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  • CAN 2027 : de l’espoir de Kégué aux vieux démons de Ndola, le Togo rechute

    CAN 2027 : de l’espoir de Kégué aux vieux démons de Ndola, le Togo rechute

    Après avoir lancé sa campagne par une courte victoire contre le Burundi à Lomé, le Togo a rapidement retrouvé ses mauvaises habitudes en Zambie. Battus 2-0 à Ndola, les Éperviers ont montré que le succès de Kégué ne suffisait pas encore à effacer les fragilités qui accompagnent l’équipe depuis plusieurs années.

    Il aura donc fallu seulement quatre jours pour que l’enthousiasme retombe. Vendredi 25 septembre, le Togo avait ouvert les éliminatoires de la CAN 2027 par une victoire 1-0 contre le Burundi au stade de Kégué. Un succès étriqué, mais suffisamment précieux pour rallumer une petite flamme autour d’une sélection en reconstruction sous Patrice Neveu. Mardi 29 septembre, à Ndola, cette flamme a vacillé.

    Face à la Zambie, les Éperviers se sont inclinés 2-0 au Levy Mwanawasa Stadium. Albert Kangwanda a frappé dès la 2e minute, avant qu’Eliya Mandanji ne scelle le sort de la rencontre dans le temps additionnel, à la 90e+5.

    Entre les deux rencontres, le contraste est saisissant. À Lomé, le Togo avait donné l’image d’une équipe capable de résister, de défendre son avantage et de s’appuyer sur l’énergie de son public. À Ndola, il a surtout donné celle d’une sélection encore prisonnière de ses vieux réflexes.

    Kégué avait pourtant rallumé l’espoir

    Le succès contre le Burundi avait été accueilli comme davantage que trois points. Dans un contexte où les Éperviers cherchent depuis longtemps à retrouver une place parmi les grandes nations africaines, cette entrée en matière avait nourri l’espoir d’un nouveau départ.

    Karim Dermane avait inscrit l’unique but de la rencontre à la 17e minute, avant que le Togo ne s’accroche à son avantage jusqu’au coup de sifflet final. La sélection avait souffert en seconde période, mais elle avait tenu. Le gardien Malcolm Barcola avait notamment dû s’employer, tandis que le public de Kégué poussait derrière son équipe.

    Il y avait donc matière à croire que quelque chose avait changé. Pas encore dans le jeu, qui restait perfectible, mais au moins dans l’attitude et la capacité à gérer un résultat.

    Patrice Neveu lui-même avait reconnu que cette victoire constituait un apport important pour la confiance du groupe. Mais le sélectionneur avait aussi prévenu : Ndola serait un contexte totalement différent, notamment sans le soutien du public togolais qui avait joué un rôle important à Kégué.

    La mise en garde était finalement prémonitoire.

    À Ndola, le scénario des vieux démons

    Le premier problème est apparu presque immédiatement. Deux minutes. C’est le temps qu’il a fallu à Albert Kangwanda pour donner l’avantage aux Chipolopolo. Un but précoce qui a placé le Togo dans une situation qu’il connaît malheureusement bien : courir après le score, loin de ses bases, face à une équipe portée par son public.

    La réaction togolaise n’a pourtant pas été inexistante. Les statistiques disponibles montrent même que les Éperviers ont davantage eu le ballon et ont tenté davantage de frappes : 61,1 % de possession et 12 tirs contre 11 pour la Zambie. Mais cette domination statistique n’a pas débouché sur une véritable menace offensive. Le Togo n’a cadré qu’une seule tentative, contre quatre pour son adversaire.

    C’est là que se situe probablement l’une des principales leçons de cette défaite : avoir le ballon ne signifie pas maîtriser un match.

    Le Togo a eu la possession, mais pas suffisamment de tranchant. Il a circulé, mais sans réellement déséquilibrer la défense zambienne. Kévin Denkey, Charles Abi, Karim Dermane et leurs partenaires ont eu du mal à transformer les séquences de possession en occasions franches.

    Puis, alors que l’espoir d’une égalisation subsistait, la Zambie a porté le coup de grâce dans les dernières secondes. Eliya Mandanji a inscrit le deuxième but à la 90e+5 minute.

    Le symbole est cruel : le Togo avait besoin de tenir, de pousser et de croire jusqu’au bout. C’est finalement la Zambie qui a mieux maîtrisé les moments décisifs.

    Une victoire à Kégué ne pouvait pas tout effacer

    Il serait toutefois excessif de réduire cette défaite à un simple retour à la case départ. Le Togo est une équipe en reconstruction, et Patrice Neveu ne l’a jamais caché. Avant le déplacement à Ndola, le technicien français parlait lui-même d’une équipe en reconstruction et insistait sur la nécessité de répondre au défi physique zambien par le jeu.

    Mais cette reconstruction ne pourra pas éternellement servir d’explication aux mêmes insuffisances.

    Le problème révélé à Ndola dépasse le résultat brut. Il concerne la capacité des Éperviers à reproduire à l’extérieur ce qu’ils montrent par séquences à domicile. À Kégué, le public avait donné de l’énergie à l’équipe. À Ndola, les joueurs devaient trouver cette énergie en eux-mêmes. Or, dès que la Zambie a marqué très tôt, le Togo a semblé perdre une partie de sa maîtrise.

    C’est précisément là que les vieux démons réapparaissent : difficulté à réagir après avoir encaissé, manque d’efficacité offensive, possession stérile et incapacité à transformer les temps forts en buts.

    Le Togo quitte donc Ndola avec trois points sur six après deux journées. Une victoire et une défaite. Le bilan comptable n’est pas encore rédhibitoire, mais la manière impose déjà une remise en question.

    Le succès contre le Burundi avait fait naître l’espoir d’un nouveau chapitre. La défaite contre la Zambie rappelle, elle, que changer d’entraîneur, renouveler certains joueurs ou afficher de nouvelles ambitions ne suffit pas.

    Les fantômes du passé ne disparaissent pas après une seule victoire. Ils sont chassés par la régularité, la maîtrise, l’efficacité et surtout la capacité à reproduire les bonnes performances loin de Lomé.

    À Ndola, les Éperviers ont manqué ce rendez-vous. La prochaine étape sera désormais de démontrer que cette rechute n’est qu’un faux pas et non le retour durable des vieilles habitudes.

  • Togo-Burundi : une victoire à savourer, mais surtout à ne pas surestimer

    Togo-Burundi : une victoire à savourer, mais surtout à ne pas surestimer

    Les Éperviers ont réussi l’essentiel vendredi soir au stade de Kégué : battre le Burundi et empocher les trois premiers points de leur campagne des éliminatoires de la CAN 2027. Mais derrière ce succès étriqué (1-0), le contenu proposé laisse encore beaucoup de questions en suspens. Patrice Neveu et ses hommes ont certes ouvert leur campagne par la meilleure des manières au classement, mais ils devront rapidement montrer un autre visage s’ils veulent réellement rêver de la phase finale.

    Trois points précieux, mais une prestation sans relief

    Dans une campagne qualificative, une victoire à domicile ne se refuse jamais. Encore moins lorsqu’elle permet de prendre immédiatement trois points face à un adversaire direct. Les Éperviers ont donc rempli une partie importante de leur contrat en venant à bout des Hirondelles du Burundi grâce à un but de Karim Dermane inscrit dès la 17e minute.

    Mais au-delà du résultat, il y a le contenu. Et celui-ci n’a pas franchement emballé. Le Togo a donné l’impression d’une équipe encore en construction, parfois hésitante dans ses intentions et surtout peu tranchante dans les derniers mètres. Après avoir pris l’avantage, les hommes de Patrice Neveu ont davantage semblé gérer leur maigre capital que chercher véritablement à mettre le Burundi définitivement hors de portée.

    Les chiffres racontent d’ailleurs une partie de cette réalité. Le Togo n’a tenté que sept tirs, dont deux cadrés, tandis que les Burundais ont frappé onze fois, avec quatre tentatives cadrées. La défense togolaise a finalement tenu bon, permettant aux Éperviers de conserver leur avantage jusqu’au coup de sifflet final.

    C’est donc une victoire importante, mais une victoire qui ne doit surtout pas masquer les insuffisances observées.

    Neveu a encore du pain sur la planche

    Patrice Neveu savait que cette première sortie constituait un rendez-vous important. Le sélectionneur avait lui-même expliqué, avant le match, que le travail devait permettre au groupe de retrouver progressivement son rythme et de retravailler les fondamentaux.

    Le succès de Kégué lui offre désormais une marge pour poursuivre ce chantier avec davantage de sérénité. Mais le technicien français devra rapidement corriger plusieurs aspects du jeu.

    L’animation offensive constitue certainement l’un des principaux chantiers. Une équipe qui ambitionne de se qualifier pour une Coupe d’Afrique des nations ne peut pas se contenter de défendre un avantage minimal après avoir marqué tôt dans une rencontre. Il faudra être capable de produire davantage, de créer plus d’occasions et surtout de tuer les matches lorsque les opportunités se présentent.

    La gestion du match constitue également un enseignement. Face au Burundi, les Éperviers ont réussi à préserver leur avantage, ce qui témoigne d’une certaine solidité. Mais cette capacité à défendre un résultat ne devra pas devenir un mode de fonctionnement permanent. Contre des adversaires d’un autre calibre, notamment l’Algérie ou la Zambie, le moindre relâchement pourrait coûter beaucoup plus cher.

    Or, le calendrier ne laisse pratiquement aucun répit. Après le Burundi, le Togo doit se déplacer en Zambie le 29 septembre. Le deuxième rendez-vous du groupe I s’annonce donc déjà comme un test beaucoup plus révélateur de la capacité des Éperviers à voyager, à imposer leur jeu et à résister à la pression.

    La victoire de Kégué doit être un point de départ

    Il serait toutefois injuste de réduire cette soirée à ses insuffisances. Les Éperviers ont gagné. Et ils l’ont fait devant leur public, venu nombreux au stade de Kégué pour accompagner et pousser ses ambassadeurs. Dans une campagne où chaque point compte, commencer par trois unités constitue un avantage qu’il faut savoir apprécier.

    Le classement du groupe I, après cette première journée, place l’Algérie et le Togo en tête avec trois points chacun, après la victoire algérienne 3-1 contre la Zambie. Le Togo a donc parfaitement évité le piège d’une entrée en matière ratée.

    Mais précisément, cette victoire doit être considérée comme un commencement et non comme un aboutissement.

    Depuis plusieurs années, les Éperviers ont trop souvent alterné entre promesses, espoirs et désillusions. La CAN 2027 doit offrir l’occasion de changer de méthode et, surtout, d’état d’esprit. Si le Togo veut retrouver la phase finale, il ne pourra pas se satisfaire d’une succession de performances minimalistes et de qualifications arrachées dans la douleur.

    Il faudra davantage de constance, de maîtrise, d’ambition offensive et de personnalité. Chaque match devra être abordé avec l’idée de prendre les trois points, mais aussi de construire progressivement une équipe capable de rivaliser avec les meilleures sélections de son groupe.

    La victoire contre le Burundi est donc bonne à prendre. Elle redonne un peu de confiance, récompense le soutien du public et permet aux Éperviers de démarrer leur campagne avec le plein de points. Mais elle ne doit tromper personne.

    Patrice Neveu et ses joueurs ont désormais une obligation : surfer sur cette courte victoire pour construire quelque chose de plus solide. La Zambie sera déjà une autre histoire. Et si les Éperviers veulent réellement être au rendez-vous de la CAN 2027, rien ne doit plus se faire comme avant.

    À Kégué, le Togo a obtenu le résultat qu’il recherchait. Il lui reste maintenant à trouver le jeu qui lui permettra de poursuivre son chemin.

  • CAN 2027 : la Côte d’Ivoire frappe fort, le Cameroun assure, la Tunisie cale

    CAN 2027 : la Côte d’Ivoire frappe fort, le Cameroun assure, la Tunisie cale

    La course à la qualification pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027 est officiellement lancée. Pour cette première soirée, plusieurs cadors ont réussi leur entrée, à l’image de la Côte d’Ivoire et du Cameroun. La Tunisie, en revanche, a été tenue en échec à domicile par l’Ouganda.

    Les premiers résultats des qualifications pour la CAN 2027 ont livré une soirée riche en buts et en enseignements. Plusieurs sélections africaines ont déjà marqué leur territoire, tandis que d’autres devront rapidement réagir pour ne pas compromettre leur parcours.

    La Côte d’Ivoire et le Cameroun réussissent leur entrée

    Dans le groupe C, la Côte d’Ivoire a réalisé l’une des performances les plus remarquées de la soirée en dominant le Ghana sur le score de 2-0. Les Ivoiriens ont fait la différence grâce à Yalcouyé, avant que Franck Kessié ne scelle le succès sur penalty. Une entrée en matière convaincante pour les Éléphants face à un adversaire ghanéen qui n’a pas réussi à trouver la faille.

    Dans le groupe G, le Cameroun a également tenu son rang. Les Lions indomptables se sont imposés 3-1 devant les Comores. Bryan Mbeumo et Namaso figurent notamment parmi les buteurs camerounais. Une victoire qui permet au Cameroun de prendre immédiatement position dans la course à la qualification.

    Dans le même groupe, la Namibie a dominé le Congo sur la plus petite des marges (1-0).

    La RD Congo démarre fort, la Tunisie freinée

    La RD Congo a, elle aussi, parfaitement lancé sa campagne dans le groupe E. Les Léopards ont pris le meilleur sur la Guinée équatoriale (2-0), avec notamment des réalisations de Chancel Mbemba et Yoane Wissa. Dans l’autre rencontre du groupe, le Zimbabwe a arraché une victoire spectaculaire face à la Sierra Leone (3-2).

    La Mauritanie a également connu une entrée réussie dans le groupe F en venant à bout de la Centrafrique (3-1).

    La principale surprise de la soirée est venue du groupe H. À domicile, la Tunisie n’a pas réussi à prendre les trois points face à l’Ouganda. Les deux équipes se sont séparées sur un score de parité (1-1), un résultat qui laisse les Tunisiens avec une marge de manœuvre réduite pour la suite de la campagne. Dans l’autre rencontre du groupe, la Libye et le Botswana ont également livré un match prolifique, conclu sur le score de 2-2.

    Avec ces premiers résultats, la bataille pour les places qualificatives est déjà lancée. Les prochaines journées permettront de mesurer la capacité des différentes sélections à confirmer leurs ambitions et à prendre une option sérieuse sur la CAN 2027.

  • CAN 2027 : Patrice Neveu peut-il briser la malédiction des Éperviers ?

    CAN 2027 : Patrice Neveu peut-il briser la malédiction des Éperviers ?

    Les Éperviers connaissent désormais leurs deux premiers rendez-vous sur la route de la CAN 2027. Face au Burundi à Lomé, puis à la Zambie à Ndola, Patrice Neveu joue déjà une partie importante de son pari : ramener le Togo à une phase finale continentale après une décennie de disette.

    Le calendrier est connu, le décor est planté et la pression commence à monter. La Confédération africaine de football (CAF) a officialisé les deux premières rencontres du Togo dans les éliminatoires de la CAN 2027. Le vendredi 25 septembre, les Éperviers recevront le Burundi au stade de Kégué à 16h GMT. Quatre jours plus tard, ils seront attendus au Levy Mwanawasa Stadium de Ndola pour défier la Zambie, également à 16h GMT.

    Deux matches en quelques jours, deux adversaires directs et surtout deux occasions de mesurer la véritable valeur du nouveau Togo de Patrice Neveu.

    Un groupe difficile, mais pas impossible

    Le Togo évolue dans le groupe I avec l’Algérie, la Zambie et le Burundi. Sur le papier, les Fennecs partent avec les faveurs des pronostics. Mais derrière l’Algérie, la bataille s’annonce ouverte. La Zambie possède une solide expérience continentale, tandis que le Burundi a montré ces dernières années qu’il pouvait poser de sérieux problèmes à des sélections mieux cotées.

    Pour les Éperviers, le calcul est donc relativement simple : il faudra éviter de laisser filer des points à domicile et être capable de prendre des résultats à l’extérieur. Le premier rendez-vous contre le Burundi revêt, à ce titre, une importance particulière. Une victoire à Kégué permettrait non seulement de lancer la campagne sur une bonne dynamique, mais aussi d’installer une certaine confiance avant le déplacement en Zambie. À l’inverse, un faux pas à domicile placerait immédiatement Neveu et ses hommes sous pression.

    La difficulté supplémentaire réside dans l’enchaînement. Entre le Burundi et la Zambie, il n’y aura que quatre jours. La gestion de l’effectif, la récupération physique, les déplacements et la capacité du staff à adapter son approche tactique seront donc déterminants.

    Neveu a-t-il les armes pour réussir là où les autres ont échoué ?

    La question est désormais incontournable. Patrice Neveu réussira-t-il là où plusieurs de ses prédécesseurs se sont cassé les dents ? En effet, depuis la dernière participation du Togo à la CAN, en 2017, les Éperviers n’ont plus retrouvé la phase finale. Les campagnes 2019, 2021, 2023 et 2025 se sont toutes soldées par des éliminations.

    Claude Le Roy avait conduit le Togo à la CAN 2017, mais n’avait pas réussi à prolonger l’aventure lors de la campagne suivante. Paulo Duarte, arrivé en 2021, n’a pas davantage réussi à qualifier les Éperviers pour la CAN 2023. Son bilan à la tête de la sélection s’est arrêté à 23 matches, pour 7 victoires, 10 nuls et 6 défaites.

    Nibombé Daré, nommé en 2024 avec la mission de conduire le Togo à la CAN 2025, n’a pas non plus réussi à inverser la tendance. Le Togo a encore manqué le rendez-vous marocain.

    C’est dans ce contexte que Patrice Neveu a été nommé en février 2026. Le technicien français, qui connaît bien le football africain après ses passages notamment en Guinée, en Mauritanie, au Gabon et en RDC, a signé un contrat de trois ans avec la FTF.

    Et ses premiers résultats donnent quelques raisons d’espérer. Depuis son arrivée, le Togo reste invaincu en quatre rencontres : nul 2-2 contre la Guinée, victoire 1-0 face au Niger, nul 1-1 contre la République centrafricaine et spectaculaire succès 5-1 devant le Bénin.

    Ce dernier résultat est particulièrement encourageant. Au-delà du score, Neveu a montré sa volonté d’élargir son groupe en donnant leur chance à plusieurs joueurs locaux. Il dispose également d’un secteur offensif capable de faire la différence, avec notamment Kevin Denkey, auteur de quatre buts lors de ses quatre premiers matches sous les ordres du technicien français.

    Mais les matches amicaux ne garantissent rien. C’est précisément lorsque les points compteront que le véritable test commencera.

    Kégué doit redevenir une forteresse

    Le premier objectif de Neveu sera probablement de transformer le stade de Kégué en véritable avantage compétitif. Le Togo ne peut raisonnablement ambitionner de terminer devant la Zambie ou de résister à l’Algérie s’il abandonne des points à domicile face au Burundi.

    La victoire sera donc recherchée, mais elle devra être accompagnée de maîtrise. Les Éperviers devront éviter le piège d’une équipe qui pourrait venir à Lomé avec un bloc bas et miser sur les contres.

    Puis viendra la Zambie. Un déplacement qui pourrait déjà constituer un premier révélateur du caractère de cette sélection. Prendre un point à Ndola serait précieux. Gagner serait un énorme coup dans la course à la qualification.

    Patrice Neveu devra surtout réussir à construire une équipe capable de voyager. C’est peut-être là que se trouve l’une des clés de cette campagne. Les Éperviers ont souvent affiché de belles intentions à domicile avant de perdre de leur efficacité loin de leurs bases.

    Une pression qui dépasse Patrice Neveu

    L’enjeu ne concerne finalement pas uniquement le sélectionneur. Il touche toute la chaîne du football togolais. Après quatre CAN manquées consécutivement, le public n’attend plus de simples promesses. Il veut des résultats. La Fédération togolaise de football (FTF), les joueurs et le staff technique savent donc que cette campagne sera scrutée avec une attention particulière.

    Patrice Neveu, lui, avait demandé du temps, de la patience et de l’unité autour des Éperviers lors de sa prise de fonction. Il dispose désormais de plusieurs mois pour préparer son groupe, mais le compte à rebours vers le 25 septembre est lancé.

    La question n’est donc plus de savoir si le Togo possède des joueurs talentueux. Il en possède. Elle n’est plus non plus de savoir si cette équipe peut produire du beau football. Le 5-1 contre le Bénin a apporté un début de réponse. La véritable interrogation est ailleurs : les Éperviers ont-ils enfin acquis la régularité, la solidité mentale et l’efficacité nécessaires pour gagner les matches qui comptent ? Burundi à Kégué, Zambie à Ndola : les deux premières réponses seront données en septembre.

    Et si le technicien français réussit à transformer les promesses de ses premiers mois en résultats compétitifs, alors le rêve d’une CAN 2027 ne sera plus une simple ambition. Il pourrait devenir une perspective crédible.

    Après neuf ans d’attente, le Togo n’a plus droit à une nouvelle campagne sans lendemain.

    Fabrice KA

  • CAN 2027 : le Togo fixé, des groupes relevés pour les éliminatoires

    CAN 2027 : le Togo fixé, des groupes relevés pour les éliminatoires

    Le tirage au sort des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2027 a été effectué ce mardi en Égypte, lançant officiellement la course vers la phase finale prévue en Afrique de l’Est. Les quarante-huit sélections engagées connaissent désormais leurs adversaires dans une campagne qui s’annonce disputée.

    Réparties en douze groupes de quatre équipes, les nations africaines devront batailler pour décrocher leur qualification. Plusieurs affiches attirent déjà l’attention, notamment dans le groupe C où la Côte d’Ivoire et le Ghana se retrouvent dans une poule très relevée en compagnie de la Gambie et de la Somalie. Après son absence remarquée à la CAN 2025, le Ghana cherchera à retrouver son statut continental.

    Le Maroc, demi-finaliste du Mondial 2022 et l’un des favoris du continent, hérite d’un groupe A abordable avec le Gabon, le Niger et le Lesotho. Le Sénégal, de son côté, croisera une nouvelle fois la route du Soudan dans le groupe J, après leurs précédentes confrontations lors des qualifications pour la Coupe du monde 2026.

    Eperviers

    Le groupe I, celui du Togo, attire particulièrement l’attention. Les Éperviers devront affronter l’Algérie, la Zambie et le Burundi. Sur le papier, la sélection algérienne apparaît comme la favorite naturelle du groupe grâce à son expérience et à la qualité de son effectif. La Zambie reste également un adversaire redoutable, habitué des compétitions continentales et souvent difficile à manœuvrer à domicile.

    Pour le Togo, cette poule représente un défi important mais pas inaccessible. Les Éperviers retrouvent deux adversaires déjà croisés ces dernières années, ce qui pourrait réduire l’effet de surprise. La qualification passera probablement par une bonne gestion des matchs à domicile et une capacité à prendre des points face au Burundi, considéré comme l’équipe la plus abordable du groupe. Face à l’Algérie et à la Zambie, le Togo devra afficher davantage de régularité et d’efficacité offensive pour espérer terminer parmi les deux premières places qualificatives.

    Les premières journées des éliminatoires sont prévues entre septembre et octobre prochains, tandis que la campagne s’achèvera en mars 2027.

    Les groupes des éliminatoires

    • Groupe A : Maroc, Gabon, Niger, Lesotho
    • Groupe B : Égypte, Angola, Malawi, Soudan du Sud
    • Groupe C : Côte d’Ivoire, Ghana, Gambie, Somalie
    • Groupe D : Afrique du Sud, Guinée, Kenya, Érythrée
    • Groupe E : RDC, Guinée équatoriale, Sierra Leone, Zimbabwe
    • Groupe F : Burkina Faso, Bénin, Mauritanie, République centrafricaine
    • Groupe G : Cameroun, Comores, Namibie, Congo
    • Groupe H : Tunisie, Ouganda, Libye, Botswana
    • Groupe I : Algérie, Zambie, Togo, Burundi
    • Groupe J : Sénégal, Mozambique, Soudan, Éthiopie
    • Groupe K : Mali, Cap-Vert, Rwanda, Libéria
    • Groupe L : Nigéria, Madagascar, Tanzanie, Guinée-Bissau
  • CAN 2027 : l’Afrique de l’Est sur la sellette, un plan B déjà évoqué

    CAN 2027 : l’Afrique de l’Est sur la sellette, un plan B déjà évoqué

    Prévue du 19 juin au 17 juillet 2027, la CAN confiée au trio Kenya–Ouganda–Tanzanie suscite déjà des inquiétudes sur les infrastructures, au point de voir émerger l’ombre d’un plan B porté par l’Afrique du Sud.

    La prochaine édition de la Coupe d’Afrique des nations est désormais fixée. Selon des informations validées par la FIFA, la CAN 2027 se déroulera du 19 juin au 17 juillet 2027. L’organisation reste, pour l’heure, confiée au trio d’Afrique de l’Est composé du Kenya, de l’Ouganda et de la Tanzanie.

    Cette désignation, saluée au moment de son annonce comme un symbole fort de coopération régionale, représente un défi logistique majeur. Les trois pays hôtes doivent notamment répondre à des exigences strictes en matière d’infrastructures sportives, de transport, d’hébergement et de sécurité, afin d’accueillir une compétition continentale de plus en plus exigeante.

    Cependant, à un peu plus d’un an du coup d’envoi, des incertitudes persistent. Plusieurs sources évoquent des retards dans la construction et la modernisation de certains stades ainsi que dans la mise à niveau des infrastructures connexes. Ces inquiétudes alimentent des discussions en coulisses sur la capacité réelle des pays organisateurs à tenir les délais fixés.

    Face à ces doutes, un scénario alternatif commence à prendre forme. L’option d’un plan B est en effet évoquée, avec une possible reprise de l’organisation par l’Afrique du Sud en cas de retard jugé trop important. Forte de son expérience dans l’accueil de grandes compétitions internationales, notamment la Coupe du monde 2010, l’Afrique du Sud apparaît comme une solution de repli crédible.

    Pour l’instant, aucune décision officielle n’a été prise en ce sens. Les instances dirigeantes du football africain continuent de suivre de près l’évolution des préparatifs en Afrique de l’Est. Les prochains mois seront donc déterminants pour confirmer ou non la tenue de la CAN 2027 dans les pays initialement désignés.

    Entre ambitions régionales et contraintes organisationnelles, l’équation reste ouverte. Une chose est sûre : l’enjeu dépasse largement le cadre sportif et touche à l’image du continent sur la scène internationale.

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