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  • JO 2024: Naomi Akakpo, sprinteuse et porte-drapeau du Togo, a vécu «une expérience dingue»

    JO 2024: Naomi Akakpo, sprinteuse et porte-drapeau du Togo, a vécu «une expérience dingue»

    Engagée dans ces JO 2024 sur 100m, Naomi Akakpo a battu son record personnel, vendredi 2 août. Pas assez pour prétendre à une place en demi-finales, mais la Togolaise continue d’améliorer son chrono. Elle donne déjà rendez-vous pour des temps encore meilleurs.

    C’est ce qu’on appelle une semaine intense. Vendredi 26 juillet, Naomi Akakpo défilait sur la Seine avec la délégation du Togo, lors de la cérémonie d’ouverture des JO 2024. Pour cette occasion, elle a eu l’honneur d’être la porte-drapeau de son pays avec le triathlète Eloi Adjavon.

    Sept jours plus tard, vendredi 2 août, la Togolaise a fait ses premiers pas aux Jeux de Paris, avec le début des séries du 100m. La ligne droite, épreuve-reine de l’athlétisme, celle qui attire tous les regards. Les tribunes du Stade de France étaient pleines pour le début des épreuves d’athlétisme dans le célèbre écrin de Saint-Denis, au lendemain des 20 kilomètres marche masculin et féminin.

    Dans un climat encore lourd, conséquence de la canicule des derniers jours et des orages qui ont éclaté dans la région, Naomi Akakpo a fait son entrée sur la piste violette au tour préliminaire. Partie dans le couloir n°5, la sprinteuse s’est classée à la 5e place de sa série en 12”34. Elle a battu son précédent record personnel, qui était de 12”39, mais n’a pas réussi à se classer dans le trio de tête, ni à se qualifier au temps.

    « Dans les prochaines années, ça va le faire. Ce record va descendre bientôt »

    C’est une jeune femme très souriante, bien qu’éliminée, qui s’est exprimée au micro de RFI après la course. « Franchement, c’était incroyable ! L’ambiance était juste ouf ! », s’est-elle exclamée. Sur son 100m, Naomi Akakpo, porte un regard critique et lucide : « Je ne vais pas mentir : il y a toujours une petite pointe de déception, parce que je n’ai pas fait ce que je souhaitais faire. Mais bon, c’est un record. C’est toujours bon à prendre ». Une attitude positive malgré « quelques pépins physiques » gênants ces derniers jours.

    L’athlète, avant tout spécialiste du 100m haies, est pour l’heure encore loin du record d’Afrique du 100m détenu par l’Ivoirienne Marie-Josée Ta Lou en 10”72. Mais ne lui parlez pas de limites. « Les limites sont faites pour être franchies ! », s’amuse-t-elle. Dans son cas, Naomi Akakpo se sent capable de faire mieux. « Je pense que je suis capable de courir beaucoup plus vite. L’objectif réaliste, avec le coach, était de faire dans les 11”. Même 11”99, je prenais. Je n’ai pas réussi à atteindre notre objectif, mais bon, dans les prochaines années, ça va le faire. Je pense que ce record va descendre bientôt, très rapidement. »

    Pour l’athlète de 23 ans, diététicienne-nutritionniste en parallèle de sa carrière sportive, ces Jeux resteront comme « une expérience dingue ». « Je n’aurais jamais pensé être là et vivre tout ça. C’est énormément d’émotions, je suis très reconnaissante », assure-t-elle. « Croire en soi » est le meilleur conseil de Naomi Akakpo, qui parle en connaissance de cause : « Je n’étais pas prédestinée à être là, mais j’ai toujours cru en moi. Je me suis battue, battue, battue… J’ai gravi les échelons au fur et à mesure pour en arriver là. Si je l’ai fait, tout le monde en est capable ».

    Avant de s’éclipser, la sprinteuse a un mot et une promesse à l’attention de ses compatriotes : « On est ensemble. Vraiment, merci pour le soutien. Je vous promets que la prochaine fois, je vous éblouirai encore plus ».

    Source: rfi.fr

  • Eliminatoires CAN 2025 | Dates, horaires et officiels des deux premiers matchs des Eperviers

    Eliminatoires CAN 2025 | Dates, horaires et officiels des deux premiers matchs des Eperviers

    Le Togo connait les dates de ses deux premiers matchs des qualifications de la Coupe d’Afrique des Nations CAN TotalEnergies, Maroc 2025. La Confédération Africaine de Football (CAF) a également confirmé les officiels des rencontres face au Libéria et à la Guinée équatoriale.

    Les Eperviers débutent le mois prochain les qualifications pour la CAN TotalEnergies Maroc 2025. Pour leur première sortie, Djéne Dakonam et ses coéquipiers seront face au Libéria. Le match aura lieu le 6 septembre au Stade de Kégué à Lomé à partir de 16h GMT.

    L’arbitre du match entre Eperviers et Lone Stars sera le Malawite Godfrey Philip NKHAKANANGA. Il sera assisté de son compatriote Clemence KANDUKU et du Botswanais Lucky KEGAKOLOGETSWE. Un autre Botswanais, Keabetswe DINTWA sera 4ème officiel. Le Commissaire au match est le béninois Claude Mahounou PAQUI tandis que Waldabet KOISSOUA du Tchad est désigné assesseur des arbitres.

    Trois jours après avoir affronté le Libéria, les Eperviers seront en déplacement le 9 septembre pour défier la Guinée Equatoriale. Le match est prévu à l’Estadio de Malabo à partir de 17 heures locales (16h GMT).

    Pour cette rencontre face au Nzalang, c’est un quatuor burundais qui aura la tâche de départager les protagonistes. Au sifflet, Pacifique NDABIHAWENIMANA assisté de Emery NIYONGABO et Rénovat BIZUMUREMY. Bertrand MANIRAKIZA est le quatrième officiel. Le congolais Jean Médard KOSSA est désigné Commissaire au match tandis que l’égyptien Ahmed Sayed ABOU ELELA sera l’assesseur des arbitres.

    Source: FTF

  • En Afrique, quelles stratégies pour atteindre « zéro faim dans le monde » ?

    En Afrique, quelles stratégies pour atteindre « zéro faim dans le monde » ?

    L’objectif « zéro faim dans le monde » d’ici 2030 pourrait être atteint à condition de trouver de nouveaux financements. Mais comment ? Les Nations unies tentent d’y répondre en mettant un accent particulier sur les financements innovants.

    Les chiffres officiels sont clairs.  En 2023, sur le continent africain, une personne sur cinq a souffert de la main, indique le rapport annuel sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde.

    Le plus inquiétant demeure, selon le même document, que les niveaux de la sous-alimentation sont les mêmes que ceux d’il y a quinze ans.

    Manque de moyens

    C’est dire que l’objectif «zéro faim dans le monde» peine à être concret à cause du manque de financements. Raison pour laquelle l’ONU, à travers le Fonds international de développement agricole (FIDA), table sur la recherche de solutions innovantes, estimées à 480 millions de dollars chaque année.

    Dans ce contexte, il ne faut plus miser uniquement sur les contributions des Etats membres du FIDA, stagnant autour de 5%. « Notre innovation participe à imaginer des nouveaux instruments pour pouvoir investir dans le secteur rural », insiste Bernard Hien, le directeur régional Afrique de l’ouest et du centre de cette organisation onusienne.

    Ce dernier parle des instruments nouveaux, notamment les obligations durables. « Aujourd’hui même, en réalité, nous avons émis notre première obligation nutrition de 50 millions avec un partenariat avec une mutuelle d’assurance japonaise. Donc ça va nous permettre de mieux prendre en compte les questions de malnutrition dans le projet et de mieux accompagner les pays », ajoute-t-il.

    Et ce n’est pas tout. Il existe également d’autres innovations en matière de financement : les garanties, les cofinancements, entre autres. Le tout en associant le secteur privé de telle sorte à disposer de finance durable calquée sur les Objectifs de développement durables (ODD).

  • Au Togo, une attaque d’ampleur rappelle la menace djihadiste

    Au Togo, une attaque d’ampleur rappelle la menace djihadiste

    Une centaine de combattants affiliés à Al-Qaida, en provenance du Burkina Faso, ont attaqué un poste avancé de l’armée togolaise dans le nord du pays.

    Jamais le Togo n’avait connu une attaque d’une telle ampleur. Le 20 juillet, au moins une centaine de djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, affilié à Al-Qaida) ont attaqué le poste avancé de l’armée togolaise à Kpinkankandi, dans le nord du pays, près de la frontière avec le Burkina Faso.

    Arrivés sur des motos et à bord de pick-up équipés de mitrailleuses de calibre 12,7 mm et 14,5 mm, faisant aussi usage de mortiers, ils ont mis en déroute les militaires des forces armées togolaises (FAT) et ont pris le contrôle des lieux pendant plus de trois heures avant de se replier en territoire burkinabé. Comme ils ont l’habitude de le faire au Sahel, ils ont pillé le camp et pris soin de diffuser des photos de leur butin : munitions, fusils d’assaut, lance-grenades, mitrailleuses, mortiers, ainsi que deux véhicules 4 x 4.

    Le bilan est lourd mais encore incertain. Dans sa revendication, le GSIM évoque six soldats tués, tandis qu’une source officielle togolaise sous le couvert de l’anonymat évoque, elle, une « douzaine de militaires tués, plusieurs blessés et une cinquantaine de djihadistes neutralisés ». A en croire d’autres sources sécuritaires, ces chiffres seraient toutefois « sous-estimés ».

    Trois jours après l’assaut contre le poste de Kpinkankandi, où huit soldats avaient déjà été tués en mai 2022, ni le gouvernement ni l’état-major n’avaient officiellement réagi. « C’est l’attaque la plus complexe que nous avons subie, tant par son envergure que par les moyens utilisés par les terroristes », se contente de glisser un collaborateur du président togolais, Faure Essozimna Gnassingbé.

    Omerta sur la situation sécuritaire

    Dans ce pays dirigé depuis près de vingt ans par le fils de Gnassingbé Eyadema, qui fut lui-même au pouvoir de 1967 à 2005, le silence est la règle à tous les étages. Encore plus qu’ailleurs, l’armée y mérite son surnom de grande muette. L’omerta règne sur la situation sécuritaire dans le nord du pays, sous pression constante de groupes djihadistes venus du Burkina Faso depuis une première attaque, en novembre 2021, dans la région septentrionale des Savanes.

    Les autorités ne communiquent jamais sur leurs pertes hormis quelques rares déclarations, comme celle du président qui avait reconnu lors d’une interview, en avril 2023, qu’une quarantaine de membres de forces de défense et de sécurité et « à peu près une centaine » de civils avaient été tués.

    Pour tenter de contenir cette menace croissante le long de ses 120 kilomètres de frontière avec le Burkina Faso, Lomé a rapidement déployé un important dispositif militaire, l’opération « Koundjoaré » forte de quelque 2 000 hommes. Malgré cet effort important, le Togo pâtit de la déliquescence de l’Etat burkinabé, incapable d’enrayer la progression des groupes djihadistes sur son territoire. En conséquence, les incursions djihadistes se poursuivent sur le sol togolais, endeuillant l’armée et parfois les populations. Au grand dam de M. Gnassingbé qui a, assure son entourage, fait de ce péril extérieur sa priorité.

    Depuis l’adoption, le 19 avril, d’une nouvelle Constitution contestée faisant passer le pays d’un régime présidentiel à un régime parlementaire, les Togolais n’élisent plus le président de la République au suffrage universel direct. Les pleins pouvoirs seront désormais confiés à un président du conseil des ministres, élu par les membres du Parlement sans limitation de mandats, dont beaucoup anticipent qu’il sera Faure Gnassingbé une fois ce changement institutionnel entré en vigueur, d’ici au début de 2025.

    Un « coup d’Etat constitutionnel », selon ses opposants, pour lui permettre de continuer à diriger le pays pour une durée indéterminée – selon la précédente loi fondamentale en vigueur, l’actuel chef de l’Etat n’aurait pu briguer qu’un seul et dernier mandat en 2025. Lors des dernières élections législatives, le 29 avril, son parti, l’Union pour la République (Unir), a obtenu 108 sièges députés sur 113.

    Source : lemonde.fr/afrique

  • Election CCIT: Kwassi Symenouh, le profil  du “candidat sûr qui vous accompagnera dans la réussite”

    Election CCIT: Kwassi Symenouh, le profil du “candidat sûr qui vous accompagnera dans la réussite”

    L’homme d’affaires José Kwassi Symenouh vise la présidence de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT). Dans un document de campagne, il assure qu’il est “un candidat sûr” capable d’accompagner le secteur privé dans à “la réussite”.

    Une brochure qui dévoile également son parcours universitaire et professionnel. Page choisie:

    Marié et père de quatre enfants, Kwassi SYMENOUH est un juriste à l’origine, et expert aussi bien  en transport maritime et qu’en assurance. Il est nanti d’une Maîtrise de droit des affaires obtenue à l’Ecole Supérieure d’Administration et de Carrière juridique (ESACJ) de l’Université du Togo, d’un DESS de droit maritime et des transports de l’Université d’Aix-en-Provence, d’un diplôme de l’institut des assurances d’Aix-en-Provence puis d’un Doctorat de droit maritime et des transports à l’Université d’Aix-en-Provence.

    Juriste-Assurance, il a dirigé pendant 23 ans des compagnies d’assurances connues du marché togolais : C2A qui l’a embauché en 1983, GTA-C2A, et NSIA dont il a été le promoteur en 2005 et Directeur Général jusqu’en 2016.

    En 2017, il change de casquette. Tout en restant dans la même activité qu’est l’assurance, il devient Assureur Conseil. Son rôle étant désormais d’assister les consommateurs d’assurances dans la souscription de leurs polices d’assurances et dans l’indemnisation de leurs sinistres. C’est ainsi qu’il créé sa propre entreprise en reprenant le contrôle de la Protectrice Assurances qui existait depuis l’an 2000. Son ambition étant d’en faire un Groupe Panafricain, il a commencé son aventure à partir du Togo (2017), au Bénin (2018) et au Burkina Faso (2019). L’objectif initial étant de couvrir l’horizon 2025 14 pays de la zone CIMA. Malheureusement en raison de la crise sanitaire de 2020, le programme de déploiement a été revu et s’étendra en définitive jusqu’en 2030.

    Kwassi SYMENOUH n’est pas seulement entrepreneur dans les assurances, il l’est également dans la formation étant fondateur du prestigieux Institut Supérieur de Droit et d’Interprétariat (ISDI) ; une université privée post baccalauréat qui forme d’éminents juristes au Togo.

    Leader chevronné du secteur privé, Kwassi SYMENOUH participe beaucoup aux questions touchant le développement et la promotion de ce secteur. A ce titre, il est actuellement :

    • Président d’honneur de l’Association des Grandes entreprises du Togo (AGET) ;
    • Conseiller économique et financier du Conseil National du Patronat (CNP) et administrateur de plusieurs sociétés (OAM, SAFER).

    Il est aussi détenteur de plusieurs distinctions honorifiques. Il a été notamment élevé au rang d’Officier de l’Ordre du Mono en 2008 par Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat togolais.

  • A Atakpamé, l’ex-député Sena Alipui lance un nouvel appel aux militants de l’UFC

    A Atakpamé, l’ex-député Sena Alipui lance un nouvel appel aux militants de l’UFC

    Bien qu’il n’ait pas été réélu dans sa circonscription lors des dernières législatives, l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale s’est rendu dans la ville d’Atakpamé pour remercier ses frères et sœurs et les exhorter à s’engager pour le développement du Togo.

    Voici ce qui s’est exactement passé en vidéo:

    Sena Alipui, l’un des vice-présidents de l’Union des forces de changement (UFC) s’adressant aux militants et sympathisants de son parti

  • Togo-Paul Missiagbéto quitte le MPDD

    Togo-Paul Missiagbéto quitte le MPDD

    Jusque-là cadre important du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), Paul Missiagbéto a claqué la porté. Dans sa lettre de démission, l’opposant avance plusieurs raisons contenues dans la lettre ci-dessous.

  • Sahara occidental: la France soutient le plan du Maroc, au grand dam de l’Algérie

    Sahara occidental: la France soutient le plan du Maroc, au grand dam de l’Algérie

    La décision est connue dans les milieux diplomatiques depuis un bon moment mais elle vient d’être officialisée. Au Sahara occidental, Paris choisit le camp du Rabat. Colère à Alger.

    En effet, « La France considère que le présent et l’avenir du Sahara Occidental s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine », tranche Emmanuel Macron dans une lettre adressée au Roi du Maroc.

    Selon l’Elysée, ce que propose le royaume chérifien « constitue désormais la seule base pour aboutir à une solution politique juste, durable et négociée conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies », précise le courrier envoyé à Mohamed VI en marge de la Fête du Trône.

    Une ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental reste un territoire revendiqué par Rabat mais aussi par les indépendantistes sahraouis du Front Polisario. Ces derniers ont l’appui de l’Algérie, revendiquant un référendum d’autodétermination, imaginé depuis le cessez-le-feu de 1991.

    Cette décision de la France, selon Alger, est « inattendue, inopportune et contre-productive ». D’où sa « profonde désapprobation ».

  • Togo-La société civile dénonce les sanctions de la HAAC contre  radio Victoire FM et Joachim Agbétim

    Togo-La société civile dénonce les sanctions de la HAAC contre radio Victoire FM et Joachim Agbétim

    Les sanctions de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) contre la radio Victoire FM et le journaliste Joachim Agbétim passent mal. Les organisations de la société civile montent au créneau.

  • Au Togo, pourquoi l’artiste Kezita a écrit à Faure Gnassingbé

    Au Togo, pourquoi l’artiste Kezita a écrit à Faure Gnassingbé

    C’est parce qu’elle estime qu’il serait difficile pour le chef de l’Etat de la recevoir que l’artiste de la chanson reggae lui a envoyé une lettre dans laquelle elle déplore l’état des hôpitaux publics au Togo.

    “Lettre de KEZITA adressée à Monsieur le Président de la République Togolaise, Président Faure GNASSINGBÉ.

    Monsieur le Président, je viens à vous aujourd’hui, le cœur extrêmement triste et lourd…Mon nom est Kezita Massan, d’origines Togolaise et Béninoise, née au TOGO, artiste chanteuse et compositrice confirmée depuis l’an 2000.

    Je sais bien qu’en demandant une audience pour vous voir, cela prendrait beaucoup trop de temps, et peut-être même qu’elle me sera carrément refusée. J’ai tant désiré avoir directement cette conversation avec vous, concernant l’état de nos hôpitaux, de nos secouristes, et des conditions incroyables et pitoyables dans lesquelles, nous perdons nos très chers proches, année après année.

    Voici la photo d’un irremplaçable baobab précieux, Dodoh ADOGLI. Vous le connaissez bien. Réalisateur, Directeur de Photographie, Photographe naturaliste, et ami sans pareil. Il était et demeure toujours pour moi, le meilleur. Nous l’avons perdu tragiquement ce samedi 13 Juillet 2024 lors d’un accident assez grave sur la route d’Adidogomé Avénou, et le cycliste qui l’a fauché est aussi décédé… J’ai appris dans mes investigations, qu’ils auraient pu être sauvés, si et seulement si nos secouristes et ambulanciers n’avaient pas autant tardé à arriver.

    Quelques années avant, la perte d’une sœur de valeur, Faouzia, qui ne ratait jamais un seul de nos concerts, décédée au CHU Campus par manque de matériel de secours… Plutard, Mr FOLLY, père de notre frère Trez FOLLY, artiste dessinateur Togolais. Son père, décédé au CHU Tokoin par manque de matériel de secours, et de négligence du personnel secouriste…Plus tard encore , le mari d’une de mes tantes, décédé au CHU Tokoin par manque de lits de secours, et d’oxygène. Bella Bellow,  Dega Omega, Jimi HOPE, et Omar B, seraient encore parmi nous aujourd’hui, si seulement nos hôpitaux étaient bien équipés, rapides et compétents. 1 médecin pour 100 patients? Comment est-ce possible ? Et maintenant, le cas de Dodo, à 28 ans?

    Où allons-nous Monsieur le Président ? Où allons-nous ? Jusqu’à quand allons-nous assister à ce génocide silencieux ? Où allons-nous Monsieur le Ministre de la Santé? Je vous en supplie…Faites quelque chose une fois pour de bon! Je vous en supplie, en tant qu’une petite sœur, comme une petite fille qui court en larmes vers sa mère…Je vous en supplie, faites quelque chose pour de bon, car vous êtes les seuls capables de régler et de réparer cette horrible réalité. DIEU vous a donné ce pouvoir, je vous en prie, n’attendez plus…Je vous en supplie au nom de la Vie, au nom de la Justice, et de l’Amour Universel établit par DIEU.

    Je prie L’ÉTERNEL, afin que son Esprit Saint touche le tréfonds de vos cœurs. Son Esprit Saint est un esprit de Vérité. Écoutez-le, et faites ce qu’il vous dit.

    Mon esprit est troublé, et mon cœur en dix mille morceaux. Inconsolable. Pensez à leurs familles biologiques, à leurs proches, leurs collègues de travail, et aux enfants qu’ils auraient pu avoir. Pensez à ce que nous perdons en les perdants.

    Que le Saint Esprit vous assiste.

    À vous Monsieur le Président du TOGO, Monsieur Faure GNASSINGBÉ, et à vous aussi Monsieur le Ministre de la Santé, Monsieur MIJIYAWA.

    Je vous en remercie infiniment…”

    Kezita Massan

Radio Renouveau228

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