Étiquette : Eglise catholique

  • Kolping Togo–Eichstätt : dix ans d’un partenariat au service des jeunes Togolais

    Kolping Togo–Eichstätt : dix ans d’un partenariat au service des jeunes Togolais

    L’association diocésaine Kolping d’Eichstätt et l’association nationale Kolping du Togo (OKTG) célèbrent une décennie de coopération axée notamment sur la formation et l’insertion professionnelle.

    À l’occasion du dixième anniversaire du partenariat entre l’association diocésaine Kolping d’Eichstätt, en Allemagne, et l’association nationale Kolping du Togo (OKTG), une délégation allemande s’est rendue, le 7 août, à l’ambassade d’Allemagne à Lomé.

    Cette visite s’inscrivait dans le cadre des activités marquant dix années de collaboration entre les deux organisations. La célébration officielle s’est poursuivie le 9 août à Kpalimé, où une messe solennelle a réuni plusieurs centaines de membres de l’association.

    Un partenariat tourné vers l’autonomisation

    Depuis sa mise en place, le partenariat entre Kolping d’Eichstätt et l’OKTG a permis de soutenir plusieurs initiatives en faveur des populations togolaises, particulièrement dans le domaine de la formation professionnelle et de l’autonomisation économique.

    Parmi les actions menées figurent notamment des projets dans le secteur agricole ainsi que des formations destinées aux métiers de la couture. Ces différentes initiatives visent à renforcer les compétences des bénéficiaires et à favoriser leur insertion dans la vie professionnelle.

    Dix ans de coopération

    Au-delà des activités réalisées, cet anniversaire constitue également une occasion de faire le bilan d’une décennie d’échanges et de coopération entre les deux associations. La rencontre entre les délégations allemande et togolaise témoigne de la volonté de poursuivre cette dynamique.

    Les responsables et membres de l’OKTG ont salué l’engagement de l’association diocésaine Kolping d’Eichstätt dans ce partenariat et exprimé le souhait de voir cette coopération se poursuivre dans les prochaines années, avec de nouvelles initiatives au bénéfice des communautés togolaises.

  • Le scandale des quêtes disparues : un curé contraint de quitter son diocèse

    Le scandale des quêtes disparues : un curé contraint de quitter son diocèse

    Soupçonné d’avoir détourné près de 6 000 euros des caisses de sa paroisse, un curé a quitté la France pour Madagascar, laissant derrière lui une communauté sous le choc.

    La paroisse de Paulhaguet, en Haute-Loire, est au cœur d’un scandale financier impliquant l’un de ses prêtres. Le père Michel, curé d’origine malgache, est soupçonné d’avoir détourné près de 6 000 euros provenant des quêtes et des offrandes des fidèles avant de quitter la France pour rejoindre Madagascar, son pays natal.

    L’affaire remonte à l’hiver dernier, lorsque plusieurs irrégularités sont découvertes dans les comptes de la paroisse. Des sommes issues des quêtes dominicales ainsi que des offrandes destinées à la célébration de messes manquent à l’appel. Les vérifications menées au sein du diocèse orientent rapidement les soupçons vers le père Michel, qui exerçait dans la région depuis six ans.

    Convoqué par l’évêque du Puy-en-Velay, Monseigneur Yves Baumgarten, le prêtre nie les faits et ne fournit, selon le prélat, « aucune justification satisfaisante ». Peu après cet entretien, il quitte discrètement la France pour Madagascar, officiellement dans le cadre de vacances. Face à cette situation, l’évêque décide de le relever immédiatement de toutes ses fonctions et lui interdit de réintégrer le diocèse.

    Malgré l’émotion suscitée parmi les paroissiens, décrits comme « choqués » par cette affaire, le diocèse a choisi de ne pas déposer plainte. Monseigneur Yves Baumgarten justifie cette décision par la difficulté à réunir des preuves suffisamment solides. Il évoque également une dimension humaine, estimant que « l’argent liquide peut représenter une tentation » pour un prêtre originaire d’un pays confronté à une grande pauvreté. Il parle ainsi d’« une faiblesse humaine » plutôt que d’un acte motivé par une volonté de nuire.

    En attendant de tourner cette page, la paroisse de Paulhaguet s’organise pour retrouver un fonctionnement normal. Un nouveau curé doit prendre ses fonctions au mois de septembre, avec la mission de restaurer la confiance des fidèles après cette affaire qui a profondément ébranlé la communauté catholique locale.

  • Mozambique : un évêque assassiné, l’Église sous le choc

    Mozambique : un évêque assassiné, l’Église sous le choc

    L’Église catholique du Mozambique est plongée dans la consternation après l’assassinat de l’évêque de Quelimane, Osório Citora Afonso, tué par balle dans la nuit du 5 au 6 juin 2026. Le prélat de 54 ans a été retrouvé sans vie dans sa résidence épiscopale, dans des circonstances encore non élucidées.

    Selon les premières informations communiquées par les autorités mozambicaines, l’évêque aurait été atteint d’une balle à la poitrine. Les enquêteurs évoquent un homicide par arme à feu et poursuivent leurs investigations afin d’identifier les auteurs et les motivations de ce crime qui a bouleversé le pays.

    Dans un communiqué, la Conférence épiscopale du Mozambique a exprimé sa « profonde douleur » face à cette disparition tragique. Son président, l’archevêque Inácio Saure, a appelé les fidèles à la sérénité et à la prière, tout en demandant que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

    Le président mozambicain Daniel Chapo a également rendu hommage à l’évêque, saluant un homme de foi engagé en faveur de la paix, de la réconciliation et du dialogue.

    Nommé évêque de Quelimane en 2025, Osório Citora Afonso était également administrateur apostolique de l’archidiocèse de Beira. Sa mort intervient dans un contexte sécuritaire tendu au Mozambique, marqué notamment par les violences persistantes dans le nord du pays.

    Cet assassinat, rare au sein de l’épiscopat africain, suscite une vive émotion au sein de la communauté catholique et bien au-delà des frontières du Mozambique.

  • Vatican : une femme à la tête de la communication

    Vatican : une femme à la tête de la communication

    En nommant la Mexicano-Américaine María Montserrat Alvarado à la tête du dicastère pour la Communication, le Vatican franchit un nouveau cap dans sa politique d’ouverture et de modernisation de sa gouvernance.

    Le Vatican franchit une nouvelle étape dans son processus de modernisation. Le pape Léon XIV a nommé la Mexicano-Américaine María Montserrat Alvarado au poste de préfète du dicastère pour la Communication, une fonction stratégique qu’elle assumera à partir du 1er novembre prochain. Cette désignation marque un tournant historique, puisqu’elle devient la première femme laïque à diriger ce département clé du Saint-Siège.

    Actuelle présidente et directrice des opérations d’EWTN News, l’un des plus importants réseaux médiatiques catholiques au monde, María Montserrat Alvarado succédera à Paolo Ruffini, en poste depuis 2018. Née à Mexico et installée aux États-Unis, elle possède une solide expérience dans les médias et la communication institutionnelle.

    Le dicastère pour la Communication supervise l’ensemble du système médiatique du Vatican, notamment les plateformes d’information, la radio, le journal officiel, les services audiovisuels et le bureau de presse du Saint-Siège. Son rôle est essentiel dans la diffusion du message de l’Église à l’échelle mondiale.

    Cette nomination s’inscrit dans la continuité des réformes engagées sous le pontificat du défunt Pape François et poursuivies par Pape Léon XIV. Depuis plusieurs années, le Vatican cherche à accroître la place des femmes et des laïcs dans les instances dirigeantes de la Curie romaine. L’arrivée de María Montserrat Alvarado à ce poste de premier plan est perçue comme un signal fort en faveur d’une gouvernance plus ouverte et d’une communication davantage adaptée aux défis contemporains.

    Au-delà de sa portée symbolique, cette nomination témoigne également de la volonté du souverain pontife de poursuivre la réforme des structures de communication du Vatican afin de renforcer leur efficacité et leur rayonnement à l’ère numérique.

  • Couples: l’appel fort de Mgr Isaac Gaglo

    Couples: l’appel fort de Mgr Isaac Gaglo

    Face à la montée des séparations et des divorces, l’archevêque de Lomé, Mgr Isaac Gaglo, appelle les couples à bâtir leur union sur des valeurs spirituelles et le sens du sacrifice.

    L’archevêque de Lomé, Mgr Isaac Gaglo, tire la sonnette d’alarme face à la multiplication des séparations et des divorces au sein des couples. Lors d’une récente intervention, le prélat s’est inquiété de la fragilité croissante des unions matrimoniales, qu’il attribue à une vision superficielle du mariage.

    Selon lui, de nombreux couples souhaitent profiter des joies de la vie conjugale sans être prêts à accepter les sacrifices et les difficultés qui l’accompagnent. « Aujourd’hui, beaucoup de couples se séparent rapidement parce qu’ils veulent la joie du mariage sans accepter ses sacrifices », a-t-il déclaré dans des propos rapportés.

    Pour l’archevêque, un mariage ne peut reposer uniquement sur les sentiments, l’attirance physique ou encore le confort matériel. Il estime qu’une véritable stabilité conjugale nécessite une profonde vie spirituelle et une capacité à affronter ensemble les épreuves de la vie.

    « Il faut une vie spirituelle profonde. Il n’existe pas de foyer sans croix, mais avec le Christ, la croix purifie, elle ne détruit pas », a insisté le chef de l’Église catholique à Lomé.

    Cette sortie intervient dans un contexte où les séparations conjugales semblent de plus en plus fréquentes, aussi bien dans les grandes villes que dans les zones rurales. Si certains fidèles partagent l’analyse de l’archevêque, d’autres estiment que les réalités économiques, les tensions sociales et les évolutions des mentalités expliquent également cette hausse des divorces.

    Les propos de Mgr Gaglo relancent ainsi le débat sur les valeurs du mariage et les défis auxquels font face les couples aujourd’hui.

  • Mgr Gaglo à la tête de Lomé

    Mgr Gaglo à la tête de Lomé

    L’Église catholique togolaise ouvre une nouvelle page de son histoire avec la désignation de Mgr Isaac Jogues Gaglo comme nouvel archevêque métropolitain de Lomé. L’annonce officielle a été faite ce vendredi devant les prêtres, religieux et fidèles laïcs réunis à la cathédrale de Lomé, mettant ainsi fin à près de deux années de transition à la tête de l’archidiocèse, après le décès de Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan.

    Cette nomination marque un tournant majeur pour l’archidiocèse de Lomé, principal siège de l’Église catholique au Togo et centre névralgique de la vie ecclésiale nationale. Depuis la disparition de Mgr Barrigah-Bénissan, l’archidiocèse fonctionnait sous administration provisoire, dans l’attente d’une décision du Vatican. Le choix porté sur Mgr Isaac Jogues Gaglo vient désormais restaurer une gouvernance stable à la tête de cette institution influente.

    À 67 ans, le nouveau prélat est une figure bien connue du paysage religieux togolais. Né le 7 octobre 1958 à Kpémé, dans la préfecture des Lacs, Mgr Gaglo dirigeait jusqu’ici le diocèse d’Aného, après avoir été nommé évêque en 2007. Son parcours pastoral, son expérience du terrain et sa connaissance approfondie des réalités socioculturelles du pays ont sans doute pesé dans la balance au moment du discernement conduit par le Vatican.

    Sa nomination s’inscrit dans la tradition de l’Église catholique qui exige, pour accéder à une telle responsabilité, des qualités de solidité doctrinale, de fidélité à l’institution ecclésiale, d’exemplarité morale et de sens élevé du gouvernement pastoral. À ces exigences spirituelles s’ajoutent également des critères pratiques tels que l’expérience, la santé physique et la capacité à comprendre les enjeux locaux. Dans le cas de Lomé, ces critères prennent une importance particulière, tant ce siège archiépiscopal occupe une place stratégique dans l’organisation de l’Église au Togo.

    En tant qu’archevêque métropolitain, Mgr Gaglo ne sera pas uniquement responsable de la conduite pastorale de l’archidiocèse de Lomé. Il assumera aussi un rôle de coordination vis-à-vis des autres diocèses de la province ecclésiastique, tout en incarnant une autorité morale influente au sein de la société togolaise. Dans un pays où la parole de l’Église est régulièrement écoutée sur les grandes questions nationales, cette mission revêt une portée qui dépasse largement le cadre religieux.

    Le nouveau chef de l’archidiocèse succède en effet à une personnalité particulièrement marquante. Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan avait imprimé son empreinte bien au-delà de l’Église, notamment par son engagement dans les processus de dialogue politique et de réconciliation nationale. Son leadership et sa voix avaient fait de lui un acteur respecté dans les débats de société. En prenant sa succession, Mgr Gaglo hérite donc d’un important patrimoine spirituel, institutionnel et moral.

    Sa mission s’annonce exigeante dans un contexte marqué par l’évolution des attentes des fidèles, les défis sociaux grandissants et les mutations du rapport entre l’Église et la société. Le nouvel archevêque devra conjuguer fidélité à l’héritage de son prédécesseur et adaptation aux réalités contemporaines, notamment sur les questions liées à l’éducation, à la gouvernance, à la justice sociale et à la proximité pastorale.

    Au Togo, l’Église catholique demeure en effet un acteur central dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’éducation, la santé et le plaidoyer social. À Lomé, cette influence est encore plus forte en raison du poids politique, économique et démographique de la capitale. La nomination de Mgr Isaac Jogues Gaglo intervient donc à un moment charnière où l’institution est appelée à consolider son rôle de veille morale, de médiation sociale et d’accompagnement spirituel des populations.

    Avec cette désignation, l’Église catholique togolaise mise sur la continuité, l’expérience et la stabilité pour écrire une nouvelle étape de son histoire pastorale.

  • Mgr Barrigah-Benissan : l’ultime parole d’un homme de foi devenu acteur public

    Mgr Barrigah-Benissan : l’ultime parole d’un homme de foi devenu acteur public

    À Lomé, le rendez-vous est pris pour un événement à la croisée des chemins entre spiritualité, engagement public et mémoire vivante. Ce 24 mars 2026, à l’Agora Senghor, salle Hibiscus, sera officiellement lancé l’ouvrage posthume de Mgr Nicodème Barrigah-Benissan, intitulé De l’évangile à la politique. Un titre évocateur pour un homme dont la trajectoire a profondément marqué l’Église et la vie publique togolaises.

    Présenté comme un « livre-testament », cet ouvrage se distingue par sa forme originale : un long entretien avec le journaliste Max-Savi Carmel, dans lequel l’ancien prélat revient sans détour sur son parcours, ses convictions et ses engagements. Loin d’un simple récit autobiographique, le livre se veut une plongée dans les coulisses d’une vie multiple : pasteur, diplomate et artiste.

    La préface est signée de Mgr Denis Amuzu-Djakpah, figure respectée de l’Église catholique, qui souligne la portée historique et spirituelle de ce témoignage. À travers ses pages, c’est toute une époque qui se raconte, celle d’un Togo en mutation, où les lignes entre foi et action publique se redessinent.

    Mgr Barrigah-Benissan n’était pas seulement un homme d’Église. Il fut également un acteur engagé dans les dynamiques politiques et sociales du pays, incarnant une rare capacité à naviguer entre sacré et profane. Son parcours témoigne d’une conviction profonde : celle que la foi ne saurait être confinée aux murs des églises, mais doit irriguer la société, éclairer les décisions et accompagner les peuples dans leur quête de justice et de dignité.

    L’ouvrage promet ainsi de livrer des réflexions sans concession sur des sujets sensibles : gouvernance, éthique politique, responsabilité des élites, mais aussi les défis internes de l’Église en Afrique. À travers ses confidences, l’auteur interroge le rôle des leaders religieux dans des contextes souvent marqués par l’instabilité et les tensions sociales.

    Le choix du format entretien permet une parole libre, parfois incisive, souvent émouvante. On y découvre un homme lucide, conscient des limites de son action, mais profondément habité par une volonté de servir. Le livre s’annonce également comme une source précieuse pour les chercheurs, les croyants et les citoyens désireux de comprendre les interactions entre religion et politique en Afrique contemporaine.

    Le lancement prévu à l’Agora Senghor s’annonce comme un moment fort, réunissant personnalités religieuses, acteurs politiques, intellectuels et grand public. Au-delà de la simple présentation d’un livre, il s’agira d’un hommage à une figure majeure, dont la voix continue de résonner bien après sa disparition.

    En publiant De l’évangile à la politique, les initiateurs de ce projet offrent au public une œuvre de transmission, un héritage intellectuel et spirituel. Dans un contexte où les repères se brouillent, ce témoignage vient rappeler l’importance de l’engagement éclairé, du dialogue entre foi et citoyenneté, et du courage de penser autrement.

    Ce livre n’est pas seulement une rétrospective. Il est une invitation à réfléchir, à questionner et, peut-être, à agir.

  • Au Togo, les évêques exhortent les fidèles «à prier sans cesse» pour la paix dans le pays

    Au Togo, les évêques exhortent les fidèles «à prier sans cesse» pour la paix dans le pays

    Au cours du mois d’octobre, mois consacré à la prière du Rosaire, la Conférence épiscopale togolaise appelle tout le peuple de Dieu à «une prière incessante et renouvelée en faveur du Togo». Faisant face à de nombreux défis, «aujourd’hui plus que jamais le pays a besoin de prière sincère, fervente et persévérante», exhortent les évêques togolais.

    Le mois d’octobre, mois du Rosaire, «s’ouvre devant nous comme un appel pressant à raviver notre foi et notre vie de prière avec Marie», révèlent les évêques togolais qui dans un appel rendu public vendredi 26 septembre exhortent les fidèles catholiques du pays à redécouvrir à travers la prière du Rosaire la puissance de l’intercession maternelle de la Vierge Marie pour la paix au Togo.

    En effet, le Togo affronte aujourd’hui de nombreux défis. Le pays vit une situation politique tendue au niveau économique, il fait face à une pauvreté croissante des populations notamment en milieu rural. À ces défis, s’ajoute celui de la sécurité. La partie nord du pays est en état d’urgence du fait des attaques terroristes qui occasionnent des pertes en vie humaine et des déplacements de populations et autres situations de violence.

    «Priez sans cesse»

    Pour les évêques, «ces nombreux défis sociaux, politiques et économiques auxquels notre pays fait face et les nervosités accumulées ne doivent pas nous plonger dans le désespoir, ni assombrir nos horizons de bien-être, de paix et de joie». Ainsi, pendant ce mois d’octobre, ils invitent tous les fidèles catholiques du pays à demeurer dans la prière afin qu’advienne la paix sociale et la sécurité dans le pays. Marie, avec qui «nous avons la certitude que rien n’est impossible à Dieu».

    S’appuyant sur l’appel de Saint-Paul «priez sans cesse» qui n’est pas «seulement un conseil» mais «un chemin de vie», les évêques togolais estiment qu’aujourd’hui plus que jamais, leur nation, «le Togo a besoin de prières intenses, sincères, ferventes et persévérantes». De ce fait, ils appellent le peuple de Dieu à intensifier sa prière en faveur du pays «non pas comme une répétition machinale, mais comme un souffle vital (…) et dans une confiance renouvelée en Dieu le Maitre de l’histoire, qui tient en ses mains les cœurs des hommes et garantit le droit des peuples». «Chaque Ave Maria est une semence d’amour et de paix déposée dans le champ de notre histoire». Ainsi, «le Seigneur, par l’intercession de la Vierge Marie, transformera nos larmes en joie et nos incertitudes en espérance», rassurent-ils.

    Conversion, prière personnelle et communautaire

    Par ailleurs, la Conférence épiscopale du Togo invite les fidèles catholiques à prier davantage personnellement et en communauté, en demandant «à Dieu de bénir notre pays le Togo, de nous accorder la grâce de la conversion sincère et d’ouvrir des chemins d’un avenir meilleur pour tous». Et les évêques togolais de conclure leur appel en s’adressant à la mère du Ciel: «Sainte Vierge Marie, Médiatrice de toute grâce et Reine de la paix, nous venons à Toi avec confiance. Intercède pour nous auprès de ton Fils bien-aimé Notre Sauveur, rends nos cœurs dociles à l’Esprit Saint, et fais de nos vies des instruments de justice et de paix. Mère très aimante, garde nos familles, notre pays le Togo et le monde entier dans l’amour de Dieu et la lumière de l’Évangile».

    Source: https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news

  • Père Séverin Gakpé, un prêtre togolais “affamé”

    Père Séverin Gakpé, un prêtre togolais “affamé”

    Le prêtre Père Séverin Gakpé, en marge de la célébration de ses 70 ans, lance “un coup de gueule ” par rapport à la situation sociopolitique qui prévaut actuellement dans son pays, le Togo.

    Déclaration du Père Séverin GAKPE sur la situation socio-politique au Togo

    Déclaration d’un togolais affamé

    Aujourd’hui, 13 juillet 2025, je célèbre le jour d’incidence de mes 70 ans de naissance. A cette occasion, j’ai décidé de faire une déclaration sous forme de coup de gueule en face de la situation socio-politique que nous vivons au Togo.

    1/ préliminaires

    En guise de préliminaires, je précise que cette déclaration jaillit de mon cœur et de l’amour que j’ai pour ce pays que j’ai hérité de l’amour fou de Dieu. Mon désir est de participer à la quête de bien pour mon peuple. Je me situe dans la lignée des prophètes, et plus particulièrement de Jérémie qui dénonce le mal où qu’il se trouve, d’Elie face à Acab et à son épouse Jésabel, et de Jean Baptiste qui a osé dire à Hérode que prendre la femme de son frère était mauvais. Ils ont été persécutés, j’en ai conscience. Mais j’ai conscience aussi qu’à 70 ans, on n’a plus peur de la mort, mais on se prépare à la mort.

    Pour faire cette déclaration, je n’ai pas demandé l’autorisation de mon évêque. C’est dire que mes propos n’engagent ni l’église, ni de personne d’autre que moi. Mais je sais que Jésus a qualifié Hérode de renard, alors que nous croyons qu’il est sans péché. Il a traité les Pharisiens d’hypocrites, et cela ne lui est pas compter comme péché.

    Habituellement, on nous rabâche cette pensée selon laquelle les prêtres ne doivent pas faire de politique. Ceux qui se réfugient derrière cette affirmation pour nous envoyer dans nos sacristies n’ont rien compris : Ce que l’église interdit aux prêtres, c’est de prendre la tête d’un parti politique, de briguer de postes politiques. Mais, nous avons le droit de dénoncer le mal où qu’il se trouve. Je sais que, parmi les gérants de la chose publique, beaucoup ont reçu le baptême ; et c’est nous qui les avons baptisés. Dès lors ils sont nos fils et filles dans la foi. Et quel est le fils ou la fille à qui le papa ne donne pas de leçons ?

    Je voudrais rappeler à tous et à chacun que nous sommes prêtres, mais que nous ne sommes pas bêtes. Beaucoup de politiciens ont fait le séminaire et ils savent l’importance de l’intellect chez nous. A ce propos, je signale que ma thèse de doctorat soutenu le 08 décembre 2003 chez les jésuites du Centre sèvres de Paris porte sur l’autorité. Je me crois dont outillé pour apporter mon point de vue dans un domaine aussi confus et touffus que la politique mal vécue.

    Je déclare solennellement que je ne suis pour personne, ni contre personne. Je suis contre le mal et les forces de nuisances ; je suis du côté du bien, de la paix, de la justice. Je suis du côté de mon peuple qui a faim, faim de pain, faim de justice, faim de paix. C’est dans ce sens que j’oriente la présente déclaration.

    Et maintenant, entrons dans le vif du sujet.

    2/ La vie de la nation

    Le Togo appartient à tous les togolais ; pas seulement aux gouvernants, pas seulement à l’apposition. Le Togo n’appartient pas non plus aux gouvernants et à l’opposition réunis. Le Togo appartient aux togolais, à tous les togolais.

    Il y a une chanson que nous exécutions par le passé, chanson dans laquelle nous disions à peu près ceci ; « Le Togo était un ballon que tout le monde jouait… ». Ma question est de savoir si le Togo devait rester un ballon que les gouvernants et l’opposition doivent se renvoyer. Faudra-t-il que les gouvernants et l’opposition continuent de se jouer des togolais dans leurs intérêts égoïstes ? Le temps n’est-il pas venu de donner un carton rouge à ces deux protagonistes qui s’arrangent pour nous pourrir la vie ? Ne l’oublions pas ; ils ont des lieux de rencontre, dans leurs différentes loges dans lesquelles se prennent les décisions dans notre dos. Cela doit cesser.

    3/ Interpellation des gouvernants

    C’est vous qui détenez les clés de la vie du pays. Souffrez que je m’adresse à vous en premier lieu.

    a/ Chers gouvernants, est-ce que vous savez que votre peuple a faim de pain et de paix ? Est-ce que vous écoutez les gémissements de votre peuple ? Si non, je vous annonce que le peuple a faim, pendant que vous vous occupez de vos ventres et de vos bas ventres. Comment pouvez-vous vous satisfaire de gouverner un peuple d’affamés, et de tout faire pour le maintenir dans cet état ? Dites, sérieusement, vous êtes contents de vous ? Êtes-vous fiers de l’état de votre peuple ? Des jeunes sortent de nos universités, et c’est pour devenir des conducteurs de taxi-motos. En conséquence, ils sont aigris, ils insultent tout le monde sur la route, parce qu’ils cherchent sur qui déverser leur colère. Et ça ne vous dit rien ?

    b/ Gouverner, c’est prévoir, dit-on. Qu’est-ce que vous prévoyez pour ce peuple ? Quel bonheur pour lui ? J’ai l’impression que vous vous comportez plus comme des gardiens de cimetières que comme des porteurs d’espérance. Quel avenir pour le peuple, quand votre avenir à vous, c’est de tout faire pour prolonger votre survie. Car c’est bien de cela qu’il s’agit :

    vous avez commis des actes répréhensibles, et vous avez peur qu’on vous juge demain, et vous voulez donc éviter que demain advienne…

    vous avez peur de l’avenir de vos nombreuses progénitures, et vous n’avez pas fini d’amasser pour eux pendant que le peuple, vrai et unique propriétaire des biens du pays meurt de faim.…

    4/ Interpellations à l’opposition

    Chers membres des partis d’opposition, quelle est la mission réelle d’une opposition que se respecte ? Il s’agit, selon moi, de dénoncer le mal que font les gouvernants : mais il faut aussi nous proposer des projets de gouvernement qui vont dans le sens du bonheur du peuple. Mais j’ai l’impression que votre projet de gouvernement consiste à répéter à longueur de journée que cette famille est au pouvoir depuis trop longtemps et qu’elle doit dégager. Peut-on appeler cela projet de gouvernement ? Ne voyez-vous pas que ces propos sont de nature à encourager cette famille à s’accrocher ; « j’y suis et j’y reste » ?

    Autre chose : lorsque l’on vous donne des conseils, vous raidissez le coup et arrondissez le dos. A ce propos lorsque vous allez aux négociations en vous fermant aux mêmes négociations, que pensez-vous obtenir de ceux qui détiennent, à tort ou à raison, la force physique ? Echec bien sûr. Lorsque vous déposez des amendements à des lois en disant que tout doit passer, ne voyez-vous pas que vous apportez de l’essence au feu que vous prétendre éteindre ? Mgr Barrigah ne vous a-t-il jamais reproché cela. Qu’en avez-vous fait ?

    5/ Les lois et leur respect

    Les lois que l’on se donne dans une nation digne de ce nom doivent être respectées, sauf si elles sont iniques. Mais, qui respectent quelle loi au Togo, à part la loi du plus fort ? Des jeunes sortent pour crier leur ras-le-bol, on les tabasse sous prétexte qu’ils ne respectent pas la loi. De quelle loi parle-t-on ? Vous ne savez pas ce qu’on appelle soulèvement populaire ? Dites moi à quelle loi obéit un soulèvement populaire.

    En réalité, n’est-ce pas vous-mêmes qui nous donnez l’exemple de violation de la loi ? Des députés à mandat épuisé prennent, contre toute attente une décision qui engage si gravement l’avenir du pays. Pourquoi ? Pourquoi ne pas attendre la législature qui s’annonçait ? Qu’est-ce qui était si urgent ? On vous appelle à la retenue, vous foncez. Et c’est ainsi que vous violez la conscience du peuple que vous voulez servir. Vous violez la loi, les jeunes violent la loi et le peuple est violé en permanence. Et tout le monde sait que le viol laisse des empruntes psychologiques indélébiles. Vous êtes devenus des gérants d’un peuple violé pas vous-mêmes.

    Ces propos ne concernent pas seulement les gouvernants. Quand des juges faussent le jugement pour des intérêts inavouables, est-ce sur l’ordre du président ? Quand un responsable profite de sa situation sociale pour brimer ses administrés, les terroriser, et leur voler leurs biens, est-ce sur l’ordre des gouvernants ? Quand des chefs de partis ne rendent pas compte à leurs militants de la gestion des biens du parti, est-ce sur l’ordre des gouvernants ? Les maires issus de l’opposition peuvent-ils dire, la mais sur le cœur, qu’ils sont clairs dans la gestion de leurs mairies et autres municipalités ? finalement, les gouvernants volent, l’opposition vole, et c’est le peuple volé en permanence qui meurt de faim. Nous avons faim.

    6/ Le courage politique

    Faire la politique, qu’on soit gouvernant ou dans l’opposition, cela appelle à un courage politique. La peur de la mort, dans ce contexte, est une lâcheté. Je sais (je ne dis pas que je pense) que des personnes engagées dans le gouvernement de la chose publique ont élaborés des projets pour ce peuple, mais ont été menacés de mort. Récemment, le Pape a béatifié un jeune congolais tué, simplement parce qu’il s’opposait à l’entrée de produits avariés sur le sol de son Congo bien-aimé. Êtes-vous capable d’en faire autant ? Le dossier est bien avancé dans les démarches en vue de la béatification de l’ancien président Julius Nyéréré… Peut-il en être ainsi dans notre pays ?

    Permettez un message personnel au Président :

    Monsieur le président, je vous en prie à genou : Vos conseillers ne sont pas Dieu le grand père. Ce sont pas non plus des conseillers spirituels de l’Esprit Saint. Ne les écoutez pas toujours ; faites votre propre discernement. Leurs conseils sont souvent en fonction de leurs propres intérêts. Ils ont leurs ventres à protéger et à remplir

    Oui, vous êtes un être humain capable de faire des erreurs et de mauvais choix. Je vous invite pourtant à éclairer votre conscience en vous appuyant sur la foi, et à l’écouter. Laissez l’Esprit Saint vous guider. Ecoutez-le, je vous en prie. Vous savez ce que je dis. Vous savez ce dont je parle… Il n’est pas normal qu’un autre vienne réparer ce que vus aviez prévu réparer. A bon, entendeur, demi-mot suffit…

    Ceux qui vous entourent vont s’énerver contre moi…Mais j’ai 70 ans aujourd’hui et, je le répète, à 70 ans, on n’a plus peur de la mort, on se prépare à la mort.

    Une observation avant de tendre vers la fin : Les appels des Evêques.

    7/ Les appels des évêques

    Cette déclaration je l’ai située dans les appels des Evêques du Togo. Avant d’être prêtre, je suis chrétien et j’ai mal chaque fois les Evêques tirent la sonnette d’alarme et que l’on prend un vilain plaisir d’ignorer leurs propos.

    Vous savez, les prêtres ont accès à la conscience de gens. On nous fait confiance et on nous parle. Nous sommes des dépotoirs sur lesquels des affamés de tous bords et des constipés de tous horizons jettent leurs ras-le bol, leurs coups de gueule. Nous savons ce que les gens ne peuvent dire, mais qu’ils vivent dans le silence de leurs cœurs endoloris. Et cela, par des gens venus de tous horizons ; gouvernants, opposants, togolais lambda… Nous sommes tenus au secret, mais quand, sans trahir les secrets, nous vous disons de faire attention, ne vous entêtez pas.

    J’invite ici les uns et les autres à relire tous les appels de nos Evêques, et les résultats obtenus quand ces appels ont été rejetés. Lorsque les prophètes, les vrais, parlent au nom de Dieu, ceux qui ne les écoutent pas sont responsables des conséquences… Ne l’oublions pas.

    8/ Un dernier appel

    Mon coup de gueule est un cri du cœur en faveur de mon peuple. Gouvernement et opposition, arrêtez de nous tourner en bourrique. Arrêter de faire passer vos intérêts personnels et mesquins dans les sillons si profonds que vous tracez sur le dos déjà meurtri de votre peuple. Nous avons faim de pain, nous avons faim de paix. Nous voulons vivre, vivre enfin. Et c’est ici que me vient à l’esprit ce chant d’Alpha Blondy à un moment de l’histoire politique de la Côte d’Ivoire : « Houphouët, Gbagbo, attendez-vous ».

    Que cet appel soit entendu et que la vie soit. Le bonheur aussi, mais surtout la paix. C’est le cadeau que je vous demande de donner au peuple togolais en ce 70ème anniversaire de ma naissance dans un pauvre petit village demeuré pauvre aujourd’hui encore.

    Nous avons faim. Permettez-nous de manger à notre faim. C’est tout ce que nous demandons. Et je crois que nous pouvons vous le dire … On ne peut frapper un enfant et l’empêcher de pleurer. Donnez-nous pain et paix.

    Et que « L’Eternel bénisse le Togo et, de ses enfants les conducteurs… »

    Séverin Mawulolo GAKPE

    Togolais affamé de pain et de paix

    Prêtre de l’archidiocèse de Lomé – Togo 🇹🇬

    Chancelier

  • Togo-La répression des manifestations des 26, 27 et 28 juin sont “d’une gravité inouïe” selon les Evêques

    Togo-La répression des manifestations des 26, 27 et 28 juin sont “d’une gravité inouïe” selon les Evêques

    C’est “avec une profonde préoccupation” que les Evêques du Togo ont suivi la répression des manifestations des 26, 27 et 28 juin à Lomé et dans ses environs. Ces “évènements douloureux” sont “d’une gravité inouïe”, déplorent-ils.

    DECLARATION DE LA CONFERENCE DES ÉVEQUES DU TOGO (CET) SUITE AUX VIOLENCES DES 26, 27 ET 28 JUIN 2025

    Nous, Evêques du Togo, à l’issue de notre 139ème session ordinaire, avions condamné fermement toutes formes de violences d’où qu’elles viennent et dénoncé la culture du mensonge dans notre pays.

    Après avoir suivi avec une profonde préoccupation, affliction et tristesse les événements douloureux qui ont marqué les journées du 26, 27 et 28 juin 2025, suite aux faits d’une gravité inouïe, nous condamnons vigoureusement à nouveau ces violences inacceptables et insoutenables, quels qu’en soient leurs origines, leurs auteurs ou leurs justifications.

    Un usage aussi disproportionné de la force pour réprimer une manifestation, fût-elle illégale, est simplement inadmissible. Nous invitons les auteurs de ces actes répréhensibles à la conversion. Qu’ils n’oublient pas que les cris des innocents sont des lamentations qui montent vers Dieu. Nous rappelons ici, le caractère sacré de toute vie et la dignité inaliénable de la personne humaine. La banalisation de ces principes fondamentaux de toute religion, culture et civilisation, conduit inexorablement au chaos.

    De même, s’entêter à voir le vrai et à faire croire le faux est une violence morale qui brise la cohésion. Il faut se ressaisir par crainte de Dieu et par amour pour notre Nation. Nous nous inclinons respectueusement devant la mémoire de tous les compatriotes qui ont été fauchés dans ces vagues de violences et présentons nos sincères condoléances aux familles éplorées.

    Nous les assurons de notre proximité et de nos prières pour le repos des âmes des victimes et le réconfort de tous. Nous prions également pour un prompt rétablissement des blessés. Nous invitons tous les fils et filles du Togo, en particulier les dirigeants, les acteurs politiques, les Forces de Défense et de Sécurité et les leaders d’opinion, à faire preuve de responsabilité, de retenue et d’engagement sincère pour la construction de notre pays

    Au demeurant, chers fils et filles, chers concitoyens, nous vous exhortons à continuer, sans vous décourager, à prier pour que Dieu nous prenne en pitié. Oui, « le secours nous viendra du Seigneur qui a fait le ciel et la terre » (Ps 120, 2) ; Il est notre bouclier. Qu’Il touche les cœurs de tous les Togolais, “qu’ils s’unissent enfin pour œuvrer généreusement à la construction de la cité terrestre dans sa marche vers la Cité céleste”. (Extrait de la Prière pour la paix au Togo).

    Ce faisant, nous répondrons à l’appel de notre Hymne national : « Togolais, viens, bâtissons la cité ».Dans l’espérance qui ne déçoit pas (Cf. Rm 5, 5), nous implorons la bénédiction de Dieu sur notre cher pays et sur tous ses habitants.

    Fait à Lomé, le 30 juin 2025, En la mémoire des saints premiers martyrs de Rome.

    +Mgr Benoît ALOWONOU,

    Evêque de Kpalimé,

    Président de la CET.




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