Étiquette : Culture

  • Avec RICAC, l’art africain en mouvement à Tsévié

    Avec RICAC, l’art africain en mouvement à Tsévié

    Au Togo, à Tsévié, Zio 1, les Résidences Internationales de Créations Artistiques et Culturelles (RICAC) 2026, dénommées “ART TO GO”, ont été officiellement été lancées ce lundi 26 janvier.

    Pendant deux semaines, jusqu’au 6 février 2026, la cité devient un véritable carrefour de la création artistique contemporaine africaine. L’édition de 2026 réunit des artistes venus de plusieurs pays africains autour du thème “La métaphore multipolaire : créer dans un monde de points de vue”.

    La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence du représentant du maire de la Commune de Zio 1, du représentant du Gouverneur de la région Maritime, ainsi que de plusieurs acteurs du monde culturel et artistique.

    Isaac Tchiakpe, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, a officiellement ouvert l’événement, en réaffirmant l’engagement de l’État togolais en faveur du développement culturel et de la promotion des industries créatives.

    “Le coup de pinceau inaugural, donné par le ministre Isaac Tchiakpe, a marqué le lancement officiel des RICAC 2026, traduisant la volonté de placer l’art au cœur de l’action publique et du dialogue social”, a-t-il déclaré.

    La conférence inaugurale, animée par l’artiste plasticien Kokou Ekouagou, Directeur artistique des RICAC, a mis en lumière la nécessité pour les artistes africains de penser la création comme un espace de croisements, de pluralité des regards et de dialogue entre les cultures.

    Pendant deux semaines, des créateurs originaires du Togo, du Bénin, du Mali, du Sénégal, du Cameroun et du Ghana partageront un espace de résidence dédié à l’échange, à la recherche et à l’expérimentation artistique, dans une dynamique de dialogue interculturel et de réflexion contemporaine.

    ART TO GO se veut un espace de transmission, de sensibilisation et de valorisation des expressions culturelles africaines, tout en rapprochant l’art des populations locales à travers des expositions, rencontres et moments de partage avec le public.

    Soutenue par plusieurs partenaires institutionnels et privés, cette édition 2026 des RICAC confirme son ambition : faire de l’art un langage commun, mobile et engagé, au service de l’unité, de la mémoire collective et du progrès social.

  • KAR’ARTS Evala  2025 : la promotrice fait le point des préparatifs au PM

    KAR’ARTS Evala  2025 : la promotrice fait le point des préparatifs au PM

    La cheffe du gouvernement a reçu en audience Atafèinam BELEI, présidente de l’Association ART HERITAGE CULTURE, structure organisatrice de KAR’ARTS Evala, qui aura lieu en juillet prochain.

    La quatrième édition de KAR’ARTS Evala, événement artistique, se déroulera en juillet 2025 dans la ville de Kara.

    La visiteuse est allée faire le point des préparatifs à Victoire Sidémého TOMEGAH-DOGBE, le Premier ministre. Une occasion pour la promotrice de l’évènement de remercier la cheffe du gouvernement pour sa visite de l’exposition “Mystère Evala” d’œuvres d’arts ethnographiques, au Centre Incubateur TILITU LAB (FAIEJ), à Kara, au mois de juillet 2023 et de lui transmettre toute sa reconnaissance pour son soutien matériel et financier à la mise en place du Programme à Kara.

    Elle n’a pas manqué de lui faire le point sur l’état d’avancement des travaux de créations des œuvres d’arts plastiques ethnographiques, dont une partie participera à l’exposition, lors des cérémonies traditionnelles annuelles d’initiation des jeunes garçons et filles du Pays Kabyè à Kara, marquant ainsi le début du prochain quinquennat dans le calendrier liturgique kabyè.

    Pour les autres détails, cliquez sur le document ci-après

  • RICAC 2025: Ekouagou “invite à dépasser la simple réalité du quotidien pour plonger dans des univers inexplorés”

    RICAC 2025: Ekouagou “invite à dépasser la simple réalité du quotidien pour plonger dans des univers inexplorés”

    L’un des moments forts du premier jour des Résidences internationales de créations artistiques et culturelles (RICAC) a été la conférence animée par l’artiste et manager culturel Kokou Ekouagou. Une intervention qui part du thème “Au-dessus du réveil” pour déboucher sur ce que l’auteur appelle la “naissance (…) des œuvres inspirées”, convaincu que la thématique abordée “est une proposition poétique, philosophique, presque mystique”. Lire plutôt sa communication pour mieux cernée ses idées.

    Conférence d’ouverture de la résidence internationale : “Au-dessus du réveil”

    Mesdames, Messieurs les autorités à vos rangs et grades respectifs.

    Chers collègues Artistes,

    Amateurs d’Art et de Culture,

    Chers invités.

    C’est avec un grand plaisir que je prends la parole ce matin, dans ce cadre sobre mais riche en histoire.

    Avant d’aller loin dans mes propos, je dis un grand merci à toutes et tous d’avoir répondus présents à l’invitation afin d’assister, à ce jour, à la cérémonie d’’ouverture des Résidences Internationales de Créations Artistiques et Culturelles (Les RICAC) << ART TO GO >> 2025.

    Nos sincères remerciements au ministère en charge de la Culture, à la Mairie de la Commune du Zio 1  et aux membres du Comité d’Organisation pour leurs efforts si efficacement conjugués pour une parfaite tenue de cette grande messe culturelle.

    C’est un véritable honneur pour nous de nous rassembler pour faire de la culture une expression de la liberté, destinée à consolider l’unité nationale pour en faire un vecteur de développement et de coopération internationale par les échanges culturels.

    Mesdames et Messieurs, chers artistes, chers invités, 

    C’est avec un immense plaisir et une grande émotion que je me tiens devant vous aujourd’hui, à l’ouverture de cette résidence internationale de créations artistiques et culturelles, qui s’annonce riche en échanges, en découvertes et en collaborations.

    Nous sommes réunis ici pour donner naissance à des œuvres inspirées, des idées nouvelles et des expériences partagées.

    “Au-dessus du réveil” est le thème de cette résidence. Il aussi simple que complexe. Car cette problématique nous invite à dépasser la simple réalité du quotidien pour plonger dans des univers inexplorés, dans des horizons où l’imaginaire et la conscience se rencontrent, se confrontent et se métamorphosent.

    “Au-dessus du réveil” est une proposition poétique, philosophique, presque mystique.

    En effet, sur le plan artistique, un réveil se manifeste !

    Il est initié par le Réseau International des Artistes en Arts Visuels (RIA-AV), avec des Artistes venus de divers horizons !

    Le mouvement s’implante et fait intégrer la dynamique des Résidences Internationales de Créations Artistiques et Culturelles, encore appelées les RICAC!

    Des talents novateurs se manifestent dans la Sculpture et la Peinture !

    Le mouvement <<de MARTO à MARMO>>, autrement dit le Mouvement des Artistes du Togo (MARTO) au Mouvement des Artistes du Monde (MARMO), tente de fédérer des Créateurs, notamment dans les Arts plastiques avec des influences réciproques, de nombreux autres Créateurs émergents, avec force et créativité exceptionnelle !

    Antoine de Saint-Exupéry le résume bien :  “pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible”. De ce réveil, ensemble, nous devons travailler avec des actions concrètes dans un accompagnement ciblé, pour permettre aux Artistes de sortir des situations difficiles qui prennent beaucoup d’énergie et freinent l’élan, et pour lesquelles différentes tentatives de solution sont restées sans effet.

    ‘’Au-dessus de ce réveil’’, nous devons avoir l’accès par l’art au trou dans le savoir !

    En fait, il est question de se concentrer sur la construction de la muraille à l’œuvre artistique et culturelle avec l’amour de la passion du domaine.

    Transmettre son savoir, être au rendez-vous comme pédagogue pour permettre à l’individu de comprendre et de répondre à ce qu’on attend de lui.

    L’observation effectuée à partir d’un atelier de création artistique et culturelle nous a permis d’aller plus loin et de proposer une conceptualisation des enjeux de cette rencontre artistique internationale.

    Une rencontre artistique qui permettrait de cerner le point intime d’un dispositif à l’œuvre, pour permettre d’ouvrir une fenêtre sur l’existence d’un point de fuite pour aller au-dessus de notre réveil artistique et culturel.

    Sortir de la conformité et aller au-delà de nos inspirations artistiques et culturelles avec l’audace du désir pour s’orienter dans la réalité, en accord avec le monde contemporain.

    ‘’Au-dessus du réveil’’, il est essentiel de s’intéresser à l’évolution dans l’affirmation de notre identité culturelle, tout en gardant ses racines pour mieux nous aider à communiquer plus efficacement, et de diverses manières avec les autres cultures.

    Une résidence comme celle-ci est un espace de liberté. C’est ici, loin des jugements extérieurs et des pressions commerciales, que nous pourrons nous libérer des frontières habituelles de notre propre pratique artistique. Il s’agit d’un moment suspendu, un creuset d’expérimentation et de réflexion. C’est un espace où l’on peut prendre le temps de réfléchir à l’essence de nos œuvres, de tester de nouvelles formes d’expression et d’imaginer de nouvelles façons d’être ensemble à travers l’art. À travers nos échanges, nos créations et nos rencontres, une résidence artistique devient un lieu de transformation.

    Ce qui rend cette résidence particulièrement précieuse, c’est sa dimension internationale.

    Tous les artistes venus de différents horizons, apportent, chacun,  des visions uniques, des traditions culturelles, des savoir-faire différents.

    Chacun portera un regard singulier sur le thème “Au-dessus du réveil”.

    Ensemble, nous sommes invités à croiser nos regards, nos pratiques et nos histoires, à déconstruire et reconstruire, à inventer un langage commun à travers l’art.

    Les échanges entre les cultures, la confrontation des idées et des sensibilités vont nourrir  cette résidence, la rendre plus vivante, plus intense. Et, au-delà de la simple coopération, ces échanges permettront à chacun de se réinventer, de redéfinir sa propre vision, d’aller “au-dessus” de ce que l’on croyait impossible. La rencontre des différences est toujours une source d’enrichissement, et c’est dans cette diversité que réside la véritable force de notre action collective.

    L’art a un pouvoir magique, celui de nous transporter, de nous faire voir autrement, de réinventer nos réalités et d’ouvrir des fenêtres vers des mondes insoupçonnés. C’est aussi un outil de résistance et de transformation. Dans un monde où les défis sont multiples, l’art offre une possibilité de réflexion, de contestation et, surtout, de réinvention.

    À travers nos créations, nous avons le pouvoir de poser des questions, de bousculer les certitudes, d’apporter des perspectives nouvelles.

    Je nous invite à prendre ce temps pour nous immerger pleinement dans nos processus créatifs. Ne nous limitons pas. Dépassons les évidences, allons chercher au plus profond de nous-mêmes ce qui émerge “au-dessus du réveil”. Que ce soit dans la lumière de l’aube ou dans les ombres qui précèdent le jour, explorons ces territoires indéfinis où tout est encore possible.

    Écoutons ce que votre art a à nous dire. Laissez-le nous guider, nous transformer.

    Ensemble, nous serons témoins de la beauté de la rencontre entre l’imaginaire et la réalité, entre le silence et l’expression, entre la pensée et l’émotion.

    Je nous souhaite tous une expérience créative enrichissante, nourrissante et pleine de surprises.

    Que ces moments de partage et de travail collectif soient pour chacun de nous une source d’inspiration profonde et un tremplin pour nos futures créations.

    Merci de faire de cette résidence un lieu vivant, un lieu de rencontre, de dépassement de soi et de créativité.

    À l’issue de cette semaine de travail, j’ai hâte de découvrir les fruits de nos réflexions et de nos créations.

     Ensemble, faisons de ce projet une aventure unique, audacieuse et inoubliable.

    Je vous remercie.

    Kokou Ekouagou

    Artiste Plasticien | Consultant | Manager Culturel

    Les RICAC 2025

  • Togo-Les résidences internationales de création artistiques et culturelles ont lieu à partir du 27 janvier

    Togo-Les résidences internationales de création artistiques et culturelles ont lieu à partir du 27 janvier

    L’édition 2025 des Résidences internationales de créations artistiques et culturellesa (Les RICAC) se dérouleront du 27 janvier jusqu’au 9 février à Tsévié, préfecture du Zio.

    Ce rendez-vous placé sous le parrainage du ministère de la Communication, des médias et de la Culture et de la commune de Zio 1 sera placé sous le thème « Au-dessus du réveil ».

    Les participants, en dehors du Togo, viendront du Bénin, de la République démocratique du Congo (RDC), du Sénégal et du Ghana.

    Nous y reviendrons avant d’amples détails.

  • Togo- Mansa invite à une session d’information sur le financement des projets culturels

    Togo- Mansa invite à une session d’information sur le financement des projets culturels

    Mansa groupe invite le public à une session d’information sur le thème « Accompagnement et Financement des Arts, Cultures et Innovations » ce vendredi à Lomé

    Cette session vous permettra de découvrir notre nouveau projet dénommé : Salon des Arts Novateurs et de la Culture en Afrique (SANCA).

    Les objectifs de cette session est d’explorer des opportunités concrètes de soutien et de financement pour les projets culturels et innovants. Ce sera également une occasion privilégiée pour échanger avec des acteurs clés du secteur.

    🗓 Date : Vendredi 27 septembre

    📍 Lieu : Salle de délibération de la CCIT

    Rejoignez-nous pour cette rencontre enrichissante et boostons nos initiatives créatives !

    renseignements: +228 70 70 48 48

    Mail:mansagroupeconsulting@gmail.com

  • Tradition dans l’air du temps : faut-il réformer le rite initiatique au Togo ?

    Tradition dans l’air du temps : faut-il réformer le rite initiatique au Togo ?

    Le débat sur la place actuelle de la tradition dans les sociétés africaines n’est pas nouveau. Il a d’ailleurs resurgi en ces temps fiévreux du « panafricanisme ». Dans les discussions formelles et informelles deux camps s’affrontent souvent : conservateurs et réformateurs encore appelés progressistes. Le Togo n’échappe pas aux forums de discussions sur les réseaux sociaux où récemment la problématique d’adaptation des rites traditionnelles à la modernité a suscité des approches de réformes de la cérémonie Adifo.

    Aperçu

    Les échanges ont porté sur Adifo. C’est une institution séculaire par laquelle les jeunes filles sont éduquées dans le but de devenir de bonnes épouses, de bonnes mères ou des prêtresses. Elle est un rite éducatif qui se déroule dans un couvent à travers lequel la société contrôle l’éducation des jeunes filles et les prépare à l’exercice de leurs futurs rôles sociaux féminins. Cette tradition se pratique dans une aire géographique du sud du Togo, Adangbé.

    Anani Akakpo-Ahianyo, ancien enseignant chercheur à l’Université de Lomé a consacré une étude à cette dans tradition. Dans son ouvrage intitulé « Histoire des Adangbé », il renseigne que ces jeunes filles apprennent la poterie et la vannerie, l’économie domestique, la morale sociale et la morale religieuse.

    « L’initiation des « Adifosi » constitue pour la jeune fille Adangbé, la porte d’entrée dans une nouvelle société, celle des adeptes d’ « Adifo ». C’est l’appartenance à une nouvelle classe sociale. Et l’initiée est intégrée dans son humanité sociale. Elle est donc née à nouveau parce qu’ayant changé de statut et familiarisée avec les normes qui cimentent la société adulte et devient par conséquent un exemple de moralité. Cette initiation est scellée par la scarification, une marque indélébile que portent les initiées », précise l’universitaire.

    L’universitaire, de son côté, va au-delà d’une simple scarification. « La triple scarification consacre cette métamorphose, elle authentifie ce nouveau statut supérieur. Elle est un signe social d’appartenance à une classe d’âge supérieure et une expression pertinente du passage de la vie biologique à la mort, et de la mort à la renaissance sociale. Cette mutilation inventée par les ancêtres symbolise les transmutations invisibles afin de souligner à quel point l’« Adifosi» répond au modèle archétypal de la société, puisque le paraître exprime l’être », explique-t-il.

    Tout le rite, poursuit le chercheur, « est jalonné de prières à Mawu (Ndrl Dieu Tout-Puissant), à « Adifo » et aux ancêtres souvent invoqués sous forme litanique ». « Certaines attitudes des « Adifosi » reflètent leur désir de communion avec le Tout-Puissant par le truchement d’« Adifo » l’onction fréquente durant la claustration, le port de colliers faits d’intestins prélevés sur les chèvres rituelles, les offrandes alimentaires et financières à « Adifo » et la consommation des mêmes mets que ce dernier », fait savoir Anani Akakpo-Ahianyo.

    Réformes

    Dans l’air du temps actuel que le continent africain traverse, il est observé la résurgence des traditions africaines. Ce renouveau culturel et cultuel porté par la ferveur d’un certain panafricanisme avec l’arrivée des putschistes aux pouvoirs dans certains pays ravive des positions voire des tensions. Comme cela a été le cas quelques jours sur une plateforme WhatsApp au Togo.

    Les chantres du soudain regain de fascination pour les cultures africaines font des émules. Ces derniers n’hésitent pas à inviter à un certain passé « glorieux » des cultes ancestraux. « Ces gardiens du temple » recouvrent du poil de la bête par le vent « panafricain ». Cependant, leurs chevauchées subites rencontrent ceux qu’ils qualifient à tort ou à raison de mécréants. Ces derniers, des progressistes n’hésitent pas à faire savoir leur position. Dans la discussion sur le réseau social cité plus haut, ils proposent des réformes dans la pratique du rite initiatique Adifo.

    « Je n’ai rien contre un quelconque rite initiatique. Je déplore le fait de forcer un enfant par à entrer dans un couvent pendant que ses camarades sont à l’école ou sont en apprentissage », dénonce Adjo Djokidou, une revendeuse, elle-même Adifosi. Aujourd’hui, propose l’Adifosi, « on doit trouver une formule qui ne prive pas certains de leur droit élémentaire c’est-à-dire, la scolarisation ». « Notre époque est révolue », rappelle celle qui est passée par le couvent.

    Lui nous allons l’appeler Roger. Il a préféré garder l’anonymat et renchérit. « On ne peut plus priver un jeune aujourd’hui de l’école parce qu’il doit entrer dans un couvent ou suivre une cérémonie initiatique », dit-il catégorique. « La logique voudrait qu’on la fasse pendant les vacances où le concerné a le temps tant est qu’il le veuille », suggère-t-il.

    Certains de ceux qui appellent à la réforme de la tradition pointent du doigt le rapt subi par des enfants au nom de la tradition. Selon eux, des adolescentes sont parfois retirées par force à leurs parents pour suivre l’initiation. Elles paient ainsi le prix des vœux que leurs familles ont fait préalablement avant leur naissance, d’après toujours les détracteurs des conservateurs.

    En toile de fond du débat sur le poids de la tradition, son adaptation sur les réalités actuelles. Yao Ameyitovi, un guide spirituel basé à Lomé, la capitale togolaise, semble couper la poire en deux. « Dans les traditions, il y a des choses qui doivent rester en l’état. D’autres doivent évoluer », tranche -t-il.

    Pour lui, beaucoup de traditionnalistes aujourd’hui ont compris qu’il est plus que nécessaire de déroger sur certaines règles. Le shaman déplore toutefois que certains rechignent à suivre la nouvelle dynamique qui consiste à ne plus perdre du temps à quelque dans un couvent. « Ce qui peut se faire en trois mois voire une année, pourrait l’être de nos jours en une journée, une semaine tout au plus », préconise Yao Ameyitovi.

    Kossivi AMETOWOGBLONA

  • Togo- La 20è édition du FESCONTE du 21 au 31 août

    Togo- La 20è édition du FESCONTE du 21 au 31 août

    La 20ème édition du Festival International de Conte du Togo (FESCONTE) se déroulera du 21 au 31 août 2024, selon le programme officiel décliné par les organisateurs.

    Dans 10 cantons & villes (Agoè-Nyivé – Akoumapé – Amegnran – Aného – Bassar – Bolougan – Kovié – Togoville – Tsévié et Zébévi) de 8 communes (Agoè-Nyivé 1 – Bassar 1 – Lacs 1 – Vo 2 – Vo 3 – Vo 4 – Zio 1 et Zio 2).

    Ateliers – Restitutions – Soirées et nuits de conte

    Avec des conteurs, conteuses et professionnels du Bénin – Burkina Faso – Cameroun – Centrafrique – France – Sénégal – Tchad et Togo

    Programme FESCONTE 2024

    21 au 22 août 2024

    -8h à 12h et 14h à 16h : Atelier de conte et restitutions au Centre Culturel Bas’Art Académie.

    22 août 2024

    -17h à 19h : Soirée de conte au Centre Culturel Bas’Art Académie.

    24 août 2024

    -10h à 14h : Atelier de conte dans la cour de la Mairie de Togoville.

    -15h à 16h30 : Restitutions au bord du Lac Togo à Togoville.

    -18h à 20h : Nuit de conte à Logotigome à Togoville.

    25 août 2024

    -19h à 21h : Cérémonie d’hommage à Suzy PLATIEL, et Nuit de conte et de dégustation de repas togolais au Bar-restaurant VIP Contraste à Agoè-Nyivé.

    26 au 27 août 2024

    -10h à 12h : Atelier de conte et restitutions au Groupe Scolaire Sainte FATIMA de Tsévié.

    29 août 2024

    -10h à 12h : Atelier de conte et restitutions dans la Salle de réunion de la Mairie d’Akoumapé.

    -18h à 20h : Nuit de conte au Centre Socioculturel MEROA d’Amegnran.

    30 août 2024

    -10h à 14h : Atelier de conte dans la Salle de réunion de la Mairie de Kovié.

    -18h à 20h : Parenté à plaisanterie et nuit de conte à Bolougan.

    31 août 2024

    -8h à 14h : Atelier de conte et restitutions au CLAC de Zébévi à Aného.

    -17h à 19h : Soirée de conte à l’embouchure d’Aného.

    5 septembre 2024, Bonus FESCONTE 2024

    -18h à 20h : Speciale nuit de conte à la place publique de Bassar en collaboration avec la Mairie de Bassar, Centre Culturel Bas’Art Académie, Association Promo-Paysan et Ncān Nààkóókù.

    Les partenaires de la 20ème édition du FESCONTE 2024

    Compagnie Belerrance de France, Ensemble Culturel les Griots Noirs du Togo, Association Les Petits Contes, Centre d’Études Linguistiques et Historiques par Tradition Orale CELHTO, Réseau des Auteurs et Conteurs pour la Tradition Orale RACTO, Association Promo-Paysan, Centre Culturel Bas’Art Académie de Bassar, Commune Agoè-Nyivé 1, Commune Bassar 1, Commune Lacs 1, Commune Vo 2, Commune Vo 3, Commune Vo 4, Commune Zio 1, Commune Zio 2, Africa Cultures, African Tales, Association Galgadin Matassa, Association des Conteurs Traditionnels de Bolougan, Choco Togo, Festival International Parole de Conteur, Hkima, Fasomazone.net et, Info du Moment, Journal Le Perroquet du Bénin, Made in Togo, Ncān Nààkóókù.

    Avec le promoteur

Radio Renouveau228

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