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  • Réformes sociales : le Togo mise sur la flexibilité et l’égalité au travail

    Réformes sociales : le Togo mise sur la flexibilité et l’égalité au travail

    Le Togo confirme son positionnement réformateur en matière de droit du travail en Afrique. Selon le rapport Women, Business and the Law publié par la Banque mondiale, le pays se distingue par des dispositions permettant aux salariés d’aménager leur temps de travail, une avancée encore peu répandue sur le continent. Cette orientation marque une étape importante dans la modernisation du cadre professionnel et social.

    Dans un contexte où la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale demeure un défi majeur pour de nombreux travailleurs, cette mesure introduit une flexibilité bienvenue. Elle offre aux employés la possibilité d’adapter leurs horaires en fonction de leurs contraintes personnelles, favorisant ainsi un meilleur équilibre de vie. Une évolution qui s’inscrit dans une dynamique globale de transformation du marché du travail togolais.

    Cette souplesse bénéficie particulièrement aux femmes, souvent confrontées à des responsabilités familiales plus importantes. En leur permettant d’organiser plus librement leur emploi du temps, le dispositif contribue à renforcer leur participation au monde professionnel. À fin 2024, la fonction publique togolaise comptait près de 71 000 agents, avec une proportion croissante de femmes jouant un rôle essentiel dans la fourniture des services publics. Ces dernières profitent d’un environnement de plus en plus inclusif, porté par une volonté politique affirmée.

    Avancées notables

    Au-delà de la flexibilité du travail, le rapport met en lumière les progrès réalisés en matière de parentalité. Les réformes engagées ces dernières années ont permis de renforcer les droits liés à la maternité et d’améliorer les conditions de retour à l’emploi après une naissance. Ces mesures participent à la construction d’un cadre professionnel plus équitable, favorisant l’égalité des chances entre les hommes et les femmes.

    En consolidant les protections sociales, le Togo crée un environnement plus favorable à l’épanouissement des familles tout en soutenant la productivité économique. Cette approche intégrée contribue à lever les freins structurels qui limitaient jusqu’alors l’implication des femmes dans le marché du travail.

    Entrepreneuriat féminin en plein essor

    L’un des points saillants du rapport concerne également les avancées en matière d’entrepreneuriat féminin. Des réformes ciblées ont permis de simplifier les procédures de création d’entreprise et de réduire significativement les coûts. Aujourd’hui, il est possible de créer une société en quelques heures pour un coût estimé à 30 000 francs CFA, contre plus de 260 000 francs auparavant.

    Cette transformation encourage l’initiative privée et facilite l’accès des femmes aux opportunités économiques. En réduisant les barrières administratives et financières, les autorités stimulent la diversification du tissu économique et renforcent l’autonomie financière des femmes.

    Levier stratégique

    Les efforts déployés dans le domaine de la garde d’enfants viennent compléter cet ensemble de réformes. En favorisant le développement de services adaptés, le gouvernement contribue à alléger la charge domestique qui pèse sur de nombreuses femmes actives. Cette évolution permet aux mères de maintenir ou de développer une activité professionnelle, renforçant ainsi leur indépendance économique.

    Au-delà des mesures individuelles, c’est une vision globale qui se dessine. En intégrant la flexibilité du travail, la protection parentale, la promotion de l’entrepreneuriat féminin et le développement de services de garde, le Togo affirme sa volonté de faire de l’égalité un pilier de son développement.

    Cette stratégie, à la fois sociale et économique, positionne le pays comme un modèle émergent en Afrique, démontrant que des réformes inclusives peuvent être un puissant levier de croissance et de cohésion sociale.

  • FNFI : le levier qui change des vies en 2025

    FNFI : le levier qui change des vies en 2025

    En 2025, le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) confirme son rôle déterminant dans la transformation sociale et économique du Togo. Conçu pour démocratiser l’accès aux services financiers, ce mécanisme s’impose comme un outil efficace pour briser le cycle de l’exclusion bancaire et offrir aux populations vulnérables les moyens de leur autonomie.

    Depuis sa mise en place, le FNFI a permis à des milliers de bénéficiaires, longtemps marginalisés par les circuits financiers classiques, d’accéder au crédit. Cette dynamique s’est renforcée en 2025 avec une augmentation notable des financements destinés aux femmes, aux jeunes entrepreneurs, aux artisans et aux petits producteurs. Ces couches sociales, souvent confrontées à des difficultés d’accès au capital, trouvent désormais dans ce dispositif un véritable tremplin.

    Crédit comme outil d’émancipation

    L’année 2025 a été marquée par l’amélioration des produits financiers proposés par le FNFI. Adaptés aux réalités locales, ces crédits se caractérisent par des taux d’intérêt accessibles et des modalités de remboursement souples. Ils permettent ainsi à de nombreux porteurs de projets de créer ou de développer des activités génératrices de revenus.

    Sur le terrain, les retombées sont visibles. Dans les marchés, les ateliers, les exploitations agricoles et les unités de transformation, les bénéficiaires enregistrent une hausse de leurs revenus, diversifient leurs activités et participent à la création d’emplois. Le crédit devient alors un véritable instrument d’émancipation économique.

    Les femmes occupent une place centrale dans cette dynamique. Majoritaires parmi les bénéficiaires, elles investissent dans divers secteurs tels que le commerce, la transformation agroalimentaire, l’élevage, la couture ou la restauration. Grâce à l’appui du FNFI, elles renforcent leur autonomie financière et contribuent activement à la stabilité de leurs ménages.

    Les jeunes ne sont pas en reste. En facilitant l’accès au financement initial, le Fonds encourage l’auto-emploi et stimule l’esprit entrepreneurial. De nombreuses réussites émergent, illustrant la capacité des jeunes bénéficiaires à innover, structurer leurs activités et s’imposer progressivement sur les marchés.

    Bilan significatif

    Le bilan du FNFI, présenté par le ministère du Développement à la base et de l’Économie sociale et solidaire, témoigne de l’ampleur de son impact. Entre 2014 et 2025, plus de 1,94 million de crédits ont été accordés à travers les systèmes financiers décentralisés et les institutions bancaires partenaires.

    Le volume global de ces financements s’élève à 117,7 milliards de francs CFA, avec un taux de remboursement de 94,98 %. Ce niveau de performance traduit l’efficacité du modèle mis en place par le FNFI.

    Au-delà du financement, l’institution accorde une importance particulière à l’éducation financière. En 2025, plusieurs sessions de formation ont été organisées afin de renforcer les compétences des bénéficiaires en gestion, en planification et en culture de remboursement. Cette approche intégrée contribue à sécuriser les investissements et à garantir la pérennité des activités soutenues.

    Impact durable

    L’action du FNFI dépasse le seul cadre économique. En injectant des ressources dans les zones rurales et périurbaines, le dispositif participe à la réduction des inégalités territoriales. Il favorise également la formalisation progressive des activités économiques, renforçant ainsi la structure productive du pays.

    À la croisée de la solidarité nationale et de la responsabilité individuelle, le FNFI incarne une finance inclusive, accessible et humaine. En 2025, ses réalisations confirment sa place stratégique dans le développement du Togo et dans l’amélioration durable des conditions de vie des populations.

  • Polio : le Togo intensifie la riposte

    Polio : le Togo intensifie la riposte

    La lutte contre la poliomyélite au Togo reste une priorité sanitaire de premier plan. Face à cette maladie hautement contagieuse aux conséquences parfois irréversibles, les autorités maintiennent une mobilisation constante pour protéger les enfants et préserver les acquis enregistrés au fil des années.

    Entre campagnes de vaccination de masse, surveillance épidémiologique renforcée et sensibilisation des populations, le pays affiche une détermination claire : éradiquer durablement le poliovirus sur toute l’étendue du territoire.

    Menace toujours présente

    La poliomyélite touche principalement les enfants de moins de cinq ans. Elle peut provoquer des paralysies irréversibles, voire entraîner la mort dans les cas les plus graves. Si la maladie a fortement reculé au Togo grâce aux efforts de vaccination, elle n’a pas totalement disparu, d’où la nécessité d’une vigilance permanente.

    Dans cette dynamique, le pays s’inscrit pleinement dans l’objectif mondial d’éradication de la polio. La stratégie nationale repose sur une combinaison d’actions coordonnées visant à prévenir toute résurgence du virus et à détecter rapidement d’éventuels cas.

    Vaccination au cœur de la stratégie

    Les campagnes nationales de vaccination constituent le pilier de cette lutte. Organisées régulièrement, elles mobilisent des milliers d’agents de santé, de volontaires et de relais communautaires sur l’ensemble du territoire. Leur mission est d’administrer gratuitement le vaccin oral aux enfants, y compris dans les zones les plus enclavées.

    Ces opérations d’envergure permettent de couvrir un grand nombre d’enfants en un temps record. Elles s’accompagnent également d’activités de sensibilisation destinées à informer les parents sur l’importance de la vaccination et à lever les éventuelles réticences.

    Nouvelle offensive nationale

    Dans cette logique, une nouvelle campagne de vaccination ciblant les enfants de 0 à 59 mois a été lancée par le ministère en charge de la Santé. Organisée en deux phases, elle s’inscrit dans une stratégie de riposte rapide face à toute menace.

    Le premier passage s’est déroulé du 12 au 14 mars 2026, tandis que le second est prévu du 16 au 18 avril. Cette initiative fait suite à la détection d’un cas de poliomyélite dans la région Centrale le 20 février dernier. Une alerte qui a immédiatement déclenché la réaction des autorités sanitaires, illustrant la réactivité du système de surveillance épidémiologique.

    L’objectif affiché est ambitieux : vacciner au moins 95 % des enfants concernés, soit environ 1 778 500 enfants de moins de cinq ans. Au-delà de la vaccination, la campagne permet également de rechercher activement, dans les ménages, d’éventuels cas de paralysie flasque aiguë, un indicateur clé pour détecter la circulation du virus.

    Stratégie de proximité

    Pour atteindre toutes les familles, les autorités ont mis en place une approche de proximité. Les équipes se déplacent de maison en maison afin de garantir que chaque enfant soit vacciné, indépendamment de sa localisation ou de la situation sociale de sa famille.

    La gratuité du vaccin constitue également un levier essentiel pour assurer une large adhésion des populations. Cette politique inclusive contribue à renforcer la confiance envers le système de santé et à améliorer la couverture vaccinale.

    Vers l’éradication durable

    À travers ces efforts soutenus, le Togo consolide les progrès réalisés dans la lutte contre la poliomyélite. La combinaison d’une forte mobilisation communautaire, d’une surveillance rigoureuse et d’une volonté politique affirmée permet au pays de se rapprocher progressivement de l’objectif d’éradication.

    Plus largement, cette dynamique s’inscrit dans un engagement global en faveur d’un système de santé plus résilient, capable de protéger efficacement les générations futures contre les maladies évitables.

  • Togo: cap sur une gestion publique axée sur les résultats

    Togo: cap sur une gestion publique axée sur les résultats

    La gestion des finances publiques connaît une transformation majeure avec l’adoption progressive du budget programme au Togo. Plus qu’un simple outil de répartition des ressources, ce mécanisme s’impose désormais comme un levier stratégique pour améliorer l’efficacité de l’action publique et renforcer l’impact des politiques sur le quotidien des citoyens.

    Dans un contexte marqué par des attentes croissantes en matière de transparence et de résultats, le budget programme introduit une logique nouvelle : chaque dépense de l’État doit être justifiée par des objectifs précis et mesurables. L’époque des budgets centrés uniquement sur les moyens laisse ainsi place à une approche orientée vers la performance.

    Gestion axée sur les résultats

    Le principe est clair : les ministères et institutions ne se contentent plus d’exécuter des crédits. Ils doivent démontrer l’utilité de leurs actions à travers des résultats concrets. Cette exigence marque une évolution vers une administration plus rigoureuse, où la culture de la performance prend progressivement racine.

    Les politiques publiques sont désormais structurées autour de programmes bien définis, chacun assorti d’indicateurs permettant d’évaluer les progrès réalisés. Cette organisation facilite non seulement le suivi des actions, mais aussi l’identification des ajustements nécessaires pour améliorer l’efficacité des interventions de l’État.

    Le budget programme offre également une meilleure lisibilité de l’action publique. Il permet à l’ensemble des parties prenantes — gouvernement, société civile, partenaires techniques et financiers — de s’assurer que les ressources mobilisées sont utilisées de manière optimale, dans le respect des principes d’économie, d’efficacité et d’efficience.

    Cohérente des politiques publiques

    Dans sa mise en œuvre, le projet de budget programme de l’État pour la période 2025-2027 intègre les contributions de 33 ministères et de 12 institutions. Chaque programme est associé à des objectifs stratégiques précis, accompagnés d’indicateurs de performance et de cibles annuelles.

    Cette approche permet une meilleure planification des actions gouvernementales et renforce la cohérence entre les différents secteurs d’intervention. Les priorités nationales, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, des infrastructures et de l’agriculture, sont ainsi traduites en programmes structurés et suivis dans le temps.

    Par ailleurs, le Togo intègre des dimensions transversales essentielles dans sa gestion budgétaire. La budgétisation sensible au genre vise à promouvoir l’égalité entre les sexes et à améliorer les conditions de vie des femmes et des groupes vulnérables. Dans le même temps, la budgétisation verte prend en compte les enjeux environnementaux et les défis liés au changement climatique.

    Transparence

    Au-delà de ses aspects techniques, le budget programme s’affirme comme un véritable outil d’aide à la décision. Il permet aux autorités publiques de mieux orienter les ressources vers les actions les plus pertinentes, tout en renforçant la redevabilité.

    Cette exigence de transparence contribue à instaurer un climat de confiance entre l’État et les citoyens. En rendant plus lisible l’utilisation des fonds publics, elle favorise une meilleure compréhension des choix budgétaires et de leurs impacts.

    Efficacité

    En définitive, le budget programme s’impose comme un pilier de la modernisation de la gestion publique au Togo. Il traduit une conviction forte : la rigueur, la transparence et la recherche de résultats constituent des conditions essentielles pour un développement durable.

    À travers cet outil, le pays affirme sa volonté de bâtir une gouvernance plus performante, capable de répondre efficacement aux besoins des populations et de relever les défis économiques et sociaux à venir.

  • Doufelgou, modèle de performance sanitaire

    Doufelgou, modèle de performance sanitaire

    Dans la région de la Kara, le district sanitaire de Doufelgou s’impose comme une référence en matière de performance sanitaire. Avec 98 % des activités programmées réalisées en 2025, cette entité territoriale illustre les effets concrets des réformes engagées pour renforcer le système de santé au Togo et améliorer l’accès aux soins pour les populations, notamment rurales.

    Une dynamique portée par l’engagement collectif

    Au fil des années, Doufelgou a su bâtir une organisation solide, fondée sur la mobilisation des agents de santé et l’appui constant des autorités publiques. Cette synergie a permis de consolider les acquis et d’inscrire le district dans une trajectoire de progression continue.

    Dans un contexte où les défis sanitaires restent nombreux, notamment en zones rurales, les efforts déployés traduisent une volonté claire : rapprocher les services de santé des communautés et garantir une meilleure qualité de prise en charge. Le district apparaît ainsi comme un exemple de résilience et d’efficacité à l’échelle nationale.

    Des indicateurs en nette amélioration

    Les performances enregistrées ces dernières années témoignent de cette dynamique positive. En matière de santé maternelle et infantile, les résultats sont particulièrement encourageants. En 2025, 67 % des femmes enceintes ont effectué au moins quatre consultations prénatales, contre 50 % en 2024, marquant une progression significative.

    Le taux d’accouchements assistés par du personnel qualifié a également connu une hausse, passant de 75 % à 79 % sur la même période. Par ailleurs, 77 % des femmes ont bénéficié d’au moins trois doses de traitement préventif intermittent, contre 63 % un an plus tôt.

    Ces avancées traduisent une amélioration de la fréquentation des structures de santé et une meilleure sensibilisation des populations aux enjeux liés à la santé maternelle et néonatale.

    Des efforts soutenus en prévention et en prise en charge

    Au-delà de la santé maternelle, le district sanitaire de Doufelgou enregistre aussi des progrès dans la prévention et la gestion des maladies. Les initiatives menées dans les centres de santé encouragent les consultations précoces et la diffusion de bonnes pratiques sanitaires.

    La disponibilité des médicaments, longtemps considérée comme un défi majeur, s’améliore progressivement. En 2025, 61 % des formations sanitaires n’ont enregistré aucune rupture de stock, contre 50 % en 2024, soit une hausse notable de 11 points.

    Dans la lutte contre la tuberculose, les résultats sont particulièrement remarquables. Le taux de succès thérapeutique a atteint 100 % en 2025, contre 82 % l’année précédente, signe d’une meilleure prise en charge des patients et d’un suivi rigoureux des traitements.

    S’agissant de la malnutrition aiguë sévère, les efforts de prise en charge se poursuivent, avec des résultats déjà significatifs. En 2024, 91 % des enfants touchés avaient été pris en charge, témoignant d’une forte mobilisation des équipes de santé sur cette problématique.

    Une performance globale proche de la perfection

    Au total, le district a réalisé 115 des 117 activités prévues en 2025, soit un taux d’exécution de 98,3 %. Derrière ce chiffre se cache le travail quotidien des professionnels de santé, dont l’engagement constitue le socle de ces performances.

    Cette réussite repose également sur une meilleure appropriation des objectifs sanitaires par les acteurs locaux, ainsi qu’une coordination efficace entre les différents niveaux du système de santé.

    Des perspectives encourageantes

    La trajectoire suivie par Doufelgou offre des perspectives prometteuses pour l’avenir. Elle démontre qu’avec une organisation rigoureuse, des ressources humaines mobilisées et un accompagnement institutionnel adapté, il est possible d’améliorer durablement les indicateurs de santé.

    À travers ces résultats, le district sanitaire de Doufelgou confirme qu’il est possible de transformer les défis en opportunités et de faire progresser significativement le bien-être des populations. Une performance qui pourrait inspirer d’autres districts du pays dans la quête d’un système de santé toujours plus efficace et inclusif.

  • Santé publique : le personnel médical en forte progression

    Santé publique : le personnel médical en forte progression

    Le secteur de la santé au Togo connaît depuis quelques années une dynamique soutenue de renforcement de ses ressources humaines. À travers une politique active de recrutement, les autorités sanitaires multiplient les initiatives pour combler le déficit en personnel qualifié dans les formations sanitaires publiques, dans un contexte marqué par une demande croissante de soins.

    Montée progressive des effectifs

    En 2023, le système de santé public comptait environ 13 000 agents. Ce chiffre, déjà significatif, a connu une évolution notable grâce à une série de concours organisés entre 2024 et 2026. Ces recrutements successifs ont permis d’intégrer de nouveaux professionnels dans les domaines médical, paramédical, administratif et d’appui, contribuant ainsi à renforcer progressivement la capacité opérationnelle des structures sanitaires.

    Cette stratégie de recrutement s’inscrit dans une volonté claire : améliorer l’offre de soins et répondre aux besoins croissants des populations, aussi bien en milieu urbain que rural.

    Concours majeur pour 2 235 postes

    L’un des faits marquants récents reste la publication, le 11 mars 2026, des résultats du concours de recrutement direct régional organisé pour le compte du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique. Les épreuves, tenues le 31 mai 2025, ont permis de sélectionner des candidats pour un total de 2 235 postes.

    Dans le détail, 202 postes concernent le personnel médical, 1 420 sont destinés au personnel paramédical, et 613 au personnel administratif et d’appui. Ce recrutement massif vise à renforcer les équipes dans les hôpitaux et centres de santé à travers le pays, afin d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients.

    Recrutements ciblés pour réduire les inégalités régionales

    Au-delà des concours nationaux, plusieurs recrutements régionaux ont été organisés afin de mieux répondre aux besoins spécifiques des localités. En septembre 2024, 1 964 agents ont été recrutés, dont 1 709 affectés au ministère de la Santé et 255 déployés dans les unités de soins périphériques de la région des Savanes, une zone particulièrement déficitaire en personnel sanitaire.

    Cette approche ciblée vise à corriger les déséquilibres persistants entre les régions, notamment la forte concentration du personnel dans la capitale et ses environs.

    Dans la même dynamique, le concours national d’internat des hôpitaux, organisé en décembre 2025, a permis l’admission de 29 internes, dont 28 en médecine et un en pharmacie. Ces jeunes spécialistes viennent renforcer la chaîne de formation et de spécialisation dans les hôpitaux du pays.

    Progression significative des effectifs

    À la fin de l’année 2023, la répartition du personnel révélait déjà des disparités régionales importantes : 36 % des agents étaient concentrés à Lomé, contre des proportions plus faibles dans les autres régions. Les recrutements successifs ont contribué à atténuer ces déséquilibres.

    Au total, plus de 4 228 nouveaux agents ont été intégrés entre 2024 et 2026. En cumulant ces chiffres aux effectifs de 2023, le Togo compterait désormais plus de 17 000 agents de santé dans le secteur public, soit une progression estimée à environ 31 % en trois ans.

    Cette évolution traduit un engagement fort des autorités en faveur du renforcement du système de santé, avec pour objectif ultime une meilleure couverture sanitaire et un accès plus équitable aux soins sur l’ensemble du territoire national.

  • Microfinance : 4,7 millions de vies impactées

    Microfinance : 4,7 millions de vies impactées

    Les services financiers décentralisés s’imposent aujourd’hui comme un levier central de l’inclusion financière au Togo. Longtemps tenues à l’écart du système bancaire classique, de larges franges de la population accèdent désormais à des solutions adaptées grâce à la microfinance. Crédit, épargne sécurisée et accompagnement économique permettent à des millions de Togolais d’améliorer leurs conditions de vie et de développer des activités génératrices de revenus.

    Une inclusion financière en marche

    La microfinance repose sur une ambition claire : rendre les services financiers accessibles à tous, notamment aux populations historiquement exclues. Contrairement aux banques traditionnelles, souvent concentrées dans les grandes villes et exigeant des garanties importantes, les institutions de microfinance proposent des offres plus flexibles et adaptées aux réalités locales.

    Dans les zones urbaines comme rurales, ces structures jouent un rôle de proximité déterminant. Elles permettent à des profils variés — commerçants, artisans, agriculteurs ou encore travailleurs du secteur informel — d’accéder à des financements jusque-là inaccessibles. Ce rapprochement des services financiers contribue à réduire les inégalités et à stimuler l’économie locale.

    Les crédits accordés servent à financer le lancement ou le développement d’activités économiques. Ils permettent l’achat d’équipements, la constitution de stocks ou encore la consolidation d’entreprises naissantes. Parallèlement, les dispositifs d’épargne offrent aux bénéficiaires des solutions fiables pour sécuriser leurs ressources, favorisant ainsi une meilleure gestion financière au quotidien.

    Une progression notable des indicateurs

    Les chiffres témoignent de la vitalité du secteur. À la fin du mois de décembre 2025, la microfinance comptait plus de 4,69 millions de bénéficiaires, un chiffre en nette progression par rapport à l’année précédente. En effet, ils étaient un peu plus de 4,45 millions à fin 2024, avant d’atteindre près de 4,7 millions un an plus tard.

    L’encours des dépôts, qui représente le volume total des fonds confiés aux institutions, s’élève à 447,5 milliards de francs CFA. Ce niveau, en hausse par rapport aux 401 milliards enregistrés en 2024, illustre la confiance croissante des populations envers ces structures.

    Du côté des crédits, l’encours atteint 352,1 milliards de francs CFA, en légère baisse par rapport aux près de 359 milliards de l’année précédente. Cette diminution est interprétée positivement : elle traduit une capacité accrue des emprunteurs à honorer leurs engagements, signe d’une meilleure discipline financière.

    Selon les données du ministère des Finances et du Budget, l’ensemble des actifs du secteur dépasse désormais 578 milliards de francs CFA. Une performance qui confirme la solidité et l’expansion continue de la microfinance dans le pays.

    Un maillage territorial dense

    Le succès des services financiers décentralisés repose également sur leur forte implantation à travers le territoire. Plus de 140 structures sont aujourd’hui recensées, offrant aux populations un accès de proximité à des services financiers adaptés.

    Ces institutions constituent des points de contact réguliers pour de nombreux Togolais. Elles proposent des crédits à des conditions jugées accessibles, avec des taux d’intérêt modérés et des exigences moins contraignantes que celles des circuits bancaires traditionnels.

    Parmi ces structures, 63 sont regroupées au sein de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (APSFD), une organisation qui contribue à la structuration et à la professionnalisation du secteur.

    Un outil de transformation sociale

    La microfinance ne se limite pas à un simple mécanisme financier. Elle s’affirme comme un véritable outil de transformation économique et sociale. En facilitant l’accès au crédit et à l’épargne, elle favorise l’autonomisation des populations, notamment des femmes, des jeunes et des personnes vulnérables.

    Les ménages peuvent ainsi mieux faire face aux aléas économiques, investir dans des activités productives et améliorer leur niveau de vie. Les micro-entrepreneurs, quant à eux, trouvent dans ces dispositifs un appui essentiel pour lancer ou développer leurs initiatives.

    Cette dynamique contribue à renforcer le tissu économique local, à créer des emplois et à encourager l’esprit entrepreneurial. Elle participe également à la réduction de la pauvreté et à la promotion d’une croissance plus inclusive.

    Au regard de ces avancées, la question de l’impact de la microfinance au Togo ne se pose presque plus. Les résultats observés sur le terrain, combinés à l’évolution des indicateurs, confirment que les services financiers décentralisés sont devenus un pilier du développement économique et social du pays.

  • Entrepreneuriat (FAIEJ) : le grand tournant

    Entrepreneuriat (FAIEJ) : le grand tournant

    Au Togo, l’accompagnement des jeunes entrepreneurs entre dans une nouvelle phase décisive. Après plus d’une décennie d’actions structurantes, le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (Faiej) laisse place à une structure plus ambitieuse : l’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises (ADTPME). Une évolution stratégique qui marque une volonté claire des autorités de renforcer l’impact des politiques publiques en faveur de l’emploi et de la création de richesse.

    Instrument clé pendant plus de dix ans

    Pendant près de douze ans, le Faiej s’est imposé comme un levier essentiel de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes au Togo. Conçu pour répondre à la problématique du chômage et de l’insertion professionnelle, ce mécanisme a permis à des milliers de jeunes de franchir le cap de la création d’entreprise.

    À travers des dispositifs combinant formation, accompagnement technique et appui financier, le Faiej a contribué à faire émerger une génération d’entrepreneurs plus structurée et mieux préparée aux réalités du marché. Dans des secteurs variés tels que l’agriculture, l’artisanat, les services ou encore les technologies, les bénéficiaires ont su développer des activités viables et génératrices de revenus.

    Le bilan du dispositif est éloquent : 3,57 milliards de francs CFA mobilisés pour accompagner 5 370 jeunes, avec un taux de remboursement de 61,30 %. Ces chiffres traduisent à la fois l’ampleur de l’intervention et l’engagement des bénéficiaires dans la réussite de leurs projets.

    Au-delà des financements, le Faiej a surtout permis de renforcer les capacités entrepreneuriales des jeunes. Structuration des projets, acquisition de compétences en gestion, suivi technique : autant d’éléments qui ont contribué à améliorer la durabilité des initiatives soutenues. Pour beaucoup, ce programme a représenté une véritable opportunité de sortir du chômage et de devenir acteur de leur propre développement.

    Transition stratégique, sans rupture

    L’introduction de l’ADTPME ne constitue pas une rupture, mais plutôt une continuité améliorée. Elle s’inscrit dans une logique d’adaptation aux nouvelles exigences d’une économie en constante mutation.

    Face aux défis liés à la compétitivité, à la formalisation des entreprises et à l’accès au financement, les autorités ont opté pour une réforme en profondeur du dispositif d’accompagnement. L’objectif est clair : gagner en efficacité, en cohérence et en impact.

    La principale innovation réside dans la mise en place d’un guichet unique, chargé de centraliser l’ensemble des mécanismes d’appui à l’entrepreneuriat. Cette approche vise à simplifier les démarches des entrepreneurs et à leur offrir un accompagnement plus lisible et mieux coordonné.


    Dispositif plus ambitieux

    Avec l’ADTPME, le Togo franchit un cap important dans sa politique de soutien au secteur privé. Cette nouvelle agence élargit considérablement le champ d’intervention en intégrant plusieurs dimensions essentielles au développement des entreprises.

    Parmi les axes majeurs de son action figurent :

    • Le renforcement des capacités entrepreneuriales, pour mieux préparer les porteurs de projets ;
    • L’accès au financement, afin de lever les contraintes liées au manque de ressources ;
    • L’amélioration de la compétitivité des entreprises, dans un contexte économique de plus en plus exigeant ;
    • La facilitation de la formalisation, pour intégrer davantage d’acteurs dans le secteur formel.

    En regroupant ces différents leviers au sein d’une même structure, l’ADTPME ambitionne de proposer un accompagnement plus intégré, capable de suivre les entrepreneurs à chaque étape de leur développement.

    Impact attendu sur l’économie nationale

    Au-delà de l’accompagnement individuel, cette réforme vise un objectif plus large : la consolidation du tissu économique national. En soutenant les très petites, petites et moyennes entreprises, considérées comme le socle de l’économie, l’ADTPME devrait contribuer à dynamiser la croissance et à créer davantage d’emplois.

    L’enjeu est d’autant plus important que la jeunesse togolaise représente une part significative de la population. Offrir à cette frange des opportunités concrètes d’insertion économique constitue un impératif pour le développement durable du pays.

    Grâce à une approche plus structurée et plus ambitieuse, les autorités espèrent ainsi maximiser l’impact des politiques publiques et renforcer la résilience de l’économie face aux défis actuels.

    Nouvelle génération d’entrepreneurs

    Avec la mise en place de l’ADTPME, le Togo ouvre une nouvelle page de son histoire entrepreneuriale. En capitalisant sur les acquis du Faiej tout en apportant des innovations majeures, cette réforme pourrait favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs, plus compétitifs et mieux intégrés dans les circuits économiques.

    Le pari est donc celui de la transformation : transformer les idées en projets solides, les projets en entreprises durables, et ces entreprises en véritables moteurs de croissance.

    Une ambition à la hauteur des défis, mais aussi des espoirs portés par toute une jeunesse en quête d’opportunités.

  • FNFI : le pari gagnant de la croissance inclusive

    FNFI : le pari gagnant de la croissance inclusive

    L’investissement public ne se limite plus à la simple dépense au Togo. Il s’inscrit désormais dans une logique de transformation durable, où chaque franc mobilisé doit générer de la valeur économique et sociale. À travers plusieurs mécanismes innovants, l’État structure des fonds capables de dynamiser l’économie, de favoriser l’inclusion et de créer des opportunités à grande échelle.

    Une stratégie publique orientée vers l’impact

    Le Fonds national de la finance inclusive (FNFI), le mécanisme Tinga, le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (Faiej) – aujourd’hui intégré à l’ADTPME – ainsi que le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT) incarnent cette vision. Bien que distincts dans leurs missions, ces dispositifs convergent vers un objectif commun : faire de la dépense publique un levier de croissance durable.

    Le FNFI, moteur de l’inclusion financière

    Parmi ces instruments, le FNFI se distingue par des résultats tangibles. En 2025, il a généré près de 932 millions de francs CFA de revenus financiers. Sur la même période, plus de 34 000 crédits ont été octroyés, injectant plus de 4 milliards dans l’économie nationale.

    Depuis sa création en 2013, le FNFI affiche des performances remarquables : 1,94 million de crédits distribués pour un volume global de 117,7 milliards de francs CFA, avec un taux de remboursement avoisinant les 95 %. Ces chiffres traduisent non seulement l’efficacité du mécanisme, mais aussi la confiance des bénéficiaires. En facilitant l’accès au financement pour les populations exclues du système bancaire classique, le FNFI contribue à élargir la base économique du pays.

    Tinga, l’énergie au service du développement

    Dans un registre différent, le programme Tinga s’attaque à un obstacle majeur : l’accès à l’électricité. Longtemps considéré comme coûteux pour de nombreux ménages, le raccordement devient désormais accessible grâce à un modèle innovant. Moyennant un paiement initial de 1 000 francs CFA, les bénéficiaires peuvent étaler le reste du coût sur plusieurs années, selon leurs capacités financières.

    Au 30 juin 2025, près de 80 000 foyers ont été raccordés dans plusieurs régions du pays. Au-delà du confort domestique, l’électricité transforme les dynamiques économiques locales. Les commerces prolongent leurs שעות d’activité, les ateliers améliorent leur productivité et de nouveaux services émergent. Ce cercle vertueux est renforcé par le principe de remboursement progressif, qui alimente en continu le fonds et assure sa durabilité.

    Entrepreneuriat : des jeunes au cœur de la dynamique

    Le soutien à l’entrepreneuriat constitue un autre pilier de cette stratégie. À travers le Faiej, plus de 6 900 projets ont été financés à fin 2024, générant plus de 27 000 emplois durables. Près de 9,6 milliards de francs CFA ont été mobilisés pour accompagner ces initiatives.

    Au-delà du financement, le dispositif proposait un accompagnement technique, sécurisant ainsi les parcours des jeunes entrepreneurs. Chaque projet soutenu devient un moteur de production, contribuant à renforcer le tissu économique national et à offrir des perspectives à une jeunesse en quête d’opportunités.

    Des territoires mieux structurés

    Le FACT, quant à lui, agit au niveau local en finançant des infrastructures essentielles. En cinq ans, plus de 41,8 milliards de francs CFA ont été alloués aux collectivités territoriales. Les dotations ont connu une progression significative, passant de 2,63 milliards en 2020 à 9,5 milliards en 2025, avec des projections encore plus ambitieuses pour 2026.

    Ces investissements permettent la construction d’écoles, de forages, d’extensions électriques ou encore de centres d’état civil. S’ils ne génèrent pas directement de revenus financiers, ils créent un environnement propice à l’activité économique et améliorent les conditions de vie des populations.

    Un cercle vertueux en construction

    À travers ces différents mécanismes, le Togo démontre que l’investissement public peut être un puissant catalyseur de développement. Revenus financiers, inclusion sociale, création d’emplois et structuration des territoires s’articulent pour former un écosystème cohérent.

    Plus qu’une politique, il s’agit d’une vision : celle d’un État stratège, capable de transformer ses ressources en opportunités concrètes pour ses citoyens. Un modèle qui, progressivement, installe les bases d’une croissance inclusive et durable.

  • Décision disciplinaire : ASKO FC blanchi dans l’affaire face à l’ASCK

    Décision disciplinaire : ASKO FC blanchi dans l’affaire face à l’ASCK

    La Commission de Discipline de la Fédération Togolaise de Football (FTF) a rendu sa décision concernant le match opposant l’ASKO FC à l’ASCK, disputé le 23 novembre 2025 au stade municipal de Kara, dans le cadre du championnat national de première division.

    Après examen des faits et des éléments versés au dossier, l’instance disciplinaire a statué en faveur du club de Kara. Elle a en effet rejeté les accusations de comportement antisportif portées contre l’intendant de l’ASKO, M. Gnimwédéou Kagnaya, estimant que l’infraction n’était pas établie.

    Cette décision prend effet immédiatement dès sa notification officielle aux parties concernées. Toutefois, celles-ci disposent d’un délai de dix jours pour introduire un recours devant la Commission de recours de la FTF, conformément aux dispositions en vigueur du Code de discipline.

Radio Renouveau228

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