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  • Maisons russes en Afrique : pourquoi le Togo figure dans le nouveau dispositif de Moscou

    Maisons russes en Afrique : pourquoi le Togo figure dans le nouveau dispositif de Moscou

    Lomé fait partie des huit pays africains retenus par la Russie pour accueillir de nouvelles « Maisons russes », dans le cadre d’un réseau destiné à développer les échanges culturels, éducatifs et linguistiques avec le continent.

    La Russie poursuit son implantation culturelle en Afrique. L’agence fédérale Rossotrudnitchestvo, chargée de la coopération et de la présence culturelle russe à l’étranger, vient d’annoncer de nouveaux partenariats avec des organisations locales dans huit pays africains. Le Togo figure parmi les bénéficiaires de cette nouvelle vague, aux côtés de la République démocratique du Congo, du Sénégal, du Mali, du Kenya, de Madagascar, de São Tomé-et-Príncipe et de la Sierra Leone.

    Cette annonce intervient alors que le projet d’une Maison russe au Togo était déjà engagé depuis plusieurs mois. En mai 2026, le ministère togolais du Tourisme, de la Culture et des Arts avait confirmé la perspective de création de cette structure, en partenariat avec Rossotrudnichestvo et l’organisation russe ANO Eurasia. Le futur centre doit notamment répondre à la demande croissante d’apprentissage du russe, faciliter l’accès aux opportunités d’études en Russie et favoriser les échanges culturels entre les deux pays.

    Le Togo, un terrain déjà préparé

    Le choix du Togo ne semble donc pas relever d’une simple opération d’implantation géographique. Lomé dispose déjà d’un environnement local favorable au développement de la coopération russo-togolaise. En juin dernier, l’Association Alternative russo-togolaise (ART/AART) a officiellement inauguré son siège dans la capitale. L’organisation mène notamment des activités d’apprentissage du russe, d’échanges culturels et d’accompagnement de candidats togolais souhaitant poursuivre leurs études en Russie.

    Le gouvernement togolais s’est également montré favorable à cette présence culturelle. Le ministre Isaac Tchiakpé a présenté la Maison russe comme un possible levier pour développer la coopération dans l’éducation artistique, la musique, la littérature, le cinéma, ainsi que dans la conservation et la transmission du patrimoine. Cette convergence entre une demande locale et une volonté politique constitue un élément important pour comprendre la place accordée au Togo dans le nouveau dispositif russe.

    Une présence russe qui dépasse la culture ?

    L’installation de cette Maison russe intervient dans un contexte plus large de rapprochement entre Lomé et Moscou. En novembre 2025, Faure Gnassingbé avait rencontré Vladimir Poutine au Kremlin, les deux dirigeants affichant leur volonté de renforcer les relations bilatérales dans les domaines diplomatique, commercial, économique et du capital humain.

    La dynamique s’est poursuivie sur le plan diplomatique. En juillet 2026, le ministère russe des Affaires étrangères indiquait que le processus d’ouverture d’une ambassade russe à Lomé se trouvait à un stade avancé.

    Dans ce contexte, la future Maison russe peut être considérée comme une nouvelle pièce de la présence russe au Togo. Officiellement, elle aura vocation à promouvoir la langue, les sciences, l’art et les échanges éducatifs. Mais le déploiement de ces structures en Afrique intervient aussi dans un contexte de compétition croissante entre puissances pour l’influence sur le continent. Plusieurs observateurs occidentaux et ukrainiens ont ainsi mis en garde contre leur possible utilisation comme instruments d’influence politique et informationnelle. Ces accusations, qui concernent le réseau russe dans son ensemble, ne constituent toutefois pas en elles-mêmes une preuve d’activités similaires au Togo.

    Avec la République démocratique du Congo, le Sénégal, le Mali, le Kenya, Madagascar, São Tomé-et-Príncipe et la Sierra Leone, le Togo devient ainsi l’un des nouveaux points d’ancrage de la stratégie culturelle russe en Afrique. Pour Lomé, l’enjeu sera désormais de transformer cette ouverture en véritables échanges dans les domaines de l’éducation, de la culture et de la formation, tout en préservant ses intérêts et sa souveraineté dans une Afrique devenue un terrain majeur de concurrence géopolitique.

  • ‎À GAANI 2026, le Togolais Ambassadeur Johaness MAKOUVIA intronisé « Prince Dignitaire de la Cour Impériale de Nikki »

    ‎À GAANI 2026, le Togolais Ambassadeur Johaness MAKOUVIA intronisé « Prince Dignitaire de la Cour Impériale de Nikki »

    ‎Après l’intronisation du Président de la République du Bénin, Romuald Wadagni au rang du Prince de la Cour Impériale sous le nom de « SOUNON TOROU TOUKO SARI, le Togolais, l’Ambassadeur Johaness MAKOUVIA a été ensuite intronisé « Prince Dignitaire de la Cour Impériale de Nikki, Dignitaire de la Paix et de la Cohésion Sociale en Afrique » au nom de « Gobi Bouin Dooragui ». Une distinction Exceptionnelle de haut niveau décerné par sa Majesté SERO TEROU Empereur de NIKKI, qui vient consacrer son engagement en faveur de la paix, du leadership, de la cohésion sociale, de la jeunesse et de la valorisation des valeurs africaines. ‎
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    En effet, à l’occasion des manifestations officielles de la Gaani 2026, invité par M. Roland G. LAFIA JOSEPH, le Maire de la Commune de Nikki à prendre part aux grandes cérémonies de cette fête traditionnelle, l’Ambassadeur Johaness MAKOUVIA a été Intronisé « Prince Dignitaire de la Cour Impériale de Nikki » ce 25 août 2026. Une reconnaissance traditionnelle majeure pour une figure engagée depuis plusieurs années, dans la promotion de la paix, du Leadership et du rayonnement des valeurs africaines à travers le continent.
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    ‎‎Une intronisation au cœur du Palais Impérial de Nikki
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    ‎Situé au nord-est du Bénin, Nikki constitue un haut lieu historique et culturel du peuple Baatombu (Bariba), ainsi qu’un centre majeur de la tradition wassangari. C’est dans cet environnement chargé d’histoire, de symboles et de spiritualité que l’Ambassadeur Johaness MAKOUVIA a reçu cette reconnaissance exceptionnelle « Prince Dignitaire de la Cour Impériale de Nikki ».
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    ‎En marge des cérémonies de la Gaani 2026, la Cour Impériale de Nikki a ainsi consacré l’Ambassadeur comme : « Prince Dignitaire de la Cour Impériale de Nikki, Dignitaire de la Paix et de la Cohésion Sociale en Afrique ». Cette distinction lui a été conférée au nom de « Gobi Bouin Dooragui » par Sa Majesté l’Empereur Sero Torou Touko Sari.
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    ‎Elle symbolise une rencontre entre deux dimensions complémentaires : la force des traditions africaines et l’engagement contemporain pour la paix et le développement du continent.
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    ‎Une reconnaissance qui dépasse l’homme pour consacrer une vision
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    ‎Cette intronisation ne constitue pas seulement une simple distinction honorifique. Elle apparaît également comme une reconnaissance de la vision portée par l’Ambassadeur Johaness MAKOUVIA à travers plusieurs initiatives structurantes destinées à contribuer à l’émergence d’une Afrique plus pacifique, plus consciente de ses valeurs et davantage capable de produire ses propres modèles de leadership.
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    ‎Parmi ces initiatives, figure notamment le Programme GÉNÉRATION PAIX, qui place la jeunesse, l’éducation à la paix, la citoyenneté et la transmission des valeurs au cœur de son action.
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    ‎À cette vision s’ajoute le modèle du « Leadership Imperturbable », présenté comme une approche nouvelle du leadership fondée notamment sur la maîtrise de soi, la résilience, la responsabilité, la vision, la constance et la capacité du dirigeant à demeurer stable face aux crises et aux turbulences.
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    ‎Son concept central, le « Leader Imperturbable », vise quant à lui à promouvoir une nouvelle génération de responsables capables d’exercer leur leadership avec hauteur de vue, discipline, courage et responsabilité.
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    ‎L’Empereur Sero Torou Touko Sari séduit par une vision africaine du leadership
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    ‎Selon les échanges intervenus autour de cette reconnaissance, Sa Majesté l’Empereur Sero Torou Touko Sari s’est particulièrement intéressée aux initiatives et à la vision portées par l’Ambassadeur Johaness MAKOUVIA.
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    ‎La rencontre ouvre ainsi la voie à un accompagnement et à un rapprochement autour de ces différentes initiatives, notamment du Leadership Imperturbable, du concept de Leader Imperturbable et du Programme GÉNÉRATION PAIX.
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    ‎L’Empereur entend ainsi contribuer à faire de la tradition, de l’autorité morale et des valeurs ancestrales des forces capables d’accompagner les nouvelles générations dans la construction d’une société plus stable, plus fraternelle et plus consciente de son identité.
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    ‎Cette convergence est particulièrement significative. Elle traduit la possibilité d’établir un dialogue fécond entre l’héritage des institutions traditionnelles africaines et les nouveaux modèles de leadership nécessaires à l’Afrique contemporaine.
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    ‎Quand la tradition rencontre l’innovation
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    ‎L’un des enseignements majeurs de cette rencontre réside dans cette articulation entre racines et vision. D’un côté, la Cour Impériale de Nikki porte une mémoire historique, culturelle et spirituelle profondément ancrée dans l’histoire des peuples du Nord-Bénin et de l’espace wassangari.
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    ‎De l’autre, l’Ambassadeur Johaness MAKOUVIA porte des initiatives contemporaines destinées à répondre aux défis de la paix, de la cohésion sociale, du leadership et de l’engagement citoyen.
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    ‎Le rapprochement entre les deux univers ouvre donc une perspective particulièrement forte : faire des valeurs africaines héritées du passé une source d’inspiration pour construire les modèles de leadership et de paix de demain.
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    ‎GÉNÉRATION PAIX : une vision qui trouve un nouvel écho
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    ‎La reconnaissance accordée à l’Ambassadeur intervient également dans la dynamique du Programme GÉNÉRATION PAIX, dont l’ambition est de contribuer à l’émergence d’une génération de citoyens engagés en faveur de la paix et de la cohésion sociale. À travers l’éducation, la mobilisation de la jeunesse, les initiatives interreligieuses, culturelles et communautaires, le programme entend faire de la paix non seulement un idéal, mais une culture, une responsabilité et un engagement quotidien.
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    La rencontre avec la Cour Impériale de Nikki pourrait ainsi constituer une nouvelle étape dans le développement d’un réseau africain de personnalités, d’autorités traditionnelles, de leaders communautaires et d’acteurs de la société civile engagés autour de cette vision.
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    ‎Une distinction qui porte un message
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    ‎À travers cette intronisation, la Cour Impériale de Nikki adresse également un message fort : la paix, la cohésion sociale et le leadership responsable doivent être considérés comme des valeurs fondamentales de la société africaine.
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    ‎L’honneur accordé à l’Ambassadeur Johaness MAKOUVIA prend ainsi une dimension qui dépasse le cadre individuel.


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    ‎Il devient le symbole d’une volonté de rapprocher : la tradition et la modernité,
    ‎la culture et le leadership; la mémoire et l’innovation; l’autorité traditionnelle et l’engagement citoyen; les générations d’hier et les générations de demain.
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    ‎Nikki, un nouveau chapitre pour une ambition panafricaine
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    ‎La Gaani 2026 restera donc comme un moment important dans le parcours de l’Ambassadeur Johaness MAKOUVIA.
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    ‎Son intronisation comme « Prince Dignitaire de la Cour Impériale de Nikki, Dignitaire de la Paix et de la Cohésion Sociale en Afrique », au nom de « Gobi Bouin Dooragui », par Sa Majesté l’Empereur Sero Torou Touko Sari, marque ainsi une nouvelle étape dans la construction de passerelles entre les traditions africaines et les initiatives contemporaines de paix et de leadership.
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    ‎De Nikki à l’Afrique, une même conviction demeure :
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    ‎L’Afrique ne construira durablement son avenir qu’en sachant honorer ses racines, valoriser ses valeurs et préparer une nouvelle génération de leaders capables de rester imperturbables face aux défis de leur époque.
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    ‎La tradition donne les racines.
    ‎La paix donne la direction.
    ‎Le leadership donne l’impulsion.
    ‎Et la jeunesse porte l’avenir.

    La cellule de com

  • Togo : des « indices graves » contre deux réalisateurs français

    Togo : des « indices graves » contre deux réalisateurs français

    Le gouvernement togolais affirme que la justice dispose d’« indices graves et concordants » contre deux réalisateurs français détenus depuis fin juillet avec leur collaborateur togolais.

    Les autorités togolaises ont apporté, samedi 22 août, leurs premières explications officielles sur la détention de Gaël Mocaër, Sebastian Perez Pezzani et de leur collaborateur togolais Fred Vedomey. Dans un communiqué conjoint, les ministères de la Sécurité et de la Justice affirment que la justice dispose d’« indices graves et concordants » à l’encontre des deux réalisateurs français.

    Les trois hommes ont été interpellés le 27 juillet dans la région de Kara, alors qu’ils réalisaient un épisode de l’émission documentaire « Les Routes de l’impossible », diffusée par France Télévisions. Ils ont ensuite été placés en détention provisoire à Lomé le 17 août et poursuivis notamment pour « fausses déclarations ».

    Un tournage dans des zones sensibles

    Selon le gouvernement, l’équipe de tournage aurait utilisé un drone dans des secteurs soumis à un « régime de sensibilité sécuritaire particulier », notamment dans la région des Savanes, au nord du pays. Cette zone est placée sous état d’urgence depuis 2022 en raison des menaces liées aux groupes jihadistes. Les autorités précisent que l’autorisation de tournage dont disposait l’équipe était limitée à certaines localités et ne couvrait pas l’ensemble des zones survolées.

    Le gouvernement assure toutefois que la procédure judiciaire ne porte ni sur le contenu du documentaire ni sur l’exercice de la liberté de la presse. Il rappelle également la présomption d’innocence et le respect des droits de la défense.

    Des versions qui divergent

    L’affaire suscite des réactions dans le milieu de la presse. Reporters sans frontières affirme que les trois hommes disposaient d’une autorisation de tournage délivrée par le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts et réclame leur libération.

    La HARC indique, de son côté, n’avoir reçu aucune demande d’accréditation concernant les deux professionnels, ni de France Télévisions ni des intéressés.

    L’état de santé de Sebastian Perez Pezzani constitue par ailleurs un sujet de préoccupation. Les autorités togolaises indiquent que les détenus bénéficient d’un avocat, de l’assistance consulaire française et peuvent communiquer avec leurs familles. Elles invitent à laisser la justice poursuivre son travail en toute indépendance.

  • Leadership : un ambitieux programme panafricain pour former une nouvelle génération de décideurs

    Leadership : un ambitieux programme panafricain pour former une nouvelle génération de décideurs

    De juillet à décembre 2026, Lomé accueillera une série d’initiatives destinées à faire du Togo le carrefour africain du « Leadership Imperturbable ».

    Le Togo entend s’imposer comme une référence continentale en matière de gouvernance et de formation des élites. Porté par l’Institut Panafricain de Paix, de Sécurité et de Leadership (IPPSL) de Lomé et l’Institut International de Gestion des Conflits (IIGC) de Paris, le Programme Panafricain du Leadership Imperturbable (PPLI 2026) a été officiellement dévoilé, résume Dr Adjeoda Kpegli, le coordonnateur dudit programme.

    Et d’enchaîner: placée sous le haut parrainage du ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Chefferies coutumières ainsi que du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts, cette initiative ambitionne de promouvoir un nouveau modèle de leadership fondé sur la stabilité, la résilience et la gouvernance responsable.

    Imaginé par l’ambassadeur Johaness Makouvia, le concept du « Leader Imperturbable » se présente comme une réponse aux défis auxquels l’Afrique est confrontée : crises institutionnelles, gouvernance, paix, cohésion sociale et développement durable. Son credo est clair : « Demeurer stable quand tout bouge, agir quand tout hésite. »

    Juillet-août 2026 : une académie pour former les leaders de demain

    Premier acte du programme, l’Académie des Leaders Imperturbables (ALI 2026) se déroulera de juillet à août. Ouverte aux responsables publics, chefs d’entreprise, élus, leaders religieux, chefs traditionnels, entrepreneurs et acteurs de la société civile, cette formation entend renforcer les capacités des participants en matière de gouvernance, de gestion des conflits, de communication, de résilience et de conduite du changement.

    Au-delà de la transmission de connaissances, l’académie vise à constituer un réseau panafricain de décideurs capables d’incarner un leadership éthique, humain et adapté aux réalités africaines. Les participants recevront notamment une certification officielle ainsi qu’une intégration au réseau international des Leaders Imperturbables.

    29 août 2026 : le concept officiellement présenté au continent

    Le deuxième temps fort est fixé au 29 août avec un grand Meet-Up panafricain consacré à la présentation officielle du concept « Leader Imperturbable » et à la dédicace de l’ouvrage éponyme de l’ambassadeur Johaness Makouvia.

    Prévu au Palais des Congrès de Lomé, l’événement réunira décideurs, universitaires, diplomates et jeunes leaders autour d’une conférence inaugurale, d’échanges professionnels et de la remise des diplômes aux premiers Alumni fondateurs de l’Académie. Les organisateurs espèrent faire de cette journée le véritable lancement continental de ce nouveau référentiel du leadership africain.

    4 et 5 décembre : un sommet continental suivi du Prix Panafricain

    L’apothéose du programme interviendra les 4 et 5 décembre 2026 avec le Sommet Panafricain des Leaders Imperturbables (SOPALI 2026), placé sous le thème : « L’Imperturbabilité comme levier de gouvernance : former des leaders stables pour une Afrique forte ». Panels ministériels, conférences internationales, ateliers pratiques, master class et rencontres diplomatiques rythmeront ces deux journées.

    Le 5 décembre, le Prix Panafricain des Leaders Imperturbables (PPALI 2026) distinguera des personnalités et institutions ayant marqué l’Afrique par leur engagement en faveur de la gouvernance, de la paix, de l’innovation, de l’entrepreneuriat ou encore du développement durable.

    À travers cette initiative, les promoteurs veulent positionner durablement le Togo comme la capitale africaine du leadership innovant et de la gouvernance responsable, tout en faisant émerger une nouvelle génération de leaders capables de transformer les défis du continent en opportunités de développement.

  • À N’Djaména, le Togo consolide sa diplomatie parlementaire

    À N’Djaména, le Togo consolide sa diplomatie parlementaire

    En visite officielle à N’Djaména, le président de l’Assemblée nationale du Togo a multiplié les échanges destinés à consolider les relations entre Lomé et N’Djaména.

    Le Président de l’Assemblée nationale du Togo, le Professeur Komi Selom Klassou, poursuit son offensive diplomatique au Tchad. Reçu par le Premier ministre tchadien, Ambassadeur Allah-Maye Halina, en présence du Président de l’Assemblée nationale du Tchad, Ali Kolotou Tchaïmi, le chef du Parlement togolais a placé la coopération bilatérale au cœur de ses échanges.

    Cette rencontre de haut niveau a permis aux deux parties de saluer la solidité des relations d’amitié entre le Togo et le Tchad tout en explorant de nouvelles pistes pour leur approfondissement. Les discussions ont notamment porté sur le rôle de la diplomatie parlementaire comme levier de rapprochement entre les institutions et les peuples des deux pays.

    À l’issue de l’audience, le Professeur Komi Selom Klassou a exprimé sa satisfaction pour l’accueil qui lui a été réservé à N’Djaména. Il a réaffirmé, de concert avec ses interlocuteurs, la volonté commune de donner un nouvel élan au partenariat entre Lomé et N’Djaména, dans un contexte africain où la coopération interparlementaire occupe une place de plus en plus stratégique.

    Au-delà des échanges institutionnels, la délégation togolaise a effectué une immersion dans le patrimoine culturel tchadien à travers une visite du Musée national du Tchad. Ce parcours lui a permis de découvrir plusieurs trésors historiques, dont le célèbre crâne fossilisé de Toumaï, considéré comme l’un des plus anciens ancêtres connus de l’humanité, ainsi que les vestiges de la civilisation Sao et des collections retraçant l’histoire des grands royaumes du pays.

    Cette étape culturelle illustre la volonté des deux États de renforcer leurs liens non seulement sur les plans politique et institutionnel, mais également à travers la valorisation de leur héritage commun africain. Par cette visite officielle, le Togo réaffirme son attachement à une diplomatie parlementaire dynamique, capable de consolider la coopération bilatérale et de favoriser un rapprochement durable entre les peuples togolais et tchadien.

  • Diplomatie : l’Amb. Johaness MAKOUVIA orchestre l’accueil de Son Excellence le Dr Julius Maada Bio à Lomé

    Diplomatie : l’Amb. Johaness MAKOUVIA orchestre l’accueil de Son Excellence le Dr Julius Maada Bio à Lomé

    Dans les coulisses de la visite officielle du président sierra-léonais Julius Maada Bio à Lomé, l’ambassadeur Johaness MAKOUVIA a joué un rôle central en coordonnant les dispositifs diplomatiques, protocolaires et logistiques ayant permis le bon déroulement de ce déplacement de haut niveau.

    Ce 3 juillet 2026 Sur invitation de Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil de la République Togolaise, Son Excellence le Dr Julius Maada Bio, Président de la République de Sierra Leone et Président de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a effectué une visite officielle à Lomé pour part à la cérémonie d’ouverture de la Conférence ministérielle extraordinaire de l’Alliance Politique Africaine (APA).

    En prélude à cette visite, la Haute Commission de la République de Sierra Leone à Accra (Ghana) a officiellement saisi son Représentant diplomatique au Togo Ambassadeur Johaness MAKOUVIA afin de coordonner toutes les dispositions protocolaires nécessaires à l’accueil de Son Excellence le Président Julius Maada Bio et de sa délégation.

    À cet effet, l’Ambassadeur Johaness MAKOUVIA a assuré la coordination des préparatifs en étroite collaboration avec le Ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’Extérieur de la République Togolaise.

    Grâce à cette collaboration exemplaire, l’ensemble des formalités protocolaires, administratives et logistiques liées à l’arrivée, à l’accueil et aux déplacements de la délégation présidentielle a été efficacement assuré conformément aux standards diplomatiques.

    Soucieux d’offrir un accueil chaleureux au Président de la République de Sierra Leone, L’Ambassadeur Johaness MAKOUVIA a également mobilisé une équipe composée de membres de la communauté des ressortissants sierra-léonais résidant au Togo. Cette initiative a illustré les liens de fraternité qui unissent la Sierra Leone, le Togo et leurs peuples respectifs.

    La présence de Son Excellence le Dr Julius Maada Bio à cette conférence de haut niveau traduit l’engagement constant de la Sierra Leone, en sa qualité de Présidente en exercice de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO, en faveur du dialogue politique, de la paix, de la sécurité collective et du renforcement de la coopération entre les États africains face aux grands défis internationaux.

    L’Ambassadeur Johaness MAKOUVIA adresse ses sincères remerciements aux autorités togolaises, en particulier au Ministère des Affaires étrangères, pour leur disponibilité, leur professionnalisme et leur précieux accompagnement ayant contribué au succès de cette visite officielle.

    La cellule de Communication

  • L’Afrique resserre les rangs à Lomé

    L’Afrique resserre les rangs à Lomé

    Des responsables africains se réunissent à Lomé pour renforcer les positions communes du continent face aux défis internationaux.

    La Conférence ministérielle extraordinaire de l’Alliance Politique Africaine (APA) s’est ouverte vendredi 3 juillet à Lomé, en présence de plusieurs responsables africains, dont le président sierra-léonais Julius Maada Bio. Cette rencontre intervient dans un contexte international marqué par des évolutions géopolitiques majeures et des appels croissants à une meilleure coordination des positions africaines sur les grandes questions mondiales.

    À l’ouverture des travaux, le président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé, a souhaité la bienvenue aux délégations participantes et salué la présence de son homologue sierra-léonais, Julius Maada Bio. Il a estimé que cette participation témoigne de l’intérêt porté par les États membres au renforcement du dialogue politique et de la coopération entre les pays africains.

    Dans son allocution, Faure Gnassingbé a insisté sur les défis auxquels le continent est confronté dans un environnement international en mutation. Selon lui, ces transformations appellent à une concertation accrue entre les États africains afin de défendre leurs intérêts communs et de promouvoir une voix plus unie sur la scène internationale.

    Le président du Conseil a également souligné l’importance de la solidarité entre les pays africains pour faire face aux enjeux politiques, économiques et sécuritaires. Il a plaidé en faveur de réponses collectives, fondées sur le dialogue et la recherche de solutions adaptées aux réalités du continent.

    Les travaux de cette conférence ministérielle portent notamment sur le renforcement de la coopération politique entre les États membres de l’Alliance Politique Africaine. Les participants sont appelés à échanger sur les principaux défis auxquels l’Afrique est confrontée et à identifier des approches communes susceptibles de renforcer la coordination diplomatique du continent.

    À travers l’organisation de cette rencontre, les autorités togolaises réaffirment leur volonté de promouvoir le dialogue multilatéral et la coopération interafricaine. Les conclusions des travaux devraient contribuer à alimenter les réflexions sur les mécanismes de concertation politique et sur le rôle de l’Afrique dans un contexte international en pleine recomposition.

  • Kagame à Lomé : le Togo, un nouveau carrefour diplomatique africain?

    Kagame à Lomé : le Togo, un nouveau carrefour diplomatique africain?

    La visite de travail du président rwandais Paul Kagame à Lomé, ce lundi 15 juin, dépasse largement le cadre protocolaire. Elle confirme l’émergence du Togo comme une plateforme diplomatique incontournable en Afrique et traduit la volonté des deux pays d’accélérer un partenariat devenu stratégique.

    Invité par Faure Gnassingbé, le chef de l’État rwandais effectue sa première visite officielle au Togo après plusieurs années de rapprochement discret mais constant entre Kigali et Lomé.

    Cette rencontre intervient dans un contexte particulier, marqué par la tenue à Lomé de la Convention et exposition africaines du transport aérien 2026, un rendez-vous continental qui réunit des décideurs politiques, des experts et des investisseurs autour de l’avenir de la connectivité africaine.

    Au-delà de l’agenda officiel, cette visite symbolise la convergence de deux modèles de gouvernance qui misent sur la modernisation des administrations, la digitalisation des services publics et l’attractivité économique. Depuis plusieurs années, le Togo s’inspire de certaines réussites rwandaises dans des secteurs clés tels que la transformation numérique, la logistique, la gouvernance publique et le climat des affaires.

    Lomé et Kigali cultivent également une proximité diplomatique sur plusieurs dossiers africains. Les deux capitales privilégient le dialogue, le pragmatisme et le renforcement des mécanismes africains de résolution des crises.

    Cette visite intervient aussi à un moment où le Togo multiplie les initiatives diplomatiques et accueille régulièrement des dirigeants étrangers, consolidant ainsi son statut de médiateur et de hub politique en Afrique de l’Ouest.

    Plus qu’une simple rencontre bilatérale, l’arrivée de Paul Kagame à Lomé est un signal envoyé au continent : l’Afrique des partenariats Sud-Sud gagne du terrain. Et le tandem Lomé-Kigali entend bien en devenir l’un des principaux moteurs.

  • Séoul rapproche Lomé et Le Caire

    Séoul rapproche Lomé et Le Caire

    À Séoul, le Togo et l’Égypte ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur partenariat stratégique, avec en ligne de mire de nouveaux investissements, le transfert de technologies et une coopération accrue pour la paix et le développement en Afrique.

    Le Togo et l’Égypte affichent leur volonté de donner un nouvel élan à leur coopération bilatérale. En marge de la réunion ministérielle Corée-Afrique qui se tient à Séoul, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, s’est entretenu lundi avec son homologue égyptien, Badr Abdelatty.

    Cette rencontre a permis aux deux responsables de passer en revue les relations entre Lomé et Le Caire et d’explorer de nouvelles perspectives de collaboration. Le ministre égyptien a salué la dynamique positive qui caractérise les liens entre les deux pays et a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à renforcer cette coopération.

    Dans cette optique, l’Égypte entend encourager davantage ses entreprises à investir et à participer aux projets de développement au Togo. Plusieurs secteurs stratégiques ont été identifiés comme prioritaires, notamment les infrastructures, l’électricité, l’agriculture, l’industrie pharmaceutique ainsi que les infrastructures portuaires. Une orientation qui pourrait contribuer à accélérer certains projets structurants et à renforcer les échanges économiques entre les deux nations.

    Au-delà des questions économiques, les discussions ont également porté sur le transfert de technologies et le développement des capacités numériques. Les deux parties ont exprimé leur intérêt pour une coopération accrue dans ces domaines considérés comme essentiels pour la modernisation des économies africaines.

    Les enjeux sécuritaires régionaux ont également figuré au cœur des échanges. Les ministres ont abordé la situation dans les régions des Grands Lacs et du Sahel, marquées par des défis persistants en matière de sécurité et de stabilité. À cette occasion, Badr Abdelatty a salué les efforts de médiation entrepris par le Togo dans plusieurs dossiers sensibles sur le continent.

    Le chef de la diplomatie égyptienne a réaffirmé le soutien de son pays aux initiatives visant à promouvoir la paix et la stabilité en Afrique, soulignant l’importance du dialogue et de la coopération entre États africains pour relever les défis communs.

    La rencontre s’inscrit dans le cadre de la première réunion ministérielle Corée-Afrique, organisée à l’initiative du gouvernement sud-coréen et réunissant les 54 pays du continent ainsi que quatre organisations régionales, les 1er et 2 juin à Séoul.

  • La France à l’offensive dans un Togo courtisé par la Russie

    La France à l’offensive dans un Togo courtisé par la Russie

    Paris a dépêché à Lomé son chef de la diplomatie fin avril après deux décennies d’absence d’une visite à un tel niveau. Un signal fort, alors que la Russie s’emploie à faire du Togo un nouveau point d’ancrage.

    Une première depuis 24 ans : en dépêchant fin avril son chef de la diplomatie à Lomé, Paris cherche à réaffirmer son partenariat avec le Togo, au moment où la Russie intensifie son rapprochement avec Lomé pour étendre son influence régionale.

    Si le Togo n’a jamais cessé d’entretenir de bonnes relations avec Paris, il est devenu ces dernières années un terrain fertile pour l’expansion de Moscou, qui ambitionne d’en faire son point d’ancrage dans le golfe de Guinée après le Sahel. Car Lomé est resté très proche du Mali, du Niger et du Burkina Faso voisin, qui ont rompu leurs relations historiques avec la France pour se rapprocher notamment de la Russie.

    Une « anomalie » que Paris veut corriger

    L’absence d’une visite d’un tel niveau pendant deux décennies constituait une « anomalie » que Paris entendait corriger « au regard de la densité et l’ancienneté de la relation entre la France et le Togo », déclarait Jean-Noël Barrot lors de sa visite à Lomé les 23 et 24 avril. « Faure [Gnassingbé] et le président Macron ont souhaité donner encore plus d’impulsion à la relation entre nos deux pays qu’elle n’en avait déjà », a-t-il expliqué.

    « L’enjeu pour la France n’est pas tant un “retour” au Togo qu’une tentative de contenir l’érosion continue de son influence régionale », explique le politologue et essayiste togolais Madi Djabakate.

    En 2025, Moscou a signé un accord de coopération militaire avec Lomé, qui lui permet d’envoyer des « instructeurs », des navires et des aéronefs militaires au Togo, confronté aux violences jihadistes meurtrières dans sa partie nord.

    Avec cet accord, le Togo est cité parmi les pays où le groupe paramilitaire russe Africa Corps « pourrait s’étendre [ou se serait déjà étendu] », pour lutter contre les jihadistes qui frappent le nord du pays, selon un rapport d’avril du Congressional Research Service (CRS), organe d’expertise du Congrès américain.

    « Notre offre est la meilleure »

    Moscou s’intéresse également au stratégique port de Lomé, « le plus profond d’Afrique de l’Ouest avec ses 17 mètres  », qu’elle envisage comme un hub logistique pour écouler ses marchandises vers le Togo mais aussi les pays enclavés du Sahel, expliquait l’ambassadeur russe au Togo et au Bénin, Igor Evdokimov, dans une interview en mars.

    Pour accompagner cette stratégie, la Russie veut construire une ligne ferroviaire reliant le port de Lomé à l’intérieur du pays, voire jusqu’à la frontière burkinabè, ainsi qu’un projet d’oléoduc sur le même axe, détaillait le diplomate russe.

    Moscou mise également sur le soft power pour asseoir son influence au Togo : nomination prochaine d’un ambassadeur résident, plus de bourses d’études, bientôt un centre d’enseignement du russe et des concerts d’artistes du conservatoire de Moscou à Lomé.

     « On voit bien que la Russie étend sa coopération et sa présence. Mais de notre côté, ce qu’on propose, c’est du concret », assurait un conseiller de Jean‑Noël Barrot en marge de sa visite à Lomé. « On n’a pas de soucis pour la diversification des partenariats. C’est à nous de démontrer que notre offre est la meilleure », ajoute une diplomate de la délégation.

    Un message que la visite de Jean-Noël Barrot à Lomé visait précisément à illustrer, avec à la clé des projets tangibles sur des financements français, comme la rénovation d’un CHU doté d’équipements de pointe ou le lancement d’une école d’excellence en programmation et intelligence artificielle.

    « Efficacité narrative » russe

    Pour le politologue Madi Djabakate, « dans cette compétition d’influence, Moscou progresse moins par sa puissance économique que par son efficacité narrative et psychologique : discours anti-occidental, défense de la souveraineté étatique, rejet des injonctions démocratiques et offre de coopération sécuritaire rapide. » « De notre côté nous sommes fiables et on s’inscrit dans la durée », assure la diplomate française.

    Selon plusieurs spécialistes du Sahel, la présence russe n’empêche pas les jihadistes de progresser dans la région, notamment au Mali où les Russes n’ont pu défendre la ville symbole de Kidal face aux attaques menées fin avril. Toutefois, Paris ne doit pas ignorer « une opinion publique togolaise de plus en plus sensible aux discours critiques de la “Françafrique” », prévient Madi Djabakate.

    Représenté par le président de l’Assemblée nationale au sommet franco-africain Africa Forward de Nairobi début mai, Faure Gnassingbé, est en revanche attendu fin octobre à Moscou pour un sommet Russie-Afrique.

    (Avec AFP)

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