Catégorie : Culture

  • Les lauréates de la 14è édition de Miss EPE-EKPE primées, cap sur la 15è

    Les lauréates de la 14è édition de Miss EPE-EKPE primées, cap sur la 15è

    Le comité d’organisation de Miss EPE –EKPE dans la préfecture des Lacs présidé par AGBEMEDJI Kangni Eynonam alias Allino a procédé le 17 décembre dernier dans les locaux d’une discothèque à Aného à la remise des prix aux lauréates de la quatorzième (14è) édition du concours de beauté Miss EPE-EKPE 2023 et en même temps au lancement officiel de la quinzième (15è) édition de cette compétition de beauté lors la fête EPE-EKPE 2024.

    Les lauréates de la grande finale de la quatorzième (14è) édition du concours de beauté dans la préfecture des Lacs qui s’est déroulée le 9 septembre 2023 ont été honorées au cours d’une cérémonie de remise des prix le dimanche 17 décembre dernier lors d’une cérémonie grandiose.

    C’était en présence des membres du comité d’organisation Miss EPE-EKPE, les membres du jury, le premier Adjoint au Maire de la  Commune des Lacs 1,Gratien Kangni AKOUETE , du Président des Chefs traditionnel des Lacs, Chef traditionnel du village d’Aklakou-Hétchiavi, TogbéEkoué KINVI-KOTO, du représentant des sponsors de l’évènement, Rodrigue Adjé Bédjin NOUGNAKPIN, des représentants de certains couvents des Lacs, des opérateurs économiques, des acteurs du monde culturel ainsi que plusieurs invités.

    C’était également l’occasion pour le comité Miss EPE-EKPE de procéder au lancement officiel de la quinzième (15è) édition du concours Miss EPE-EKPE 2024 dans  la préfecture des Lacs qui porte sur le thème : « La scolarisation de la jeune fille ».

     Au titre des prix remis, Miss EPE-EKPE 2023, Mlle AGBETOZOUHOUN Dédé Sabine a été primée d’une moto offerte par la société AP MOTO en plus de divers cadeaux. Les demoiselles KENGBO Mêyê Murielle et D’ALMEIDA Ayélé Pierrette respectivement première et deuxième Dauphine de la Miss ont reçu d’un poste téléviseur écran plasma de 43 pouces offert à chacune des Dauphines par M. LAWSON-HETCHELI Ata Féssou en plus de divers cadeaux. Précisons également que Fidélia Assurance a offert une assurance toute catégorie d’une année à la Miss EPE-EKPE 2023 et ses deux Dauphines.

    La Miss EPE-EKPE 2023, Mlle AGBETOZOUHOUN Dédé Sabine n’a pas manqué de manifester sa joie à l’endroit du  comité Miss EPE-EKPE pour avoir organisé cet évènement culturel auquel, elle a participé. « Je pris nos jeunes filles de la préfecture des Lacs, d’essayer aussi, de tenter leur chance en participants à ce concours de beauté qu’est Miss EPE-EKPE », a-t-elle déclaré. Elle se préoccupe de la scolarisation de la jeune fille dans la préfecture des Lacs. « Mon projet porte sur la scolarisation de la  jeunes fille. Pour moi, la jeune fille est une chose de valeur. Elle doit se sentir et reconnaitre cette valeur qui est en elle. C’est pourquoi, je prends sur moi la responsabilité de conscientiser nos sœurs et aussi les parents à scolariser la jeune fille », a indiqué Mlle AGBETOZOUHOUN Dédé Sabine. Elle a au passage remercié aussi les membres du jury pour avoir porté leur choix sur elle au terme de ce concours de beauté. « Ce concours de beauté m’a appris beaucoup de choses. Il m’a permis aujourd’hui avoir un carnet d’adresse. J’invite les jeunes filles à y participer », a-t-souligné.

    Pour Mlle  KENGBO Mêyê Murielle : « Personne ne viendra de l’extérieur pour valoriser notre culture. Il nous appartient de tenir compte de nos valeurs et les célébrer. Ça n’a pas été facile mais nous nous sommes arrivés. Merci à tous les sponsors, au comité Miss EPE-EKPE, aux membres du jury et à tous ceux qui nous ont soutenu et qui sont aussi là ce soir », a martelé la 1è Dauphine de la Miss, Mlle KENGBO Mêyê Murielle avant d’inviter les jeunes filles comme elle à participer à cette compétition de beauté. « Je n’a pas grande chose à déclarer que de rendre grâce à Dieu qui a permis l’aboutissement heureux de cet évènement culturel qui nous a former, qui nous a permis de grandir culturellement. Merci à vous tous », a ajouté pour sa part Mlle D’ALMEIDA Ayélé Pierrette, 2è Dauphine de la Miss EPE-EKPE qui cette concours mérite d’être soutenu pour la prochaine édition, la 15è de l’an 2024.

    Le Président du comité Miss EPE-EKPE, AGBEMEDJI Kangni  Eynonam alias Allino, a de son côté remercié tous ceux qui ont permis la réussite de la 14è édition de ce concours qui n’a pas été du tout facile à organiser. « Je suis préoccupé par le développement de ma cité « Guin-Dou ». Je veux aussi apporter ma contribution. C’est pourquoi nous avions initié ce projet Miss EPE-EKPE. Ce projet nous concerne tous. Ça réussite et sa pérennisation dépend de nous tous, filles et fils Guin. Je vous invite humblement à nous soutenir. L’édition 15 promet beaucoup de surprises », a déclaré le Président Miss EPE-EKPE. « Pour nous, il s’agit de amener les jeunes filles des Lacs  à s’intéresser aux valeurs culturelles, traditionnelles de son milieu », a encore ajouté AGBEMEDJI Kangni  Eynonam alias Allino.

    Tour à tour, le premier Maire Adjoint de la Commune des Lacs 1, Gratien Kangni AKOUETE, Togbé Ekoué KINVI-KOTO et Rodrigue Adjé Bédjin NOUGNAKPIN ont salué cette initiative de Miss EPE-EKPE qui nos seulement honore la beauté de la jeune fille des Lacs dans sa dimension mais aussi les amène à valoriser leur tradition et culture. Ils se montrent disponibles à accompagner le comité Miss EP-EKPE et appellent les bonnes volontés à leur emboiter les pas.

    Elom Dodji

  • « THE HEROES » : l’acte 9 au Palais de Congrès de Lomé le 20 janvier 2024

    « THE HEROES » : l’acte 9 au Palais de Congrès de Lomé le 20 janvier 2024

    GOLD EVENTS a procédé au lancement officiel de la neuvième (9) édition « THE HEROES », un évènement culture qui permet d’honorer les acteurs socioculturels qui se sont illustrés dans leurs domaines durant toute l’année.

    Le Palais de Congrès de Lomé va de nouveau accueillir le 20 janvier 2024 l’évènement culturel « THE HEROES » pour le compte de l’édition neuf (9). L’information a été portée à la connaissance de l’opinion à travers la presse par le comité d’organisation présidé par Ayékokpa Rachid SOULEMANE qui a pris sur lui l’initiative de promouvoir les artistes par sa structure GOLD EVENTS en présence des membres de la Fédération Togolaise de Musique (FTM), des managers, des artistes et ainsi que plusieurs invités.

     « THE HEROES » organisé par GOLD EVENTS vise à célébrer au cours d’une soirée les  meilleurs tubes de l’année. Occasion de réunir sur une même scène, les meilleurs tubes qui ont fait l’actualité du showbiz au cours de l’année précédente.

    Ainsi, les lauréats de chaque catégorie recevront une distinction honorifique qui leur permettra de produire au cours de la grande soirée culturelle du 20 janvier prochain. Et pour cette 9è édition spécialement et pour la seconde fois consécutive, consécutive, l’organisateur de l’événement, GOLD EVENTS introduit une nouvelle catégorie « THE HEROS SPIRIT », qui, à l’image de « THE HEROES GOSPEL »  récompense les chansons qui célèbrent la spiritualité africaine.

    GOLD EVENTS par son Président Ayékokpa Rachid SOULEYMANE a pensé aussi aux personnalités qui auront contribué au développement socioculturel. Ces personnalités seront aussi présentes sur la scène.

    Cette neuvième (9è) édition « THE HEROES » relèvent que la grande nouveauté est la redistribution prévues des gains issus du voting des nominés par SMS. Ceci dans l’optique d’encourager les artistes à s’impliquer dans la mobilisation du public au cours du voting. Le comité d’organisation a décidé de partager avec les nominés, à 40/60, ce que le comité aura perçu des opérateurs de téléphonie mobiles.

    THE HEROES édition neuf (9) a retenu les catégories telles que :THE HEROES : Les 12 meilleurs tubes de l’année, HEROES ARTISTE INTERIEUR qui récompense des meilleurs artistes à l’intérieur du Togo, HEROES DJ INTERIEUR prime les meilleurs DJ de l’intérieur du Togo, HEROES ARTISTES DIASPORA pour sa part récompense le meilleur artiste togolais résident à l’étranger, HEROES REVELATION est la récompense de l’artiste Togolais qui est peu connu de par ses chansons mais qui a fait un exploit au cours de l’année, LE PRIX DE MERITE est une récompense de personnalités dans le domaine socioculturel  qui ont marqué le showbiz au cours de l’année, THE HEROES DJ ,une récompense de meilleur DJ,THE HEROES DJ DIASPORA prime dans cette catégorie le meilleur DJ ayant représenté son pays à l’étranger, et les deux dernières catégories qui ont fait leur apparition dans les catégories depuis l’an dernier notamment HEROES SPIRITS qui récompense la meilleure chanson d’influence spirituelle et HEROES GOSPEL réservée pour la meilleure chanson Gospel de l’année.

    Il  faut souligner que la sélection des artistes se fera par un jury compétent composé d’animateur radio, DJ issu du milieu médiatique et culturel du pays. Pour ce qui concerne la catégorie des  douze (12) tubes de l’année, le choix se fera uniquement à 100% des résultats issus du voting par SMS. Le jury quant à lui n’aura aucun droit de veto sur les résultats.

    Le Président du comité d’organisation THE HEROES, Ayékokpa Rachid SOULEYMANE s’est réjoui de l’implication des autorités du pays et de la Fédération Togolaise de la Musique dans l’organisation de cette neuvième (9è) édition THE HEROES. « Nous venons apporter notre expertise, notre expérience pour que l’évènement soit beaucoup plus apprécier par nous les acteurs culturels », a indiqué le Président de la Fédération Togolaise de Musique, Ariel DASSANOU.

                                                                                                                                                            Elom Dodji

  • Marie Claire Mawougna, Miss Togo Belgique 2023 : « Lorsque j’ai entendu mon nom, mon souffle s’est coupé »

    Marie Claire Mawougna, Miss Togo Belgique 2023 : « Lorsque j’ai entendu mon nom, mon souffle s’est coupé »

    Sacrée Miss Togo Belgique 2023, Marie Claire Mawougna, avoue que lorsque son nom a été annoncé, elle était « émue ». « J’avais un mélange de joie, de satisfaction et d’accomplissement », confie la puéricultrice de 27 ans dans un entretien accordé à notre confrère Lomebougeinfo.

    Vous venez d’être sacrée Miss Togo Belgique  2023. Quelle a été votre première réaction en entendant votre nom ?

    Lorsque j’ai entendu mon nom, mon souffle s’est coupé. J’étais très émue. J’avais un mélange de joie, de satisfaction et d’accomplissement.

    À qui dédiez-vous votre couronne ?

    Ma couronne est dédiée à mon papa, car il est le principal pilier de ma vie.

    Au cours de votre règne, qu’aimeriez-vous accomplir ?

    Primordialement, concrétiser mon projet social: l’insertion socioprofessionnelle des jeunes abandonnés dans les rues à Lomé.

    Et ensuite réaliser mon plus grand rêve, la création d’une ASBL (association sans but lucratif) pour nos jeunes adolescents.

    Peut-on avoir une idée de votre parcours ?

    Je suis née au Togo. J’ai étudié la puériculture et la gestion d’entreprise à Bruxelles. J’exerce actuellement le métier de puéricultrice.

    Quel mot à l’endroit du comité d’organisation ?

    Première source de motivation et de soutien, je dirais Merci avec un grand M au comité Miss Togo Belgique. Une super organisation professionnelle et familiale. Le comité veille également au bien-être des candidates et réunit tout pour rendre les répétitions optimistes. J’adresse mes sincères remerciements à tous les partenaires Miss Togo Belgique qui ont su nous sublimer.     

  • Fally Ipupa descend enfin dans l’arène

    Fally Ipupa descend enfin dans l’arène

    Le chanteur congolais achève 2023 avec trois concerts événements, dont un à Paris, à La Défense Arena. Et, malgré la menace des combattants, il compte bien offrir un spectacle historique ce 25 novembre.

    Pas moins de 40 000, c’est le nombre de places que Fally Ipupa s’est promis de vendre pour remplir l’imposante Arena de La Défense. Non loin du stade, quand nous le retrouvons quelques semaines avant son spectacle, après avoir essuyé deux annulations de rendez-vous et un retard de deux heures (la faute de son staff, prévient-on), la star congolaise se targue d’être proche du but.

    L’organisation avait initialement ouvert une jauge de 36 000 places, mais Fally Ipupa a préféré compter plus large pour accueillir un show à l’africaine, avec une délégation de 64 personnes, musiciens, danseurs et techniciens compris.

    À 45 ans, la star congolaise aime les défis. « Je préfère être le guide plutôt que le suiveur », reconnaît-il, sûr de lui et de son talent. Mais il a de quoi crâner. En 2007 déjà, il devenait le premier artiste congolais de sa génération à jouer à guichets fermés à L’Olympia. Dix ans plus tard, l’ex-protégé de Koffi Olomide voyait son quatrième album, Tokoss, être certifié disque d’or. Une première, encore une fois, pour un chanteur de RDC.

    Et pour marquer plus de deux décennies de carrière, ce n’est pas une arène mais bien trois que le gladiateur de la rumba congolaise a prévu d’investir pour sa tournée de fin d’année, de Paris à Londres, à l’OVO Arena (12 500 places), en passant par la Belgique, à l’Ing Arena (15 000 places), le tout en trois semaines. Un marathon à la hauteur du « Warrior suprême ».

    Force tranquille

    Dans l’imposant gratte-ciel de l’hôtel Hyatt, stratégiquement situé entre La Défense et les Champs-Élysées, le conquérant, ses iconiques montures noires lui encadrant le regard, a l’air serein. Pourtant, à peine a-t-on le temps d’échanger les salutations que l’un des membres de son équipe lui tend un téléphone portable. Le chanteur mettra la discussion sur haut-parleur. À dessein ou non, on ne le saura pas.

    Au bout du fil, le parquet du procureur du roi de Belgique, qui lui signale la présence de combattants sur le territoire, à quelques semaines de sa prestation bruxelloise. « Organisation terroriste », entend-on. Le mot est lâché. « Il y a beaucoup de signalements. La police est très au fait de la situation et a plus ou moins identifié les têtes, donc je suis positif. En ce qui concerne La Défense, on a eu de nombreuses réunions avec la préfecture de Paris et la police. On est quand même en France. Donc je suis très calme. Il ne se passera rien », relativise-t-il, après avoir raccroché.

    La star subit depuis des années la menace de ces groupes d’opposants congolais radicaux qui, en Europe, reprochent aux artistes congolais de soutenir le pouvoir en place et empêchent, en ayant notamment recours à la violence, la tenue de leurs concerts. En 2017, sa date à La Cigale avait été annulée par la préfecture de police de Paris en raison du risque de manifestations. Trois ans plus tard, sa représentation à l’Accor Arena, à Bercy, avait déclenché un spectaculaire incendie à la Gare de Lyon, à deux pas de la salle de concert.

    « J’ai des amis combattants, mais des vrais, pas des gens qui s’autoproclament combattants pour leur propres intérêts, qui prennent le combat pour un fonds de commerce, accuse-t-il. Eux, je ne les respecte pas. Je respecte les vrais combattants qui prônent la paix au Congo et en Afrique. On ne conscientise pas les gens en frappant des femmes en France. Imaginez si ces personnes prennent le pouvoir au Congo ? Ils vont exterminer les gens. Je ne céderai jamais devant ces personnes », tranche-t-il.

    Communication d’impact

    Si Fally Ipula ne mâche pas ses mots et ne rechigne pas à s’exprimer sur le sujet, c’est qu’il est conscient qu’il est attendu sur ces questions. Lui qui use de son influence et de son image auprès d’hommes forts, et que l’on accuse donc d’être à la solde des autorités, doit pouvoir se justifier. En février 2023, on le voyait poser dans le salon Pompadour de l’Élysée aux côtés d’Emmanuel Macron, juste avant la tournée du président français en Afrique centrale. Le lendemain, la voiture du chanteur et l’une de ses maisons de Kinshasa étaient incendiés. Ce qui n’a pas empêché « l’Aigle » de poser à nouveau avec le chef d’État français lors d’une soirée kinoise, un mois plus tard, accompagné de Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais. Un cliché qui a aussitôt déclenché la polémique.

    Mais le chanteur s’en défend. Aux mots « rapprochement du pouvoir », il préfère ceux de « communication d’impact ». « Je n’ai jamais fait de campagne pour des hommes politiques, je n’en ai jamais soutenu ouvertement. Je me préoccupe de la population. Si on me dit que pour sauver le peuple congolais, il faut se rendre à une réunion où il y a des chefs d’États pour essayer d’apporter ne serait-ce qu’un petit changement, j’irai, appuie-t-il. Car on ne peut changer les choses qu’en étant actif et en soufflant des idées. »

    Parmi celles-ci, la mise en place d’un pont aérien humanitaire de mars à mai 2023, pour assister Goma, dans l’est de la RDC, où les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) ont repris les armes. Une opération pour laquelle 80 millions d’euros ont pu être débloqués par la France et l’Union européenne, et dont Ipupa se félicite. Il mentionne également le financement d’une ambulance médicalisée à hauteur de 40 000 euros envoyé à l’hôpital général de Goma, et un don aux soldats qui combattent le M23 « Mais je ne suis pas le seul à agir. Des artistes se produisent, au péril de leur vie, à Goma même, pour soutenir les populations touchées par les combats », tient à souligner celui qui, à l’approche des élections générales en RDC, espère un processus électoral transparent, dans lequel le peuple pourra se retrouver. « Je souhaite à mon pays que la famine soit éradiquée et la sécurité retrouvée sur tout le territoire. »

    Chanteur-leader

    Si Fally Ipupa écarte tout avenir politique, il est pourtant un habitué des réunions avec les chefs d’États et endosse volontiers le statut de décideur. Invité au sommet Etats-Afrique en décembre 2022, en présence de Félix Tshisekedi, il rencontre le président américain Joe Biden lors d’un dîner de gala à Washington. Dix ans plus tôt, c’est un autre président américain, Barack Obama, qui le recevait au Young African Leaders Initiative. Tandis que, à deux reprises, le chanteur-leader était reçu à la table du prince Albert de Monaco et en profitait pour parler de la situation de son pays. Autant de mains serrées et de plaidoyers qui lui ont permis, dit-il, de mener à bien des projets pour la fondation qui porte son nom et qui fêtait ses 10 ans le 13 avril 2023 avec un grand concert à Kinshasa.

    « J’ai repeint des écoles, j’ai acheté des terrains pour construire des orphelinats. Chaque année, je libère des mamans insolvables retenues prisonnières dans des maternités du Congo, j’ai mis de l’eau à Kisenso, une commune enclavée de plus de 20 000 habitants, je prévois la construction d’une maternité à Bandal cette année », énumère-t-il en forme de réponse à ses détracteurs. Fally Ipupa, également ambassadeur de la paix pour l’Unicef, fait sa part et tient à le souligner.

    Des coups de main et des coups de com’ qui ne l’empêchent pas de se concentrer sur sa carrière, déjà bien entamée. « Je fais partie des artistes qui ont sorti des albums de rumba qui ont marché et qui marchent encore. Formule 7, mon dernier album [trois volumes sortis en juin 2023], c’est de la pure rumba », glisse celui qui se moque de savoir à qui revient le titre de roi de la rumba. Il se revendique digne héritier de Papa Wemba et de Koffi Olomidé, se dit fier de voir la rumba congolaise inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO et explique sa longévité par sa capacité à se renouveler, piochant tantôt dans le répertoire traditionnel mongo, tantôt dans la musique actuelle.

    À l’intersection de l’ancienne et de la nouvelle génération, Ipupa fait l’unanimité. Il compte parmi ses collaborations Youssou N’Dour et Charlotte Dipanda, mais aussi des poids lourds de l’afropop, comme le Nigérian Wizkid, et des feats avec des stars de la scène urbaine francophone, allant d’Aya Nakamura à Youssoupha, de Booba à MHD, en passant par Ninho et Dadju, côté diaspora. « Je l’ai toujours dit, il faut savoir prendre des risques pour durer. J’ai la chance d’avoir une vision. Je tente, je mélange des ingrédients au folklore de chez moi pour sortir des vraies sauces à la Fally », expose-t-il. Une recette qui fait déjà des émules. Gaz Mawete, But na Filet, Splendeur Mbongo, Ibrator Mpiana, Dj Virus ou Petit Fally, il ne sèche pas quand il s’agit de citer la relève. « Je suis encore actif mais il y a une nouvelle génération qui va continuer le travail », assure Fally, qui n’est pourtant pas prêt de quitter l’arène.

    jeuneafrique.com

  • Le Cap-Vert orphelin de Sara Tavares

    Le Cap-Vert orphelin de Sara Tavares

    La chanteuse et compositrice lisboète s’est éteinte, le 19 novembre, à l’âge de 45 ans, des suites d’une longue maladie. Elle laisse une œuvre authentique et intemporelle.

    C’était une artiste magnifique, peut-être la plus belle voix de la diaspora cap-verdienne à travers le monde. Sur les réseaux sociaux, les hommages pleuvent, depuis le 19 novembre, à la mémoire de Sara Tavares, chanteuse, guitariste et compositrice à la grâce inoubliable, qui porta haut la saudade de ses origines.

    Son public parisien se souvient d’un concert à l’Alhambra, au festival Au fil des Voix, au début de 2012, où une glissade sur un tarmac gelé et une fracture l’avaient privée de son instrument, laissant le champ libre à son guitariste, Luiz Caracol. Quelques années plus tard, elle présentait, sur la même scène, l’album qui restera son dernier, Fitxadu, qui lui valut une nomination aux Grammy Awards.

    C’est une tumeur au cerveau contre laquelle elle guerroyait depuis des années qui a finalement arraché cette étoile à son triste sort. Son père étant parti de la maison, sa mère quitte Lisbonne pour le Sud avec ses jeunes frères et sœurs, et confie l’enfant, née en 1978, à une vieille dame. Celle-ci l’élève en orpheline dans la capitale portugaise, où elle connaît le succès dès son adolescence.

    Du gospel aux musiques cap-verdiennes

    Sara apprend à chanter à l’église, fonde le premier chœur de gospel de Lisbonne avant d’être révélée au grand public en remportant deux concours télévisés, puis de représenter le Portugal à l’Eurovision, en 1994. Deux ans plus tard, sa version lusophone du titre phare de la bande originale du film Le Bossu de Notre-Dame lui vaut le prix de la meilleure adaptation, décerné par Disney. Elle a alors 18 ans et commence à s’intéresser aux rythmes cap-verdiens et à apprendre le créole, éléments qu’elle incorpore bientôt à sa musique.

    « Son label voulait faire d’elle une chanteuse pop, se souvient, depuis Praia, José Da Silva, fondateur du label Lusafrica et ambassadeur des musiques de l’archipel, qu’elle suivit sur l’île de Santo Antão pour l’hommage organisé au lendemain du décès de Cesaria Evora. Mais elle préférait mêler les musiques du Cap-Vert aux sonorités africaines, avec notamment ses percussionnistes, l’Angolais N’Du, ou Miroca Paris, percussionniste de Cesaria, qui l’accompagnait en tournée. »

    Groove ensoleillé et souriant

    Son premier album, Mi Ma Bo (1999) est produit par le chanteur congolais Lokua Kanza, dont elle est fan. En 2005, « Balance », et des titres comme « Bom Feeling » et « One Love », au groove ensoleillé et souriant, plein de jeunesse, la propulsent sur la scène internationale. Elle y invite sa congénère Ana Moura, bientôt reine du fado moderne, sur le titre « De Nua », qui conclut l’album. Le suivant, Xinti (2009), un classique, plus introspectif et abouti, est celui de la maturité.

    « Sara, c’était une voix extraordinaire, et puis la gentillesse, la douceur, poursuit José Da Silva, qui l’invita à deux reprises sur la scène du Kriol Jazz Festival. Et l’une des artistes les plus admirées de la nouvelle génération d’ici, par le public et les musiciens. »

    Informé de sa maladie, le journal de la télévision publique cap-verdienne lui avait dédié une « onde de solidarité », il y a deux mois, et l’émission The Voice Portugal lui rendait hommage, dès le 19 novembre, comme le président de la République cap-verdienne, José Maria Neve, le lendemain. Proche du chanteur Boy Gé Mendes, elle avait publié quatre nouveaux morceaux en l’espace d’un an, que l’on écoute comme autant de testaments. Sara Tavares laisse une œuvre unique et intemporelle.

    jeuneafrique.com

  • Afi Nayo ou le langage de l’intime

    Afi Nayo ou le langage de l’intime

    Peu exposée dans les circuits de l’art contemporain africain, l’artiste togolaise qui se méfie des étiquettes expose avec son compagnon dans le prestigieux écrin du Château La Coste, près d’Aix-en-Provence.

    À Puy-Sainte-Réparade (Bouches-du-Rhône), il existe un vignoble bien particulier, le Château La Coste. Particulier parce qu’entre les différents cépages – syrah, sauvignon blanc, grenache, vermentino, cinsaut, chardonnay – et la forêt, les visiteurs peuvent suivre un parcours d’art et d’architecture exceptionnel.

    Ému par la beauté des lieux, l’homme d’affaires irlandais Patrick « Paddy » McKillen y a fait construire des bâtiments dessinés par les plus grands architectes contemporains, qui se fondent dans le décor naturel. Ici un chai de vinification signé par le Français Jean Nouvel, là un pavillon d’exposition conçu par l’Italien Renzo Piano, un peu plus loin un pavillon de musique de l’Americano-Canadien Franck Gehry et à l’entrée, un portail et un centre d’art imaginés par le Japonais Tadao Ando pour accueillir l’amateur d’art, de vin, ou des deux !

    Vignes et œuvres monumentales

    L’entrepreneur natif de Belfast a aussi semé des œuvres d’art contemporain un peu partout le long des allées. Et non des moindres : se côtoient ainsi des pièces créées par Alexander Calder, Louise Bourgeois, Yoko Ono, Richard Serra, Prune Nourry, Richard Long… Au total, près d’une quarantaine de pièces, souvent monumentales, à voir dans un lieu ouvert au public toute l’année et qui séduit de plus en plus : quelque 300 000 personnes par an y font une halte gastronomico-œnologico-artistique.

    Être exposé au Château La Coste, ce n’est pas rien. La Togolaise Afi Nayo mesure sa chance, elle qui expose ses créations avec celles de son compagnon, le sculpteur Philippe Anthonioz, jusqu’au 5 novembre 2023 dans l’écrin du pavillon Renzo Piano. Avec Cheek to cheek (« Joue contre joue »), les tableaux sur bois de l’une dialoguent avec les sculptures en bois de l’autre, en référence à la chanson de Bob Dylan Mozambique (1976) : « I like to spend some time in Mozambique / The sunny sky is aqua blue / And all the couples dancing cheek to cheek. »

    Rejetée partout

    Née en 1969 à Lomé, Afi Nayo a derrière elle une longue carrière d’artiste, mais se tient à distance des chemins balisés de la création plastique. Si elle a participé à la biennale de Dakar en 2013 et vendu notamment une œuvre à l’African Art Museum du Smithsonian Institute de Washington D.C., difficile de voir son travail dans les foires ou les expos collectives du marché de l’art contemporain africain. Peut-être parce qu’elle se méfie de ces termes qui enferment. « Je me suis toujours sentie rejetée partout, en Afrique comme en Europe, confie-t-elle. Et je me suis toujours sentie spéciale. »

    Dans le catalogue qui lui est consacré, elle converse avec l’autrice ivoirienne Virginie Ehonian : « Mon univers est peuplé, mais pas uniquement de sentiments d’Afrique. Cette insistance par rapport au continent africain m’a toujours interpellée… Je pense que les origines des artistes ne doivent pas servir d’étiquettes. Malgré tout, la lumière doit être mise sur l’ensemble de cette communauté culturelle – écrivains, artistes, poètes… – afin qu’elle devienne un modèle pour les prochaines générations », confie-t-elle.

    Tableaux sur bois, scarifications, incisions

    Les œuvres qu’Afi Nayo présente aujourd’hui disent une réelle singularité : d’apparence abstraits, ses tableaux sur bois relèvent autant de la sculpture que de la peinture. Marqués, scarifiés au point d’en paraître veloutés, ils pourraient faire penser à des étoffes ou des tissus traditionnels africains. Mais il faut se méfier des premières impressions et lorsque l’on s’approche un peu, ou bien lorsque l’on s’éloigne, des motifs apparaissent, animaux, silhouettes humaines, visages discrets. Autant de signes mouvants, de marques insaisissables, de scarifications secrètes tantôt pyrogravées, tantôt incisées à la gouge, qui invitent à un voyage imaginaire… Plus singuliers encore, ses cubes terreux qui marient la pureté d’une forme géométrique à un foisonnement de signes mystérieux. Entre science et conscience, une magie de l’intime se fait jour : le cubisme selon Afi Nayo.

    Lomé, la mer et la couleur de la terre

    Si l’artiste retourne souvent au Togo, elle n’y a vécu qu’une dizaine d’années quand elle était petite, avant de venir habiter en France avec le frère de sa mère et ses deux cousins. « De l’enfance, je retiens les palmiers, la mer, la couleur si particulière de la terre, raconte-t-elle. Mon père était menuisier, ma mère était couturière. J’ai connu mes premiers émois artistiques très tôt, dans l’atelier de mon père. J’étais fascinée par le bois et par toutes les machines utilisées pour le travailler qui venaient d’Europe. J’étais sous le coup d’une interdiction absolue de territoire en raison du danger qu’elles représentaient. J’ai donc développé toutes sortes de stratégies pour me cacher et pouvoir observer ce monde fascinant. »

    Contemplative, la jeune fille peut rester des heures « à regarder les plantes, à observer les fleurs », ce qui n’est pas toujours compris par son entourage. Ni encouragé. L’arrivée à Paris n’est pas difficile : « C’était bien de découvrir autre chose, de pouvoir satisfaire mes curiosités d’enfant. Mes parents me manquaient, mais ce n’était pas une souffrance. »

    École de la vie

    Lorsque l’on évoque son parcours d’artiste, Afi Nayo surprend par sa franchise, ses hésitations et un discours moins construit, moins conceptuel, moins appris que ceux que l’on entend habituellement dans la bouche des artistes contemporains. Si elle a commencé la peinture à l’âge de 17 ans « sans plan de carrière », elle n’a jamais suivi d’école d’art à proprement parler et préfère mentionner « l’école de la vie » faite de rencontres qui lui ont permis d’avancer. Comme avec Marie O’Connor Velle qui l’entraîne un jour chez Adam, boutique spécialisée dans les beaux-arts du 14e arrondissement de Paris, et l’invite à choisir tout ce dont elle a besoin sans regarder les prix. Ou comme cet artiste autodidacte à qui elle montre ses sculptures et qui lui dit d’arrêter tout de suite, parce que ce qu’elle fait est très mauvais et qu’il vaudrait mieux qu’elle peigne. Sans parler du père de sa fille qui « s’est consacré à [sa] peinture jusqu’à ce [qu’elle] puisse avoir confiance en [elle] ».

    À la fois fragile et déterminée, Afi Nayo dit « douter en permanence » et « avoir beaucoup de force ». Désormais, c’est aux côtés de l’artiste et designer Philippe Anthonioz qu’elle chemine. Ils ont en partage le goût du bois. Les cubes exposés au Château La Coste sont le fruit d’un travail commun : « J’ai réalisé les cubes, Afi les a gravés », explique le sculpteur.

    À distance du marché de l’art, même si ses œuvres peuvent se vendre entre 5 000 et 25 000 euros, Afi Nayo reconnaît « être tout le temps en pétard » et entretenir des relations complexes avec les galeries. Comme avec tous ceux qui posent sur elle un regard condescendant, qu’il s’agisse de mépris de classe ou de mépris de race. À demi-mots, elle dit la difficulté d’un monde artistique policé et régi par des codes stricts où il faut savoir entrer dans des cases, polir un discours, suivre une stratégie. Compliqué pour elle : « Je suis quelqu’un qui dérange beaucoup », et qui s’étonne qu’on s’intéresse à son travail pour écrire un article. Sans jamais renoncer à la peinture, elle a longtemps vécu d’autre chose, travaillant notamment dans un bistrot à vins.

    Langage primordial

    Dans le pavillon Renzo Piano du Château La Coste, les œuvres qu’elle présente sont pour la plupart des formats carrés aux couleurs chaudes – ou du moins chaleureuses – jouant avec des motifs géométriques plus ou moins réguliers. Bien loin de toute revendication politique ou sociale évidente, elles invitent à s’approcher au plus près, avant de s’éloigner pour retrouver la vision d’ensemble et tenter de deviner le sous-texte du palimpseste. Leur texture, obtenue par un long travail d’incisions et différentes couches de peinture, accroche le regard et interroge.

    « Mes tableaux viennent comme des pages d’écriture, explique-t-elle à Virginie Ehonian. Je commence en haut à gauche et je termine en bas à droite. Parfois, j’efface tout… » Pages d’écriture ? On pense plutôt à ces tablettes d’argile qui servirent pour les premiers alphabets – comme si l’artiste était à la recherche d’un langage primordial qu’il nous faudrait déchiffrer. Parfois, des animaux apparaissent encore, comme dans les hiéroglyphes égyptiens. « J’aime le mystère, les animaux, la nature, l’amour, dit-elle. Mon animal, c’est le guépard, à la fois puissant et vulnérable. » Discret, sans effets de manche, son travail laisse une impression durable sur la rétine – comme un bon vin sur les papilles.

    Cheek to cheek, d’Afi Nayo et Philippe Anthonioz, Pavillon Renzo Piano, Château La Coste, jusqu’au 5 novembre 2023

    jeuneafrique.com

  • Tennis Match: Go Federer

    Tennis Match: Go Federer

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  • Le café est-il un aliment sain : Mythe ou réalité ?

    Le café est-il un aliment sain : Mythe ou réalité ?

    Le café, souvent consommé pour son goût riche et son effet stimulant, a toujours été au cœur de débats concernant ses effets sur la santé. Des études contradictoires ont contribué à alimenter un débat persistant : le café est-il un aliment sain ou non ? Voyons de plus près les faits et les mythes entourant cette boisson populaire.

    Les bienfaits du café :

    1. Source d’antioxydants : Le café est riche en antioxydants, tels que les polyphénols, qui aident à neutraliser les radicaux libres dans le corps, contribuant potentiellement à la prévention de maladies.

    2. Amélioration des performances physiques et mentales : La caféine présente dans le café peut augmenter l’énergie, l’endurance et la concentration, améliorant les performances physiques et cognitives.

    3. Réduction du risque de certaines maladies : Des études suggèrent que la consommation modérée de café est associée à une réduction du risque de certaines maladies, telles que le diabète de type 2, la maladie d’Alzheimer et certaines formes de cancer.

    Les préoccupations :

    1. Effets sur le sommeil : La caféine peut perturber le sommeil, surtout lorsqu’elle est consommée en grande quantité ou tard dans la journée, pouvant entraîner des problèmes de sommeil.

    2. Effets secondaires individuels : Chez certaines personnes, la caféine peut causer de l’anxiété, des palpitations ou des maux d’estomac, ce qui rend sa consommation peu recommandée pour ces individus.

    3. Dépendance : Une consommation excessive et régulière de café peut entraîner une dépendance à la caféine, avec des symptômes de sevrage si la consommation est brusquement arrêtée.

    La modération :

    La clé pour profiter des bienfaits potentiels du café tout en minimisant les risques consiste à le consommer avec modération. En général, une à quatre tasses par jour est considérée comme une consommation modérée pour la plupart des adultes.

    Il est important de noter que l’effet du café sur la santé peut varier d’une personne à l’autre. Les effets bénéfiques ou néfastes du café peuvent dépendre de la tolérance individuelle à la caféine et d’autres facteurs de santé.

    En conclusion, le café peut offrir certains avantages pour la santé lorsqu’il est consommé avec modération, mais une consommation excessive peut avoir des effets indésirables. Comme pour de nombreux aspects de la santé, l’équilibre et la modération sont les clés pour profiter des bienfaits potentiels du café tout en minimisant les risques pour la santé.

  • Looks from the Roswana, 2015

    Looks from the Roswana, 2015

    For Joesendra, this is only her second fashion week showing, following her presentation at a Fashion World on this January. It was meant to be about getting back out there and doing it on its own over Street Market in New York and London, as well as IT Hong Kong, approached her about orders.

  • Color your Hair

    Color your Hair

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