-à-dire aider les femmes surtout  celles qui sont vulnérables dans la création des activités génératrices de revenue. Dans ce cadre, nous avons prévu cette année au moins d’organiser une cinquantaine de femmes, les organiser en groupement pour l’élevage des porcs. C’est une activité qu’elles mêmes ont choisie que le projet va les appuyer en créant une unité d’élevage de porcs. Il y aura la construction  d’une porcherie, la fourniture des sujets, c’est-à-dire les matériels biologiques pour l’élevage et également tout ce qui concerne la technique d’élevage du porc. Elles vont être formées sur ces techniques là et le reste qui va concerner la fourniture de la provende, la profilasse concernant le traitement de porcs. Tous ces appuis là vont être apportés aux femmes qui vont être organisées en groupement dans ce village », a renseigné le Coordonnateur de ce projet Ecovillage , AGBOSSOUMONDE Koffi tout en saluant la volonté de la population à protéger l’environnement.

    Il a vivement conseillé les bénéficiaires de ces, kits solaires à en aire un bon usage afin que dans l’avenir d’autres projets de développement viennent à leur faveur dans le village de Folivi Joe.

    La députée, Mme Esther Ayélé GABIAM a pour sa part remercié les autorités du ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières, le Coordonnateur du projet Ecovillage et son équipe grâce à qui ce projet est devenu une réalité pour la population du village de Folivi Joe.

    Saluant les atouts de ce milieu, elle a profité de l’occasion pour remercier la population pour le choix porté sur elle lors des élections législatives dernières. Pour elle, le projet Ecovillage marque désormais l’essor de cette population vers le développement surtout avec son volet de l’élevage des porcs contenu dans sa phase trois (03). Elle a conseillé aux femmes de saisir l’occasion qui leur sera offerte après la construction de la porcherie pour mener à bien afin qu’elle sorte de a pauvreté. « Je vous exhorte à bien s’occuper de votre  groupement vous permettant d’élever les porcs dans de bonnes condition afin d’en faire des bénéfices pour vous-même » , a conseillée la députée, Mme Esther Ayélé GABIAM.

    Signalons que 350 cheffes femmes de ménages  bénéficieront de kits solaires dans le cadre de ce projet Ecovillage cette année 2024.

    D’autres villages du canton d’Angoin dans la Commune des Lacs 4 bénéficient des projets similaires financés par les partenaires du Togo et les ONG.

    Justin ANANI

Radio Renouveau228

Ceci fermera dans 0 secondes