Étiquette : Diplomatie

  • Faure Gnassingbé en mission de rapprochement à Bichkek

    Faure Gnassingbé en mission de rapprochement à Bichkek

    Le président du Conseil affiche la volonté du Togo de renforcer ses partenariats internationaux à travers une coopération dynamique et mutuellement bénéfique avec le Kirghizistan.

    En visite officielle en Asie centrale, Faure Essozimna Gnassingbé, a effectué un séjour remarqué à Bichkek, marquant une nouvelle étape dans la diplomatie togolaise. Accueilli chaleureusement par le Président kirghize, Sadyr Japarov, le dirigeant togolais a exprimé sa gratitude pour l’hospitalité qui lui a été réservée dans la capitale kirghize.

    Cette visite, qualifiée d’amitié et de travail, s’inscrit dans une volonté commune des deux États de consolider et de dynamiser leur coopération bilatérale. Dans un contexte international où les partenariats Sud-Sud gagnent en importance, Lomé et Bichkek entendent ainsi explorer de nouvelles opportunités de collaboration.

    Les discussions entre les deux chefs d’État ont mis en lumière les nombreux atouts dont disposent leurs pays respectifs. Tant sur le plan culturel qu’économique, le Togo et le Kirghizistan présentent des potentiels complémentaires susceptibles de favoriser des échanges fructueux. Les autorités ont notamment évoqué des perspectives de coopération dans plusieurs secteurs stratégiques, sans toutefois en préciser les contours dans l’immédiat.

    Pour Faure Gnassingbé, cette démarche diplomatique traduit une ambition claire : diversifier les partenariats internationaux du Togo et ouvrir de nouveaux axes de collaboration au-delà des partenaires traditionnels. Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la présence du pays sur la scène internationale et à attirer des investissements.

    Du côté kirghize, cette visite est également perçue comme une opportunité d’élargir ses relations en Afrique de l’Ouest, une région en pleine mutation économique et politique. Les deux dirigeants ont ainsi réaffirmé leur engagement à bâtir un partenariat « mutuellement bénéfique », fondé sur le respect et des intérêts partagés.

    Ce rapprochement diplomatique entre Lomé et Bichkek pourrait, à terme, ouvrir la voie à des accords concrets, renforçant ainsi les liens entre l’Afrique et l’Asie centrale.

  • Barrot à Lomé : le retour stratégique de Paris ?

    Barrot à Lomé : le retour stratégique de Paris ?

    Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a entamé jeudi soir une visite officielle au Togo, marquant un moment diplomatique rare. À Lomé, il a rencontré le président Faure Essozimna Gnassingbé ainsi que son homologue Robert Dussey. Cette visite constitue la première d’un ministre français des Affaires étrangères depuis une décennie, dans un contexte géopolitique en pleine recomposition.

    Dès son arrivée, Jean-Noël Barrot s’est entretenu avec le chef de l’État togolais. À l’issue de cette rencontre, il a souligné l’importance de renouer un dialogue au plus haut niveau. Selon lui, l’absence prolongée d’une telle visite relevait d’une « anomalie », au regard de l’histoire et de la profondeur des relations entre Paris et Lomé. Le président Faure Gnassingbé, pour sa part, n’a pas fait de déclaration publique.

    Cette visite intervient alors que les relations entre les deux pays ont connu des tensions récentes. En juin 2025, les autorités togolaises avaient suspendu pendant trois mois la diffusion de France 24 et de Radio France Internationale, accusées de diffuser des informations jugées inexactes au sujet de manifestations dans la capitale. Cet épisode avait illustré un refroidissement notable entre les deux partenaires.

    Au-delà du bilatéral, les échanges portent sur des enjeux régionaux majeurs. Le rôle du Togo dans la médiation en Afrique centrale, notamment dans la région des Grands Lacs, a été au cœur des discussions. Lomé a en effet été désignée par Union africaine pour faciliter le dialogue autour du conflit en République démocratique du Congo et dans les pays voisins. Une mission diplomatique de premier plan qui confère au Togo une visibilité accrue sur la scène continentale.

    La situation au Sahel constitue également un axe central des discussions. Le Togo, confronté à des incursions jihadistes dans sa partie nord, suit avec attention l’évolution sécuritaire dans cette zone instable. Par ailleurs, Lomé a récemment affiché son ambition de jouer un rôle de passerelle entre la communauté internationale et les régimes militaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger, réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), dont les orientations diplomatiques se rapprochent de la Russie.

    Enfin, les discussions ont débordé le cadre africain. Jean-Noël Barrot a évoqué les crises internationales, notamment en Iran, ainsi que les tensions persistantes au Proche et au Moyen-Orient. Autant de dossiers qui illustrent la volonté de Paris et Lomé de maintenir un dialogue stratégique élargi.

    Cette visite pourrait ainsi marquer un tournant dans les relations franco-togolaises, à un moment où les équilibres diplomatiques se redessinent en Afrique de l’Ouest.

  • Jean-Noël Barrot au Togo : Lomé au centre des enjeux diplomatiques

    Jean-Noël Barrot au Togo : Lomé au centre des enjeux diplomatiques

    À quelques jours de l’arrivée de Jean-Noël Barrot à Lomé, les enjeux dépassent largement le cadre d’une simple visite officielle. Entre rivalités d’influence, repositionnement stratégique de la France et montée en puissance diplomatique du Togo de Faure Gnassingbé, ce déplacement s’annonce comme un moment clé dans un contexte régional sous haute tension.

    Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’apprête à effectuer ces 23 et 24 avril une visite très attendue à Lomé. Un déplacement qui, au-delà de son caractère protocolaire, révèle les recompositions en cours sur l’échiquier diplomatique ouest-africain, où le Togo s’impose de plus en plus comme un acteur pivot.

    Ce premier séjour du chef de la diplomatie française intervient dans un contexte géopolitique particulièrement sensible. Il survient notamment quelques semaines après une série d’initiatives diplomatiques menées depuis Lomé autour de la crise dans la région des Grands Lacs, où Faure Gnassingbé joue un rôle de médiateur au nom de l’Union africaine. La France a d’ailleurs affiché son soutien à ces efforts, soulignant l’importance d’une solution politique et coordonnée à cette crise régionale .

    Mais cette visite ne peut être dissociée d’un autre élément clé : la concurrence d’influence entre puissances étrangères sur le continent africain. La récente présence à Lomé de responsables russes, dont le ministre de la Défense Andreï Belousov, illustre cette dynamique. Comme Paris, Moscou cherche à maintenir des relations solides avec les autorités togolaises, dans un contexte où plusieurs pays du Sahel ont déjà réorienté leurs alliances stratégiques.

    Face à cette nouvelle donne, la diplomatie française tente de réaffirmer ses positions sans rompre les équilibres. Les échanges récents entre Jean-Noël Barrot et son homologue togolais Robert Dussey témoignent d’une volonté de maintenir un dialogue constant, notamment sur les questions sécuritaires et régionales . Au cœur des discussions : la stabilité en Afrique de l’Ouest, la crise dans l’Est de la RDC, mais aussi les enjeux globaux comme le climat ou la gouvernance internationale .

    Cette visite intervient également dans un climat plus nuancé sur le plan bilatéral. La coopération sécuritaire entre Paris et Lomé, bien qu’ancienne, connaît un certain ralentissement, sur fond de critiques et d’interrogations en France comme au Togo . Dans ce contexte, le déplacement du chef de la diplomatie française pourrait servir à redéfinir les contours de cette relation, en l’adaptant aux réalités actuelles.

    Pour Lomé, l’enjeu est clair : consolider son statut de plateforme diplomatique crédible et incontournable. En accueillant des initiatives internationales et en multipliant les partenariats, le Togo confirme sa stratégie d’ouverture et de diversification. Pour Paris, il s’agit de rester un partenaire influent dans un pays qui, sans rompre avec ses alliés traditionnels, élargit progressivement son champ de coopération.

    In fine, cette visite de Jean-Noël Barrot pourrait bien marquer une étape importante dans la redéfinition des relations franco-togolaises. Entre coopération, concurrence et diplomatie d’équilibre, Lomé s’affirme plus que jamais comme un carrefour stratégique où se croisent les intérêts des grandes puissances.

  • Stratégie Sahel : Lomé mise sur l’inclusivité

    Stratégie Sahel : Lomé mise sur l’inclusivité

    Faure Gnassingbé a reçu en audience des représentants de la société civile ainsi que plusieurs experts africains impliqués dans les questions de paix et de sécurité dans la région.

    Le Président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a poursuivi le 18 avril 2026 à Lomé ses consultations autour de la nouvelle stratégie du Togo pour le Sahel (2026–2028). À cette occasion, il a reçu des représentants de la société civile ainsi que plusieurs experts africains impliqués dans les questions de paix et de sécurité dans la région.

    Ces rencontres, organisées en marge d’une réunion de haut niveau consacrée au Sahel, ont permis d’explorer différentes pistes d’action en matière de stabilité, de lutte contre le terrorisme et de développement. L’approche adoptée par les autorités togolaises, fondée sur le dialogue et la concertation, a été saluée par les participants, qui y voient un levier essentiel pour renforcer l’efficacité des politiques publiques dans un contexte régional complexe.

    Parmi les personnalités reçues figuraient Franklin Nyamsi, Bassolma Bazié et Bakary Sambe. Tous ont insisté sur la nécessité de renforcer les synergies africaines face aux défis sécuritaires, en privilégiant une coopération fondée sur la solidarité et la responsabilité partagée.

    Au terme des échanges, les participants ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité des discussions. Ils ont également souligné le rôle croissant de Lomé comme espace de dialogue régional, capable de favoriser une convergence de vues sur les enjeux de sécurité et de développement dans l’espace sahélien.

  • Diplomatie : l’Amb. Johaness MAKOUVIA a reçu le Haut-Commissaire de la Sierra Leone pour une séance stratégique à Lomé

    Diplomatie : l’Amb. Johaness MAKOUVIA a reçu le Haut-Commissaire de la Sierra Leone pour une séance stratégique à Lomé

    En marge de la réunion de haut niveau consacrée à la nouvelle stratégie du Togo pour le Sahel, l’Ambassadeur Johaness MAKOUVIA a reçu Son Excellence Mohamed Hassan Kaisamba, Haut-Commissaire de la Sierra Leone auprès de la République du Togo, du Burkina Faso et du Ghana.

    Conformément aux dispositions prévues dans la note verbale officielle, toutes les mesures d’accueil et de facilitation ont été efficacement mises en œuvre sous la coordination de l’Ambassadeur Johaness MAKOUVIA, assurant ainsi une prise en charge optimale du Haut-Commissaire et de sa délégation dès leur arrivée, jusqu’au bon déroulement de leur séjour dans la capitale togolaise.

    À l’issue des travaux tenus au Palais des Congrès de Lomé, Son Excellence Mohamed Hassan Kaisamba s’est rendu dans les locaux de la Représentation diplomatique de la Sierra Leone au Togo pour une séance de travail approfondie avec son collaborateur direct, l’Ambassadeur Johaness MAKOUVIA, qui assure depuis un certain temps la gestion opérationnelle de cette mission.

    Cette rencontre a permis de mettre en exergue les efforts consentis dans la conduite de la mission diplomatique, notamment en matière de coordination institutionnelle, de visibilité diplomatique et de consolidation des relations bilatérales entre la Sierra Leone et le Togo. Les échanges ont porté sur les acquis, les défis ainsi que les perspectives de renforcement de la présence diplomatique sierra-léonaise dans le pays.

    Fortement impressionné par le niveau d’engagement et la qualité du travail accompli, le Haut-Commissaire a tenu à adresser ses vives félicitations à l’Ambassadeur Johaness MAKOUVIA. Il a salué un collaborateur exemplaire, dont le professionnalisme, la rigueur et le sens élevé de la représentation contribuent à porter avec dignité l’image et les intérêts de la Sierra Leone au Togo.

    Au-delà de son aspect protocolaire, cette visite illustre une diplomatie de terrain, fondée sur l’efficacité, la confiance et la continuité institutionnelle. Elle met en lumière le rôle stratégique des représentants diplomatiques dans la consolidation des relations entre États, particulièrement dans un contexte régional marqué par des enjeux sécuritaires et de développement communs.

    Par cette dynamique, la coopération entre la Sierra Leone et le Togo se trouve davantage renforcée, portée par des acteurs engagés et une vision partagée d’une diplomatie active au service de la paix, de la stabilité et du progrès en Afrique de l’Ouest.

    Le Rédacteur

  • Lomé au cœur du jeu sahélien

    Lomé au cœur du jeu sahélien

    Le Togo tente de redéfinir sa place dans l’architecture régionale à l’heure où les équilibres sécuritaires et politiques en Afrique de l’Ouest connaissent de profondes mutations.

    Dans un environnement où les équilibres sécuritaires et politiques en Afrique de l’Ouest connaissent de profondes mutations, le Togo tente de redéfinir sa place dans l’architecture régionale. La rencontre de haut niveau organisée à Lomé autour de la stratégie Sahel 2026–2028 s’inscrit dans cette dynamique d’adaptation face à un environnement en constante évolution.

    Sous l’égide du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, cette initiative traduit une volonté de positionnement stratégique. Le Togo, pays côtier, se retrouve de plus en plus concerné par des menaces longtemps circonscrites au Sahel. L’expansion des groupes armés vers les États du Golfe de Guinée a progressivement effacé les frontières traditionnelles entre zones de crise et espaces relativement stables.

    Dans ce contexte, la nouvelle stratégie togolaise apparaît comme une réponse à un double impératif : sécuritaire et diplomatique. Sur le plan sécuritaire, il s’agit de renforcer la résilience nationale tout en contribuant aux efforts collectifs de lutte contre le terrorisme. Sur le plan diplomatique, Lomé cherche à consolider son rôle d’interface entre les pays sahéliens et les États côtiers, dans un moment où les cadres classiques de coopération sont fragilisés.

    L’émergence de l’Alliance des États du Sahel illustre en effet les recompositions en cours. Cette nouvelle entité, portée par certains États sahéliens, redéfinit les alliances et les mécanismes de coopération sécuritaire. Face à ces changements, le Togo semble privilégier une approche inclusive, fondée sur le dialogue et la concertation avec une diversité d’acteurs, qu’ils soient étatiques, institutionnels ou issus de la société civile.

    La réunion de Lomé ne constitue donc pas seulement une présentation technique d’une stratégie nationale. Elle se veut également un espace de discussion sur les modalités d’une coopération renouvelée. En mettant autour de la même table des partenaires aux intérêts parfois divergents, le Togo tente de favoriser une convergence des approches face à des défis communs.

    Toutefois, la portée réelle de cette stratégie dépendra de sa mise en œuvre et de sa capacité à s’inscrire dans des dynamiques régionales cohérentes. Dans un environnement marqué par des tensions politiques, des transitions institutionnelles et des priorités sécuritaires parfois concurrentes, la coordination reste un défi majeur.

    En définitive, cette initiative positionne le Togo comme un acteur attentif aux évolutions régionales, cherchant à jouer un rôle de médiation et de passerelle. Reste à savoir si cette ambition pourra se traduire en résultats concrets dans une région où les équilibres demeurent fragiles et en constante recomposition.

  • Togo–Sahel : Lomé en première ligne

    Togo–Sahel : Lomé en première ligne

    Lomé accueille ce vendredi, au Palais des Congrès, une rencontre de haut niveau consacrée à la nouvelle stratégie du Togo pour le Sahel sur la période 2026–2028.

    Placée sous le patronage du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, cette réunion rassemble des responsables gouvernementaux, des partenaires internationaux et des représentants de la société civile autour d’un enjeu central : la stabilité régionale.

    Cette initiative intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant en Afrique de l’Ouest. Le Sahel reste en proie à une intensification des attaques terroristes, avec une extension progressive de la menace vers les pays côtiers du Golfe de Guinée. Cette évolution alimente les inquiétudes des États de la sous-région, dont le Togo, directement exposé à ces risques transfrontaliers.

    À cette situation s’ajoutent des recompositions géopolitiques majeures, notamment la mise en place de l’Alliance des États du Sahel, qui redéfinit les cadres traditionnels de coopération. Face à ces mutations, Lomé entend jouer un rôle actif en adaptant sa stratégie pour mieux répondre aux nouveaux défis sécuritaires et diplomatiques.

    La stratégie 2026–2028, qui succède à celle adoptée en 2021, vise à renforcer l’engagement du Togo dans la prévention des crises et la promotion de la paix. Elle met l’accent sur un dialogue accru entre les pays sahéliens et ceux du littoral ouest-africain, dans une logique de complémentarité et de solidarité régionale. L’objectif est également de favoriser une approche intégrée, alliant sécurité, développement et gouvernance.

    La rencontre de Lomé se présente ainsi comme une plateforme d’échanges et de concertation. Elle permettra de dévoiler les grandes orientations de cette nouvelle feuille de route, tout en facilitant les discussions entre les différents acteurs impliqués. Les travaux, organisés en plusieurs sessions, donneront la parole aux autorités togolaises, aux représentants des États du Sahel, aux organisations régionales et internationales, ainsi qu’aux acteurs de la société civile.

    Les débats porteront sur les défis communs auxquels font face les pays de la région, notamment la lutte contre le terrorisme, la gestion des frontières, ainsi que les enjeux de développement socio-économique. Les participants exploreront également les perspectives de coopération renforcée pour une réponse plus coordonnée et efficace.

    À l’issue de cette rencontre, plusieurs retombées sont attendues. Il s’agit notamment d’une meilleure compréhension de la stratégie togolaise, d’un renforcement du dialogue politique régional, et d’une consolidation du rôle du Togo comme acteur de médiation entre le Sahel et les pays du Golfe de Guinée. Par cette initiative, Lomé confirme sa volonté de s’imposer comme un pivot diplomatique et sécuritaire dans une région en pleine mutation.

  • Savi de Tové à Brazzaville pour Sassou N’Guesso

    Savi de Tové à Brazzaville pour Sassou N’Guesso

    Jean-Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové, le Président de la République togolaise, est arrivé le 15 avril 2026 à Brazzaville, où il prend part à la cérémonie d’investiture de son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso.

    Accueilli avec les honneurs protocolaires par les autorités de la République du Congo, le chef de l’État togolais a été reçu dans une atmosphère empreinte de solennité. Cette visite officielle s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre Lomé et Brazzaville, deux capitales liées par une coopération diplomatique et politique de longue date.

    Réélu à l’issue de l’élection présidentielle du 15 mars 2026, Denis Sassou N’Guesso entame un nouveau mandat à la tête du pays. La cérémonie de prestation de serment, prévue le 16 avril, réunit plusieurs chefs d’État africains ainsi que des personnalités internationales, confirmant l’importance politique de l’événement sur la scène régionale.

    La présence de Jean-Lucien Savi de Tové à cette investiture illustre la solidité des liens d’amitié entre le Togo et le Congo. Elle témoigne également d’une volonté partagée de consolider la coopération sous-régionale, notamment au sein des organisations africaines, dans un contexte marqué par des défis communs en matière de sécurité, de développement et d’intégration.

    Au-delà du caractère protocolaire, ce déplacement traduit une diplomatie active du Togo, soucieuse de maintenir des relations étroites avec ses partenaires africains et de renforcer les mécanismes de collaboration politique et économique sur le continent.

  • Corridors et fret : le Togo s’ouvre à la Russie

    Corridors et fret : le Togo s’ouvre à la Russie

    Porté par une ambition logistique affirmée, le Togo renforce son ancrage international en nouant un partenariat stratégique avec la Russie.

    À travers ce mémorandum d’entente, Lomé entend fluidifier ses échanges commerciaux, moderniser ses infrastructures et s’imposer comme un carrefour incontournable du transport en Afrique de l’Ouest.

    Le Togo franchit une nouvelle étape dans le renforcement de ses relations économiques internationales. Le ministre délégué chargé de l’Économie maritime, Edem Kokou Tengue, a annoncé la signature d’un mémorandum d’entente entre le Togo et la Russie, marquant un tournant dans la coopération bilatérale.

    Ce partenariat ambitionne de fluidifier la circulation des marchandises et d’améliorer l’efficacité des liaisons de transport. Dans un contexte de mondialisation accrue, l’initiative vise à positionner le Togo comme un hub logistique incontournable en Afrique de l’Ouest. L’accord prévoit notamment l’exploration de corridors de transport international, la mise en place de services intégrés de fret, ainsi que le développement d’infrastructures communes.

    Au-delà des intérêts nationaux, cette collaboration pourrait bénéficier à l’ensemble de la sous-région en facilitant les échanges commerciaux et en réduisant les coûts logistiques. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de diversification des partenaires économiques du Togo, avec une ouverture accrue vers de nouveaux marchés stratégiques.

    Selon les autorités togolaises, ce mémorandum constitue une première étape vers des projets plus ambitieux. Il devrait à terme favoriser l’émergence de solutions logistiques innovantes, capables de soutenir la croissance économique et d’attirer davantage d’investissements.

    Ce résultat est également présenté comme le fruit de la vision diplomatique du Président du Conseil, Faure Gnassingbé. Sous son impulsion, le Togo multiplie les initiatives visant à renforcer sa présence sur la scène internationale et à nouer des partenariats structurants sur plusieurs continents.

    Avec cet accord, Lomé confirme ainsi son ambition de devenir une plateforme logistique de premier plan, au service du commerce régional et mondial.

  • Robert Dussey porte la voix du panafricanisme à Rio

    Robert Dussey porte la voix du panafricanisme à Rio

    Face à un public attentif et engagé, le chef de la diplomatie togolaise a plaidé pour une relecture des dynamiques historiques globales avec un accent mis sur la nécessité d’une meilleure reconnaissance du rôle des peuples africains et de leurs diasporas.

    En visite académique à l’Université de Rio de Janeiro, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a animé une rencontre d’échanges avec les étudiants de la faculté de philosophie et des sciences sociales. Au cœur des discussions : le panafricanisme, ainsi que la place de l’Afrique et des afro-descendants dans la gouvernance mondiale et l’écriture de l’histoire universelle.

    Face à un public attentif et engagé, le chef de la diplomatie togolaise a plaidé pour une relecture des dynamiques historiques globales, insistant sur la nécessité d’une meilleure reconnaissance du rôle des peuples africains et de leurs diasporas. Selon lui, l’Afrique ne doit plus être perçue comme un simple acteur périphérique, mais comme une force motrice capable d’influencer les grandes orientations du monde contemporain.

    Les échanges, décrits comme « fructueux » par les organisateurs, ont permis aux étudiants d’interroger les enjeux actuels du panafricanisme, notamment dans un contexte marqué par les mutations géopolitiques et les revendications identitaires croissantes. Robert Dussey a également encouragé la jeunesse à s’approprier ces questions et à contribuer activement à la construction d’un récit plus inclusif et équilibré.

    Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre l’Afrique et sa diaspora, particulièrement en Amérique latine. Elle illustre la volonté des autorités togolaises de promouvoir une diplomatie intellectuelle et culturelle, tournée vers le dialogue, la réflexion et le partage des idées.

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