Étiquette : Eglise catholique

  • Léon XIV, le nouveau pape de l’église catholique

    Léon XIV, le nouveau pape de l’église catholique

    On connait depuis la soirée de ce jeudi soir le nom du successeur du pape François, décédé le 21 avril à l’âge de 88 ans. Il est américain et s’appelle (désormais )Léon XIV.

    Le cardinal Robert Francis Prevost, 69 ans, a été élu pape ce jeudi 8 mai. Le 267è souverain pontife est le premier pape originaire des Etats-Unis. Il a aussi la nationalité péruvienne.

    Son élection constitue une surprise dans certains milieux du Vatican, étant donné que son nom n’était pas cité parmi les favoris. Théologien, missionnaire, il est présenté comme un très proche de son prédécesseur.

    Après son élection, le pape Léon XIV est apparu sur le balcon de la basilique Saint-Pierre pour prononcer ses premiers mots devant un public des grands jours qui ne voulaient pas se faire conter l’évènement.

    Ce vendredi à 11 heures, le nouveau patron de l’église catholique  va célébrer sa première messe dans la chapelle Sixtine, réservée uniquement aux cardinaux. Une occasion pour lui de prononcer sa première homélie dans la peau du pape.

  • Le pape François: testament pour la Création et les Créatures

    Le pape François: testament pour la Création et les Créatures

    Il l’adressait aux Américains, en septembre 2015. « Traitez les autres avec la même passion et la même compassion avec lesquelles vous souhaitez être traités ». Ainsi parlait le pape François aux élus américains, réunis pour l’acclamer en 2015. Dix ans plus tard, cette exhortation s’impose plus que jamais, et tous devraient la méditer, au moment où la planète fait ses adieux au pape argentin.

    Quelque 130 délégations étrangères, dont une bonne cinquantaine de chefs d’État assistent, ce samedi 26 avril, aux obsèques du pape François, en plus des milliards de téléspectateurs et des centaines de milliers de fidèles qui lui rendent hommage, depuis le 21 avril. Comment comprendre cet intérêt planétaire pour ce pape réputé simple ?

    Au-delà de l’affliction, compréhensible, des catholiques, la disparition du souverain pontife émeut, car la plupart lui reconnaissaient des valeurs, une grande sincérité, beaucoup de simplicité et d’empathie. Autant d’atouts qui, aux yeux des peuples du monde, manquent à nombre de ceux qui tiennent aujourd’hui le gouvernail de la planète. Pour frapper l’imagination et les consciences, François savait trouver les bons termes et, au nom de ce qui est juste, il assumait de déplaire.

    Dans un monde régi par la brutalité, la raison du plus fort et la capacité à intimider, sinon à agresser, ce pape savait, sans haine ni malice, exprimer des convictions fortes sur les dysfonctionnements qui affectent l’humanité. Maintenant qu’il n’est plus, notre monde semble privé de l’essentiel du peu de conscience qui lui restait. Et, en attendant que le prochain pape devienne suffisamment audible, pour imposer son style et sa voix, François manquera cruellement à la terre entière.

    Puisqu’il demeure populaire, même dans la mort, pourquoi ne pas ressusciter, pour les valoriser, ses idées les plus percutantes ?

    Cela supposerait des disciples organisés, que François, pape bien trop humble, n’a pas imaginé mobiliser de son vivant. Mais certaines de ses idées infusaient déjà, qui sauront prospérer toutes seules. Ainsi de la protection de la planète, qu’il définissait, dans une encyclique, en 2015, comme « un bien fondamental », « la maison commune à sauvegarder », de « la culture du déchet ». « La protection de la planète, rappelait-il, est la tâche la plus urgente de notre temps. Nous en sommes tous responsables. Nul ne pourra dire : je n’y suis pour rien ».

    De même, pour protéger les faibles et les démunis, François prônait moins de disparité dans une économie mondiale où 20% de l’humanité détient environ 80% des richesses. Ce déséquilibre marginalise, exclut, laisse à l’écart. « Notre époque nous parle de tant de pauvreté, disait-il, et la pauvreté est un cri. Dans un monde avec autant de richesses, c’est un scandale que tant d’enfants soient affamés et privés d’éducation ; que tant de gens meurent de faim ! ».

    Pour le défunt pape, les migrants sont une boussole que les pouvoirs ne peuvent ignorer durablement, sans risquer d’en être eux-mêmes victimes. Aussi, mettait-il en garde, à Lampedusa, contre « la mondialisation de l’indifférence », qui vous habitue insidieusement à la souffrance des autres. Comme si c’était quelque chose de normal. « Ces gens sont victimes d’une injustice mondiale. Pourquoi doivent-ils, à cause de la guerre ou de la faim, quitter leurs terres ? »

    Ne faut-il pas, au regard de la situation actuelle, convenir que lui-même n’a pas été entendu ?

    Peut-être. Mais il avait prévenu. Cette surdité feinte ne sera pas sans conséquences : « Plus vous êtes puissant, plus vos actes ont des effets sur les gens, plus vous serez amené à être humble. Sinon, le pouvoir vous détruira, et vous détruirez les autres ». En bon pasteur, François avait, en septembre 2015, livré l’antidote au Congrès des États-Unis. La règle d’or : Traiter les autres avec la même passion et la même compassion avec lesquelles on souhaite être traité. Rechercher pour les autres les mêmes opportunités que l’on cherche pour soi-même. Aider les autres à grandir, comme on aimerait être aidé. Si on veut la sécurité, il faut donner la sécurité. Offrir des opportunités, si on veut des opportunités. « La mesure que nous utilisons pour les autres sera celle que le temps utilisera pour nous », avait insisté le pape. Feindre d’être sourd aux cris de détresse des autres, c’est prendre le risque que Dieu ne vous entende pas, lorsque vous l’invoquerez, pour lui rappeler qu’il a toujours été de votre côté.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 26 avril 2025 sur RFI

  • Vatican annonce la mort du pape François à l’âge de 88 ans

    Vatican annonce la mort du pape François à l’âge de 88 ans

    Le Vatican annonce, ce lundi 21 avril, la mort du pape François à l’âge à l’âge de 88 ans, un mois après sa sortie de l’hôpital.

    Fragilisé par une pneumonie infectieuse, le pape François est mort à l’âge de 88 ans. L’information est confirmée par le Saint-Siège ce lundi 21 avril 2025.

    Alors que certains le croyaient remis de ses ennuis de santé parce que l’ayant revu en public ce dimanche, lors de la célébration de Pâques, à la place Saint-Pierre au Vatican, il n’en est rien.

    « Chers frères et sœurs, c’est avec une profonde tristesse que je dois annoncer le décès de notre Saint-Père François, a annoncé le cardinal Kevin Farrell sur la chaîne de télévision du Vatican. À 7h35 ce matin, l’évêque de Rome, François, a rejoint la maison du Père », annonce le Saint-Siège dans un communiqué.

    Jorge Mario Bergoglio à l’état civil, le souverain pontife a été élu en 2013 après la démission de Benoît XVI. Ecclésiastique argentin, le natif de Buenos Aires a été le 266ᵉ pape de l’Église catholique sous le nom de François,

    Jorge Mario Bergoglio,

  • Belfort : En fuite au Togo, un prêtre condamné pour l’agression sexuelle d’une paroissienne

    Belfort : En fuite au Togo, un prêtre condamné pour l’agression sexuelle d’une paroissienne

    Procès. Agé de 46 ans, un prêtre qui n’était pas présent à son procès a été condamné ce mardi par le tribunal correctionnel de Belfort à un an d’emprisonnement pour l’agression sexuelle d’une paroissienne en juillet 2023.

    Un mandat d’arrêt a été délivré à l’encontre d’un religieux de nationalité togolaise, qui était absent de son procès à Belfort car reparti au Togo, pour « agression sexuelle par personne abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions ». Agé de 46 ans, il a été condamné ce mardi par le tribunal correctionnel à un an d’emprisonnement pour l’agression sexuelle d’une paroissienne en juillet 2023.

    La plaignante, une femme « en quête de sens » qui s’était récemment tournée vers l’Église après un « burn-out », avait rapporté avoir été agressée sexuellement au domicile du prêtre dans un presbytère belfortain, le 4 juillet 2023. L’homme, alcoolisé après une réception organisée à l’issue d’une messe, l’a contrainte à des attouchements malgré ses refus explicites, a-t-elle témoigné lors du procès.

    Des faits qu’il conteste

    Ce prêtre du diocèse de Belfort a catégoriquement contesté ces accusations lors de l’enquête. Absent lors de l’audience, il a fait savoir par la voix de son avocate, Stéphanie Quenot, qu’il avait quitté la France en août 2024 pour assister au Togo à des cérémonies de deuil après la mort de sa mère, pourtant décédée deux ans plus tôt. Un servant de l’Église a conforté la version de la victime en indiquant aux enquêteurs que le religieux lui avait confié avoir eu des « gestes déplacés » envers elle. Cette fidèle, qui selon le prêtre n’avait pas été invitée chez lui, a été capable de décrire précisément les lieux, dont la chambre à coucher.

    L’avocat de la plaignante, Leandro Giagnolini, a souligné que sa cliente « ne cherch (ait) pas vengeance, elle est dans une demande de réparation mais surtout espère que la justice contribue à prévenir de tels comportements, notamment au sein de l’Église ». Il a également rappelé que l’alcoolisation ainsi que le fait d’inviter une fidèle à son domicile étaient des pratiques interdites au sein de l’Église.

    Notre dossier sur les violences sexuelles

    Le ministère public a estimé que « la culpabilité ne faisait aucun doute », soulignant la gravité des faits. Le prévenu a été inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais) et le tribunal a assorti sa condamnation d’une interdiction définitive de séjourner sur le territoire français et d’exercer toute fonction de prêtre en France. L’Église l’a quant à elle suspendu de ses fonctions.

    Source: 20minutes.fr

  • Au Togo, plaidoyer pour la canonisation de Mgr Yves-Nicodème Anani Barrigah-Benissan

    Au Togo, plaidoyer pour la canonisation de Mgr Yves-Nicodème Anani Barrigah-Benissan

    Aujourd’hui, en soumettant cette demande de reconnaissance de la sainteté de Mgr Yves-Nicodème Anani BARRIGAH-BENISSAN, nous ne cherchons pas seulement à honorer un homme, mais à reconnaître l’œuvre de Dieu en lui.

    Mesdames et Messieurs les membres de l’Église, chers frères et sœurs en Christ,

    Aujourd’hui, je me tiens devant vous avec un cœur empli d’humilité et de reconnaissance pour soumettre un plaidoyer en faveur de l’ouverture du processus de canonisation de Monseigneur Yves-Nicodème Anani BARRIGAH-BENISSAN. Homme de Dieu d’une profondeur exceptionnelle, pasteur bienveillant, et bâtisseur infatigable de la paix, il incarne une figure de sainteté que nous sommes appelés à reconnaître, pour le bien de notre Église et de l’humanité entière.

    1. *Un témoin de la foi chrétienne et de la vertu héroïque*

    Tout au long de sa vie, Monseigneur Yves-Nicodème Anani BARRIGAH-BENISSAN a fait preuve d’une fidélité inébranlable au Christ. De son ordination sacerdotale à ses nombreuses missions au sein de l’Église, il a servi avec humilité et dévotion. Ses qualités humaines et spirituelles, telles que l’amour, la patience, et la charité, étaient évidentes pour tous ceux qui ont eu le privilège de le côtoyer. En ces temps où le témoignage d’une foi héroïque est si nécessaire, sa vie a été une lumière pour son peuple et pour l’Église universelle.

    2. *Un bâtisseur de paix*

    Mgr Barrigah-Benissan a démontré un engagement exceptionnel en faveur de la réconciliation et de la paix, en particulier dans des contextes de tensions et de conflits sociopolitiques. Sa présidence de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) au Togo est une preuve éclatante de sa capacité à œuvrer pour la paix avec sagesse et intégrité. À travers ce ministère, il a incarné l’Évangile du pardon et du dialogue, devenant un modèle vivant du message de paix du Christ.

    3. *Un guide spirituel d’une grande humilité*

    Mgr Yves-Nicodème Anani BARRIGAH-BENISSAN a su, par son humilité et son esprit de service, guider les âmes vers Dieu. Dans ses homélies, ses écrits et ses nombreuses interventions, il a toujours rappelé la centralité de la charité chrétienne et l’appel universel à la sainteté. Il n’a jamais cherché à se glorifier, mais à élever ses fidèles vers Dieu. Sa proximité avec les plus pauvres et son engagement pour la justice sociale témoignent de la pureté de son cœur et de la sincérité de son engagement.

    4. *Un instrument de guérison divine*

    Plusieurs témoignages, non seulement dans son pays natal, mais aussi au-delà, évoquent les grâces et les bénédictions reçues par son intercession. Des fidèles rapportent des guérisons miraculeuses et des conversions profondes liées à son ministère et à sa prière. Ces signes manifestes de la puissance divine à travers lui doivent être étudiés avec rigueur pour confirmer qu’ils relèvent de l’intervention de Dieu par son serviteur.

    Conclusion

    Aujourd’hui, en soumettant cette demande de reconnaissance de la sainteté de Mgr Yves-Nicodème Anani BARRIGAH-BENISSAN, nous ne cherchons pas seulement à honorer un homme, mais à reconnaître l’œuvre de Dieu en lui. L’Église a toujours exalté ceux qui, à travers leur vie, ont permis à la lumière divine de briller avec éclat. En tant que *Serviteur de Dieu*, il a déjà montré qu’il vivait dans la foi et l’espérance avec une intensité peu commune. Il est temps maintenant de l’accompagner sur le chemin de la béatification, pour que l’Église universelle puisse pleinement bénéficier de son exemple de sainteté.

    Que le Seigneur nous accorde la grâce de discerner avec sagesse et avec foi cette étape décisive. Monseigneur Yves-Nicodème Anani BARRIGAH-BENISSAN, par son dévouement à Dieu et à son prochain, mérite d’être reconnu pour ce qu’il a toujours été : un saint parmi nous.

    Amen !

    Fraternellement

    Immaculée Natacha Gbandi,

    Bergère de l’école Théofania sur https://www.lectureplus.fr

    Fidèle catholique de l’archidiocèse de Lomé

  • Togo- HOMMAGE D’IDELPHONSE AKPAKI A MGR BARRIGAH-BENISSAN

    Togo- HOMMAGE D’IDELPHONSE AKPAKI A MGR BARRIGAH-BENISSAN

    Bien souvent, la disparition d’un proche, d’un parent et  d’un ami, nous prend au dépourvu et nous laisse désemparés, en dépit de notre conviction que la mort est  le commencement l’immortalité.  Nous ressentons cette douloureuse séparation parce que cet être qui nous quitte, nous l’avons connu et aimé. Nous avons partagé avec lui nos joies et nos peines, et que son départ laisse en notre vie et notre cœur un grand vide difficile à combler.

    Mais, pour nous chrétiens, cette disparition n’est pas une fin en soi. Au contraire, un passage qui nous ouvre les portes de la vie. Car pour ressusciter avec le Christ, il nous faut mourir comme Lui et avec Lui. Il nous faut quitter notre corps mortel pour demeurer auprès du Seigneur. Telle est notre conviction et celle certainement de notre très cher et regretté prélat Mgr Yves Nicodème Anani BARRIGAH-BENISSAN qui a été arrachée à notre affection.

    UN PARCOURS

    Nicodème Anani BARRIGAH-BENISSAN est né le 19 mai 1963 à Ouagadougou, il est ordonné prêtre le 8 août 1987 dans la cathédrale Notre-Dame-de-la-Trinité d’Atakpamé. À partir de 1997, il est employé par le service diplomatique du Saint-Siège : il est envoyé dans plusieurs nonciatures successives. Sa première mission est au Rwanda, où il doit contribuer à la gestion des suites judiciaires du génocide, notamment le procès d’un évêque. Puis il est envoyé au Salvador, puis en Côte d’Ivoire, où il est présent durant la crise politico-militaire. Enfin, durant une année, il est envoyé en Israël de mars 2007 à mars 2008.

    Le 9 mars 2008, Nicodème Anani BARRIGAH-BENISSAN est ordonné évêque d’Atakpamé. Au sein de la Conférence des évêques du Togo, il est président du conseil épiscopal « Justice et Paix ». Par ailleurs, en 2009, il est nommé président de la Commission « Vérité Justice et Réconciliation » chargée de faire la lumière sur les violences politiques au Togo. Les conclusions de cette enquête considérée comme un succès sont remises en avril 2012 au président Faure Gnassingbé. Le 23 novembre 2019, Mgr Nicodème Anani BARRIGAH-BENISSAN est nommé Archevêque de Lomé pour succéder à Mgr Denis Komivi Amuzu-Dzakpah, démissionnaire pour raison d’âge. Il reste en poste, en tant qu’administrateur apostolique, à Atakpamé, jusqu’à son installation à Lomé le 11 janvier 2020.

    Durant sa mission à la nonciature de Côte-d’Ivoire, Nicodème Barrigah produit son premier disque de chants religieux, intitulé « Père pardonne-nous ». Il écrit et compose les textes et les musiques d’une centaine de chants, réunis en six albums. La plupart de ses compositions sont religieuses. Nicodème Barrigah est également dramaturge. En 1993, il écrit une pièce de théâtre intitulée Le Trône royal, où il évoque notamment certaines traditions africaines, ainsi que la place de la figure féminine et celle de la prédestination. L’ouvrage est consacré grand prix de la littérature togolaise en 2020.

    UN PASTEUR HUMAIN

    Mgr Nicodème Anani BARRIGAH-BENISSAN, je l’ai connu et pratiqué le peu de temps que nous avions passé ensemble. J’ai eu l’occasion de passer avec lui des moments inoubliables au cours desquels j’ai apprécié  ses talents, surtout de diplomate. Ma dernière rencontre avec lui remonte au 29 novembre 2023. Nous avons surtout parlé de comment faire pour ramener Mgr Philippe Fanoko KPODZRO, de vénérée mémoire au Togo, encore vivant, pour jouir pleinement et paisiblement de sa retraite.

    Feu Mgr Nicodème Anani BARRIGAH-BENISSAN a fait de son mieux malgré les invectives, calomnies et mensonges proférés à son égard même si on doit admettre qu’aucune œuvre humaine n’est parfaite. Contrairement à ce qu’on raconte de l’illustre disparu dans la gestion de certains dossiers dont celui de son aîné dans l’épiscopat Mgr KPODZRO, j’ai trouvé en lui un diplomate qui a à cœur les problèmes de ses semblables et se battait pour en trouver une solution.

    Comme je l’écrivais sur ma page Facebook, ce dimanche 4 août 2024, jour d’anniversaire de naissance de ma défunte grande sœur Rita AKPAKI,  « Monseigneur, vous êtes et vous demeurez un homme très effacé mais efficace dans vos actes ». Je suis donc de ceux qui sont témoins oculaires et auditifs de certains de vos actes. L’honneur me choit donc d’en  témoigner à la face du monde.

    Un Pasteur qui agit en silence

    Je vous dois aujourd’hui des honneurs, pas des honneurs non usurpés mais  tout à fait mérités. Mérités non pas parce que vous fûtes un religieux ou encore mieux un évêque mais parce que  vous ayez été un homme de charisme et de piété.

    Ce serait donc pure ingratitude si je passais sous silence l’incommensurable travail que vous avez accompli pour le peuple togolais même si cela a été fait dans le silence et le calme. Vous fûtes une  « Figure éminente du Togo, notre pays, dont le dévouement à la cause de la paix, de la réconciliation et de justice sociale a marqué notre nation notamment à la tête de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) ». Sur votre parcours terrestre, des langues affirment que : vous « êtes le meilleurs de tous et aviez la rhétorique, cette capacité à dire de grandes vérités avec des phrases toutes simples.»

    Oui vous avez abattu un travail de haute nécessité et d’indéniable valeur puisqu’il a aussi consisté à semer des graines d’amour, de paix de réconciliation et de justice dans les cœurs. Malheureusement ce travail a été interrompu par votre départ brusque vers votre Créateur. Eh oui ! Les bonnes choses ne durent jamais. Pis encore, c’est lorsque la source est tarie qu’on sait ce qu’elle vaut.

    Mgr BARRIGAH, vous avez su panser des plaies, vous avez su concilier les cœurs. C’est avec le cœur serré et sévèrement entaillé que je vous dis, non pas adieu mais plutôt au revoir. Ensemble avec nos aïeux veillez sur ce peuple qui ne  vous oubliera jamais. Et sachez qu’au panthéon de son histoire, votre nom sera gravé en lettre d’or.

    Que le Christ que par sa puissance d’amour et de de résurrection vous accorde le repos éternel. Je vous dédie cette chanson et je vous demande de nous soutenir dans le combat pour un Togo nouveau :

    Si la mer se déchaine. Si le vent souffle. Si la barque t’entraine, n’aie pas peur de la mort. Il n’a pas dit que tu coulerais. Il n’a pas dit que tu sombrerais. Il a dit : allons de l’autre bord.

     On ne pleure pas un héros.

    Seigneur accorde-lui le repos éternel et que brille à ses  yeux la lumière sans déclin. Que son âme repose en paix.

     Idelphonse AKPAKI

    Journaliste / Directeur du journal

     LA GAZETTE DU TOGO.

  • Au Togo, soudaine mort de Mgr Nicodème Barrigah-Benissan, archevêque de Lomé

    Au Togo, soudaine mort de Mgr Nicodème Barrigah-Benissan, archevêque de Lomé

    Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan, 61 ans, archevêque de Lomé, est décédé brusquement, a annoncé la Conférence des évêques du Togo ce dimanche 4 août à travers un communiqué.

    Prêtre pendant 37 ans, 16 ans d’épiscopat, Mgr Nicodème Barrigah-Benissan a tiré sa révérence alors qu’on ne savait pas souffrant d’un mal pouvant l’emporter aussi brusquement. Sa disparition suscite de l’émotion dans le pays.

    Le natif de Ouagadougou,  Mgr Yves-Nicodème Anani Barrigah-Bénissan, à l’état-civil, est considéré comme l’un des meilleurs évêques de sa génération. Pluridisciplinaire ( comédien, écrivain, poète, musicien, théologien, exégète et diplomate, l’illustre disparu a dirigé, notamment, la Commission vérité justice et réconciliation, une institution, hautement sensible entre 2009 et 2012.

  • Au Togo, ce qu’il faut retenir de la 136è session ordinaire des Evêques

    Au Togo, ce qu’il faut retenir de la 136è session ordinaire des Evêques

    Du 11 au 14 juin 2024, la Conférence des Evêques du Togo (CET) a tenu à son siège à Lomé sa 136ème session ordinaire, la deuxième de l’année 2024. Voici ce qu’il faut retenir de cette importante rencontre de quatre jours.

    136ème SESSION ORDINAIRE DE LA CONFERENCE DES EVÊQUES DU TOGO (CET)

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Du 11 au 14 juin 2024, la Conférence des Evêques du Togo (CET) a tenu à son Siège à Lomé sa 136ème session ordinaire, la deuxième de l’année 2024.

    Les travaux se sont déroulés dans un climat fraternel marqué par des prières et des célébrations eucharistiques à diverses intentions.

    Entretien avec le Nonce Apostolique

    La première journée de travail a été marquée par l’intervention du Nonce Apostolique au Togo, S.E. Mgr Mark Gerard MILES. Celui-ci a abordé principalement trois (3) points : le Jubilé de 2025 ; la deuxième session du Synode des évêques sur la synodalité en octobre 2024 ; la formation permanente des prêtres. Son adresse a été suivie par des échanges avec les Evêques sur divers autres sujets d’ordre pastoral.

    Le Jubilé de 2025

    « Spes non confundit », « l’Espérance ne déçoit pas ». Tel est l’intitulé de la Bulle d’indiction du Pape François, pour le Jubilé ordinaire de l’année 2025, publiée le 9 mai 2024. Selon le programme, l’année jubilaire s’ouvrira le 24 décembre 2024 et se clôturera le 06 janvier 2026.  L’ouverture dans les diocèses aura lieu dans les cathédrales et co-cathédrales le 29 décembre 2024. Le calendrier de l’Eglise universelle propose trente-cinq (35) événements principaux pour l’année jubilaire. La CET a retenu la date du 08 février 2025 pour une première célébration nationale, et celle du 19 octobre 2025 pour la seconde.

    Le Synode des évêques sur la Synodalité

    Les Evêques remercient le Peuple de Dieu au Togo et l’Equipe nationale de consultation pour le Synode sur la Synodalité, pour le travail appliqué de chacun, ayant abouti à la synthèse de la deuxième consultation envoyée à Rome, en vue de la deuxième session du synode des évêques d’octobre 2024. La CET se félicite de la participation active du TRP Gustave WANME, Vicaire Général du Diocèse de Dapaong, à  la rencontre  des « Curés de paroisses pour le Synode » à Rome, du 28 avril au 02 mai 2024. Le Délégué du Togo au Synode S.E. Mgr Dominique GUIGBILE, a fait un compte rendu du séminaire préparatoire des Délégués d’Afrique tenu à Nairobi au Kenya du 23 au 26 avril 2024.

    Les audiences

    Conformément au programme des sessions de juin, les évêques ont reçu en audience les Recteurs des trois (3) grands Séminaires du pays. Leurs interventions ont permis aux Evêques d’apprécier ce qu’a été l’année dans les trois (3) maisons de formation.

    Ils saluent les efforts des formateurs et les encouragent dans leur mission. Les évêques remercient aussi les fidèles, les amis et les bienfaiteurs pour leur générosité et les exhortent à continuer de soutenir nos grands Séminaires.

    De même, les évêques ont écouté le Secrétaire du Conseil Episcopal pour le Dialogue Interreligieux, le RP Basile KONDOH du diocèse de Sokodé, qui a participé à un atelier consultatif des évêques les 8 et 09 avril 2024 à Nairobi au Kenya. Ils ont accordé d’autres audiences sur d’autres sujets socio-pastoraux.

    La quatrième Journée Mondiale des grands-parents et des personnes âgées

    La quatrième Journée Mondiale des grands-parents et des personnes âgées sera célébrée cette année le dimanche 28 juillet. Le Message du Pape pour cette Journée  a pour thème : “Dans ma vieillesse ne m’abandonne pas” (cf. Ps 71, 9). Les évêques invitent les Curés et Administrateurs de paroisses à prendre connaissance du Message du Saint-Père à cette occasion et à le faire connaitre au Peuple de Dieu. Ils les exhortent à prendre des initiatives appropriées pour la célébration de cette Journée. Les propositions faites par le Dicastère chargé du Laïcat, de la Famille et de la Vie peuvent y aider.

    Au terme des travaux, les Evêques rendent grâce au Seigneur pour son assistance et lui confient les fruits de leurs réflexions.

    Enfin, les Evêques souhaitent une bonne fête à tous les Musulmans, à l’occasion de la Tabaski qui se célèbre le dimanche 16 juin 2024.

    Fait à Lomé, ce 14 juin 2024

    Père Emile SEGBEDJI

    Secrétaire Général et Porte-parole de la CET

Radio Renouveau228

Ceci fermera dans 0 secondes