Du 11 au 13 septembre 2026, l’Atelier Basfroi, situé au 23 rue Basfroi dans le 11e arrondissement de Paris, accueille ArtTrip, un rendez-vous consacré à la création contemporaine. Pendant trois jours, artistes, professionnels de la culture et amateurs d’art se retrouvent autour d’une programmation pensée comme un carrousel artistique, où se croisent disciplines, esthétiques et cultures.
Plus qu’une exposition, ArtTrip se veut un espace de rencontres et d’échanges autour de l’art plastique contemporain. L’événement offre notamment une visibilité à des artistes venus d’horizons différents, dans une volonté de favoriser les passerelles entre les scènes artistiques.
Kokou Ekouagou, représentant de l’Art Héritage Culture
Parmi les participants, Kokou Ekouagou occupe une place particulière. Artiste plasticien, consultant et manager culturel, il prend part à cette édition en qualité de représentant en France de l’Association Art Héritage Culture. Membre actif et Conseiller Technique du programme « Promotion de la Carrière Internationale des Artistes de l’Association ART HÉRITAGE CULTURE » (ProCIAA-AHC), il porte également la mission de contribuer au développement des échanges artistiques entre l’Afrique et l’Europe.
Sa présence à ArtTrip s’inscrit ainsi dans une démarche de promotion de la création contemporaine togolaise. Durant les trois jours de l’événement, il assure la représentation de son association et accompagne la mise en valeur des œuvres réalisées par les artistes plasticiens qui en sont membres.
Promouvoir l’art contemporain togolais à Paris
La participation de Kokou Ekouagou ne se limite toutefois pas à la présentation des œuvres. Elle comprend également une dimension professionnelle, avec des rencontres et des échanges avec des artistes, commissaires d’exposition, galeristes et autres acteurs du secteur culturel.
En amont de l’événement, il a également pris en charge l’acheminement sécurisé des œuvres sélectionnées depuis les ateliers des artistes jusqu’à Paris.
À travers ArtTrip, l’Association Art Héritage Culture entend ainsi renforcer la visibilité de ses artistes sur la scène internationale. Pour Kokou Ekouagou, cette présence parisienne constitue une nouvelle occasion de faire connaître la vitalité de la création artistique togolaise et de contribuer à tisser des liens durables entre les milieux culturels de Lomé et de Paris.
L’Atelier Basfroi devient ainsi, le temps de trois jours, un espace où l’art dépasse les frontières et où les échanges entre artistes et cultures prennent une dimension internationale.
Lomé fait partie des huit pays africains retenus par la Russie pour accueillir de nouvelles « Maisons russes », dans le cadre d’un réseau destiné à développer les échanges culturels, éducatifs et linguistiques avec le continent.
La Russie poursuit son implantation culturelle en Afrique. L’agence fédérale Rossotrudnitchestvo, chargée de la coopération et de la présence culturelle russe à l’étranger, vient d’annoncer de nouveaux partenariats avec des organisations locales dans huit pays africains. Le Togo figure parmi les bénéficiaires de cette nouvelle vague, aux côtés de la République démocratique du Congo, du Sénégal, du Mali, du Kenya, de Madagascar, de São Tomé-et-Príncipe et de la Sierra Leone.
Cette annonce intervient alors que le projet d’une Maison russe au Togo était déjà engagé depuis plusieurs mois. En mai 2026, le ministère togolais du Tourisme, de la Culture et des Arts avait confirmé la perspective de création de cette structure, en partenariat avec Rossotrudnichestvo et l’organisation russe ANO Eurasia. Le futur centre doit notamment répondre à la demande croissante d’apprentissage du russe, faciliter l’accès aux opportunités d’études en Russie et favoriser les échanges culturels entre les deux pays.
Le Togo, un terrain déjà préparé
Le choix du Togo ne semble donc pas relever d’une simple opération d’implantation géographique. Lomé dispose déjà d’un environnement local favorable au développement de la coopération russo-togolaise. En juin dernier, l’Association Alternative russo-togolaise (ART/AART) a officiellement inauguré son siège dans la capitale. L’organisation mène notamment des activités d’apprentissage du russe, d’échanges culturels et d’accompagnement de candidats togolais souhaitant poursuivre leurs études en Russie.
Le gouvernement togolais s’est également montré favorable à cette présence culturelle. Le ministre Isaac Tchiakpé a présenté la Maison russe comme un possible levier pour développer la coopération dans l’éducation artistique, la musique, la littérature, le cinéma, ainsi que dans la conservation et la transmission du patrimoine. Cette convergence entre une demande locale et une volonté politique constitue un élément important pour comprendre la place accordée au Togo dans le nouveau dispositif russe.
Une présence russe qui dépasse la culture ?
L’installation de cette Maison russe intervient dans un contexte plus large de rapprochement entre Lomé et Moscou. En novembre 2025, Faure Gnassingbé avait rencontré Vladimir Poutine au Kremlin, les deux dirigeants affichant leur volonté de renforcer les relations bilatérales dans les domaines diplomatique, commercial, économique et du capital humain.
La dynamique s’est poursuivie sur le plan diplomatique. En juillet 2026, le ministère russe des Affaires étrangères indiquait que le processus d’ouverture d’une ambassade russe à Lomé se trouvait à un stade avancé.
Dans ce contexte, la future Maison russe peut être considérée comme une nouvelle pièce de la présence russe au Togo. Officiellement, elle aura vocation à promouvoir la langue, les sciences, l’art et les échanges éducatifs. Mais le déploiement de ces structures en Afrique intervient aussi dans un contexte de compétition croissante entre puissances pour l’influence sur le continent. Plusieurs observateurs occidentaux et ukrainiens ont ainsi mis en garde contre leur possible utilisation comme instruments d’influence politique et informationnelle. Ces accusations, qui concernent le réseau russe dans son ensemble, ne constituent toutefois pas en elles-mêmes une preuve d’activités similaires au Togo.
Avec la République démocratique du Congo, le Sénégal, le Mali, le Kenya, Madagascar, São Tomé-et-Príncipe et la Sierra Leone, le Togo devient ainsi l’un des nouveaux points d’ancrage de la stratégie culturelle russe en Afrique. Pour Lomé, l’enjeu sera désormais de transformer cette ouverture en véritables échanges dans les domaines de l’éducation, de la culture et de la formation, tout en préservant ses intérêts et sa souveraineté dans une Afrique devenue un terrain majeur de concurrence géopolitique.
Née à Paris de la rencontre entre un artiste togolais et une historienne de l’art française, l’association Collectif Fragments Nomades ambitionne de faire de la création contemporaine un puissant levier de dialogue entre les cultures. Son président, Kokou Ekouagou, dévoile les ambitions de cette aventure artistique.
Le Collectif Fragments Nomades vient d’être officiellement créé en France. Que représente cette naissance pour vous ?
C’est l’aboutissement d’un projet que nous mûrissions depuis plusieurs années avec Lielie Sellier. La création officielle de l’association, enregistrée à la Préfecture de police de Paris et publiée au Journal officiel de la République française, donne un cadre légal à une vision que nous partageons : faire de l’art un espace de dialogue, de création et de rencontre entre les cultures. C’est le début d’une aventure humaine et artistique que nous souhaitons ouverte sur le monde.
Pourquoi avoir choisi le nom « Collectif Fragments Nomades » ?
Ce nom traduit parfaitement notre philosophie. Les « fragments » évoquent les histoires, les mémoires, les identités et les expériences que chacun porte en lui. Quant au terme « nomades », il symbolise le mouvement, les échanges et la circulation des idées. Nous voulons montrer que les cultures ne sont pas figées ; elles se nourrissent des rencontres et des voyages, qu’ils soient physiques, artistiques ou intellectuels.
Quelles sont les principales missions que s’est fixées votre association ?
Notre ambition est de promouvoir la création artistique contemporaine sous toutes ses formes. Nous souhaitons organiser des expositions, des résidences d’artistes, des ateliers, des performances, des rencontres et des publications. Nous voulons également accompagner les démarches collaboratives et développer des partenariats culturels en France, au Togo et dans d’autres pays. Notre objectif est de permettre aux artistes de différents horizons de créer ensemble et de partager leurs univers avec les publics.
Vous formez un tandem avec Lielie Sellier. Qu’apporte cette collaboration franco-togolaise au projet ?
Notre complémentarité constitue l’une des forces du collectif. Lielie Sellier est historienne de l’art, artiste collagiste et auteure. Elle apporte une approche analytique, une grande connaissance de l’histoire de l’art ainsi qu’une sensibilité créative remarquable. De mon côté, je viens de la pratique artistique et de mon expérience de plasticien. Ensemble, nous partageons la conviction que l’art peut rapprocher les peuples et créer des passerelles durables entre les cultures.
Votre travail artistique est souvent présenté comme une réflexion sur la mémoire et l’identité. Comment cela se traduit-il dans vos œuvres ?
Mes œuvres cherchent moins à représenter des paysages qu’à révéler des territoires intérieurs. J’explore les thèmes de la mémoire, des déplacements, des racines et de l’identité. Les couleurs, les matières et les formes deviennent un langage qui raconte les émotions, les souvenirs et les héritages culturels. Je pars de mon expérience togolaise, mais je souhaite que chacun puisse y retrouver une part de sa propre histoire.
Quel impact espérez-vous pour les artistes togolais grâce à ce collectif ?
Nous souhaitons offrir davantage d’opportunités aux artistes émergents. Le collectif pourra faciliter leur participation à des résidences, des expositions ou des projets collaboratifs avec des partenaires européens. Il s’agit aussi de renforcer la visibilité internationale de la création contemporaine togolaise et de favoriser des échanges où chacun apprend de l’autre, dans un esprit d’égalité et de respect mutuel.
Lielie Sellier a écrit que vos œuvres révèlent « des territoires invisibles ». Comment recevez-vous ce regard porté sur votre travail ?
J’ai été profondément touché par cette lecture de mon univers artistique. Lielie a su exprimer avec beaucoup de justesse ce que j’essaie de transmettre. Effectivement, je m’intéresse aux présences invisibles, aux traces que les individus et les cultures laissent en nous. Son regard d’historienne de l’art enrichit notre dialogue et nourrit notre collaboration au sein du collectif.
Au-delà des expositions, quelle vision souhaitez-vous défendre avec Fragments Nomades ?
Kokou Ekouagou : Nous voulons défendre une vision profondément humaniste de la création artistique. L’art ne doit pas seulement être contemplé ; il doit aussi favoriser la rencontre, la réflexion et le dialogue. À travers nos ateliers, nos publications, nos performances et nos résidences, nous souhaitons créer des espaces où les différences deviennent une richesse plutôt qu’une frontière. Dans un monde souvent marqué par les divisions, nous croyons que la culture peut contribuer à construire un horizon commun.
Quel message adressez-vous aux artistes et aux partenaires qui souhaitent rejoindre cette aventure ?
Je voudrais leur dire que Fragments Nomades est une maison ouverte. Nous invitons les artistes, les institutions culturelles, les chercheurs et tous les amoureux de la création à nous rejoindre pour imaginer ensemble de nouveaux projets. Notre ambition est simple : faire circuler les œuvres, les idées et les sensibilités entre le Togo, la France et, demain, bien au-delà. Chaque rencontre peut devenir une source d’inspiration et chaque collaboration une nouvelle passerelle entre les peuples.
Deux suicides d’élèves survenus après les résultats des examens de fin d’année relancent le débat sur la santé mentale, l’éducation et les valeurs transmises à la jeunesse togolaise.
Face à la multiplication des drames liés à la pression scolaire, les interrogations se font de plus en plus pressantes au Togo. En juin 2026, deux jeunes filles, l’une élève en classe de Première et l’autre en classe de Troisième, ont mis fin à leurs jours par pendaison après avoir échoué respectivement au Probatoire et au BEPC. Ces deux tragédies ont profondément ému l’opinion publique et ravivé les débats sur la santé mentale des adolescents, le poids des attentes familiales ainsi que les mécanismes d’accompagnement psychologique dans les établissements scolaires.
Au lendemain de ces événements, plusieurs voix se sont élevées pour tenter d’expliquer ce phénomène inquiétant et appeler à une mobilisation collective afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.
Une éducation remise en cause
Invité sur Victoire FM après le suicide de l’élève de Première, le chef du quartier Bè Adakpamé, Togbui Dagban Ayivon IV, a livré une analyse qui met directement en cause les modèles éducatifs actuels.
Selon le garant des us et coutumes, la société togolaise s’éloigne progressivement des valeurs fondamentales qui permettaient autrefois de mieux préparer les jeunes aux difficultés de la vie.
« L’éducation qu’on donne à nos enfants, de la maison à l’école, fait que les enfants oublient souvent tout de la dignité humaine, l’argent est devenu la chose qui surpasse toute autre chose », a-t-il déclaré dans des propos rapportés par le confrère Globalactu.
Pour lui, cette évolution contribue à fragiliser les adolescents qui supportent de moins en moins les échecs, pourtant inhérents au parcours de toute vie.
Le chef traditionnel estime que si aucune réponse durable n’est apportée à cette situation, ces drames risquent malheureusement de devenir récurrents.
Une lecture à la fois spirituelle et éducative
Au-delà des facteurs sociaux et psychologiques, Togbui Dagban Ayivon IV avance également une lecture inspirée des croyances traditionnelles.
« La pendaison peut ne pas venir de la volonté de celui qui se pend », affirme-t-il. Selon lui, plusieurs facteurs peuvent entrer en jeu, notamment une malédiction, un déficit d’éducation ou de formation, voire ce qu’il qualifie de destin.
« En ces moments précis, la personne perd conscience et va exécuter l’idée avant de s’en rendre compte », regrette la tête couronnée.
Le garant des us et coutumes considère par ailleurs que le Fa, système traditionnel de divination et de sagesse, pourrait permettre à certaines familles d’anticiper des situations dramatiques et d’agir avant qu’il ne soit trop tard.
Ces déclarations relancent le débat sur la place des savoirs traditionnels dans la prévention des comportements suicidaires, aux côtés des approches psychologiques, éducatives et médicales.
Le récit du Fa pour redonner espoir
Pour illustrer son propos, Togbui Dagban Ayivon IV s’est appuyé sur l’arcane Gbe-Gouda, présenté comme le premier signe tombant dans la neuvième maison du Fa.
Il raconte l’histoire d’un jeune homme extrêmement pauvre, accablé par les difficultés quotidiennes. Convaincu qu’il ne pouvait plus supporter ses souffrances, il achète un repas composé de boules de pâte, communément appelées Gblin. Avant même de les consommer, il décide de mettre fin à ses jours en se pendant à un arbre. Son repas tombe alors au pied du tronc.
Peu après, un homme souffrant d’un handicap physique, lui aussi plongé dans une grande précarité, passe à cet endroit. Affamé, il découvre les Gblin abandonnés.
« Oh, ce que je vais manger aujourd’hui, je l’ai trouvé », s’exclame-t-il avant de remercier la vie pour cette providence.
Ce n’est qu’après avoir terminé son repas qu’il aperçoit le corps du jeune homme suspendu à l’arbre.
Un appel à relativiser les épreuves
À travers cette histoire, le chef traditionnel souhaite rappeler qu’aucune souffrance n’est absolue et qu’il existe toujours des personnes confrontées à des difficultés encore plus lourdes.
Selon lui, le message porté par cet enseignement est clair : aucune situation, aussi difficile soit-elle, n’est éternelle. Les épreuves peuvent parfois constituer les premières étapes d’un avenir meilleur, à condition de conserver espoir et patience.
Cette vision invite les jeunes à ne pas considérer un échec scolaire comme une fatalité, mais plutôt comme une étape dans leur parcours.
Quel accompagnement pour la jeunesse ?
Les deux suicides enregistrés en juin soulèvent également la question de l’accompagnement psychologique des élèves. De nombreux spécialistes de l’éducation estiment qu’au-delà des résultats scolaires, les établissements et les familles doivent renforcer le dialogue avec les adolescents, apprendre à dédramatiser l’échec et promouvoir une culture de la résilience.
Le débat ouvert par Togbui Dagban Ayivon IV dépasse ainsi le seul cadre des traditions. Il interroge la capacité de la société togolaise à transmettre aux jeunes les outils nécessaires pour affronter les difficultés de la vie, qu’ils soient éducatifs, culturels, spirituels ou psychologiques.
En conclusion de son intervention, le chef traditionnel pose une question qui ne manquera pas d’alimenter les discussions : « N’est-il pas temps d’enseigner le Fa à l’école togolaise, afin que les élèves puissent s’imprégner de la sagesse et de l’éducation dont il est porteur ? »
Au-delà de cette proposition, les récents drames rappellent surtout l’urgence de renforcer l’écoute, le soutien psychologique et l’encadrement des jeunes afin qu’aucun échec scolaire ne soit plus jamais perçu comme une raison de mettre fin à sa vie.
À la tête de plusieurs initiatives structurantes, Bamba Mohamed Nimaga incarne une génération de leaders qui allient stratégie, créativité et vision à long terme.
Bâtisseur dans l’ombre
En terre togolaise, certains noms brillent sous les projecteurs, tandis que d’autres œuvrent avec constance et efficacité loin des regards malgré l’univers bouillonnant de la mode et de la culture au Togo. Bamba Mohamed Nimaga appartient à cette seconde catégorie. Peu connu du grand public, cet opérateur économique et entrepreneur culturel est pourtant l’un des artisans les plus influents de l’écosystème artistique togolais et ouest-africain.
À la tête de plusieurs initiatives structurantes, il incarne une génération de leaders qui allient stratégie, créativité et vision à long terme. Consultant en marketing, brand strategist aguerri et directeur général du groupe Mansa, Bamba Mohamed Nimaga s’impose comme une figure centrale, bien que discrète, dans la construction de carrières artistiques et le développement de marques culturelles solides.
Nouvelle Mode, une signature devenue incontournable
Depuis plus d’une décennie, le jeune entrepreneur dirige la boutique et la marque « Nouvelle Mode », pionnière du prêt-à-porter industriel au Togo. Sous son impulsion, cette enseigne s’est imposée comme une référence nationale, habillant aussi bien le grand public que les célébrités.
« Nouvelle Mode » ne se limite pas à la confection de vêtements. Elle incarne une vision moderne de la mode africaine, mêlant identité culturelle et standards internationaux. Grâce à une stratégie marketing rigoureuse et une compréhension fine des tendances, Bamba Mohamed Nimaga a su positionner la marque comme un acteur incontournable.
Aujourd’hui, artistes, influenceurs et personnalités publiques se tournent vers « Nouvelle Mode » pour affirmer leur style. Derrière chaque tenue portée sur scène ou lors d’événements majeurs, se cache souvent la signature de cet entrepreneur méthodique, qui a su transformer une idée en véritable institution.
Mansa Groupe, incubateur de talents
Au-delà de la mode, Bamba Mohamed Nimaga joue un rôle déterminant dans l’industrie culturelle à travers Mansa Groupe, qu’il dirige depuis 2018. Cette structure s’est progressivement imposée comme l’une des entreprises culturelles les plus dynamiques du Togo.
Sous sa direction, Mansa Groupe s’est donné pour mission de détecter, accompagner et promouvoir les talents locaux. Concerts, événements, projets artistiques : les initiatives portées par le groupe ont contribué à dynamiser la scène culturelle togolaise et à offrir une visibilité nouvelle à de nombreux artistes.
Mais ce qui distingue Bamba Mohamed Nimaga, c’est sa capacité à penser au-delà du simple événementiel. Il construit des carrières, développe des images de marque et structure des parcours artistiques sur le long terme. Une approche stratégique qui explique en grande partie les succès associés à son nom.
Révélateur de talents
Parmi ses réalisations les plus marquantes figure son implication dans la carrière de Santrinos Raphael. En tant que manager et pilier du projet artistique, Nimaga Mohamed a joué un rôle clé dans l’ascension fulgurante de l’artiste.
Grâce à une vision claire et une gestion rigoureuse, il a contribué à transformer un talent prometteur en une star reconnue à l’échelle sous-régionale. Concerts à succès, stratégie de communication efficace, positionnement artistique cohérent : chaque étape du parcours de Santrinos porte l’empreinte de son accompagnement.
Et Santrinos Raphael n’est pas un cas isolé. Bamba Mohamed Nimaga est reconnu dans le milieu comme un véritable « révélateur » de talents. Plusieurs artistes lui doivent leurs débuts ou leur structuration professionnelle. Pourtant, son nom reste rarement associé à ces réussites dans l’espace public.
Leadership et vision
Avec plus de dix ans d’expérience, Bamba Mohamed Nimaga s’est forgé une réputation solide auprès des acteurs du secteur. Son leadership repose sur une combinaison rare : exigence professionnelle, bienveillance et sens aigu de l’innovation.
Il considère la jeunesse comme le moteur du changement et s’investit activement dans son accompagnement. Pour lui, l’entrepreneuriat culturel est un levier de transformation sociale et économique. Cette conviction guide ses actions, qu’il s’agisse de mode, de musique ou de marketing.
Son approche humaine, souvent saluée par ses collaborateurs, contraste avec l’image parfois rigide du monde des affaires. Il privilégie la proximité, l’écoute et la construction collective, des valeurs qui renforcent l’adhésion autour de ses projets.
Influence encore méconnue
Malgré son impact réel, Bamba Mohamed Nimaga reste paradoxalement peu connu du grand public. Cette discrétion, loin d’être un hasard, semble être un choix. Là où d’autres recherchent la visibilité, lui privilégie les résultats.
Son influence s’exerce en coulisses, dans les décisions stratégiques, les orientations artistiques et les choix marketing qui façonnent les carrières et les marques. Une posture qui rappelle que le succès ne se mesure pas uniquement à la notoriété, mais aussi à la capacité à créer de la valeur durable.
Homme derrière les succès
Bamba Mohamed Nimaga n’est pas simplement un entrepreneur. Il est un bâtisseur d’écosystèmes, un facilitateur de talents et un stratège de l’ombre. À travers « Nouvelle Mode » et Mansa Groupe, il contribue à redéfinir les contours de l’industrie culturelle togolaise.
Dans un contexte où la créativité africaine cherche à s’imposer sur la scène internationale, des profils comme le sien apparaissent essentiels. Discrets, mais déterminants.
Et si le grand public ignore encore son nom, les initiés, eux, savent déjà : derrière plusieurs succès visibles, se cache souvent la signature invisible de Bamba Mohamed Nimaga.
Kodjo Hippolyte Toneh n’est pas seulement un nom, c’est une signature. Celle d’un artiste plasticien togolais qui a su faire de son identité une véritable marque.
Une identité façonnée par la création
Dans le monde de la création comme dans celui de l’entrepreneuriat culturel, il se fait connaître sous le nom de Kodjo Hippolyte Toneh, une appellation simple mais chargée de sens. Elle traduit à la fois son ancrage personnel et sa volonté de porter haut les couleurs de la culture togolaise.
Derrière ce nom se dessine un profil hybride, à la croisée de l’art, du tourisme et du management culturel. Une polyvalence qui, loin d’être un hasard, s’inscrit dans une vision cohérente, celle de valoriser le patrimoine africain sous toutes ses formes.
Des débuts guidés par la passion culturelle
Le parcours de Kodjo Hippolyte Toneh prend véritablement forme en 2019. C’est à cette période qu’il s’engage dans des formations axées sur la valorisation du patrimoine culturel immatériel, en collaboration avec des institutions internationales. Cette immersion lui permet de mieux comprendre les enjeux liés à la transmission culturelle et à la préservation des identités.
Très vite, il élargit son champ d’action. À son activité d’artiste plasticien s’ajoutent celles de promoteur culturel et de guide touristique. Une évolution naturelle pour celui qui voit dans la culture un levier de développement.
Aujourd’hui, il occupe le poste de Directeur Marketing au sein de Azura Travel, une agence touristique dans laquelle il joue un rôle central. À travers cette structure, il conçoit et propose des expériences immersives, mêlant découverte, authenticité et storytelling culturel. Son objectif est clair : faire voyager autrement, en racontant l’Afrique à travers ses richesses humaines et patrimoniales.
Transformer les obstacles en opportunités
Comme tout parcours entrepreneurial, celui de Kodjo Hippolyte Toneh n’a pas été sans difficultés. Le manque de financement constitue l’un des premiers freins auxquels il a dû faire face. Dans un secteur où les ressources sont souvent limitées, lancer et développer des projets culturels et touristiques demande une grande résilience.
À cela s’ajoute une visibilité internationale encore faible à ses débuts, ainsi qu’une structuration du secteur touristique togolais qui reste en construction. Mais loin de se laisser freiner, il choisit d’agir.
Sa réponse repose sur une stratégie claire : se former, se rendre visible et s’entourer. Il investit dans le développement de ses compétences, notamment en management culturel, en marketing et en gestion de projets. Parallèlement, il multiplie les participations à des expositions et événements internationaux afin de faire connaître son travail.
Le digital devient également un allié précieux. Grâce au personal branding et aux outils numériques, il parvient à élargir son audience et à toucher une clientèle au-delà des frontières. Enfin, il mise sur le réseautage, construisant progressivement un écosystème de partenaires dans les domaines de l’art et du tourisme.
Une vision ambitieuse pour le tourisme culturel
Au-delà de ses réalisations actuelles, Kodjo Hippolyte Toneh se projette dans l’avenir avec ambition. Sa vision dépasse sa réussite personnelle : elle s’inscrit dans une dynamique de transformation du secteur culturel et touristique au Togo.
Il aspire à faire d’Azura Travel une référence en matière de tourisme culturel, non seulement au niveau national, mais aussi à l’échelle africaine. Pour lui, le Togo possède un potentiel immense, encore sous-exploité, qu’il convient de révéler au monde.
Promouvoir le pays comme une destination culturelle incontournable fait partie de ses priorités. Cela passe par la mise en valeur des traditions, des savoir-faire locaux, mais aussi par la création d’expériences innovantes qui plongent les visiteurs au cœur des réalités locales.
En parallèle, il souhaite renforcer sa présence sur la scène artistique internationale. L’art, dans sa démarche, n’est pas dissocié du tourisme. Il constitue au contraire un pont entre les cultures, un moyen d’expression universel capable de susciter l’intérêt et l’émotion.
Le tourisme, un métier d’avenir
À la question de savoir si le métier de guide touristique peut réellement faire vivre au Togo, Kodjo Hyppolyte Toneh répond sans hésitation par l’affirmative. Mais il nuance : cela exige professionnalisme, structuration et innovation.
Selon lui, le pays regorge de richesses naturelles et culturelles encore largement inexploitées. Ce potentiel représente une opportunité économique considérable pour ceux qui savent le valoriser. Le métier de guide touristique, lorsqu’il est bien exercé, peut générer des revenus à travers diverses activités : organisation de circuits, visites guidées, partenariats avec les acteurs du secteur ou encore création d’expériences sur mesure.
L’essor du marketing digital joue également un rôle clé. Il permet aujourd’hui de toucher une clientèle internationale, d’attirer des voyageurs en quête d’authenticité et de se positionner sur un marché globalisé.
Pour Kodjo Hippolyte Toneh, la clé réside dans l’approche entrepreneuriale. Être guide touristique ne se limite plus à accompagner des visiteurs ; c’est concevoir des expériences, raconter des histoires et créer de la valeur.
Un passeur de culture
Au final, Kodjo Hippolyte Toneh incarne une nouvelle génération d’acteurs culturels africains. Des profils hybrides, capables de naviguer entre tradition et modernité, entre création artistique et stratégie économique.
Son parcours témoigne d’une conviction forte : la culture n’est pas seulement un héritage, elle est aussi un moteur de développement. En combinant art et tourisme, il ouvre des perspectives nouvelles et contribue à redéfinir l’image du Togo.
Plus qu’un artiste ou un entrepreneur, Kodjo Hippolyte Toneh apparaît comme un passeur. Un homme qui, à travers ses initiatives, invite à découvrir, comprendre et apprécier la richesse culturelle de son pays et du continent africain dans son ensemble.
Né sous le nom de Koffi Mawoutor Attidokpo à Hahotoé, au Togo, Mario Attidokpo est l’une des figures les plus marquantes de la création artistique et de la culture vivante en Afrique.
Background
Artiste pluridisciplinaire, dramaturge, metteur en scène, conteur, chorégraphe, maître de danses, percussionniste, comédien et animateur, Mario Attidokpo allie une profonde connaissance des traditions orales à une pratique engagée de l’art contemporain.
Après des formations de base en théâtre, danse et conte dès les années 1980, il s’est affirmé dans les structures professionnelles de Lomé avant de fonder en 1998 l’Ensemble Culturel Les Griots Noirs du Togo, où coexistent des compagnies de théâtre, de danse, de musique, d’arts plastiques et de cinéma.
Attidokpo n’a cessé de travailler pour donner à l’oralité africaine la place qu’elle mérite, estimant que le continent, bien qu’empreint d’une riche tradition de récit, manquait d’événements phares consacrés aux arts de la parole. C’est ainsi qu’il a créé en 2005 le Festival International de Conte du Togo (FESCONTE) devenu l’un des rendez-vous culturels majeurs du pays et de la sous-région, réunissant conteurs, artistes et passionnés autour de la transmission des savoirs immatériels.
En 2024 et en 2025, sous sa direction, les 20e et 21ᵉ éditions du FESCONTE se sont tenues entre août et novembre avec des ateliers et tournées de formation dans plusieurs cantons du Togo, visant à faire vivre le conte comme un outil de transmission des valeurs africaines auprès des jeunes générations.
Transmission
Durant ce festival, il a lui-même animé des formations pour de jeunes dont ceux d’Akoumapé, expliquant l’origine, les valeurs et la portée pédagogique du conte dans les sociétés africaines, un rappel fort de l’importance d’une tradition vivante transmise de génération en génération.
En plus de son rôle de promoteur culturel, Mario Attidokpo distingué par ses engagements internationaux. En 2023, il a reçu un trophée de reconnaissance au Festival International de Théâtre d’Abidjan (FITHA) pour sa contribution artistique et son expertise dans l’organisation de festivals et d’événements culturels. Dans la même année, il fut sacré Baobab d’Or du Théâtre africain, option directeur artistique, dramaturge et metteur en scène dont les œuvres ont foulé les planches depuis 25 ans.
Outre le FESCONTE, Mario Attidokpo est un habitué de tournées artistiques européennes depuis 1999 et en 2025, il en a effectué deux pour des spectacles artistiques, d’animation d’ateliers et d’échanges artistiques entre l’Allemagne, la Belgique, la France, la Hollande et la Suisse.
Parallèlement à sa vie d’artiste, Attidokpo est Enseignant permanent de didactique, d’animation et d’arts vivants à l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS), à la Faculté des lettres, langues et arts (FLLA) et à l’Institut national des sciences de l’éducation (INSE) de l’Université de Lomé, où il forme les nouvelles générations notamment en arts vivants, transmettant non seulement des techniques mais aussi une vision du spectacle comme outil d’éducation, de cohésion sociale et de dialogue interculturel.
Au fil des décennies, Mario Attidokpo demeure un héritier et un passeur, un baobab solide enraciné dans la tradition qui, par son enseignement et ses festivals, continue d’irriguer les jeunes pousses de la culture vivante au Togo et ailleurs.
Le groupe culturel togolais ADEPOMA a brillé sur la scène internationale à l’occasion de la 39ᵉ édition du Surajkund International Crafts Mela, l’un des festivals les plus réputés au monde pour la promotion de l’artisanat et des traditions culturelles.
Organisé du 31 janvier au 15 février 2026 près de New Delhi (Inde), cet événement annuel attire des délégations et artistes de nombreux pays, désireux de valoriser leur patrimoine culturel à une échelle planétaire.
Invité d’honneur cette année, ADEPOMA a présenté une série de performances traditionnelles captivantes, mêlant danses, chants et rythmes enracinés dans la culture togolaise. Les prestations ont mis en lumière la richesse artistique et identitaire du Togo, soulignant l’importance de la transmission des savoirs ancestraux dans un contexte de mondialisation culturelle.
Dans le cadre de cette participation, l’ambassadeur indien au Togo, S.R.H. Fahmi, a rencontré la troupe avant son départ pour l’Inde afin de leur adresser ses encouragements et de souligner l’impact positif de telles initiatives pour renforcer les liens culturels bilatéraux.
Surajkund Mela offre une plateforme d’échanges privilégiée entre artisans, artistes et visiteurs du monde entier. En plus des spectacles vivants, le festival présente des métiers d’art traditionnels, des expositions artisanales, des ateliers et des échanges interculturels riches. Il s’agit d’une vitrine unique pour les expressions artistiques authentiques et la diplomatie culturelle.
La participation de ADEPOMA à cet événement renforce non seulement la visibilité du patrimoine togolais, mais encourage aussi une nouvelle génération d’artistes à valoriser et préserver les traditions locales tout en dialoguant avec le monde
A Lomé, l’art musical traditionnel est au cœur de la transmission des valeurs africaines avec la 5è édition d’une formation initiée par TAG’ART, un acteur engagé dans la promotion et la sauvegarde du patrimoine culturel du Berceau de l’Humanité.
À Lomé, la culture africaine continue de vibrer au rythme des tambours et des danses ancestrales. Le Centre culturel « Alodé Kplona Alodè », situé à Nétadi, accueille la 5ᵉ édition de la Formation en art musical traditionnel, une initiative portée par TAG’ART, acteur engagé dans la promotion et la sauvegarde du patrimoine culturel africain.
Placée sous le thème évocateur « Réveillez le rythme en vous », cette formation s’étend sur un mois, avec 12 séances intensives, ouvertes à toutes celles et ceux qui souhaitent renouer avec l’essence même des arts traditionnels africains. Plus qu’un simple apprentissage artistique, cette formation se présente comme un véritable espace de transmission des valeurs africaines fondamentales : le respect des anciens, la solidarité communautaire, la discipline, l’identité culturelle et le vivre-ensemble.
Les modules proposés témoignent de la richesse et de la diversité du patrimoine musical et chorégraphique africain. Les participants sont initiés au djembé, instrument emblématique de la communication et du rassemblement communautaire, à la castagnette, au gong, ainsi qu’à l’aguidahoun, tambour traditionnel profondément enraciné dans les rites et les cérémonies. La danse Agbadja, symbole de cohésion sociale et d’expression collective, occupe également une place centrale dans le programme.
À travers ces disciplines, les apprenants découvrent que l’art traditionnel africain n’est pas un simple divertissement, mais un langage vivant, porteur d’histoire, de spiritualité et de sagesse. Chaque rythme raconte une histoire, chaque pas de danse transmet un message, chaque instrument relie l’individu à sa communauté et à ses ancêtres.
Accessible à 500 francs CFA par séance, cette formation se veut inclusive, favorisant l’accès du plus grand nombre à la culture. Elle illustre une volonté forte de préserver l’identité africaine face aux influences extérieures, tout en adaptant la transmission aux réalités contemporaines.
À l’heure où de nombreuses cultures sont menacées par l’oubli, l’initiative de TAG’ART apparaît comme un acte de résistance culturelle et un appel à la jeunesse africaine, celui de se réapproprier ses racines pour mieux construire l’avenir.
Pour toute information, les intéressés peuvent contacter le +228 93 91 84 95.
La métaphore multipolaire, en tant que sujet artistique, peut se traduire par la représentation de multiples centres d’intérêt, de sources de pouvoir ou de perspectives dans une œuvre.
Par Kokou Ekouagou
C’est avec une immense joie que nous ouvrons aujourd’hui la Résidence Internationale de Créations Artistiques et Culturelles Les RICAC « ART TO GO » 2026, ici à la Maison des Jeunes et de la Femme de Tsévié. Nous exprimons nos sincères remerciements au Ministère en charge de la Culture, à la Mairie de la Commune du Zio 1 et aux membres du Comité d’Organisation pour les efforts si efficacement conjugués dans la parfaite tenue de cette grande messe culturelle.
Chers collègues artistes, mesdames, messieurs les autorités à vos rangs et grades respectifs, amateurs d’art et de culture, chers invités, le thème que nous proposons pour cette édition est ambitieux, philosophique et profondément actuel : « La métaphore multipolaire ». Mais de quoi s’agit-il ?
En géopolitique, la multipolarité décrit un système international où plusieurs puissances, plus de deux, exercent une influence significative. En linguistique, une métaphore est une figure de style qui établit une comparaison implicite entre deux éléments différents, en transférant les caractéristiques de l’un à l’autre. La “métaphore multipolaire ” peut être utilisée comme une analogie pour mieux comprendre la complexité et les dynamiques d’un système international multipolaire.
La métaphore multipolaire, en tant que sujet artistique, peut se traduire par la représentation de multiples centres d’intérêt, de sources de pouvoir ou de perspectives dans une œuvre. Cela peut se manifester dans des compositions visuelles où plusieurs points focaux coexistent, se contredisent, ou interagissent.
Selon Franz Kafka, “La fréquentation des Hommes induit à s’observer soi-même”. L’artiste, avec le contact des autres, peut explorer les tensions et les équilibres créés par cette multiplicité de pôles, offrant ainsi une vision plus complexe et nuancée du monde.
Le contact avec les autres est une sorte de miroir qui nous renvoie notre propre image, nous poussant à l’introspection qui permet de dépeindre la complexité du monde contemporain, où les hiérarchies traditionnelles s’estompent et où de multiples réalités coexistent. En introduisant plusieurs points de vue, l’artiste peut questionner les certitudes et encourager l’ambiguïté, invitant le spectateur à interpréter l’œuvre de manière plus ouverte.
L’interaction entre les différents pôles peut générer un sentiment de mouvement et de transformation, créant des espaces artistiques dynamiques et évolutifs. L’œuvre peut défier les perspectives linéaires et unilatérales, incitant à une réflexion sur la relativité des points de vue.
Nous vivons dans un monde où les certitudes s’effritent, où les frontières sont mouvantes, où les récits dominants sont contestés. L’artiste, à travers la métaphore multipolaire, n’apporte pas de réponses figées, mais ouvre des fenêtres. Il invite à penser autrement, à sentir autrement.
Cette résidence est donc un laboratoire de cohabitation artistique : entre styles, entre visions du monde, entre générations, entre territoires. C’est cela, la force de ce projet : faire circuler les idées, les formes, les émotions. Je nous invite donc, durant ces jours de création, de partages, de rencontres, à oser les contrastes, à valoriser les différences, à construire des ponts entre nos univers.
Dans cette aventure créative, créons un espace vivant, libre, complémentaire à l’image du monde, à l’image de l’art…et surtout créons avec nos humanités. En somme, la métaphore multipolaire offre un cadre riche pour l’exploration artistique, culturelle permettant de traduire la complexité et la diversité du monde en des œuvres qui invitent à la réflexion et à l’interprétation.