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  • Togo-James Amaglo, maire de Golfe 2, est décédé

    Togo-James Amaglo, maire de Golfe 2, est décédé

    Docteur James Amaglo, maire de la commune Golfe 2, est décédé ce dimanche 14 juillet des suites d’une courte maladie alors qu’il était, depuis quelques semaines, dans un centre de santé à Lomé.

    Cadre des Forces démocratiques de la République, notamment son vice-président, Docteur James Amaglo, n’est plus. L’homme politique quitte le monde des vivants, laissant dans la tristesse sa famille biologique et politique.

    Connu pour sa nature sobre, il a été l’un des artisans de la lutte pour l’alternance. Une alternance qu’il ne verra pas de son vivant.

  • À l’école militaire de Saint-Cyr, «le Togo et la France, main dans la main»

    À l’école militaire de Saint-Cyr, «le Togo et la France, main dans la main»

    C’est l’histoire d’une amitié entre deux élèves-officiers. L’un est togolais, l’autre français. Ils se sont rencontrés sur les bancs de la prestigieuse école militaire française de Saint-Cyr et sont devenus inséparables. Tous deux passionnés par le pays de l’autre, ils veulent renforcer la coopération militaire entre le Togo et la France. 

    « Dès nos premiers jours à Saint-Cyr, on est directement devenu amis avec Essomendan », se rappelle le sous-lieutenant Hugues en se dirigeant vers une tente. À côté de lui, le Togolais Essomendan est vêtu du même uniforme bleu et rouge. Ils sont en pleine répétition pour le défilé du 14-Juillet, sur le camp militaire de Satory, en région parisienne. L’événement marque la fin de leurs études dans la prestigieuse école militaire française. 

    Un échange au Togo

    À son arrivée à Saint-Cyr, il y a trois ans, Essomendan découvre les us et coutumes de la France et s’attache au pays. Au fil des années, son amitié avec Hugues se renforce. L’élève-officier français, lui, est attiré par le Moyen-Orient. Mais, quand il apprend que l’académie propose un échange avec plusieurs pays d’Afrique dans le cadre d’un nouveau partenariat, il n’hésite pas une seconde : « Je n’ai pas réfléchi. C’était naturel, j’ai choisi le pays d’Essomendan, le Togo ». 

    Il part trois mois avec son ami togolais, qui devient son guide dans ce pays d’Afrique subsaharienne dont il ignore tout. C’est avec un grand sourire qu’Essomendan se remémore ce voyage chez lui :« On faisait nos sorties ensemble, on allait voir ma famille ensemble, on travaillait ensemble. On ne se quittait jamais ».

    Continuer à améliorer la coopération militaire entre les deux pays

    Frappé par l’accueil des Togolais, le sous-lieutenant Hugues tombe amoureux du pays et n’a plus qu’une idée en tête, y retourner. « J’aimerais continuer à améliorer la coopération militaire franco-togolaise afin que le pays puisse combattre efficacement le terrorisme au nord de ses frontières, en devenant attaché de défense par exemple. » 

    Le sous-lieutenant Essomendan acquiesce. « Nous avons des terrains d’opération qui sont amenés à être les mêmes. Si demain, je rencontre le sous-lieutenant Hugues sur un théâtre d’opérations, cela sera beaucoup plus facile de coopérer avec lui. »

    Alors ce lien, qu’ils ont noué sur les bancs de l’école, ils veulent le préserver, « le faire vivre à travers les âges ». Pour cela, ils ont une devise qu’ils aiment dire partout où ils vont. « Le Togo et la France, ensemble, main dans la main ! », s’exclament fièrement les deux amis.

    Source: Rfi.fr/Afrique

  • Kofi Yamgnane, François Boko et Jean-Sylvanus Olympio créent une coalition anti-Faure Gnassingbé

    Kofi Yamgnane, François Boko et Jean-Sylvanus Olympio créent une coalition anti-Faure Gnassingbé

    Kofi Yamgnane, François Akila-Esso Boko et Jean-Sylvanus Olympio, des Togolais établis dans la diaspora, connus pour leur opposition au régime cinquantenaire, forment un mouvement politique devant relancer la lutte pour l’alternance dans leur pays d’origine.

    Kofi Yamgnane, ancien secrétaire d’État chargé de l’Intégration auprès du ministre des Affaires sociales et de l’Intégration de France de 1991 à 1993, conseiller régional de Bretagne de 1992 à 1997 et député socialiste du Finistère lors de la XIe législature de 1997 à 2002, devenu opposant au Togo ;  Jean-Sylvanus Olympio, homme d’affaires et l’avocat François Akila-Esso Boko, ancien ministre de l’Intérieur et de la Sécurité du Togo décident d’unir leurs forces pour contrer le régime cinquantenaire..

    Ces trois personnalités établies dans la diaspora, notamment dans l’hexagone depuis plusieurs années, travaillent actuellement sur la création d’un mouvement anti-Faure Gnasisngbé, selon le confrère L’Alternative.

    Elles vont, donc, porter sur les fonts baptismaux, le 20 juillet 2024, ce qu’elles appellent le Mouvement de libération nationale (MLN).

    Union

    « Le 06 mai 2024, le chef de l’État togolais, Faure Gnassingbé, a procédé, dans un contexte sociopolitique délétère, à la promulgation de la loi portant changement de constitution et ce, malgré toutes les voix qui se sont élevées, sur le plan national et international, contre ce projet », déplorent ces opposants dans des propos rapporté par le journal cité plus haut.

    Et de poursuivre : « En communion avec lui et dans un front uni, nous, Kofi Yamgnane, Jean-Sylvanus Olympio, François Boko, nous nous engageons patriotiquement à fédérer les forces de la diaspora d’abord, et du peuple togolais tout entier ensuite, pour mettre fin à l’injustice, au délabrement du tissu économique et social, aux inégalités abyssales, à la corruption, à la manipulation, à la dictature, à la monarchisation du Togo ».

    Avec pour « objectif (…) la libération totale » du Togo, consistant, à les en croire, à « mettre définitivement un terme à la dérive autoritaire et monarchique » du pouvoir togolais.

  • En RDC, une artillerie lourde contre Koffi Olomide

    En RDC, une artillerie lourde contre Koffi Olomide

    Pour avoir critiqué les autorités congolaises par rapport à la guerre dans l’est du pays, la star de la rumba Koffi Olomide est convoquée par le Conseil de l’audiovisuel et de la communication.

    Le samedi 6 juillet, la superstar de la rumba a participé à l’émission populaire de la Radio-télévision nationale congolaise (RTNC), « Le Panier, the Morning Show »,  au cours de laquelle il a été interrogé sur la guerre qui se déroule au nord-Kivu, une localité située à l’est de la RDC.

    Et Antoine Christophe Agbepa Mumba, dit Koffi Olomidé, n’est pas allé de main morte pour donner son opinion (trop sentencieuse?). « De quelle guerre vous parlez ? », s’interroge l’artiste d’abord, avant de dégainer : « Il n’y a pas de guerre (…) Nous sommes tapés, on nous gifle, on fait de nous ne que l’on veut », ajoute-t-il.

    Selon lui, « Une guerre, c’est quand tu tires, je tire, comme en Ukraine ».

    Des propos diversement interprétés. Et qui lui valent une convocation au Conseil de l’audiovisuel et de la communication (CSAC). L’émission et son présentateur Jessy Kabasele suspendus provisoirement.

    Le régulateur reproche au présentateur de n’avoir pas recadré Koffi Olomidé bien qu’il soit désolidarisé des déclarations de la superstar un peu plus tard sur les réseaux sociaux.

  • Au Togo, les députés renforcent leur proximité avec les populations

    Au Togo, les députés renforcent leur proximité avec les populations

    Les députés mettent à profit l’intersession ou vacances parlementaires pour renforcer davantage leur proximité avec les populations. Ce mercredi 10 juillet 2024, une délégation de députés de la région maritime conduite par le Président de l’Assemblée nationale, Sevon-Tépé Kodjo Adédzé, a entamé une tournée d’échanges avec les populations des différentes préfectures de la région. La délégation était à Kévé dans l’Avé et à Tsévié dans le Zio pour cette démarche très appréciée par les populations qui ont compris le fonctionnement du régime parlementaire et les implications de la Vᵉ République. Elles ont aussi formulé des doléances à l’endroit des députés.

    Kévé, première étape de la tournée d’échanges entre les députés de la région maritime et les forces vives, notamment les groupements de femmes et de jeunes, la chefferie traditionnelle, les CVD et CCD, les agents de santé, les enseignants, les agriculteurs, les commerçants, les artisans et les élus locaux. La délégation a présenté à l’assistance les activités menées au cours de la première session ordinaire avec en toile de fond la session de droit qui a permis d’installer les députés de la première législature de la Vᵉ République, d’adopter le règlement intérieur et d’élire le Président de l’institution parlementaire ainsi que les autres membres du bureau. D’autres communications ont porté sur le régime parlementaire et la nouvelle constitution. Le Professeur Kossivi Hounaké, professeur titulaire de droit public, qui fait partie de la délégation, a expliqué en détail les dispositions transitoires et finales prévues au titre VI de la nouvelle constitution, notamment les articles 95 et 96.

    Des questions ont été posées sur le mode de désignation du Président du Conseil et du Président de la République, entre autres, et des éclairages ont été apportés sur ces sujets. Les populations ont également formulé des doléances sur plusieurs sujets, notamment l’agriculture, la santé, l’éducation, la transhumance, et le développement des infrastructures routières.

    Même démarche à Tsévié dans la préfecture de Zio. Après les échanges, l’initiative a été fortement appréciée par les populations qui se sont exprimées librement.

    Dans son intervention, le Président de l’Assemblée nationale, Sevon-Tépé Kodjo Adédzé, a rappelé que les députés, élus du peuple, sont « des serviteurs de la nation ». C’est pourquoi ils sont à l’écoute de la population et prennent en compte leurs doléances pour rechercher des solutions aux différentes préoccupations de leur localité.

    À la fin des échanges, les forces vives ont exprimé leur satisfaction pour cette démarche républicaine de la représentation nationale.

    « La chefferie traditionnelle de Zio salue cette action des députés qui se rapprochent de la population. Nous avons formulé des doléances relatives à l’état de nos routes, la disponibilité des engrais pour améliorer la production agricole, l’accès à l’eau potable, entre autres », a déclaré Togbui Passa Folly, Président du conseil préfectoral de chefs traditionnels de Zio.

    « Nous avons apprécié cette belle initiative des députés de revenir sur le terrain pour des échanges directs avec nous, forces vives de leurs circonscriptions. Nous sommes très satisfaits de cette rencontre avec nos élus. La rencontre nous a permis de mieux comprendre la nouvelle constitution », a indiqué Koffi Ahonkalékou.

    Cette tournée va se poursuivre dans d’autres préfectures, notamment celles de Yoto, Lacs, Vo et Bas-mono pour le compte de la région maritime. Parallèlement, d’autres équipes de députés parcourent actuellement les autres préfectures du pays pour le même exercice : expliquer aux populations les activités menées à l’Assemblée nationale, écouter leurs préoccupations et leurs suggestions afin de prendre en compte leurs besoins dans les propositions de lois et aider le gouvernement dans la mise en œuvre des politiques publiques pour un développement harmonieux du Togo.

    Source: Assemblée nationale

  • Richard Laté Lawson-Body fait le portrait de Kokou Ekouagou

    Richard Laté Lawson-Body fait le portrait de Kokou Ekouagou

    Richard Laté Body Lawson, artiste peintre et calligraphe togolais né en 1986, parle de son compatriote Kokou Ekouagou, lui aussi artiste, qu’il présente comme celui qui pend “les identités pour unir les cultures”.

    Né à Lomé en 1979, Kokou Ekouagou est un artiste plasticien togolais qui, dès son enfance, a été fasciné par les couleurs et les formes. Son intérêt pour l’art a été cultivé par ses enseignantes et s’est renforcé au lycée grâce à l’influence d’une professeure de dessin exigeante. Malgré son talent et sa passion pour le dessin, Ekouagou a d’abord poursuivi des études scientifiques avant de se consacrer pleinement à l’art, encouragé par son oncle artiste, Kisito Assangni.

    Ekouagou explore son héritage culturel africain dans ses œuvres, combinant des symboles traditionnels avec des techniques modernes pour créer des pièces qui dialoguent entre le passé et le présent. Sa série “Mémoire et Modernité” illustre cette dualité en fusionnant l’art traditionnel togolais avec des matériaux contemporains. En plus de son travail en studio, il s’engage activement dans la scène artistique togolaise et internationale, participant à des résidences et des ateliers.

    Conscient du pouvoir de l’art comme outil de transformation sociale, Ekouagou mène des projets communautaires, notamment des ateliers pour les jeunes. Pendant la pandémie de COVID-19, il a lancé le projet “Art et Résilience” pour soutenir psychologiquement les jeunes en utilisant l’art.

    Reconnu pour son talent et son engagement, Ekouagou a exposé ses œuvres dans des galeries prestigieuses et a participé à des événements artistiques majeurs, comme la Biennale de Dakar en 2022. Il envisage de créer une fondation pour soutenir les jeunes artistes africains et promouvoir l’art africain à l’échelle mondiale.

    Kokou Ekouagou est un artiste talentueux et engagé, un explorateur des identités culturelles et un acteur du changement social, dont le parcours inspire ceux qui croient au pouvoir transformateur de l’art.

    Par Richard Laté Lawson-Body

  • CEDEAO : « L’AES a intérêt à mettre de l’eau dans son vin »

    CEDEAO : « L’AES a intérêt à mettre de l’eau dans son vin »

    La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a ses points forts et ses côtés négatifs. Néanmoins, il ne faut pas jeter l’eau du bain avec le bébé. C’est le point de vue du journaliste Anani Sossou, estimant que l’Alliance des Etats du Sahel (AES) doit mettre « de l’eau dans son vin ».

    « Le 06 juillet à Niamey au Niger, les trois États de l’AES ont réitéré leur projet de retrait de la CEDEAO. Le lendemain 7 juillet à Abuja au Nigeria, la réplique de l’organisation sous-régionale ne s’est pas faite attendre. Désormais tout ressortissant du Burkina, du Mali et du Niger doit avoir un visa avant de circuler dans l’espace. Les conditions d’installation et de commerce dans les États membres seront drastiques.

    Le grand point positif de la CEDEAO est l’intégration régionale où avec son passeport ou sa carte d’identité et sans visa on peut aller d’un pays à un autre, on peut s’y établir et commercer, créer son entreprise. Je trouve personnellement que les pays de l’AES sur ce plan font fausse route car ils pénaliseront plus leurs ressortissants. Dans pareil cas, il faut passer par des négociations, trouver des compromis nécessaires afin de faciliter la vie des personnes et des biens. La CEDEAO c’est quand même plus de 400 millions d’habitants et l’intérêt à y gagner pour les 3 pays du Sahel est plus énorme qu’une rétractation.

    Les présidents du Sénégal et du Togo ont été désignés pour favoriser les négociations. L’AES rien que sur les aspects que je viens d’énumérer a intérêt à mettre de l’eau dans son vin. Personne ne lui dénie le droit à la souveraineté mais on peut aussi l’avoir dans l’espace communautaire ».

    Anani Sossou

  • Au Togo, la société Dodo Plast  face à la colère de ses employés

    Au Togo, la société Dodo Plast face à la colère de ses employés

    L’heure est grave à Dodo Plast, une société de la zone franche, basée à Lomé. Depuis ce mardi, ses employés sont en colère et le montrent bruyamment après que plus de 300 personnes ont été licenciées.

    Devant le siège de la société, propriété des Libanais et spécialisée dans la fabrication des objets en plastique, notamment seaux, bassines, cuvettes, bols, entre autres, un sit-in est organisé. Objectif, dénoncer le renvoi de plus de 300 employés après un congé technique. Il s’agirait d’un licenciement abusif, déplorent les grévistes.

    « Ils sont au total 330 employés à subir cette injustice qui dure plus de deux ans déjà. Selon les informations, tout a commencé lorsque le patron de Dodo Plast, Hussein Meiterek, a décidé de placer ces jeunes togolais en congé technique, les renvoyant ainsi chez eux », rapporte L’Alternatice.info.

    L’employeur, lui, justifie sa décision par ce qu’il appelle la conjoncture économique. Alors que dans le camp d’en face, « c’est la revalorisation du SMIG actée par le gouvernement togolais qui est la source du licenciement ».

  • LÉGISLATIVES FRANÇAISES: LES FACHOS NAZILLONS BLOQUÉS À LA PORTE DU POUVOIR

    LÉGISLATIVES FRANÇAISES: LES FACHOS NAZILLONS BLOQUÉS À LA PORTE DU POUVOIR

    Le dimanche 8 juillet 2024, la majorité des Français a tremblé puis a été soulagée à la proclamation des résultats: le parti fasciste des Le Pen, le Rassemblement National, n’obtenait pas la majorité absolue comme le laissait entendre les sondages.

    Il arrivait même en troisième position derrière la gauche unie et les macronistes. Ce parti de la haine ne proposait aux Français que le racisme, la xénophobie et l’apartheid.

    Comment la France en est-elle arrivée sur cette pente glissante et haineuse ? Les responsables sont tous les partis classiques qui se sont succédé à droite et à gauche depuis Mitterrand jusqu’à Macron. Au lieu de diagnostiquer les vrais maux de leur nauvaise gouvernance, ils sont incapables de trouver les remèdes idoines au chômage et à la crise du capitalisme. Par contre, ils ouvrent la porte sans réserve au capitalisme sauvage et à l’ultra-libéralisme qui font peu de cas des travailleurs et du social au nom du seul profit. Plus les entreprises multinationales font du profit, plus elles licencient les travailleurs ou délocalisent leurs entreprises vers les pays à faibles salaires. Les partis de gauche ont fait des politiques de droite, surtout les socialistes qui ont trahi les valeurs proclamées avec grandiloquence au point que les frontières économiques et idéologiques ont été gommées, faute d’imagination des uns et des autres. L’affaiblissement des syndicats et l’érosion presque totale du Parti communiste, naguère garants d’une politique de gauche favorable aux classes laborieuses, a encouragé ce flou idéologique et donc une politique destinée à satisfaire les riches et le marché.

    Mais plus la crise sévit, l’on a recours à la démagogie avec l’argument massue culpabilisateur des étrangers, des migrants qui “envahissent la France et bouffent le pain des Français”. Le bouc émissaire est tout trouvé. La lâcheté et la bêtise de l’argumentation se basent sur le fait que cette politique dévoyée n’attaque que les groupes faibles et minoritaires incapables de se défendre. Les Noirs, les Juifs, les Arabes, les étrangers européens (ex-yougoslaves, gitans, portugais, espanols, roumains,…). Cette façon criminelle et lâche de livrer en pâture d’honnêtes et braves travailleurs aux classes les plus déshéritées comme les ouvriers et les paysans, est une odieuse manipulation confortée par la suppression relative du pluralisme idéologique par l’achat de la plupart des médias par des milliardaires fascisants avec la complicité des gouvernements aux ordres. C’est la télé qui fabrique les futurs dirigeants politiques et chefs d’État. Sarkozy et Macron en sont les purs produits comme Maryse Le Pen et sa marionnette, un certain Jordan Bardella.

    Constat: la classe politique française manque d’idées et choisit une voie simpliste et mortifère pour abuser les citoyens et les inciter à la chasse à l’homme en prenant pour cibles les étrangers qui sont pourtant français comme les autres. Mais dans tous les cas des êtres humains. Même les valeurs démocratiques et les droits humains ont été foulés aux pieds par la France à travers la maltraitance des migrants africains et le soutien arrogant aux dictatures africaines les plus exécrables, d’où vient un sentiment antifrançais des peuples africains que les dirigeants français hypocrites attribuent aux Russes, lesquels n’ont fait que surfer sur cette vague. De plus, cette politique africaine de la France est en partie entre les mains avides d’affairistes mafieux qui pompent sans scrupule la sueur des Africains qu’ils affament avec la complicité de leurs amis dictateurs kleptocrates. Le malheur de la France est aussi le fait d’être dirigée depuis cinquante ans par des chefs d’État d’une rare médiocrité, d’authentiques cancres politiques irrécupérables.

    La politique scélérate des partis classiques a été récupérée par les partis d’extrême droite peuplés de nazillons, sans foi ni loi qui ont la nostalgie d’Hitler et de sa solution finale.

    Le populisme est une politique dangereuse qui excite les mauvais instincts et les préjugés. Dans tous les cas, c’est une stratégie du mensonge, de la manipulation. La propagande nauséabonde du fascisme ne tolère pas le pluralisme des voix et des idées. Face aux arguments de la raison raisonnante, le populisme ne connaît que la matraque et le coup de poing. Les idéologues de la droite extrême ne croient pas à la démocratie.

    En mars 2024, lors de mon passage au Salon du livre de Genève, au cours d’un débat auquel j’étais l’un des écrivains invités, j’ai eu à attirer l’attention du public, qui a bien voulu me prêter l’oreille, sur le jeu dangereux auquel s’adonnent les classes politiques européennes et américaines avec le populisme. Je l’ai invité à interroger l’histoire récente de l’Europe qui a vu Hitler et Mussolini accéder au pouvoir démocratiquement pour tuer la démocratie. Les exemples de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne fascistes ne sont pourtant pas si éloignés. Et que dire de l’Américain Donald Trump auquel n’ont rien à envier les pires tyrans psychopathes des républiques bananières ?

    À vouloir jouer avec le feu, l’Occident relativement démocratique risque d’engendrer un monstre. Il n’est pas trop tard comme l’a montré le barrage républicain du peuple français contre la peste brune, la bêtise et la médiocrité.

    Ayayi Togoata APÉDO-AMAH

  • Portrait de Lomé, des Nana Benz aux yéyés

    Portrait de Lomé, des Nana Benz aux yéyés

    Albums de famille, archives des photographes de studio, c’est toute une époque que les Togolais découvrent au Palais dans l’exposition « Lomé: portraits d’une ville ». Révélateurs puissants de souvenirs pour les visiteurs, déclencheurs de récits personnels ou points de départ d’une enquête dans la ville, les clichés des années 60 se rappellent aux bons souvenirs des Loméens.

    Source: rfi.fr

Radio Renouveau228

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