Blog

  • Génie Imhotep séduit les artistes

    Génie Imhotep séduit les artistes

    À travers le championnat national « Génie Imhotep », AIMES-AFRIQUE réussit à unir artistes, humoristes et créateurs de contenus autour d’un même combat : faire de l’éducation à la santé un puissant levier d’encadrement et de sensibilisation de la jeunesse togolaise.

    L’ONG AIMES-AFRIQUE poursuit son offensive en faveur de l’éducation à la santé chez les jeunes Togolais. À travers la première édition du championnat national du jeu de culture générale en santé « Génie Imhotep », l’organisation a réussi à mobiliser plusieurs figures du monde culturel togolais autour d’un objectif commun : faire de la santé publique un sujet accessible, attractif et populaire auprès de la jeunesse.

    Le jeudi 7 mai 2026 à Lomé, artistes, humoristes, musiciens et créateurs de contenus ont participé à un match d’exhibition organisé par les clubs santé SOS Docteur TV. Une rencontre qui se voulait à la fois pédagogique, ludique et stratégique dans la campagne de sensibilisation portée par AIMES-AFRIQUE dans les établissements scolaires du pays.

    L’initiative s’inscrit dans un vaste programme d’excellence et d’émulation scolaire développé par l’ONG en partenariat avec plusieurs institutions publiques, notamment les ministères chargés de l’Éducation nationale, de la Santé et des Solidarités. À travers ce projet, AIMES-AFRIQUE entend rapprocher davantage le secteur culturel des enjeux de santé publique et renforcer les actions de prévention auprès des jeunes.

    Dans une ambiance conviviale, les invités ont découvert le fonctionnement du jeu « Génie Imhotep », un concept entièrement conçu au Togo pour renforcer les connaissances des élèves sur les questions sanitaires. Le principe repose sur des compétitions de culture générale orientées vers les thèmes liés à la santé, au civisme, au bien-être et au développement personnel.

    Pour les organisateurs, le jeu représente bien plus qu’une simple compétition intellectuelle. Il s’agit d’un outil éducatif destiné à inculquer aux jeunes des réflexes utiles pour leur quotidien, tout en développant leur esprit critique et leur capacité d’expression.

    Au cours de cette immersion, les acteurs culturels ont eux-mêmes pris part à des compétitions inspirées du format proposé aux élèves. Répartis en équipes, ils se sont affrontés dans une série de questions portant sur la santé publique et les connaissances générales.

    Après les phases éliminatoires, l’équipe « Musique Togo » s’est imposée face à « Comédie 288 » avec un score de 160 points contre 140. La grande finale a ensuite opposé « Musique Togo » à « Comédie Plus ». Une rencontre remportée par les humoristes de « Comédie Plus » sur le score de 170 à 100, sous les applaudissements du public présent.

    Au-delà de la compétition, les participants ont surtout salué une initiative qu’ils considèrent comme utile pour la jeunesse togolaise. Plusieurs artistes ont estimé que ce programme permet de détourner les jeunes de certaines distractions nocives tout en leur offrant un cadre d’apprentissage moderne et interactif.

    L’artiste togolais Yaknour Yvers a notamment insisté sur l’importance d’une telle approche éducative. Selon lui, le projet permet aux jeunes de comprendre que la santé ne se limite pas uniquement aux maladies ou aux soins médicaux, mais englobe aussi le bien-être, l’alimentation, l’hygiène et les comportements quotidiens.

    De son côté, le comédien Iréré a mis en avant le caractère fédérateur de l’initiative. Il estime que ce genre de programme peut contribuer à mieux encadrer la jeunesse togolaise en l’orientant vers des activités constructives, éducatives et citoyennes.

    Pour les responsables de AIMES-AFRIQUE, cette adhésion du monde culturel constitue un levier important dans la stratégie de sensibilisation. Les artistes et créateurs de contenus disposent en effet d’une forte influence auprès des jeunes, notamment à travers les réseaux sociaux et les plateformes numériques.

    Le président fondateur de AIMES-AFRIQUE et CEO de SOS Docteur TV, Serge Michel Kodom, explique que cette initiative s’intègre dans un programme structuré déjà déployé dans plusieurs établissements secondaires et universitaires du Togo.

    Selon lui, les clubs santé reposent sur sept axes stratégiques destinés à promouvoir l’éducation sanitaire, le leadership et l’expression des talents chez les jeunes. Parmi ces axes figure justement le jeu « Génie Imhotep », considéré comme l’un des principaux outils pédagogiques du dispositif.

    Après environ six mois d’activités dans les établissements scolaires, l’ONG a décidé de franchir une nouvelle étape avec l’organisation du championnat national. Cette phase servira de transition avant les compétitions régionales puis la grande finale nationale.

    Pour le Dr Kodom, l’implication des artistes répond également à une logique pédagogique bien précise. Le quatrième axe du programme, consacré à la production artistique et médiatique, vise justement à encourager les jeunes à utiliser l’art, la communication et les médias comme instruments de sensibilisation.

    Dans cette dynamique, les créateurs de contenus, humoristes et musiciens sont appelés à devenir de véritables relais des messages de prévention auprès de la jeunesse togolaise. Leur rôle consistera notamment à vulgariser les bonnes pratiques sanitaires et les valeurs citoyennes à travers leurs productions artistiques et leurs différentes plateformes de communication.

    À travers cette stratégie, AIMES-AFRIQUE veut renforcer la synergie entre éducation, santé et culture afin de faire de l’école un espace de prévention, d’apprentissage et de valorisation des talents.

    L’organisation rappelle d’ailleurs qu’en l’espace de deux ans, plus de 2 500 clubs santé ont été mis en place dans les établissements scolaires à travers le pays. Ces structures mobilisent aujourd’hui des milliers d’élèves autour des questions liées à la santé publique, au civisme, aux valeurs sociales et au développement personnel.

    Avec « Génie Imhotep », AIMES-AFRIQUE semble désormais vouloir franchir un nouveau cap : transformer l’apprentissage de la santé en une véritable dynamique populaire capable de mobiliser aussi bien les élèves que les figures influentes du monde culturel togolais.

  • Opposition togolaise : le meeting du 9 mai autorisé

    Opposition togolaise : le meeting du 9 mai autorisé

    Dans une décision qui marque un tournant politique, le gouvernement togolais donne son feu vert au meeting de l’opposition prévu le 9 mai à Akassimé et charge les autorités locales d’en assurer la bonne tenue.

    Après plusieurs semaines de tensions autour des libertés publiques et des activités politiques au Togo, les partis de l’opposition viennent d’obtenir une autorisation officielle pour organiser leur manifestation à Lomé. Dans une note adressée au préfet du Golfe, le ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, Awaté Hodabalo, donne son feu vert à la tenue d’un meeting politique prévu le samedi 9 mai 2026 à Akassimé, dans la commune du Golfe 4.

    Le document officiel, daté du 7 mai 2026 et signé par le ministre, précise que plusieurs formations politiques de l’opposition sont à l’initiative de cette rencontre d’échanges avec leurs militants sur la situation sociopolitique du pays. Il s’agit notamment de l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI), de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), des Forces Démocratiques pour la République (FDR) et du Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR).

    Dans cette correspondance administrative adressée au préfet du Golfe, le ministre ne se contente pas de notifier l’existence du meeting. Il demande explicitement aux autorités préfectorales de « prendre toutes les dispositions » nécessaires pour le bon déroulement de la manifestation. Une formulation qui est interprétée par plusieurs observateurs comme une reconnaissance officielle et sans ambiguïté de cette mobilisation politique.

    Cette décision apparaît comme un signal important dans un contexte où plusieurs activités politiques ou citoyennes ont récemment fait l’objet de restrictions, de reports ou de controverses. L’autorisation accordée à cette manifestation pourrait ainsi contribuer à décrisper l’atmosphère politique, alors que les débats autour des libertés de réunion et d’expression restent très sensibles au Togo.

    Selon la note ministérielle, le meeting se tiendra à partir de 14 heures sur le terrain d’Akassimé. Trois responsables politiques ont été désignés comme organisateurs principaux de la rencontre. Il s’agit de Kohan Kidékijimè Binafame des FDR, de Francis Pedro de l’ANC et d’Eklou Agbegninou du PSR. Le document mentionne également leurs contacts téléphoniques afin de faciliter la coordination avec les autorités administratives et sécuritaires.

    La démarche du ministère peut aussi être perçue comme une volonté d’encadrer légalement l’activité politique, tout en évitant d’éventuels débordements. En demandant au préfet de veiller à la bonne tenue du rassemblement, le gouvernement semble vouloir privilégier une approche de gestion concertée de cette mobilisation.

    Du côté de l’opposition, cette autorisation est susceptible de renforcer la détermination des militants et sympathisants qui voient dans cette décision une ouverture politique attendue. Le meeting du 9 mai s’annonce ainsi comme un rendez-vous politique majeur, à quelques jours seulement de sa tenue, dans une capitale où chaque mobilisation de l’opposition est particulièrement scrutée.

  • Nécrologie: De Souza Ayélévi Philomène née AMAH-TCHOUTCHOUI sera inhumée ce 9 mai

    Nécrologie: De Souza Ayélévi Philomène née AMAH-TCHOUTCHOUI sera inhumée ce 9 mai

    Décédée à North MEMORIAL Hospital, Robbinsdale Minnesota (USA) le 21 mars dans sa 78 è année, Veuve De Souza Ayélévi Philomène née AMAH-TCHOUTCHOUI sera enterrée ce samedi 9 mai au cimetière Bè-Kpota à Lomé.

  • Tour du Togo : la participation comme unique victoire

    Tour du Togo : la participation comme unique victoire

    À huit jours du démarrage du Tour cycliste international du Togo 2026, les coureurs togolais abordent encore la compétition avec davantage de courage et de passion que de véritables moyens pour rivaliser avec les meilleures équipes africaines.

    À huit jours du départ du Tour cycliste international du Togo 2026, prévu du 16 au 31 mars 2026, l’enthousiasme renaît chez les amoureux de la petite reine. Mais derrière l’ambiance festive et les discours officiels, une réalité persiste : les coureurs togolais semblent encore loin du niveau nécessaire pour rivaliser avec les grandes nations africaines du cyclisme. Pour beaucoup d’observateurs, l’essentiel pour les représentants togolais reste simplement de participer.

    Chaque année, le scénario se répète. Les cyclistes venus du Burkina Faso, du Mali, du Bénin, du Maroc ou encore de Côte d’Ivoire dominent largement les étapes, pendant que les Togolais peinent à suivre le rythme. Le constat est amer, mais il traduit surtout les profondes difficultés auxquelles le cyclisme togolais est confronté.

    Entre deux éditions du Tour, très peu de compétitions locales sont organisées pour maintenir les coureurs dans un véritable rythme de haute performance. Les stages de préparation restent rares et les moyens financiers limités. Dans plusieurs clubs, les vélos utilisés sont vieillissants et parfois inadaptés aux exigences du cyclisme moderne. À cela s’ajoute le manque d’équipements de récupération, de suivi médical et d’encadrement technique de haut niveau.

    Le problème des infrastructures demeure également central. Le Togo ne dispose pas de véritables centres spécialisés capables de former les jeunes talents sur la durée. Beaucoup de coureurs s’entraînent sur des routes dangereuses, sans sécurité adéquate, avec des risques permanents d’accidents. Certains abandonnent même prématurément faute de soutien financier ou de perspectives professionnelles.

    Le cyclisme togolais souffre aussi d’un déficit de sponsoring. Contrairement à d’autres pays où les équipes bénéficient d’un accompagnement structuré, les formations togolaises fonctionnent souvent grâce à la débrouillardise et à la passion de quelques dirigeants. Les primes restent faibles et les opportunités internationales limitées.

    Pourtant, le potentiel existe. Le Togo regorge de jeunes passionnés capables de progresser si un véritable projet de développement est mis en place. Mais sans politique sportive ambitieuse, sans compétitions régulières et sans investissements conséquents, les cyclistes togolais continueront probablement à courir davantage pour l’honneur que pour la victoire.

    À quelques jours du départ de la 31è édition du Tour 2026, l’espoir d’un exploit local demeure mince. Et une fois encore, le public togolais risque surtout d’assister au triomphe des autres nations sur ses propres routes.

  • Mamoudou Ibrahim, l’ambition en or

    Mamoudou Ibrahim, l’ambition en or

    Porté par une ambition olympique et une discipline de fer, Mamoudou Ibrahim rêve de hisser le Togo au sommet du taekwondo africain et mondial.

    À travers le sport, certains athlètes portent bien plus qu’un simple rêve personnel. Ils deviennent les symboles d’une ambition nationale. C’est le cas de Mamoudou Ibrahim, jeune taekwondoïste togolais dont les objectifs affichés traduisent une volonté claire, celle de hisser le Togo parmi les nations qui comptent sur la scène africaine et mondiale du taekwondo.

    Dans un visuel largement relayé sur les réseaux sociaux, l’athlète affiche sa détermination avec des mots forts : discipline, travail, persévérance et victoire. Des principes qu’il considère comme les fondements de sa carrière sportive. « Le talent fait gagner des matchs, mais le travail d’équipe et l’intelligence font gagner des championnats », peut-on lire sur l’affiche qui présente son projet sportif.

    Le combattant ne cache pas ses ambitions. Son premier grand rendez-vous est fixé pour 2026, lors du Championnat d’Afrique prévu à Bamako. Objectif annoncé : décrocher la médaille d’or et confirmer sa domination continentale. Une échéance importante qui pourrait marquer un tournant dans sa carrière.

    Pour l’année prochaine, en 2027 donc, Mamoudou Ibrahim vise encore plus haut avec les Jeux africains en Égypte. Là encore, le Togolais rêve d’un podium afin de faire rayonner les couleurs nationales sur le continent. À travers cette progression méthodique, l’athlète montre qu’il construit son parcours étape par étape, avec une vision à long terme.

    Mais le sommet de cette ambition reste sans doute les Jeux olympiques de 2028 à Los Angeles, aux Etats Unis. Pour le taekwondoïste, participer à cette compétition mondiale représenterait déjà une immense fierté. Pourtant, il ne veut pas se contenter d’y figurer. Son ambition est simple et claire: décrocher une médaille olympique pour le Togo.

    Derrière cet objectif se cache un travail intense. L’athlète met en avant plusieurs piliers de réussite, notamment la préparation physique, la force mentale, la maîtrise technique, l’hygiène de vie rigoureuse et le travail d’équipe. Des éléments devenus indispensables dans le sport de haut niveau où la concurrence est de plus en plus rude.

    Au-delà des résultats sportifs, Mamoudou Ibrahim veut également laisser un héritage. Il ambitionne de devenir un modèle pour la jeunesse et de contribuer au développement du taekwondo au Togo et en Afrique. Une vision qui dépasse les tatamis et qui pourrait inspirer toute une génération de jeunes sportifs togolais.

  • Faux médicaments : l’appel pressant du Club RFI Togo

    Faux médicaments : l’appel pressant du Club RFI Togo

    À Kpalimé, le Club RFI Togo sonne la mobilisation générale contre les faux médicaments et appelle partenaires et sponsors à s’engager dans une lutte vitale pour la santé publique.

    Face à la prolifération inquiétante des faux médicaments dans les circuits informels, le Club RFI Togo hausse le ton et mobilise. À travers la 8ᵉ édition de ses activités, prévue du 21 au 23 août 2026 à Kpalimé, dans la préfecture de Kloto, l’organisation entend sensibiliser largement les populations sur les dangers liés à la consommation de produits pharmaceutiques vendus dans la rue.

    Placée sous le thème « Les faux produits, un crime contre l’Humanité », cette initiative met en lumière une réalité préoccupante pour la santé publique. Dans de nombreuses villes africaines, et particulièrement au Togo, la vente de médicaments de rue reste une pratique répandue, alimentée par la pauvreté, l’accessibilité limitée aux structures de santé et le manque d’information. Pourtant, ces produits, souvent contrefaits, mal conservés ou périmés, représentent un danger réel pouvant entraîner des complications graves, voire des décès.

    Conscient de l’ampleur du phénomène, le Club RFI Togo ne se contente pas d’alerter. L’organisation ambitionne de créer un véritable mouvement d’engagement citoyen autour de cette cause. Conférences, panels, campagnes de sensibilisation et actions de proximité sont annoncés pour toucher un large public, notamment les jeunes et les populations rurales souvent les plus exposées.

    Pour réussir ce pari, le Club lance un appel solennel aux sponsors et partenaires. L’objectif est clair : mobiliser des ressources financières et logistiques afin de donner à cette campagne l’impact qu’elle mérite. Entreprises, institutions et organisations de la société civile sont invitées à s’associer à cette lutte qui dépasse les intérêts individuels pour toucher à la dignité humaine.

    Au-delà de l’événement lui-même, cette 8ᵉ édition se veut un déclic. Elle ambitionne de susciter une prise de conscience collective et durable, incitant les autorités à renforcer les contrôles et les citoyens à adopter des comportements responsables.

    À Kpalimé, en août prochain, il ne s’agira donc pas seulement d’un rendez-vous associatif, mais d’un cri d’alarme. Un appel à agir, ensemble, pour mettre fin à un fléau silencieux qui menace des milliers de vies.

  • Paul Nouziayovo, la voix qui fait vibrer la foi et danser les foules

    Paul Nouziayovo, la voix qui fait vibrer la foi et danser les foules

    Entre ferveur spirituelle et rythmes entraînants, l’évangéliste et artiste gospel Paul Nouziayovo s’impose comme une figure incontournable dont les chants enflamment la foi et font danser des foules bien au-delà du Togo.

    Dans le paysage du gospel togolais, certains noms résonnent comme des évidences. Celui de Paul Nouziayovo en fait incontestablement partie. À la fois prédicateur et artiste, cet homme de Dieu a su imposer un style unique, mêlant ferveur spirituelle et énergie musicale communicative.

    Originaire de Hahotoé, dans la préfecture de Vo au Togo, il grandit dans un environnement où la musique occupe une place centrale. Mais c’est sa rencontre avec la foi chrétienne qui va transformer son parcours. Très tôt, il décide de consacrer son talent à l’évangélisation, débutant dans la chorale de son église avant de tracer progressivement son propre chemin artistique.

    Succès

    Le déclic intervient avec ses albums, notamment Awo Nyuié Nam (2012) et Mazi Dodoe O (2015), qui rencontrent un franc succès. Sa musique, chantée souvent en langues locales, touche un public large et intergénérationnel. Résultat : en 2015 et 2016, il est sacré meilleur artiste gospel du Togo aux All Music Awards.

    Mais au-delà des récompenses, c’est l’impact populaire qui impressionne. Ses chansons sont reprises dans les églises, dans les maisons et même par des enfants. Mieux encore, elles font danser. Oui, danser. Car chez Nouziayovo, la louange n’est pas figée : elle est vivante, rythmée, entraînante. Ses titres comme Élève mon esprit ou Méga zidodui o illustrent parfaitement cette capacité à transformer la prière en célébration joyeuse, faisant vibrer les mélomanes togolais et bien au-delà.

    Entre musique et ministère

    Loin de se limiter à la scène musicale, Paul Nouziayovo est aussi un évangéliste engagé. Fondateur du camp de prière « Montagne de secours » au sud de Lomé, il organise régulièrement des temps forts spirituels rassemblant des fidèles venus de divers horizons.

    C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’événement “Nuits de Résurrections”, prévu les vendredis 15, 22 et 29 mai 2026 au camp Xonamé-Todzi. Trois nuits de veillées de prière placées sous le signe de la foi, de la délivrance et de la communion spirituelle. Une initiative qui confirme son rôle de leader religieux autant que d’artiste.

    Empreinte

    Son influence dépasse désormais le cadre national. Invité à des missions en Europe, notamment en France, il continue de porter un message d’espérance à travers la prédication et la musique.

    Charismatique, accessible et profondément ancré dans sa foi, Paul Nouziayovo incarne cette nouvelle génération d’artistes gospel africains capables de conjuguer spiritualité et popularité.

    Une chose est sûre : au Togo comme ailleurs, quand ses chansons résonnent, difficile de rester immobile.

  • Esayas Woldemariam Hailu : l’empreinte avant le départ

    Esayas Woldemariam Hailu : l’empreinte avant le départ

    À la tête d’Asky Airlines depuis 2022, le dirigeant éthiopien transforme Lomé en laboratoire stratégique, avec en ligne de mire une ascension au sommet du transport aérien africain.

    Nommé en juin 2022 à la tête de Asky Airlines, Esayas Woldemariam Hailu n’a jamais donné l’impression d’être en terrain d’apprentissage. Pourtant, pour cet ancien cadre de Ethiopian Airlines, le passage au Togo s’apparente à bien plus qu’un simple mandat régional : une étape décisive dans une trajectoire ambitieuse qui pourrait le conduire à Addis-Abeba, au sommet du géant aérien continental.

    Dès sa prise de fonction, le dirigeant impose une méthode : consolidation des acquis, discipline opérationnelle et projection stratégique. Dans un secteur aérien africain encore fragmenté, il s’attèle à faire de Lomé un hub incontournable en Afrique de l’Ouest. Sous son impulsion, Asky renforce ses liaisons régionales, affine son modèle économique et consolide son rôle de partenaire clé d’Ethiopian Airlines dans la sous-région.

    Mais au-delà des chiffres et des routes aériennes, c’est une vision industrielle qu’Esayas Woldemariam Hailu cherche à inscrire dans la durée. Son ambition est claire, de faire d’Asky une compagnie de référence, capable de rivaliser en efficacité et en fiabilité avec les standards internationaux. Une manière de démontrer sa capacité à diriger une entité complexe, dans un environnement concurrentiel et souvent imprévisible.

    Selon nos sources, cette stratégie n’est pas dénuée d’arrière-pensée. À Addis-Abeba, la succession à la tête d’Ethiopian Airlines se profile à moyen terme, et chaque décision prise à Lomé est scrutée comme un indicateur de leadership. En ce sens, le passage d’Esayas Woldemariam Hailu au Togo ressemble à un test grandeur nature, où se jouerait sa crédibilité pour accéder aux plus hautes responsabilités, murmure-t-on.

    Conscient du caractère transitoire de sa mission, le dirigeant entend néanmoins laisser une empreinte durable. Cela passe par la structuration des équipes locales, le renforcement des compétences et l’ancrage d’une culture d’entreprise orientée vers la performance. Son objectif est simple et clair : que son successeur hérite d’une compagnie plus robuste, mieux intégrée et tournée vers l’avenir.

    Lomé pourrait ainsi n’être qu’une escale dans le parcours d’Esayas Woldemariam Hailu. Mais une escale stratégique, où se construit, à l’abri des projecteurs mondiaux, le profil d’un dirigeant appelé à jouer un rôle majeur dans l’aviation africaine.

  • TV5 Monde interdite au Burkina : nouvelle escalade médiatique

    TV5 Monde interdite au Burkina : nouvelle escalade médiatique

    Accusée de désinformation et d’apologie du terrorisme dans sa couverture des violences jihadistes au Sahel, TV5 Monde est désormais interdite d’émission au Burkina Faso par les autorités militaires.

    Le Burkina Faso a décidé, mardi, d’interdire la diffusion de la chaîne française TV5 Monde sur son territoire, l’accusant de « désinformation » et d’« apologie du terrorisme » dans le traitement des violences jihadistes au Burkina Faso et au Mali voisin, selon une décision du Conseil supérieur de la communication (CSC).

    Dans un communiqué signé par son président Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, le régulateur des médias justifie cette mesure par « de nombreux manquements à la loi, à l’éthique et à la déontologie » constatés dans les contenus diffusés par la chaîne, notamment dans ses journaux télévisés d’avril à mai 2026. Les autorités reprochent à TV5 Monde sa couverture des attaques terroristes survenues le 25 avril 2026 au Mali, qu’elles estiment biaisée.

    Déjà dans le viseur des autorités burkinabè, la chaîne avait été suspendue à titre temporaire à deux reprises en 2024, en avril puis en juin, avant cette interdiction définitive de diffusion. Cette nouvelle mesure s’inscrit dans une série de restrictions visant des médias étrangers, dans un contexte de tensions entre la junte au pouvoir et certaines organisations de presse internationales.

    Le Burkina Faso est dirigé depuis septembre 2022 par une junte militaire conduite par le capitaine Ibrahim Traoré, arrivée au pouvoir à la suite d’un second coup d’État en huit mois. Les autorités militaires affirment régulièrement leur volonté de renforcer la « souveraineté informationnelle » du pays face aux influences extérieures.

    La chaîne TV5 Monde a également été suspendue au Mali voisin en mai 2025, dans un contexte similaire de tensions avec les autorités militaires, qui lui reprochent un manque d’impartialité dans le traitement de l’actualité politique et sécuritaire.

    Cette décision intervient dans un climat régional de crispation entre plusieurs régimes militaires ouest-africains et certains médias internationaux, régulièrement accusés de partialité et de remise en cause de leur crédibilité médiatique.

  • Un poète derrière les barreaux : la polémique Affectio enfle

    Un poète derrière les barreaux : la polémique Affectio enfle

    Une nouvelle incarcération du poète Affectio, soupçonné dans une affaire de photos et de transmission d’informations, ravive les tensions et provoque une vive indignation au sein de l’opinion publique togolaise.

    L’activiste et poète Honoré Sitsopé Sokpor, connu sous le pseudonyme Affectio, se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une procédure judiciaire qui suscite de vives réactions au sein de l’opinion publique togolaise. Présenté le 4 mai 2026 à un juge d’instruction, après son arrestation intervenue le 24 avril, il a été placé en détention dans l’attente de la suite de l’enquête.

    Selon les informations disponibles, il lui est reproché d’avoir pris des photographies sur un chantier en construction, images que les autorités soupçonnent d’avoir été transmises à des contacts basés à l’étranger, notamment au sein du mouvement du 6 juin (M66), un collectif de la société civile actif dans la diaspora. Dans un contexte marqué par une vigilance accrue autour de la circulation d’informations jugées sensibles, ces faits présumés sont considérés avec sérieux par les autorités judiciaires.

    Toutefois, à ce stade de la procédure, aucune décision définitive n’a été rendue, et les faits reprochés restent à établir par l’instruction en cours. Le principe de la présomption d’innocence demeure donc applicable.

    Ce nouvel épisode intervient quelques mois seulement après une première incarcération du poète. Entre janvier et décembre 2025, Affectio avait déjà été détenu à la suite de la publication d’un texte sur les réseaux sociaux. Libéré sous contrôle judiciaire en fin d’année, il voit aujourd’hui sa situation se compliquer à nouveau.

    Son avocat, Me Paul Dodji Apevon, a indiqué que son client devrait être maintenu en détention provisoire pendant la durée de l’instruction. La défense, sans entrer dans les détails du dossier, entend faire valoir les droits de son client et contester les éléments à charge dans le strict respect des procédures en vigueur.

    Au-delà du cas individuel, cette affaire provoque une vague d’indignation dans plusieurs segments de la société. Des organisations politiques ainsi que des acteurs de la société civile dénoncent une arrestation qu’ils jugent préoccupante et appellent à la libération pure et simple de l’activiste. Pour ces organisations, cette situation pose la question plus large des libertés publiques, notamment celle de la création artistique et de l’expression citoyenne.

    Dans l’attente des conclusions de la justice, le dossier Affectio continue de cristalliser les débats. Entre exigences de sécurité, respect des lois et protection des libertés individuelles, cette affaire met en lumière les tensions persistantes autour de la gestion de l’information et de la parole critique au Togo.

Radio Renouveau228

Ceci fermera dans 0 secondes