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  • Togo-La plateforme  digitale Yango opère en toute illégalité

    Togo-La plateforme digitale Yango opère en toute illégalité

    Yango, un gestionnaire d’une plateforme digitale mettant en relation conducteur-client opère en territoire togolais « en violation de toutes les procédures et autorisations administrations requises ».

    C’est le ministre des Transports routiers, aériens et ferroviaires lui-même qui le confirme dans un communiqué dont voici le contenu :

  • Le football togolais pleure la mort de John Ananie Agoulou

    Le football togolais pleure la mort de John Ananie Agoulou

    John Ananie Latchou Alitchao Agoulou, un ancien président des clubs de football Kotoko de Lavié et Sémassi, de Sokodé est décédé à la suite d’une courte maladie à seulement 42 ans.

    Le football togolais est en deuil. L’ancien président de Kotoko de Lavié et de Sémassi de Sokodé a tiré sa révérence dans la nuit de vendredi à samedi, apprend-on de sources proches de son entourage.

    Le fondateur de la société Tab Group Business, établi en Allemagne depuis une vingtaine d’années, est décédé alors qu’il est porteur de plusieurs projets de développement pour son pays d’origine.

    Nous y reviendrons.

  • Au Togo, des enseignants de la zone rurale de Tchitchao récompensés par l’UNESCO

    Au Togo, des enseignants de la zone rurale de Tchitchao récompensés par l’UNESCO

    Le prix UNESCO-Hamdan pour le développement des enseignants, décerné tous les deux ans, a récompensé trois projets dans le monde pour leur contribution à la transformation de l’éducation dans leurs communautés. Chaque projet lauréat reçoit une dotation de 100 000 dollars. Parmi les gagnants de cette année figure un projet porté par des enseignants togolais de Tchitchao, une zone rurale située dans le nord du Togo.

    Ce projet, auquel participe une vingtaine d’enseignants répartis dans trois écoles de la région de Kara, se concentre sur le soutien en lecture et en calcul pour les élèves du primaire et du début du secondaire. Sa particularité réside dans son approche : les élèves sont pris en charge en fonction de leur niveau réel, indépendamment de leur âge ou de leur classe.

    Au micro de notre journaliste du service Afrique Magali Lagrange, Komlan Abalo Braly, enseignant à Tchitchao, explique : « Le plan sectoriel de l’éducation reconnaît que près de 80 % des élèves ne savent pas lire un simple mot dans un texte long, et que 58 % ne maîtrisent pas les calculs de base. Nous avons pu observer cela directement en classe. » « Certains élèves qui ne savaient même pas lire l’alphabet au départ peuvent aujourd’hui lire des mots et des paragraphes. »

    Améliorer l’environnement d’apprentissage

    En plus du soutien scolaire, le projet vise également à aider les enseignants à adopter des comportements favorables en classe, en créant un environnement propice à l’apprentissage des élèves. Pour Carlos Vargas, chef de la section pour le développement des enseignants à l’Unesco, le projet a aussi séduit parce que les professeurs y sont cocréateurs du programme éducatif. « Nous voyons au quotidien des enseignants qui adaptent les programmes en classe, mais ils sont rarement consultés pour les décisions à l’échelle de l’école ou des politiques éducatives. Ce projet au Togo marque donc un changement de narratif. »

    Depuis le lancement du projet en 2018, Komlan Abalo Braly et son équipe ont touché plus de 2 000 élèves.

    Source : rfi.fr/afrique (titre modifié)

  • Aluminium trading company (ALUTRACO), une entreprise aux petits soins de ses clients

    Aluminium trading company (ALUTRACO), une entreprise aux petits soins de ses clients

    Fondée il y a une quinzaine d’années, Aluminium trading company (ALUTRACO) est une entreprise spécialisée dans la fourniture de produits qui façonnent une industrie.

    Avec un siège social basé à Lomé, avec des relais dans la sous-région, elle met à la disposition de ses clients des profilés aluminium, alucobond, accessoires, inox, vitres, entre autres de qualité supérieure. Le tout  à un prix défiant toute concurrence sur le marché africain, rassure-t-elle.

    ALUTRACO offre des profilés aluminium configurables dans de nombreuses tailles et formes, adaptés aux besoins individuels des clients.

    Dirigée par Younoussa M. Issa, un jeune dynamique et affable, l’entreprise a beaucoup d’ambitions.

    Pourquoi choisir ALUTRACO ?

    C’est parce que ses profilés aluminium se caractérisent par une grande capacité de charge malgré sa grande légèreté, donc faciles à nettoyer, ils sont résistants à la corrosion et aux hautes températures.

    Adresse

    Rue de Chemin de Fer, En face de Togo Fashion

    Aguiarkomé – BP 3939 Lomé – Togo

    (+228) 91 81 38 02 / (+228) 90 04 72 81

  • Le Président de l’Assemblée nationale s’est entretenu avec Me Ohini Kwao Sanvee, Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH)

    Le Président de l’Assemblée nationale s’est entretenu avec Me Ohini Kwao Sanvee, Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH)

    Le Président de l’Assemblée nationale, Sevon-Tépé Kodjo Adédzé a reçu ce lundi 14 octobre 2024 au siège de la Représentation nationale, une délégation de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) conduite par son président Me Ohini Kwao Sanvee.

    Les échanges ont porté sur le renforcement du cadre de partenariat, les possibilités de collaboration entre son institution et la Représentation nationale, conformément aux dispositions de l’article 83, alinéa 1 et 2 de la loi N° 2024-005 du 06 mai 2024 portant Constitution de la République togolaise.

    « Nous avons été reçus ce matin par Son Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, nous avons échangé sur le cadre de partenariat de collaboration que la loi a offert à nos deux institutions. En effet, la Constitution du 06 mai 2024 a donné comme nouvelle mission à la CNDH de conseiller le Gouvernement et le Parlement sur les questions des droits de l’homme, du droit, de l’action humanitaire et du respect des garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques. Et bien avant cette disposition nouvelle, il y’avait la loi organique sur la CNDH qui prévoit que chaque année, à la publication de son rapport, de soumettre le rapport à la Commission des droits de l’homme de l’Assemblée nationale. Vous voyez donc que le parlement de notre pays est au cœur de la thématique des droits de l’homme, donc ce matin, nous avons rendu cette visite au Président de l’Assemblée nationale pour parler de ce cadre de collaboration, comment allons-nous travailler ensemble pour accompagner le parlement, pour le conseiller pour que la thématique des droits de l’homme qui est au cœur de toutes les actions de développement puisse être mieux portée. Donc voilà l’essentiel de ce dont nous avons discuté et nous avons parlé des interactions, des activités qu’on peut faire ensemble notamment faire découvrir la CNDH aux députés. Prochainement, au cours d’une activité d’une session, que la CNDH vienne, qu’on lui donne la parole, qu’elle présente les activités qu’elle fait pour voir les échanges, les intérêts que nous pouvons porter ensemble parce que c’est la loi qui porte les droits de l’homme. Un droit doit être reconnu et protégé et l’instrument qui le fait c’est la loi et la loi elle-même est faite par le parlement. Donc ces deux institutions sont condamnées à travailler ensemble. Donc voilà l’essentiel de nos discussions que nous avons eues ce matin », a indiqué Me Ohini Kwao Sanvee, Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH)

    Copyright Lee Eccles

    Elu Président de cette institution de promotion, de protection et de défense des droits de l’homme, conformément à l’article 55 de la loi organique relative à la composition, à l’organisation et au fonctionnement de la CNDH, Me Ohini Kwao Sanvee remplace Me Yawovi Sronvi qui assurait l’intérim après le décès de Nakpa Polo.

    Source: https://assemblee-nationale.tg

  • Togo: Jonas Siliadin succède à Agbéyomé Kodjo à la tête du MPDD

    Togo: Jonas Siliadin succède à Agbéyomé Kodjo à la tête du MPDD

    Un peu plus de sept mois après le décès de son président le 3 mars dernier, le Mouvement patriotique pour la démocratie et le Développement (MPDD) s’est pour la première fois réuni en congrès samedi 12 octobre, à Lomé. A l’ordre du jour : la désignation du successeur d’Agbéyomé Kodjo et une révision des textes du parti.

    Remise à plat des statuts, redéfinition de la stratégie de conquête du pouvoir, élection d’un bureau exécutif et, surtout, désignation du successeur de Gabriel Agbéyomé Kodjo pour les cinq prochaines années : pour son premier congrès depuis le décès de son leader le 3 mars dernier, le Mouvement patriotique pour la démocratie et de le Développement (MPDD) avait du pain sur la planche. 

    Après la désignation de l’unique liste en lice, le président du directoire du congrès, Combey Combétey Mitronunya, installe le nouveau chef du parti, Jonas Siliadin, dans ses fonctions. « En tant que nouveau président national du MPDD, quelles sont vos attributions ? Et bien celui-ci assure la direction du parti et, à ce titre, est le garant de sa ligne et de son orientation politique », annonce-t-il. 

    « Nous sommes un parti dont le principal objectif est d’être dans une opposition constructive »

    Ancien chef de cabinet d’Agbéyomé Kodjo quand celui-ci a occupé le poste de Premier ministre du  Togo, au début des années 2000, Jonas Siliadin prend ensuite la parole. Il expose alors comment il entend repositionner le MPDD. « Nous sommes un parti de centre républicain qui a pour principal objectif d’être dans une opposition constructive, d’être en capacité de construire des alliances pour peu qu’elles permettent de servir au mieux les intérêts du peuple togolais, affirme-t-il avant d’ajouter : nous sommes donc un parti modéré. »

    En attendant, le MPDD se retire de la dynamique Mgr Kpodzro avec, dans sa ligne de mire, les prochaines élections municipales. Un scrutin dans la perspective duquel la formation compte réactiver ses cellules de base, comme l’a demandé le congrès.

  • Des Togolais inspirés : la sélection musicale du « Monde Afrique »

    Des Togolais inspirés : la sélection musicale du « Monde Afrique »

    Les nouveaux albums du groupe Zangbeto, du guitariste Dogo du Togo et de l’« arctiviste » Elom 20ce naviguent entre jazz, rock, funk, rap et slam.

    Chaque vendredi, Le Monde Afrique vous présente trois nouveautés musicales issues ou inspirées du continent. Cette semaine, direction le Togo avec le jazz du groupe Zangbeto, la fusion rock-funk du guitariste Dogo du Togo et le slam expérimental et minimaliste d’Elom 20ce.

    Commençons par une belle surprise nommée Zangbeto. Ce groupe est né de la rencontre, en 2021, de Joachim Amouzou (clavier), Honoré Dafo (basse) et Henoch Fafadji (batterie) lors d’une résidence menée par leur compatriote Peter Solo, du groupe Vaudou Game. Puis, lors du Togoville Jazz Festival, le trio fait la connaissance du trompettiste français Félicien Bouchot, du groupe Bigre !, avec qui naît le projet d’enregistrer un album. C’est désormais chose faite et Ezo (« le feu », en langue éwé) sortira vendredi 18 octobre. On y trouve douze titres qui réussissent la fusion parfaite entre un jazz plein d’élégance et d’inventivité et les rythmes et chants traditionnels du Togo. Vous l’aurez compris : on est conquis.

    « Avoudé », de Dogo du Togo & The Alaaga Beat Band

    Les rythmes togolais sont aussi à la base de la musique de Serge Massama Dogo alias « Dogo du Togo », qui sortira début novembre son deuxième album sous son nom, Avoudé, en compagnie du groupe Alagaa Beat Band. Né en 1972 à Lomé, le guitariste a joué dans différents groupes de la capitale avant de s’installer aux Etats-Unis et de fonder le groupe Elikeh, basé à Washington, avec lequel il a fait paraître trois disques. « Je me suis dit que j’aimerais vraiment revenir et jouer une musique plus proche de la culture togolaise », confiait-il en 2023 au site Afropop Wordwide. Dans ce nouvel opus, il propose un son hypnotique qui combine avec une belle énergie le rock psychédélique, le funk et les mélodies vaudoues.

    « Titre à trouver » d’Elom 20ce

    Titre à trouver. A lui seul, le nom de ce morceau résume le côté expérimental du cinquième album d’Elom 20ce, Hors-Temps, paru fin septembre. Pour l’enregistrer, celui qui se décrit comme un « arctiviste » (contraction d’« artiste » et d’« activiste ») s’est enfermé une nuit durant dans un studio de Lomé avec le pianiste ghanéen Kamarou Kwaku Anthony, l’ingénieur du son Mr Magik et, sur deux morceaux, la chanteuse Noire Velours. Sur des musiques minimalistes, il s’est fait poète et conteur, troquant sa casquette de rappeur contre un calot de slameur et laissant place à l’imprévu, à l’improvisation et même à l’imperfection au fil de dix-sept titres parsemés de notes jazzy et d’harmonies ouest-africaines.

    Source: https://www.lemonde.fr/afrique

  • Togo-Algérie : Des Eperviers à la réception à Kegue des Fennecs heureux et accomplis…

    Togo-Algérie : Des Eperviers à la réception à Kegue des Fennecs heureux et accomplis…

    Quatre jours avant la rencontre aller de la 3e journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations CAF TotalEnergies Maroc 2025, il se disait qu’à l’issue de ce match  d’Annaba, on saura de quoi sont capables, les Eperviers ? Pour autant, le Chroniqueur national  précisait par ailleurs, que l’amateurisme, c’est le principal problème dont souffre le football togolais. Et tout en faisant allusion, à la grande différence au classement FIFA entre les Fennecs et les Eperviers… Le résultat de cette confrontation, a donné (5-1) au détriment des espèces ailées. Conclusion : les Eperviers  ont bu le calice jusqu’à la lie. Parole du commentateur algérien à la fin…

    C’est ainsi que le Togo (119e au classement FIFA) à la recherche d’une qualification à la CAN depuis 2017, vient de se faire ridiculiser par l’Algérie (41e au niveau mondial), ce jeudi 10 octobre 2024. Les Eperviers ont fait durant ce match juste une exposition de leurs lacunes techniques, tactiques, physiques et mentales contre des Fennecs présentés comme favoris. Ces derniers, les ont naturellement saccagés sur un foudroyant score (5-1). Signe que plus de 20 ans, après leur participation à la Coupe du monde 2006, les Togolais n’ont pu regoûter aux joies et aux plaisirs de la victoire. Les hommes de Daré Nibombe ont pourtant ouvert le score par l’intermédiaire de Thibault Klidje à la 11e minute… Juste le temps d’une demi-heure.

    Les Fennecs font une démonstration tactique et asphyxient leurs visiteurs

    Les visiteurs ont ouvert la marque dès la 11e minute de jeu grâce à Thibault Klidje, on le disait. Et à la 29e minute de la rencontre, Benrahma, d’un tir puissant égalise et offre un semblant de corps à corps aux Algériens et même quelques séquences de domination aux Eperviers. En seconde période, le même Benrahma est revenu à la charge pour permettre aux siens de prendre l’avantage sur penalty (54e) par le biais du dernier rempart des Eperviers (Wassiou). Tout devenait alors facile et aux “Verts” Algériens qui ont déroulé et inscrit trois autres buts par Aouar (68e), Gouiri (86e), et Amoura (90e+5). Une cuisante défaite telle que le présageait avec amertume le poète en ces termes : les Eperviers sont en plein téléchargement de leur quatrième élimination consécutive de la CAN 2025.

    En triomphant du Togo sans défense et presque sans gardien de but (5-1) à Annaba, lors de la 3e journée de ces éliminatoires, l’Algérie a non seulement conforté sa place de leader du groupe E, mais elle a fait le plein de points qui lui assurent presque sa qualification. Le lendemain, la Guinée équatoriale a elle fait l’essentiel en réalisant  à domicile un service minimum (1-0) très important sur le Libéria. Une œuvre de Salvador sur pénalty, un succès qui permet au Nzalang Nacional de faire sienne  la 2e place du groupe E avec 4 points devant le Togo (2 points). Les Eperviers, de retour depuis le lendemain de leur débâcle en terre algérienne, attendent de recevoir ce lundi à 17h GMT, leurs bourreaux. Ces mêmes Fennecs à Kegue, bien fiers et  accomplis, par-dessus-tout ! A cette question posée dans l’émission hebdomadaire « Les Grandes Bouches » relative au bilan de cette 3e journée des éliminatoires de la CAN 2025 (zone Afrique), votre Chroniqueur ne saurait répondre. Tandis que pour Daré Nibombe, présent en conférence de presse, la veille des retrouvailles entre le Togo et l’Algérie, le coach estime que ce serait « un  autre match » !

    Wait and see, comme disent les Anglais ! Autrement dit… ? Encore des exclamations, des points de suspension, ou d’autres sacrées inquiétudes ?

    Chronique de Yves de Fréau consultable sur sa page Facebook

  • Matshidiso Moeti (OMS) : « La déficience visuelle contribue à des pertes considérables »

    Matshidiso Moeti (OMS) : « La déficience visuelle contribue à des pertes considérables »

    Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’Organisation mondiale de la santé pour l’Afrique,  alerte sur la problématique de la vision. «…les pertes de productivité annuelles dues à la déficience visuelle ont été estimées à 9,7 milliards de dollars en 2019 ».

    Journée mondiale de la vue, 10 octobre 2024

    Message de la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique

    Selon le Rapport mondial sur la vision 2019 de l’OMS, au moins 2,2 milliards de personnes souffrent de déficience visuelle ou de cécité dans le monde, et au moins un milliard d’entre elles sont atteintes d’une déficience visuelle qui aurait pu être évitée ou qui n’a pas encore été traitée. En Afrique subsaharienne, environ 140 millions de personnes souffraient de déficience visuelle en 2019.  Or, une bonne vision est essentielle au bien-être, à l’éducation, à l’emploi et à la productivité économique. En revanche, la déficience visuelle contribue de façon notable à des pertes considérables dans tous ces domaines. Par exemple, les pertes de productivité annuelles dues à la déficience visuelle ont été estimées à 9,7 milliards de dollars en 2019.

    La Journée mondiale de la vue, célébrée chaque année le deuxième jeudi du mois d’octobre, a pour but d’attirer l’attention sur la prévention de la perte de vision et la promotion de la santé oculaire. Cette année, les projecteurs sont braqués sur l’importance cruciale d’accorder la priorité à la santé oculaire des enfants et de donner aux enfants du monde entier la possibilité d’aimer leurs yeux. Le jeune enfant atteint de déficience visuelle sévère d’apparition précoce peut présenter un retard de développement cognitif, social, émotionnel, moteur ou de langage qui aura des conséquences tout au long de sa vie. L’enfant en âge scolaire atteint de déficience visuelle peut avoir de moins bons résultats scolaires et une plus faible estime de soi que les enfants du même âge ayant une vue normale.  Il est donc essentiel de veiller à la santé oculaire des enfants pour promouvoir leur bien-être tout au long de la vie.

    Si la Région africaine a réduit la perte de vision due à des affections telles que la carence en vitamine A et le trachome, il faut bien reconnaître que la santé oculaire y est confrontée à de nouveaux défis liés au vieillissement de la population, à l’adoption de modes de vie malsains, à des facteurs environnementaux, à des régimes alimentaires modifiés et à l’adoption de modes de vie sédentaires qui contribuent à l’augmentation des maladies non transmissibles et de la rétinopathie diabétique liée au diabète.1 La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des solutions simples et efficaces pour traiter les affections oculaires, telles que les lunettes pour corriger les défauts de réfraction, une solution qui n’est pas encore accessible à un grand nombre de personnes dans notre Région.

    Dans la Région africaine, des défis perdurent malgré les progrès réalisés dans des domaines tels que la formation, les enquêtes et la réduction de la perte de vision due à des maladies spécifiques. À ce jour, seuls 32 % des pays  se sont dotés d’une politique, d’une stratégie ou d’un plan d’action national pour lutter contre la perte de vision et la cécité, tandis que 64 % des pays  disposent d’un point focal pour la santé oculaire au ministère de la santé.  Près de la moitié des pays  proposent une évaluation de la vision des enfants, tandis que 16 pays  seulement ont intégré la prescription de lunettes et 18 pays  ont intégré la chirurgie de la cataracte dans les interventions qu’ils offrent dans le cadre de leurs prestations de santé publique.

    Les ressources financières sont rares, le personnel qualifié est inégalement réparti et l’accès aux soins ophtalmologiques reste insuffisant. Les consommables et les technologies font souvent défaut ou sont hors de prix. Dans le même temps, des obstacles systémiques tels que le manque de sensibilisation, la stigmatisation et le coût continuent d’entraver les progrès et de limiter la recherche précoce et régulière de soins, ainsi que l’accès aux interventions nécessaires.

    Pour relever ces défis, l’OMS plaide en faveur de la santé oculaire depuis les années 1960. Dans l’une de ses résolutions adoptées en 2021, l’Assemblée mondiale de la Santé invite instamment les pays à adopter des soins oculaires intégrés centrés sur la personne,  les cibles mondiales de couverture effective des erreurs de réfraction et de la chirurgie de la cataracte devant être atteintes d’ici à 2030, à savoir une augmentation de 40 points de pourcentage de la couverture pour la correction des erreurs de réfraction et une augmentation de 30 points de pourcentage de la couverture en ce qui concerne la chirurgie de la cataracte.  Cette initiative soutient l’intégration des soins oculaires dans les systèmes de santé nationaux, la promotion d’examens oculaires réguliers, l’élargissement de l’accès aux soins, la sensibilisation du grand public et l’utilisation de la technologie pour suivre et évaluer les progrès réalisés vers l’amélioration de la santé oculaire. Il est tout à fait possible d’intégrer le dépistage visuel et l’orientation-recours des patients dans le cadre des « initiatives de promotion de la santé dans les écoles »,  en vue de la santé oculaire des enfants. La collaboration à tous les niveaux du système de santé est primordiale pour réussir, l’accent étant mis sur la garantie d’un accès rapide à des soins ophtalmologiques intégrés et centrés sur l’individu dans le contexte des soins élargis destinés aux personnes souffrant de maladies non transmissibles tout au long de la vie, en faisant porter les efforts sur le niveau des soins primaires.

    Aujourd’hui, nous avons l’occasion de sensibiliser le grand public à l’importance d’une bonne vision en utilisant la santé oculaire de l’enfant comme point d’entrée, car les enfants sont au centre de la famille et la promotion de la santé oculaire de l’enfant peut contribuer à la promotion d’une bonne vision dans toute la famille comme dans la société tout entière. En outre, cette Journée nous offre la possibilité de faire savoir au grand public que des services de santé oculaire sont disponibles et d’encourager chacune et chacun d’entre nous à rechercher rapidement des soins en cas de trouble oculaire afin de bénéficier des interventions nécessaires pour traiter sa vision, la sauver ou l’améliorer. Sans aucun doute, il est temps de donner la priorité aux soins oculaires dans nos pays. Chacune et chacun d’entre nous a un rôle à jouer à cet effet.

    Il est temps de donner la priorité aux soins oculaires dans tous les pays, en veillant à ce que chaque personne joue un rôle dans la sensibilisation et dans la promotion de soins précoces visant à sauver ou à améliorer la vision.

    En savoir plus

    1.           Organisation mondiale de la Santé. Rapport mondial sur la vision. 2019. Disponible à l’adresse https://www.who.int/publications/i/item/9789241516570.

    2.           Soixante-Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé. Point 13.9 de l’ordre du jour, décision WHA74(12), 31 mai 2021. Soins oculaires intégrés centrés sur la personne, cécité et déficience visuelle évitables comprises. Disponible à l’adresse https://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA74/A74(12)-en.pdf.

    3.           World Health Organization. Eye Care in Health Systems: guide for action Geneva, Switzerland2020 [cited 2024 06/02/2024]. Disponible à l’adresse https://www.who.int/publications/i/item/9789240050068.

    4.           Organisation mondiale de la Santé Rapport sur les cibles atteignables en 2030 concernant la couverture effective des soins oculaires [Internet]. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2022 (disponible à l’adresse https://apps.who.int/iris/handle/10665/363158).

    5.           Organisation mondiale de la Santé. Rapport mondial sur la vision [Internet]. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2019 (disponible à l’adresse https://apps.who.int/iris/handle/10665/335826).

    6.           ATscale: global partnership for assistive technology. A market landscape and strategic approach to increasing access to eyeglasses in low-and middle-income countries. Product narrative: Eyeglasses; 2020 (https://at2030.org/static/at2030_core/outputs/Product_Narrative-Eyeglasses_final.pdf).

    7.           WHO. Global Refractive Error Expert Consultation, WHO Headquarters, Geneva, Switzerland, Meeting Report; 2023 (https://www.who.int/news-room/events/detail/2023/05/11/default-calendar/global-refractive-error-expert-consultation).

    8.           WHO (2021). Assessing national capacity for the prevention and control of noncommunicable diseases: report of the 2021 global survey.

  • Cameroun: Ahmadou Ahidjo, lui, avait Paul Biya…

    Cameroun: Ahmadou Ahidjo, lui, avait Paul Biya…

    Pour la énième fois, les dignitaires du pouvoir de Yaoundé ont échoué à protéger leur président des rumeurs malveillantes sur sa santé, sinon sur sa vie. Comme si, pour certains de ses proches, ces psychodrames à répétition étaient du pain béni. Et pourtant, seule la bonne information tue la rumeur. Pas un silence contraint…

    Par un communiqué, rendu public ce 9 octobre, le ministre camerounais de l’Administration territoriale interdit tout débat sur l’état de santé du chef de l’État dans les médias privés. Comme pour clore les réactions à la chaîne de ses collègues, qui ont rivalisé d’indignation, à la suite des rumeurs sur l’absence prolongée du président Paul Biya. À quoi faut-il donc s’attendre, à présent ?

    L’on peut s’attendre à tout, comme… à rien, puisque les Camerounais ont cessé, depuis longtemps, de compter les psychodrames autour de cette seule question. Quant aux médias privés, déjà fragilisés, les représailles judiciaires brandies auront sur eux l’effet dissuasif escompté. Même s’ils ont pu s’étonner du manque manifeste de coordination, sinon de cohésion entre les ministres montés au créneau, pour condamner les rumeurs. Et certains ne manqueront pas de se demander le zèle de tel ministre n’est pas juste un moyen, pour celui-ci, un moyen comme un autre de réhabiliter aux yeux du président Biya. Après tout, cette distraction résulte du fait que quelqu’un a oublié de bien faire son travail, qui aurait rassuré les Camerounais et désamorcé toute tentative de manipulation de ce qui n’est qu’une information à communiquer aux citoyens. Est-ce la bonne manière que de sommer ceux-ci de se taire ou de s’abstenir de poser des questions, lorsqu’ils sont sans nouvelles de leur président ? Un ministre a rappelé, à l’occasion, qu’il y a des mécanismes qui permettent de poursuivre ceux qui annoncent le décès d’un chef de l’État sans s’assurer de ce qui se passe. Mais comment, justement, procède-t-on, ici, pour s’assurer de ce qui se passe ?

    À 91 ans, Paul Biya n’a-t-il pas, après tout, le droit d’aller se soigner ou se reposer, y compris à l’étranger ?

    Aucun de ses concitoyens ne lui conteste ce droit. Et pourquoi devrait-on contester aux Camerounais le droit de prendre des nouvelles de leur président, y compris de sa santé, ne serait-ce que pour le porter dans leurs prières ? Une information simple et claire aurait suffi, pour prévenir les rumeurs, que le ministre de l’Administration territoriale prête à des personnes sans scrupule, colporteurs de nouvelles mensongères et d’élucubrations visant à semer la confusion et le doute dans les esprits, à installer le pays dans l’incertitude. Il reste à s’assurer que l’injonction à se taire ne sème tout autant la désolation.

    Au regard du nombre de fois qu’une absences prolongée du chef de l’État camerounais à l’étranger – en l’occurrence, en Suisse – a donné lieu tant de fois à ce type de psychodrame, l’on se serait attendu à ce que l’entourage du président ait pensé un moyen, simple, d’anticiper les angoisses et les interrogations de leurs concitoyens, sans attendre, chaque fois, que les rumeurs s’affolent. Après tout, s’il survenait – qu’à Dieu ne plaise ! – un malheur, cette population serait la première à subir les conséquences des sourdes rivalités et des antagonismes violents au sein même du pouvoir, où l’on ne spécule pas moins sur l’avenir du pays sans Paul Biya.

    Ces derniers mois, nombre de ces dignitaires ont pourtant écumé le Cameroun, pour mobiliser l’opinion en faveur d’une nouvelle candidature du président Biya, en octobre 2025…

    Effectivement. Et si les dieux du Dja-et-Lobo le lui accordent, il terminerait ce futur mandat à pratiquement l’âge de… 100 ans ! Ce n’est donc pas uniquement par voyeurisme que les Camerounais demandent à être éclairés sur l’état de santé de leur président, lorsqu’ils ne le voient pas des semaines durant.

    Ahmadou Ahidjo, son prédécesseur dans ces fonctions, avait 58 ans, lorsqu’il a subitement démissionné, en novembre 1982, et passé les commandes à Paul Biya, parce que ses médecins lui auraient diagnostiqué un mal dont le traitement allait nécessiter des absences fréquentes. Ainsi, ce dirigeant craint, qui passait pour un leader autoritaire, sinon pour un dictateur, avait renoncé au pouvoir, pour ne pas avoir à diriger son peuple par intermittence. Ou en vacancier. Mais, lui, il avait Paul Biya…

Radio Renouveau228

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